1 Chapitre Repro Humaine
1 Chapitre Repro Humaine
SALMA AGHROUSS
leur capacité fécondant), où ils se renouvellent naturellement et où ils sont détruits s’il n’y a pas de rapports
sexuels.
2. Le canal déférent:
Il prolonge celui de l’épididyme et assure le transit des spermatozoïdes jusqu’ ‘à l’urètre.
3. L’urètre: canal uro-génital
C’est le canal unique où se jette les 2 canaux déférents. Cette partie terminale, commune au système
urinaire et au système génital, achemine selon les circonstances, l’urine ou le sperme à l’extérieur de
l’organisme.
Sperme= mélange de spermatozoïdes et des sécrétions des glandes annexes (fluides permettant le
maintient en vie des spermatozoïdes pour une courte durée).
4. Les glandes annexes
4.1. Les vésicules séminales
Ce sont des glandes reliées à la prostate et situées au-dessus et en arrière de celle-ci. Elles se contractent
lors de l’éjaculation, et déversent leur contenu, le liquide séminal (liquide visqueux), dans les canaux
déférents. NB : Le liquide séminal facilite le déplacement des spermatozoïdes et apporte à ceux-ci
substances nutritives nécessaires à la formation d'énergie pour ces mouvements (Fructose).
4.2. La prostate :
Glande située sous la vessie, de par sa position, elle est au carrefour des voies génitales qui véhiculent le
sperme et des voies urinaires qui véhiculent les urines. Elle fabrique le liquide prostatique qui s'écoule dans
des canaux vers la base de la prostate où ils reçoivent les spermatozoïdes en provenance du canal déférent .
Ce liquide contient de nombreux enzymes.
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Testicule, glande génitale male à fonctions distinctes :
Exocrine : formation des spermatozoïdes assurée par les tubes séminifères.
Endocrine : synthèse d’hormones androgènes (Testostérones) par le tissu interstitiel (Cellules de
LEYDIG).
5.1. Tubes séminifères
Région centrale du tube = Lumière du tube séminifère (contient
Spermatozoïdes).
Paroi du tube séminifère est formée d'un épithélium stratifié constitué par :
Les cellules germinale : Plusieurs assises au niveau épithélium
séminifère ; dont la Divisions et Maturation successives est à l’origine de
la formation des spermatozoïdes.
Cellules somatiques : cellules de Sertoli ; Permettent le soutien, la protection et la nutrition des cellules
germinales. Le liquide secrété par ces ₵ : assure le transport des cellules germinales vers la lumière du
tube séminifère ; Spermiation ainsi que le transport des spermatozoïdes vers l’épididyme.
III. Spermatogenèse
Spermatogenèse, ou formation des spermatozoïdes, se déroule au sein des tubes séminifères situés dans
les testicules. Elle s'effectue à partir de cellules souches ; les spermatogonies. Elle débute à la puberté et
est permanente.
La multiplication ₵ souches se fait à la périphérie des tubes séminifères. En remontant vers la lumière
du tube séminifère, les cellules filles mature progressivement et se transforment en Spz.
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1. Phase de prolifération ou multiplication (spermatogonies)
Il s’agit de la multiplication des spermatogonies par simple division cellulaire (Mitose), conduisant à la
transformation des spermatogonies en spermatocytes I.
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Chez l’homme adulte, la testostérone permet la spermatogenèse dans les tubes séminifères, assure le
fonctionnement de l’appareil génital (érection et éjaculation) et maintien les caractères sexuels
secondaires. La production de testostérone est sous régulation nerveuse et hormonale.
2. L’hypophyse contrôle l’activité testiculaire
L’hypophyse ou glande pituitaire est une glande endocrine (sécrétant des hormones) située à la base
du cerveau. Elle est reliée à une autre partie du cerveau appelée l'hypothalamus par une tige hypophysaire
(également appelée tige pituitaire). L’hypophyse secrète 2 hormones, appelées gonadostimulines :
FSH ; Folliculo-stimulinante : Stimule les cellules de Sertoli c.-à-d. elle stimule la spermatogenèse.
LH ; Hormone Lutéinisante : Stimule cellules de Leydig, c’est à dire la production de testostérone.
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Une région périphérique, appelé cortex, qui renferme les gamètes en voie de formation, contenues
dans des structures en forme de sac, appelées follicules ovariens, dont chacun est formé d’un œuf
immature ; ovocyte, enveloppé dans une ou plusieurs couches de cellules bien différentes.
Une région profonde, la médulla qui contient les cellules musculaires, les nerfs et les vaisseaux
sanguins principaux.
Cette glande à 2 fonctions distinctes:
Exocrine : La formation des cellules reproductrices de la femme, les ovules (ovogénèse).
Endocrine : La synthèse des hormones stéroïdiennes sexuels (Œstrogènes, progestérone).
2. Les voies génitales internes
2.1. Les trompes de Fallope
La trompe de Fallope est un long conduit d'environ 12 cm qui relie chaque ovaire à l'utérus (une de
chaque côté). Elle a pour fonction la captation de l'ovocyte au moment de l'ovulation grâce au mouvement
des cils de son ampoule, d'assurer le transport des spermatozoïdes de l'utérus vers l'ovaire, et ensuite des
œufs fécondés en sens inverse, et le liquide qu'elle contient fournit à l'œuf des conditions favorables à son
développement Cette trompe sera le siège de la fécondation.
2.2. Le vagin
Le vagin (Canal musculaire qui mène au col de l’utérus) est l'organe de copulation (Accouplement) dans
lequel seront déposés les spermatozoïdes au cours du rapport sexuel. L'orifice vaginal est fermé
partiellement par une membrane appelé l'hymen, cette dernière sépare la cavité vaginal de la vulve.
2.3. L'utérus
Assure le transport des spermatozoïdes du vagin vers les trompes.
Le siège de la nidation, l'embryon s'implantant dans l'épaisseur de
son endomètre vers la fin de la première semaine du
développement de l'œuf fécondé.
Protège l'embryon et lui fournit le matériel nécessaire à son
développement pendant toute la durée de la grossesse. Son
volume s'adaptant au fur et à mesure à la croissance continue du
fœtus.
Ses contractions en fin de grossesse, assurent l'expulsion du fœtus et du placenta.
A la fin du cycle ovarien, s'il n'y a pas eu fécondation et nidation, sa paroi interne (l'endomètre) va être
éliminée sous l'effet de la chute brutale des hormones sexuelles occasionne saignements (les règles).
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Cette phase a lieu, chez la femme, au cours de la vie embryonnaire et fœtale.
Entre le 4ème et 7ème mois de la vie fœtale, les ovogonies ; Cellules souches diploïdes, subissent une série
de division (Mitose) donnant naissance à un grand nombre de cellules.
1.2. Phase d’accroissement
A partir du 7ème mois les ovogonies entrent en phase S, doublent leur capital d'ADN nucléaire (4q ADN)
et se transforment en ovocyte I (2n chromosomes, 4q ADN) Obtention d’un stock non renouvelable
d'ovocytes I (environ un million).
Les Ovocytes I s'entourent de cellules folliculaires et d'une membrane périphérique qui les sépare du
reste du stroma ovarien, l'ensemble désigne le follicule primordial.
La division réductionnelle d’ovocyte I débute et se bloque au stade de prophase I suite à l’action d’un
inhibiteur de la méiose (OMI), secrété par les cellules folliculaires Entrée d’ovocyte I en phase diplotène.
Conclusions : Entre la naissance et la puberté, l’ovogenèse reste bloquée.
Accroissement: débute dans le follicule primordial et s’achève dans le follicule mûr.
1.3. Phase de maturation cytoplasmique
Elle ne s'achève qu'au moment de la maturation du follicule et se caractérise par une augmentation
très importante de la taille de l'ovocyte I., synthèses d'ARN (pendant prophase I) et de protéines
(Essentiellement dans l’ovocyte I et un peu dans l’ovocyte II) qui joueront un rôle capital dans la reprise
de la division réductionnelle ; lors de l’ovulation et de la division équationnelle ; lors de la fécondation.
1.4. Phase de maturation nucléaire
Elle concerne les ovocytes, situés dans la partie externe de la zone corticale, et elle comporte les deux
divisions méiotiques. NB : La phase de maturation est associée à la folliculogenèse.
Chaque mois entre la puberté et la ménopause, au moment de l'ovulation (expulsion du gamète par un
follicule parvenu à maturité), l'ovocyte I (2n chromosomes, 4q ADN) achève la division réductionnelle et
donne un ovocyte II (n chromosomes, 2q ADN) avec émission du 1er globule polaire (n chr, 2q ADN).
Immédiatement après, la division équationnelle commence. Mais le processus se bloque en métaphase
II et est conditionné par la survenue ou non de la fécondation :
En l'absence de fécondation, l'ovocyte reste à ce stade de la méiose et dégénère ensuite rapidement.
S'il y a fécondation, l'ovocyte II achèvera sa maturation et se transformera en ovule mûr
haploïde avec émission du 2ème globule polaire.
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Conclusion : La méiose dans le cas de l’ovogenèse présente 3 particularités : Blocage en prophase I ;
Arrêt en métaphase II. Inégalité des divisions ; ovocyte II et ovule conserve la quasi-totalité du cytoplasme,
alors que le 1er et 2ème globule polaire est pratiquement dépourvue. Ces derniers vont dégénérés.
2. Folliculogenèse
Folliculogenèse = ensemble des transformations du follicule primordial en follicule mûr qui se déroule
dans le cortex ovarien.
Dés la fin de la vie fœtale, puis en période pré-pubertaire, des groupes successifs de follicules
primordiaux se modifient, sans stimulation hormonale en Follicules primaire et secondaire.
Follicules primordiaux: ils se mettent en place entre le 4ème et le 7ème mois de la vie fœtale. Ce sont
des ovocytes I bloqués en prophase I et entourés d'une seule assise de cellules folliculeuses aplaties.
Follicules primaires: Les cellules folliculaires se multiplient et forment autour de l'ovocyte I une
couche de cellules cubiques (Corona radiata). L'ensemble est limité par une fine membrane basale ;
de Slavjanski.
Follicules secondaires ou préantral : L'ovocyte I accumule des réserves et accroit son volume,
s’entoure d’une zone pellucide qui joue un rôle important dans la fécondation ; et les cellules
folliculaires continuent à se multiplier pour former 4 à 5 couches de cellules ; la granulosa.
À la périphérie de la membrane de Slavjanski, les cellules du stroma ovarien vont se différencier en :
Thèque interne, très vascularisée, formée de cellules ayant les caractéristiques des cellules
élaborant des hormones stéroïdes ; Œstrogène.
Thèque externe est une couche formée de cellules stromales (Simple tissu conjonctif).
NB : Avant la puberté la croissance folliculaire ne dépasse pas ce stade; et les follicules secondaires
dégénèrent. A partir de la puberté la croissance folliculaire devient dépendante de l'action des hormones
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qui contrôlent le cycle ovarien.
Follicules cavitaires ou antraux (Follicules tertiaires): La granulosa se creuse d'une cavité,
l'antrum, contenant un liquide épais riche en albumine et en hormones gonadotropes (LH,
gonadotrophine) et hormones stéroides sexuelles (œstrogènes et progestérone). Ils sont produites un
ou 3 mois avant le début du cycle ovarien.
Follicule de De-Graaf ou follicules murs: La cavité folliculaire ou antrum augmente de taille et
l’ovocyte I atteint son volume maximal et est reste attaché à la granulosa par le cumulus oophorus. C'est
à ce stade que se produit la reprise de la méiose dans l'ovocyte I qui était bloqué en prophase I. Cette
dernière étape de maturation occupe la phase folliculaire du cycle ovarien ;
IV. Le déroulement du cycle sexuel chez la femme (ovarien et utérin)
1. Cycle utérin: cycle menstruel
C’est une série de modifications physiologiques qui se produisent de façon cyclique dans l’utérus.
1.1. Phase menstruelle :
Au cours de cette phase il y a desquamation de la couche superficielle de l’endomètre ; muqueuse
utérine, ce qui provoque des saignements (Les règles) qui dure en moyenne 3 à 5 jours. Le premier jour des
règles marque donc le premier jour du cycle.
1.2. Phase proliférative (jours 6 à 14)
Au cours de cette phase, l’endomètre se reconstitue grâce aux divisions des cellules de la couche basale
(sous l’influence du taux accru d’œstrogènes) et les vaisseaux sanguins deviennent de plus en plus
nombreux. L’ovulation se produit à la fin de cette phase.
1.3. Phase sécrétoire (Jours 15 à 28) :
Au cours de cette phase, l’endomètre atteint son développement maximum. Il renferme alors de très
nombreux vaisseaux sanguins ramifiés et présente de très nombreuses glandes à glycogène (servira à sa
nutrition au tout début de son développement), qui lui donne un aspect de dentelle, appelée «dentelle
utérine » l’utérus est alors prêt à recevoir un éventuel embryon.
En absence de fécondation : Un nouveau cycle commence.
Si un embryon est implanté, l’endomètre poursuit sa croissance ; il n’aura pas donc de saignements
et le cycle continu.
NB : Dans le cas de cycles irréguliers (Qui ne dure pas 28 jours), seuls varient la longueur des menstruations
et celle de la phase proliférative.
2. Cycle ovarien
Il correspond à une série de phénomènes mensuels associés à la maturation d’un ovule. Il est divisé en
deux phases :
2.1. La phase folliculaire
Elle s’étend du jour 1 (qui correspond au 1er jour des règles) au jour 14 du cycle. Au cours de cette
phase, 3 à 30 follicules sont stimulés à chaque cycle, Mais en général un seul follicule (follicule dominant)
par mois achève le processus de maturation et les autres dégénèrent. Vers la fin de cette phase, l’ovocyte
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du follicule dominant achève sa méiose et sera libéré de son follicule dans la trompe de Fallope;
l’ovulation.
Remarque sur l’ovulation : Elle a lieu souvent au milieu du cycle soit le 14 ème jour pour un cycle de 28
jours. La longueur de la phase folliculaire et le moment de l’ovulation varie selon la longueur du cycle
ovarien, Mais la phase lutéale reste la même Il y a toujours 14 jour entre l’ovulation et la fin du cycle.
C’est pendant la période d’ovulation qu’une femme peut le plus souvent tomber en grossesse.
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Stimulation de la sécrétion de la glaire cervicale ; facilite la pénétration des spermatozoïdes dans
l’utérus.
2. 48 h avant l’ovulation
FSH stimule une production plus importante de l’oestradiol.
L’augmentation de la concentration d’oestradiol exerce une rétroaction positive sur le complexe
hypothalamo-hypophysaire ; Stimule les neurones d’hypothalamus sécrètent GnRH et par
conséquent l’hypophyse d’où le pic LH qui induit l’ovulation.
3. Pendant la phase lutéale
Pendant cette phase, c’est principalement la LH « hormone
lutéinisante » qui augmente et agit en stimulant l’ovulation et la
formation du corps jaune.
Les cellules lutéales du corps jaune produit de l’oestradiol à faible
concentration et la progestérone à forte concentration plasmique
Exercent une rétroaction négative sur le complexe hypothalamo-hypophysaire et agissent sur
l’endomètre en le renforçant.
NB : Si l'ovule a été fécondé. L'hormone gonadotrophine chorionique (hCG) permet au corps jaune de
maintenir un taux élevé d'œstrogène et de progestérone pour entretenir la muqueuse utérine jusqu'à la
formation du placenta.
Si l’œuf n’est spas fécondé, le corps jaune dégénère diminution de la sécrétion des 2
hormones et donc destruction de la couche superficielle de l’endomètre.
La progestérone agit seulement sur Le développement de l’endoderme en présence d’oestradiol.
NB : L’absence d’œstrogène (Ablation d’ovaire) exerce aussi une rétroaction positive.
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Avant la rencontre des gamètes, indispensable à la survenue de la fécondation, les spermatozoïdes ont un
long trajet à parcourir depuis la lumière des tubes séminifères jusqu’aux voies génitales femelles. Pendant ce
transit des mécanismes essentiels interviennent pour rendre les spermatozoïdes aptes à la fécondation.
1. Modifications au niveau des voies génitales males
A partir de la lumière des tubes séminifères, les spermatozoïdes transitent dans les voies génitales males :
Epididyme ==> Canal déférent ==> Canal éjaculateur ==> urètre.
Déplacement des spermatozoïdes de la tête de l’épididyme vers la queue se fait sous l’influence des
contractions régulières du canal épididymaire ; Contractions péristaltiques.
Au niveau du canal épididymaire, les spermatozoïdes subissent des modifications ; Maturation
épididymaire :
Acquisition de la mobilité linaire (Activation des flagelles) à partir du corps de l’épididyme.
Décapacitation ou répression du pouvoir fécondant : Elle est due à la fixation du plasma séminal sur
leurs membranes plasmiques.
Reconnaissance de la zone pellucide : Les protéines de membrane qui seront responsables de la
reconnaissance et de la fixation des spermatozoïdes à la zone pellucide de l'ovocyte II deviennent
fonctionnelles.
Au niveau du canal déférent : Mélange des spermatozoïdes avec les sécrétions de l’épididyme et des
glandes annexes Formation de sperme.
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Enlèvement des protéines extrinsèques ou de revêtement (provenant de l’épididyme et du liquide
séminal) qui couvrent la surface de la membrane cellulaire des spermatozoïdes Ces protéines
portent des facteurs de décapacitation.
Modification de la composition lipidique : élimination d’une partie du cholestérol libre.
Conséquences :
Démasquage des récepteurs spermatiques permettant donc la fixation du Spz au récepteur ZP3 de
la zone pellucide.
Augmentation de la fluidité membranaire.
Modification de la mobilité du spermatozoïde : Acquisition du mouvement hyperactif ; se
manifeste par l'augmentation de l'amplitude des battements flagellaires.
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L’hyaluronidase libérée par l’acrosome au cours de la RA, facilite la traversée de la ZP en
hydrolysant l’acide hyaluronique contenu dans les mailles de la ZP.
Parmi les spermatozoïdes fixés, un seul traverse la ZP.
4. Fusion des membranes de gamètes et activation de l’ovocyte
Parmi les spermatozoïdes qui ont traversés la ZP, un seul entre en contact avec la membrane
plasmique de l’ovocyte. Le contact entre les membranes plasmiques de deux gamètes s'effectue par
l'intermédiaire de protéines spécifiques (couples ligand-récepteurs).
Les 2 membranes fusionnent (Plasmogamie) progressivement jusqu’à incorporation totale du
spermatozoïde au niveau cytoplasme de l’ovocyte.
Cette fusion provoque une décharge de Ca++ à partir du réticulum endoplasmique lisse (REL) de
l’ovocyte et induit son activation qui se manifeste par deux événements :
La réaction corticale, c’est à dire la libération par exocytose du contenu des granules corticaux dans
l’espace périvitellin. Les enzymes hydrolytiques libérées rendent impénétrable la zone pellucide
ZP par les autres spermatozoïdes spz Empêche la polyspermie.
La reprise de la méiose II : Transformation de l’ovocyte II en ovule.
5. Incorporation du spermatozoïde et formation de pronucléus
Dans l'espèce humaine cette pénétration est totale : le spermatozoïde complet (tête, pièce intermédiaire et
flagelle) pénètre dans le cytoplasme de l'ovocyte II.
5.1. Pronucléus male
Au niveau du cytoplasme
La membrane nucléaire se décompose et la chromatine se décondense « changement des protamines
par des histones ». Une nouvelle enveloppe se forme autour de l’ADN décondensé L’ensemble
forme le pronucléus.
La mitochondrie et l'axonéme (flagelle) entrent dans l'ovocyte où ils seront dégradés par la suite.
Centriole va participer à la formation du premier fuseau mitotique.
5.2. Pronucléus femelle
Au niveau d’Ovule, la chromatine se décondense, en même temps qu'une enveloppe nucléaire,
provenant de l'association de saccules de réticulum, l’entoure, et il y apparaît des nucléoles.
6. Amphimixie
Les deux pronoyaux se dirigent vers le centre de l'œuf, l’ADN se réplique « Duplication chromatine»
et la chromatine se condense en chromosomes dans chacun d’eux indépendamment.
Lorsqu'ils les 2 pronoyaux sont très rapprochés, ils s’accolent étroitement sans fusionner obtention
d’un œuf diploïde; on parle de l’Amphimixie.
NB : Il n’y a jamais de fusion des pronucléus chez les mammifères.
Quand l’ovule est fécondé, le corps jaune augmente de volume Corps jaune gestatif. Il fonctionne
pendant les 3 premiers mois de grossesse, sécrète l’œstrogène et la progestérone.
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III. Conséquence de la fécondation
1. Reconstitution de la diploïdie
Il y a en effet une reconstitution à partir de deux cellules haploïdes de la diploïdie de chromosomes (44
autosomes + 2 gonosomes ou chromosomes sexuels), provenant pour la moitié du pronucléus mâle; pour
l'autre moitié du pronucléus femelle.
Ainsi le patrimoine héréditaire des deux parents sera transmis (hérédité biparentale).
2. Détermination du sexe du zygote
Le sexe du zygote dépend du chromosome sexuel contenu dans le Spz impliqué dans la fécondation :
- Si celui-ci est X, les cellules du zygote seront XX (sexe femelle).
- Si celui-ci est Y, les cellules du zygote seront XY (sexe mâle).
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1. Blastomère
A la fin de la fécondation, les enveloppes nucléaires des 2 pronucléi se désintègrent et les chromosomes
paternels et maternels se disposent en métaphase sur un fuseau achromatique nouvellement formé, tandis
que les globules polaires se placent perpendiculairement à l'axe du fuseau. C'est la première division
cellulaire de l’œuf qui abouti à la formation de deux blastomères.
NB : Lors de cette division cellulaire, ou mitose, les chromosomes maternels et paternels des vont se
mélanger pour former le génome embryonnaire.
Trois divisions : Zygote Blastomère stade 2 Blastomère stade 4 Blastomère stade 8.
Débute après 24 heures de la fécondation et s’achève à la 50ème heure après fécondation.
NB : Du zygote jusqu’à 2ème division : Les cellules souches sont totipotentes ; capables de donner un
organisme entier. La 3ème division sépare le pôle animal (Donne l’embryon) et le pôle végétatif (donne les
annexes embryonnaires). Les cellules, à partir de cette division deviennent pluripotentes.
2. Morula
Après 4 à 5 divisions cellulaires, les blastomères forment une masse cellulaire pleine, c’est la morula ;
embryon au stade 16 à 32 blastomères (Entre le 3ème et le 4ème jour après fécondation).
La morula subit un phénomène de compaction : Etablissement de jonctions entres les cellules. Ces
jonctions modifient la forme des cellules, assurent leur cohésion et établissent des communications.
NB : La totipotence s’affaiblit progressivement car à partir du stade morula compactée, il faut un groupe
de cellules et non une seule.
3. Blastocyste préimplantatoire ou Blastula
Au stade 64 cellules, la morula se creusent d’une cavité (blastocœle) et devient un Blastocyste.
A ce stade, l'embryon est formé de 2 types de cellules:
Les cellules de la périphérie ; du trophoblaste : qui donneront les annexes de l'embryon (placenta)
indispensable à la protection et la nutrition de l’embryon.
Les cellules de la masse cellulaire interne ou Embryoblaste « bouton embryonnaire » : formé de
cellules souches de l’embryon; donneront l’embryon Formation des trois feuillets embryonnaires
(Ectoblaste, mésoblaste et endoblaste) + annexes embryonnaire (Amnios, Cavité vitelline,
Allantoïde ; Cordon ombilical).
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II. 2ème semaine de DVPT embryonnaire : Nidation et pré-gastrulation.
1. Nidation
Nidation et la pré-gastrulation ont lieu en même temps à partir de la 2ème semaine de développement.
1.1. Eclosion du Blastocyste
A la fin de la segmentation le blastocœle subit une expansion. La zone
pellucide distendue se rompt alors sous l'influence d’une protéase, sécrétée par le
trophoblaste. Il apparaît un orifice par lequel le blastocyste sort en se déformant.
Cette phase est indispensable, car la persistance de la zone pellucide empêcherait
la prise de contact entre le blastocyste et la muqueuse utérine lors de la nidation.
1.2. Nidation du blastocyste
La nidation est l'étape de la grossesse durant laquelle l'embryon s'installe à l'intérieur de la
muqueuse utérine. Elle est divisée en 2 étapes :
Fixation à l’endomètre
Au 7ème jour, le blastocyste, qui vient de se libérer de sa zone pellucide, prend contact avec
l’endomètre par son pôle embryonnaire. Les cellules du trophoblaste prolifèrent et écartent celles de
l’endomètre entre lesquelles elles s’insinuent. Cette érosion de l’endomètre résulte de la dégradation du
ciment intercellulaire par des enzymes protéolytiques sécrétées par le trophoblaste.
Invasion de l’endomètre
L’invasion est une conséquence du développement et de transformations du trophoblaste.
Les cellules du trophoblaste continuent de proliférer, désagrègent l’épithélium de l'endomètre et elles
viennent alors au contact du chorion Rupture de la membrane basale. L’œuf est au ¾ à l'intérieur
de l'endomètre.
Lors de cette invasion, le trophoblaste augmente son épaisseur et se différencie en 2 couches:
o Cytotrophoblaste : couche interne qui recouvre le blastocœle et sépare le bouton embryonnaire
du syncytiotrophoblaste. Elle s’accroît par multiplication cellulaire.
o Syncytiotrophoblaste : couche externe de cellule syncitial ; sans limites cellulaires distinctes
(syncytium). Il provient de la fusion des cellules dérivées du cytotrophoblaste. C’est un tissu très
actif qui prolifère rapidement. Il élabore des enzymes protéolytiques qui lysent la membrane basale
d’endomètre et pénètre le chorion entrainant avec lui l’ensemble de l’œuf.
Au fur et à mesure de la progression dans l’endomètre, le syncytiotrophoblaste s’étend à la surface du
blastocyste et va entourer complètement le cytotrophoblaste.
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2. Pré-gastrulation (Morphogenèse I)
Parallèlement à la nidation, le blastocyste subit des modifications importantes.
2.1. Formation des 2 feuillets primordiaux
Les cellules superficielles du bouton embryonnaire, continue de se diviser et s’organise dès le 8ème
jour en 2 feuillets (Disque embryonnaire) séparés par une lame basale :
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La gastrulation correspond à une invagination et pénétration de cellules permettant la formation de
la chorde et des 3 feuillets membranaires, à partir de la ligne primitive et du nœud de Hensen.
1.1. Formation de la ligne primitive et du nœud de Hensen
Au début de la troisième semaine, un épaississement superficiel de l'épiblaste apparaît dans la partie
caudale (Terminale) de l'embryon ; c’est la ligne primitive qui croit en direction du centre du disque. Sa
croissance s’achève vers le 17ème jour par la mise en place du nœud de Hensen du coté craniale.
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Fusion de la paroi ventrale (inférieur) du canal chordal avec l'endoblaste puis fragmentation.
Le canal chordal est alors ouvert à ses deux extrémités et fait communiquer la cavité amniotique
avec la cavité vitelline. Epaississement de la paroi dorsale la plaque chordale.
Prolifération de la plaque chordale vers la partie caudale (Terminale) de l’E Communication
entre cavité amniotique et vitelline (lécithocèle) se réduit à un tout petit canal, neurentérique.
Epaississement de la plaque chordale Obtention de la chorde dorsale. L'endoderme se
reconstitue et le canal neurentérique s’obstrue (Se ferme).
La chorde joue un rôle majeur dans :
- Différenciation de l’ectoblaste en neuro-ectoblaste formant alors la plaque neurale.
- L’induction de la formation des corps vertébraux « la partie antérieure de la vertèbre».
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complètement d’ectoblaste (qui formera le futur épiderme). Ce phénomène provoque :
La transformation du disque embryonnaire tridermique plat en structure cylindrique en forme
de C. suite à l’enroulement de l’embryon selon deux axes ; céphalo-caudal et dorso-ventrale.
L’étranglement du lécithocèle secondaire ; vésicule vitelline en 2 parties :
La partie supérieure, en forme de tube longitudinal, fournit le tube digestif primitif, limité à ses
extrémités par les membranes pharyngienne et cloacale ;
La partie inférieure forme une vésicule vitelline (ou ombilicale), fera partie des structures de
l’ébauche du cordon ombilical qui relie l’embryon au placenta.
L’embryon, délimité par l'ectoblaste, baigne donc dans la cavité amniotique, ou poche des eaux,
désormais de volume important.
Conclusion : L'allantoïde et la vésicule vitelline, sont en liaison avec le tube intestinal et vont régresser en
se différenciant : elles contribuent, toutes deux, à la formation du cordon ombilical.
3. Formation des ébauches de divers organes et appareils : Organogenèse I
Au cours de la quatrième semaine, l'embryon acquiert à partir des 3 feuillets primordiaux les ébauches
des divers organes et des appareils, dont les cellules sont déterminées mais pas encore différenciées.
3.1. Dérivés ectoblastiques
Ce sont le système nerveux et les organes des sens, l’épiderme, bourgeons dentaires, le
mésenchyme cervico-céphaliques.
Neurulation : En regard de la chorde, l’ectoblaste s’épaissit et donne la plaque neurale PN, 1er
ébauche du système nerveux. PN ==> Gouttière N ==> tube neural + les crêtes neurales = neurectoblaste.
3.2. Dérivés endoblastiques
L’endoblaste est destiné à fournir l'ensemble du tube digestif et de l'arbre respiratoire. A la fin de
la quatrième semaine, l'intestin primitif comporte 3 parties :
L'intestin moyen, formera le duodénum et une partie de l'intestin grêle.
L'intestin antérieur, qui donnera naissance à l'appareil branchial (massif facial), le bourgeon
pulmonaire, l'œsophage, l'estomac, le bourgeon hépatique (origine du foie et de la vésicule
biliaire) et le bourgeon pancréatique dorsal.
L'intestin postérieur, qui formera le reste du tube digestif.
3.3. Dérivés mésoblastiques
Le mésoblaste latéral : Somatopleure : à l’origine de la paroi corporelle et des membres > et <
Splanchnopleure : à l’origine, tissu conjonctif et muscles d’organes internes.
Le mésoblaste intermédiaire ; néphrotome le mésonéphros ou le corps de Wolff ; à l'origine
des voies génito-urinaires et le métanéphros : les reins.
Le mésoblaste para-axial se segmente en 42 à 44 paires de somites (Structure embryonnaire);
Chaque somite se compose de trois éléments: le dermatome, à l'origine de l’hypoderme, du
derme et du tissu sous cutané; le myotome, à l'origine des muscles striés et le sclérotome, à
l'origine du squelette ;
SALMA AGHROUSS
Conclusion : Origines des 3 feuillets embryonnaires
Ectoderme Mésoderme Endoderme
Epiderme de la peau ; Organes Notochorde ; Membres ; Systèmes squelettique, Foie et vésicule biliaire;
de sens ; Système nerveux ; musculaire, cardiovasculaire, urogénital (sauf Pancréas ; Appareil
Email des dents ; Gonocytes. gonocytes) ; Hypoderme et derme de la peau digestif et respiratoire.
V. 5ème- 8ème semaine de DVPT embryonnaire
La derniere étape de DVPT embryonaire est marquée par 2 évenements importants :
Morphogenèse II : Acquisition de la morphologie humaine définitive (5ème semaine).
Début de l’Organogenèse II : Formation et développement des organes « Tube digestif, système
nerveux, organes de sens, tube digestif…» et appareils « Circulatoire », lié à un phénoméne de
maturation des ébauches.
SALMA AGHROUSS
1er trimestre (3 1er mois de la grossesse) : période de croissance et de développement rapide. À la fin du
1er trimestre, tous les organes du bébé sont formés et fonctionnels.
2ème trimestre (4ème, 5ème et 6ème mois) : Principale phase de développement du cerveau commence et se
continue pendant les deux à trois années qui suivent la naissance du bébé. Fœtus ne peut pas survivre à
l’extérieur du corps de sa mère.
3ème trimestre (7ème-9ème mois) : Bébé pourrait survivre s’il naissait avant terme car ses systèmes
respiratoire et circulatoire sont bien développés.
C. Régulation hormonale
Au début, le placenta sécrète de grandes quantités d’HCG, permettant le maintient du corps jaune, puis
la production diminue progressivement à partir du 3ème mois.
Au bout de 3 à 4 mois, le corps jaune disparaît et laisse la place au placenta qui sécrète 50 fois plus
d’œstrogènes et 10*+ de progestérone que le corps jaune qu’il remplace, ainsi que l’hormone lactogène.
Les œstrogènes permettent : Une augmentation de la vascularisation de la muqueuse utérine et de la
musculature de l’utérus.
La progestérone permet : l’inhibition des contractions de l’utérus ; silence utérin nécessaire à la
gestation (Durant la phase lutéinique).
Hormone lactogène en présence d’œstrogènes et de la progestérone stimulent la maturation des
glandes mammaires.
D. Accouchement
(1) ; Contractions des muscles de l’utérus et dilatation (Etirement) du col de l’utérus. (2) ; Rupture de la
poche des eaux et écoulement du liquide amniotique vers l’extérieur. (3) ; Début de l’expulsion du bébé.
(4) ; Naissance de l’enfant et section du cordon ombilical. (5) ; Décollement du placenta de l’utérus et son
expulsion vers l’extérieur
SALMA AGHROUSS