PPRI2003 Présentation
PPRI2003 Présentation
DU LOGEMENT ET DE L’ÉQUIPEMENT
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SOUS-DIRECTION de L'URBANISME,
et de la CONSTRUCTION
--------
BUREAU DE L'URBANISME
----------
1. RAPPORT DE PRESENTATION
signé
Bertrand LANDRIEU
SOMMAIRE
1. Rapport de présentation 1
Sommaire 2
I – Présentation du plan de prévention des risques d'inondation 3
Préambule 3
L’aléa – Quel aléa retenir ? 3
L’aléa – Quelles sont les zones susceptibles d’être inondées ? 8
L’aléa – Les autres risques inondations non couverts par le PPRI 9
Les enjeux 10
Le risque 14
Élaboration du PPRI 17
II – Portée du PPRI – Dispositions générales 18
A – Champ d’application 18
B – Contenu 18
C – Le zonage et les prescriptions 18
D – Les Plus Hautes Eaux Connues 19
III – Dispositions du PPRI 20
A – Zone Verte 20
B – Zone rouge 20
C – Zone bleue 21
Annexe 1 - nivellements géographiques et tableau de correspondance 25
Annexe 2 - population exposée au risque par arrondissement 27
Annexe 3 - Modifications apportées au projet de PPRI 28
I - Modification apportées postérieurement à la délibération du Conseil de Paris et préalablement
à l'enquête publique 28
1 - Modifications apportées au rapport de présentation 28
2 - Modifications apportées au règlement 29
3 - Modifications apportées aux documents cartographiques 29
II - Modification apportées postérieurement à l'enquête publique 29
1 - Modifications apportées au rapport de présentation 29
2 - Modifications apportées au règlement 30
3 - Modifications apportées aux documents cartographiques 31
3
Préambule
Conformément à la loi n° 87-565 du 22 juillet 1987 et à la loi n° 95-101 du 2 février 1995
complétées par le décret n° 95-1089 du 5 octobre 1995 1 et à la circulaire du 24 avril 1996, la
politique de gestion des risques naturels est fondée sur le principe de précaution face à un aléa
et en fonction des enjeux menacés par cet aléa.
Le 17 juin 1998, le préfet de région Île de France, préfet de Paris, a prescrit par arrêté
l’établissement d’un plan de prévention des risques naturels prévisibles d’inondation (PPRI) sur
la vallée de la Seine dans le département de Paris.
Ce PPRI doit traduire l’exposition aux risques d’inondation telle qu’elle peut être estimée
en fonction des connaissances hydrauliques et des moyens techniques actuels de calcul.
Afin de traduire cette exposition, le PPRI va donc s’attacher à définir d’une part l’aléa par
la détermination des secteurs susceptibles d’être inondés, et d’autre part les enjeux, à savoir les
biens et activités situés dans les secteurs soumis à l’aléa. La connaissance des enjeux ne pourra
être qu’imparfaite en raison de la grande densité d’installations présentes sur Paris et de la
difficulté d’estimer l’ensemble des dégâts potentiels.
Enfin, le PPRI ayant pour vocation de prévenir le risque, il veillera à définir des règles
visant à réduire les risques en cherchant à réduire la vulnérabilité des biens présents et à venir
situés dans une zone d’aléa, et les activités polluantes susceptibles, lors d’une crue, de porter
atteinte à l’environnement et à la qualité des eaux.
Il est à signaler que le PPRI de Paris vise à une réduction des risques en diminuant la
sensibilité des enjeux exposés sur le département de Paris. Il ne vise pas directement à la
diminution de l’aléa (ampleur de la crue), bien qu’il y contribue, dans les limites offertes par
l’urbanisation de Paris, en réservant à l’expansion des crues les zones inondables du Bois de
Boulogne et du parc André Citroën.
Bien évidemment, un tel plan ne peut pas avoir pour effet de figer définitivement
l’urbanisme de la capitale ni d’aboutir à vider les bords de Seine de tout habitant et de toute
activité.
Pour quantifier cette crue, il est choisi de retenir les hauteurs atteintes par la crue de
janvier 1910 comme références pour la définition de l’aléa, en cohérence avec tous les
départements d’Île de France.
1 1
Nota : Les lois susvisées , et en particulier les dispositions des articles 40-1 et suiv. de la loi n° 87-565 du 22 juillet 1987 relatifs aux plans de
prévention des risques majeurs prévisibles ont été repris dans le chapitre II du titre VI du livre V du Code de l’Environnement (articles L.562-1 et suiv.).
4
Il est aussi choisi, pour la détermination de l’aléa, de ne pas prendre en compte l'impact
de la gestion des lacs-réservoirs du bassin de la Seine situés en amont de Paris, l’impact des
murettes de protection dans Paris, l’impact des modifications hydrauliques apportées sur le
fleuve (suppression de certains ponts ou ouvrages de navigation) ou sur le bassin versant du
fleuve (modification de la perméabilité des sols et des conditions de ruissellement par
exemple). De la même manière, les impacts potentiels en terme d’effet de serre, non encore
suffisamment bien déterminés ou quantifiables, sont omis.
Certains de ces impacts (effet des grands lacs, modifications hydrauliques apportées sur
le fleuve), auront un effet plus ou moins bénéfique sur le niveau atteint par la crue. Cet effet
peut être estimé entre trente centimètres et un mètre, selon les hypothèses retenues pour la
répartition géographique des précipitations et pour leur étalement dans le temps.
A contrario, les autres modifications auraient un effet plutôt négatif sur le niveau atteint
par la crue.
Enfin, on peut rappeler que les grands lacs, dont l'objectif est de réduire les conséquences
des inondations et de soutenir les étiages, ont été dimensionnés pour être efficaces sur
l'hydrologie des crues historiques. Ainsi, ils permettent de diminuer les débits de la Seine et de
la Marne à l'amont de Paris lors des crues, qu'elles soient faibles ou importantes.
La gestion des ouvrages permet une efficacité optimale sur les grandes crues observées.
Cependant, pour des crues exceptionnelles, plus importantes que celles observées dans le passé
ou résultant d'une succession plus défavorable d'épisodes pluvieux longs et intenses, les
4
5
réservoirs pourraient, par action sur chaque épisode, être partiellement remplis en début de crue
et atteindre un remplissage total au cours de celle-ci.
Les lacs ont donc un effet modérateur sur les crues mais cet effet est plus incertain sur les
crues exceptionnelles.
Tableau 2 : liste des lacs existants, capacité et année de mise en service – source IIBRBS
Nom du barrage cours d'eau capacité année de mise en service
concerné (en millions de m3)
Crescent la Cure 24 1931
Bois-de-Chaumeçon le Chalaux 1934
Champaubert-aux-Bois la Blaise 23 1938
(a été par la suite englobé par le lac
réservoir du Der-Chantecoq)
Pannecière-Chaumard l'Yonne 80 1949
Seine ou "Forêt d'Orient" la Seine 205 1966
Marne ou "Der-Chantecoq" la Marne 350 1974
Aube l'Aube 170 1989
0.36 m / jour
7 jours
8 8 8 8
0,07 m / jour
0,6 m / jour
0,56 m / jour
17 jours
32,8 m 32,9 m
1 jour
7,5 jours
Quai + 2 m.
32,4 m
6 6 31,6 m
31,9 m
6 31,4 m 31,6 m 31,5 m 6
Quai + 1 m.
30,9 m 31 m
30,9 m 30,9 m 30,7 m
30,6 m 30,7 m
Hauteur du quai à Austerlitz : 30,36 m 30,3 m 30,4 m 30,3 m
29,8 m 29,9 m 29,8 m 29,8 m
Niveau des Plus Hautes 429,8 m. 29,8 m
4
29,8 m
4 29,4 m 4
Eaux Navigables : 30,19 m
2548 m3/s
2040 m3/s
2000 m3/s
1900 m3/s
28,9 m
1730 m3/s
1655 m3/s
1650 m3/s
1635 m3/s
1595 m3/s
1440 m3/s
1460 m3/s
1385 m3/s
1500 m3/s
1440 m3/s
1355 m3/s
1380 m3/s
1300 m3/s
1250 m3/s
1250 m3/s
1130 m3/s
1155 m3/s
1130 m3/s
1130 m3/s
1130 m3/s
1130 m3/s
1000 m3/s
1130 m3/s
857 m3/s
2 2 2 2
Retenue Normale : 26,72m
IGN 69 (NGF Normal.)
25 janv.
29 janv.
2 fev.
6 fev.
10 fev.
14 fev.
18 fev.
12 e jour
16 e jour
20 e jour
24 e jour
28 e jour
18 e jour
30 jour
42 e jour
10 e jour
14 e jour
18 e jour
22 e jour
26 e jour
IGN 69
e
Crue de 1910 Crue de 1955 Crue de 1970 Crue de 1983
Vitesse moyenne du courant Vitesse moyenne du courant Vitesse moyenne du courant Vitesse moyenne du courant
au maximum de la crue : 2,20 m/s au maximum de la crue : 1,95 m/s au maximum de la crue : 1,80 m/s au maximum de la crue : 1,77 m/s
9
Crue 1910 (centennale) 34,57 m IGN 69.....................................................................................
1
Retenue Normale 26,72m
IGN 69
Retenue normale fixée
0m Zéro de l'échelle : 25,90m IGN 69
par le barrage de
navigation de Suresnes.
Relevés longitudinaux des hauteurs de quai, des P.H.E.N. et de la crue de 1910 à Paris
35,05 m.
35 m. 34,94 m.
34,57 m. 34,57 m.
quai + 4 m.
33,65 m.
Crue de 19
quai + 3 m. quai + 3 m.
10
quai + 4 m.
quai + 2 m. quai + 2 m.
32,15 m. 32,04 m.
quai + 3 m.
quai + 1 m. quai + 1 m. quai + 2 m.
R. N. : 26,72 m.
(IGN 69)
Pont périphérique amont
Pont Royal
Un premier traitement a ensuite été effectué pour éliminer des données brutes les points
non représentatifs (cotes manifestement erronées, altitudes correspondant à des voiries en
hauteur comme les ponts, …).
La comparaison entre les altimétries obtenues par ce modèle numérique de terrain et les
cotes relevées de la crue de 1910 permettent de définir en chaque point du maillage la hauteur
théorique de submersion et de déterminer ainsi la carte d’aléa. Un dernier lissage est opéré pour
produire la carte d’aléa présente dans le présent PPRI.
Comme tout traitement numérique, cette méthode aboutit en effet à un lissage des
données brutes d’altimétrie. La précision en altitude du terrain naturel est estimée à ± 30 cm. La
précision en plan est estimée à ± 25 m.
À l’intérieur des îlots, le nivellement est interpolé par des traitements cartographiques
classiques réalisés par l’Institut Géographique National (méthode de triangulation). Cette
interpolation permet d’assurer la continuité du tracé des limites des zones inondables, mais ne
peut fournir qu’une indication incertaine des risques d’inondation des cœurs des îlots et des
immeubles. La réalisation d’une campagne de nivellement complète des îlots menacés par les
crues a été envisagée, mais, outre son coût élevé, l’intérêt de cette campagne aurait été faible,
voire nul, par rapport à l’objet et aux effets du PPRI et par rapport aux inconnues relatives au
débit et au comportement hydraulique de la prochaine crue centennale de Paris.
La méthode hydraulique employée est une méthode théorique simple, consistant à partir
des hauteurs d’eau atteintes en 1910 aux ponts de Paris, à extrapoler linéairement ces hauteurs
sur l’ensemble du territoire parisien. Cette crue est bien connue par les relevés du Service de la
Navigation de la Seine sur chacun des ponts.
9
La cote maximale
au Pont Notre
Dame ci contre a
été de 34,06 m
(référence IGN 69)
soit 33,73 m dans
le référentiel de la
Ville de Paris.
Cette méthode offre un niveau de précision comparable aux autres méthodes scientifiques
numériques ou physiques existantes actuellement (modèles mathématiques hydrauliques à 1, 2,
voire à 3 dimensions, méthodes mixtes par casier ou modèles réduits physiques). En effet, les
méthodes, tant mathématiques que physiques, ne permettent que partiellement de prendre en
compte les phénomènes de frottement et de turbulence particulièrement complexes dans un
secteur urbain. De plus, ils ne peuvent pas prendre en compte les déplacements souterrains qui
risquent de se produire par les réseaux souterrains qui quadrillent le sous-sol parisien (métro,
RER, égouts, caves, …) ni le comportement de la nappe d’accompagnement de la Seine.
Même s’ils ne sont pas couverts par le présent PPRI, d’autres inondations peuvent
survenir à Paris, à savoir :
-lors des grandes crues : les inondations de caves par remontées souterraines de la nappe
d’accompagnement du fleuve, qui s’étend sur 1 à 2 km autour du fleuve, - il s'agit du
risque de voir la cave inondée par les infiltrations de la nappe d'accompagnement par
la porosité des parois ou par les points d'infiltrations créés dans les fondations des
immeubles par le passage des câbles ou des canalisations. De la même manière le
risque d'inondation de la cave par la remontée des eaux d'égouts n'est pas pris en
compte lorsque ce risque est la conséquence d'une fuite dans les canalisations ou de la
présence de regards ou d'installations sanitaires en contrebas de la chaussée (cas
d'aménagements de sous-sols par exemple)-;
-lors de crues ou lors d’orages violents : les inondations par remontées des égouts et des
réseaux souterrains, fréquentes lors des crues ou lors de précipitations de forte
intensité qui saturent localement les capacités d’évacuation des eaux usées,
-lors d’orages violents : les inondations par ruissellement urbain de surface, qui
surviennent lors de précipitations de forte intensité.
-en tout temps : les inondations par rupture de canalisation d’eau.
10
!!! """
À l’instar du
quartier de
Bellechasse ci-
contre, de
nombreux secteurs
de Paris seront
submergés par les
réseaux de
galeries
souterraines. C’est
pourquoi les
principaux
secteurs menacés
par les résurgence
ont été inclus dans
le périmètre du
PPRI.
Les enjeux
Paris connaît une urbanisation ancienne, dense et continue et regroupe de nombreux
enjeux qui concernent aussi bien la sécurité des personnes, la sécurité des biens, la protection
de l’environnement, l’activité économique ou l’administration de la France. Ses berges
constituent de surcroît un patrimoine exceptionnel inscrit par l'UNESCO au patrimoine mondial
de l'humanité.
L’ampleur des enjeux a nécessité la réalisation d’un inventaire détaillé des équipements
parisiens potentiellement touchés par une crue centennale similaire à la crue de 1910. Cet
inventaire a été réalisé en classant les enjeux suivant 8 thèmes et 40 sous catégories.
Cet inventaire, bien qu’incomplet et omettant des secteurs d’activités privées importants
(notamment le secteur bancaire et le secteur des assurances), fait apparaître qu’un grand
nombre d’équipements et de services publics sont directement menacés par la crue.
10
11
monuments présentent, en plus de leur intérêt patrimonial, d’autres enjeux en raison de leur
occupation, à l’instar, par exemple, du palais du Louvre, du Grand Palais, du Petit Palais, …
Par ailleurs, plusieurs sites classés au titre de la loi de mai 1930 sur la protection des sites
dont le square du Vert Galant (1er arr.), le Jardin des Plantes (5ème arr.), l’esplanade des
Invalides (7ème arr.), le Cours Albert 1er (8ème arr.), la place de la Concorde (1er et 8ème arr.) ou le
Bois de Boulogne (16ème arr.) sont également concernés.
Le risque d’atteinte à l’environnement, s’il n’est pas totalement nul sur Paris et s’il doit
être pris en compte par les gestionnaires de ces installations, reste, fort heureusement faible.
Des autorités de contrôle (Cour des Comptes, Conseil d’État, Conseil Supérieur de
l’Audiovisuel, Commission des Opérations de Bourses, …), de nombreux services
déconcentrés de l’État (Commissariats de police, Cour Administrative d’Appel, Trésorerie, …)
et des établissements publics se situent aussi en zone inondable.
12
Bien qu’inondée,
la chambre des
députés a continué
à siéger pendant
la crue. Les caves
étaient inondées,
l’électricité et le
chauffage coupés.
Et, à partir du 28
janvier, les
parlementaires
arriveront en
barque avant
qu’une passerelle
soit installée.
12
13
Ci-contre, la gare
de Lyon, qui, avec
les gares
d’Austerlitz et de
Saint-Lazare, fait
partie des 3 gares
encore en service
qui s’est
transformée en
gare fluviale en
1910.
2
SNCF : Société Nationale des Chemins de Fer
3
RATP : Régie Autonome des Transports Parisiens
4
ADP : Aéroports de Paris
14
est inaccessible. Il leur appartiendra alors d’établir un plan de protection contre les inondations
qui réduise autant que possible les besoins en services de secours pendant la crue.
# Vingt neuf musées importants dont le Palais du Louvre, le musée d’Orsay, le futur
musée des Arts Premiers, le muséum d’Histoire Naturelle, le Grand Palais, le Petit
Palais, le musée Carnavalet,
Enfin, plusieurs établissements recevant du public se situent eux aussi en zone d’aléa
(palais Omnisports de Paris Bercy, salles de théâtre, cinémas, écoles, collèges et lycées,
universités, …)
!!! """
Le risque
Le risque est la résultante d’enjeux soumis à un aléa.
La lenteur de la montée des eaux permettra d’évacuer toutes les personnes qui vivent, qui
travaillent ou qui sont hospitalisées dans les secteurs susceptibles d’être inondés. La difficulté
résidera davantage dans l’organisation pratique de ces évacuations (identification de structures
d’accueil provisoires, gestion des priorités), sachant que plus de 600 000 personnes sont situées
dans des zones exposées aux crues dans l’agglomération parisienne dont près de 266 000
personnes dans Paris même.
14
15
Le risque économique
Contrairement au risque sur les personnes qui reste modéré sur le département de Paris, le
risque économique est considérable en raison de l’ancienneté de l’urbanisation de Paris, de la
densité et de la continuité de son bâti, ainsi que de la mixité des usages entre logements,
commerces et services.
Les études engagées par Les Grands Lacs de Seine estiment l’impact économique d’une
crue sur la région Île de France entre 4,5 et 12 milliards d’euros, selon les hypothèses retenues
pour l’action des lacs réservoirs existants et des protections locales en place.
Tableau 5 : Montants estimatifs des dommages directs et indirects en millions d’euros
Extrait du rapport « Inondations en Île de France – Nouvelles études, nouvelles connaissances – Synthèse
HYDRATEC – SIEE – Territoires Conseil – 12396 – Rapport de synthèse – août 1998 «
Nature des dommages Estimations basses et hautes
Dommages à l’habitat 600 à 1 800 M€
Équipements (hors réseaux) 550 à 1 200 M€
Activités 2 000 à 7 000 M€
Transports routiers 100 à 400 M€
Autres réseaux 1 000 à 2 000 M€
Nota : ces valeurs sont extrêmement approximatives, en particulier pour les dommages aux réseaux
ou pour les dommages générés par l’effet cumulatif des désordres. L'estimation basse correspond à
une ligne d'eau calculée à partir d'un débit de 2 400 m3/s intégrant l'action des lacs réservoir et des
aménagements hydrauliques, l'hypothèse haute correspond à la ligne d'eau de 1910.
nationaux) ne pourront malheureusement pas se prémunir totalement contre les dégâts d’une
crue. Il devront néanmoins établir un plan interne de sauvegarde contre les inondations dont les
objectifs sont d’identifier leur vulnérabilité propre et de prendre toutes les mesures
constructives ou organisationnelles leur permettant d’assurer la protection du patrimoine placé
sous leur garde ou de réduire autant possible les perturbations causées aux usagers de ces
services publics.
Le risque environnemental
La crue en elle-même, étant un phénomène naturel, n’est pas un risque pour
l’environnement. Par contre, lorsqu’elle atteint des secteurs urbanisés ou modifiés par
l’homme, elle peut se trouver en contact avec des produits toxiques ou polluants susceptibles
d’engendrer une pollution du fleuve et d’affecter gravement la qualité des eaux, la survie
aquatique et tous les secteurs situés en aval de l’origine de la pollution.
Pour prévenir ce risque, il est nécessaire que tous les détenteurs de produits dangereux
pour l’environnement assurent à ces produits un stockage garantissant tout risque
d’entraînement ou d’atteinte aux eaux du fleuve et de la nappe.
Cette règle vaut bien évidemment pour les installations classées pour la protection de
l’environnement qu’il convient de restreindre en zone inondable lorsqu’elles présentent des
risques de danger ou de pollution. Cette règle vaut aussi pour l’ensemble des personnes qui, à
titre individuel ou professionnel, peuvent détenir en faibles quantités des produits dangereux
dont le cumul pourrait s’avérer nuisible à l’environnement.
-l’inondation des routes, des logements situés dans les niveaux inondables, des caves,
-les coupures d’électricité, de gaz, de téléphone, de chauffages (qu’ils soient individuels
ou collectifs, qu’ils soient alimentés au fioul, au gaz ou à l’électricité)
-des perturbations possibles dans l’alimentation en eau potable
-des remontées d’eaux dans les immeubles par les réseaux d’égouts et des perturbations
dans l’évacuation des eaux usées
-des dommages sur les structures des immeubles (fondations, humidification des murs,
risques d’incendie par court-circuit…)
-des dommages localisés possibles sur les voiries (il est en particulier attiré l’attention sur
le danger de circuler sur des voiries inondées et sans visibilité qui, même avec de
faibles hauteurs de submersion et de faibles courants, peuvent receler des pièges
mortels (affaissements de chaussées, disparition des plaques d’égouts, …)
Parmi les conséquences indirectes, qui affecteront aussi les secteurs non inondés, on peut
signaler, entre autres :
16
17
Les dommages causés par les inondations relèvent, pour les biens assurés, du régime
d’assurance des catastrophes naturelles.
Élaboration du PPRI
L’élaboration du PPRI a été prescrite par le Préfet de Région le 17 juin 1998.
Il a ensuite fait l’objet d’une phase d’études techniques visant à définir l’aléa et les
enjeux, avec l’assistance de l’Institut Géographique National et de la ville de Paris pour la
définition de la cartographie, et de l’Atelier Parisien d’Urbanisme pour l’identification des
enjeux. Cette phase a abouti à la rédaction d’un projet en partenariat entre la Direction
Régionale de l’Environnement, la Direction de l’Urbanisme, du Logement et de l’Équipement5,
et la Direction Régionale de l’Équipement d’Île de France
À partir du mois d’avril 2001, ce projet a été présenté à de nombreux services publics
(État et Ville) ou parapublics fortement concernés.
Le projet a été soumis le 11 octobre 2002 pour avis au Conseil de Paris, en formation de
conseil municipal, pour une délibération lors de la séance des 9, 10 et 11 décembre 2002. Le
Conseil de Paris à délibéré le 10 décembre 2002 en émettant un avis favorable assorti de neuf
observations. Suite à ces observations et à certaines observations de services de l'État reçues
postérieurement à la consultation du Conseil de Paris, quelques modifications non
substantielles, développées à l'annexe 3 du présent rapport, ont été intégrées dans le projet de
PPRI.
Le projet de PPRI ainsi modifié a été soumis à enquête publique entre le 30 janvier 2003
et le 17 mars 2003 dans les formes prévues par les articles R.11.4 à R.11-14 du code de
l'expropriation pour cause d'utilité publique.
Le PPRI sera enfin tenu à la disposition du public en préfecture et dans chaque mairie
concernée et sera annexé in extenso à l’ensemble des documents d’urbanisme en vigueur
(P.O.S. devenu P.L.U. (plan local d’urbanisme), plan de sauvegarde et de mise en valeur
(P.S.M.V.) du Marais (3ème et 4ème arrondissements), PSMV du 7ème arrondissement, …). Il
vaudra alors servitude d’utilité publique.
5
La DULE est l’équivalent sur le département de Paris des Directions Départementales de l’Equipement (DDE) présentes dans les autres
départements français.
18
A – Champ d’application
Le PPRI porte sur l’ensemble du département de Paris. Il a néanmoins été établi en concertation
avec les départements limitrophes pour que la définition de l’aléa soit cohérente d’un département à
l’autre.
Les zonages de couleur intègrent par contre des différences notables liées aux différences
d’urbanisation entre le département de Paris et les départements voisins.
En effet, Paris, dans son ensemble, est considéré en raison de l’ancienneté de son urbanisation, de
la densité et de la continuité de son bâti, ainsi que de la mixité des usages entre logements, commerces
et services, comme un « centre urbain » au sens du schéma directeur de la région Ile de France valant
directive territoriale d’aménagement.
À ce titre, le département de Paris ne dispose que très ponctuellement de zones pouvant être
réservées à l’expansion des crues et de zones où il est matériellement possible de restreindre les
usages. Le PPRI visera donc à limiter l’augmentation du risque en limitant les extensions d’urbanisme
et en contrôlant celles qui sont autorisées en zone inondable.
B – Contenu
Le PPRI comprend plusieurs types de documents :
D’une part des documents réglementaires opposables au tiers : ces documents sont le règlement
proprement dit et les cartes de zonage par arrondissement ou groupe d’arrondissements.
D’autre part des documents informatifs, dont le présent rapport de présentation, les cartes d’aléa, de
la crue de 1910, et des enjeux, dont l’objectif est d’indiquer les secteurs géographiques concernés, la
nature des phénomènes naturels pris en compte et leurs conséquences possibles compte tenu de l’état
des connaissances.
Enfin, une carte d’assemblage réunissant au format 1/15000ème l’ensemble des cartes de zonage et
dont l’objectif est de fournir une vision d’ensemble du zonage et des limites des PHEC, le découpage
par arrondissement pouvant rendre certains secteurs peu compréhensibles lorsqu’ils sont séparés des
secteurs voisins.
Les prescriptions liées à la parcelle sont différenciées selon trois zones définies en fonction de leur
contribution à la crue : une zone verte pour l’expansion de la crue, une zone rouge pour l’écoulement
de la crue et une zone bleue qui correspond au centre urbain inondable. Au sein de la zone bleue,
18
19
certaines parcelles exposées à un risque plus important sont soumises à des prescriptions plus sévères.
Ces parcelles sont identifiées par un zonage bleu sombre.
Tableau 6 : Surfaces concernées par le zonage par arrondissement en hectares (ha)
Arrondissement Superficie Surfaces soumises au %
PPRI
1er 182 ha 93 ha 51 % hors zone rouge
2ème 101 ha 17 ha 17 %
3ème 117 ha 53 ha 45 %
4ème 160 ha 59 ha 35 % hors zone rouge
5ème 254 ha 92 ha 36 % hors zone rouge
6ème 212 ha 41 ha 19 % hors zone rouge
7ème 408 ha 141 ha 34 % hors zone rouge
8ème 389 ha 165 ha 42 % hors zone rouge
9ème 216 ha 74 ha 34 %
10ème 289 ha 8 ha 3%
11ème 365 ha 53 ha 14 %
12ème 1 624 ha 261 ha 16 % hors zone rouge
hors zone rouge
13ème 715 ha 170 ha 24 %
hors zone rouge
15ème 851 ha 389 ha 45 % hors zone rouge
dont 10 ha en zone verte
16ème 1 631 ha 303 ha 19 % hors zone rouge
dont 190 ha en zone verte
14ème, 17ème, 18ème, 2 889 ha – 0 – ha 0%
19ème et 20ème
Seine, bassin de l’Arsenal et quais bas Zone rouge : 219 ha s.o.
Paris 10 403 ha 2 138 ha 20,6 %
Les prescriptions liées à l’exercice d’un service public identifient 4 types de services publics
(transports en commun, réseaux de distribution de fluides, établissements de soins aux personnes,
établissements culturels et administrations) particulièrement exposés en raison de l’impact de leur
dysfonctionnement sur la sécurité des personnes ou des biens, et sur l’activité locale, régionale ou
nationale.
Pour une application plus aisée du PPRI, il a été choisi, dans la mesure du possible de définir une
cote unique de référence par parcelle, voire par îlot. Cette cote de référence, dénommée « plus hautes
eaux connues » ou « PHEC » dans le règlement est déterminée à partir de la cote atteinte au premier
pont amont, arrondie au dix centimètres. Cette cote est donc constante sur un casier cohérent délimité
en général par les voiries.
Pour certains secteurs concernés par des risques de résurgences, dans les arrondissements de la rive
droite, les cotes de PHEC retenues ont été ajustées en fonction de la connaissance plus ou moins bonne
de l’aléa.
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A – Zone Verte
La zone verte correspond aux zones d’expansion des crues. Sa vocation première est de permettre
un stockage des eaux pour favoriser l’écrêtement de la crue. Pour cela, il est nécessaire de laisser cet
espace le plus libre possible de toute construction volumétrique.
Dans le département de Paris, la zone verte comprend les espaces verts (parcs, jardins et bois)
situés en zone inondable qui peuvent être maintenus inondables sans mettre en péril trop d’enjeux. On
y trouve ainsi le secteur ouest du bois de Boulogne et le parc André Citroën.
La zone verte est limitée, par convention, pour le parc André Citroën, par les limites parcellaires du
parc, et pour le Bois de Boulogne, à l’est, par l’axe de la route de Sèvres à Neuilly, au nord et au sud,
par les limites communales de Paris, et à l’ouest, par la limite de la zone rouge.
Certains espaces verts, situés au centre de Paris et en zone inondable (l’esplanade des Invalides, les
jardins du Petit Palais et le Jardin des Plantes) sont classés en zone bleue en raison de leur intérêt dans
l’organisation de la défense contre les eaux de Paris. Ces espaces sont souvent protégés au titre des
législations sur les sites et sur les monuments historiques (lois de 1930 et de 1913), ce qui contribue
d’une certaine manière, par les contraintes liées à ces protections, à limiter l’aggravation des risques
sur ces espaces.
Les contraintes réglementaires définies pour cette zone visent donc à éviter toute augmentation des
risques sur les biens et les personnes menacés par les crues et à favoriser les échanges hydrauliques
vers le sol pour permettre la rétention de volumes d’eau tout en autorisant un usage raisonnable de ces
espaces.
B – Zone rouge
La zone rouge est la zone d’écoulement principal du fleuve en période de crue. Elle doit être
encombrée du moins d'obstacles possibles afin de permettre le libre écoulement.
Elle comprend le lit habituel du fleuve, mais aussi toutes les zones qui contribuent directement à
l’écoulement naturel du fleuve.
On y trouve ainsi les quais bas et quelques axes routiers, parallèles au fleuve et situés en dessous
des plus hautes eaux connues. Les limites ont été définies à partir des caractéristiques physiques
correspondant à la zone d'écoulement principal.
Les contraintes réglementaires associées à la zone rouge ont pour objet de ne pas réduire la
capacité d’écoulement du fleuve, et donc de ne pas aggraver les conséquences des inondations sur
Paris et sur les communes situées en amont. Il est rappelé que les installations, ouvrages, travaux et
activités, permanents ou temporaires, présents sur les quais bas sont susceptibles de nuire au libre
écoulement des eaux. À ce titre, et indépendamment des dispositions prévues au titre du présent plan
ou du code de l'urbanisme, ils sont soumis à autorisation par application de l'article L. 214-3 du code
de l'environnement. Les installations, ouvrages, travaux et activités permanent sont donc soumis à la
réalisation d'une étude d'incidence qui doit porter notamment sur l'écoulement du fleuve.
L’occupation de ces espaces doit donc être limitée aux activités liées au port, au fleuve ou aux
berges.
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Par convention, le bassin de l’Arsenal a été inclus dans le zone rouge, bien que ne faisant pas partie
de la zone d’écoulement, en raison de la vocation portuaire de cet espace.
C – Zone bleue
La zone bleue correspond aux zones urbanisées situées en zone inondable. Au sein de cette zone,
deux variantes sont définies : une zone bleu sombre, qui correspond à des secteurs de bâtis importants
exposés à des niveaux de submersion potentiellement supérieurs à un mètre, et une zone bleu clair
correspondant au reste de la zone inondable, exclusion faite des zones verte et rouge.
La méthode de détermination de l’aléa ne permettant pas une détermination certaine des surfaces
inondées, compte tenu en particulier de la méconnaissance du comportement de la crue dans les cœurs
d’îlot, le zonage a été réalisé en arrondissant par excès les zones, à l’échelle de la parcelle pour la zone
bleu sombre, et à l’échelle de l’îlot6 pour la zone bleu clair. Les parcelles ou fractions de parcelles
incluses ainsi par application du principe de précaution sont signalées par des hachures blanches. Ces
hachures ou l’absence de hachures traduisent ainsi respectivement une présomption d’absence de
risque ou une présomption forte de risque. Dans tous les cas, seules la connaissance de la topographie
locale et la vérification des niveaux de plancher des immeubles par rapport à la cote des PHEC
permettent de quantifier le risque réel et de prendre les mesures de précaution adaptées à ce risque. Des
éléments permettant de déterminer la surface de nivellement peuvent être communiqués par les
services techniques de la Ville de Paris. Il est par contre de la responsabilité des propriétaires de
connaître leur surface de nivellement et l’altitude des planchers de leur immeuble.
Les voiries sont représentées par convention en blanc pour faciliter la compréhension de la carte,
mais sont incluses, lorsqu’elles bordent des îlots appartenant à l’une des zones inondables, dans la
zone bleu clair. Ce classement des voiries en zone bleu clair est destiné à gérer les situations issues
d’un déclassement éventuel de certaines voiries au profit de zones constructibles.
Les prescriptions fixées pour la zone bleue ont donc pour objectifs :
# la réduction des activités pouvant présenter un risque pour l’environnement dans les zones
d’aléa le plus fort, et à prévenir les dommages à l’environnement par l'intermédiaire des
eaux du fleuve en crue ou de la nappe ;
# la réduction des risques en interdisant le stockage de biens sensibles ou coûteux dans les
niveaux inondés, sauf à prendre des dispositions de protection particulières ;
# la limitation de l'exposition directe à l'inondation des logements ;
# et, pour les constructions neuves, l’obligation d’intégrer la connaissance du risque dans les
techniques constructives et dans l'occupation des niveaux inondables.
Les règles sont, en raison de l’importance supérieure du risque, plus restrictives pour les logements
inondables et pour les installations relevant de la législation sur la protection de l’environnement dans
la zone bleu sombre.
Pour aboutir aux objectifs de limitation des risques, il est notamment prévu de limiter partiellement
la constructibilité autorisée dans Paris par rapport à la situation existante. Cette limitation, appliquée à
un centre urbain fortement urbanisé, ne doit néanmoins pas avoir pour conséquence de maintenir des
espaces en friche ou en chantier au cœur de la capitale. Il est en effet nécessaire de concilier les
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Les parcelles et les îlots retenus pour l’établissement du zonage sont issus des données disponibles auprès de l’Atelier Parisien d’Urbanisme,
situation parcellaire 2000). Sur certains secteurs (ZAC de Bercy, ZAC Paris Rive Gauche notamment), les mises à jour du découpage parcellaire peuvent
différer du découpage réel. Dans ce cas, les nouvelles parcelles héritent du zonage correspondant à leur emplacement identifiable sur les plans du PPRI à
partir des limites des anciennes parcelles. D’autre part, certaines limites d’îlot peuvent différer sans raison apparente des limites des voiries. Les parcelles
ainsi isolées de leur îlot physique ont été maintenues hors du zonage du PPRI lorsqu’elles étaient manifestement hors de la zone d’aléa.
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objectifs de prévention du risque d'inondation avec les contraintes de développement d'un centre
urbain ancien.
La constructibilité est donc admise sur un certain nombre de secteurs stratégiques pour le
développement économique ou social de Paris, ou d'intérêt national, limitativement identifiés sur les
cartes de zonages par un périmètre violet.
13. et le secteur de la rue de la Fédération (15ème arr., 0,9 ha), qui sont destinés à
l'accueil d'équipements nécessaires à la collectivité et qui présentent des enjeux de
rééquilibrage en matière de diversité des fonctions urbaines et de mixité sociale.
Il est à noter que les arrondissements périphériques, et en particulier les 12ème, 13ème et 15ème
arrondissements, présentent de nombreux enjeux pour le rééquilibrage en matière de diversité des
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fonctions urbaines et de mixité sociale. Les secteurs stratégiques retenus pour ces arrondissements ont
toutefois été limités pour concilier autant que possible les enjeux que présentent le développement de
ces arrondissements avec l'objectif de prévention du risque d'inondation.
L'aménagement de ces treize secteurs nécessite évidemment que des mesures strictes soient prises
en conséquence du risque encouru. En particulier, l'aménagement de ces secteurs ne doit pas avoir
pour effet d'augmenter le nombre d'évacuations de logements ou de personnes fragilisées ou de
compliquer la gestion déjà difficile de la crise.
D'autre part, la constructibilité est aussi admise pour la réalisation d'équipements sociaux,
éducatifs, sportifs ou culturels, nécessaires à la qualité de la vie de Paris. Ces équipements devront
toutefois être conçus pour ne pas augmenter le nombre de personnes à évacuer, aussi l'hébergement
admis dans ces équipements doit-il être limité aux seuls personnes logés pour nécessité de service, et à
ne pas augmenter le coût des dommages, en installant leur niveau d'exploitation au-dessus des plus
hautes eaux connues.
Enfin, la constructibilité est admise sur les petites unités foncières en dents creuses du paysage
urbain pour éviter le maintien de petites friches urbaines riveraines de la voie publique. L'évolution
démographique observée sur Paris (diminution naturelle de la population par diminution de la taille des
ménages, par desserrement des logements ou par l'amélioration de la salubrité des constructions), ainsi
que le souhait de préservation du patrimoine qui peut s'observer par les mesures de protections qui
visent certains immeubles en dent creuse, ne rendent a priori pas nécessaire d'imposer de contraintes
supplémentaire sur la constructibilité des dents creuses.
24
IV – AUTRES DISPOSITIONS
La prévention du risque naturel « inondation » doit comprendre, en plus des actions précédemment
citées et visant à réduire les enjeux et leur vulnérabilité, un certain nombre de dispositions destinées à
prévenir leurs réactions pendant l’inondation.
Les plans ainsi établis seront centralisés et coordonnés par la préfecture de police et par le
secrétariat général de la zone de défense de Paris. Il contribueront ainsi à la réactualisation et aux
mises à jour du plan spécialisé inondations zonal.
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ANNEXE 1
-
NIVELLEMENTS GEOGRAPHIQUES ET
TABLEAU DE CORRESPONDANCE
Le réseau IGN 1969 : établi de 1962 à 1969 par l'Institut Géographique National.
On a conservé comme point de départ le "Zéro Normal" défini par Lallemand. Le zéro de
nivellement est à 1,661 m sous le repère fondamental situé dans le local du marégraphe de Marseille.
C'est ce réseau qui est actuellement le réseau de nivellement officiel en France métropolitaine. Ce
réseau est régulièrement recalculé (calcul de compensation). Ainsi les cotes des repères de l'IGN 69
par rapport au zéro normal peuvent avoir été modifiées depuis la première détermination de l'altitude
des repères en 1969.
Certaines collectivités locales, comme la Ville de Paris ou certains services publics utilisent un
réseau de nivellement local. Pour Paris, il s’agit du nivellement orthométrique, aussi improprement
appelé « NGF » ou « NGVP ». Ce nivellement diffère de 33 centimètres en moins par rapport au
nivellement dit IGN 69.
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Tableau 6 Correspondance des différents réseaux de nivellement pour les plus hautes eaux connues (PHEC) :
cote IGN 69 cote Ville de Paris cote IGN 69 cote Ville de Paris
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ANNEXE 2
-
POPULATION EXPOSEE AU RISQUE PAR ARRONDISSEMENT
Il est précisé que l'ensemble des modifications indiquées dans la présente annexe ont été apportées
aux documents correspondants. Le présent rappel, à valeur purement indicative, a pour seul objet
d'informer le lecteur du présent plan de l'évolution de celui-ci suite aux consultations réalisées.
La liste des secteurs stratégiques, développées pages 22 et 23 du présent règlement, a été modifiée
par l'ajout de six nouveaux secteurs stratégiques dont la liste est développée ci dessous :
c/ les équipements
d/ la zone rouge
e/ actualisation de la procédure
La présente annexe détaillant les modifications apportées au projet de PPRI a été ajoutée.
Les périmètres des secteurs stratégiques complémentaires ont été ajoutés sur les cartes de zonage
des arrondissements concernés et sur la carte d'assemblage.
La commission d'enquête ayant émis un avis favorable avec suggestions et réserves, les
modifications suivantes ont été apportées au P.P.R.I. afin de tenir compte de ces observations.
Quelques modifications de nature rédactionnelle ont été apportées dans un souci de meilleure clarté
ou de précision juridique. Ces modifications concernent
-Le chapitre I - L'aléa - les autres risques non couverts par le PPRI
-Le chapitre III.B - Zone rouge.
-La liste des secteurs stratégiques pour le développement économique et social, ou
d'intérêt national (chapitre III.C - Zone bleue)
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Le chapitre III - B - Zone rouge a été amendé dans le sens d'une rédaction plus précise des règles
prévues pour cette zone.
Le chapitre III (Dispositions générales)-C (Zone Bleue) a été restructuré pour en faciliter la lecture.
Deux nouveaux articles 2 et 3 ont été ajoutés. Ces articles reprennent les dispositions prévues aux
alinéa $-1 et $-2. Le tableau de correspondance ci-dessous indique les changements :
Le chapitre V - Terminologie a été complété par la définition de la SHON et par l'ajout de deux
dessins illustrant la définition proposée pour la dent creuse.
La terminologie de terrain pouvant prêter à confusion pour l'instruction future des autorisations
d'urbanisme, est remplacée par la terminologie d'unité foncière, une unité foncière étant un ensemble
constitué par une ou plusieurs parcelles cadastrales et étant l'unité d'étude des autorisations
d'urbanisme.
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Un paragraphe III-% a été ajouté afin de rappeler que le montant des travaux de prévention
demandés dans le cadre du PPRI peuvent être limités à 10 % de la valeur des biens protégés,
conformément aux dispositions du décret 95-1089 relatif aux plans de prévention des risques naturels
prévisibles. Cet ajout répond à la réserve n° 2 de la commission d'enquête.
Le paragraphe III-C-0-% a été complété afin d'inclure, de manière conventionnelle, le site des
Halles dans la zone bleu clair. En effet, ce site présente de nombreux enjeux par la densité des
commerces présents et par sa position centrale dans l'organisation des transports en commun et est
construit en niveaux de sous-sols dans l'emprise de la nappe d'accompagnement du fleuve. Le Conseil
de Paris ainsi que la commission d'enquête ayant souligné ce site, son inclusion en zone bleue
s'impose.
Le paragraphe III-C-1-% a été annulé et une nouvelle rédaction lui a été substitué comme suite aux
réserves de la commission d'enquête.
Le paragraphe IV-0-"Mesures d'ordre général" a été créé suite aux réserves de la commission
d'enquête sur l'affichage des PHEC et sur l'alerte du public.
L'information géographique portée sur les cartes de zonages a été complétée par l'ajout de
toponymes (noms de rues).
Une correction d'une erreur matérielle a été réalisée (port du Point du Jour dans le 16ème
arrondissement, intégré à la zone rouge).
Le site des Halles et le site du groupe hospitalier Sainte Périne ont été inclus en zone bleu clair. Les
limites des casiers des PHEC ont été adaptées autour du site des Halles.
Le commentaire relatif aux zones hachurées de la carte d'assemblage a été modifié en vue d'une
meilleure clarté rédactionnelle.
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