L’Entre(en
Mo(va(onnel
pour
les
Nuls
Eric
DRAHI
Yves
LE
NOC
Liens
d’intérêts
Eric
DAHI,
Yves
LE
NOC,
SFDRMG
Aucun
pour
le
thème
2
ObjecHfs
Décrire
l’esprit
de
l’EM
• UHliser
des
quesHons
ouvertes
• Reformuler
(Refléter)
• IdenHfier
l’ambivalence
• Rouler
avec
la
résistance
E.
DRAHI
–
Y
LE
NOC
3
Entretien motivationnel
4
Le
processus
de
changement
• Il
n'est
pas
nouveau
que
les
médecins
donnent
des
conseils
à
leurs
paHents.
• Il
est
plus
nouveau
de
considérer
que
les
paHents
ne
suivent
pas
forcément
les
conseils
donnés.
5
On
pourrait
penser
que…
• Un
premier
infarctus
persuade
facilement
un
fumeur
d'arrêter…
• Des
gueules
de
bois
à
répéHHon,
des
problèmes
relaHonnels,
un
accident
de
voiture,
etc.
suffisent
à
convaincre
de
cesser
de
boire
en
excès…
• L'échec
scolaire
fasse
qu'un
adolescent
réalise
à
quel
point
son
avenir
dépend
de
sa
scolarité…
• La
privaHon
de
liberté
empêche
une
récidive…
• etc…
Miller
WR,
Rollnick
S.
L'entreHen
moHvaHonnel.
InterédiHons
2006
6
L'entreHen
moHvaHonnel,
ce
n'est
pas
:
• «
La
»
méthode
qui
donne
la
cerHtude
que
le
changement
survienne…
• Une
«
boite
à
ouHls
»
complète
et
prête
à
l'emploi…
• Une
experHse
acquise
en
2
heures
…
• Une
soluHon
à
tous
les
échecs
de
la
relaHon
médecin-‐malade…
7
L'entreHen
moHvaHonnel,
c'est
:
• Un
état
d'esprit
(collaboraHon,
négociaHon)
• Une
méthode
de
communicaHon
:
– direc&ve
et
non
direc&ve
– centrée
sur
le
pa&ent
• Un
style
d'interven&on
brève
:
– empathique
et
bienveillant
– «
accompagnant
»
:
fondé
sur
la
connaissance
du
stade
de
moHvaHon
du
paHent
8
Changer
les
comportements
à
risque
?
• Parmi
les
4
les
plus
fréquents
–
tabagisme,
abus
d'alcool,
sédentarité,
excès
alimentaires
–
au
moins
2
sont
présents
chez
plus
de
la
moiHé
des
paHents
consultant
en
médecine
de
famille.
• Les
simples
«
conseils
»
donnés
à
cehe
occasion
sont
rarement
suivis
d'effet,
parfois
même
contre-‐
producHfs…
• Miller
et
Rollnick
ont
donc
modélisé
dans
les
années
80-‐90
un
ouHl
de
la
relaHon
(l'entreHen
moHvaHonnel)
basé
sur
quelques
principes
simples.
• Des
études
ont
montré
son
efficacité
dans
les
comportements
évoqués.
9
Dans
quel
esprit
?
• La
moHvaHon
au
changement
doit
venir
de
la
personne
elle-‐même,
qui
explore
et
résout
l'ambivalence,
développe
ses
contradicHons
internes.
• L'intervenant
est
aidant.
• L'atmosphère
est
empathique,
sans
confrontaHon,
sollicitant
la
parHcipaHon
acHve
de
la
personne.
• La
relaHon
thérapeuHque
est
un
partenariat,
une
collaboraHon
10
Un
état
d'esprit
:
médecin-‐paHent
«
partenaires
»
Approche
tradi&onnelle
Entrevue
m
o&va&onnelle
• Centrée
sur
la
maladie
• Centrée
sur
le
paHent
(uHle
à
ce
paHent)
• Accumule
l'informaHon
• Prend
en
compte
ses
et
les
moyens
(signes,
préoccupaHons
et
diagnosHc,
traitement)
priorités,
là
où
il
en
est
• Ordonne
ou
experHse
• Valorise
les
objecHfs
qu'il
se
fixe
Confronta&on
–
éduca&on
-‐
autorité
Collabora&on
–
évoca&on
-‐
autonomie
11
Avec
quels
principes
?
1. Éviter
l'argumentaHon
et
la
confrontaHon
2. Faire
preuve
d'empathie
3. Soutenir
le
senHment
d'efficacité
personnelle
4. Se
mehre
du
côté
de
la
résistance
5. Développer
les
contradicHons
internes
12
Avec
quels
ouHls
?
• QuesHons
ouvertes
• SouHen
-‐
ValorisaHon
• ReformulaHon
–
Ecoute
acHve
• Résumés
• Plan
concerté
13
Une
méthode
de
communicaHon
– centrée
sur
le
pa&ent
(partage
de
la
décision,
abandon
d'un
certain
«
pouvoir
médical
»)
– uHlisée
pour
augmenter
sa
mo&va&on
au
changement
– direc&ve
par
la
sélecHvité
des
reformulaHons,
du
souHen
accordé,
– mais
non
direc&ve
dans
l'exploraHon
de
l'ambivalence
et
des
valeurs
du
paHent.
14
Jouons
un
peu…
Petit exercice…
• Phase I . Répartissez-vous en binômes: 1 « A » et 1 « B ».
• ‑ A : Vous imaginez une situation que vous aimeriez (devriez) changer
comme faire plus d'activité physique, travailler moins, changer de travail,
arrêter de fumer, manger mieux, perdre du poids, être mieux organisé(e),
être moins sous la tyrannie du stress, etc. L'idéal est que vous partagiez
quelque chose de vrai, que vous pourriez entreprendre et que, pour toutes
sortes de bonnes et mauvaises raisons, vous n'avez pas encore entrepris.
• ‑ B : Vous écoutez attentivement la situation puis vous chercherez à
convaincre votre partenaire en suivant les points I à 5:
• 1 Expliquez à A pourquoi il devrait entreprendre ce
changement
• 2 Donnez à A au moins trois avantages qui résulteraient de ce
changement
• 3 Dites à A comment faire ce changement
• 4 Insistez combien il est important pour A d'entreprendre ce
changement
• 5 Dites à A de faire ce changement
• Pendant que B essaiera de persuader A, A pourra argumenter et débattre
avec B. Temps : 5’ 16
Phase 2
• - B : Vous imaginez une situation que vous aimeriez
(devriez) changer comme faire plus d'activité physique,
travailler moins, changer de travail, arrêter de fumer,
manger mieux, perdre du poids, être mieux organisé‑e,
être moins sous la tyrannie du stress, etc. L'idéal est que
vous partagiez quelque chose de vrai, que vous pourriez
entreprendre et que, pour toutes sortes de bonnes et
mauvaises raisons, vous n'avez pas encore entrepris.
• ‑ A : Vous écoutez la situation décrite très attentivement
puis vous poserez les 3 questions suivantes:
– 1 Pourquoi aimeriez‑vous faire ce changement?
– 2 Comment devriez‑vous vous y prendre pour le réussir?
– 3 Quelles sont les trois bonnes raisons de le faire?
Temps: 5 minutes.
17
18
7
principes
1. La
mo&va&on
doit
émaner
du
paHent,
pas
de
l'extérieur.
2. C'est
à
lui,
et
non
au
soignant,
de
nommer
et
résoudre
son
ambivalence.
3. La
persuasion
directe
n'est
pas
une
méthode
efficace
pour
résoudre
l'ambivalence.
4. Le
style
de
l'entreHen
moHvaHonnel
invite
généralement
«
en
douceur
»
à
l'exploraHon.
5. Le
thérapeute
est
direc&f
dans
l'exploraHon
et
la
résoluHon
de
l'ambivalence.
6. La
moHvaHon
au
changement
n'est
pas
un
trait
de
caractère
mais
un
état
qui
varie
selon
la
qualité
d'une
interacHon
personnelle.
7. La
relaHon
thérapeuHque
est
plus
un
partenariat
qu'une
relaHon
expert/
paHent.
Rollnick
&
Miller,
1995-‐Traduit
par
Rossignol
Des
quesHons
ouvertes
20
QuesHons
ouvertes
ou
fermées
(1)?
• Les
quesHons
ouvertes
permehent
de
faire
ressorHr
les
préoccupaHons
du
paHent,
son
besoin
d’être
écouté
et
compris.
«
Que
disent
les
autres
personnes
au
sujet
de
votre
consomma&on?
Qu’est-‐ce
qui
semble
les
inquiéter?
(Si
un
conjoint
est
présent,
ceci
peut
lui
être
demandé
directement)
».
• Les
quesHons
fermées
favorisent
plutôt
le
besoin
d’informaHon
du
médecin.
«Que
voulez-‐vous
faire
face
à
votre
consomma&on
:
Arrêter,
réduire
ou
con&nuer
comme
avant
?
»
21
QuesHons
ouvertes
ou
fermées
(2)?
• QuesHons
ouvertes
:
– peut-‐être
pas
plus
de
3
successives
pour
ne
pas
éloigner
le
paHent
de
son
élaboraHon,
lui
«
couper
l’élan
».
– Permet
ensuite
d’uHliser
les
autres
méthodes
de
l’entreHen
moHvaHonnel.
• QuesHons
fermées
:
une
seule
quesHon,
après
une
phase
de
quesHons
ouvertes,
peut
préciser
un
point
parHculier.
22
QO
/
QF
?
• Qu’est
ce
que
vous
appréciez
quand
vous
consommez
de
l’alcool
?
23
QO
/
QF
?
• D’où
venez-‐vous
?
24
QO
/
QF
?
• Souhaitez-‐vous
que
nous
nous
revoyions
dans
3
mois
?
25
QO
/
QF
?
• Trouver
un
sens
à
cela
n’est-‐il
pas
le
plus
important
pour
vous
?
26
QO
/
QF
?
• Qu’est-‐ce
qui
vous
amène
aujourd’hui
?
27
QO
/
QF
?
• Est-‐ce
que
vous
avez
envie
de
maintenir
cehe
habitude
?
28
QO
/
QF
?
• N’avez-‐vous
jamais
pensé
à
faire
plus
d’exercice
physique,
de
la
marche
par
exemple
?
29
QO
/
QF
?
• Qu’aimeriez-‐vous
faire
par
rapport
à
votre
consommaHon
de
tabac
:
arrêter,
diminuer,
ou
ne
rien
changer
?
30
QO
/
QF
?
• Dans
le
passé,
comment
avez-‐vous
fait
pour
gérer
cehe
situaHon
?
31
QO
/
QF
?
• Quelles
sont
les
conséquences
du
diabète
qui
vous
inquiètent
le
plus
?
32
QO
/
QF
?
• Est-‐ce
que
votre
entourage
vous
parle
de
vos
cigarehes
?
33
QO
/
QF
?
• Votre
alimentaHon
vous
préoccupe-‐t-‐elle
?
34
QO
/
QF
?
• Quelles
sont
les
raisons
les
plus
importantes
pour
vous
qui
font
que
vous
souhaiteriez
prendre
du
poids
?
35
QO
/
QF
?
• Seriez-‐vous
d’accord
pour
essayer
ce
traitement
?
36
QO
/
QF
?
• Est-‐ce
que
ceci
est
une
quesHon
ouverte
ou
fermée
?
37
38
Le
reflet
39
«
Refléter
»,
pourquoi
et
comment
?
• Mehre
aidé
et
aidant
sur
la
même
longueur
d’onde.
• Faire
ressorHr
les
moHvaHons
du
paHent
:
il
les
entend
clairement
redire
par
vous.
• Eviter
la
confrontaHon
:
un
reflet
est
une
affirmaHon,
non
une
quesHon,
d’une
certaine
façon
la
dernière
phrase
d’un
paragraphe…
40
Exemple
«
C’est
vrai
que
j’abuse
de
temps
en
temps
mais
je
ne
pense
pas
avoir
un
problème
de
consomma&on
».
•CONFRONTATION
:
Oui
tu
en
as
un!
Comment
peux-‐tu
être
assis
là
et
prétendre
ne
pas
avoir
de
problème
quand...
•QUESTION
:
Qu’est-‐ce
qui
te
fait
dire
que
tu
n’as
pas
un
problème
de
consommaHon?
•REFLET
:
Alors
d’un
côté
tu
sembles
avoir
quelques
préoccupaHons
et
tu
ne
veux
pas
être
éHqueté
comme
"ayant
un
problème".
Miller, 1995. Traduction V. Rossignol
41
Différents
types
de
reflets
• Répé&&on
:
la
forme
la
plus
simple
(répéter
un
élément
de
ce
qui
vient
d’être
dit).
• Reformula&on
:
reste
près
de
ce
qui
vient
d’être
dit
mais
le
modifie
légèrement
ou
le
reformule
en
uHlisant
des
synonymes.
• Paraphrase
:
modificaHon
plus
substanHelle
du
sens
de
ce
qui
vient
d’être
dit,
le
reflète
dans
des
mots
nouveaux,
ajoute
ou
étend.
• Reflet
de
sen&ment
:
met
l’accent
sur
la
dimension
émoHve
via
les
énoncés
de
senHments,
les
métaphores,
etc...
42
Le
reflet
(ce
que
l’on
renvoie
en
le
reflétant),
«
être
un
miroir
intelligent
(!)
»
++
en
complément
des
quesHons
ouvertes..
(À
l’ouverture!)
• Écho
:
reflet
simple
-‐
reformulaHon
la
plus
simple,
répéHHon
d’une
parHe
du
discours
(le
plus
souvent
la
fin),
-‐
mais
ahenHon
à
l’intonaHon
(et
au
langage
infra-‐verbal
qui
l’accompagne)
qui
fait
toute
la
différence
(étonnement,
approbaHon,
moquerie,
désapprobaHon..
Qui
sont
autant
de
jugements).
• Reflet
complexe
:
Incite
à
développer
certains
points.
met
en
avant
la
reprise
d’une
parHe
ciblée
des
propos
mais
en
les
précisant,
en
s’efforçant
d’affiner
plutôt
qu’interpréter.
Souligne
les
points
forts
(affirmaHf,
et
non
interrogaHf).
Le
REFLET
DOUBLE
est
souvent
uHlisé
pour
souligner
des
ambivalences
(avec
2
aspects
d’un
problème),
et
faire
pencher
la
balance
moHvaHonnelle
(le
reflet
en
fait
un
état
des
lieux).
• Reflet
empathique
:
met
en
relief
l’émoHon
exprimée
dimension
émoHonnelle
prise
en
compte,
Hent
compte
du
senHment
ahaché
au
discours.
Variantes
:
sur
ou
sous-‐
évaluaHon…
• Sous-‐évaluaHon
:
permet
au
paHent
de
préciser
sa
pensée.
Pa&ente
:
«
Mon
mari
est
toujours
sur
mon
dos!
»
Aidant
:
«
Il
vous
agace
!
»
(reflet)
Pa&ente
:
«
Agace?
Il
m’enrage!
»
• SurévaluaHon
:
a
tendance
à
le
faire
reculer,
provoque
parfois
un
repli
sur
soi…
Pa&ente
:
«
Mon
mari
est
toujours
sur
mon
dos!
»
Aidant
:
«
Il
vous
met
en
furie
!
»
(reflet)
Pa&ente
:
«
Non,
je
n’irai
pas
jusqu’à
dire
cela,
il
m’embête!
»
Eric
DRAHI
-‐
REPSO-‐
Octobre
2012
44
Résumer
et
récapituler…
• Côté
médecin
:
en
cours
(«
3
quesHons
ou
reflets
/
1
résumé"
semble
faire
consensus)
et
en
fin
de
rencontre,
pour
:
– sélecHonner
des
éléments
à
faire
ressorHr,
– indiquer
que
les
préoccupaHons
ont
bien
été
entendues
et
comprises,
– encourager
à
conHnuer…
• Côté
pa(ent
:
pour
corriger
ou
ajouter
à
la
percepHon
qu’a
l’aidant
de
la
situaHon
et
de
progresser
vers
le
changement.
45
Exemple…
Alors
jusqu’à
maintenant,
vous
m’avez
dit
que
vous
é&ez
préoccupé
par
la
quan&té
d’alcool
que
vous
buviez
compara&vement
aux
autres
personnes
de
votre
entourage,
et
le
temps
que
vous
y
consacrez.
Vous
ne
semblez
pas
trop
savoir
quoi
penser
du
fait
que
vous
semblez
boire
plus
que
les
autres
sans
toutefois
en
ressen&r
les
effets.
Vous
vous
demandez
si
votre
consomma&on
d’alcool
affecte
votre
mémoire
et
votre
sommeil….
Autres
choses
?
Miller, 2000. Traduction V. Rossignol
46
Exemple…
Laissez-‐moi
tenter
de
résumer
ce
que
nous
avons
dit
aujourd’hui
et
puis
vous
pourrez
me
dire
si
j’ai
oublié
quelque
chose
que
vous
jugiez
important.
J’ai
débuté
la
session
en
vous
demandant
de
me
décrire
votre
consomma&on
de
drogue
et
vous
m’avez
dit
plusieurs
choses.
Vous
m’avez
dit
que
votre
consomma&on
de
cocaïne
augmentait
rapidement
et
que
vous
observiez
une
augmenta&on
de
la
tolérance,
qu’il
vous
en
faut
plus
pour
aceindre
le
même
effet.
Vous
dépensez
beaucoup
d’argent
pour
la
cocaïne
et
vous
craignez
de
perdre
votre
emploi
et
votre
maison.
Il
y
a
eu
de
gros
problèmes
à
la
maison
et
de
sérieuses
chicanes
et
vous
vous
inquiétez
de
l’effet
que
cela
peut
avoir
sur
votre
fils.
Miller, 1995. Traduction V. Rossignol
47
Suite…
Lors
de
l’évalua&on,
vous
é&ez
surpris
d’apprendre
que
votre
consomma&on
générale
est
très
élevée
compara&vement
à
la
popula&on
en
général,
qu’il
y
a
peu
de
gens
qui
consomment
autant
de
drogue
que
vous.
Vous
avez
observé
que
votre
consomma&on
commence
à
vous
affecter
physiquement.
Malgré
que
vous
n’aimiez
pas
que
l’on
vous
appelle
un
drogué,
vous
êtes
rapidement
en
train
de
développer
une
dépendance
à
la
cocaïne
et
vous
craignez
qu’il
soit
difficile
pour
vous
d’arrêter.
J’admire
votre
ouverture
lors
du
retour
sur
l’évalua&on
et
je
semble
comprendre
que
vous
avez
des
inquiétudes
face
à
votre
consomma&on.
Est-‐ce
que
ça
résume
bien
la
situa&on
?
Ai-‐je
oublié
quelque
chose
?
Miller, 1995. Traduction V. Rossignol
48
En
bref
:
• DescripHon
du
problème
• Enoncé
des
discordances,
moHvaHons,
ambivalences…
• Rappel
de
l’empathie
de
l’aidant
• SuggesHon
de
pistes
d'acHons
possibles
• InvitaHon
à
ajouter
des
éléments
qui
auraient
pu
être
oubliés
dans
ce
résumé.
49
Le
reflet,
«
ouHl
de
changement
»
50
Les
autres
ouHls
• L’empathie
et
la
confiance
• La
reformulaHon
• Le
reflet
• Les
échelles
de
moHvaHon/confiance
• Les
stades
du
changement
• La
balance
moHvaHonnelle
• Le
plan
de
changement
51
Une
saynète
52
Concrètement
Une
situaHon
«
classique
»
Une
situaHon
«
moHvaHonnelle
»
Faire
ressorHr
la
confiance
• Poser
des
quesHons
ouvertes
visant
à
faire
ressorHr
la
confiance
;
• UHliser
l’échelle
1-‐10
;
• Réviser
les
succès
antérieurs
;
• Explorer
les
forces
internes
et
le
groupe
de
souHen
;
• Faire
un
remue-‐méninge
visant
à
développer
des
opHons
novatrices
d’acHon
;
• Donner
de
l’informaHon
et
des
avis
;
• Recadrer
;
• Explorer
un
changement
hypothéHque.
54
Répondre
à
la
moHvaHon
• UHliser
le
reflet
;
• Demander
au
paHent
d’exprimer
(son
«
discours-‐changement
»);
• Résumer
;
• Soutenir
la
personne
aidée
;
• Evoquer
de
possibles
défis
et
problèmes;
• Evoquer
la
possibilité
de
changements
radicaux.
55
Coûts
/
Bénéfices
en
balance…
• Ambivalence
:
d’un
côté,
avantages
à
changer
et
inconvénients
du
statu
quo,
de
l’autre:
avantages
du
statu
quo
et
inconvénients
à
changer…
• La
balance
varie
d’un
jour
à
l’autre,
les
éléments
sont
liés
entre
eux
et
le
changement
de
l’un
influence
les
autres.
• Confronter
l’individu
à
son
ambivalence
peut
être
source
de
confusion,
de
perplexité,
de
frustraHon.
56
C’est l’exploration par le patient
de son ambivalence
qui lui permettra de la résoudre
57
Exemple:
l’alcool
Poursuivre Arrêter
Bénéfices Coûts Bénéfices Coûts
Relaxant Perte de ma Moins de J’aime être
famille conflits défoncé
Plaisir à boire
Mauvais familiaux Quelle attitude
exemple pour
Plus de temps avec mes amis
mes enfants
avec mes Comment
Dommages pour
enfants gérer le stress
ma santé
Dépenses Me sentir
excessives mieux
Détérioration de physiquement
mes facultés Moins de
mentales soucis
Perte du travail d’argent
Mine ma vie
58
Pour
de
plus
amples
informaHons
• Données
bibliographiques
sur
le
site
des
EntreHens
MoHvaHonnels:
[Link]
(avec
interview
de
Bill
Miller)
• En
français
h
hp://[Link]/?
PHPSESSID=c03€b5335de95a812a80ba16c5dc432
• Quelques
exercices
à
faire
pour
s’entraîner
hhp://[Link]/arHcle.php3?sid=31657
• Carl
Rogers
et
les
EM
hhp://[Link]-‐[Link]/carl-‐
[Link]
• DVD
comportant
3
cas
cliniques
ciblés
vers
la
toxicomanie,
et
autres
supports.(Schering-‐Plough/Dr
AZOULAI)
et
une
vidéo
de
démo
hhp://[Link]/watch?v=B0c3-‐7XdSSY
• Alcool
et
intervenHon
brève:
hhp://[Link]/
exces_alcool_intervenHon.htm