L’adjudication à la hollandaise est une technique de vente aux enchères qui consiste à proposer
un bien à un prix plus élevé que sa valeur réelle, puis à baisser progressivement le prix jusqu’à
ce qu’un acheteur se manifeste. Le premier acheteur qui accepte le prix proposé remporte le
bien. Cette méthode est utilisée par la bourse aux fleurs des Pays-Bas, d’où son nom1.
Par exemple, imaginons qu’un vase soit mis en vente à 100 euros, alors qu’il vaut en réalité 50
euros. Le prix du vase va diminuer de 10 euros toutes les minutes, jusqu’à ce qu’un acheteur se
décide à l’acheter. Si personne n’achète le vase à 100 euros, le prix passe à 90 euros, puis à 80
euros, et ainsi de suite. Si un acheteur accepte le prix de 70 euros, il remporte le vase et
l’adjudication est terminée.
L’avantage de cette technique est qu’elle permet de vendre rapidement un bien, sans avoir à
attendre les offres des acheteurs. L’inconvénient est qu’elle peut conduire à vendre le bien à un
prix inférieur à sa valeur réelle, si la demande est faible ou si les acheteurs sont prudents.
Voici un exemple d’adjudication à la hollandaise tiré d’un document sur le marché des bons du
trésor émis par adjudication1:
Le Trésor lance un appel d’offre d’adjudication des bons du trésor, d’un montant de 2.000
millions de Dh. Les soumissions reçues sont les suivantes :
Taux proposé Montant demandé
5,50% 500 millions
5,40% 600 millions
5,30% 800 millions
5,20% 400 millions
5,10% 300 millions
Le Trésor va servir les offres au prix demandé, en commençant par les taux les plus élevés,
jusqu’à ce que le montant à émettre soit atteint. Ainsi, il va servir :
Les 500 millions demandés à 5,50%
Les 600 millions demandés à 5,40%
Les 800 millions demandés à 5,30%
Les 100 millions restants à 5,20%, en retenant seulement une partie des 400 millions
demandés à ce taux.
Le taux moyen pondéré de l’adjudication sera alors :
(500 x 5,50 + 600 x 5,40 + 800 x 5,30 + 100 x 5,20) / 2000 = 5,35%
L’ajustement des prix sur les marchés boursiers est le processus par lequel les prix des actions
s’adaptent aux nouvelles informations économiques, financières ou politiques qui affectent la
valeur des entreprises. Ce processus peut être rapide ou lent, selon la liquidité du marché, la
qualité de l’information et la réaction des investisseurs. L’ajustement des prix peut être positif
ou négatif, selon que l’information est favorable ou défavorable aux perspectives de rentabilité
des entreprises.
Par exemple, si une entreprise annonce des résultats supérieurs aux attentes, son cours de bourse
va augmenter, reflétant une meilleure évaluation de sa valeur par le marché. A l’inverse, si une
entreprise annonce des difficultés financières, son cours de bourse va baisser, reflétant une
dégradation de sa valeur par le marché. L’ajustement des prix peut également être influencé par
des facteurs externes, tels que la conjoncture économique, la politique monétaire, les
événements géopolitiques, etc.
L’ajustement des prix sur les marchés boursiers est important pour les investisseurs, car il leur
permet de mesurer la performance de leurs placements et de réviser leurs stratégies en fonction
des opportunités et des risques. L’ajustement des prix est également un indicateur de
l’efficience du marché, c’est-à-dire de sa capacité à intégrer rapidement et correctement toute
l’information disponible.
Un exemple d’ajustement des prix sur le marché boursier est le cas de la crise financière de
2008, qui a provoqué une chute brutale des cours des actions dans le monde entier. Les
investisseurs ont réagi à la faillite de la banque Lehman Brothers, à la crise des subprimes et à
la récession économique en vendant massivement leurs titres, ce qui a entraîné une baisse de la
demande et une surabondance de l’offre. Les prix des actions se sont donc ajustés à la baisse,
reflétant une perte de confiance et de valeur des entreprises cotées en bourse.
Par exemple, le CAC 40, l’indice boursier français, est passé de 6 168 points le 1er janvier 2008
à 3 217 points le 31 décembre 2008, soit une baisse de 47,9 %1. L’indice Dow Jones, l’indice
boursier américain, est passé de 13 265 points le 1er janvier 2008 à 8 776 points le 31 décembre
2008, soit une baisse de 33,8 %2.
Un exemple simple d'adjudication à la hollandaise est le suivant :
Supposons qu'un vendeur propose une voiture à la vente aux enchères. Il commence par fixer
un prix de 20 000 euros, qui est supérieur à la valeur réelle de la voiture. Il annonce ensuite qu'il
va baisser le prix progressivement jusqu'à ce qu'un acheteur se manifeste.
Le prix baisse alors de 100 euros toutes les 10 secondes. Les acheteurs potentiels observent le
prix et attendent le moment opportun pour se déclarer. Au bout de 5 minutes, le prix est de 19
000 euros. Personne ne s'est encore manifesté.
Au bout de 6 minutes, le prix est de 18 600 euros. Un acheteur se manifeste et dit "moi". Il
remporte donc la voiture à ce prix. L'adjudication à la hollandaise est terminée.
L'acheteur a donc payé le prix qu'il était prêt à payer pour la voiture, sans avoir à surenchérir
avec d'autres acheteurs. Le vendeur a donc vendu sa voiture au prix le plus élevé possible, tout
en respectant la préférence de l'acheteur.
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L’adjudication à la hollandaise est une technique de vente aux enchères qui consiste à proposer
un bien à un prix plus élevé que sa valeur et à le baisser progressivement jusqu’à ce qu’un
acheteur se manifeste. Cette méthode est utilisée par la bourse aux fleurs des Pays-Bas, d’où
son nom1.
L’adjudication à la hollandaise est également employée pour émettre des titres financiers,
comme des obligations d’Etat. Dans ce cas, les investisseurs soumettent des offres indiquant la
quantité et le prix qu’ils sont prêts à payer pour les titres. Les offres aux prix les plus élevés
sont servies en premier, au prix demandé par les investisseurs. Chaque investisseur bénéficie
donc d’un taux différent, et le taux moyen de l’adjudication est calculé en faisant la moyenne
pondérée des taux individuels2.
L’adjudication à la hollandaise se distingue de l’adjudication au prix marginal, qui consiste à
fixer un taux unique pour tous les investisseurs. Dans ce cas, toutes les offres à un taux inférieur
ou égal au taux fixé sont servies au même taux2. L’adjudication au prix marginal est plus
courante que l’adjudication à la hollandaise dans le monde3.
Voici un exemple détaillé d'adjudication à la hollandaise, basé sur le
document :
Supposons que le Trésor lance un appel d'offres pour émettre des bons du trésor d'un montant
de 2 milliards de DH. Trois banques soumissionnent à cet appel avec des taux d'intérêt, selon
le tableau suivant :
| Banque | Montant demandé (en millions de DH) | Taux proposé (%) |
| --- | --- | --- |
| A | 800 | 5 |
| B | 1000 | 6 |
| C | 600 | 7 |
L'adjudication à la hollandaise consiste à servir toutes les soumissions au prix demandé. Les
offres aux prix les plus élevés sont servies en premier. Celles de niveau inférieur le sont ensuite,
jusqu'à ce que la quantité de titres à émettre soit atteinte.
Dans cet exemple, la banque C est servie en premier, car elle propose le taux le plus élevé (7%).
Elle obtient donc les 600 millions de DH qu'elle a demandés. Il reste alors 1,4 milliard de DH
à émettre.
La banque B est servie en deuxième, car elle propose le deuxième taux le plus élevé (6%). Elle
obtient donc les 1000 millions de DH qu'elle a demandés. Il reste alors 400 millions de DH à
émettre.
La banque A est servie en troisième, car elle propose le taux le plus bas (5%). Elle n'obtient pas
la totalité des 800 millions de DH qu'elle a demandés, mais seulement les 400 millions de DH
restants.
Chaque banque bénéficie donc du taux qu'elle a proposé. Le taux moyen de l'adjudication est
calculé en faisant la moyenne pondérée des taux individuels :
Taux moyen = (600 x 7 + 1000 x 6 + 400 x 5) / 2000 = 6%
L'adjudication à la hollandaise permet donc à l'Etat d'emprunter au taux le plus
bas possible, tout en respectant les préférences des investisseurs.
Supposons qu'un vendeur propose une voiture à la vente aux enchères. Il commence par fixer
un prix de 20 000 euros, qui est supérieur à la valeur réelle de la voiture. Il annonce ensuite qu'il
va baisser le prix progressivement jusqu'à ce qu'un acheteur se manifeste.
Le prix baisse alors de 100 euros toutes les 10 secondes. Les acheteurs potentiels observent le
prix et attendent le moment opportun pour se déclarer. Au bout de 5 minutes, le prix est de 19
000 euros. Personne ne s'est encore manifesté.
Au bout de 6 minutes, le prix est de 18 600 euros. Un acheteur se manifeste et dit "moi". Il
remporte donc la voiture à ce prix. L'adjudication à la hollandaise est terminée.
L'acheteur a donc payé le prix qu'il était prêt à payer pour la voiture, sans avoir à surenchérir
avec d'autres acheteurs. Le vendeur a donc vendu sa voiture au prix le plus élevé possible, tout
en respectant la préférence de l'acheteur.
Un exemple d'adjudication à la française est le suivant :
Supposons qu'un commissaire-priseur propose un tableau à la vente aux enchères. Il commence
par fixer un prix de départ, qui est inférieur à la valeur estimée du tableau. Il annonce ensuite
qu'il va augmenter le prix progressivement jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'un seul acheteur.
Le prix augmente alors de 100 euros toutes les 10 secondes. Les acheteurs potentiels
manifestent leur intérêt en levant la main ou en faisant un signe. Au bout de 5 minutes, le prix
est de 10 000 euros. Il y a encore trois acheteurs intéressés.
Au bout de 6 minutes, le prix est de 11 000 euros. Il ne reste plus que deux acheteurs intéressés.
Au bout de 7 minutes, le prix est de 12 000 euros. Un des acheteurs se retire. Il ne reste plus
que le dernier acheteur.
Le commissaire-priseur dit alors "une fois, deux fois, trois fois, adjugé". Il attribue donc le
tableau au dernier acheteur pour le prix de 12 000 euros. L'adjudication à la française est
terminée.
L'acheteur a donc payé le prix le plus élevé possible pour le tableau, en ayant à surenchérir avec
les autres acheteurs. Le vendeur a donc vendu son tableau au prix le plus élevé possible, tout
en respectant la concurrence entre les acheteurs.
La différence entre l'adjudication à la hollandaise et l'adjudication à la française
est la suivante :
- L'adjudication à la hollandaise est une technique de vente aux enchères qui consiste à proposer
un bien à un prix plus élevé que sa valeur et à le baisser progressivement jusqu'à ce qu'un
acheteur se manifeste. Cette méthode est utilisée par la bourse aux fleurs des Pays-Bas, d'où
son nom². Elle est également employée pour émettre des titres financiers, comme des
obligations d'Etat. Dans ce cas, les investisseurs soumettent des offres indiquant la quantité et
le prix qu'ils sont prêts à payer pour les titres. Les offres aux prix les plus élevés sont servies en
premier, au prix demandé par les investisseurs. Chaque investisseur bénéficie donc d'un taux
différent, et le taux moyen de l'adjudication est calculé en faisant la moyenne pondérée des taux
individuels¹.
- L'adjudication à la française est une technique de vente aux enchères qui consiste à proposer
un bien à un prix de départ inférieur à sa valeur et à l'augmenter progressivement jusqu'à ce
qu'il n'y ait plus qu'un seul acheteur. Cette méthode est utilisée par les commissaires-priseurs
pour vendre des objets d'art ou de collection. Elle est également employée pour émettre des
titres financiers, comme des obligations d'Etat. Dans ce cas, les investisseurs soumettent des
offres indiquant la quantité et le taux qu'ils sont prêts à payer pour les titres. Les offres aux taux
les plus bas sont servies en premier, au taux fixé par l'Etat. Toutes les offres à un taux inférieur
ou égal au taux fixé sont servies au même taux. Chaque investisseur bénéficie donc du même
taux, et le taux de l'adjudication est le taux marginal¹.
La principale différence entre ces deux méthodes est donc le sens de variation du prix et le
mode de fixation du taux. L'adjudication à la hollandaise part d'un prix élevé et le baisse jusqu'à
trouver un acheteur, tandis que l'adjudication à la française part d'un prix bas et l'augmente
jusqu'à trouver un vendeur. L'adjudication à la hollandaise sert les offres au prix demandé par
les investisseurs, tandis que l'adjudication à la française sert les offres au prix fixé par l'Etat.