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Hyperfrequence

Ce document décrit brièvement l'histoire de la transmission radioélectrique depuis les travaux de Maxwell et Hertz jusqu'aux contributions de Marconi. Il présente ensuite les différentes bandes de fréquences hyperfréquences ainsi que leurs applications notamment en télécommunications et les limites d'exposition aux ondes.

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Hyperfrequence

Ce document décrit brièvement l'histoire de la transmission radioélectrique depuis les travaux de Maxwell et Hertz jusqu'aux contributions de Marconi. Il présente ensuite les différentes bandes de fréquences hyperfréquences ainsi que leurs applications notamment en télécommunications et les limites d'exposition aux ondes.

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GENERALITES

1.1. INTRODUCTION

1. Bref historique

La transmission des informations par voie radioélectrique est une


invention collective européenne, dont elle voit le jour en 1865, lorsque l’écossais James
Clark MAXWELL (1831 – 1879) prouve l’existence des ondes électromagnétiques, par
une démonstration mathématique théorique.

 En 1873, J. C. Maxwell démontre que les ondes électromagnétiques sont de même


nature que la lumière.

 En 1888, le professeur allemand Heinrich Rudolf HERTZ (1857 – 1894), confirme


l’hypothèse de Maxwell par une expérience devant un auditoire d’étudiants à l’université
technique de Karlsruhe où il plaça deux miroirs paraboliques se faisant face et distants de
quelques mètres. Il plaça ensuite un générateur d’étincelles au foyer d’un des miroirs et
un peu de dynamite au foyer de l’autre miroir. Dès qu’il eut fait jaillir les étincelles, la
dynamique explosa. Il montrait ainsi que les ondes pouvaient être concentrées dans un
faisceau étroit pour être reçues à distance ; d’où le principe des faisceaux hertziens.

 En 1896, C’est le physicien italien Gugliemo MARCONI (1974 – 1937) qui fit le
premier pas significatif en réussissant à transmettre des signaux sur quelques kilomètres,
donnant ainsi naissance à la transmission sans fil ou la transmission radioélectrique qui ne
fit appel, à ses débuts, qu’aux ondes longues, moyennes et courtes. En 1899, il réalise la
première émission de radio entre la France et l’Angleterre.

C'est dans la gamme des hyperfréquences que les ondes électromagnétiques se sont le
plus développées ces dernières années et les évolutions technologiques en cours et à venir
vont encore augmenter leur densité d’utilisation.

Ir. Papy Mukanda III-1 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
1.1.2. Avantages & Application des Hyperfréquences

Les ondes électromagnétiques sont classées en fonction de leurs


fréquences. Lorsque l'on parle d'hyperfréquences, il s'agit d’une gamme des fréquences
hautement élevées allant de 300 à 300.000 MHz et correspondant à une gamme des
longueurs d’ondes comprise entre 100 et 1mm ; d’où l’appellation de micro-ondes.

Bande des hyperfréquences


Désignation Gamme de fréquences Gamme de longueur d'onde
Bande L de 1 à 2 GHz 30 à 15 cm
Bande S de 2 à 4 GHz 15 à 7,5 cm
Bande C de 4 à 8 GHz 7,5 à 3,75 cm
Bande X de 8 à 12 GHz 3,75 à 2,5 cm
Bande Ku de 12 à 18 GHz 2,5 à 1,6 cm
Bande K de 18 à 26.5GHz 16,6 à 11,3 mm
Bande Ka de 26.5 à 40 GHz 11,3 à 7,5 mm
Bande U de 40 à 60 GHz 7,5 à 5 mm
Bande V de 60 à 80 GHz 0 ,5 à 0,375 cm
Bande E de 50 à 90 GHz 6 à 3,3 mm
Bande W de 80 à 100 GHz 0,375 à 0,3 cm

Les principaux avantages sont :


 L’utilisation des faibles longueurs d’ondes qui permet la réalisation des antennes
directives à gain très élevé ;
 L’usage de différents types de modulation (FM, MIC, QPSK, TCM, etc.) confèrent ainsi
à la transmission des informations une remarquable protection, donc une meilleure qualité
de service.
 L'émission en hyperfréquences permet une forte bande passante (donc un débit de
données important) sans pour autant une consommation excessive de la ressource
spectrale.
 L'émission en hyperfréquences est idéale pour une liaison point à point puisqu'elle
permet facilement la concentration d'un faisceau d'ondes radio dans une direction bien
précise.
 Le rayonnement radio ne "pollue" pas les alentours inutilement.
 L'utilisation du spectre radio (ou ressource spectrale) est optimisée.

1.1.3. Application des Hyperfréquences

Les ondes électromagnétiques hyperfréquences, ou micro-ondes, ont


un très large domaine d’applications :
- Télécoms,
- détection à distance (radars),
- horloge atomique,
- météorologie,
- astronomie, accélérateurs de particules (cyclotrons, synchrotrons),
- plasmas (chauffage),
- domestique : four à micro-onde ;

Ir. Papy Mukanda III-2 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
- applications industrielles (chauffage, séchage, polymérisation, vulcanisation du caou-
tchouc, traitement des déchets), etc.

N.B.
L’usage domestique le plus populaire des micro-ondes est indubitablement le four à micro-
ondes, qui de fait fonctionne exactement dans la même plage d'ondes que les standards
sans fil. Ces plages se retrouvent au sein des bandes ouvertes pour usage général sans li -
cence. Cette région est nommée bande ISM, pour Industriel, Scientifique et Médical. Ces
bandes ont été réservées pour un usage sans licence.

En télécoms, Les ondes radioélectriques sont à la base de la radiocommunication sous


toutes ses formes (terrestres, spatiales, fixes, mobiles, cellulaires) et permettent à une
station émettrice d’atteindre une station réceptrice sans support matériel. Ils sont utilisées
dans les systèmes ci-après :
- WWAN : Système GSM, GPRS, EDGE, UMTS, …
- WMAN : Wimax ; WiLL (réseau à boucle locale radio)
- WLAN : WiFi , HyperLan, réseau talkies walkies,
- WPAN : Bluthoof;
- Système Radiodiffusion FM et Télévision couleurs UHF ;
- Supports radio-transmission : Faisceaux hertziens, liaisons par satellites ;
- Systèmes de radio-navigation et de localisation : GPS ; Radars ;

I.1.4. Limites d’exposition

Dans le cadre de la compatibilité électromagnétique (risques de perturbation


du fonctionnement des appareils), les normes européennes et françaises limitent ces
champs à 3V/m.

Des scientifiques indépendants préconisent 0.6V/m comme limite d'exposition. Mais


compte tenu des incertitudes et des personnes sensibles, voire hypersensibles, il serait
souhaitable de prendre comme objectif le seuil de 0.2V/m soit environ 100µW/m². C'est
d'ailleurs, cette limite qui est recommandée par le rapport bioinitiative.

 Il existe deux familles d'appareils permettant de mesurer les rayonnements émis


par les champs électromagnétiques hyperfréquences :
Les appareils de mesures équipés d'antenne directionnelle. Ils mesurent le champ
électromagnétique dans une direction à la fois, selon l'orientation de l'antenne. Ils
permettent ainsi de localiser en direction la source du rayonnement.

*Exemples d'appareils de mesures avec antennes directionnelles :

Ir. Papy Mukanda III-3 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
 Les appareils équipés de sondes isotropiques ou 3D qui permettent de mesurer les
rayonnements provenant de toutes les directions.

*Exemples d'appareils de mesures avec sondes isotropiques :

Ir. Papy Mukanda III-4 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
NOTIONS SUR LES ANTENNES

2.1. GENERALITES SUR LES ANTENNES

2.1.1. Définition d’une antenne

La propagation d’ondes radioélectriques d’une antenne d’émission à une


antenne de réception peut être considérée comme une forme particulière
d’induction électromagnétique entre deux circuits électriques très lâche-
ment couplés.

Une antenne est un dispositif qui assure la transition entre un feeder ou


ligne de transmission (câble coaxial, guide d’onde, …) et l’espace libre dans
lequel ces ondes vont se propager, ou inversement.

Le rôle d’une antenne est de convertir l’énergie électrique d’un signal en


énergie de rayonnement transportée par une onde électromagnétique (ou
inversement).

Une antenne peut se définir par sa fonction : c'est un transducteur passif


qui convertit une grandeur électrique d'un conducteur ou d'une ligne de
transmission (tension et courant) en grandeur électromagnétique dans l'es-
pace (champ électrique et champ magnétique) et inversement. Une an-
tenne peut donc indifféremment être utilisée à la réception ou à l'émission;
de plus comme le montre le théorème de réciprocité
de Lorentz.
Ir. Papy Mukanda III-5 ISC– 2021
Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
« Une antenne d’émission est un dispositif qui assure la transmission de
l’énergie entre un émetteur et l’espace libre où cette énergie va se propa-
ger. Réciproquement, une antenne de réception est un dispositif qui assure
la transmission de l’énergie d’une onde se propageant dans l’espace à un
appareil récepteur »

Une définition traditionnelle est la suivante : « Une antenne d’émission est


un dispositif radioélectrique qui assure la transmission de l’énergie élec-
trique entre un émetteur et l’espace libre où cette énergie va se propager
sous forme d’ondes. Réciproquement, une antenne de réception est un dis-
positif radioélectrique qui traduit un rayonnement électromagnétique se
propageant dans l’espace en courant électrique induit dans un appareil ré-
cepteur ».

Une antenne est réversible car une même antenne peut servir d’antenne
d’émission ou d’antenne de réception à la différence près que la première
devra supporter des courants extrêmement forts.

Le transport d’énergie par une onde électromagnétique va donc permettre


le transfert d’information sans support physique à travers un canal ou une
liaison radioélectrique, à condition que l’onde électromagnétique soit mo-
dulée par un signal informatif.

2.1.2. Principe d’une antenne (rappels d’électromagnétisme)

Les charges électriques au repos peuvent exercer des forces électriques


entre elles, cette action à distance se fait par l’inter-
médiaire d’un champ électrique. Toute charge élec-
Ir. Papy Mukanda III-6 ISC– 2021
Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
trique Q immobile créé un champ électrique E dans l’espace environnant,
qui décroit inversement avec le carré de la distance.

De la même manière, toute circulation de courant (c'est-à-dire des charges


en mouvement) à travers une interconnexion élémentaire est à l’origine
d’un champ magnétique tournant autour de la ligne. Cette ligne exercera
une force à distance sur toute autre interconnexion parcourue par un cou-
rant.

Les charges électriques et les courants constituent donc les sources élémen-
taires des champs électromagnétiques.

Dès que la quantité de charge ou le courant varient, les champs électriques


et magnétiques sont alors liés. On parle alors de champ électromagnétique.
Par exemple, dans un circuit électrique soumis à un champ magnétique, un
courant se mettra à circuler en raison de l’apparition d’une force électro-
motrice, elle-même liée au champ électrique induit par la variation de
champ magnétique (loi de Faraday).

Toute charge et tout mouvement de charge sont capables de créer des


champs électriques et magnétiques autour d’eux et devraient être capables
de produire un rayonnement électromagnétique (création d’une onde élec-
tromagnétique qui se propage librement dans l’espace).

Pour Antenne d’émission

Lorsqu’on applique aux bornes d’un conducteur une tension V, un courant I


le parcourt et produit dans son entourage un champ magnétique H dont
l’intensité décroît en fonction de la distance d du conducteur et
perpendiculaire à la direction du conducteur, tandis
Ir. Papy Mukanda III-7 ISC– 2021
Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
que la tension V crée un champ électrique E. La cœxistence du champ
électrique E et champ magnétique H produit une onde électromagnétique.
Si V et I sont variables, les champs E et H seront également variables, en
conséquence l’onde électromagnétique se propage perpendiculairement au
plan formé par E et H.

Figure 1.26. Champ magnétique H produit par un courant I parcourant


un conducteur électrique de longueur l.

Les première et deuxième lois de Maxwell, sous forme différentielle,


donnent :
→ →
→ ∂B → ∂D →
∇ xE =− ∇ xH = +J
∂t et ∂t
(1.7)
→ →
Avec : B : l’induction électromagnétique, D : la densité du flux
électrique,

J : la densité du courant électrique de conduction, ∇ : l’opérateur
Nabla,
→ → → →
t : le temps, ∇ x E : le rotationnel de E et ∇ x H : le rotationnel de H
.

Pour antenne de réception


Lorsqu’un conducteur électrique est baigné dans un champ d’induction

B
électromagnétique variable, il se crée à ses extrémités une force
électromotrice ‘e’, selon la loi de LENZ et FARADAY :

Ir. Papy Mukanda III-8 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
ΔΦ
e =−
Δt
(1.8)

Avec, e : la force électromotrice (f.é.m.),


 : la variation du flux magnétique,
 = S.B, S : la surface, B = μ.H : l’induction électromagnétique,
H : le champ magnétique, μ : la perméabilité,
t : la variation du temps t.

Figure 1.27. L’onde électromagnétique est convertie


en signal électrique de f.é.m. ‘e’.

Champ : espace dans lequel une force ou un système de forces agit ou est
susceptible d’agir de façon perceptible dans certaines circonstances.

Champ électrique : espace dans lequel une charge électrique à un point ar-
bitraire est soumis à une force.
Intensité du champ électrique (E) : grandeur vectorielle utilisée pour dé-
crire la force d’une charge électrique dans un champ électrique. L’unité de
l’intensité du champ électrique est le Volt (V) par mètre.

Champ magnétique : tout espace dans lequel s'exerce une force de type
magnétique.
Intensité du champ magnétique (H) grandeur vectorielle utilisée pour dé-
crire la force d’une charge électrique se déplaçant dans un champ magné-
tique. L’unité de l’intensité du champ magnétique est l'Ampère (A) par
mètre.

2.1.3. Catégories d’antennes

Ir. Papy Mukanda III-9 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
On peut aussi représenter une antenne comme l’épanouissement terminal
d’une ligne de transmission dans l’espace et nous pouvons classer les
aériens en trois grandes catégories :

 Les antennes symétriques : qui sont l’épanouissement d’une ligne


bifilaire symétrique ;


éléments rayonnants

feeder
ou ligne de transmission

 Les antennes dissymétriques ou antennes unipolaires : telles que, le


brin quart d’ondes, qui sont l’épanouissement d’une ligne coaxiale ;

 Les antennes cornets : qui sont l’épanouissement d’un guide d’ondes.

On trouve essentiellement deux types de cornets classiques : l’un de forme


rectangulaire et l’autre de forme circulaire

N.B.
La plupart d’antennes sont métalliques et de type à résonance électrique.

2.1.3. Classification d’antennes

Ir. Papy Mukanda III-10 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
 Point de vue directivité, on rencontre deux types d’antennes :
- Antenne omnidirectionnelle (Antenne Isotrope) :
- Antenne directionnelle et Antennes sectorielles :

 Point de vue résonance électrique


- Antennes non résonnantes : antennes à boucles magnétiques,
antennes à progresives ;
- Antennes résonnantes : antennes filaires, antennes planaires,
antennes paraboliques, …

2.1.4. Schéma équivalent (modèle électrique) d’une antenne

Ir. Papy Mukanda III-11 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
Une chaine de transmission radiofréquence est toujours composée au mini-
mum d'un générateur et d'une charge. Lorsque l'antenne est utilisée en
émission, le générateur est constitué par le circuit de sortie de l'émetteur
et la charge par l'antenne qui rayonne les signaux électromagnétiques. A
l'inverse en mode réception, l'antenne constitue le générateur qui collecte
les signaux électromagnétiques et le circuit d'entrée du circuit récepteur
constitue la charge.

D'un point de vue circuit, une antenne est un composant qui se caractérise
par son impédance appelée "impédance d'entrée" de l'antenne. L'expression
de cette impédance Zant se présente sous forme complexe composée d'une
partie réelle Rant et d'une partie imaginaire Xant reliée par l'expression :
Zant Rant jXant

La partie réelle de l'impédance d'entrée regroupe la résistance de rayonne-


ment Rray et la résistance de perte Rpertes comme exprimées dans l'équa-
tion (2.2). La résistance de rayonnement correspond à l'énergie rayonnée
par l'antenne alors que la résistance de perte correspond aux pertes de
conduction, aux pertes diélectriques et aux pertes d'onde de surface de
l'antenne.
Rant R ray R pertes

Le schéma équivalent de l’ensemble émetteur – feeder -antenne peut être


établi comme suit :

Emetteur Ze Feeder Vf Antenne

Ve Za
e

0 L
x

- L’émetteur est un générateur de tension Ve et d’impédance


interne Ze.
- L’antenne qui absorbe l’énergie fournie par le générateur Ve via la
ligne de transmission (feeder) peut être symbolisée par une
impédance Za :

Ir. Papy Mukanda III-12 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
Les paramètres sont les suivants :
- Rr : Résistance de rayonnement ;
- Rp : Résistance de pertes de l'antenne :
- pertes ohmiques
- pertes liées au courants de Foucault induits dans des conducteurs voisins
- décharges électriques entre conducteurs à potentiels différents (effet Co-
rona)
- isolement imparfait des isolateurs supportant les éléments de l'antenne

- Xp : Réactance de l'antenne ;
- PF : Puissance fournie ;
- PE : Puissance émise ;

L'adaptateur d'impédance peut être un transformateur ou un filtre réactif


en p. Il sert à :
1) adapter l'impédance de l'antenne à l'impédance de ligne Z0.
2) passer d'une ligne asymétrique (exemple typique : le câble coaxial) à une
antenne symétrique.

Le courant dans le circuit émetteur – Antennes est :

Ieff = Veff . Za = Ra +/- jXa et Ra = Rp + Rr

Ir. Papy Mukanda III-13 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
Ze+Za

- Rp : pertes résultant des imperfections du conducteur que


constitue l’antenne. Elle dissipe en chaleur une certaine puissance
par effet joules : Pp = RpxIeff2.

- Rr : est une résistance de rayonnement (résistance fictive). Elle


équivaut à la résistance qui dissipe la même puissance que celle
rayonnée par l’antenne au point où l’intensité est Ieff : Pr = Rr x
Ieff2.

N.B.

 La résistance de rayonnement pour une antenne demi-onde et éloigné


suffisamment du sol, peut être donnée par :

Rr = 80 π 2 ¿ ) 2
 La résistance de rayonnement pour une antenne quart-onde :
Rr = 160. π 2 ¿ ) 2

Si nous considérons la totalité de puissance fournie à l’antenne pour


l’ensemble d’émission :
- Une partie Pp = RpxIeff2 est perdue en dissipation thermique par
effet Joules
- L’autre partie Pr = Rr x Ieff2 constitue la puissance utile rayonnée

On définit alors la notion de rendement d’une antenne comme étant le


rapport entre la puissance lui fournie par le feeder et celle réellement
rayonnée :

Ղ = Pr/Pf = Pr = Rr x Ieff2 = Rr x Ieff2 = Rr .


Pr + Pp Rr x Ieff + RpxIeff
2 2
(Rr + Rp) x Ieff2 Rr + Rp

Ir. Papy Mukanda III-14 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
2.1.5. Adaptation d’impédance de l’antenne

 Le coefficient de réflexion
D'une manière générale, lorsqu'une onde incidente change de milieu de pro-
pagation ou rencontre une nouvelle interface; une partie de cette onde in-
cidente est réfléchie et l'autre partie est transmise dans le nouveau milieu.
Le coefficient de réflexion, , et le coefficient de transmission, ,
quantifient ces deux parties, respectivement. Ces deux coefficients sont re-
liés par l'expression suivante qui traduit la conservation de l'énergie :

² + T²2 1
Afin que le maximum de puissance soit transmis entre différents éléments
d'un circuit, il faut que le coefficient de réflexion soit le plus faible pos-
sible. Pour cela les différents éléments d'une chaîne d'émission / réception
radiofréquence sont conçus pour être adaptés à une impédance caractéris-
tique Z0 . L'impédance caractéristique peut prendre différentes valeurs en
fonction des applications. Par exemple elle prend une valeur de 75 ohms
pour des applications grand public comme la réception de la télévision hert-
zienne ou par satellite. Mais le plus souvent l'impédance caractéristique est
fixée à 50 ohms dans les milieux professionnels.

A partir de l'impédance caractéristique et de l'impédance d'entrée de l'an-


tenne, nous pouvons définir le coefficient de réflexion comme dans l'ex-
pression :

Ir. Papy Mukanda III-15 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
Le coefficient de réflexion peut également s'exprimer en décibel, on parle
alors du
Paramètre S11 qui se définit comme suit :

 Taux ou Rapport d’onde stationnaire

Le Rapport ou Taux d'Onde Stationnaire (ROS ou TOS) ou tout comme le co-


efficient de réflexion traduit l'adaptation ou la désadaptation d'impédance
entre deux éléments. Lorsque l'adaptation n'est pas parfaite, la partie de
l'onde réfléchie se superpose à l'onde incidente pour ne former qu'une seule
onde, appelée onde stationnaire. Il se définit comme le rapport des valeurs
maximales et minimales de l'amplitude de l'onde stationnaire. Le ROS ou,
en anglais, VSWR pour Voltage Standing Wave Ratio peut également s'expri-
mer à partir du coefficient de réflexion que nous venons de définir à travers
l'expression :

Autrefois cette valeur était exprimée en pourcentage, on parlait alors de


Taux d'Onde
Stationnaire mais cette forme de caractérisation est aujourd'hui abandon-
née.

2.2. CARACTERISTIQUES D’UNE ANTENNE

Nous avons des caractéristiques qui ont trait aux propriétés :

- géométriques : hauteur de l’antenne, diamètre de l’antenne, angle


d’ouverture,
- électriques : gain, fréquence de résonnance, bande passante, rap-
port d’ondes stationnaires (TOS), Impédance caractéristique d’en-
trée, rendement, pertes, Facteur de mérite (G/T), …
- rayonnantes ou radiatives : directivité, diagramme de rayonne-
ment,

Les 3 grandeurs (gain, directivité et rendement) per-


mettent de caractériser la façon dont une antenne
Ir. Papy Mukanda III-16 ISC– 2021
Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
convertit la puissance électrique incidente en puissance électromagnétique
rayonnée dans une direction particulière. Le gain et la directivité per-
mettent de comparer les performances d’une antenne par rapport à l’an-
tenne de référence qu’est l’antenne isotrope.

1) La directivité

La directivité d'une antenne caractérise la manière dont cette antenne


concentre son rayonnement dans certaines directions de l'espace.
La directivité peut être définie comme le quotient de l'intensité de rayon-
nement dans une direction donnée par la valeur moyenne de cette inten-
sité de rayonnement pour toutes les directions de l'espace. On l'exprime de
décibels (dB).

Une antenne émet ou reçoit la plupart de son énergie perpendiculairement


à son axel, peu d’énergie étant transférée sur toute sa longueur. Elle
permet de diriger l’émission ou la réception de signaux dans un axe donné,
à l’exclusion d’autres directions.

Le diagramme de rayonnement
Le diagramme de rayonnement est une représentation géométrique de la
façon dont une antenne collecte ou rayonne l'énergie électromagnétique
dans l'espace. Cette représentation peut se faire soit en trois dimensions
soit en deux dimensions sur des diagrammes polaires présentant différents
plans. Ces types de représentation sont présentés par la suite à travers le
diagramme de rayonnement d'un dipôle.
Le diagramme de rayonnement permet de localiser les zones de l'espace en-
tourant l'antenne et les directions où le rayonnement est intense ou faible.
Même si chaque diagramme de rayonnement est différent en fonction des
antennes, il est possible de différencier trois formes typiques de diagramme
de rayonnement : isotrope, omnidirectionnel et directif.

Ir. Papy Mukanda III-17 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
- Une antenne isotrope est une antenne qui rayonne son énergie uni-
formément dans toutes les directions de l'espace. Même si diffé-
rents travaux tentent de s'approcher de cette propriété. cette an-
tenne reste purement théorique est sert de référence pour établir
la directivité ou le gain d'une antenne réelle.

- Une antenne omnidirectionnelle se caractérise par la faculté à


rayonner de manière égale dans toutes les directions contenues
dans un plan. L'antenne dipôle que nous présenterons par la suite
est un exemple d'antenne omnidirectionnelle.

- A l'inverse, une antenne directive est une antenne qui va concen-


trer l'énergie qu'elle rayonne dans une direction de l'espace.

2) Le gain ou la sensibilité

A priori, il est surprenant de parler de gain à propos d'une antenne qui est
un composant passif. En effet une antenne ne peut émettre une puissance
plus grande que la puissance qu'elle reçoit mais elle est capable de concen-
trer cette puissance de façon à ce que la puissance,
Ir. Papy Mukanda III-18 ISC– 2021
Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
dans certaines directions de l'espace, semble accrue par comparaison à une
répartition isotrope d'énergie rayonnée (antenne isotrope).

Le gain d'une antenne est le rapport entre la Puissance qu'il faudrait fournir
à une antenne de référence et celle qu'il suffit de fournir à l'antenne consi-
dérée pour produire la même intensité de rayonnement dans une direction
donnée.

Le gain d'une antenne peut se définir comme le rapport de la densité de


puissance rayonnée par l'antenne sur la densité de puissance rayonnée par
l'antenne isotrope de référence, dans la même direction, les deux antennes
étant alimentées par la même puissance d'excitation. Le gain peut alors
s'exprimer en dBi qui quantifie le gain en décibel par rapport à l'antenne
isotrope qui présente un gain de zéro décibel dans l'espace libre.

Le gain s'exprime en fonction des angles d'orientation ,selon


l'expression (2.10) où
U ,est la densité de puissance de l'antenne et in P la
puissance injectée dans l'antenne :

Dans le calcul du gain, la puissance injectée prend en compte les pertes di-
électriques et les pertes par effet joule dans la structure de l'antenne. Le
gain de l'antenne intègre les pertes d'insertion dues à la désadaptation. Le
gain maximum de l'antenne est obtenu en considérant le couple d'angle
 max,  qui correspond à un maximum de puissance rayonnée

Le gain est le rapport de l’intensité de rayonnement dans une direction


donnée à l’intensité du rayonnement émis si l’antenne rayonnait de façon
uniforme dans toutes les directions.

Le gain G (θ,φ) d’une antenne dans une direction (θ,φ) est le rapport entre
la puissance
rayonnée dans une direction donnée P(θ,φ) sur la puissance que rayonnerait
une antenne isotrope sans pertes.

3) Directivité
La directivité est proche du gain de l'antenne, elle ne traduit cependant
que son aptitude à émettre ou recevoir dans les différentes directions de
l'espace sans prendre en compte l'efficacité de rayon-

Ir. Papy Mukanda III-19 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
nement de l'antenne (en faisant abstraction des pertes). La directivité d'une
antenne se définit ainsi comme le rapport de densité de puissance créée
dans une direction et la densité de puissance d'une antenne isotrope. La di-
rectivité s'exprime en fonction des angles d'orientation ,se-
lon l'expression où U ,est la densité de puissance de l'an-
tenne et Pray la puissance rayonnée par l'antenne :

Le gain de puissance est égal au produit du gain de directivité par l'efficaci-


té de rayonnement d'une antenne que nous allons définir par la suite. Dans
le cas où il n'y a pas de pertes dans l'antenne le gain en puissance et la di-
rectivité sont égaux.

4) Diagramme de rayonnement

Le diagramme de rayonnement est une représentation géométrique de la


façon dont une antenne collecte ou rayonne l'énergie électromagnétique
dans l'espace. Cette représentation peut se faire soit en trois dimensions
soit en deux dimensions sur des diagrammes polaires présentant différents
plans. Ces types de représentation sont présentés par la suite à travers le
diagramme de rayonnement d'un dipôle.

Le diagramme de rayonnement permet de localiser les zones de l'espace en-


tourant l'antenne et les directions où le rayonnement est intense ou faible.
Même si chaque diagramme de rayonnement est différent en fonction des
antennes, il est possible de différencier trois formes typiques de diagramme
de rayonnement : isotrope, omnidirectionnel et directif.

Une antenne isotrope est une antenne qui rayonne son énergie uniformé-
ment dans toutes les directions de l'espace. Même si différents travaux
tentent de s'approcher de cette propriété, cette antenne reste purement
théorique est sert de référence pour établir la directivité ou le gain d'une
antenne réelle.

Une antenne omnidirectionnelle se caractérise par la faculté à rayonner de


manière égale dans toutes les directions contenues dans un plan. Exemple :
antenne dipôle est un exemple d'antenne omnidirectionnelle.

Ir. Papy Mukanda III-20 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
A l'inverse, une antenne directive est une antenne qui va concentrer l'éner-
gie qu'elle rayonne dans une direction de l'espace. Ci-dessous présente une
représentation en trois dimensions des formes de diagrammes de rayonne-
ment que nous venons de présenter.

5) Rendement d’une antenne

Le rendement η d’une antenne traduit sa capacité à transmettre la puis-


sance électrique en
entrée PA sous forme de puissance rayonnée PR. On le définit comme le
rapport entre la puissance totale rayonnée par une antenne et la puissance
qui lui est fournie. Le rendement est lié aux pertes dans le réseau de polari-
sation et dans les éléments rayonnants. Le rendement relie le gain et la di-
rectivité.

6) Polarisation de l’antenne

La polarisation est un paramètre très important dans la caractérisation


d'une antenne, essentiellement parce que si deux antennes devant commu-
niquer ensemble proposent des polarisations non adaptées, la puissance
transmise sera très fortement diminuée voire nulle.

Ir. Papy Mukanda III-21 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
Lorsque l'on parle de la polarisation d'une antenne, il s'agit de la polarisa-
tion observée dans la direction du gain maximum de l'antenne car la polari-
sation peut être différente en fonction de la direction considérée.

La polarisation d'une onde électromagnétique est une "figure géométrique",


décrite au cours du temps, par l'extrémité du vecteur champ électrique
dans le plan d'onde. Le plan d'onde est le plan perpendiculaire à la direction
de propagation. Le vecteur champ électrique se décompose souvent en
deux composantes orthogonales comme le montre la Figure

7) Hauteur d’une antenne

8) Fréquence de résonnance et bande passante de l’antenne

C’est l’intervalle de longueurs d’ondes (ou des fréquences) pour lesquelles


l’antenne résonne. Une antenne à large bande permet d’émettre ou de
recevoir différentes longueurs d’ondes (ou fréquences).
Généralement la bande passante correspond à la plage de fréquence pour
laquelle le coefficient de réflexion est inférieur de -10dB. Mais dans cer-
taines applications, ce niveau peut être relevé à -6 dB ce qui permet relâ-
cher certaines contraintes lors de la conception d'une antenne, c'est le cas,
par exemple, pour certaines antennes de téléphone mobile. Il est cepen-
dant communément admis que si le seuil auquel est considéré la bande pas-
sante n'est pas précisé, il s'agit de la bande passante pour un S11 inférieur à
-10dB.

Ir. Papy Mukanda III-22 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
La fréquence de résonnance, fres, correspond à la fréquence pour laquelle
l'antenne est la mieux adaptée, c'est-à-dire pour laquelle le coefficient de
réflexion est le plus faible. Sur une bande passante donnée, il est possible
d'observer plusieurs minimas donc plusieurs fréquences de résonance. Afin
de comparer des structures d'antennes, on exprime souvent la bande pas-
sante, BP, d'une antenne en pourcentage par rapport à la fréquence de ré-
sonance :

9) Angle d’ouverture
L'angle d'ouverture est défini comme l'angle existant entre les points dont la
densité de puissance de rayonnement est égale à la moitié de la puissance
de rayonnement maximum. C'est donc une séparation angulaire correspon-
dant à une atténuation de 3dB sur le diagramme de rayonnement de la Fi-
gure. L'angle d'ouverture est défini dans un plan qu'il convient de préciser

L’angle d’ouverture horizontal caractérise la largeur du faisceau de l'an-


tenne dans un plan horizontal. Il est défini comme
l'angle entre les directions où le gain est 3 dB inférieur
Ir. Papy Mukanda III-23 ISC– 2021
Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
au gain maximal. Une différence de 3 dB par rapport au gain maximal cor-
respond à la moitié. Dans la plupart des réseaux GSM, les antennes utilisées
ont un angle d’ouverture horizontal de 65º ou de 90°.

L’angle d’ouverture vertical caractérise la largeur du faisceau de l'antenne


dans un plan vertical. De même façon que l’angle horizontal, il est défini
comme l'angle entre les directions où le gain est 3 dB inférieur au gain
maximal. Dans la plupart des réseaux GSM, les antennes utilisées ont un
angle d’ouverture vertical entre 6 et 16°. Il s’agit d’un faisceau étroit dans
le plan vertical.

Ce faisceau est souvent incliné (downtilted) pour s'assurer que la majeure


partie de l'énergie est émisevers le sol (où se trouvent les usgers) plutôt que
dans le ciel.

Cette donnée ne s'applique généralement qu'aux antennes directives pré-


sentant un lobe principal de rayonnement. L'angle d'ouverture est une don-
née importante pour les antennes très directives utilisées dans des liaisons
point à point ou alors dans la mise en oeuvre d'antennes sectorielles au ni-
veau des stations de base des réseaux de téléphonie sans fil.

10) Impédance

L'impédance est l’équivalent pour les circuits à courant alternatif de la ré-


sistance pour les circuits à courant continu. Dans le cas d'une antenne, l'im-
pédance n'est pas seulement fonction de la longueur et de l'épaisseur de
l’antenne mais également de la façon dont la puissance est apportée. Afin
d'obtenir un transfert de puissance optimale, la source, la ligne de trans-
mission et la charge doivent avoir la même impédance.

Ir. Papy Mukanda III-24 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
11) Température de bruit

En télécommunication, la puissance d’un signal reçu n’est pas suffisant pour


en déduire la
qualité du signal ou le risque d’erreur binaire s’il s’agit d’un signal numé-
rique. En effet, il est nécessaire de connaître le rapport signal à bruit (se
reporter au cours de Canaux de transmission bruités [Boyer]). Le niveau de
bruit fixe le seuil de réception. Bien que le récepteur introduise une quanti-
té non négligeable de bruit (pris en compte au travers du facteur de bruit
ou noise figure), nous ignorerons son effet dans ce cours et nous nous limi-
terons au bruit disponible en sortie de l’antenne.

Dans un récepteur, l’antenne constitue la source de bruit placé sur son en-
trée.
Ce bruit peut provenir des interférences électromagnétiques, notamment si
elles existent sur la bande de fonctionnement de l’antenne. Mais bien que
les antennes ne soient pas large bande, elles restent capables de coupler
une part non négligeable des signaux hors bande. Considérons le cas où il
n’y a pas d’interférences. Le bruit proviendra des pertes de l’antenne et du
rayonnement émis par l’environnement. Le bruit dépend du diagramme de
rayonnement de l’antenne, de la direction d’où provient le bruit et de
l’état du milieu environnant. On définit la puissance de bruit d’une antenne
PN par la relation suivante.

Où k est la constante de Boltzmann (k = 1.38.10-23 J.K-1), B la bande de


fréquence considérée
et Tant la température de bruit de l’antenne.

La température de bruit de l’antenne est donc un facteur de proportionnali-


té qui caractérise le bruit issu de l’environnement et capté par l’antenne.
Elle dépend de la température des objets se trouvant dans le diagramme de
rayonnement de l’antenne. La figure ci-dessous donne les températures
équivalentes des milieux pointés par une antenne.

Ir. Papy Mukanda III-25 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
La température de bruit d’une antenne terrestre peut donc être divisée en
deux : la contribution du ciel, qui présente une température basse et va-
riant avec l’état du ciel, et celle de la Terre dont la température de bruit
est proche de sa température ambiante. La température de bruit de l’an-
tenne est donnée par l’équation suivante :

12) Portée

13) PIRE

La puissance isotrope rayonnée équivalente d’une antenne (PIRE ou EIRP en


anglais) est un terme souvent utilisé en télécommunications (principale-
ment dans les bilans de liaison) qui définit, dans la direction de rayonne-
ment maximal, la puissance électrique qu’il faudrait apporter à une an-
tenne isotrope pour obtenir la même puissance rayonnée dans cette direc-
tion. Elle se calcule selon l’équation :

2.3. ZONES DE RAYONNEMENT D’UNE ANTENNE

On distingue pour chaque type d'antenne trois zones de rayonnement :


· Zone de Rayleigh (ou zone de champ proche)
· Zone de Fresnel
· Zone de Fraunhoffer (ou zone de champ lointain)

Dans ce cours, seul la zone de champ lointain (ou zone de Fraunhofer) sera
considérée. Danscette zone, on considère la distance r grande par rapport à
la longueur d'onde l.

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Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
 Illustration des régions du champ électromagnétique d'une antenne

L'espace entourant une antenne peut être divisé en trois régions distinctes
comme le montre la Figure :

La structure du champ électromagnétique est diffé-


rente en fonction des régions. Bien qu'il n'y ait pas de
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Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
changement brutal de la configuration des champs aux frontières de ces ré-
gions, il existe de réelles différences entre elles.

Ces régions sont délimitées par des sphères de rayon R1 et R2 qui sont dé-
crites par les
expressions respectivement, et où a correspond à la plus grande longueur
de l'antenne et l est la longueur d'onde :

La région entourant directement l'antenne est appelée la région de champ


proche réactif.
Dans cette région également appelée région de Rayleigh, le champ réactif
est dominant. Pour une antenne de très petites dimensions, cette région est
communément incluse dans une sphère de
rayon2. La région intermédiaire appelée région de Fresnel ou région
de champ proche radiatif est caractérisée par une distribution du champ
électromagnétique rayonné dépendante de la distance par rapport à l'an-
tenne. Dans le cas d'antenne de faible dimension, cette zone peut ne pas
exister.

Enfin la dernière région est appelée la région de Fraunhofer ou région de


champ lointain. Dans cette région, la distribution du champ électromagné-
tique est indépendante de la distance par rapport à l'antenne. Le rayon de
courbure des ondes devenant grand, ces ondes peuvent être considérées
comme planes. A voir définition ondes planes pas de décroissance de E

Lorsque l'on parle des propriétés de rayonnement d'une antenne il est sous
entendu que l'on considère les propriétés observables en champ lointain car
c'est cette distribution du champ électromagnétique qui va être vu par
l'autre antenne de la chaine de transmission.

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Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
2.4. Types d’antennes

Ir. Papy Mukanda III-29 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
On distingue plusieurs types d’antennes, à savoir :
 dipôle,
 Yagi,
 Parabolique,
 Panneau,…

ANTENNES A FIL RAYONNANT

Les antennes filaires sont les plus anciennes des antennes et ce sont des an-
tennes élémentaires qui servent de référence. Les concepts théoriques de
ces antennes sont régis par la théorie du doublet de Hertz qui est constitué
de deux conducteurs alimentés par une source radiofréquence en différen-
tiel. La dimension de ces conducteurs est très petite devant la longueur
d'onde ( 10 ). La distribution du courant présent le long du fil est détermi-
née par la dimension de la structure par rapport à la longueur d'onde du si-
gnal à émettre ou à recevoir.

C'est à partir de cette théorie qu'ont été élaborées les théories du dipôle
demi-onde et du monopole quart d'onde. Le dipôle demi-onde ou 2 est un
cas particulier du doublet de Hertz dont la longueur est sensiblement égale
à la moitié de la longueur d'onde du signal ou à émettre. En effet, si l'on
considère la distribution de courant le long d'un dipôle de longueur d en
fonction du rapport
d/ , on constate que l'intensité maximale du courant se retrouve sur les
points de l'excitation
différentielle comme le montre la Figure

1) Antenne dipôle

Elle est constituée de deux brins métalliques en cuivre, son


raccordement se fait par le centre et sa longueur totale est donnée par
la formule suivante :
1
l= λ
2
(1.5)
c
λ=
Avec  : la longueur d’onde du signal émis ou reçu et f ;
c = 3.10 m/s : la célérité
8

f : la fréquence du signal émis ou reçu.

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Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
L’antenne dipôle demi-longueur d’onde.

Le dipôle simple (demi-longueur d’onde) possède une impédance de 75


.

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Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
a) L’antenne dipôle avec réflecteur

L'antenne doublet

L'antenne doublet encore appelée dipôle 

est constituée d'un conducteur filiforme éléments rayonnants

de longueur l, coupé en son milieu pour


l'alimentation par un générateur.
Théoriquement la longueur l peut être feeder
ou ligne de transmission
comprise entre une fraction de  à
quelques .

Toutefois, pour une longueur mécanique d'une demi longueur d'onde (/2),
cette antenne présente des caractéristiques particulières: son impédance
est de l'ordre de 73 Ω1 .
1
Théoriquement Z = 73,2 + j 42,5 pour /2, mais ce terme est rapidement annulé si on raccourci très légère-
ment le doublet. Mais cette impédance varie un peu avec le diamètre du conducteur.
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Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
Le dipôle replié2

Le dipôle replié présente les


caractéristiques suivantes :
 sa directivité est la même que celle
d'un dipôle simple
 son impédance est 4 x celle d'un dipôle simple et est donc de l'ordre
de 300 Ω. Elle est donc alimentée par du câble twin-lead (voir plus
loin) ou nécessite un balun pour l'adaptation 300/75 Ω et le passage
symétrique/asymétrique
 l'impédance peut être variable en modifiant le rapport entre les
diamètres des éléments
 la réactance ne varie que très légèrement lorsqu'on s'écarte de la
résonance, autrement dit la bande passante est plus grande
 cette antenne est essentiellement utilisée en VHF-UHF.

On peut adapter cette impédance de 300 Adaptation d'impédance et


symétrisation
a) Antennes à hélice

2
Ou en anglais "folded dipole" mais aussi appelée "trombone" à cause de sa forme !

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Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
2) Antenne Yagi

Il s’agit d’un dipôle replié (folded dipole, en Anglais) constitué par un


dipôle ordinaire vibrant en demi-longueur d’onde, auquel on ajouté un
brin de même longueur, à faible distance du dipôle, et dont les
extrémités sont reliées électriquement à celles du
dipôle.
Ir. Papy Mukanda III-34 ISC– 2021
Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
En pratique elle est constituée de deux parties :
 la partie active appelée Trombone ou Radiateur,
 la partie passive constituée des :
- directeurs placés au devant du Trombone et qui renforcent son
gain,
- réflecteurs placés à l’arrière du Trombone pour empêcher les si-
gnaux réfléchis par les obstacles situés aux alentours de l’at-
teindre, sinon il y se produira un phénomène d’écho (dédouble-
ment) entre les signaux directs (venant par le devant) et les si-
gnaux indirects (venant par l’arrière).
La figure suivante donne en exemple des réalisations possibles des
antennes à 4 et 5 éléments :

Figure 1.29. Réalisations d’antennes Yagi à 4 et 5 éléments.

Avec F : la fréquence du signal ou de l’onde.

3) Antenne A SURFACE RAYONNANTE

Les antennes à surface rayonnante

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Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
Les antennes que nous avons vues jusqu'ici pouvaient être classées dans la
famille des antennes à fils rayonnant. Mais il existe aussi des antennes à
surface rayonnante que l'on utilise principalement dans le domaine des
hyperfréquences (c-à-d 300 MHz < f < 300 GHz). En effet pour des
fréquences supérieures à 1 ou 2 GHz, la construction d'antennes Yagi telles
que nous l'avons vu au paragraphe précédent devient de plus en plus
critique: les éléments deviennent de plus en plus courts et l'influence du
boom, du connecteur et des éléments de fixation deviennent de plus en
plus difficile à maîtriser.

L'ouverture rayonnante la plus simple est le cornet: il s'agit d'un guide


d'ondes à section régulièrement croissante. Le gain d'un cornet est donné
par la relation

Les antennes paraboliques utilisées souvent pour les communications par


satellites également utilisées pour les ondes ultracourtes.
Il existe plusieurs sortes d’antennes paraboliques, gardant toujours le
même principe
Les diverses éléments rayonnants constitutifs de ces types d’antennes sont ;
une antenne dipôle, un cornet ou aussi un guide d’onde qui toujours placé
au foyer ou focus paraboloïde.
Ces antennes sont : PRIMUS, CASSEGRAIN, GREGORIEN et OFFSET.

Ir. Papy Mukanda III-36 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
G(dB) = 20 log ( 8 f S)

dans laquelle S est la surface de l'ouverture en


B

m² et f la fréquence en GHz.
guide d'ondes
Si on veut obtenir un gain important, on doit
A donc avoir une grande surface d'ouverture, en
d'autres termes il faut des cornets
relativement longs, ce qui pose des problèmes
de réalisation mécanique. Les cornets peuvent toutefois être utiles pour des
tests, comme source primaire pour mesurer le diagramme de rayonnement
d'une antenne par exemple. Mais les cornets sont plus généralement utilisés
comme source primaire des antennes paraboliques que nous verrons ci-
après.

L'antenne à réflecteur, la plus classique


x surface de
est l'antenne à réflecteur parabolique référence
où la source se trouve au foyer de la
Q2
parabole. En effet le foyer d'une parabole P2

est ce point particulier qui permet


d'obtenir des rayons parallèles et qui ont P1 Q1
tous la même phase. Donc ici O-P1-Q1 est
égal à O-P2-Q2. source
primaire
O
y
L'équation de la parabole est x² = 4 f y ou
f est la distance focale (revoir le cours de distance focale f F

géométrie).

Le gain d'une telle antenne est donné par x² = 4 f y


la relation

G(dB) = 10 log ( 4  S ) / 2

Ir. Papy Mukanda III-37 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
dans laquelle S est la surface de l'ouverture de la parabole et  est le
rendement de l'éclairement.

La source primaire, encore appelée illuminateur, doit être placée au foyer


et éclairer toute la surface du réflecteur sinon une partie de cette surface
ne pourra pas réfléchir la puissance. D'autre part l'illuminateur ne peut pas
éclairer "en dehors" de la surface du réflecteur sinon cette énergie ne
pourra pas être réfléchie, de plus, il y aura dans ce cas, une diffraction sur
le pourtour de la parabole, ce qui risque d'entraîner des perturbations avec
d'autres stations. Le facteur qui tient compte de ce rendement de
l'éclairement est précisément , il vaut environ 0,55.

Ir. Papy Mukanda III-38 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
L’antenne parabolique est constituée de deux éléments essentiels :
 une antenne cornet munie d’un dipôle et placé au foyer de la para-
bole;
 un réflecteur parabolique ayant pour rôle de concentrer les ondes
électromagnétiques émises ou reçues par l’antenne cornet.

Figure 1.14.
Antenne à
réflecteur
parabolique
utilisée en
émission.

L’antenne à cornet est une prolongation évasée d’un guide d’ondes et


l’ordre de grandeur de ses dimensions est généralement comparable à la
longueur d’onde du signal à transmettre.

Ir. Papy Mukanda III-39 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
Figure 1.15. L’antenne à cornet.

La forme du cornet, ainsi que les dimensions de son ouverture,


déterminent le diagramme de rayonnement. Pour un cornet
rectangulaire on a :
 plus l’ouverture du cornet est large et plus celui-ci est directif dans le
plan horizontal,
 plus la hauteur d’ouverture du cornet est grande et plus celui-ci est
directif dans le plan vertical.

Si l’antenne cornet, utilisée comme source d’émission, est placée au


foyer du réflecteur parabolique, le gain maximal de l’antenne lié au
réflecteur parabolique est donnée par la relation suivante :
gmax = ( )
π .D 2
λ (1.6)
Avec D : le diamètre du réflecteur parabolique,
c
λ=
f : longueur d’onde du signal.
En règle générale il faut réduire d’un facteur voisin de 0,6 le gain
maximal pour trouver le gain réel g r car le réflecteur n’est pas éclairé
uniformément :
gr ≈ 0,6 . gmax = 0,6
λ( )
π. D 2
(1.7)

Ir. Papy Mukanda III-40 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
Tableau 1.3. Dimensions de l’antenne cornet et angles d’ouverture.

Type de Dimensions de Angle d’ouverture


Cornet l’antenne

Rectangulaire a = √3 lλ Dans le plan E :


( )53
λ
b
deg rés

b = 0,81 a Dans le plan H :


( 80 ) deg rés
a
λ

Circulaire 2 R = √2,8 l λ Dans le plan E :


( 60 ) deg rés
λ
R
Dans le plan H:

(70 Rλ ) deg rés


N.B. L’antenne parabolique peut être utilisée aussi bien en émission
qu’en réception. Dans ce dernier cas, le réflecteur parabolique sert
à collecter les ondes et les faire converger vers le Cornet. 3

Parfois, en particulier pour les radars et les faisceaux hertziens, l’antenne


parabolique est recouverte d’une « enveloppe » rigide, le radôme (comme
radar et dôme). Le radôme permet de protéger l’antenne de l’eau et des
accumulations de glace. Le matériau ne doit pas introduire de perte de
puissance.

Ir. Papy Mukanda III-41 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
V .4.3 les antennes patchs (planaires)
Ir. Papy Mukanda III-42 ISC– 2021
Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
L’antenne patch qui est intéressante car réalisée sur un circuit imprimé.
Elle est constituée de plusieurs cellules rayonnantes. Plus les cellules
sont nombreuses et plus le gain est important. Utilisée autour du GHz,
en particulier en WiFi (2,4GHz) et pour la nouvelle génération d’antenne
satellite.

les antennes à ouverture (cornet)

Une antenne cornet est une antenne en forme de cylindre, de cône ou


pyramide tronquée employée pour des liaisons directes ou comme antenne-
source pour éclairer un réflecteur parabolique

Les coupleurs d'antennes

Nous savons que la puissance dans la charge était maximale lorsque la


valeur de la charge est égale à celle de la résistance interne du générateur.
Ici, il faudra obtenir une impédance d'antenne égale à l'impédance de la
ligne de transmission et égale à l'impédance de l'émetteur (ou du
récepteur) pour obtenir un transfert maximal.

Dans la plupart des cas, on essaie aussi d'avoir l'antenne en résonance


c'est-à-dire que la partie imaginaire  j X de son impédance (Z = R  j X) soit
nulle ou très faible.

Ir. Papy Mukanda III-43 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
Dans certains cas on n'arrive pas à cette optimalisation, on utilise alors un
coupleur d'antenne encore appelé boîte de couplage ou en anglais
antenna tuner unit4 ou ATU.

Pour des raisons de facilité, les radioamateurs ont l'habitude de mesurer le


TOS à la sortie de l'émetteur alors qu'il serait plus correct de le mesurer au
niveau de l'antenne. Ils ont aussi pris la mauvaise habitude de mettre le
coupleur d'antenne à la sortie de l'émetteur

pylône rayonnant
Emetteur- Coupleur long câble coaxial Emetteur- long câble coaxial Coupleur
récepteur d'antenne récepteur d'antenne
radiales

Un récepteur haute-fidélité contient à la fois les circuits d'accord, qui permettent de sélectionner le signal désiré, et
d'amplification qui augmentent l'intensité du signal reçu et démodulé.
Comme circuits d’accord on utilise des circuits résonants à bobine L et condensateur C :

Figure 1.34. Le circuit d’accord


à bobine et
condensateur.

La fréquence d’accord ou fréquence de résonance


est donnée par la formule
Ir. Papy Mukanda III-44 ISC– 2021
Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
Réaliser un coupleur c'est passer d'une impédance Zin = R  jX (générale-
ment quelconque) à une impédance caractéristique des lignes coaxiales gé-
néralement utilisées et/ou à celle de nos émetteurs-récepteurs, c-à-d à Z out
= 50 Ω.

Les circuits LC se présentent


sous forme de L, de Té, de Pi ou
L T 
parfois de combinaisons plus
complexes.

En général :

- une partie résistive ou imaginaire faible entraîne toujours des


courants élevés et des pertes en RI² élevées ;

de Thomson :
1
fO=
2 π √ LC (1.12)

CV : Condensateur Variable utilisé pour pouvoir régler la fréquence d’accord suivant le signal que l’on veut capter.

N.B. Tous les autres signaux captés qui ne correspondent pas à la fréquence
d’accord fO sont rejetés à la Masse et seul le signal utile d’information de fréquence égale à f O est recueilli à la sortie
du Circuit d’Accord qui est aussi appelé Circuit Sélecteur.

Les amplificateurs sont constitués des composants électroniques actifs à Transistors ou à circuits intégrés. Un circuit
intégré, appelé aussi Microplaquette ou Puce (Chip en Anglais), est constitué de plusieurs composants électroniques
actifs et passifs renfermés dans un seul boîtier.

Ir. Papy Mukanda III-45 ISC– 2021


Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
- une partie résistive ou imaginaire élevée entraîne toujours des
tensions élevées et des problèmes d'isolation (formation d'arc,
claquage, etc …)
- une partie imaginaire faible ou nulle n'est jamais un problème puisque
c'est ce que nous voulons obtenir
- le plus facile est d'avoir des parties réelles et imaginaires
sensiblement du même ordre de grandeur par exemple 15  j 30 ou
600  j 200 et à l'opposé, le plus difficile est d'avoir des impédances
telles que 1  j 2000
- le plus facile est d'avoir des parties réelles et imaginaires voisines de
50 Ω, disons entre 5 et 500, au-delà de cette fourchette l'adaptation
est encore possible mais posera probablement quelques problèmes

Le coupleur en L

L L L

Z C Z Z C Z
in out in out
Z Z
in out
C

a b c

Le montage de la figure a est utilisé lorsque Zin < Zout , le montage de la


figure b est utilisé lorsque Zin > Zout et dans la figure c, un inverseur permet
d'avoir les 2 possibilités.

Le coupleur en Pi Coupleur en Té Symétriseurs


du type "transfo bobinés

balun de tension 1:1

balun de courant 1:1


L C1 C2
b

50 ohms
symétrique

Z C1 C2 Z L 50 ohms
in out Z
in
Z
out
symétrique 50 ohms
asymétrique
50 ohms
asymétrique

Les symétriseurs sont aussi appelés balun, mot qui


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Hyperfréquences
provient de la contraction de balanced to unbalanced.

Lorsque nous avons un dipôle, le courant dans chacun des brins est de
même amplitude et en opposition de phase. Il en va de même avec un câble
coaxial où le courant dans l'âme est exactement de même amplitude, mais
de phase opposée à celui qui passe dans le blindage (la tresse). Il en est
encore de même avec une ligne symétrique. Tous ces systèmes sont dit être
équilibrés ou "balanced".

Or le câble coaxial qui va de l'émetteur à l'antenne est un dispositif


asymétrique. Il en résulte un courant appelé courant de gaine. Le courant i 1
est égal au courant i2
Les montages suivant permettent de passer d'un système symétrique vers un
système asymétrique en conservant l'impédance (1:1).

Lorsque le système fournit deux tensions égales mais en opposition de


phase on parle d'un balun de tension, tandis que s'il fournit deux courants
égaux mais en opposition de phase, on parle d'un balun de courant.

ORIENTATION DES ANTENNES

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Notes du Cours d’Antennes et
Hyperfréquences
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Hyperfréquences
III.6.5. Différents types d’antennes paraboliques

III.6.5.1. Antenne à foyer central

Elle est désignée sous divers termes : foyer primaire, antenne symétrique,
antenne ronde, antenne centrée, antenne NEWTON. Elle est constituée
généralement à partir d’un diamètre de 1,20m pour atteindre plusieurs
mètres de diamètre. Les plus grandes tailles (2,40 m ; 3,10 m ; 4,80 m) sont
surtout destinées aux zones de réception où les PIRE sont faibles. En
bandes C et S, le réflecteur peut être de type grillagé.

Pour la réception en bande Ku, le réflecteur peut être de type ajouré


(perforé) qui, toutefois présente de sérieux inconvénients en période de
givre. Le matériau privilégié pour sa fabrication est l’aluminium.
Cette antenne présente un inconvénient, par son attitude et sa forme de
cuvette. Elle favorise les dépôts de neige ou d’autres types de matériaux
perturbateurs. D’autre part, son rendement correct avec des diamètres à
tendance à diminuer sur les grandes tailles, particulièrement en bande Ku.
Le rendement standard est de l’ordre de 60%.

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III.6.5.2. Antenne à foyer décalé (OFFSET)

Elle est aussi connue sous le nom d’antenne OFFSET, c’est une antenne
parabolique qui a une taille minimale de 30 cm, mais elle est aussi
disponible jusqu’à 1,20 m de diamètre.

Les diamètres les plus fréquents se situent entre 60 et 90 cm. Cette


antenne est majoritairement bien adaptée aux performances des signaux
des satellites en bande Ku. Elle est fabriquée en aluminium ou en fibre de
verre.

Son attitude quasi verticale la rend moins sensible au dépôt de neige. Le


foyer de l’antenne se situant généralement en dehors du plan de réception.
Ce réflecteur reçoit la totalité de l’énergie provenant du satellite, ce qui
n’était pas le cas avec l’antenne à foyer central. Elle a un rendement qui
oscille autour de 70 %.

III.6.5.3. Antenne
Figure Grégorien
III.3 Antenne à foyer décalé (OFFSET)

Le troisième type de réflecteur, qui est une version améliorée de l’antenne


précédemment décrite, est aussi appelé grégorien. Le réflecteur principal
est monobloc plein construit en aluminium. Elle
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présente les mêmes avantages que l’antenne à foyer décalé, mais est plus
performante à diamètre équivalent, grâce à l’utilisation d’un second
réflecteur améliorant l’illumination.

Le rendement atteint dépasse même les 80 %. Ses performances (gain : 40,8


dB à 12,25 GHz) correspondent à un diamètre de l’ordre du mètre en foyer
décalé. Les antennes de type Grégorien sont les plus performantes puisque
le rendement est supérieur de 8 à 10 % celui de l’antenne à foyer décalé et
de 15 à 20 % à celui d’une antenne à foyer central.

Figure III.4 Antenne Grégorien

III.6.5.4. Antenne Cassegrain

Elle n’est guère employée dans le grand public. Le rendement des antennes
de type Cassegrain approche les 80%. Par leur petite taille, elles sont
souvent retenues en habitat collectif et installées sur le balcon, voire
même derrière la vitre.

III.7. Réalisation d’une liaison


Figure III.4 Antenne par antenne à réflecteur parabolique
Cassegrain

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Hyperfréquences
Réaliser une liaison entre deux sites distant de 20 km avec une antenne à
réflecteur parabolique dont la fréquence de travail est 8GHz, demande à ce
qu’on tienne compte de toutes les considérations techniques des antennes.

Hormis les caractéristiques d’une antenne et de l’équipement, on met


également l’accent sur les coordonnées géographiques des sites à relier et
la fréquence du travail de l’équipement qui est de 8 GHz.

Antennes dans le réseau GSM

Elles servent à la couverture du réseau. L'antenne panel est un cas de


figure. C’est une antenne dipole.

- L'antenne panel omnidirectionnelle (l'angle d'ouverture est de 360°) :


très adaptée aux zones rurales et faiblement peuplées. Son gain
d'amplification est faible, environ 9 dB.
- L'antenne panel directionnelle (l'angle d'ouverture est de 120°) :
adaptée aux zones urbaines et fortement peuplées. Son gain
d'amplification est de 13 à 16 dB.
- L'antenne panel mono bande (simplex),
- GSM 900 : la portée de la couverture est de 35km2 - GSM 1800 : la
portée de la couverture est de 5 Km2
- L'antenne panel dual bande (duplex),
- GSM 900 et GSM 1800 à la fois. Dans ce cas, un duplexeur est
obligatoire et jouera le rôle de coupleur.
- 12 3

-
- Faisceau

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Figure 2.1: Diagramme de rayonnement en puissance en échelle linéaire

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