0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
35 vues14 pages

09 Integrales

Ce document décrit la notion d'intégrale généralisée sur des intervalles non nécessairement fermés. Il présente les propriétés de base comme la linéarité et l'additivité, et discute les différents types d'intervalles d'intégration.

Transféré par

legre69439599
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
35 vues14 pages

09 Integrales

Ce document décrit la notion d'intégrale généralisée sur des intervalles non nécessairement fermés. Il présente les propriétés de base comme la linéarité et l'additivité, et discute les différents types d'intervalles d'intégration.

Transféré par

legre69439599
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

9

Intégrales

1. On suppose connue l’intégrale des fonctions continues 5.2 Lorsque l’intervalle d’intégration est semi-ouvert :
par morceaux sur un segment [ a, b ] et on se propose d’étendre
I = [ a, b [ ou I = ] a, b ] ,
son domaine de définition.
le théorème [4] assure l’existence d’une des deux limites.
1. Si I = [ a, b [, alors l’intégrale de f sur I est convergente
I si, et seulement si, l’intégrale
Z y
Notion d’intégrale généralisée f (t) dt
a
2. Hypothèses et notations (calculée sur le segment [ a, y] ⊂ I) admet une limite (finie)
On considèrera des fonctions à valeurs réelles ou complexes (K lorsque y tend vers b et, dans ce cas,
désignera R ou C) et continues par morceaux sur un intervalle Z b Z y
I qui n’est pas nécessairement un segment. f (t) dt = lim f (t) dt.
La borne inférieure de l’intervalle I, notée a, est un réel ou − ∞ ; a y→b a
sa borne supérieure, notée b, est un réel ou + ∞. On supposera
toujours que I n’est ni vide, ni réduit à un point : a < b. 2. Si I = ] a, b ], alors l’intégrale de f sur I est convergente
si, et seulement si, l’intégrale
3. Si la fonction f est continue sur morceaux sur l’inter- Z b
valle I, alors elle est continue par morceaux sur chaque segment
f (t) dt
contenu dans I. x
3.1 Quels que soient x et y dans I, on note
(calculée sur le segment [ x, b ] ⊂ I) admet une limite (finie)
Z y Z lorsque x tend vers a et, dans ce cas,
f (t) dt = f (t) dt Z b Z b
x [ x,y ]
f (t) dt = lim f (t) dt.
a x→a x
si x 6 y et Z y Z 5.3 C’est seulement dans le cas où l’intervalle d’intégration
f (t) dt = − f (t) dt est ouvert : I = ] a, b [ qu’il faut étudier la convergence de
x [ y,x ] Z y
si x > y. f (t) dt
3.2 En particulier, x

Z x (calculée sur le segment [ x, y] ⊂ I) à la fois lorsque x tend vers a


et lorsque y tend vers b.
∀ x ∈ I, f (t) dt = 0.
x 5.4 Dans le cas où l’intervalle d’intégration I n’est pas ou-
vert ([5.1], [5.2]), si l’intégrale de f sur I est convergente, alors
3.3 ✍ On dit que l’intégrale de f sur I est convergente lorsque la l’intégrale de f sur l’intervalle ouvert ] a, b [ est aussi convergente
limite Z y et Z Z
lim f (t) dt f (t) dt = f (t) dt.
x→a x I ] a,b [
y→b
Cela légitime l’usage de la notation
existe (dans K). Cette limite est appelée intégrale généralisée de f Z b
sur I, est notée
Z b f (t) dt
f (t) dt. a
a indépendamment de la nature de l’intervalle I et permet au be-
4. ➙ Soit f , une fonction continue par morceaux sur l’intervalle I. soin de supposer que l’intervalle d’intégration I est ouvert.
4.1 Pour tout x ∈ I, l’application
 Z y  Entraînement
y 7→ f (t) dt 6. Questions pour réfléchir
x R nπ
1. La suite de terme général u n = 0 sin t dt est conver-
R +∞
est continue sur I. gente. L’intégrale impropre 0 sin t dt est-elle convergente ?
4.2 Pour tout y ∈ I, l’application 2. Si f est continue par morceaux sur I, on pose
Z x
 Z y 
x 7→ f (t) dt ∀ x0 , x ∈ I, Fx0 ( x ) = f (t) dt.
x0
x
2.a La fonction Fx0 est continue sur I.
est continue sur I. 2.b Pour tout segment [ A, B ] ⊂ I, la fonction Fx0 est lipschit-
5. Discussion sur l’intervalle d’intégration zienne sur [ A, B ].
L’intervalle d’intégration I peut être de quatre types. 2.c Condition pour que Fx0 soit lipschitzienne sur I.
5.1 Lorsque l’intervalle d’intégration est un segment :

I = [ a, b ], II

le théorème [4] montre que la définition de l’intégrale généra- Propriétés fondamentales


lisée coïncide avec la définition de l’intégrale sur un segment :
l’intégrale généralisée converge et sa valeur est égale à l’intégrale 7. Les propriétés de linéarité, d’additivité et de positivité
sur le segment [ a, b ]. sont établies par passage à la limite à partir d’intégrales sur un
segment.
9 • Intégrales

II.1 Linéarité 15.2 Quels que soient x et y dans I, l’intégrale


8. ➙ Si les intégrales de f et de g sur I sont convergentes, alors Z y
l’intégrale de λ f + g sur I est aussi convergente et f (t) dt
x
Z Z Z
∀ λ ∈ R, (λ f + g)(t) dt = λ f (t) dt + g(t) dt. est du signe de (y − x ).
I I I
16. Cas d’égalité
16.1 Soit f , une fonction continue par morceaux sur un inter-
Additivité valle ouvert non vide I = ] a, b [, dont l’intégrale sur I est conver-
9. ➙ Soit f , une fonction continue par morceaux sur I = ] a, b [. gente.
Quel que soit x0 ∈ I, l’intégrale de f sur I est convergente si, et seule- Si f est positive sur I et si l’intégrale de f sur I est nulle, alors
ment si, les intégrales de f sur ] a, x0 ] et sur [ x0 , b [ sont convergentes. les limites à gauche et à droite de f sont nulles en tout point :

∀ x ∈ ] a, b [ , f ( x +) = f ( x −) = 0.
10. On suppose que l’intégrale de f sur I = ] a, b [ est conver-
gente.
16.2 ➙ Soit f , une fonction continue et positive sur un intervalle ou-
10.1 Pour tout sous-intervalle J ⊂ I, l’intégrale de f sur J est
vert non vide I = ] a, b [. On suppose que l’intégrale de f sur I est
convergente et
convergente. Alors
Z Z Z b
f (t) dt = 1 J (t) f (t) dt. f (t) dt = 0
J I a

10.2 ➙ Relation de Chasles si, et seulement si, f (t) = 0 pour tout t ∈ I.


Quels que soient a 6 α, β, γ 6 b, II.4 Changement de variable avec un intégrande
Z γ Z β Z γ continu
f (t) dt = f (t) dt + f (t) dt. 17. La formule de changement de variable dans une inté-
α α β
grale repose sur la formule de dérivation des fonctions compo-
sées via le Théorème fondamental qui relie les primitives aux
10.3 Z x intégrales.
lim f (t) dt = 0 Pour cette raison, le théorème [18] se restreint aux intégrandes
x→a a
continus. →[43.2]
10.4 Z b 18. ➙ Soient f : I → E, une fonction continue sur I et ϕ : [ a, b ] →
lim f (t) dt = 0 I, une fonction de classe C 1 . Alors
x→b x
Z b Z ϕ( b)
f ϕ(u ) ϕ′ (u ) du = f (t) dt.

II.2 Généralisation du théorème fondamental a ϕ( a)
11. Si f est continue sur l’intervalle I = ] a, b [, alors l’intégrale
de f sur I est convergente si, et seulement si, les primitives de f
ont une limite finie au voisinage de a et au voisinage de b. 19. En pratique
Le choix de la nouvelle variable
12. On suppose que l’intégrale de f sur I = ] a, b [ est conver-
gente. t = ϕ(u )
12.1 ➙ Si la fonction f est continue sur I, alors l’application
 Z x  vise à simplifier l’expression de l’intégrale et conduit au nouvel
x 7→ f (t) dt élément différentiel
a dt = ϕ′ (u ) du.
est la primitive de f qui tend vers 0 au voisinage de a. Le changement de variable modifie en général les bornes de l’in-
12.2 ⊲ Si f est continue sur I, alors l’application tégrale : lorsque l’ancienne variable u tend vers a (resp. vers b),
 Z b  la nouvelle variable t tend vers ϕ( a+) (resp. vers ϕ(b −)).
x 7→ f (t) dt
x
II.5 Intégration par parties
est la primitive de − f qui tend vers 0 au voisinage de b. 20. ➙ Soient f et g, deux fonctions de classe C 1 sur I = ] a, b [. On
suppose que l’intégrale de f ′ g sur I est convergente.
II.3 Positivité Alors l’intégrale de f g′ sur I est convergente si, et seulement si, le
13. L’intégrale est un opérateur positif au sens où les inéga- produit f g admet des limites finies aux voisinages de a et de b.
lités sont conservées par intégration. Dans ce cas,
14. ➙ Si les intégrales de f et de g sur I sont convergentes et si Z b b Z b
f ′ (t) g(t) dt = f (t) g(t) a − f (t) g′ (t) dt

∀ t ∈ I, 0 6 f (t) 6 g(t) a a

alors Z Z où on note
06 f (t) dt 6 g(t) dt. b
= lim f (t) g(t) − lim f (t) g(t).

I I f (t) g(t) a t→ b t→ a

15. On suppose que f est positive sur I et que l’intégrale de 21. En pratique
f sur I est convergente. L’intégration par parties permet, par dérivation, de faire dis-
15.1 Pour tout intervalle J ⊂ I, paraître un facteur transcendant dont la dérivée est rationnelle
Z Z (comme ℓn, Arctan...) et d’abaisser le degré d’un facteur polyno-
f (t) dt 6 f (t) dt. mial. Elle peut ainsi servir à établir une relation de récurrence
J I ou à calculer un équivalent. →[68]
III Fonctions intégrables

Exemples d’intégrales généralisées 30.2 Dans la formule d’intégration par parties [20], l’une des
intégrales peut être impropre sans que l’autre le soit aussi. Cette
22.1 formule est donc un moyen de prouver qu’une intégrale im-
1
Z +∞
∀ λ > 0, e−λt dt = propre est convergente. →[48.5], [37]
0 λ
22.2
dt 1
Z +∞
Fonctions localement intégrables
∀ α > 1, =
1 tα α−1 31. Soit f , une fonction continue par morceaux sur l’inter-
22.3 Z 1 valle I.
dt 1 31.1 ✍ La fonction f est intégrable au voisinage de a lorsqu’il existe
∀ α < 1, =
0 tα 1−α un intervalle ] a, α] ⊂ I sur lequel f est intégrable.
22.4 31.2 ✍ La fonction f est intégrable au voisinage de b lorsqu’il existe
dt
Z +∞
=π un intervalle [ β, b [ ⊂ I sur lequel f est intégrable.
−∞ 1 + t2 32. En pratique
22.5 Z 1 32.1 Une fonction continue par morceaux sur I = ] a, b [ est in-
ℓn t dt = −1 tégrable sur I si, et seulement si, elle est intégrable au voisinage
0 de a et au voisinage de b.
22.6 Z +∞ 32.2 Une fonction continue par morceaux sur I = [ a, b [ est in-
tégrable sur I si, et seulement si, elle est intégrable au voisinage
∀ n ∈ N, tn e−t dt = n!
0 de b.
32.3 Une fonction continue par morceaux sur I = ] a, b ] est in-
23. Soit n > 2. L’application L définie par tégrable sur I si, et seulement si, elle est intégrable au voisinage
Z x de a.
∀ P ∈ Rn [ X ], ∀ x ∈ R, L ( P )( x ) = e− x P (t)et dt
−∞
est un endomorphisme non diagonalisable de Rn [ X ].
Fonctions intégrables de référence
III 33.1 Une fonction constante est intégrable sur tout intervalle
borné.
Fonctions intégrables 33.2 La fonction
1
 
t 7→ α
24. La notion de fonction intégrable a pour but de justifier t
aussi simplement que possible l’existence d’une intégrale géné-
est intégrable au voisinage de + ∞ si, et seulement si, α > 1.
ralisée, notamment à l’aide de critères de comparaison [35].
33.3 La fonction
25. Soit f , une fonction continue par morceaux sur I. 1
 
25.1 La fonction | f | est continue par morceaux sur I. t 7→ α
t
25.2 L’expression
y est intégrable au voisinage droit de 0 si, et seulement si, α < 1.
Z
f (t) dt 33.4 Suite de [44.2] – Les fonctions
x
est une fonction croissante de y et décroissante de x. 
1
 
1

25.3 ✍ Une fonction f est intégrable sur I lorsqu’elle est continue t 7→ et t 7 →
par morceaux sur I et que l’intégrale de | f | sur I est convergente. ( t − t0 ) α ( t0 − t ) α
25.4 On dit parfois que l’intégrale de f sur I est absolument
sont intégrables au voisinage de t0 si, et seulement si, α < 1.
convergente pour signifier que f est intégrable sur I.
33.5 La fonction ℓn est intégrable au voisinage de 0.
26. ✍ Une fonction continue par morceaux f est de carré intégrable 33.6 La fonction
sur I lorsque la fonction | f |2 est intégrable sur I. t 7→ e−zt
 

27. Cas des fonctions positives


Une fonction continue par morceaux et positive sur I est inté- est intégrable sur R+ si, et seulement si, Re(z) > 0.
grable sur I si, et seulement si, son intégrale sur I est conver- 33.7 Quel que soit le réel α > 0, la fonction
gente.
[ t 7→ e−α | t| ]
Intégrale d’une fonction intégrable est intégrable sur R. →[45.1]
28. ➙ Soient f et g, deux fonctions continues par morceaux sur I, 33.8 La fonction continue
telles que h 1 i
∀ t ∈ I, 0 6 f (t) 6 g(t) . t 7→ √
1−t 2
Si g est intégrable sur I, alors f est intégrable sur I.
29. Soit f , une fonction intégrable sur I. est intégrable sur ]−1, 1[.
29.1 Si f est une fonction à valeurs réelles, alors f + et f − sont
intégrables sur I.
29.2 Si f est une fonction à valeurs complexes, alors Re( f ) et
Im( f ) sont intégrables sur I. Critères pratiques d’intégrabilité
29.3 ➙ Si f est intégrable sur I, alors l’intégrale de f sur I est conver-
gente. 34. Cas d’un intervalle borné
30.1 Si l’intégrale de f sur I est convergente bien que f ne soit 34.1 Si I est un segment, toute fonction continue par mor-
pas intégrable sur I, on dit que ceaux sur I est intégrable sur I.
34.2 Si I est un intervalle borné, toute fonction continue par
morceaux et bornée sur I est intégrable sur I.
Z
f (t) dt
I En particulier, si f admet une limite finie aux bornes de I, alors
f est intégrable sur I.
est une intégrale impropre.
9 • Intégrales

35. Théorèmes de comparaison Combinaisons linéaires


On applique les théorèmes suivants en comparant la fonction f
à l’une des fonctions de référence [33]. 40.1 ➙ L’ensemble L 1 ( I ) des fonctions intégrables sur I est un sous-
35.1 ➙ Soit f , une fonction continue par morceaux. S’il existe une espace vectoriel de l’espace C 0,m ( I ) des fonctions continues par mor-
fonction g intégrable au voisinage de t0 telle que ceaux sur I.
40.2 Si f est à valeurs réelles, alors f est intégrable sur I si, et
f (t) = O g(t) , seulement si, f + et f − sont intégrables sur I.

t → t0 40.3 Si f est à valeurs complexes, alors f est intégrable sur I
si, et seulement si, Re( f ) et Im( f ) sont intégrables sur I.
alors f est intégrable au voisinage de t0 .
35.2 ➙ Soient f et g, deux fonctions continues par morceaux telles que 40.4 ➙ L’ensemble Lc1 ( I ) des fonctions continues et intégrables sur I
est un sous-espace vectoriel de L 1 ( I ).
f ( t ) ∼ g ( t ). 40.5 ➙ L’ensemble L 2 ( I ) des fonctions de carré intégrable sur I est
t → t0
un sous-espace vectoriel de C 0,m ( I ).
Alors f est intégrable au voisinage de t0 si, et seulement si, g est inté-
grable au voisinage de t0 . Inégalité de la moyenne
35.3 En pratique
Selon la régularité de f , on applique ces théorèmes à une seule 41.1 ➙ Si f est intégrable sur I, alors
extrémité ([32.2], [32.3]) ou aux deux extrémités de l’intervalle
d’intégration [32.1].
Z Z
f (t) dt 6 f (t) dt
36. Exemples usuels de fonctions intégrables I I
Les fonctions suivantes peuvent aussi être considérées comme .41.2 Avec l’écriture usuelle des intégrales, l’inégalité de la
des fonctions de référence. moyenne s’écrit :
36.1 La fonction continue
Z b Z
h 1 i f (t) dt 6 f (t) dt.
t 7→ a ] a↔b[
1 + t2
41.3 ➙ Cas d’un intervalle borné
est intégrable sur R.
Si f est continue par morceaux et bornée par M sur un intervalle I :
36.2 Soit a 6= 0. La fonction
∀ t ∈ I, f (t) 6 M
[ t 7→ t x −1 e− at ]
alors
est intégrable au voisinage de + ∞ si, et seulement si, a > 0 (quel Z β
que soit x ∈ R) et sur ]0, + ∞ [ si, et seulement si, x > 0 et a > 0. ∀α, β ∈ I, f (t) dt 6 M | β − α|.
α
36.3 Suite de [44.1] – Quels que soient m ∈ R et σ > 0, la
fonction 42. Cas d’égalité
( t − m)2/σ 2 42.1 Soit f : I → C, une fonction intégrable sur I. Il existe
[t 7→ e− ] ρ ∈ R+ et θ ∈ R tels que
est intégrable sur R. Z Z Z
36.4 La fonction 2 f (t) dt = ρeiθ et que f (t) dt = Re e−iθ f (t) dt.
 
n − xt
[t 7→ t e ] I I I

est intégrable sur R quels que soient n ∈ N et x > 0. 42.2 ➙ Si f est intégrable et continue sur un intervalle ouvert non
36.5 La fonction vide I, alors
h cos t − 1 i Z Z
t 7→ f (t) dt = f (t) dt
t2
I I
est intégrable sur ]0, + ∞ [.
si, et seulement si, l’argument de f ( x ) est constant sur I :
37. Exemples d’intégrales impropres
37.1 L’intégrale impropre ∃ θ ∈ R, ∀ t ∈ I, f (t) = eiθ f (t) .
sin t
Z +∞
dt III.2 Changements de variable
0 t
est convergente. 43. Cas d’un intégrande continu par morceaux
37.2 Les intégrales impropres 43.1 Si ϕ est une fonction de classe C 1 et strictement mono-
tone, alors ( f ◦ ϕ) · ϕ′ est continue par morceaux.
Z +∞
cos t
Z +∞
sin t 43.2 ➙ Soient f : I → E, une fonction continue par morceaux et
√ dt et √ dt ϕ : J → I, une bijection de classe C 1 de J sur I. Alors f est intégrable
1 t 0 t
sur I si, et seulement si, ( f ◦ ϕ) ϕ′ est intégrable sur J et dans ce cas,
sont convergentes. Z Z
f (t) dt = ϕ′ (u ) du.

f ϕ(u )
III.1 Opérations sur les fonctions intégrables I J
43.3 En notant a et b, les bornes inférieure et supérieure de J
Produits (qu’elles soient finies ou infinies), la formule de changement de
38. ➙ Si la fonction f est intégrable sur I et si g est continue par variable devient :
morceaux et bornée sur I, alors le produit f g est intégrable sur I. Z ϕ( b −) Z b
f (t) dt = f ϕ(u ) ϕ′ (u ) du

39. ➙ Inégalité de Schwarz
ϕ ( a +) a
Si f et g sont deux fonctions de carré intégrable sur I, alors le produit
f g est intégrable sur I et que la fonction ϕ soit croissante ou décroissante.
rZ rZ 43.4 Le théorème [43.2] est un moyen de démontrer qu’une
fonction est (resp. n’est pas) intégrable sur un intervalle donné
Z
2 2
f (t) g(t) dt 6 f (t) dt g(t) dt.
I I I en se ramenant à une fonction dont l’intégrabilité (resp. la non-
intégrabilité) est bien connue. →[48.5]
III Fonctions intégrables

Changements de variable affines 47.4 Suite de [48.6] –


44. Les changements de variable les plus simples sont les Z +∞
ℓn t π ℓn a
changements de variables affines : ∀ a > 0, dt = .
0 a2 + t 2 2 a
u = αt + β 47.5 La seule valeur de α ∈ R+ pour laquelle l’intégrale
avec α 6= 0. Z a
tα dt
44.1 ➙ Soit ϕ, un changement de variable affine réalisant une bijection √
de J sur I. Une fonction f est intégrable sur I si, et seulement si, f ◦ ϕ 0 t 3 + a3
est intégrable sur J. Dans ce cas,
est indépendante de a ∈ R∗+ est α = 1/2. →[48.8]
47.6 Pour a < b,
1 αy+ β
Z y Z
∀ x, y ∈ J, f (αt + β) dt = f (u ) du.
x α αx + β
Z b
dt 1 du
Z
= √ =π
1 − u2
p
a (b − t)(t − a) −1
44.2 ➙ La fonction [t 7→ f (t)] est intégrable au voisinage de t = t0 si,
et seulement si, la fonction [ h 7→ f (t0 + h)] est intégrable au voisinage 47.7 Pour tout 0 < a < 1,
de h = 0.
Z 1 Z 1
44.3 La fonction ℓn(1 + t) est intégrable sur ]−1, 1[. dx du
44.4 Pour tout x0 ∈ R, p = p p .
a x (1 − x )( x − a) 0 (1 − a ) u + a u (1 − u )
Z +∞ Z +∞
2 2
e−( x − x0) dx = e− x dx. 47.8 Une astuce
−∞ −∞ Si f est intégrable sur ]0, 1[, alors [ x 7→ x f ( x )] est intégrable sur
]0, 1[ et si f ( x ) = f (1 − x ) pour tout x ∈ ]0, 1[, alors
45. Fonctions paires ou impaires Z 1 Z 1
45.1 Si la fonction f est paire ou impaire, alors elle est inté- 1
x f ( x ) dx = f ( x ) dx.
grable au voisinage de − ∞ si, et seulement si, elle est intégrable 0 2 0
au voisinage de + ∞.
45.2 Si f est paire et intégrable sur R, alors 47.9 Intégrales d’Euler
Z π/2 Z π/2
Z +∞ Z +∞ π
ℓn(cos t) dt = ℓn(sin t) dt = − ℓn 2
f (t) dt = 2 f (t) dt. 0 0 2
−∞ 0

45.3 Si f est impaire et intégrable sur R, alors


Z +∞ Autres changements de variable usuels
f (t) dt = 0. 48. Pour tout α ∈ R∗ , la fonction [t 7→ tα ] est une bijection
−∞
de classe C 1 de I = ]0, + ∞ [ sur I, dont la réciproque est aussi
45.4 une bijection de classe C 1 de I sur I.
t dt
Z +∞
=0 48.1
1 + t2 + t4 dt
Z +∞ Z +∞
−∞ 2
e− x dx = e−t √
−∞ 0 t
46. Moyenne d’une fonction périodique
48.2 Pour tout a > 0,
Soit f , une fonction continue par morceaux sur R et périodique,
de période T. Z +∞ √ Z +∞
46.1 e− a t
dt = 2 xe− ax dx.
0 0
1
Z T/a Z T
a
∀ a > 0, f ( at) dt = f (t) dt 48.3 Suite de [47.2] –
T 0 T 0

dt t dt 2 3π
Z +∞ Z +∞
46.2 ✍ La moyenne d’une fonction continue par morceaux et pério- = =
dique f , de période T, est égale à 0 1 + t3 0 1 + t3 9

1
Z T 48.4 Suite de [47.3] –
f (t) dt. 1.
T t dt
Z +∞
0 π
=
0 1 + t4 4
46.3 Pour tout n ∈ N∗ , la fonction f n = [ t 7→ f (nt)] est pério- 2. √
dique et la moyenne de f n est égale à la moyenne de f . Z +∞
dt
Z +∞ 2
t dt 2π
= =
47. Autres exemples de changements de variable affines 0 1 + t4 0 1 + t4 4
47.1
48.5 Intégrales de Fresnel
Z +∞ −t
e
Z +∞ −u
e Les intégrales impropres
dt = e x du −−→ + ∞
0 x+t x u x →0 Z +∞ Z +∞
cos(t2 ) dt et sin(t2 ) dt
47.2 √ 0 0
dt 4 3π
Z +∞
= sont convergentes [37.2], alors que les fonctions t 7→ cos(t2 ) et
 
0 1 − t + t2 9
t 7→ sin(t2 ) ne sont pas intégrables sur R+ . →[83]
 
47.3 √
Z +∞
dt 3 2π 48.6 Avec α = −1,
√ =
0 1 − 2t + t2 4 Z +∞
ℓn t
dt = 0.
0 1 + t2
9 • Intégrales

48.7 Pour tout a ∈ R, 14. Condition sur I pour qu’une fonction intégrable soit
aussi une fonction de carré intégrable ?
dt dt
Z +∞ Z +∞
π 15. Condition sur I pour qu’une fonction de carré intégrable
= = .
0 (1 + t2 )(1 + t a ) 0 (1 + t2 )(1 + t− a ) 4 soit aussi une fonction intégrable ?
16. Condition pour que
48.8 Suite de [47.5] – Avec α = 3/2,
Z b Z b
Z 1 √ √ f (t) dt 6 f (t) dt.
t dt 2
√ = ℓn( 1 + 2) . a a
0 3
t +1 3
17. Suite de [41.3] – Cas d’égalité ?
49. La fonction cos réalise une bijection de classe C 1 de 18. Soit ϕ : I → J, une bijection strictement monotone.
I1 = ]0, π [ sur I0 = ]−1, 1[ et la fonction sin réalise une bijec- 18.a L’intervalle J est ouvert (resp. fermé) si, et seulement si,
l’intervalle I est ouvert (resp. fermé).
tion de classe C 1 de I2 = ]− π/2, π/2[ sur I0 . Les deux bijections
18.b Exprimer les bornes de J en fonction des bornes de I.
réciproques sont de classe C 1 sur I0 . 19. Suite de [49.2] – Retrouver la valeur de l’intégrale sans
49.1 Pour toute fonction f continue sur [−1, 1], aucun calcul.
Z 1
f (x)
Z π Z π/2 52. Comparaison d’une somme et d’une intégrale
√ dx = f (cos t) dt = f (sin t) dt. 52.1 Si f est une fonction continue par morceaux, positive et
−1 1 − x2 0 − π/2 décroissante sur un voisinage I de + ∞, alors elle est intégrable
sur I si, et seulement si, la série ∑ f (n ) est convergente.
49.2 Pour tous a < b,
52.2 En particulier, la série
π ( b − a )2
Z bq
(b − x )( x − a) dx = . 1
a 8 ∑ n ℓnα n
est convergente si, et seulement si, α > 1.
50. Suite de [67.1] –
53. Soient f , une fonction continue par morceaux et positive
e − e−2x sur I = ] a, b [ et x0 ∈ I.
Z 1 Z +∞ − x
t−1
dt = dx = ℓn 2 1. Si f n’est pas intégrable au voisinage de b, alors
0 ℓn t 0 x
Z x
lim f (t) dt = + ∞.
x → b x0
Entraînement
2. Si f n’est pas intégrable au voisinage de a, alors
51. Questions pour réfléchir
1. Si f est intégrable sur I, alors f est intégrable sur I. Z x
2. Suite de [33] – Quelles sont, parmi les fonctions de réfé- lim f (t) dt = − ∞.
x → a x0
rence, celles qui sont de carré intégrable ?
3. Une fonction constante est-elle intégrable sur ]0, + ∞ [ ?
4. La fonction [ x 7→ 1/x] n’est intégrable ni sur l’intervalle 54. Condition sur a ∈ R pour que la fonction
]0, 1], ni sur l’intervalle [1, + ∞[.
t − sin t
 
5. Existe-t-il un réel a tel que la fonction [ x 7→ 1/x a ] soit in- t 7→
tégrable sur ]0, + ∞ [ ? ta
6.a Si f est continue par morceaux sur [ a, b [, alors f est inté-
grable au voisinage de a. soit intégrable sur ]0, + ∞ [.
6.b Si f est continue par morceaux sur ] a, b ], alors f est inté- 55.

Intégrabilité de cos t/ t sur ]0, 1], [1, + ∞ [ et ]0, + ∞ [.
grable au voisinage de b. n
7. Si f est continue par morceaux sur un intervalle borné I 56. Intégrabilité de ℓn t/tm au voisinage de 0 ; de 1 et de + ∞
et admet des limites finies en chacune des bornes de I, alors f selon m et n.
est intégrable sur I. 57. Intégrabilité sur ]0, + ∞ [ de
8. Une fonction continue qui tend vers une limite ℓ 6= 0 au
voisinage de + ∞ n’est pas intégrable au voisinage de + ∞. ta t a e−t
9. On suppose que f est continue sur R. et de
1 + tb 1 + tb
9.a Si f est continue, alors toutes les primitives de f sont
bornées sur R. en fonction des réels a et b.
9.b La réciproque est-elle vraie ? 58. La fonction [ t 7→
2
e−( t+ix ) ] est intégrable sur ]− ∞, + ∞ [
9.c On suppose que, pour toute primitive F de f , il existe pour tout x ∈ R.
x F ∈ R tel que
59. La fonction
Z x sin t i
h
t 7→
∀ x ∈ R, F (x) = f (t) dt. tα
xF
est intégrable sur ]0, + ∞ [ si, et seulement si, 1 < α < 2. →[37.1]
La fonction f est-elle intégrable sur R ? 60. Si laR fonction f est intégrable sur l’intervalle I, on dit que
10. Si ϕ est lipschitzienne et nulle en 0 et si f est intégrable l’intégrale I f (t) dt existe au sens propre. →[30.1]
sur I, alors ϕ ◦ f est intégrable sur I. Pour quelles valeurs de x ∈ R les intégrales suivantes existent-
11.a Si les hypothèses du théorème [28] sont vérifiées, alors elles au sens propre ?
on peut appliquer le théorème [35.1] au voisinage de a et au
voisinage de b. Z +∞ − xt Z +∞ −t
t sin t
Z π
te e
11.b Pourquoi le théorème [35.1] est-il plus utile en pratique ? dt dt dt
12. Si f est intégrable sur I et si J est un intervalle contenu 0 et − 1 0 1 − x cos t 0 x+t
dans I, alors le produit 1 J f est intégrable sur I.
13. Si f et g sont intégrables sur I, alors les deux fonctions
min{ f , g} et max{ f , g} sont intégrables sur I.
IV Intégrales et ordres de grandeur

61. Soit f , une fonction intégrable sur [0, + ∞ [. Si ϕ et ψ sont 67.4 L’intégrale
deux fonctions positives, qui tendent vers + ∞ au voisinage de
Z 1
+ ∞, alors l’intégrale dt
Z ψ( x ) f (x) =
( x2 + t2 )(1 + t2 )
p
0
f (t) dt
ϕ( x )
est définie pour tout x > 0.
tend vers 0 au voisinage de + ∞. 1. Au voisinage de + ∞,
62. Exemples d’intégrations par parties
Z 1
62.1 1 dt 1
Z +∞ 
1 + t2  f (x) = √ +O .
ℓn dt = π x 0 1 + t2 x3
0 t2
62.2 2. Au voisinage de 0,
Z +∞ Z 1
n! dt
∀ n ∈ N, ∀ k > 0, tn e−kt dt = f (x) = √ + O(1)
0 k n +1 0 x 2 + t2
62.3 Pour tout n ∈ N,
donc f ( x ) ∼ − ℓn x.
dt 1 2n π
Z +∞  
68. Par intégration par parties
= n . Lorsque x tend vers + ∞,
0 (1 + t 2 ) n +1 4 n 2 68.1

Quels que soient n et p dans N,


Z 2x −t
62.4 e e− x
dt ∼ .
Z 1 x t x
(−1) p p!
tn ℓn p t dt = .
0 ( n + 1) p + 1 68.2 Suite de [67.3] – Pour tout n ∈ N et tout x > 0,
Z + ∞ − t2 2 Z + ∞ − t2
e e− x n+1 e
63. Suite de [48.4Z] – dt = − dt.
+∞ Arctan t √ x tn 2x n+1 2 x t n +2
dt = 2π
0 t3/2 En particulier, lorsque x tend vers + ∞,
64. Soit f : R → R, une fonction continue qui tend vers ℓ− 2
e− x
Z +∞
2
au voisinage de − ∞ et vers ℓ+ au voisinage de + ∞. Alors e−t dt ∼ .
x 2x
Z +∞
∀ a > 0, f (t + a) − f (t) dt = (ℓ+ − ℓ− ) a. 68.3 Lorsque n tend vers + ∞,
−∞
Z 1
S’agit-il d’une intégrale propre ou impropre ? π
tn sin πt dt ∼ .
65. Pour tout x > 0, 0 n2
Z +∞
x
Z +∞
1 68.4 Lorsque x tend vers + ∞,
e− xt cos t dt = , e− xt sin t dt = .
0 1 + x2 0 1 + x2 Z +∞
sin t 1
sin xt dt = O .
2π t x
66.
Z +∞ Z +∞
t2/2) t2/2)
∀ x ∈ R, teixt−( dt = ix eixt−( dt
−∞ −∞ Intégration des relations de comparaison
69. On approfondit l’analogie entre les intégrales et les séries
avec les résultats suivants, qu’on comparera avec [4.67] dans le
IV cas où la fonction de référence g est intégrable et avec [4.70]
dans le cas contraire.
Intégrales et ordres de grandeur 70. Cas intégrable
On considère une fonction de référence g, qu’on suppose posi-
67. Exploitation de la positivité tive et intégrable sur l’intervalle I = [ a, b [.
67.1 Pour tout ε > 0, 70.1 Lorsque x tend vers b, l’intégrale
Z 2ε − x
e Z b
e−2ε ℓn 2 6 dx 6 e−ε ℓn 2 g(t) dt
ε x x

et lorsque a tend vers + ∞, →[68.1] est un infiniment petit.


Z 2a − x  e− a  70.2 Si f est continue par morceaux sur I et si f ( x ) = O( g( x ))
e au voisinage de b, alors f est intégrable sur [ x, b [ pour tout x ∈ I
dx = Θ .
x a a et Z b
67.2 Lorsque a tend vers + ∞, F (x) = f (t) dt
x
Z 1
dx π tend vers 0 lorsque x tend vers b.
√ ∼ .
−1 ( a − x ) 1 − x2 a 70.3 ➙ Si f ( x ) = O( g( x )) au voisinage de b, alors
67.3 Pour tout n > 2, lorsque x tend vers + ∞, →[68.2] Z b Z b 
f (t) dt = O g(t) dt
Z + ∞ − t2  e− x 2 x x
e
dt = O .
x tn x n −1 au voisinage de b.
9 • Intégrales

70.4 ➙ Si f ( x ) = O ( g( x )) au voisinage de b, alors Entraînement


Z b Z b
 73. Questions pour réfléchir
f (t) dt = O g(t) dt 1. Sur quel intervalle l’intégration par parties
x x
xm − x m +1 m+1 xm
Z Z
au voisinage de b. n dx = + dx
ℓn x ( n − 1) ℓn n − 1 x n−1 ℓn n −1
x
70.5 ➙ Si f ( x ) ∼ g( x ) au voisinage de b, alors
Z b Z b est-elle légitime ?
f (t) dt ∼ g(t) dt 74. Suite de [72.3] – La fonction F est intégrable sur ]0, + ∞ [
x x et Z +∞
au voisinage de b. F ( x ) dx = 1
0
71. Cas non intégrable
Cette fois, la fonction de référence g est continue par morceaux en intégrant par parties.
et positive sur l’intervalle I = [ a, b [, mais n’est plus intégrable 75. Suite de [72.3] – Au voisinage de + ∞,
sur I.
71.1 La fonction G définie par e− x  e− x 
F (x) = +O .
Z x x x2
∀ x ∈ I, G(x) = g(t) dt
a
76. Suite de [72.3] – Pour tout x > 0, on pose
est croissante sur I et tend vers + ∞ au voisinage de b.
71.2 Soit f , une fonction continue par morceaux sur I. L’ex- Z +∞ − xt
e
pression f (x) = dt.
Z x 0 t+x
F (x) = f (t) dt 2 2
a Alors f ( x ) = e x F ( x2 ), donc f ( x ) ∼ −2e x ℓn x au voisinage de
0 et
est définie pour tout x ∈ I. 1 1
71.3 ➙ Si f ( x ) = O( g( x )) au voisinage de b, alors f (x) = 2 + O 4
x x
Z x x au voisinage de + ∞.
Z 
f (t) dt = O g(t) dt
a a 77. On considère la fonction h définie par

au voisinage de b. +∞ 1
71.4 ➙ Si f ( x ) = O ( g( x )) au voisinage de b, alors ∀ x > 1, h( x ) = ∑ .
n =2 n x ℓn n
Z x Z x

f (t) dt = O g(t) dt 77.1 Pour tout x > 1 et tout a > 2,
a a
dt
Z +∞
e − x ℓn t = F ( x − 1) ℓn a .

au voisinage de b. a ℓn t
71.5 ➙ Si f ( x ) ∼ g( x ) au voisinage de b, alors f n’est pas intégrable
sur I et 77.2 Suite de [75] – On a h( x ) ∼ − ℓn( x − 1) au voisinage de 1
et
Z x Z x
f (t) dt ∼ g(t) dt 1
a a h( x ) = + O(3− x )
2 x ℓn 2
au voisinage de b.
au voisinage de + ∞.
72. Exemples
72.1 Lorsque x tend vers 1, 78. Lorsque x tend vers + ∞,
Z +∞ −tx2 1
Z 1
dt √ √ e
Arccos x = √ ∼ 2 1 − x. dt = O .
x 1 − t2 0 1 + t3 x2

72.2 Lorsque x tend vers 0, 79. Comme


Z +∞
cos t 1 √ √ 1−t
dt ∼ . ∀ 0 6 t 6 1, 06 2− 1+t 6
x t2 x 2

72.3 Pour tout x > 0, on pose alors

Z +∞ −t
Z 1
dt √ √
e Arccos(1 − x ) = √ = 2x + O( x x )
F (x) = dt. 1− x 1 − t2
x t

Alors F ( x ) = O (e− x ) au voisinage de + ∞ et F ( x ) ∼ − ℓn x au lorsque x → 0+ .


voisinage de 0. →[77] 80. Répartition asymptotique de la loi normale [68.2]
72.4 Lorsque x tend vers + ∞, Lorsque x tend vers + ∞,
2 2  e− x2 
Arctan t
Z x
e− x e− x
π Z +∞
2
dt ∼ ℓn x. e−t dt = − + O .
0 t 2 x 2x 4x3 x5
V Les théorèmes lebesguiens

81. Approximation de la mesure de Dirac V


Soit h, une fonction continue par morceaux sur [0, 1].
1. Il existe M ∈ R tel que | h(t)| 6 M pour tout t ∈ [0, 1]. Les théorèmes lebesguiens
2. Si h tend vers 0 au voisinage de 1, alors, pour tout ε > 0,
il existe α > 0 tel que 85. On considère ici des suites et des séries de fonctions,
Z 1 c’est-à-dire des suites et des séries dont les termes généraux dé-
pendent d’un paramètre.
∀ n ∈ N, (n + 1)tn h(t) dt 6 ε + M (1 − α)n+1 .
0
V.1 Modes de convergence d’une suite de fonctions
3. Si h est continue en 1, alors
86. Il y a plusieurs notions de convergence pour les suites de
Z 1 fonctions : convergence simple, convergence uniforme, conver-
n
n t h(t) dt −−−−→ h(1). gence dominée, convergence normale... Il faut donc toujours
0 n→+ ∞
prendre soin de répondre à deux questions :
Comment ? en précisant le mode de convergence : la série con-
82. Répartition asymptotique de la loi Γ verge simplement, uniformément, normalement...
Pour tout a > 0, lorsque x tend vers + ∞, Où ? en précisant le domaine de convergence : sur tout l’inter-
Z +∞ valle I, sur tout segment contenu dans l’intervalle I, sur
t a−1 e−t dt ∼ x a−1 e− x l’intervalle [ a, + ∞ [ pour tout a > 0...
x

et, pour tout n ∈ N, Convergence simple


Z + ∞   a −1
t a−1 ( a − 1)( a − 2) 87. Convergence simple d’une suite de fonctions
ex e−t dt = 1 + + +··· 87.1 ✍ Une suite de fonctions ( f n )n∈N , définies sur I, converge sim-
x x x x2
plement sur I vers la fonction f lorsque
( a − 1) · · · ( a − n )  1 
+ n
+O n . ∀ t ∈ I, f (t) = lim f n (t).
x x n→+ ∞

83. Vitesse de convergence des intégrales de Fresnel [48.5]  de la suite ( f n )n∈N .


La fonction f est appelée la limite simple
87.2 La suite des fonctions f n = t 7→ e−nt sin(nt) converge
Pour tout x > 0,
simplement sur [0, + ∞ [ vers la fonction nulle.
Z +∞ it2 2 87.3 La suite des fonctions f n = [t 7→ tn ] converge simple-
1 eix
Z +∞
2 e
eit dt = dt − ment sur ]0, 1[ vers la fonction nulle. Cette suite converge sim-
2i t2 2ix plement sur [0, 1], mais sa limite n’est pas continue
 sur [0, 1].
x x

et lorsque x tend vers + ∞, 87.4 La suite des fonctions f n = t 7→ nte−nt converge sim-
plement sur [0, + ∞ [ vers la fonction nulle.
2
Z +∞
2 − eix 1 88. Convergence simple d’une série de fonctions
eit dt = +O 3 . 88.1 ✍ Une série de fonctions ∑ u n , définies sur I, converge sim-
x 2ix x
plement sur I lorsque, pour tout t ∈ I, la série numérique ∑ u n (t)
converge.
84. Pour tout entier n > 2, on pose : Par comparaison avec La fonction S définie sur I par
une integrale, on trouve un equivalent de
+∞
n
1
∀ t ∈ I, S (t) = ∑ u n (t)
n =0
Sn = ∑ k ℓn k .
k =2 est appelée la somme de la série de fonctions ∑ u n .
88.2 Les séries de fonctions
84.1 Par comparaison avec une intégrale, la suite de terme
général 1 (−1)n
∑ nt et ∑
u n = Sn − ℓn(ℓn n ) nt
est bornée. convergent simplement sur ]1, + ∞ [ et sur ]0, + ∞ [ respective-
84.2 La série ∑(u n+1 − u n ) converge absolument et il existe ment.
une constante c telle que 88.3 La série de fonctions ∑ tn converge simplement sur [0, 1[
et sa somme est continue.
+∞ 1 88.4 La série de fonctions ∑ e−nt converge simplement sur
Sn − ℓn(ℓn n ) − c ∼ ∑ ] 0, + ∞ [ et sa somme est continue.
k = n +1 k2 ℓn2 k
88.5 La série de fonctions ∑ tn ℓn t converge simplement sur
] ] sa somme est continue sur ]0, 1[.
0, 1 et
donc
1  1 
Sn = ℓn(ℓn n ) + c + 2
+O 2
.
n ℓn n n ℓn n Convergence dominée
89.1 ✍ Soit ( f n )n∈N , une suite de fonctions qui converge simplement
sur I vers une fonction f . La convergence de la suite ( f n )n∈N est
dominée sur I lorsqu’il existe une fonction g intégrable sur I telle que
∀ t ∈ I, ∀ n ∈ N, f n ( t ) 6 g ( t ).

89.2 Méthode
Pour montrer que la convergence d’une suite de fonctions est do-
minée sur I, on vérifie d’abord que la suite de fonctions converge
simplement sur I, puis on cherche un majorant de f n (t) sur I
qui soit indépendant de n ∈ N et qui soit intégrable sur I en tant
fonction de t.
9 • Intégrales

90. ✍ Soit ∑ u n , une série de fonctions qui converge simplement sur 95.2 Z 1
I. La convergence de la série ∑ u n est dominée sur I lorsque la conver- n n
lim e−t +it dt = 1
gence de la suite des sommes partielles est dominée sur I. n→+ ∞ 0

n 95.3 La suite de terme général


∃ g ∈ L 1 ( I ), ∀ t ∈ I, ∀ n ∈ N, ∑ u k (t) 6 g ( t ).
dt
Z +∞
k =0
Jn =
91. ➙ Si la suite de fonctions continues par morceaux ( f n )n∈N 0 (1 + t 3 ) n +1
converge simplement sur I vers une fonction continue par morceaux
tend vers 0. →[112]
f et si la convergence est dominée sur I, alors les fonctions f n et la
95.4 Si f est intégrable sur [0, + ∞ [, alors
fonction f sont intégrables sur I.
92. Convergence en moyenne Z 1 Z +∞
f (nt)
92.1 ✍ Soient f ∈ L 1 ( I ) et ( f n )n∈N , une suite de fonctions inté- n dt −−−−→ f ( x ) dx.
0 1+t n→+ ∞ 0
grables sur I. La suite ( f n )n∈N converge en moyenne sur I vers
f lorsque Z 95.5 Lorsque n tend vers + ∞,
lim f (t) − f n (t) dt = 0. Z nq
n→+ ∞ I
1 + (1 − t/n)n dt ∼ n.
0
92.2 ✍ Pour toute fonction f ∈ L 1 ( I ), on pose
Z 95.6 Si f est intégrable sur ]0, + ∞ [, alors
k f k1 = f (t) dt. 1
Z xn
I lim t f (t) dt = 0
n→+ ∞ xn 0
92.3 ➙ Si la suite de fonctions ( f n )n∈N converge en moyenne sur I
pour toute suite ( xn )n∈N qui tend vers + ∞.
vers f , alors Z Z 95.7 Lorsque n tend vers + ∞,
f (t) dt = lim f n ( t ).
n→+ ∞ I
I Arctan t/n
Z +∞
π
dt ∼ .
0 t + t3 2n
93. Convergence en moyenne quadratique
93.1 ✍ Soient f ∈ L 2 ( I ) et ( f n )n∈N , une suite de fonctions de carré 95.8 Les intégrales
intégrable sur I. La suite ( f n )n∈N converge en moyenne quadra-
tn sinn t
Z +∞ Z +∞ Z +∞
tique sur I vers f lorsque
dt e−t sinn t dt dt
Z 0 t2n + 1 0 0 t2
2
lim f (t) − f n (t) dt = 0.
n→+ ∞ I tendent vers 0 lorsque n tend vers + ∞.
95.9 Suite de [1.24.1] –
93.2 ✍ Pour toute fonction f ∈ L 2 ( I ), on pose Z n Z +∞
t  n −2t
lim 1+ e dt = e−t dt = 1
rZ
2
n→+ ∞ 0 n 0
k f k2 = f (t) dt.
I 95.10

t2 − n
Z +∞  +∞ Z
2
lim 1+ dt = e−t dt
V.2 Théorème de convergence dominée n→+ ∞ − ∞ n −∞

94. La conclusion du théorème de convergence dominée 95.11 Limite continue par morceaux
peut s’écrire : Lorsque n tend vers + ∞, les intégrales

dt tn dt
Z Z Z +∞ Z +∞ Z +∞
lim f n (t) dt = lim f n (t) dt. , dt,
n→+ ∞ I I n→+ ∞ 0 tn + et 0 t 2+1
n + 0 1 + t2 + t n e − t
Ce théorème, que nous admettons, énonce donc une condition tendent respectivement vers 1 − 1/e, π/4 et π/4.
suffisante pour justifier un passage à la limite sous le signe .
R
95.12 Majorant défini par morceaux
94.1 ➙ Soit ( f n )n∈N , une suite de fonctions intégrables sur I qui La suite de terme général
converge simplement sur I vers une fonction f continue par morceaux
sin nt
Z +∞
sur I. Si la convergence est dominée sur I, alors f est intégrable sur I
et dt
Z Z 0 nt + t2
f (t) dt = lim f n (t) dt.
I n→+ ∞ I tend vers 0.
95.13 Suite de [47.7] –
94.2 ⊲ Sous les hypothèses du théorème [94.1], la suite ( f n )n∈N
Z 1 Z 1
converge en moyenne sur I vers f . dx dx
lim p = p
a →1 a x (1 − x )( x − a) 0 x (1 − x )
lim f − fn 1
=0
n→+ ∞

95. Exemples d’application


95.1 Si g est une fonction intégrable sur ]0, 1[, alors
Z 1
lim tn g(t) dt = 0.
n→+ ∞ 0
V Les théorèmes lebesguiens

96. Théorème de convergence bornée 99. Exemples


96.1 ➙ On suppose que I est un intervalle borné. Si ( f n )n∈N est une 99.1 Suite de [62.2] –
suite de fonctions intégrables sur I qui converge simplement sur I vers
une fonction continue par morceaux f et s’il existe un réel M tel que Z +∞
t dt +∞ Z +∞ +∞1
= ∑ te−kt dt = ∑ 2
et − 1 n
∀ t ∈ I, ∀ n ∈ N, f n (t) 6 M 0 k =1 0 n =1

alors f est intégrable sur I et 99.2 Suite de [62.4] et de [4.97] –


Z Z 1.
f (t) dt = lim f n (t) dt. +∞ Z 1 +∞ −π 2
Z 1
I n→+ ∞ I ℓn t 1
dt = ∑ tk ℓn t dt = − ∑ 2
=
0 1−t k =0 0 n =1 n
6
96.2 Soient K, une fonction intégrable sur I et ( f n )n∈N , une
suite de fonctions continues par morceaux sur I qui converge 2.
simplement sur I vers une fonction continue par morceaux f . +∞ −π 2
Z 1
ℓn t (−1)n
S’il existe un réel M tel que dt = ∑ =
1+t 2 12
0 n =1 n
∀ t ∈ I, ∀ n ∈ N, f n (t) 6 M
3.
alors le produit f K est intégrable sur I et
+∞ Z 1 +∞ (−1)n+1
Z 1
ℓn t
dt = ∑ (− t2 )n ℓn t dt = ∑
Z Z
f (t)K (t) dt = lim f n (t)K (t) dt. 0 1 + t2 n =0 0 n=0 (2n + 1)
2
I n→+ ∞ I

96.3 Z π/4 99.3


n
lim tan t dt = 0 +∞ (−1)k+1 dt 1
Z +∞
n→+ ∞ 0

∑ = = ℓn 1 +
96.4 k =1 kek 1 1+e t e
+∞ (−1)n+1
Z 1
1 − (− t) N 99.4 D’après [65], pour tout x ∈ R,
∑ = lim dt = ℓn 2
n =1
n N →+ ∞ 0 1+t
Z +∞
sin( xt) +∞ x
96.5 La fonction dt = ∑ 2 + x2
.
0 et − 1 n =1 n
Z +∞ − xt2
" #
e
F = x 7→ dt
0 1 + t2 Comparaison des théorèmes lebesguiens
tend vers 0 au voisinage de + ∞. 100. On considère une série ∑ u n de fonctions intégrables sur
96.6 La fonction l’intervalle I, qui converge simplement sur I et dont la somme S
Z 1 est continue par morceaux sur I.
( t − 1) t x
 
F = x 7→ dt 100.1 Lorsque la série numérique
0 ℓn t Z
tend vers 0 au voisinage de + ∞. →[10.32] ∑ u n (t) dt
I

V.3 Théorème d’intégration terme à terme (version est divergente, on ne peut appliquer le théorème [98] d’intégra-
lebesguienne) tion terme à terme.
100.2 On peut cependant essayer d’appliquer le théorème de
97. Si les fonctions u1 , . . ., u n sont intégrables sur I, alors
convergence dominée [94.1] en cherchant un majorant de
Z n n Z
∑ uk (t) dt = ∑ u k (t) dt N
I k =1 k =1 I ∑ u n (t)
n =0
par [8]. Comme la conclusion du théorème [98] peut s’écrire
Z +∞ +∞ Z
qui soit à la fois indépendant de N ∈ N et intégrable comme
fonction de t ∈ I.
∑ un (t) dt = ∑
I n =0
u n (t) dt,
100.3
n =0 I

il faut retenir qu’il énonce une condition suffisante pour inté-


Z +∞
dt + ∞ (−1)n+1 +∞ Z 1
grer terme à terme la somme d’une famille infinie de fonctions = ∑ = ∑ (−1)k tk dt = ℓn 2
1 1 + et n =1
n k =0 0
intégrables. Nous admettrons ce théorème.
98. ➙ Soit (u n )n∈N , une suite de fonctions intégrables sur I. 100.4
On suppose que : +∞ (−1)k
Z 1
dt
– la série de fonctions ∑ u n converge simplement sur I ; ∀ p ∈ N∗ , ∑ 1 + pk = .
– sa somme S est continue parR morceaux sur I k =0 0 1 + tp
– et la série de terme général I u n (t) dt est convergente. 100.5
Dans ces conditions, +∞ Z +∞ 1
– la fonction S est intégrable
R sur I ; ∑ (−1)k e−kt dt = ℓn
– la série de terme général I u n (t) dt converge absolument k =1 0
2
– et sa somme est l’intégrale de S sur I.
100.6
+∞ Z Z +∞ Z 1 Z π
sin t
∑ u n (t) dt = S (t) dt ∑ tn sin πt dt = dt
n =0 I I n =0 0 0 t
9 • Intégrales

Entraînement 106. Soit f : R+ → R, une fonction continue et bornée. On


pose
101. Questions pour réfléchir
1. La suite des fonctions gn = t 7→ ne−nt converge-t-elle
 
Z x Z +∞
simplement sur [0, + ∞ [ ? ∀ x > 0, F (x) = f (t) dt et g( x ) = f (t)e− xt dt.
0 0
2. Soit ∑ u n , une série de fonctions qui converge simple-
ment sur I. 1. Il existe une constante K > 0 telle que
2.a La suite ( Rn )n∈N des restes est une suite de fonctions qui
converge simplement sur I vers la fonction nulle. ∀ x > 0, F ( x ) 6 Kx.
2.b Si la convergence de la suite ( Rn )n∈N est dominée, la
convergence de la série ∑ u n est-elle dominée ? 2. Si f tend vers 1 au voisinage de + ∞, alors F ( x ) ∼ x au
3. Soit ( f n )n∈N , une suite de fonctions intégrables sur I qui voisinage de + ∞ et comme
converge en moyenne sur I vers f et vers g. Comparer les fonc-
tions f et g. Z +∞ u
4. Suite de [95] – À quels exemples peut-on appliquer le ∀ x > 0, xg( x ) = xF e−u du,
0 x
théorème de convergence bornée ?
5. Soit ∑ u n , une série de fonctions positives et intégrables alors g( x ) ∼ 1/x au voisinage de 0.
sur I, qui converge simplement sur I et dont la somme S est
continue par morceaux sur I. La convergence de la série ∑ u n est
dominée sur I si, et seulement si, la série numérique
Z Questions, exercices & problèmes
∑ u n (t) dt
I
Perfectionnement
est convergente.
6. On peut déduire [100.6] de [68.3]. Commenter. 107. Exemples et contre-exemples
102. La fonction F définie par 1. Pour tout intervalle I, l’indicatrice 1 I est continue par
morceaux sur R.
Z +∞
dt 2. La fonction [ x 7→ ⌊ x ⌋] est continue par morceaux sur R.
F (x) = 3. Exemple de fonction continue par morceaux sur un seg-
0 1 + x 3 + t3
ment qui n’a ni maximum, ni minimum.
est décroissante et positive sur [0, + ∞ [. Elle tend vers 0 au voisi- 4. Exemple de fonction f , non continue par morceaux sur
nage de + ∞. I, mais telle que | f | soit continue par morceaux sur I.
5. Exemple de fonction continue et bornée sur R qui n’est
103. Suite de [77] – Par [98] et [52.2], la fonction h est intégrable pas intégrable sur R.
sur ]1, + ∞ [ et 6. Exemple de fonction continue et intégrable sur I qui n’est
Z +∞ +∞ 1
h( x ) dx = ∑ . pas bornée sur I.
1 2
n = 2 n ℓn n
7. Exemple de fonction continue sur R, qui tend vers 0 aux
voisinages de + ∞ et − ∞ mais qui n’est pas intégrable sur R.
104. Sommes de deux séries trigonométriques 8. Exemple de fonction intégrable au voisinage de + ∞ mais
Soit t ∈ ]0, 2π [. qui ne tend pas vers 0 au voisinage de + ∞.
1. Pour tout n ∈ N∗ et tout u ∈ [ π ↔ t], 9. Exemple de deux fonctions intégrables sur I dont le pro-
duit n’est pas intégrable sur I.
n 10. Exemple de fonctions continues par morceaux f et g
1
∑ eiku telles que soit intégrable, tandis que ni dt, ni
R
6 . f + g I f ( t )
sin(t/2)
I g( t ) dt n’existent (que ce soit au sens propre ou en tant qu’in-
R
k =1
tégrales impropres convergentes).
2. Par [96.4], 11. Exemple de fonction non continue qui vérifie la condi-
+ ∞ e int tion de Dirichlet [120].
eiu
Z t
= − ℓn 2 − i du 12. Exemple de changement de variable ϕ : J → I et de
∑ π e iu −1
n =1
n fonction f ∈ L 1 ( I ) tels que f ◦ ϕ ne soit pas intégrable sur J.
13. Exemple d’une suite de fonctions intégrables sur I qui
c’est-à-dire converge simplement sur I vers la fonction nulle ω alors qu’elle
+∞ +∞
ne converge pas en moyenne sur I vers ω.
sin nt π−t cos nt  t 14. Exemple d’une suite de fonctions intégrables sur I qui
∑ = et ∑ = − ℓn 2 sin .
n =1
n 2 n =1
n 2 converge en moyenne sur I vers la fonction nulle ω alors qu’elle
ne converge pas simplement sur I vers ω.
105. Approximation de la transformée de Laplace 108. Méthodes
Pour tout n > 1, on considère la fonction u n : R+ → R définie 1. Comment démontrer qu’une fonction n’est pas inté-
par grable sur un intervalle donné ?
t n 2. Comment démontrer qu’une intégrale est strictement po-
∀ t ∈ R+ , u n ( t ) = 1 − 1[0,n] (t).

sitive ?
n 3. Comment démontrer qu’une intégrale impropre est con-
1. Pour tout n ∈ N∗ et tout t ∈ [0, n ], vergente ?
4. Soit ∑ u n , une série de fonctions qui converge simple-
u n (t) 6 [ e−t/n ] n = e−t . ment sur I. Comment s’assurer que la somme de cette série de
fonctions est continue par morceaux sur I ?
Si t 7→ e−t g(t) est intégrable sur ]0, + ∞ [, alors
 
2. 109. Questions pour réfléchir
Z n Z +∞ 1. Comparer la notion de fonction intégrable avec la notion
t n de série absolument convergente.
lim 1− g(t) dt = e−t g(t) dt.
n→+ ∞ 0 n 0 2. Une fonction continue, périodique et intégrable sur R est
nulle.
Questions, exercices & problèmes

3. Soit ( f n )n∈N , une suite de fonctions intégrables sur I qui 114. Pour tout entier n, on pose
converge en moyenne vers une fonction intégrable f .
3.a La suite ( f n )n∈N converge-t-elle simplement vers f ?
Z 1 p
3.b Si la suite ( f n )n∈N converge simplement vers f , la an = tn 1 − t2 dt.
0
convergence est-elle dominée ?
4. Soient f et ( f n )n∈N , des fonctions de L 1 ( I ) ∩ L 2 ( I ). 1. La suite ( an )n∈N tend vers 0 en décroissant.
4.a Si la suite ( f n )n∈N converge en moyenne sur I vers f , 2. Suite de [4.93] –
converge-t-elle aussi en moyenne quadratique sur I vers f ?
4.b Si la suite ( f n )n∈N converge en moyenne quadratique sur n+1
∀ n ∈ N, a n +2 = an .
I vers f , converge-t-elle aussi en moyenne sur I vers f ? n+4
3. La suite de terme général (n + 1)(n + 2)(n + 3) an an+1 est
Approfondissement constante et
π 1
r
110. Suite de [96.6] – Comme an ∼ √
2 n n
e − e−2u
Z +∞ −u Z 2ε −u
e
∀ ε > 0, du = du, lorsque n tend vers + ∞.
ε u ε u 4.a
+∞ Z 1r
1+t π
alors F (1) = ℓn 2. dt = +1
∑ an = 0 1−t 2
111. Un calcul d’équivalent n =0
Pour tout entier n > 1, on pose 4.b
+∞ Z 1r
1−t π
dt
Z +∞ n
In = . ∑ (−1) an =
0 1+t
dt =
2
−1
0 (1 + t 2 ) n n =0

1. La suite ( In )n>1 vérifie la relation de récurrence sui- 115. Sommes de Riemann


vante : Pour tout n ∈ N∗ , on pose
 1 
∀ n > 1, In+1 = 1 − In .
2n k(b − a)
∀ 0 6 k 6 n, αnk = a + .
2. On en déduit que la série ∑(ℓn In+1 − ℓn In ) est diver- n
gente et que ℓn In ∼ ℓn 1/√n. √ Si f est continue sur [ a, b ], alors la suite de fonctions en escalier
3. On considère donc la suite de terme général u n = nIn . f n définies sur le segment [ a, b ] par
Cette fois, la série ∑(ℓn u n+1 − ℓn u n ) est absolument conver-
gente, donc il existe une constante K > 0 telle que n −1
fn = ∑ f (αnk )1[α n ,α n [
K k =0
k k +1
In ∼ √
n
converge simplement sur [ a, b ] vers f et la convergence est do-
lorsque n tend vers + ∞. minée, donc
112. Suite de [95.3] – Pour tout n ∈ N,
b − a n −1 
Z b
k(b − a) 
3n + 2 f (t) dt = lim ∑ f a+ .
n→+ ∞ n n
Jn + 1 = Jn . a k =0
3n + 3
En posant vn = n α Jn , la série ∑(ℓn vn+1 − ℓn vn ) est absolument
convergente si, et seulement si, α = 1/3 et il existe A > 0 tel que Pour aller plus loin
116. Questions pour réfléchir
A
Jn ∼ √
3
1. Une fonction croissante de [ a, b ] dans R n’a que des dis-
n continuités de première espèce : elle admet une limite à gauche
finie en tout point de [ a, b [ et une limite à droite finie en tout
lorsque n tend vers + ∞. point de ] a, b ]. Est-elle nécessairement continue par morceaux
113. On considère la fonction F définie sur ]−1, 1[ par sur [ a, b ] ?
Z 1 2. Si f est continue par morceaux sur un intervalle ouvert I,
dt alors l’ensemble des points de discontinuité est fini ou dénom-
F (x) = .
t(1 − t)(1 − x2 t) brable.
p
0
3. Suite de [88] – Pour quelles séries de fonctions la conver-
1. La fonction F est paire et croissante sur [0, 1[. gence est-elle uniforme ?
2. Pour tout 0 < α < 1, 4. Suite de [115] – Peut-on étendre le résultat aux fonctions
continues par morceaux sur le segment [ a, b ] ?
Z 1− α
dt 5. Suite de [115] – Comment généraliser le résultat aux fonc-
lim F ( x ) > √ tions continues et intégrables sur [0, + ∞ [ ?
x →1 0 t (1 − t )
117. Soit I = ] a, b [, un intervalle ouvert borné. Si f est inté-
donc F tend vers + ∞ au voisinage de 1. →[2.25.4] grable sur I, alors la fonction
3. Lorsque x tend vers 1,  Z y 
Z 1 ( x, y) 7→ f (t) dt
dt 1 1+x x
F (x) ∼ = ℓn ∼ − ℓn( 1 − x ) .
x2 t) 1−x
p
0 (1 − t)(1 − x
est continue sur [ a, b ] × [ a, b ].
9 • Intégrales

118. Composition des fonctions continues par morceaux


1. La fonction f définie par f (0) = 1 et par

∀ x ∈ R∗ , f (x) = | x|

est continue par morceaux sur R. La fonction g = [ x 7→ 1/x] est


continue sur R∗+ = f ∗ (R). La composée g ◦ f est définie sur R,
mais pas continue par morceaux sur R.
2. Si f est continue par morceaux sur I et si g est continue
sur l’adhérence de f ∗ ( I ), alors g ◦ f est continue par morceaux
sur I.
119. Intégrabilité et limite en + ∞
1. Soit f , de classe C 1 . Si f et f ′ sont intégrables au voisi-
nage de + ∞, alors f tend vers 0 au voisinage de + ∞.
2. Si une fonction est monotone et intégrable au voisinage
de + ∞, alors elle tend vers 0 au voisinage de + ∞.
3. Une fonction uniformément continue et intégrable sur
un voisinage de + ∞ tend vers 0 au voisinage de + ∞.
120. Condition de Dirichlet [16.1]
Une fonction f continue par morceaux sur l’intervalle ouvert I
vérifie la condition de Dirichlet lorsque, en chaque point, elle
est égale à la moyenne des ses limites à droite et à gauche :

f ( x +) + f ( x −)
∀ x ∈ I, f (x) = .
2
120.1 Toute fonction continue sur I vérifie la condition de Di-
richlet.
120.2 On suppose que f vérifie la condition de Dirichlet sur
l’intervalle ] a, b [.
1. Si f est continue par morceaux sur le segment [ a, b ], alors
l’ensemble [ f ( x ) > 0] est fini (éventuellement vide).
2. Si f est continue par morceaux sur ] a, b [, l’ensemble
[ f ( x ) > 0] est-il fini ? dénombrable ?
120.3 Si f est positive, intégrable et vérifie la condition de Di-
richlet sur l’intervalle ouvert non vide I = ] a, b [ et si
Z
f (t) dt = 0,
I

alors f (t) = 0 pour tout t ∈ ] a, b [.


120.4 Le théorème [42.2] est vrai pour les fonctions intégrables
qui vérifient la condition de Dirichlet.

Vous aimerez peut-être aussi