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Documents Brevet

Le document présente la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui définit la liberté comme la possibilité de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui, dans le respect de la loi établie pour protéger les droits de chacun.

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Le document présente la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui définit la liberté comme la possibilité de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui, dans le respect de la loi établie pour protéger les droits de chacun.

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Séquence 2E1. Dossier de documents │ [Link].

com | 1

SÉANCE 2E11. LE COVID-19 ET LA PRIVATION DE LIBERTÉ


Doc 1. Analyse d’une vidéo :

Regardez la vidéo en lien ci-dessous, puis répondez aux questions :


[Link]

1. Quel est le nom du média qui a publié cette vidéo ?

2. De quoi parle cette vidéo ?

3. Quels sont les différents arguments avancés par les manifestants ?

4. Partagez-vous le point de vue de ces manifestants ? Pourquoi ?

5. Proposez une définition des mots soulignés dans l’extrait ci-dessous :

« Je me bats pour la liberté car là nous entrons dans une forme d’oppression, et j’ai peur que nous glissions
vers une dictature. Maintenant le masque, et après ce sera quoi ? »

6. Quel est l’antonyme du mot « dictature » ?

7. D’après vous, que sous-entend la personne interviewée lorsqu’elle pose la question « Maintenant le
masque, et après ce sera quoi ? »

Doc 2. Le masque ne devrait pas être considéré comme une entrave à notre liberté :

Aucune norme, aucune loi, aucune institution ne peut nous dire ce que nous devons faire, ce qui est juste. Cependant,
nos actions et nos choix impactent les autres qui nous entourent.

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui », selon l'article 4 de la Déclaration des droits de
l'homme et du citoyen de 1789. Ou alors, selon la maxime populaire : ma liberté s'arrête là où commence celle des
autres.

Ces rappels sont nécessaires, à l'heure où de plus en plus de manifestant·es à travers le monde décrient l'obligation
de porter un masque comme une atteinte à la liberté individuelle, et où en France aussi la question vire parfois à la
violence, comme le montre le cas de l'homme tabassé dans son commerce début août pour avoir exigé le port du
masque.

Mais pourquoi ces nouvelles obligations suscitent-elles autant de polémiques et de contestation ? Porter, ou non, un
masque est-il réellement une question qui concerne la liberté ? A quelle liberté l'obligation du port du masque
porterait-elle atteinte ? Certainement pas à celle d'aller et venir, puisqu'il est tout à fait évident que la libre circulation
des personnes est possible – et même renforcée tant que la mesure permet d'éviter un nouveau confinement.

À l'heure actuelle, toute question de choix est immédiatement appropriée dans un discours sur la liberté individuelle.
Ce faisant, l'on oublie souvent que la liberté n'est pas l'absence de toute contrainte, mais que nos libertés existent
dans une sphère sociale et politique et sont de ce fait limitées par celles des autres.

Comme l'a bien dit Montesquieu dans De l'esprit des lois, la liberté ne peut être garantie que dans un contexte de
limitation et de respect de la loi :

« Il est vrai que dans les démocraties le peuple paraît faire ce qu'il veut ; mais la liberté politique ne consiste point à
faire ce que l'on veut. […] La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent ; et si un citoyen pouvait faire
ce qu'elles défendent, il n'aurait plus de liberté, parce que les autres auraient tout de même ce pouvoir. »
Séquence 2E1. Dossier de documents │ [Link] | 2

Être libre, ainsi, ce n'est pas faire tout ce que l'on veut, c'est faire ce que l'on veut dans un cadre qui garantit la
possibilité à tout le monde de décider également un maximum pour et par soi-même.

Ces considérations s'appliquent-elles aussi lorsqu'il s'agit du port du masque ? Pour certaines personnes, cette
obligation constitue une ingérence de la part des pouvoirs publics sur leurs choix personnels, une forme de
paternalisme qu'elles estiment inacceptable. C'est à chaque individu, disent-elles, de décider s'il veut se mettre en
danger, prendre le risque de tomber malade. Ce n'est pas le rôle de l'État d'intervenir dans les choix et les préférences.

Si un tel argument est recevable, ce type de raisonnement n'est valable que dans les cas où les choix et préférences
ne comportent aucun tort commis à l'égard d'autrui et n'entraînent aucune restriction de ses droits ou libertés
fondamentales. Dans le cas du port du masque, pourtant, il ne s'agit pas d'une obligation de se protéger, mais d'une
mesure visant la protection des autres, et surtout les plus vulnérables au sein de notre société.

Mélissa Fox-Moraton, « Le masque ne devrait pas être considéré comme une entrave à notre liberté »,
[Link], 11 août 2020

Doc 3. L'obligation du port du masque en extérieur est -elle une mesure abusive ?

Depuis plusieurs semaines ou plusieurs jours, selon les communes, l'obligation du port du masque à l'extérieur est
désormais généralisée dans une majorité de villes françaises. Une nouvelle mesure destinée à lutter contre la
recrudescence1 des cas de coronavirus en France. Une « atteinte à la liberté personnelle » pour certains : la justice a
ainsi « enjoint » ce mercredi 2 septembre à la préfète du Bas-Rhin, Josiane Chevalier, de réécrire son arrêté qui
imposait, depuis le samedi précédent, le port généralisé du masque à Strasbourg et dans les 12 autres principales villes
du département.

L'arrêté incriminé2, entré en vigueur ce samedi à 8 heures et qui devait initialement s'appliquer jusqu'au 30 septembre,
« porte une atteinte immédiate à la liberté d'aller et venir et à la liberté personnelle des personnes appelées à se
déplacer » dans les communes concernées, a pointé le tribunal administratif de Strasbourg. Dans son ordonnance, ce
dernier donne à la préfète jusqu'au lundi 7 septembre pour prendre un nouvel arrêté sur le port du masque. Mais
celui-ci devra exclure les communes et « les périodes horaires » qui ne sont pas caractérisées « par une forte densité
de population » ou « des circonstances locales susceptibles de favoriser la diffusion » du coronavirus. Faute de nouvel
arrêté, l'actuel document, qui reste valable jusqu'au 7 septembre, serait alors « automatiquement suspendu »,
prévient le tribunal.

Anaïs Mustière, « L'obligation du port du masque en extérieur est-elle une mesure abusive ? »,
La Dépêche, 03 septembre 2020

1. Recrudescence : augmentation / 2. Incriminé : mis en cause, accusé

QUESTIONS :

1. Doc 2. Présentez le document : nature, date, auteur, source

2. Doc 2. L’auteure de ce document est-elle d’accord avec les manifestants vus dans la vidéo ? Pourquoi ? Quelle
définition de la liberté propose-t-elle ?

3. Doc 2. Êtes-vous d’accord avec la définition de la liberté proposée par le document 2, ou pensez-vous au
contraire que nos libertés devraient être totales ? Justifiez votre point de vue.

4. Doc 3. Quelle institution peut nous protéger en cas d’abus des autorités et de limitation injustifiée de nos
libertés ? Justifiez en expliquant avec vos propres mots l’information relayée par ce document.
Séquence 2E1. Dossier de documents │ [Link] | 3

SÉANCE 2E12. LA LIBERTÉ, UN HÉRITAGE HISTORIQUE


Doc 1. Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 :

Article 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.

Article 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles1 de l’Homme.
Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

Article 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de
chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes
droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Article 5. La Loi n’a le droit de défendre2 que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi
ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.

Article 7. Nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes
qu’elle a prescrites3. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires4, doivent être
punis ; mais tout Citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi, doit obéir à l’instant : il se rend coupable par la résistance.

Article 8. La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en
vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit5, et légalement appliquée.

Article 9. Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de
l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne, doit être sévèrement réprimée par
la Loi.

Article 10. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble
pas l’ordre public établi par la Loi.

Article 11. La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout
Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas
déterminés par la Loi.
Séquence 2E1. Dossier de documents │ [Link] | 4

Article 12. La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée
pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789

1. Droits imprescriptibles : droits qui ne peuvent être supprimés / 2. Défendre : interdire / 3. Prescrites : déterminées / 4. Arbitraire : qui est
injuste, qui dépend du bon vouloir de quelqu’un / 5. Loi établie et promulguée antérieurement au délit : loi mise en place avant la réalisation
d’un délit.

Doc 2. Préambule de la Constitution de la IV e République, 27 octobre 1946 :

1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader
la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion
ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme
et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de
la République.

2. Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et
sociaux ci-après :

3. La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.

4. Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la
République.

5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi,
en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

6. Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.

7. Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.

11. [La Nation] garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la
sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental,
de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens
convenables d'existence.

13. La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture.
L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat.

Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946

Doc 3. Déclaration universelle des droits de l'Homme du 10 décembre 1948

Article 3. Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4. Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes
leurs formes.

Article 13.
1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.
Séquence 2E1. Dossier de documents │ [Link] | 5

Article 18. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de
changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun,
tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Article 19. Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété
pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations
et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Article 20. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.

Déclaration universelle des droits de l'Homme du 10 décembre 1948

Doc 4. Convention internationale des droits de l’enfant du 20 novembre 1989 :

Article 12. L’enfant a le droit, dans toute question ou procédure le concernant, d’exprimer librement son opinion et
de voir cette opinion prise en considération.

Article 13. L’enfant a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de
répandre des informations et des idées de toute espèce.

Article 14. Le droit de l’enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion doit être respecté.

Article 15. Les Etats parties reconnaissent les droits de l’enfant à la liberté d’association et de réunion pacifiques.

Article 16. Nul enfant ne fera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou
sa correspondance, ni d’atteintes illégales à son honneur et à sa réputation.

Convention internationale des droits de l’enfant du 20 novembre 1989 (version simplifiée du l’UNICEF)

QUESTIONS :

1. Doc 1. De quand date ce texte ? Dans quel contexte historique a-t-il été écrit ?

2. Doc 1. Article 4 : comment ce texte définit-il la liberté ?

3. Doc 1. Quelles sont les libertés individuelles garanties par ce texte ?

4. Doc 1. Comment comprenez-vous l’article 12 ?

5. Docs 2 & 3. Quelles sont les nouvelles libertés garanties par ces documents ?

6. Doc 4. Combien d’années séparent le document 1 et le document 4 ? Pourquoi ce document 4 est-il


important ?

7. Quelle différence voyez-vous entre les documents 1 et 2 et les documents 3 et 4 ?

8. Docs 1, 2 et 3. Parmi les libertés garanties par ces documents, y en a-t-il dont vous pensez qu’elles sont
insuffisamment respectées en France ou dans le monde ? Dites lesquelles et expliquez vos choix.
Séquence 2E1. Dossier de documents │ [Link] | 6

SÉANCE 2E13. MANIFESTER EN DÉMOCRATIE


Doc 1. Une route bloquée par les « gilets jaunes » à Caen, le 18 novembre 2 018 :
Le mouvement des Gilets jaunes est un mouvement de protestation apparu en France en octobre 2018. A l'origine, les
manifestants protestent contre l'augmentation des taxes sur les carburants automobiles. À partir du 17 novembre
2018, la contestation s'organise autour de blocages illégaux de routes et ronds-points et de manifestations tous les
samedis.

Un blocage de route à Caen par les gilets jaunes, dimanche 18 novembre 2018. Charly Triballeau / AFP

Doc 2. Des gilets jaunes devant le restaurant Le Fouquet’s (Paris), incendié le 16 mars 2019 :
Le 16 mars 2020, « l’Acte 18 » du mouvement des gilets jaunes est marqué par d’importantes violences à Paris. 216
commerces sont dégradés, 27 sont pillés, 5 bâtiments sont incendiés.
Séquence 2E1. Dossier de documents │ [Link] | 7

Doc 3. Droit à manifester, manifestation interdite, violences urbaines : ce que dit la loi :

Le droit à manifester. La liberté de manifester est ainsi garantie à une condition : le respect de l'ordre public. Les
manifestations, en France, sont cependant encadrées. Elles doivent notamment être déclarées. Le Code de la sécurité
intérieure définit les modalités d'organisation des manifestations. Son article L211-1 dispose ainsi que « sont soumis
à l'obligation d'une déclaration préalable tous cortèges, défilés et rassemblements de personnes, et, d'une façon
générale, toutes manifestations sur la voie publique. »

Une manifestation peut-elle être interdite ? Le préfet, le maire ou le préfet de police de Paris, selon le lieu où se tient
la manifestation, peut l'interdire. « Si l'autorité investie des pouvoirs de police estime que la manifestation projetée
est de nature à troubler l'ordre public, elle l'interdit par un arrêté », précise l'article L211-4 du Code de la sécurité
intérieure. Cet arrêté est notifié aux organisateurs, qui peuvent éventuellement le contester devant la justice
administrative.

Que risque-t-on à participer à une manifestation interdite ou non-déclarée ? Le Code pénal fixe des sanctions en cas
d'organisations d'une manifestation non-déclarée ou interdite. Les peines sont les mêmes. L'article 431-9 fixe à six
mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende la peine encourue. Cependant, l'article ne vise que les organisateurs,
s'ils ont pu être identifiés, et non les seuls participants. Une circulaire du ministère de la Justice, datant de septembre
2016, précise en effet : « La violation de ces dispositions ne constitue cependant qu’une contravention pour les
participants et permet uniquement l’interpellation des organisateurs, si ces derniers ont pu valablement être
identifiés. »

Coralie Dreyer, « Droit à manifester, manifestation interdite, violences urbaines : ce que dit la loi »,
Le Dauphiné, 07 janvier 2019

Doc 4. Peut-on interdire à certaines personnes de manifester ?

Le Conseil constitutionnel a décidé ce jeudi de censurer l'article phare de la proposition de loi anticasseurs qui
permettait l'interdiction administrative de manifester.

C'était l'article le plus décrié. Voulue par le gouvernement pour répondre aux violences qui ont eu lieu cet hiver en
marge des manifestations des Gilets jaunes, la « loi anti-casseurs » a été partiellement censurée ce jeudi 4 avril par le
Conseil constitutionnel. L'Élysée a « pris acte » de la décision du Conseil constitutionnel. L'institution française, dont
le rôle est de vérifier que les textes législatifs soient conformes à la Constitution, reproche notamment à l'article phare
de cette loi de porter atteinte au « droit d’expression collective des idées et des opinions ». Celui-ci donnait [aux
préfets] le pouvoir d'interdire de manifestation toute personne présentant une « menace d’une particulière gravité
pour l’ordre public », et ce pendant un mois. Cet article avait provoqué une levée de boucliers, jusqu'au sein même de
la majorité, avec 50 députés de LaRem qui avaient préférés s'abstenir le 12 mars, lorsque la loi anticasseurs a été votée
à l'Assemblée nationale. Et pour cause : elle était jugée liberticide. Un appel entendu par les « sages1 ».

« Gilets jaunes : les "sages" censurent l'article phare de la loi anticasseurs, l'Élysée "prend acte" », [Link], 4 avril 2019

1. Les « sages » : surnom donné aux membres du Conseil Constitutionnel

QUESTIONS :

1. Doc 1. Quelles sont les revendications de gilets jaunes ? Ces revendications vous semblent-elles légitimes ?
2. Docs 1 et 2. Selon ces documents, quels sont les moyens d’actions employés par certains manifestants ? Au
regard de l’article 4 de la Déclaration des droits de l’Homme de 1789, ces moyens d’actions vous semblent-ils
légitimes ? Pourquoi ?
3. Doc 3. Quelles limites la loi met-elle à la liberté de manifester ?
4. Doc 4. Avec vos propres mots, résumez l’information relayée par cet article. En quoi cette information montre-
t-elle que les institutions françaises veillent au respect de nos libertés individuelles ?

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