– DM N°2 – PSI* 15-16
DM N°2 ( pour le 25/09/2015)
PARTIE I
Pour n ∈ N∗ , on définit un ∈ R par
n
X 1
un = − ln n
k
k=1
où ln désigne la fonction logarithme népérien.
C
I.1. Déterminer, lorsque n tend vers +∞, un équivalent de un+1 − un de la forme α où C est
n
une constante.
I.2. En déduire que la suite (un )n∈N∗ converge.
On posera : γ = lim un .
n→+∞
I.3.
I.3.a. Prouver, pour tout k ∈ N∗ , les inégalités :
1 k+1 1
6 ln 6 ·
k+1 k k
I.3.b. Étudier, sur l’intervalle [k, k + 1] (k ∈ N∗ ), le signe de la fonction fk définie par :
1 1 1 1
fk (x) = + − (x − k) − ·
k k+1 k x
En déduire l’encadrement :
1 k+1 1 1 1
6 ln 6 + ·
k+1 k 2 k k+1
1
I.4. Prouver que : 6 γ 6 1.
2
PARTIE II
II.1. On définit les fonctions ϕ1 et ϕ2 sur R∗+ par :
1 1 1
ϕ1 (x) = − + ln 1 + − 2 ;
x+1 x 2x
2
ϕ2 (x) = ϕ1 (x) + 3 ·
3x
Étudier les variations de ϕ1 et ϕ2 sur R∗+ et en déduire leur signe.
II.2. Déduire des résultats de la question précédente que l’on a, pour tout entier n > 1 :
1 2 1
− 6 un − un+1 6 ·
2n2 3n3 2n2
II.3. Soit n > 2.
+∞
X 1
II.3.a. Donner un encadrement, fonction très simple de n, pour et un majorant de
k2
k=n
+∞
X 1
(on pourra utiliser la comparaison avec une intégrale).
k3
k=n
Problèmes – © T.LEGAY – Lycée d’Arsonval 1/2 25 septembre 2015
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II.3.b. En déduire, pour tout n > 2, les inégalités :
1 1 1
− 2
6 un − γ 6 ·
2n 3(n − 1) 2(n − 1)
II.4. Donner une valeur de l’entier n telle que l’encadrement précédent permette, à partir de un ,
de déterminer γ à moins de 10−2 près. Puis encadrer effectivement, par ce procédé, γ à 10−2
près (la réponse à cette question prendra la forme d’un petit programme en Python).
PARTIE III
n +∞
X 1 1 X 1
III.1. Vérifier que, pour tout n ∈ N∗ , = 1− . En déduire la valeur de .
k(k + 1) n+1 k(k + 1)
k=1 k=n
III.2. Trouver trois constantes a, b et c telles que
1 a b c
∀n ∈ N∗ , = + + ·
n(n + 1)(n + 2) n n+1 n+2
+∞ +∞
X 1 1 X 1
En déduire = puis la valeur de ·
k(k + 1)(k + 2) 4 k(k + 1)(k + 2)
k=1 k=n
III.3. Déterminer des constantes réelles λ et µ, de sorte que le développement asymptotique de
λ µ
wn = un − un+1 − −
n(n + 1) n(n + 1)(n + 2)
1
selon les puissances de , lorsque n tend vers +∞, ait son premier terme non nul d’ordre
n
D
aussi élevé que possible, et donner alors la valeur β de ce premier terme.
n
III.4. Montrer que pour tout entier n strictement supérieur à 1 :
1 1 1 1
D D D
− 6 β 6 −
β − 1 nβ−1 (n + 1)β−1 n β − 1 (n − 1)β−1 (n)β−1
et en déduire
+∞
X D D
∼ ·
nβ n→+∞ (β − 1)nβ−1
k=n
III.5.
III.5.a. Un résultat intermédiaire :
P P
Soient xn et yn deux séries à termes réels positifs. On suppose que la série de terme
général yn est convergente.
i) On suppose que l’on a xn = o(yn ) lorsque n tend vers +∞.
+∞ +∞
!
P X X
Montrer que la série xn converge, et que xk = o yk .
k=n k=n
ii) On suppose maintenant que l’on a xn ∼ yn .
n→+∞
+∞
X +∞
X
Montrer que l’on a également xk ∼ yk .
n→+∞
k=n k=n
+∞
X
III.5.b. Déduire de la question précédente un équivalent simple de wk .
k=n
1
III.5.c. En déduire un terme correctif vn tel que un + vn − γ ∼ − 12n3 ·
n→+∞
III.5.d. Reprendre la valeur calculée en II.4 pour un et lui ajouter le terme correctif vn . Quelle
est la valeur approchée de γ ainsi obtenue ?
M APLE® donne pour valeur approché : γ ≈ 0, 577215664901533. Qu’observez-vous ?
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