Cours Philo La Vérité
Cours Philo La Vérité
VERITE
RAISON ET CROYANCE
EXPERIENCE
Nom :
…………………………………………………………
Prénom :……………………………………………………..
Chapitre : LA VERITE
[Link] 1
Plan du chapitre
1 LA VERITE
VERITE
LA
1.1 1 QU’EST-CE QUE LA VERITE ?
ü Texte n°1 Spinoza
1.2 2 Y - A - T - IL U N E O U D E S V E R IT E S ?
ü Définitions
3 EXPERIENCE ET VERITE
2
1 LA VERITE
3
1.1 QU’EST-CE QUE LA VERITE ?
D’abord, ce n’est pas la même chose que la réalité.
La vérité ne porte que sur les discours, les théories, les systèmes de croyance.
Mais il y a un os…
Pour que cette définition de la vérité soit valide, il faudrait que je
puisse comparer mes idées aux choses ; Or, je n'ai jamais affaire aux
choses en elles-mêmes, mais à ma représentation des choses…
Et rien ne m'assure que le monde est comme je le vois !
Tout cela n’est peut-être comme disait Descartes qu’ « songe bien
lié » ! et peut-être suis-je entrain de rêver tout ce que je crois
percevoir.
4
1.1.1 TEXTE N°1 SPINOZA
Baruch Spinoza (1632 - 1677) . Philosophe Hollandais. Sa pensée
eut une influence considérable sur ses contemporains et nombre de
penseurs postérieurs.
Issu d'une famille juive portugaise ayant fui l'Inquisition, Spinoza
devait devenir rabbin. Mais parce qu’il remettait en question les
dogmes religieux, il fut excommunié. C’est vers 1661 qu’il commence
à rédiger son ouvrage principal : l’Ethique. Dans ce livre, il prône
une liberté joyeuse, libérée des illusions et des superstitions car les
hommes ne peuvent être heureux et libres que s’ils « vivent sous la
conduite de la raison ». Il se battra toute sa vie contre le fanatisme et les préjugés
religieux.
« La première signification de Vrai et de Faux semble avoir son origine dans les
récits ; et l’on a dit vrai un récit, quand le fait raconté était réellement arrivé ; faux,
quand le fait raconté n’était arrivé nulle part. Plus tard, les philosophes ont employé
le mot pour désigner l’accord d’une idée avec son objet ; ainsi, l’on appelle idée
vraie celle qui montre une chose comme elle est en elle-même ; fausse, celle qui
montre une chose autrement qu’elle n’est en réalité. Les idées ne sont pas autre chose
en effet que des récits ou des histoires de la nature dans l’esprit.
A retenir
1 .2 Y-A-T-IL UN E O U D ES VERITES ?
Vérités de fait
« Il neige » est une vérité contingente* (Leibniz) ;
Puisqu’à certains moments, cela est faux et à d’autres
Chapitre : LA VERITE
b) Vérités subjectives :
Elles expriment notre point de vue
personnel de sujet sur une chose. C’est la
vérité artistique : l’œuvre est un « coin de
la création vu à travers un tempérament »
(Zola) ; c’est sa vision, son interprétation du
monde que l’artiste nous donne à voir.
Proust dit qu’ainsi il nous donne à découvrir
des mondes que nous n’aurions pas connus :
«Grâce à l’art, au lieu de voir un seul
monde le notre nous le voyons se multiplier
et autant qu’il y a d’artistes originaux
autant nous avons de mondes à notre
disposition ».
L’art devient alors un moyen de faire
varier les points de vue sur le réel et nous
« protège » de la vision univoque de la
science. Et il est vrai parce qu’il est sincère
pour celui qui voit. (Voir Kant)
Vérité de fait
Chapitre : LA VERITE
Vérité de raison
Vérité subjective
6
1 .3 PO URQ UO I RECH ERCH ER LA VERITE ?
retenir
Chapitre : LA VERITE
6
Mais pour un philosophe comme Descartes,
rechercher la vérité c’est un moyen d’atteindre la
connaissance de la réalité.
La plupart des philosophes depuis Platon voit dans
la recherche de la vérité le but même de la
philosophie…
Une simple phrase comme celle-ci : « les nuages arrivent, il faut se presser de rentrer »
montre que la raison construit des liens entre des réalités qui n'ont a priori rien à voir
: le temps qu'il fait et l'éloignement du domicile.
La raison sera donc la faculté qui permet de s’entendre sur la vérité…
Notes perso
Chapitre : LA VERITE
7
[Link] LE RATIONALISME
[Link] DESCARTES
Pour Descartes, c’est le doute lui-même qui est notre meilleur allié pour
atteindre la vérité.
La raison doit douter de tout, aussi loin que possible, jusqu’à ce que précisément, elle
ne puisse plus douter. C’est au doute systématique que nous invite Descartes. Et ce
doute systématique va paradoxalement aboutir à l’évidence de la vérité.
8
Pour douter de toutes les choses, il nous faut d’abord repérer les sources de la
connaissance. Il y en a trois :
MAIS
Je suis sujet à des erreurs C’est une évidence que je
de perception, à des peux remettre en cause.
Les autres peuvent se
illusions (d’optique par Peut-être existe-t-il
tromper et me donner de
exemple). l’hypothèse d’un Dieu
fausses informations. Ils Mes rêves me trompent trompeur qui m’aurait
peuvent même vouloir et ce que j’appelle réalité créé de telle sorte que je
volontairement me n’est peut-être rien me trompe alors même
tromper d’autre qu’un long rêve. que j’ai l’impression
Je peux être trompée par d’être devant une vérité
mes propres pensées, mes évidente.
perceptions. Peut-être que 2+2 ne font
pas quatre !!
La démarche de Descartes :
L’instrument que va utiliser Descartes est le doute. Doute systématique
Ainsi, à cause que nos sens nous trompent quelquefois, je voulus supposer qu’il n’y
avait aucune chose qui fût telle qu’ils nous la font imaginer. Et parce qu’il y a des
hommes qui se méprennent en raisonnant, même touchant les plus simples matières
de géométrie, et y font des paralogismes, jugeant que j’étais sujet à faillir, autant
qu’aucun autre, je rejetai comme fausses toutes les raisons que j’avais prises
auparavant pour démonstrations. Et enfin, considérant que toutes les mêmes pensées,
que nous avons étant éveillés, nous peuvent aussi venir, quand nous dormons, sans
qu’il y en ait aucune, pour lors, qui soit vraie, je me résolus de feindre que toutes les
choses qui m’étaient jamais entrées en l’esprit n’étaient non plus vraies que les
illusions de mes songes. Mais, aussitôt après, je pris garde que, pendant que je
voulais ainsi penser que tout était faux, il fallait nécessairement que moi, qui le
pensais, fusse quelque chose. Et remarquant que cette vérité : je pense, donc je suis,
était si ferme et si assurée, que toutes les plus extravagantes suppositions des
sceptiques n’étaient pas capables de l’ébranler, je jugeai que je pouvais la recevoir,
sans scrupule, pour le premier principe de la philosophie que je cherchais.
Retenir l’essentiel
descartes
Comment comprendre
Chapitre : LA VERITE
1
Mensonge : Affirmer volontairement le contraire de ce que l’on pense
Arte Enthoven, Le Mensonge 1 et 2
[Link]
[Link]
« Le principe moral que dire la vérité est un devoir, s’il était pris
d’une manière absolue et isolée, rendrait toute société impossible.
Nous en avons la preuve dans les conséquences directes qu’a tirées de
ce premier principe un philosophe allemand, qui va jusqu’à prétendre qu’envers des
assassins qui vous demanderaient si votre ami qu’ils poursuivent n’est pas réfugié
dans votre maison, le mensonge serait un crime… »
Retenir l’essentiel
La véracité dans les déclarations que l’on ne peut éviter est le devoir formel
de l’homme envers chacun, quelque grave inconvénient qu’il en puisse
résulter pour lui ou pour un autre(…). Il suffit donc de définir le mensonge
une déclaration volontairement fausse faite à un autre homme (…)
Il est possible qu’après que vous avez loyalement répondu oui au meurtrier qui vous
demandait si son ennemi était dans la maison, celui-ci en sorte inaperçu et échappe
ainsi aux mains de l’assassin, de telle sorte que le crime n’ait pas lieu ; mais, si vous
avez menti en disant qu’il n’était pas à la maison et qu’étant réellement sorti (à votre
insu) il soit rencontré par le meurtrier, qui commette son crime sur lui, alors vous
pouvez être justement accusé d’avoir causé sa mort. En effet, si vous aviez dit la
Chapitre : LA VERITE
vérité, comme vous la saviez, peut-être le meurtrier, en cherchant son ennemi dans la
maison, eût-il été saisi par des voisins accourus à temps, et le crime n’aurait-il pas eu
lieu. Celui donc qui ment, quelque généreuse que puisse être son intention, doit,
même devant le tribunal civil, encourir la responsabilité de son mensonge et porter la
peine des conséquences, si imprévues qu’elles puissent être. C’est que la véracité est
un devoir qui doit être regardé comme la base de tous les devoirs fondés sur un
contrat, et que, si l’on admet la moindre exception dans la loi de ces devoirs, on la
rend chancelante et inutile. 1
C’est donc un ordre sacré de la raison, un ordre qui n’admet pas de condition, et
qu’aucun inconvénient ne saurait restreindre, que celui qui nous prescrit d’être
véridiques (loyaux) dans toutes nos déclarations.
Retenir l’essentiel
Toute vérité n'est pas bonne à dire ; on ne répond pas à toutes les
questions, du moins on ne dit pas n'importe quoi à n'importe qui
il y a des vérités qu'il faut manier avec des précautions infinies,
à travers toutes sortes d'euphémismes et d'astucieuses
périphrases ; l'esprit ne se pose sur elles qu'en décrivant de
grands cercles, comme un oiseau. Mais cela est encore peu dire : il y a un temps pour
chaque vérité, une loi d'opportunité qui est au principe même de l'initiation ; avant il
est trop tôt, après il est trop tard. (…) Ce n'est pas tout de dire la vérité, « toute la
vérité », n'importe quand, comme une brute : l'articulation de la vérité veut être
graduée ; on l'administre comme un élixir puissant et qui peut être mortel, en
augmentant la dose chaque jour, pour laisser à l'esprit le temps de s'habituer. La
première fois, par exemple, on racontera une histoire ; plus tard on dévoilera le sens
ésotérique1 de l'allégorie2. C'est ainsi qu'il y a une histoire de saint Louis pour les
enfants, une autre pour les adolescents et une troisième pour les chartistes3 ; à chaque
âge sa version ; car la pensée, en mûrissant, va de la lettre à l'esprit et traverse
successivement des plans de vérité de plus en plus ésotériques.
V. Jankélévitch, L’ironie,1936
Chapitre : LA VERITE
Retenir l’essentiel
1 Esotérique : XVIIIe siècle. Du grec esôterikos, « de l'intérieur, réservé aux seuls adeptes ».
1. ANTIQ. GRECQ. En parlant d'une doctrine philosophique. Qui est professé à l'intérieur de l'école et, à la différence de
l'enseignement public, ne s'adresse qu'aux disciples (s'oppose à Exotérique). . Par anal. Qui est réservé aux seuls initiés et doit
demeurer secret. Les mystères d'Éleusis, les traités des alchimistes étaient de nature ésotérique.
2. Par ext. Qui comporte ou qui concerne un sens caché, inaccessible aux profanes.
2
Allégorie : figure exprimant une idée abstraite La Liberté de Delacroix
3
Spécialiste des chartes anciennes. L'École nationale des chartes, qui forme ses élèves à l'étude des documents anciens.
1
Faire le point (3) : Faut-il toujours dire la vérité ?
Penseur Idée
Constant
Kant
Jankélévitch
1
Pour Platon l’opinion tient de l’ignorance (voir Allégorie Caverne)
2 .1 .1 PLATO N
[Link] TEXTE A
- Maintenant représente toi de
la façon que voici l’état de
notre nature relativement à
l’instruction et à l’ignorance.
Figure toi des hommes dans Chapitre : RAISON ,VERITE , CROYANCE et opinion
une demeure souterraine, en
forme de caverne, ayant sur
toute sa largeur une entrée
ouverte à la lumière; ces
hommes sont là depuis leur
enfance, les jambes et le cou enchaînés, de sorte qu’ils ne peuvent ni bouger ni voir
ailleurs que devant eux, la chaîne les empêchant de tourner la tête; la lumière leur
vient d’un feu allumé sur une hauteur, au loin derrière eux; entre le feu et les
prisonniers passe une route élevée : imagine que le long de cette route est construit
un petit mur, pareil aux cloisons que les montreurs de marionnettes dressent devant
eux et au dessus desquelles ils font voir leurs merveilles. Figure toi maintenant le
long de ce petit mur des hommes portant des objets de toute sorte, qui dépassent le
4Récit imagé construit de façon à représenter des idées abstraites en leur faisant correspondre
systématiquement, termes à termes, des éléments d'un domaine concret selon des relations
analogiques (au sens étroit ou au sens large). Dans une allégorie, rien n'est gratuit. Tous les éléments
A. Le monde sensible :
Le monde de la caverne : un monde d’illusions
Le monde de la caverne, c’est le monde sensible
Ces prisonniers (les hommes) ne connaissent que « les ombres des choses » Ils sont donc
persuadés qu’il n’existe rien d’autre et que ce qu’ils voient autour d’eux est la réalité.
Ils vivent dans l’illusion.
Pour Platon le remède consiste à « sortir de la caverne » donc de l’illusion.
Illusion :
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………..
[Link] TEXTE B
- (…) Considère maintenant ce qui leur arrivera naturellement si on les délivre de
leurs chaînes et qu’on les guérisse de leur ignorance. Qu’on détache l’un de ces
prisonniers, qu’on le force à se dresser immédiatement, à tourner le cou, à marcher, à
lever les yeux vers la lumière : en faisant tous ces mouvements, il souffrira et Chapitre : RAISON ,VERITE , CROYANCE et opinion
l’éblouissement l’empêchera de distinguer ces objets dont tout à l’heure il voyait les
ombres. Que crois-tu donc qu’il répondra si quelqu’un lui vient dire qu’il n’a vu
jusqu’alors que de vains fantômes, mais qu’à présent, plus près de la réalité et tourné
vers des objets plus réels, il voit plus juste ? Si, enfin, en lui montrant chacune des
choses qui passent, on l’oblige à force de questions, à dire ce que c’est ? Ne penses-
tu pas qu’il sera embarrassé, et que les ombres qu’il voyait tout à l’heure lui
paraîtront plus vraies que les objets qu’on lui montre maintenant ? Et si on le force à
regarder la lumière elle même, ses yeux n’en seront-ils pas blessés? N’en fuira-t-il
pas la vue pour retourner aux choses qu’il peut regarder, et ne croira-t-il pas que ces
dernières sont réellement plus distinctes que celles qu’on lui montre?
- Assurément !
- Et si on l’arrache de sa caverne par force, qu’on lui fasse gravir la montée rude
et
escarpée, et qu’on ne le lâche pas avant de l’avoir traîné jusqu’à la lumière du soleil,
ne souffrira-t-il pas vivement, et ne se plaindra-t-il pas de ces violences? Et lorsqu’il
sera parvenu à la lumière, pourra-t-il, les yeux tout éblouis par son éclat, distinguer
une seule des choses que maintenant nous appelons vraies ?
- Il ne le pourra pas, du moins dès l’abord.
1
- Il aura je pense besoin d’habitude pour voir les objets de la région supérieure.
D’abord, ce seront les ombres (…)A la fin j’imagine, ce sera le soleil – non ses
vaines images réfléchies dans les eaux ou en quelque autre endroit – mais le soleil
lui-même à sa vraie place, qu’il pourra voir et contempler tel qu’il est.
- Nécessairement !
- Après cela, il en viendra à conclure au sujet du soleil, que c’est lui qui fait les
saisons et les années, qui gouverne tout dans le monde visible, et qui, d’une certaine
manière est la cause de tout ce qu’il voyait avec ses compagnons dans la caverne. Or
donc, se souvenant de sa première demeure, de la sagesse que l’on y professe, et de
ceux qui furent ses compagnons de captivité, ne crois-tu pas qu’il se réjouira du
changement et plaindra ces derniers?
- Si, certes.
[Link] TEXTE C
- (…)
- Imagine encore que cet homme redescende dans la caverne et aille s’asseoir à son
ancienne place : n’aura-t-il pas les yeux aveuglés par les ténèbres en venant
brusquement du plein soleil? Et s’il lui faut entrer de nouveau en compétition, pour
juger ces ombres, avec les prisonniers qui n’ont point quitté leurs chaînes, dans le
Chapitre : RAISON ,VERITE , CROYANCE et opinion
moment où sa vue est encore confuse et avant que ses yeux ne se soient remis (or
l’accoutumance à l’obscurité demandera un temps assez long), n’apprêtera-t-il pas à
rire à ses dépens, et ne diront-ils pas qu’étant allé là-haut, il en est revenu avec la vue
ruinée, de sorte que ce n’est même pas la peine d’essayer d’y monter? Et si
quelqu’un tente de les délier et de les conduire en haut, et qu’ils le puissent tenir en
leurs mains et tuer, ne le tueront-ils pas ?
Synthèse
Intérieur de la caverne Extérieur de la caverne
Monde sensible Monde Intelligible
Reflet appauvri du monde sensible Monde des Idées. Elles sont l’essence 5 des
réalités
C’est ce que nous connaissons par les Soleil symbolise la vérité, la réalité
sens C(‘est ce que nous connaissons par
(images, objets) l’intelligence rationnelle (la raison)
Ombres symbolisent apparences et
illusions
du monde sensible (cf. art)
Ici règne l’ignorance, la croyance, Ici règne la Connaissance, l’Idée du Vrai
l’opinion (Vrai absolu)
Prisonnier Philosophe
5 appartient à l'essence d'une chose ce qui ne peut être ôté de cette chose sans en même temps la faire disparaître.
1
A chacun sa réalité
[Link]
3_news
Il n’existe pas d’œil innocent. C’est toujours vieilli que l’œil aborde son activité,
obsédé par son propre passé et par les insinuations anciennes et récentes de l’oreille,
du nez, de la langue, des doigts, du cœur, du cerveau. Il ne fonctionne pas comme un
instrument solitaire et doté de sa propre énergie, mais comme un membre soumis
d’un organisme complexe et capricieux. Besoins et préjugés ne gouvernent pas
seulement sa manière de voir mais aussi le contenu de ce qu’il voit, il choisit, rejette,
organise, distingue, associe, classe, analyse, construit. Il saisit et fabrique plutôt qu’il
ne reflète ; et les choses qu’il saisit et reflète, il ne les voit pas nues comme autant
d’éléments privés d’attributs, mais comme des objets, comme de la nourriture,
comme des gens, comme des ennemis, comme des étoiles, comme des armes. Rien
n’est vu tout simplement à nu.
A retenir
Que
Chapitre : RAISON ,VERITE , CROYANCE et opinion
percevez-
vous sur
cette image ?
2.3.2 TOCQUEVILLE :
Alexis-Henri-Charles Clérel, vicomte de Tocqueville, (1805-1859)1, est un
penseur politique, historien et écrivain français. Il est célèbre pour
ses analyses de la Révolution française, de la démocratie américaine
et de l'évolution des démocraties occidentales en général.
A retenir
Quand le primitif fait appel à une cause mystique pour expliquer la mort, la maladie
ou tout autre accident, quelle est au juste l’opération à laquelle il se livre ? Il voit par
exemple qu’un homme a été tué par un fragment de rocher qui s’est détaché au cours
d’une tempête. Nie-t-il que le rocher ait été déjà fendu, que le vent ait arraché la
pierre, que le choc ait brisé un crâne ? Évidemment non. Il constate comme nous
l’action de ces causes secondes. Pourquoi donc introduit-il une « cause mystique »,
telle que la volonté d’un esprit ou d’un sorcier, pour l’ériger en cause principale ?
Qu’on y regarde de près : on verra que ce que le primitif explique ici par une cause
« surnaturelle », ce n’est pas l’effet physique, c’est sa signification humaine, c’est
son importance pour l’homme et plus particulièrement pour un certain homme
déterminé, celui que la pierre écrase. Il n’y a rien d’illogique, ni par conséquent de
« prélogique », ni même qui témoigne d’une « imperméabilité à l’expérience », dans
la croyance qu’une cause doit être proportionnée à son effet, et qu’une fois
constatées la fêlure du rocher, la direction et la violence du vent — choses purement
physiques et insoucieuses de l’humanité — il reste à expliquer ce fait, capital pour Chapitre : RAISON ,VERITE , CROYANCE et opinion
nous, qu’est la mort d’un homme. (…) Si l’effet a une signification humaine
considérable, la cause doit avoir une signification au moins égale ; elle est en tout cas
de même ordre : c’est une intention. Que l’éducation scientifique de l’esprit le
déshabitue de cette manière de raisonner, ce n’est pas douteux. Mais elle est
naturelle ; elle persiste chez le civilise.
A retenir
2.4 VERITE ET FO I
La foi est une certitude non rationnelle. Ce n’est pas démontrable et pourtant on a
autant (sinon plus) confiance que si ça l’é[Link] foi est un engagement lucide. La
2
croyance non. La foi religieuse, c’est la confiance absolue qu’on accorde à Dieu. Au-
delà de la raison.
Les degrés du croire sont les suivants. Au plus bas, croire par peur ou par désir (on
croit aisément ce qu'on désire et ce qu'on craint). Au- dessus, croire par coutume et
imitation (croire les rois, les orateurs, les riches). Au-dessus, croire les vieillards,
les anciennes coutumes, les traditions. Au-dessus, croire ce que tout le monde croit
(que Paris existe même quand on ne le voit pas, que l'Australie existe quoiqu'on ne
l'ait jamais vue). Au-dessus, croire ce que les plus savants affirment en accord
d'après des preuves que la terre tourne, que les étoiles sont des soleils, que la lune
est un astre mort, etc.). Tous ces degrés forment le domaine de la croyance. Quand
la croyance est volontaire et jurée d'après la haute idée que l'on se fait du devoir
humain, son vrai nom est foi.
A retenir
Faire le point ( ) :
Croyance
Foi
Chapitre : Experience et verite
Opinion
3 EXPERIEN CE ET VERITE
2
3 .1 QU’EST-CE QUE L’EXPERIENCE ?
L’Expérience
[Link]
3 .1 .1 TEXTE N° 8 SARTRE
Donc j'étais tout à l'heure au Jardin public. La racine du marronnier s’enfonçait dans
la terre, juste au-dessous de mon banc. Je ne me rappelais plus que c'était une racine.
Les mots s'étaient évanouis et, avec eux, la signification des choses, leurs modes
d'emploi, les faibles repères que les hommes ont tracés à leur surface. J'étais assis, un
peu voûté, la tête basse, seul en face de cette masse noire et noueuse, entièrement
brute et qui me faisait peur. Et puis j'ai eu cette illumination.
Ça m'a coupé le souffle. Jamais, avant ces derniers jours, je n'avais pressenti ce que
voulait dire « exister ». J'étais comme les autres, comme ceux qui se promènent au
bord de la mer dans leurs habits de printemps. Je disais comme eux « la mer est
verte; ce point blanc, là-haut, c'est une mouette », mais je ne sentais pas que ça
existait, que la mouette était une « mouette-existante »; à l'ordinaire l'existence se
cache. Et puis voilà: tout d'un coup, c'était là, c'était clair comme le jour: l'existence
s'était soudain dévoilée. Elle avait perdu son allure inoffensive de catégorie abstraite:
Chapitre : Experience et verite
c'était la pâte même des choses, cette racine était pétrie dans de l'existence. Ou plutôt
la racine, les grilles du jardin, le banc, le gazon rare de la pelouse, tout ça s'était
évanoui; la diversité des choses, leur individualité n'était qu'une apparence, un vernis.
Ce vernis avait fondu, il restait des masses monstrueuses et molles, en
désordre ;nues, d'une effrayante et obscène nudité.
(…) Tous ces objets... comment dire? Ils m'incommodaient; j'aurais souhaité qu'ils
existassent moins fort, d'une façon plus sèche, plus abstraite, avec plus de retenue. Le
marronnier se pressait contre mes yeux. Une rouille verte le couvrait jusqu'à mi-
hauteur; l'écorce, noire et boursouflée, semblait de cuir bouilli. (…) Toutes
choses, doucement, tendrement, se laissaient aller à l'existence comme ces femmes
2
lasses qui s'abandonnent au rire et disent: « C'est bon de rire » d'une voix mouillée;
elles s'étalaient, les unes en face des autres, elles se faisaient l'abjecte confidence de
leur existence. Je compris qu'il n'y avait pas de milieu entre l'inexistence et cette
abondance pâmée. Si l'on existait, il fallait exister jusque-là, jusqu'à la moisissure, à
la boursouflure, à l'obscénité. (…)
Et moi ;veule, alangui, obscène, digérant, ballottant de mornes pensées ; moi aussi
j'étais de trop. Heureusement je ne le sentais pas. je le comprenais surtout, mais
j'étais mal à l'aise parce que j'avais peur de le sentir (encore à présent j'en ai peur ;j'ai
peur que ça ne me prenne par le derrière de ma tête et que ça ne me soulève comme
une lame de fond). Je rêvais vaguement de me supprimer, pour anéantir au moins une
de ces existences superflues. Mais ma mort même eût été de trop. De trop, mon
cadavre, mon sang sur ces cailloux. entre ces plantes, au fond de ce jardin souriant.
Et la chair rongée eût été de trop dans la terre qui l'eût reçue et mes os. enfin.
nettoyés écorcés. propres et nets comme des dents eussent encore été de trop: j'étais
de trop pour l'éternité.
Le mot d'Absurdité naît à présent sous ma plume; tout à l'heure, au jardin, je ne l'ai
pas trouvé. mais je ne le cherchais pas non plus, je n'en avais pas besoin: je pensais
sans mots, sur les choses, avec les choses. L'absurdité, ce n'était pas une idée dans
ma tête, ni un souffle de voix, mais ce long serpent mort à mes pieds. ce serpent de
bois. Serpent ou griffe ou racine ou serre de vautour, peu importe. Et sans rien
formuler nettement, je comprenais que j'avais trouvé la clef de l'Existence, la clef de
mes Nausées, de ma propre vie.
A retenir
2
3 .2 L’EXPERIEN CE PERM ET-ELLE DE CONNAITRE LA VERITE
3 .2 .2 TEXTE N° 9 LO CKE
Locke Pour lui, nous naissons avec un « disque dur vierge » si l’on peut dire.
A la naissance, l’âme est « une page blanche »
Et tout ce que nous allons emmagasiner comme connaissances proviendra de
l’expérience.
Ces philosophes réfutent l’idée d’évidence de Descartes.
Tout vient des sens.
rite
e
Un homme d'expérience s'instruit au contact des « choses de la vie » sans vt
passer par des abstractions théoriques. Ce qu'il sait, il l'a appris par ses ee
perceptions, sa pratique et les épreuves auxquelles la réalité l'a confronté. Son nce
i
savoir d'expérience semble cumuler les deux dimensions de la raison : le savoir r
qui explique ou donne du sens, et la sagesse qui commande l'action p
e
raisonnable et sait trouver la bonne solution. Pour de nombreux philosophes, Ee:
l'expérience serait la source exclusive de nos connaissances et de nos rti x
p
principes d'action. Parmi eux figure le philosophe anglais John Locke, le a
fondateur de l'empirisme moderne. Ch
2
Si l'on demande donc : « quand un homme commence-t-il à avoir des idées
? », je crois que la bonne réponse est : dès qu'il a une sensation. »
John Locke, Essai sur l'entendement humain (1690).
A retenir
"Ce qu'on n'a jamais vu, ce dont on n'a jamais entendu parler, on peut pourtant le
concevoir; et il n'y a rien au-dessus du pouvoir de la pensée, sauf ce qui implique une
absolue contradiction.
Mais, bien que notre pensée semble posséder cette liberté, nous trouverons, à l'examiner
de plus près, qu'elle est réellement resserrée en de très étroites limites et que tout ce
pouvoir créateur de l'esprit ne monte à rien de plus qu'à la faculté de composer, de
transposer, d'accroître ou de diminuer les matériaux que nous apportent les sens et
l'expérience. Quand nous pensons à une montagne d'or, nous joignons seulement deux
idées compatibles, or et montagne, que nous connaissions auparavant. Nous pouvonseti
r
concevoir un cheval vertueux; car le sentiment que nous avons de nous-mêmes nousev
permet de concevoir la vertu; et nous pouvons unir celle-ci à la figure et à la forme d'un et
cheval, animal qui nous est familier. Bref, tous les matériaux de la pensée sont tirés dence
nos sens, externes ou internes ; c'est seulement leur mélange et leur composition quieir
dépendent de l'esprit et de la volonté. Ou, pour m'exprimer en langage philosophique,pe
toutes nos idées ou perceptions plus faibles sont des copies de nos impressions, ouEx:
perceptions plus vives. er
t i
p
a
David Hume, Enquête sur l'entendement humain (1748), section II, trad. A. Leroy, Éd.
Ch
Aubier-Montaigne
2
A retenir
Ce que dit Russel c’est que nous ne pouvons nous reposer sur la seule expérience
pour établir des certitudes indubitables. La nature, en effet, ne nous fournit pas la
réponse à la question : « Pourquoi les lois sont-elles constantes ? » Sur ce point, ce
sont Descartes et Kant qui ont raison. Si elle n’est pas éclairée par l’intelligence ni
soutenue par le raisonnement, l’expérience ne nous fournit que des informations
incertaines et foncièrement ambiguës. Car s’il y a bien une cause, celle que nous
voyons n’est pas nécessairement « la cause ».nous ne pouvons donc pas affirmer que
nous connaissons lacause de la cause, c'est-à-dire une loi de la nature.
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La cause de la cause…
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Pour Kant, si on peut démontrer aisément que si « toute notre connaissance débute
par l’expérience, cela ne prouve pas qu’ « elle dérive toute de l expérience » .
Mais si toute notre connaissance débute avec l'expérience, cela ne prouve pas qu'elle
dérive toute de l'expérience, car il se pourrait bien que même notre connaissance par
expérience fût un composé de ce que nous recevons des impressions sensibles et de ce
que notre propre pouvoir de connaître (simplement excité par des impressions sensibles)
produit de lui-même.
A retenir
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4 EXPERIEN CE SCIEN TIFIQUE : L’EXPERIM EN TATIO N
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Le progrès de la science consiste en essais, en élimination des erreurs, et en de
nouveaux essais guidés par l'expérience acquise au cours des essais et erreurs
précédents. Aucune théorie particulière ne peut jamais être considérée comme
absolument certaine : toute théorie peut devenir problématique, si bien corroborée
qu'elle puisse paraître aujourd'hui. Aucune théorie scientifique n'est sacro-sainte ni
au-dessus de toute critique. [... C'est la tâche du scientifique que de continuer toujours
de soumettre sa théorie à de nouveaux tests, et que l'on ne doit jamais déclarer qu'une
théorie est définitive. Tester consiste à choisir la théorie à tester, à la combiner avec
tous les types possibles de conditions initiales comme avec d'autres théories, et à
comparer alors les prédictions qui en résultent avec la réalité. Si ceci conduit au
désaveu de nos attentes, à des réfutations, il nous faut alors rebâtir notre théorie. Le
désaveu de certaines de nos attentes, à l'aide desquelles nous avons une fois déjà
passionnément tenté d'approcher la réalité, joue un rôle capital dans cette procédure.
On peut le comparer à l'expérience d'un aveugle qui touche, ou heurte, un obstacle et
prend ainsi conscience de son existence. C'est à travers la falsification de nos
suppositions que nous entrons en contact effectif avec la « réalité ». La
découverte et l'élimination de nos erreurs sont le seul moyen de constituer cette
expérience « positive » que nous retirons de la réalité.
Karl Popper, La Connaissance objective, « Appendice 1 » (1979 Éd. Flammarion)
A retenir
4 .1 .2 EIN STEIN
"C’est en réalité tout notre système de conjectures qui doit être prouvé ou
réfuté par l’expérience. Aucune de ces suppositions ne peut être isolée pour
être examinée séparément. Dans le cas des planètes qui se meuvent autour
du soleil, on trouve que le système de la mécanique est remarquablement
opérant. Nous pouvons néanmoins imaginer un autre système, basé sur des
suppositions différentes, qui soit opérant au même degré.
Les concepts physiques sont des créations libres de l’esprit humain et ne sont
pas, comme on pourrait le croire, uniquement déterminés par le monde
extérieur. Dans l’effort que nous faisons pour comprendre le monde, nous
ressemblons quelque peu à l’homme qui essaie de comprendre le mécanisme
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d’une montre fermée. Il voit le cadran et les aiguilles en mouvement, il
entend le tic-tac, mais il n’a aucun moyen d’ouvrir le boîtier. S’il est
ingénieux il pourra se former quelque image du mécanisme, qu’il rendra
responsable de tout ce qu’il observe, mais il ne sera jamais sûr que son image
soit la seule capable d’expliquer ses observations. Il ne sera jamais en état de
comparer son image avec le mécanisme réel, et il ne peut même pas se
représenter la possibilité ou la signification d’une telle comparaison. Mais le
chercheur croit certainement qu’à mesure que ses connaissances
s’accroîtront, son image de la réalité deviendra de plus en plus simple et
expliquera des domaines de plus en plus étendus de ses impressions
sensibles. Il pourra aussi croire à l’existence d’une limite idéale de la
connaissance que l’esprit humain peut atteindre. Il pourra appeler cette
limite idéale la vérité objective."
Albert Einstein et Léopold Infeld L’évolution des idées en physique
A retenir
L’Expérience
Expérience
Chapitre : Expérience scientifique : l’experimentation
Empirisme
Expérimentation
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5 FICH E CIN EM A : MATRIX
« As-tu déjà fait un rêve qui te semblait plus vrai que la
réalité? Si tu ne sortais plus de ce rêve, comment ferais-tu
la différence entre le rêve et la réalité? » Morpheus à Neo «
As-tu déjà fait un rêve qui te semblait plus vrai que la
réalité? Si tu ne sortais plus de ce rêve, comment ferais-tu
la différence entre le rêve et la réalité? » Morpheus à Neo
5.1 RESUM E :
Thomas Anderson, programmeur dans un
service administrateur, est également un grand
pirate informatique connu sous le nom de Neo. Il est hanté par ses rêves, qui le
forcent à se poser une question qu’il ne comprend pas : “Qu’est ce que la matrice ?”.
Mais voilà qu’un jour, Thomas a une réponse à sa question. Il rencontre un dénommé
Morpheus qui lui explique que le monde dans lequel il vit n’existe pas, que c’est un
monde virtuel appellé la Matrice, contrôlée par des machines. Persuadé que Neo est
l’Elu dont parle sa prophétie, Morpheus entame avec lui sa lutte contre la Matrice et
ses agents que rien ne semble pouvoir arrêter.
Le film exprime l’idée que les machines ont pris le pouvoir sur la Terre, et qu’elles
nous cultivent. Capables de nous mettre au monde sans avoir besoin d’autres
humains, elles créent des champs entiers d’humains et les contrôlent totalement. Pour
acquérir ce contrôle, rien de plus simple : elles nous font croire que le monde dans
lequel on vit est un monde irréprochable, une perfection illusoire qu’elles nous
mettent devant les yeux. C’est ce monde idéal, créé de toutes pièces, qui est appellé
Matrice. Le monde réel, quant à lui, est dévasté et une mince poignée de survivants
tentent vainement de rétablir la liberté dont les hommes ne jouissent plus. Mais ça
n’est pas si simple, car les humains n’ont aucune connaissance de ce fait, et surtout
ils se complaisent dans ce monde imaginaire où ils se sentent bien et protégés, en
sécurité.
[Link]
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Extraits de Matrix
Personnages
L’oracle L’Oracle est une femme qui vit dans la Matrice, mais qui a connaissance de toute
l’histoire. Elle a le don de voyance et révèle des choses essentielles aux
personnages pour qu’ils puissent avancer. Ainsi, elle est à l’origine d’une
prophétie selon laquelle seul l’Elu pourra rétablir l’ordre des choses et mener les
humains à leur liberté.
Morphéus Morpheus qui a la lourde tâche de trouver cet Elu. Morpheus fait partie des rares
survivants qui sont toujours dans le monde réel et qui détiennent la vérité à propos
de la guerre contre les machines. Ils peuvent à leur guise aller dans la Matrice,
toujours sombrement vêtus avec des lunettes noires pour se protéger de la vive
lumière du Soleil qu’ils ne connaissent plus. Ainsi, persuadé que la prophétie de
l’Oracle va se réaliser, Morpheus s’impose en meneur de la rébellion. C’est alors
qu’il trouve Neo, un pirate informatique, et qu’il pense avoir enfin découvert
l’Elu.
Néo Thomas Anderson, dit Neo, a au fond de lui une certitude étrange : celle qui le
pousse à se demander “Qu’est-ce que la Matrice ?”. C’est alors qu’intervient
Trinity, une des rebelles qui le mène à Morpheus. Neo finit par accepter, avec
difficulté, que Morpheus dit vrai sur le mensonge de sa vie. C’est alors que
l’histoire débute.
La matrice la Matrice ? Comme je l’ai dit, c’est un gigantesque programme qui sert de leurre.
Elle obéit à des lois qui sont différentes des lois que nous connaissons. Seulement,
les humains étant conditionnés à obéir à certaines lois, ils ne peuvent pas exploiter
les incroyables pouvoirs que peut leur procurer la Matrice. En effet, la Matrice est
un monde totalement virtuel, c’est un programme informatique qui peut donc
être piraté ! Les personnes qui savent que cette dimension est virtuelle peuvent
alors repousser les limites des lois qui les entourent, comme la loi de gravitation.
Ainsi, ils sont capables (avec de l’entraînement) de faire des choses qui paraissent
impossible, comme sauter d’immeubles en immeubles ou encore se battre de
façon extraordinaire. Malheureusement, la douleur est également fictive mais
l’esprit, corrompu par ce monde qui semble si réel, croit que tout est vrai. Ainsi, il
faut posséder une très grande force mentale pour parvenir à faire de véritables
petits exploits et pirater le système. C’est ainsi qu’à la fin du film, on apprend que
Neo est bel et bien l’Elu, capable plus que quiconque de modifier le programme
de la Matrice.
Les agents Les agents, dont l’agent Smith, sont des programmes créés par la Matrice afin
éviter que des humains ne s’introduisent dans le monde réel. Ils sont là pour
empêcher une rébellion de s’y former, mais n’ont cependant pas le pouvoir de
sortir de la Matrice. Ils ont un contrôle parfait de la Matrice et parviennent à la
Chapitre : Fiche cinéma : MATRIX
transformer à leur guise, jusqu’à s’introduire dans le corps d’une autre personne.
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Votre réponse :
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6 TABLE D ES M ATIÈRES
1 LA VERITE ...................................................................................................................... 2
1 LA VERITE .................................................................................................................................. 2