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Ce document présente un cours sur les systèmes d'exploitation. Il introduit les principes fondamentaux des systèmes d'exploitation et décrit leurs composantes clés comme les processus, la gestion de la mémoire et des fichiers. Le document est long et contient de nombreuses informations sur l'histoire et les fonctionnalités des systèmes d'exploitation.

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Ce document présente un cours sur les systèmes d'exploitation. Il introduit les principes fondamentaux des systèmes d'exploitation et décrit leurs composantes clés comme les processus, la gestion de la mémoire et des fichiers. Le document est long et contient de nombreuses informations sur l'histoire et les fonctionnalités des systèmes d'exploitation.

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UNIVERSITE ISM ADONAI ANNEE ACADEMIQUE 2023-2024

LICENCE 2 IDA

COURS DE SYSTEME D’EXPLOITATION LICENCE2 FOFANA ABDOUL HAKIM


UNIVERSITE ISM ADONAI ANNEE ACADEMIQUE 2023-2024

I Introduction au S E
Ce cours présente les principaux points théoriques du fonctionnement des systèmes
d’exploitation. Il les illustre par un certain nombre d’exemples de mise en œuvre qu’il tire
essentiellement du système Unix et accessoirement de Windows. L’histoire de
l’informatique est très brève – les ordinateurs sont nés avec la seconde guerre mondiale – et
pourtant, elle a connu des grandes évolutions. À leur apparition, les ordinateurs étaient très
coûteux et réservés aux grandes entreprises; celles-ci n’en possédaient au départ que
quelques exemplaires. Ces ordinateurs « centraux » sont rapidement devenu un auxiliaire
d’administration et ils se sont diffusés dans les différents services (départements en anglais)
: financier, comptabilité, etc. Pour rendre l’informatique plus adaptée et plus abordable, des
fabricants se sont alors mis à produire des mini-ordinateurs « départementaux ». Ces
ordinateurs fonctionnaient avec des systèmes d’exploitation qui leur étaient propres, à
chaque machine ou à chaque constructeur, par exemple, MVS pour IBM ou VMS pour DEC.
Aujourd’hui, l’informatique, aussi bien dans les entreprises, que dans la recherche ou
l’enseignement, utilise des machines plus petites, fonctionnant avec des systèmes
d’exploitation à caractère universel. Parmi ces systèmes d’exploitation, deux se distinguent
particulièrement, un système mono-utilisateur, Windows, et un autre multiutilisateurs et
multitâches, Unix. D’une manière grossière – et contestable avec l’apparition des réseaux –
on peut affirmer que le premier système est destiné à des ordinateurs individuels, tandis que
l’autre est réservé au travail en groupe. Les systèmes actuels gèrent, par ailleurs une
interface graphique, avec comme pionnier le Finder du Macintosh. Les systèmes
d’exploitation actuels ont intégré de façon généralisée le multitâches et le service à plusieurs
utilisateurs avec la généralisation des architectures client-serveur, par exemple avec OS/2
d’IBM et Windows/NT. Parmi ces systèmes, Unix, qui est le plus ancien, est celui qui offre le
plus de richesses, le plus d’homogénéité et le plus de souplesse; il dispose, dans les versions
standards, d’extensions pour les réseaux et pour le graphique. Pour cette raison, nous
l’avons choisi comme le centre de ce cours. Par ailleurs, le système MS-DOS puis Windows,
en évoluant, ont incorporé beaucoup de caractéristiques de leur 7 prédécesseur. Les noyaux
de ces systèmes se modifieront certainement avec l’évolution des techniques. Cependant,
les principes sur lesquels ils se fondent, et à plus forte raison, leur « décor », devraient rester
relativement stables, au moins pour les quelques années à venir. L’étude des systèmes
d’exploitation forme une part très importante de l’informatique comme discipline et, à la
différence des ses autres domaines, c’est une part qui lui est propre. Ceci au contraire de
l’algorithmique ou de la logique, par exemple, qui se partagent avec les mathématiques.
C'est aussi une discipline technique qui plus encore que les autres est sujette au
renouvellement. On peut diviser les systèmes d’exploitation classiques en quatre parties
principales :
1. Les processus, qui correspondent à l’exécution des programmes. Ces processus pouvant
s’exécuter simultanément dans un système multitâche. Le système a pour fonction de les

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créer, de les gérer, de les synchroniser, ainsi que de leur permettre de communiquer entre
eux;
2. La gestion de la mémoire, qui permet de transférer les programmes et les données
nécessaires à la création des processus, d’un support secondaire, par exemple un disque,
vers un support central, où a lieu l’exécution des processus. Le système devra garder la trace
des parties utilisées et libres de la mémoire ainsi que gérer les transferts entre les mémoires
principale et secondaire;
3. Le système de fichiers, qui offre à l’utilisateur une vision homogène et structurée des
données et des ressources : disques, mémoires, périphériques. Le système gère la création
des fichiers, leur destruction, leur correspondance avec les dispositifs physiques, ainsi qu’un
certain nombre d’autres caractéristiques, telles que la protection. Il les organise enfin, en
général, en une structure arborescente;
4. Les entrées-sorties, qui correspondent aux mécanismes qu’utilisent les processus pour
communiquer avec l’extérieur. Ces entrées-sorties font largement appel aux couches les plus
proches du matériel, et dont le système tente de masquer les particularités aux utilisateurs.
Les systèmes d’exploitation modernes intègrent par ailleurs d’autres caractéristiques. Ces
dernières concernent notamment deux évolutions majeures des systèmes informatiques. La
première est l’interconnexion des différentes machines et des différents systèmes par des
réseaux locaux ou étendus. La seconde est la disparition des écrans de textes et leur
remplacement par des dispositifs à fenêtres multiples disposant de propriétés graphiques.
Ces deux techniques sont, de plus, étroitement imbriquées. Les systèmes d’exploitation
fonctionnent en réseau et ils consacreront une part importante de leurs tâches à gérer le
fenêtrage, le graphisme, et les interactions entre les différentes machines. Ce cours
complète les 4 parties précédentes par des études sur :
a. Les réseaux d’ordinateurs, avec les protocoles de communication, d’interconnexion et
d’application. Les réseaux permettent de mettre en œuvre une nouvelle architecture
informatique fondée sur des clients et des serveurs;
b. Les systèmes répartis avec les protocoles d’appels de procédures à distance qui leur sont
associés. Les systèmes répartis actuels trouvent des applications à des architectures clients-
serveurs de fichiers ou d'applications, tels que des bases de données.
c. Les systèmes de fenêtrage graphique, ainsi que le modèle de serveur d’écran. Le système
d’exploitation correspond à l’interface entre les applications et le matériel. Le programmeur
d’applications n’aborde que rarement – sinon jamais – son code interne. Il l’utilise par
l’intermédiaire d’« appels système ». Les appels systèmes sont souvent accessibles à partir
d’un langage de programmation, notamment en C avec le système Unix. Ces appels
permettent d’effectuer la plupart des opérations sur les entités du système d’exploitation et,
par exemple, de créer et détruire des processus, des fichiers, de réaliser des entrées-sorties,
etc. Une terminologie tend à s’imposer pour dénommer l’ensemble des appels système,
qu’ils concernent un système d’exploitation ou n’importe quelle d’application informatique :
les API (Application Programming Interface). Un utilisateur peut lui aussi – dans une certaine
mesure – manipuler un système d’exploitation, sans pour autant avoir à créer un

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programme. Il le fait par l’intermédiaire d’un interprète de commandes (un « shell » en


anglais) muni d’une syntaxe et éventuellement programmable. Cet interprète peut accepter
les lignes de commandes comme sous MS-DOS ou sous Unix. Il peut aussi gérer les «
métaphores » graphiques comme avec les Macintoshes, Windows ou X-Window.

II Le système d’exploitation SE / Operating System OS

Le système d’exploitation (ou O.S. de l’anglais “ Operating System ”) d’un ordinateur est le
programme qui permet d’accéder aux ressources matérielles de cet ordinateur. Ces
ressources matérielles sont essentiellement les organes d’entrées/sorties : clavier, écran,
liaisons réseau, imprimante, disque dur, etc.
Les périphériques d’entrées/sorties varient d’un modèle d’ordinateur à l’autre. Même au
sein de la famille des “ compatibles PC ”, on trouve difficilement deux modèles dotés
d’exactement les mêmes périphériques (cartes d’extension par exemple). De ce fait, les
instructions à exécuter pour piloter tel périphérique (par exemple pour afficher un rectangle
rouge à l’écran) diffèrent d’un ordinateur à l’autre. Le rôle principal du système
d’exploitation est d’isoler les programmes des
détails du matériel. Un programme désirant afficher un rectangle ne va pas envoyer des
instructions à la carte graphique de l’ordinateur, mais plutôt demander au système
d’exploitation de le faire. C’est le système d’exploitation qui doit connaître les détails du
matériel (dans ce cas le type de carte graphique et les instructions qu’elle comprend). Cette
répartition des rôles simplifie grandement l’écriture des programmes applicatifs.
Le système d’exploitation est donc un programme complexe, lié à la configuration matérielle
de la machine. À chaque type de matériel correspond un type de système d’exploitation
(MS-DOS, Windows,android, Mac-OS, Linux, Unix).

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Tout système d’exploitation est divisé en plusieurs couches. La couche basse est responsable
de la gestion du matériel, et change par exemple suivant le type de périphérique installé. Les
couches plus hautes sont chargées de fonctions plus évoluées (gestion des fichiers sur disque
par exemple), plus ou moins indépendantes du matériel.
Un système d’exploitation offre différents services essentiels au bon fonctionnement d’un
ordinateur : Il gère l’ensemble des échanges entre le microprocesseur, la mémoire centrale
et les divers périphériques (écran, clavier, souris, etc.) ; Il met à disposition de l’utilisateur un
certain nombre de commandes et il gère leur exécution (formatage des disquettes, copie de
fichiers, création de répertoires, ...) ; Il détecte et récupère (lorsque c’est possible) les
erreurs et en informe l’utilisateur.

Un système d’exploitation est composé


D’un noyau (ou kernel en anglais), qui assure la gestion des processus (programmes
exécutés par le microprocesseur). C’est réellement le cœur de l’O.S. d’autres composants
logiciels assurant les fonctions du système d’exploitation :
- gestion de fichiers ;
- gestion de la mémoire ;
-gestion des entrées-sorties ;
- interpréteur de commandes ;

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II Types d’O.S. : systèmes mono-tâches

Il ne gère qu’une seule tâche à la fois (un seul programme). Quand le programme est lancé, il
utilise seul les ressources de la machine (processeur et mémoire notamment) et ne rend la
main à l’O.S. qu’en fin d’exécution ou en cas d’erreur. Par exemple, le MS-DOS (MicroSoft
Disk Operating System).

Types d’O.S. : systèmes multi-tâches


Le système multi-tâche (mais mono-utilisateur) gère simultanément plusieurs programmes
sur une même machine. Il permet de partager le temps du processeur pour plusieurs
programmes, de façon à ce que ceux-ci semblent s’exécuter simultanément. Le principe est
d’allouer du temps (de traitement par le processeur) à différents programmes (tâches,
processus) fonctionnant en même temps. Ces tâches sont tour à tour actives (exécutées par
le processeur), en attente, suspendues ou détruites, suivant une priorité qui leur est
associée. Le temps alloué peut être fixe ou variable suivant le type de partage géré par l’O.S.

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III La phase de chargement


Le chargement est la phase de démarrage de l’ordinateur (mise sous tension), également
appelée boot séquence. À la mise sous tension, le programme boot loader est chargé en
mémoire, et s’exécute. Ce programme est une partie de l’O.S. et il procédé au chargement
des différents composants de celui-ci. L’ensemble du système d’exploitation se trouve donc
chargé et en cours d’exécution. Avant, tous, nous allons expliquer qu’est-ce que un BIOS, son
rôle , ses avantages et inconvénients .
Un système BIOS (Basic Input/Output System) est un logiciel stocké sur la carte mère d'un
ordinateur qui est utilisé par le microprocesseur de l'ordinateur pour permettre le
démarrage du système informatique après sa mise sous tension.
Le BIOS est stocké dans une ROM (mémoire morte, c'est-à-dire une mémoire en lecture
seule), ainsi il utilise les données contenues dans le CMOS pour connaître la configuration
matérielle du système.
Allumez ou redémarrez l'ordinateur. Lorsque l'écran est vierge, appuyez sur la touche F10
pour entrer dans le menu des paramètres du BIOS. Sur certains ordinateurs, vous pouvez
accéder au menu des paramètres du BIOS en appuyant sur les touches F2 ou F6. Après avoir
ouvert le BIOS, accédez aux paramètres de dé[Link] BIOS C'est un ROM qui est
directement soudé à la carte mère qui contient un petit programme très limité qui sert à
essentiellement à deux choses: un, initialiser correctement votre hardware, et charger votre
système d'exploitation.
Le BIOS traditionnel prend en charge les petites partitions et les petits disques. UEFI a un
menu de réglage détaillé, plus utile que le BIOS traditionnel. UEFI prend en charge le
démarrage sécurisé, empêchant le PC d'être endommagé par des logiciels malveillants.

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IV La communication homme-machine
Dès que le système est chargé, l’utilisateur peut envoyer des ordres à l’ordinateur, que l’O.S.
exécute. Ces ordres sont envoyés soit en mode console (ligne de commande), soit en mode
graphique (par exemple en cliquant sur un bouton). Certains O.S. ne fonctionnent qu’en
mode console (par exemple DOS). Les ordres peuvent également être lancés à travers
l’exécution d’application ou de fichiers de commande (fichiers batch).

V Services d’accès aux ressources


En général on n’utilise pas un ordinateur pour son système d’exploitation, mais on se sert de
celui-ci pour utiliser des applications logicielles. Ces applications utilisent quant à elles des
services de l’O.S. pour écrire ou lire un fichier sur le disque dur, pour connaître l’heure et la
date du système, pour imprimer des caractères à l’écran, pour émettre de la musique via les
enceintes acoustiques, etc. L’ensemble de ces services est fourni par l’O.S. et les
développeurs d’applications n’ont pas besoin de les re-coder ; il suffit de savoir les appeler
correctement. Ces services forment une API (pour Application Programming Interface). Par
exemple, sous Windows on parle parfois de l’API Win 32. Du point de vue du programmeur,
l’API est un ensemble de fonctions qu’il est possible d’appeler dans un programme afin
d’obtenir des services de la part de l’O.S. C’est ainsi que chaque logiciel est conçu pour fonctionner
sur un O.S. particulier.

VI Fonctions complexes : gestion de l’unité centrale

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La gestion de l’unité centrale (processeur) consiste à distribuer le (temps de traitement du)


processeur entre les différents travaux à exécuter. Cette fonction est simple dans le cas d’un système
mono-tâche. En ce qui concerne un système multi-tâche, la concurrence pour l’accès au processeur
entre les différents travaux est gérée par l’attribution d’un niveau de priorité et d’une portion de
temps de l’unité centrale.

VII Fonctions complexes : gestion des processus


Dans le cas de systèmes multi-tâches, on parle de gestion des processus. Un processus est un
programme en cours d’exécution. Un processus peut être actif (en cours d’exécution) ou inactif (en
attente d’exécution). Il ne peut y avoir qu’un seul processus actif à la fois. Le changement d’état (actif
↔ inactif) est ordonné par l’O.S. suite à une interruption (un signal) reçue par un dispositif d’entrée-
sortie, soit à intervalle régulier de manière à répartir le temps entre les processus. Un système est dit
préemptif lorsqu’il possède un ordonnanceur (ou planificateur) qui répartit, selon des critères de
priorité, le temps processeur entre les différents processus qui en font la demande.

VIII Fonctions complexes : gestion de la mémoire centrale


Les applications occupent et utilisent de la place en mémoire. L’O.S. a aussi pour rôle de gérer en
permanence un plan d’occupation de la mémoire, c’est-à-dire qu’il gère l’organisation et
l’optimisation de la mémoire. L’O.S. gère également le chargement des programmes en mémoire
centrale. En cas de besoin, l’O.S. répartit ses besoins entre la mémoire vive et la mémoire virtuelle
(place alIIlouée sur le disque dur jouant le rôle d’une mémoire vive) : c’est le swapping. Pour répartir
la mémoire entre différentes applications, plusieurs techniques sont employées : La pagination : les
programmes sont découpés en blocs de longueur fixe correspondant aux segments de mémoire
alloués. La segmentation permet un découpage plus fin et adapté aux besoins. Les programmes ne
sont pas découpés en blocs de taille fixe mais en segments dont la taille dépend du programme

Un des problèmes importants quant à la gestion de la mémoire est la réallocation de la


mémoire lorsque celle-ci est libérée ou la réallocation de la mémoire non libérée par des
applications. Certains systèmes disposent d’un dispositif de ramasse miettes (ou garbage
collector) qui récupère la mémoire non libérée.

IX Structure d'un système d'exploitation

Le noyau est le programme qui assure la gestion de la mémoire, le partage du processeur


entre les différentes tâches à exécuter et les entrées/sorties de bas ni- veau. Il est lancé au
démarrage du système (le boot ) et s’exécute jusqu’à son arrêt. C’est un programme
relativement petit, qui est chargé en mémoire principale. Le rôle principal du noyau est
d’assurer une bonne répartition des ressources de l’ordinateur (mémoire, processeur(s),
espace disque, imprimante(s), accès ré- seaux) sans intervention des utilisateurs. Il s’exécute
en mode superviseur , c’est à dire qu’il a accès à toutes les fonctionnalités de la machine :

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accès à toute la mémoire, et à tous les disques connectés, manipulations des interruptions,
etc.
Tous les autres programmes qui s’exécutent sur la machine fonctionnent en mode utilisateur
: ils leur est interdit d’accéder directement au matériel et d’utiliser certaines instructions.
Chaque programme utilisateur n’a ainsi accès qu’à une certaine partie de la mémoire
principale, et il lui est impossible de lire ou écrire les zones mémoires attribuées aux autres
programmes. Lorsque l’un de ces programmes désire accéder à une ressource gérée par le
noyau, par exemple pour effectuer une opération d’entrée/sortie, il exécute un appel
système . Le noyau exécute alors la fonction correspondante, après avoir vérifié que le
programme appelant est autorisé à la réaliser. On peut distinguer quatre grandes catégories
de SE

X Les systèmes monolithiques

Le SE est un ensemble de procédures, chacune pouvant appeler toute autre à tout instant. Pour
effectuer un appel système, on dépose dans un registre les paramètres de l'appel et on exécute une
instruction spéciale appelée appel superviseur ou appel noyau. Son exécution commute la machine
du mode utilisateur11 au mode superviseur ou noyau12 et transfère le contrôle au SE. Le SE analyse
les paramètres déposés dans le registre mentionné plus haut et en déduit la procédure à activer pour
satisfaire la requête. A la fin de l'exécution de la procédure système, le SE rend le contrôle au
programme appelant. Généralement, un tel SE est organisé en 3 couches :

• une procédure principale dans la couche supérieure, qui identifie la procédure de service requise

• des procédures de service dans la couche inférieure à la précédente qui exécutent les appels
système

• des procédures utilitaires dans la couche basse qui assistent les procédures système. Une
procédure utilitaire peut être appelée par plusieurs procédures systèmes. En un mots ,
Une architecture monolithique est un modèle de développement logiciel traditionnel qui
utilise une base de code unique pour exécuter plusieurs fonctions métier. Tous les
composants logiciels d'un système monolithique sont interdépendants en raison des
mécanismes d'échange de données au sein du système.

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XI Les systèmes en couches


On peut généraliser la conception précédente et concevoir un SE composé de plusieurs couches
spécialisées, chaque couche ne pouvant être appelée que par des procédures qui lui sont
immédiatement inférieures. Citons par exemple le premier SE de cette nature proposé par Dijkstra
en 1968 :

• couche 0 : allocation du processeur par commutation de temps entre les processus, soit à la suite
d'expiration de délais, soit à la suite d'interruption (multiprogrammation de base du processeur)

• couche 1 : gestion de la mémoire, allocation d'espace mémoire pour les processus (pagination)

• couche 2 : communication entre les processus et les terminaux

• couche 3 : gestion des E/S ( échanges d'information avec des mémoires tampons, c'est à dire avec
des périphériques abstraits, dégagés des spécificités matérielles)

• couche 4 : programmes utilisateurs

XII Les machines virtuelles

Une des premiers SE à gérer le concept de machine virtuelle a été l'adaptation temps
partagé de l'OS/360 d'IBM, proposé vers 1968 sous le nom de CP/CMS, puis sous le nom de
VM/370 en 1979. Le cœur du SE, appelé moniteur de machine virtuelle ou VM/370,
s'exécute à même le matériel et fournit à la couche supérieure plusieurs machines virtuelles.
Ces machines virtuelles sont des copies conformes de la machine réelle avec ses
interruptions, ses modes noyau/utilisateur, etc... Chaque machine virtuelle peut exécuter
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son propre SE. Lorsqu'une machine virtuelle exécute en mode interactif un appel système,
l'appel est analysé par le moniteur temps partagé de cette machine, CMS. Toute instruction
d'E/S, toute instruction d'accès mémoire est convertie par VM/370 qui les exécute dans sa
simulation du matériel. La séparation complète de la multiprogrammation et de la machine
étendue rend les éléments du SE plus simples et plus souples. VM/370 a gagné en simplicité
en déplaçant une grande partie du code d'un SE dans le moniteur CMS.

XIII L'architecture client/serveur


Cette tendance s'est accentuée dans les SE contemporains en tentant de réduire le SE à un
noyau minimal13. Une des formes les plus accentuées de cette évolution est l'architecture
client/serveur. La plupart des fonctionnalités d'un SE sont reportées dans des processus
utilisateurs. Pour demander un service comme la lecture d'un bloc de fichier, le processus
utilisateur ou processus client envoie une requête à un processus serveur qui effectue le
travail et envoie une réponse. Le noyau ne gère que la communication entre les clients et les
serveurs. Cependant, le noyau est souvent obligé de gérer certains processus serveurs
critiques comme les pilotes de périphériques qui adressent directement le matériel. La
décomposition du SE en modules très spécialisés le rend facile à modifier. Les serveurs
s'exécutent comme des processus en mode utilisateur et non pas en mode noyau. Comme ils
n'accèdent donc pas directement au matériel, une erreur n'affecte que le serveur et pas
l'ensemble de la machine. En outre, ce modèle est bien adapté aux systèmes distribués. Un
client n'a pas besoin de savoir si le SE fait exécuter sa requête par un serveur de sa propre
machine ou celui d'une machine distante.

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