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Exercice sur Équations Différentielles Non Linéaires

L'équation différentielle non linéaire du premier ordre y' = y^2 - x avec condition initiale y(0) = 0 admet une solution maximale définie sur R+. Le système autonome du second ordre y'' = 1 - 3y^2 avec conditions initiales y(0) = 0 et y'(0) = 0 admet une solution maximale définie et périodique sur R.

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Exercice sur Équations Différentielles Non Linéaires

L'équation différentielle non linéaire du premier ordre y' = y^2 - x avec condition initiale y(0) = 0 admet une solution maximale définie sur R+. Le système autonome du second ordre y'' = 1 - 3y^2 avec conditions initiales y(0) = 0 et y'(0) = 0 admet une solution maximale définie et périodique sur R.

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Équations différentielles non linéaires :

quelques exercices
Une équation du 1er ordre
Montrer que la solution maximale du problème de Cauchy

y0 = y2 − x
y(0) = 0

est définie au moins sur R+ .


Indication : s’intéresser à la parabole y 2 = x.

Un système autonome du 2e ordre


Montrer que la solution maximale de

y 00 = 1 − 3y 2
y(0) = 0
y 0 (0) = 0

est définie sur R et périodique.

1
Corrigé 1
Soit f la solution maximale, elle existe, est unique, et est définie sur un
voisinage ]a, b[ de 0 (théorème de Cauchy-Lipschitz).
Montrons d’abord que pour tout x ∈ [0, b[, f (x)2 ≤ x. (C’est-à-dire
que le graphe de f reste dans le domaine convexe délimité par la parabole
y 2 = x). Comme f 0 (0) = f (0)2 − 0 = 0, f (x) = o(x) quand x → 0. Ainsi
∃η ∈ R+ ∗ /∀x ∈] − η, η[, |f (x)| ≤ |x|, donc pour 0 ≤ x < min(1, η), on a

|f (x)| ≤ x ≤ x, ce qui signifie que l’inégalité voulue est bien vérifiée sur
un voisinage à droite de 0.
Pour étendre ce résultat à tout [0, b[ supposons par l’absurde que {x ≥
0|f (x)2 > x} soit non vide, alors sa borne inférieure x0 existe dans R+ , et on
a d’après le résultat précédent x0 > 0. x0 est adhérent à {x ≥ 0|f (x)2 > x},
ainsi qu’à [0, x0 [ où f vérifie f (x)2 ≤ x, par continuité de f 2 et en passant
à la limite sur les inégalités on a f (x)2 = x. Cela entraîne f 0 (x0 ) = 0 d’où
(f 2 )0 (x0 ) = 0 (dérivation des fonctions composées) i.e. f (x)2 = x0 +o(x−x0 ).
Ceci impliquerait que sur un voisinage à gauche de x0 , f (x)2 > x, on aboutit
à une contradiction avec le fait que x0 soit un minorant des x qui vérifient
cette inégalité.
Maintenant que nous connaissons les variations de f nous pouvons conclure
sur son domaine de définition. Supposons
√ que b < +∞. f est bornée sur

[0, b[ : ∀x ∈ [0, b[, |f (x)| ≤ x < b. La dérivée de f est donc aussi bornée
(elle s’exprime en fonction de f et de x) donc en employant le théorème
des accroissements finis et le critère de Cauchy on montre l’existence d’une
limite de f en b. f se prolonge donc par continuité en b, c’est aussi le cas
pour f 0 qui est une fonction continue de f et de x, donc f admet un prolon-
gement C 1 en b (théorème du prolongement dérivable). En recollant f avec
une solution de l’équation différentielle avec les bonnes conditions initiales
en b, définie sur un voisinage de b, on construit une solution qui contredit la
maximalité de f définie sur ]a, b[.
Conclusion : b = +∞, autrement dit f est défine sur R+ . 
Remarque : pour montrer que f admettait une limite en b il suffisait
de constater que f était décroissante pour x ≥ 0. Cependant la méthode
employée ici est plus générale, elle sert à démontrer la remarque 8.2.2 du
Jimmy (une solution maximale de x0 = f (t, x) lorsque f ∈ C 0 (R2 , R) n’est
pas bornée au voisinage d’une éventuelle borne finie de l’intervalle maximal
de définition).

2
Corrigé 2
En multipliant l’équation par y 0 et en intégrant grâce aux conditions
initiales on obtient
1 02
y = y − y 3 = y(1 − y 2 )
2
Par conséquent toute solution du problème de Cauchy vérifie, en tout point
de son intervalle de définition :
y(1 − y 2 ) ≥ 0 ⇔ y ≤ −1 ou 0 ≤ y ≤ 1
L’image de y étant connexe (fonction continue sur un intervalle i.e. une
partie connexe de R) elle est incluse dans l’une des composantes connexes
de ] − ∞, −1] ∪ [0, 1], comme y(0) = 0 on a en fait 0 ≤ y ≤ 1. y étant bornée,
y 0 l’est aussi, donc en reprenant l’argument utilisé pour le 1er exercice, la
solution maximale est définie sur R.
Dans la suite, on note y la solution maximale. En x = 0, on a :
• y(0) = 0 donc y atteint un minimum (0 ≤ y ≤ 1), d’où y 0 (0) = 0
• y 00 (0) = 1 − 3 × 02 = 1 > 0
Sur un voisinage à droite de 0 on a donc y 0 ≥ 0. L’intégrale première du
mouvement établie au début s’écrit alors sur ce voisinage :
q
y0 = 2y(1 − y 2 )
équation du 1er ordre à variables séparables qui s’intègre en
Z y
du
p =x
0 2u(1 − u)(1 + u)
Or, la fonction intégrée ici, à valeurs positives, est dans L1 (]0, 1[) puisque
1 1 1 1
p ∼ √ et p ∼ √
2u(1 − u)(1 + u) u→0 2u 2u(1 − u)(1 + u) u→1 2 1−u
et que la fonction est continue sur ]0, 1[. Ainsi, sur le domaine de validité de
l’expression établie précédemment, comme y ≤ 1, on a
Z 1
du
x≤ p < +∞
0 2u(1 − u)(1 + u)
on ne peut donc pas avoir y 0 ≥ 0 sur tout R+ .
Posons alors x0 = inf{x > 0|y 0 (x) < 0}, on a x0 > 0 et y 0 (x0 ) = 0. Donc
y(x0 )(1 − y(x0 )2 ) = 0 ⇒ y(x0 ) ∈ {−1, 0, 1}. On sait déjà que y = −1 est
impossible. Si y(x0 ) = 0, alors comme y est croissante sur [0, x0 ] on aurait
sur cet intervalle y = 0, ce qui est incompatible avec l’équation différentielle
y 00 = 1 − 3y 2 . Forcément, y(x0 ) = 1.
Remarquons maintenant que y est paire. En effet la fonction x 7→ y(−x)
est solution du problème de Cauchy, par unicité de la solution maximale
y(x) = y(−x).
Au point −x0 , on a donc les conditions :

3
• y(−x0 ) = y(x0 ) = 1
• y 0 (−x0 ) = −y 0 (x0 ) = 0
Les conditions initiales sont les mêmes en x = −x0 et x = x0 , donc l’in-
variance par translation du système autonome et l’unicité de la solution
maximale d’un problème de Cauchy permettent de conclure à la périodicité
de y, 2x0 étant une période (c’est même la plus petite période).

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