PSI* 08-09
DM No 7 (pour le 06/01/2009)
RÉSULTATS PRÉLIMINAIRES :
P P
1˚) Soit un une série à termes réels, et vn une série à termes réels positifs, convergente.
a) On suppose que un = o(vn )P au voisinage de +∞.
Rappeler pourquoi la série un est convergente.
X+∞ +∞
X
0
En posant alors Rn = uk et Rn = vk , prouver que Rn = o(Rn0 ).
k=n+1 k=n+1
b) On suppose ici qu’il existe k ∈ R∗ tel que un ∼ kvn .
n→+∞
Prouver alors que : Rn ∼ kRn0 .
n→+∞
1 1
2˚) En remarquant que : ∼ , trouver un équivalent, quand n tend vers +∞, de
n2 n→+∞ n(n − 1)
+∞
X 1
Rn = .
k2
k=n+1
+∞
X 1
3˚) Par une méthode analogue, trouver un équivalent, quand n tend vers +∞, de Rn0 = .
k3
k=n+1
4˚) En utilisant une méthode de comparaison série-intégrale, trouver, de manière plus générale, un équivalent,
+∞
X 1
quand n tend vers +∞, de , α réel > 1.
kα
k=n+1
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Étant donnée une suite réelle (an ), on associe à tout couple de nombres réels (u0 , u1 ) la suite réelle (un )
définie à partir de ces deux valeurs initiales u0 et u1 par la relation (R) :
un+1 = un + an−1 un−1 , pour n > 1
PARTIE I : Étude de la convergence de la suite (un )
1˚) On suppose dans cette question que la suite (an ) est à termes positifs, et que u0 > 0 et u1 > 0.
a) Étudier, pour n > 1, le sens de variation de la suite (un ).
b) Établir, pour n > 2, l’inégalité
P un+1 6 un exp(an−1 ).
En déduire que, si la série an converge, alors la suite (un ) converge aussi.
P
c) Établir réciproquement que, si la suite (un ) converge, alors la série an est convergente.
P
2˚) Dans cette question, on suppose la série an absolument convergente et l’on considère la suite (vn )
définie par : v0 = |u0 |, v1 = |u1 | et, pour n > 1, vn+1 = vn + |an−1 |vn−1 .
a) Comparer |un | et vn .
P
b) Étudier la convergence absolue de la série (un+1 − un ) et la convergence de la suite (un ).
Énoncés de problèmes [Link] Lycée d’Arsonval 1/3 18 décembre 2008
3˚) On suppose dans cette question que an = an , a étant un réel de l’intervalle ]0, 1[, et que la limite L de
la suite (un ) est non nulle.
Déterminer un équivalent de uk+1P− uk , et en déduire un équivalent de L − un (on interprétera L − un
comme reste d’ordre n de la série uk+1 − uk , et on utilisera les résultats de la question préliminaire)
1
4˚) On suppose dans cette question que : an = , et que la limite L de la suite (un ) est non
(n + 1)(n + 2)
nulle.
L
a) Prouver que L − un est équivalent à .
n
b) On définit une suite (εn ) en posant, pour n > 1 :
L
un = L − + εn
n
Déterminer de même un équivalent de εn+1 −εn , puis de εn , et en déduire le développement limité
à l’ordre 2 de un par rapport à 1/n.
PARTIE II : Étude des suites (un ) de limite nulle.
P
Dans toute cette partie, on suppose les an strictement positifs pour tout entier naturel n et la série an
convergente. Toute suite (un ) de premiers termes u0 et u1 et définie par la relation (R) est donc convergente.
On notera L(u0 , u1 ) sa limite.
1˚) Montrer que l’application :
L : R2 −→ R , (u0 , u1 ) 7−→ L(u0 , u1 )
est linéaire.
Dans toute la suite de cette partie, on supposera le couple (u0 , u1 ) distinct du couple (0, 0).
2˚) On note N le noyau de l’application L (i.e l’ensemble des couples (u0 , u1 ) tels que L(u0 , u1 ) = 0)..
a) Montrer que, si il existe un indice m tel que um = 0, alors la limite L(u0 , u1 ) de la suite (un ) est
non nulle.
b) Montrer que la dimension du sous-espace N est égale à 1.
3˚) On dira que la suite (un ) est alternée si un un+1 < 0 pour tout entier n.
a) Montrer que le couple de réels (u0 , u1 ) appartient à N si et seulement si la suite (un ) de premiers
termes u0 et u1 est alternée.
u1
b) Le rapport r0 = − dépend-t-il de l’élément (u0 , u1 ) choisi dans N − (0, 0) ?
u0
4˚) On suppose dans cette question que le couple (u0 , u1 ) appartient à N , donc que la suite (un ) est
alternée. Pour tout entier n > 0, on pose :
un+1
rn = −
un
a) Prouver que pour tout entier n > 1, on a :
an−1
rn = −1 + et 0 < rn < an
rn−1
b) En déduire que la suite (rn ) converge vers une limite que l’on précisera.
P P P
c) Étudier enfin la convergence des séries rn , un et |un |.
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PARTIE III : Étude du noyau N de l’application L
P
Dans toute cette partie, on suppose les an strictement positifs pour tout entier naturel n et la série an
convergente. Pour tout n ∈ N, on considère les fonctions :
an
fn : [0, +∞[−→ [0, +∞[ , x 7−→ fn (x) =
1+x
et gn = f0 of1 o . . . ofn
On pose : pn = gn (0).
Par ailleurs, r0 est l’unique réel tel que, pour tout u0 non nul, le couple (u0 , −r0 u0 ) est élément de N (cf
II).
1˚) a)Établir que fn et gn sont monotones, dérivables , et que, pour x > 0, |gn0 (x)| 6 a0 a1 . . . an .
b)En déduire que, pour tout entier n > 1, |pn − pn−1 | 6 a0 a1 . . . an .
2˚) a)Montrer que la suite (pn ) est une suite de Cauchy.
b)Établir que, pour tout entier n > 1, r0 est compris entre pn−1 et pn .
c)En déduire la limite de la suite (pn ).
3˚) La suite (an ) et un réel ε étant donnés, écrire en Maple une procédure permettant d’obtenir une valeur
approchée de r0 à moins de ε près.
1
4˚) Déterminer r0 à 10−5 près lorsque an = .
(n + 1)(n + 2)
PARTIE IV : Application à l’étude d’une équation différentielle
Cette partie est réservée aux 5/2
On considère dans cette partie l’équation différentielle (E) :
(x − 1)y 00 + 2y 0 + y = 0
1˚) Déterminer les solutions de (E) développables en série entière, puis montrer toutes les solutions de
(E) sur ] − 1, 1[ sont développables en série entière sur cet intervalle.
2˚) Montrer que, parmi ces solutions, il existe une droite vectorielle de solutions développables en série
entière sur R.
3˚) Soit f une solution de (E) développable en série entière sur ] − 1, 1[ mais pas sur R. En utilisant
les résultats de I.4, montrer que f admet pour développement asymptotique, quand x tend vers 1 à
gauche :
L
f (x) = + L ln(1 − x) + g(x)
1−x
où L est un réel non nul et g une fonction admettant une limite finie lorsque x tend vers 1 à gauche.
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Énoncés de problèmes [Link] Lycée d’Arsonval 3/3 18 décembre 2008