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EPS : Enjeux, compétences et pédagogie

Ce document traite de trois enjeux liés à la santé sur lesquels l'éducation physique et sportive peut avoir un rôle: la natation, l'alimentation et la sédentarité. Il aborde ensuite l'apprentissage en EPS au travers des compétences, de la motivation des élèves et de l'organisation des cours.

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EPS : Enjeux, compétences et pédagogie

Ce document traite de trois enjeux liés à la santé sur lesquels l'éducation physique et sportive peut avoir un rôle: la natation, l'alimentation et la sédentarité. Il aborde ensuite l'apprentissage en EPS au travers des compétences, de la motivation des élèves et de l'organisation des cours.

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CM EPS : Apprentissage et pédagogie

3 enjeux liés à la santé dans lequel l’EPS a un rôle à jouer :


- Le savoir-nager : noyade première cause de mortalité par accident de la vie courante
chez les moins de 25ans en France.
- La malbouffe : en 2015, 54% des hommes et 44% des femmes sont en surpoids ou
obèses. Cela entraîne l’hypertension, le diabète, le cholestérol, les problèmes
respiratoires, les maladies cardio-vasculaires.
- La sédentarité : l’inactivité physique est devenue la première cause de mortalité
évitable dans le monde. Responsable de plus de décès que le tabagisme. En 2022, les
2-7ans passent en moyenne 3h/jour les écrans, 4h45 pour les 8-1ans et 6h45 pour les
13-18ans.
L’école éduque et l’EPS sensibilise et lutte contre ces thématiques.

I) L’apprentissage en EPS : une histoire de compétences

Compétence : capacité, connaissances, aptitudes.


Voir définition de Perrenoud.
 Mobilisation de ressources, efficacité, famille de situations proches. Une compétence
en EPS n’est pas une technique. Cependant, savoir lancer le javelot au bon moment,
lui donner une bonne trajectoire et prendre de l’élan est une compétence.
 Dans la littérature : informationnelles, biomécaniques, physiologiques, affectives,
psychosocial, etc.

Exemple : course de vitesse


Signal de départ -> ressources nécessaires : informationnelles -> ce qu’il faut faire : se
concentrer, être à l’écoute, etc.
Course de 30m -> biomécaniques, physiologiques -> maîtriser sa foulée, maintenir sa vitesse
malgré la fatiguqe.
Se confronter aux autres -> affectives, psychosociales -> accepter la comparaison, la défaite,
la victoire avec humilité.
Exemple 2 : course d’orientation (CA2 : rouler, glisser, vélo)
Environnement ouvert et incertain -> informationnelles et affectives -> lire le milieu, la carte,
prendre des décisions sur le choix d’itinéraire, contrôler ses émotions.
Déplacement plus ou moins long -> physiologiques, affectives -> poursuivre un effort sur des
durées et distances.
Modes de déplacement -> biomécaniques -> course adaptée au milieu.

Être compétent => c’est savoir faire la catégorie « ce qu’il faut faire ».

Développer l’ensemble des conduites de l’élève : ses conduites motrices, sa méthodes pour
réaliser ce qui est demandé, son implication dans différents rôles sociaux (gérer le temps,
l’arbitrage, le score), ses relations avec les autres.
= CMS : compétence méthodologiques et sociales.
L’élève le plus compétent n’est pas le plus rapide, c’est celui qui est capable de s’échauffer,
qui respecte les règles de course (silence au départ, respect couloirs, etc), qui sait adapter sa
foulée, qui endosse tous les rôles.

Les filières énergétiques :


- Permettent de réaliser un effort : ce qui se passe dans l’organisme. On a 3 filières :
 Anaérobie alactique : au bout de 45 secondes elle ne diffuse plus rien. Effort
intense, violent et pas long. Par exemple, courir après le bus ou un sprint.
(puissance +++)
 Anaérobie lactique : donne de l’énergie pour un effort d’une minute à deux
minute. Après, elle ne diffuse plus rien. Elle sécrète ce qui nous fait ressentir les
douleurs aux jambes (acide dans les muscles). Elle nuit au processus de croissance.
(puissance ++)
 Aérobie : on part doucement et on sait que l’on va durer. Elle monte en puissance
mais elle reste régulière. (puissance +)

Attention :
Aérobie : Cycle 1 : 5 minute ; Cycle 2 : 5 à 12 minutes ; Cycle 3 : 10 à 20 minutes.
Anaérobie alactique : Cycle 1 : interdit ; Cycle 2 : 4 à 6 secondes (20 à 30 m) ; Cycle 3 : 7
et 8 secondes (40/50m).
Anaérobie lactique : interdit.

 Comment ils/elles apprennent ?


Constat issu des visites en école : Des difficultés à expliciter ce que l’élève doit retenir. Des
difficultés à évaluer les réussites des élèves. Des difficultés à proposer une durée de pratique
suffisante (=optimiser l’organisation de la leçon).

Définition apprentissage (voir diapo)


Chacun apprend à son rythme et selon son propre cheminement. Il peut y avoir des phases de
stagnation et de régression.
Selon Durand : « Une pédagogie efficace mêle adroitement apport de solutions et mise en
situation-pb ».
 On pose un pb à l’élève, celui-ci expérimente, il cherche la bonne clé, on lui apporte la
bonne solution et il répète.
 Imiter : les élèves voient les autres faire et copient.

A la fin d’une leçon d’EPS, on demande à l’élève ce qu’il a appris. Celui-ci peut employer un
cahier d’EPS pour écrire ce qu’il a retenu. L’objectif est d’ancrer la solution.

La solution fait partie du triptyque : un savoir qui fait sens sur plan culturel, un savoir qui fait
sens pour l’élève et un savoir qui réponde aux programmes. Tout enseignant doit s’inspirer
d’une théorie de l’apprentissage, afin d’avoir une cohérence dans son enseignement.

 Béhaviorisme : réponse de l’individu pour donner suite à la perception d’un


stimulus. Les processus mentaux sont peu développés (réflexe conditionné, etc) :
Skinner, Watson, Pavlov.
 Constructivisme : apprendre c’est construire, c’est résoudre des conflits
(assimilation puis équilibration) : Piaget.
 Socio-constructivisme : apprendre c’est échanger, importance des rapports
sociaux. Zone proximale de développement : potentiel d’apprentissage complété
avec l’aide d’un tiers : Vygotsky.
 Théories écologiques : l’environnement fait émerger des coordinations motrices.
Adaptation du système aux contraintes posées sur lui. Aménagement du milieu
pour induire la bonne réponse motrice.

II) La motivation

Pour Vallerand et Thill, la motivation n’est pas visible, mais s’identifie à travers 4
paramètres :
 Le déclenchement de l’action motrice (parce que cela lui plait, parce que le prof
crie, etc).
 La direction du comportement (vers l’apprentissage, vers le plaisir, vers la
déviance).
 L’intensité du comportement (attention, énergie).
 La persistance du comportement (maintenir l’effort dans la durée (leçon, séquence,
année)).
La théorie des buts d’accomplissement : l’individu va essayer de démontrer sa compétence ou
éviter de démontrer son incompétence.
Un élève peut chercher des buts de maîtrise (=faire des progrès pour soi-même) ou des buts de
performance (=être meilleur que les autres), ou encore adopter des stratégies d’évitements.
Par exemple, lors d’une course, un élève qui poursuit le but de performance va regarder s’il
est le premier contrairement à celui qui a un but de maîtrise qui va demander son temps.
Ces derniers entrainent plus de plaisir dans l’apprentissage, entrainent plus de répétition dans
la tâche, favorisent une meilleure estime de soi, diminuent le stress, favorisent la coopération.
 Le prof doit instaurer un climat de maîtrise.

Le concept TARGET (Epstein) (voir diapo).

III) Organisation de l’EPS à l’école

Situation de référence : situation typique de mise en activité, non finalisée pour un


apprentissage particulier, permettant de confronter l’élève au problème fondamental de
l’activité sportive. Elle conserve le sens de l’activité aux yeux de l’élève et permet de situer le
niveau de compétence en début, en cours et en fin de période d’apprentissage.
Exemple de Constance :
- Objectif : obtenir la meilleure performance possible en gérant son effort dans le temps
à une niveau maximal par rapport à ses ressources.
La situation permet de consolider l’acquisition d’une connaissance, d’une capacité d’un
attitude.
Les élèves apprennent : identifier les allures de course, identifier une allure de course qui
permet de maintenir une distance sans marcher.

La leçon est un moment d’apprentissages dans une APSA et organisé selon différents temps
(prise en main, échauffement, situations, bilan). Elle nécessite la prévision d’un objectif.

A l’échelle d’une école, on n’a pas de prescription de tel APSA à tel niveau de classe. Il faut
que les APSA soient équilibrés. Ils ne sont qu’un support permettant de viser des
apprentissages bien plus ambitieux. Elles ne sont donc pas une fin en elles-mêmes. Possibilité
de supprimer certaines règles inadaptées au niveau des élèves : autoriser le service tennis au
badminton, imposer la saisie de départ en lutte, bloquer la balle au Volley Ball, le pentabond,
créer un parcours gymnique, retour en zone au Basket Ball, adapter la règle du marcher,
interdire le dribble, modifier taille du terrain, etc.

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