Rapport sur l'Amplificateur Différentiel
Rapport sur l'Amplificateur Différentiel
Electronique Analogique
SMP5
Pr. A. MAAOUNI
Table des matières
1 Ampli. Diff. à transistors bipolaires 3
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.1 Mode différentiel : e 1 = −e 2 = v2d . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.2 Mode commun : e 1 = e 2 = e cm . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.3 Taux de réjection en mode commun (CMRR) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2 Manipulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.1 Première partie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.2 Seconde partie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2 Amplificateurs opérationnels 13
2.1 Modèle de l’AO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2 Réponse en fréquence de l’AO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.3 Amplificateur Opérationnel Idéal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.4 Applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.4.1 Sommateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.4.2 Amplificateurs Inverseur/non inverseur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.4.3 Intégrateur/Différentiateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.5 Manipulations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.5.1 Manipulation 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.6 Manipulation 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.6.1 Intégrateur/Dérivateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.6.2 Résolution d’une équation différentielle linéaire du premier ordre . . . . . . . 23
2.6.3 Résolution d’une équation différentielle linéaire du second ordre . . . . . . . . 25
3 Amplificateurs à réaction 31
3.1 Rappel de cours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.1.1 Notion de réaction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.2 Montages fondamentaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.2.1 Amplificateur idéal à réaction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.2.2 Impédances des amplificateurs à contre-réaction . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
3.2.3 Avantages de la contre réaction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3.2.4 Règles pour l’identification de l’amplificateur sans réaction . . . . . . . . . . . 37
1
LAB 1
1.1 Introduction
L’amplificateur à paire différentielle à transistors bipolaires typique se compose d’une paire de
transistors couplés au niveau des émetteurs à une source de courant, ayant des résistances égales
dans chaque collecteur et des sources de signal égales mais opposées dans chaque [Link]
configurations d’amplificateurs différentiels existent. La configuration de base (1.1) sera étudiée dans
cette expérience.
L’amplificateur de la figure (1.1) en mode différentiel en petits signaux est représenté Fig. (1.2).
Les transistors Q1 et Q2 sont supposés identiques, la notion de demi-amplificateur permet donc de
définir le gain A d en mode différentiel.
Gain différentiel
v 01
Ad =
e1
βRC
=− , pour r 0 À RC , β À 1 (1.1)
r π + βR E
3
LAB 1. AMPLI. DIFF. À TRANSISTORS BIPOLAIRES
F IGURE 1.2 – a) Amplificateur de la figure (1.1) en mode différentiel, b) Schéma petits signaux du
transistor.
r i d = 2r r i ,d emi (1.2)
où r i d ,d emi est la résistance d’entrée du demi-amplificateur de la figure (1.3) donnée par l’expression
suivante :
e1
r i d ,d emi = = rπ, r 0 À RC et β À 1 (1.3)
ib
v 01
A cm =
e1
βRC
=− , RC ¿ r O , β À 1 (1.4)
r + β(2R 0 + R E )
1.2 Manipulation
Quantité
Transistors NPN 2N2222A
2
6.8kΩ 2
Résistances
10kΩ 2
Potentiomètre 1kΩ 1
Capacité 10µF 1
Multimètre 1
Alimentation DC symétrique 1
Oscilloscope 1
TABLE 1.1 – Liste de matériel du Laboratoire 1.
v 01cc −v 02cc
v 01cc v 02cc A d ,mes = e 1cc A 0d = ev1cc
01
A d ,E q.(1.1)
3. Compléter le tableau (1.2) en effectuant les mesures correspondantes. v 01cc et v 02cc désignent
les tensions crête à crête aux niveaux des collecteurs. A d est le gain différentiel et A d ,E q.(1.1)
est le gain différentiel donné par la relation (1.1). e 1cc est la valeur crête à crête de la tension
d’entrée au niveau de la base du transistor Q1.
4. Réaliser le montage de la figure (1.9). RC , R 0 , R p , VE E , VCC gardent les mêmes valeurs que
précédemment.
Donner la valeur du gain en mode commun A cm,E q (1.4) obtenu à partir de la relation (1.4) :
A cm,E q (1.4) = − − − − .
IC = − − − − (m A), I B = − − − − −(µA)
e 1cc v 01cc v
A d = e01cc A d ,E q.(1.4)
1cc
Amplificateurs opérationnels
Un Amplificateur Opérationnel (ou un Amplificateur Linéaire Intégré : ALI) est un amplificateur
différentiel : un amplificateur qui permet d’amplifier la différence de potentiel électrique présente
à ses bornes d’entrées. Initialement conçu pour les opérations mathématiques comme l’addition, la
différence, la multiplication,... etc, dans les calculateurs analogiques, l’Amplificateur Opérationnel
(OA), a été ensuite utilisé dans bien d’autres circuits électroniques : oscillateurs, régulateurs, sources
de courants, etc.
Le Symbole utilisé pour le représenter est le suivant :
Les tensions U+ et U− sont généralement symétriques par rapport à la masse. Pour la plupart des
applications, on utilise les valeurs normalisées ±12V et ±15V .
13
LAB 2. AMPLIFICATEURS OPÉRATIONNELS
Puisque l’OA est composé de transistors polarisés en zone active par les sources DC U+ et U− ,
la tension de sortie est limitée à l’intervalle U+ ∆v < v o < U+ − ∆v . ∆v est de l’ordre de 1V à 2V
pour l’OA 741 et de l’ordre de 10mV pour la nouvelle génération d’OA à base de C MOS (Semi-
conducteurs Métal-Oxyde-Complémentaires). Le gain A 0 (gain en boucle ouverte de l’AO) est de
l’ordre de 105 . Sur la caractéristique de transfert, on distingue deux régions : une région linéaire
autour de 0V pour laquelle la tension de sortie v 0 est proportionnelle à la tension différentielle e d =
v + − v − et une région de saturation. On notera que la partie linéaire de la caractéristique est restreinte
à l’intervalle e d− < e d < e d+ :
U±
e d± = ± ' ±0.1mV
A0
et que l’amplificateur opérationnel est donc inutilisable sans éléments extérieurs.
En connectant la sortie de l’OA à sa borne inverseuse (borne (-)) par l’intermédiaire d’un élément
extérieur, on réalise une configuration appelée contre-réaction qui engendre un fonctionnement du
système en mode linéaire. Une telle configuration est représentée à la figure (2.3).
Considérons l’amplificateur inverseur de la figure (2.4) et supposons que gain en boucle ouverte
A 0 de l’AO est fini, sa résistance différentielle R i est infinie et sa résistance de sortie nulle. Le schéma
équivalent de l’amplificateur inverseur est représenté à la figure (2.5).
En combinant les équations (2.1) et (2.2), nous obtenons le gain A en boucle fermée de l’amplificateur
inverseur :
v0 −R 2 /R 1
A= = (2.3)
vi 1 + (1 + R 2 /R 1 )/A 0
Le gain en boucle ouverte étant très grand, la contre réaction ramène le gain à de faibles valeurs.
Ainsi, pour l’amplificateur inverseur, nous aurons (puisque A 0 >> 1) :
R2
A=−
R1
On peut, en première approximation, considérer que les amplificateurs opérationnels réels se com-
portent comme des systèmes du premier ordre ayant une fréquence de coupure inférieure voisine de
10H z et dont le produit gain-bande passante en système bouclé est constant.
A0
A0( f ) = f
(2.4)
1+ j f 3d B
Cette approximation repose sur l’hypothèse que seul le pôle dominant est pris en considération. La
figure (2.6) représente le diagramme de Bode typique du 741. f 3d B est la fréquence de coupure et f T
est la fréquence qui correspond au produit gain bande passante.
2.4 Applications
2.4.1 Sommateur
Si l’AO est idéal, on a v + = v − ' 0V . Les lois d’Ohm et des noeuds, appliquées au circuit de la
figure (2.7), se traduisent par :
i = i1 + i2 + i3
ei
ii =
Ri
i = −v o /R
e1 e2 e2
v o = −R( + + )
R1 R2 R2
R3
v+ = v− = e2
R3 + R4
v0
R2
+ Re 11
v− = 1
R1 + R12
F IGURE 2.8 – Circuit combinant les effets d’un amplicateur inverseur et d’un amplicateur non inver-
seur.
R2 R4 R1 + R2
v0 = − e1 + e2
R1 R4 + R3 R1
2.4.3 Intégrateur/Différentiateur
vi − v− d
i= = C (v − − v 0 ), v+ = 0 ' v−
R dt
Z t
1
v o (t ) = − v i (x)d x + v 0 (0)
RC 0
Ce résultat montre que le circuit fournit l’intégrale de l’entrée. Il s’agit donc d’un intégrateur. Le
circuit de la figure (2.9 b) est décrit par les équations :
d
i =C v i = −v 0 /R
dt
d
v 0 = −RC vi
dt
2.5 Manipulations
2.5.1 Manipulation 1
Dans toute la suite, ajuster ’Trigger Source’ sur CH1.
Sommateur Inverseur
1. Réaliser le montage sommateur de la figure 2.10. La source v 2 est une tension sinusoïdale
délivrée par le GBF, de valeur moyenne nulle, d’amplitude 0.5V et de fréquence 1k H z . La
source V1 est une source DC de valeur 15V . On prendra pour résistances : R 1 = 1kΩ, R 2 =
220Ω, R 3 = 100Ω.
2. Visualiser la tension de sortie de l’AO v 0 sur CH1 en mode DC (Le mode DC permet de
visualiser les deux composantes du signal AC et DC) et mesurer son amplitude Vp,exp et sa
valeur moyenne V0,exp .
3. Etablir l’expression théorique de la tension de sortie, notée v 0,t h en fonction V1 , v 2 , R 1 , R 2
et R 3 . Déterminer la valeur moyenne V0,t h de v 0,t h et son amplitude Vp,t h et comparer ces
résultats à ceux de la question 2. On prendra v 2 (t ) = Vm sin(ωt ), ω = 2π f , Vm = 0.5V .
4. Reprendre la question 3, en prenant comme valeurs de R 1 , R 2 et R 3 les valeurs exactes mesu-
rées à l’aide du multimètre. Conclure.
Dans cette partie, il est question d’établir les résultats de mesure par superposition.
0
5. Débrancher le GBF et mesurer la tension de sortie, notée V0,exp . Comparer cette valeur à V0,exp
puis conclure.
0
6. Annuler V1 et mesurer l’amplitude de la tension de sortie, on la notera Vp,exp . Comparer cette
valeur à Vp,exp de la question 1 et conclure.
Quan-
tité
1kΩ 2
220Ω 1
Résistances 100Ω 1
4.7kΩ 1
47kΩ 1
2.2kΩ 1
330Ω 1
10kΩ 1
5kΩ 1
Potentiomètres
10kΩ 1
1µF 1
Capacités
2.2nF 1
Ampli- LM7412
Operationnel
Alimentation DC 1
symétrique
GBF 1
Multimètre 1
Oscilloscope 1
TABLE 2.1 – Liste de matériel du Laboratoire 2.
— Amplificateur différentiel
Le gain de l’amplificateur de la figure (2.11-a) peut se mettre sous la forme :
v 0 = −G − e 1 +G + e 2
R2 R4 R1 + R2
G− = , G− =
R1 R4 + R3 R1
On peut le réarranger en faisant apparaître les gains en mode différentiel et en mode commun ainsi :
G + +G − e1 + e2
v0 = (e 2 − e 1 ) + (G + −G − )
2 2
= G d e d +G cm e cm
G + +G − e1 + e2
Gd = , G cm = G + −G − , e d = e 2 − e 1 , e cm =
2 2
R2 R4
= (2.5)
R1 R3
C M RR = 20 log10 (G d /G cm )
Le CMRR (Common Mode Rejection Ratio) doit être le plus grand possible pour assurer une ampli-
fication de différence.
Manipulation
3. La tension sinusoïdale e est de fréquence 1k H z . Son amplitude doit être fixée à 0.5V . Ajuster
le potentiomètre de sorte que la sortie du premier AO soit opposée à son entrée. Visualiser
ensuite à l’oscilloscope les signaux d’entrée et de sortie sur CH2 et CH1 respectivement et
mesurer le gain G d = v o,d /e (crête-à-crête) .
4. Déterminer le CMRR.
2.6 Manipulation 2
2.6.1 Intégrateur/Dérivateur
1. Réaliser le montage de la figure (2.14). C = 1µF , R = 1kΩ et R p = 10kΩ. La tension e est
un signal carré de fréquence 1, 5k H z et d’amplitude 1V . Visualiser la tension de sortie v 0 et
reporter les tensions e et v 0 sur la figure (2.15) en indiquant le calibre et la base de temps.
Conclure
dy 1 R4 1
+ y =− vi (2.6)
d t R 2C R 4 + R 3 R 1C
d2y dy
R 1 R 2C 1C 2 2
+ (R 1 + R 2 )C 2 + y = vi , y = v0 (2.7)
dt dt
Mesurer les grandeurs indiquées sur la figure (2.21) (v 1 , v 2 , v 3 et T s ) sur la courbe visualisée à
l’oscilloscope et comparer les résultats. Conclure.
Amplificateurs à réaction
Première partie
31
LAB 3. AMPLIFICATEURS À RÉACTION
inverse de la chaîne de réaction. Elle est souvent réelle, mais, en général c’est une fonction de la
fréquence (A ne pas confondre avec le gain en courant en court-circuit d’un émetteur commun).
On a :
xi = x s − x f
x f = βx o
x o = Ax i
xo A
AF = =
x s 1 + βA
A f est appelé gain en boucle fermé. Si | A F | < |A| la réaction est dite négative ( contre-réaction).
— La réinjection de tension en entrée augmente l’impédance d’entrée quel que soit le raccorde-
ment en sortie
Démo.
F IGURE 3.6 – Schéma pour la détermination de la résistance d’entrée R i f dans le cas de réinjection
de tension à l’entrée.
vi = v s − v f
= v s − βx o
= v s − βAv i
vs
vi =
1 + βA
v s vi
Ri f = = (1 + βA) = R i (1 + βA) > R i
I I
F IGURE 3.7 – Schéma pour la détermination de la résistance d’entrée R i f dans le cas de réinjection
de courant à l’entrée.
ii = is − i f
= i s − βx o
= i s − βAi i
is
ii =
1 + βA
V Ri i i Ri
Ri f = = =
is is 1 + βA
Résistance de sortie
v o,co
Ro f =
i o,cc
v o,co est la tension de sortie en circuit ouvert et i o,cc est le courant de sortie en court-circuit.
Ax s
v o,co = Ax i = A(x s − βv o,co ) → v o,co =
1 + βA
Ax i Ax s
i o,cc = = , x i = x s (x f = 0, car v o = 0)
Ro Ro
Ax s
1+βA Ro
Ro f = = < Ro
Ax s 1 + βA
R0
v o,co
Ro f = = R o (1 + βA) > R o
i o,cc
— La stabilité du gain
— L’amélioration des impédances d’entrée et de sortie
— La diminution de la distorsion non linéaire
— L’élargissement de la bande passante
c. Dans le cas d’une comparaison de courant, annuler v i , autrement dit, court-circuiter le noeud
d’entrée de manière que rien du courant de réaction n’entre dans l’entrée de l’amplificateur.
d. Dans le cas de comparaison série ( de tension), annuler i i ; autrement dit, ouvrir la boucle
d’entrée de manière que rien de la tension de réaction n’atteigne l’entrée de l’amplificateur.
3.2.5 Manipulation
Boucle Bande
f −3d B,basse = f −3d B,haut e =
Fermée f = 1k H z f = 10k H z f = 70k H z passante
——– ——–
(BF) en BF
Gain en
tension
Af =
v 0,C −C
v i ,C −C
TABLE 3.1 – Gain en bande médiane et fréquences de coupures. (.)C-C désigne la valeur crête à crête.
βT = − − −−
TABLE 3.2 – Gain en bande médiane et fréquences de coupures. (.)C-C désigne la valeur crête à crête.
F IGURE 3.18 – Circuit pour la mesure de la résistance d’entrée de l’amplificateur en BO. R p = 10kΩ.
Oscillateur à réaction
4.1 Principe
Considérons un système bouclé constitué d’un amplificateur de gain complexe G et d’un réseau de
réaction de coefficient de transmission complexe β.
G
A=
1 − βG
L’amplificateur rentre en oscillation lorsque le gain A devient infini, c’est à dire lorsque l’égalité :
1 −Gβ = 0
est réalisée.
Le terme Gβ représente le gain complexe de l’amplificateur associé au réseau de réaction lorsque
ce dernier a été déconnecté de l’entrée de l’amplificateur est chargé par une impédance Z , égale à
l’impédance d’entrée de l’amplificateur.
K ( f ) = G( f )β( f ) est un nombre complexe que l’on peut écrire sous la forme :
K = ke j φ
Le système peut être stable selon la valeur de K ( f ). Dans le cas particulier K ( f ) → 1 pour une fré-
quence f 0 , la réponse impulsionnelle du système est oscillatoire à cette fréquence.
— Si k < 1, φ = 0, les oscillations qui naissent dans le système s’amortissent.
47
LAB 4. OSCILLATEUR À RÉACTION
— Si k > 1, φ = 0, les oscillations s’amorcent et leur amplitude croît jusqu’à ce qu’elle soit limitée
par les non linéarités du système.
— Si k = 1, φ = 0, des oscillations peuvent s’amorcer. Dans ce cas, on n’a pas besoin du signal
d’entrée. On dit que le système s’auto entretient. C’est cette propriété qui est utilisée pour
créer des oscillateurs linéaires.
La fréquence des oscillations ω0 est obtenue à partir de la relation Im(β( j ω0 )) = 0, soit : ω0 = RC1p6 .
La condition sur le gain est donnée par : |A| > 29 (1/β( j ω0 ) = −29).
Un autre type d’oscillateurs à réseau déphaseur est ’l’oscillateur quadrature’ produisant deux signaux
en quadrature de phases (si n et cos ). Une réalisation d’oscillateur quadrature à base d’intégrateurs
V 02 1
A v2 = =−
V 01 j R 2C 2 ω
cet inverseur produit un déphasage de −270◦ ( ou 90◦ ). Les sorties 1 et 2 sont donc en quadrature de
phases.
V 01 1 1 + j ωR 1C 1
A v1 = = 1+ =
Vr j R 1C 1 ω j R 1C 1 ω
Vr 1
β( j ω) = =
V 02 j ωR 3C 3 + 1
Pour R 3C 3 = R 1C 1 , on a :
V 01 1
=
V 02 j R 1C 1 ω
La condition sur le gain de boucle est donnée par :
β( j ω)A v1 A v2 = 1
Soit :
1 + j ωR 1C 1
µ ¶
1 1
− =1
j ωR 3C 3 + 1 j R 1C 1 ω j R 2C 2 ω
1
ω0 =
R 1C 1
En pratique, un mécanisme d’ajustement des constantes de temps à l’aide de potentiomètres est né-
cessaire à cause de la différence entre les valeurs effectives et celles indiquées par le constructeur
pour les composants passifs (résistances et capacités,...). En plus, des circuits limiteurs d’amplitude
peuvent être utilisés pour réduire les distorsions.
1
Vr (p) R1C p 2Qω0 p
A v2 (p) = =− =−
Vo (p) p 2 + R2C p + 1
R2 R1C 2
p2 p + ωQ0 p + ω20
2
2
où : s
1 R2
Q=
2 R1
et :
1
ω0 = p (4.1)
R 1 R 2C
Le gain de boucle est donné par :
R4 2Qω0 ω
βA v 1 A v2 = ω0
R 3 ω Q + j (ω2 − ω20 )
La condition βA v1 A v2 = 1 sur le gain de boucle se traduit par une pulsation des oscillations égale à
R4 1
|A v1 | = = (4.2)
R 3 2Q 2
vo R2
A v0 = = 1+
v+ R1
R
1+RC j ω
v+ = vo R
R + C 1j ω + 1+RC jω
Ainsi, on peut écrire l’expression de la fonction de transfert de la chaîne de retour sous la forme :
v+ 1
β= =
v o 3 + j (RC ω − RC1 ω )
1
Le gain de boucle βA v 0 unitaire entraîne une pulsation des oscillations ω = ω0 = RC et un gain A v0 = 3,
soit R 2 = 2R 1 .
En pratique, le gain est doit être légèrement supérieur à 3 pour avoir des oscillations.
Exercice préparatoire
On considère l’oscillateur à réseau RC déphaseur de la figure suivante (fig.(4.7)) :
On pose R c = R 1 + R 2 .
1. Montrer qu’en régime variable, on peut mettre le circuit de la figure (4.7) sous la forme illus-
trée Fig. (4.8).
2. En appliquant la loi des mailles, montrer que les équations d’équilibre du circuit peuvent être
mises sous la forme matricielle suivante compte tenue des approximations données Fig. (4.8) :
R + R c + C 1j ω −R 0 i1 R c βi b
2R + C 1j ω
−R −R i2 =
0
(4.3)
0 −R 2R + C 1j ω i3 0
3. Exprimer i b en fonction de i 3 et réécrire le système ci-dessus sous forme d’un système linéaire
homogène.
4. Montrer que la fréquence f 0 des oscillations est donnée par :
1 1
f0 = q (4.4)
2π
RC 6 + 4 RRC
R RC
β = 23 + 29 +4 (4.5)
RC R
4.5 Manipulation
Oscillateur à réseau RC déphaseur
1. Réaliser le montage de la figure (4.7) (voir la réalisation sur platine d’essai de la figure (4.9)).
On donne R B 1 = 10kΩ, R B 2 = 47kΩ, R c = 4.7kΩ, R = 10kΩ, C = 10n F, R E = 2.2kΩ, VCC =
15V , C E = 100µF , C L = 10µF . On peut utiliser le potentiomètre de 5kΩ au lieu de 4.7kΩ, si
nécessaire.
3. Relever la fréquence f o,exp en mesurant la période des oscillations du signal de sortie CH1 de
l’oscilloscope.
f 0,exp = − − − − (H z)
4. Mesurer à l’aide du multimètre la valeur de RC et calculer la valeur théorique f 0,t h donnée par
l’expression (4.4) de la fréquence des oscillations. Comparer les fréquences f 0,exp et f 0,t h et
énumérer les principales causes engendrant la différence entre ces valeurs.
βt h = − − −−, β = − − −−.
9. Mesurez la fréquence f 0,exp des oscillations du signal relevé sur CH1 de l’oscilloscope et
comparez sa valeur au résultat théorique donné par la relation (4.1).
10. Vérifier la condition relative au gain. Pour cela, réaliser le montage de la figure (4.11) (une
réalisation sur platine d’essai est illustrée Fig. (4.12)). Injecter un signal de fréquence f =
f 0,exp sinusoïdal d’amplitude Vp = 1V à l’entrée du circuit et visualiser le signal en sortie de
l’amplificateur A2. Le gain de boucle étant égal à l’unité, les deux signaux entrée et sortie
seront confondus.
1. Vérifier par mesure des résistances assurant les oscillations la condition sur le gain |A v1 | don-
née par la relation (4.2).
11. Réaliser le montage de la figure (4.6). Une implémentation de cet oscillateur sur platine d’essai
est illustrée Fig. (4.13). La résistance R 1 = 1kΩ. La résistance R 2 est une résistance de 1.5kΩ
en série avec une résistance variable de 1kΩ.
On donne : R = 10kΩ, C = 0.1µF .
12. Calculer la fréquence d’oscillation f 0,t h
f 0,t h = − − − − (H z)
13. Visualiser le signal de sortie sur CH1 de l’oscilloscope. Mesurer la fréquence d’oscillation
f o,exp et la comparer à la valeur théorique.
f 0,exp = − − − − (H z)
R1
v + = VT H = VH (5.1)
R1 + R2
Le condensateur se charge à travers la résistance R selon la loi :
t
v x (t ) = Vsat (1 − e − τ )u(t ) (5.2)
57
LAB 5. MULTIVIBRATEURS : ASTABLE ET MONOSTABLE
R1
VT L = VL (5.3)
R2 + R1
R1
µ ¶
T = 2τ ln 1 + 2 (5.7)
R2
F IGURE 5.4 – Évolution des potentiels des collecteurs et celui de la base du transistor Q2.
À l’instant t = T, on a :
− R TC
v B 2 (T ) = VB E = VCC − (VB E − (VCC − VC E sat ) − VCC )e 2 2 (5.9)
Il s’ensuit que :
à !
2VCC − VC E sat − VB E
T = R 2C 2 ln
VCC − VB E
= 0.693R 2C 2 , VCC À VC E sat , VB E (5.10)
5.3 Manipulation
1. Trigger de Schmitt
F IGURE 5.5 – a) Trigger de Schmitt à amplificateur opérationnel, b) réalisation sur platine d’essai.
2. Astable
a- Réaliser le montage de la figure (5.1). Une implémentation sur platine d’essai est repré-
sentée Fig. (5.7).
b- Visualiser le signal de sortie v 0 sur CH1 de l’oscilloscope et mesurer la période des
oscillations Texp . Comparer cette valeur à celle théorique T t h donnée par la relation (5.7)
Texp = − − −−, T t h = − − −−
3. Monostable
a- Réaliser le montage de la figure (5.3). Une réalisation sur platine d’essai est illustrée Fig.
(5.8). On donne : R 1 = 10kΩ, R 2 = 10kΩ, RC = 1kΩ et VCC = 15V.
c- Mesurer la période des oscillations Texp et comparer sa valeur à T t h donnée par la relation
(5.10).
Interpréter les résultats et conclure.
c- Mesurer la période des oscillations Texp et comparer sa valeur à T t h donnée par la relation
(5.10).
Interpréter les résultats et conclure.