Prévention des Risques Chimiques en Industrie
Prévention des Risques Chimiques en Industrie
PRÉVENTION DU RISQUE
CHIMIQUE ET SÉCURITÉ
INDUSTRIELLE
PAR
Dr ATEBA Joël
2023-2024
PRÉVENTION DU RISQUE CHIMIQUE ET SÉCURITÉ
INDUSTRIELLE
PLAN DU COURS
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Risques chimiques par Dr ATEBA, ENSPD
CHAPITRE I: NOTION DE RISQUE
1- Introduction
Le risque est une notion difficile à cerner mais de façon générale, on peut dire que c'est une contingence
indésirable, appréhendée, relativement anodine et peu probable.
Par appréhendée, on entend par là que le risque est connu au préalable. L'exposition au risque résulte
donc souvent d'une démarche consciente, appelée prise de risque. En ce sens, le risque se distingue par
exemple de l'aléa ou de l'incident, qui surviennent en général de façon imprévue ;
Le risque est généralement anodin, mais tout de même suffisamment nuisible pour être indésirable. En
ce sens, il se distingue notamment du danger, qui suppose la possibilité d'un dommage grave (notamment la
mort). On dira par exemple de quelqu'un qui sort tête nue par temps froid qu'il court le risque d'attraper un
rhume, tandis qu'on dira qu'il se met en danger s'il traverse une rue sans regarder.
Un risque est une contingence peu probable, ce qui constitue une autre différence par rapport au danger.
On parle en effet de danger lorsque la probabilité d'occurrence et les conséquences sont importantes, tandis
que le risque existe dès lors que sa probabilité d'occurrence n'est pas nulle.
L'appréciation de ces différents critères est hautement subjective, ce qui peut justifier que dans les
domaines scientifiques et techniques une définition quantifiable et plus rigoureuse du risque a été recherchée.
2- Risque industriel
2.1- Définition
Le risque industriel est un évènement accidentel se produisant sur un site industriel mettant en jeu des
produits et/ou des procédés dangereux et entraînant des conséquences immédiates graves pour le personnel,
les riverains, les biens et l'environnement.
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3.1- Les risques de circulation et déplacements
Ces risques concernent les circulations et déplacements au sein de l’entreprise à l’intérieur d’une même
unité géographique. Exemple : d’un service à un autre qu’ils soient dans le même bâtiment ou non, de la
boutique à la réserve, du magasin à la cave, etc. Ils ne concernent pas les déplacements à l’extérieur de
l’entreprise sur les réseaux routiers, qui sont traités dans les risques routiers.
Cette famille de risques regroupe les accidents liés aux chutes, faux pas, trébuchements, heurts,
chutes de hauteur mais aussi les collisions des personnes avec des machines ou des engins de manutention.
Sont aussi considérés tous les risques de chutes d’objets, les coincements et blessures liés aux portes et
portails, aux voies d’évacuation et issues de secours.
Les chutes de plain-pied ou de hauteur représentent 36 % des accidents de travail.
3.1.1- Chutes
Une chute est un risque d’accident résultant du contact brutal d’une personne avec le sol ou avec une
autre surface suffisamment large et solide.
b. Modalités d’exposition
• Déplacement sur un sol glissant et/ou encombré, déformé
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• Déplacement sur un sol en dénivelé
• Travail en arête de chute (bordures de vide, quais de chargement, toits, terrasses, fenêtres, etc.)
• Accès à des parties hautes (rayonnages, plafonds, armoires,…)
• Utilisation d’échelles, d’échafaudages, d’escaliers, d’escabeaux…
c. Moyens de prévention
• Formation, information et instruction du personnel
• Signalisation des arêtes de chute
• Signalisation des sols glissants
• Signalisation des sols déformés
• Réparation des chemins de circulation en mauvais état
• Montage des échafaudages par des personnes compétentes et selon les indications du fabricant
• Vérification de la conformité des matériels (échafaudages et échelles conformes et maintenus
en bon état)
• Eclairage correct
• Equipements de protection collective (garde-corps, etc.)
• Equipements de protection individuelle (chaussures de sécurité antidérapantes, harnais
antichute, etc.).
Chutes d’objets
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Ces risques sont liés à l’utilisation de matériel de manutention et à la manipulation mécanique d’objets
(caisses, cartons, marchandises...).
Ils concernent aussi la manutention manuelle de charges qui se définit comme toute opération de
transport ou de soutien d’une charge, par un ou plusieurs salariés, dont le levage, la pose, la poussée, la
traction, le port ou le déplacement d’une charge qui, du fait de ses caractéristiques ou de conditions
ergonomiques défavorables, comporte des risques, notamment dorso- lombaires pour les personnes
concernées.
Les manipulations manuelles représentent 35% des accidents du travail (objets en cours de
manipulation ou en cours de transport). Elles sont fréquemment à l’origine d’accidents dorsaux, en
particulier lombaires.
Les manutentions manuelles et mécaniques peuvent entraîner des lésions graves notamment en cas
de heurt ou de collision avec des engins ou matériels. Elles génèrent des TMS, des lombalgies, des
dorsalgies...
Il y a risque mécanique chaque fois qu’un élément en mouvement peut entrer en contact avec une
partie du corps humain et provoquer une blessure. Réciproquement, une partie du corps humain en
mouvement peut entrer en contact avec un élément matériel (exemple : chute). Ces éléments sont souvent
liés à des équipements ou des machines mais peuvent également concerner des outils, des pièces, des
charges, des projections de matériaux ou des fluides. La présence d’un risque mécanique peut donc être
identifiée par la conjonction de 3 éléments : un opérateur, un élément et l’énergie d’un mouvement.
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3.3- Les risques psychosociaux
Troubles de la concentration, du sommeil, irritabilité, nervosité, fatigue importante, palpitations…
Un nombre grandissant de salariés déclarent souffrir de symptômes liés à des risques psychosociaux. Le
phénomène n'épargne aucun secteur d'activité. Indépendamment de leurs effets sur la santé des individus,
les risques psychosociaux ont un impact sur le fonctionnement des entreprises (absentéisme, turnover,
ambiance de travail…). Il est possible de les prévenir.
Sous l’effet des mutations du monde du travail telles que la complexité grandissante des tâches,
la réduction des temps de repos, l’individualisation du travail ou encore les exigences accrues de la
clientèle, la prise en compte des risques psychosociaux est devenue incontournable.
Les risques psychosociaux concernent certains aspects anxiogènes du travail : cadences élevées,
charge de travail importante, contact avec le public, isolement, travail posté, travail de nuit, etc.
Ils comprennent aussi les risques qui portent atteinte à l’intégrité physique et à la santé mentale
des salariés : stress, souffrance au travail, harcèlement moral ou sexuel, violence au travail...
Ils sont à l’origine de pathologies professionnelles telles que les dépressions professionnelles, les
maladies psychosomatiques, les problèmes de sommeil, mais aussi de pathologies concernant la santé
physique comme les Troubles Musculosquelettiques (TMS) telles que les douleurs de dos et/ou dans les
membres... Les manifestations de stress sont d’ordre individuel (irritabilité, absentéisme, etc.) les causes et
les effets du stress peuvent être, en revanche, collectifs.
a. Identification
• Présence de matériaux ou produits combustibles. Exemple : stockage de produits facilement
inflammables ou explosifs, stockage de papier, etc.
• Présence d’équipement ou d’installation pouvant générer de la chaleur. Exemple : travaux de
Soudage, etc.
• Présence d’un comburant. Exemple : oxygène, produits chimiques dégageant de l’oxygène, etc.
• Stockage de produits incompatibles.
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b. Modalités d’exposition
• Toute situation de travail où se trouvent simultanément des produits/matériaux combustibles, une
source de chaleur et un comburant. Exemple : air.
• Utilisation de substances facilement inflammables
• Création d’une atmosphère explosive (gaz, vapeurs, poussières, etc.)
• Mélange de produits incompatibles.
c. Moyens de prévention
• Formation, information et instruction du personnel
• Remplacement par des produits non dangereux et, si cela n’est possible, par des produits
moins dangereux
• Organisation du stockage
• Organisation de l’alerte et de l’intervention des secours
• Contrôle des équipements et installations
• Signalisation et étiquetage appropriés
• Affichage des consignes de sécurité et des plans d’évacuation
• Installation d’alarmes et de moyens de détection
• Installation de moyens d’extinction
• Suppression des sources de chaleur à proximité.
a. Identification
Dangers liés :
• Au degré de pathogénicité des agents biologiques
• Aux objets coupants, tranchants et piquants
• A la libération de produits biologiques allergisants ou toxiques
• A l’incertitude face à la pathogénicité de différents agents
• Aux produits dangereux pour l’environnement.
b. Modalités d’exposition
• Toute situation de travail où existe la possibilité de contamination par différentes voies (Inhalation,
ingestion, contact, pénétration suite à une lésion).
• Toute situation pouvant entraîner une propagation accidentelle dans l’environnement
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• Travail de laboratoire sur microorganismes
• Travail en contact avec des animaux
• Soins aux personnes en milieu hospitalier
• Travail en contact avec des produits agroalimentaires.
c. Moyens de prévention
• Information, formation et instruction des salariés
• Ventilation correcte des locaux
• Bonne gestion des déchets
• Utilisation des moyens de protection individuelle (faire porter des protections respiratoires,
lunettes, gants, écran facial, etc.)
• Réduction des temps d’exposition et limiter le personnel exposé
• Procédures de décontamination
• Vaccinations et surveillance médicale des salariés concernés.
b- Modalités d’exposition
• Bruit émis de façon continue par des machines, compresseurs, outils, moteurs, etc.
• Bruit d’impulsion des machines et outils travaillant par chocs
• Exposition à une amplitude sonore trop importante
• Vibrations émises par des moyens de transport, machines et outils
• Utilisation d’appareils générant des rayonnements ionisants
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• Utilisation d’appareils générant des rayonnements optiques
• Utilisation d’appareils générant des rayonnements électromagnétiques
• Utilisation de matières émettant des rayonnements ionisants (matières radioactives)
• Toute situation où il y a possibilité de contamination, d’exposition externe ou interne à des
Rayonnements
• Toute situation où des personnes peuvent se trouver à proximité d’une source de rayonnement.
c- Moyens de prévention
• Informer, former et instruire le personnel
• Essayer de supprimer les sources de bruit ou de vibrations
• Limiter le temps d’exposition du personnel
• Disposer les installations bruyantes dans des locaux séparés
• Installer des protections sonores
• Installer des isolations contre les vibrations
• Entretenir régulièrement les machines, outils et moyens de transport
• Utiliser les moyens de protection individuelle adaptés
• Disposer de lunettes adaptées aux rayonnements
• Respecter les valeurs limites
• Classer les locaux en zones surveillées ou contrôlées
• Adapter le stockage des sources rayonnantes et déchets rayonnants
• Assurer un suivi médical du personnel exposé.
Produit chimique
a- Identification
Dangers liés :
• Aux propriétés physico-chimiques (produits corrosifs, comburants, explosifs ou Inflammables)
• Aux propriétés toxicologiques (produits irritants, nocifs toxiques, cancérogènes, mutagènes, Etc.)
• Aux propriétés éco-toxicologiques
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• A l’incertitude scientifique sur les dangers des produits synthétisés.
b- Modalités d’exposition
• Toute situation de travail où existe la possibilité de contamination par différentes voies (Inhalation,
ingestion, contact, pénétration suite à une lésion)
• Toute situation où les produits sont susceptibles de déclencher ou de propager un incendie
c- Moyens de prévention
• Information, formation et instruction du personnel
• Remplacer par des produits non dangereux et, si cela n’est pas possible, par des moins dangereux
• Réduction des quantités
• Limitation du nombre de salariés exposés et du temps d’exposition
• Vérification et entretien périodique des systèmes de captage à la source
• Organisation et conditions de stockage adaptées
• Port d’équipements de protection individuelle
• Surveillance médicale du personnel concerné.
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CHAPITRE II: LE RISQUE CHIMIQUE
1- introduction
Nous utilisons tous des produits chimiques, que ce soit lors d’activités professionnelles ou
domestiques. On dénombre actuellement sur le marché plus de 100.000 substances pures qui, par mélange,
donnent des millions de préparations.
Les produits chimiques sont utiles, voire indispensables, car ils sont actifs. Mais parce qu’ils sont actifs,
certains peuvent être dangereux pour la santé.
Les produits chimiques sont présents :
- Dans tous les secteurs d’activités : non seulement dans l’industrie chimique qui les produit, mais dans
tous les secteurs d’activités où ils sont utilisés pour leurs propriétés spécifiques, du garage à l’entreprise
textile, du laboratoire à la société commerciale, de la grande entreprise à la P.M.E.
- A la plupart des postes de travail : tout d’abord aux postes qui ont pour vocation de transformer ou
d’utiliser les produits chimiques, dans les ateliers, les laboratoires, mais aussi dans les magasins de stockage,
les locaux techniques et jusque dans les bureaux des secrétaires où l’on trouve des flacons de correcteur et
des tubes de colle qui contiennent souvent des produits nocifs.
Sous différentes formes: sous forme liquide, solide, gazeuse, dans de gros ou de petits emballages, comme:
produits de base, dans les opérations de synthèse chimique, l’industrie pharmaceutique, le traitement
de surface de métaux, la peinture, la teinture ou le blanchiment des textiles, etc.
produits annexes comme solvants, diluants, colle, additifs, fluides d’usinage, etc.
produits de nettoyage des locaux, du matériel, du personnel, etc.
produits d’emballage comme la mousse de polyuréthane, etc.
Les utilisateurs ignorent ou sous-estiment les propriétés dangereuses des produits qu’ils manipulent :
- du fait de l’habitude et d’un sentiment d’impunité personnel. Les premiers effets d’une maladie peuvent
apparaître plusieurs années après la période d’utilisation, les pathologies pouvant être évolutives (silicose).
- du fait de la commercialisation. On trouve facilement dans le commerce des produits très dangereux
mais nécessaires du fait de leurs propriétés.
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un incendie
une explosion
des brûlures (thermiques ou chimiques)
des asphyxies
des intoxications aiguës
des réactions dangereuses.
- Les maladies professionnelles : elles surviennent progressivement suite à une exposition plus ou
moins prolongée à des produits dangereux, lors de l’exercice habituel de la profession. Ces maladies sont
très diverses et peuvent engendrer des altérations de la santé dont certaines, très graves, peuvent avoir comme
conséquence la mort. Le plus souvent, ces maladies apparaissent après des expositions multiples, répétées, à
de faibles doses de produit : c’est l’intoxication chronique. Parfois même elles peuvent apparaître plusieurs
mois, voire plusieurs années après la cessation de l’exposition de l’opérateur au produit en cause. Dans le
cas des cancers, ce temps de latence peut être très long (10 ans et plus). Ces risques de maladies
professionnelles dues à des produits chimiques dépendent essentiellement :
o de l’état physique des produits (vapeurs, poussières, aérosols, fumés, brouillards), qui conditionnent
en partie leur agressivité sur l’organisme humain,
o de leur caractéristiques physico-chimiques et toxicologie,
o du type de contact avec ces produits (inhalation, ingestion, contact cutané),
o de leur voie de pénétration dans l’organisme (voie respiratoire, voie digestive, voie cutanée).
2.1- L’incendie
La réaction de combustion à l’origine de l’incendie nécessite la présence simultanée de trois
éléments qui forment un triangle appelé « TRIANGLE DU FEU » :
un combustible
un comburant
une source d’énergie
Le combustible est l’aliment de l’incendie. C'est un produit susceptible de s’oxyder ; c’est à dire de se
combiner à l’oxygène. C’est le cas du bois, du charbon, des produits pétroliers ainsi que du caoutchouc, des
poussières de farine ou d’aluminium, du souffre, etc.
Certains produits combustibles peuvent s’enflammer vivement et brûler en produisant des flammes.
Ce sont les produits Inflammables tels que l’acétone, l’essence, le white spirit, etc.
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Pour caractériser l’inflammabilité des liquides on utilise la notion de « Point d’Eclair ». Ce point est
défini par la température minimale à partir de laquelle un liquide émet suffisamment de vapeurs pour former
avec l’air un mélange pouvant être enflammé en présence d’une source d’énergie.
Plus le point d’éclair d’un produit liquide est faible, plus le risque d’incendie est important.
Le risque d’incendie est également important si la température d’auto inflammation est faible. La
température d’auto inflammation est la température minimale nécessaire pour enflammer une substance et
maintenir la combustion. Elle est donc la température à laquelle la substance s’enflamme d’elle-même sans
flamme ni étincelle. Par exemple, l’éther éthylique s’enflamme spontanément à 160°C.
Le Comburant est un produit qui favorise ou active la combustion : il s’agit de l’oxygène que l’on
trouve pur ou en mélange avec d’autres gaz comme dans l’air, ou encore des produits chimiques oxygénés
tels que l’eau oxygénée, les chlorates, les nitrates, les peroxydes, etc.
La source d’énergie est une source d’inflammation capable de produire assez de chaleur pour initier
la combustion : la flamme, point chaud, étincelle électrique ou électrostatique, choc ou frottement.
Si l’on supprime un de ces trois facteurs (combustible, comburant, source d’énergie), le risque
d’incendie disparaît.
2.2- L’explosion :
Dans certaines conditions, lorsque les produits combustibles sont mélangés à l’air sous une certaine
forme (gaz, vapeurs, brouillard ou poussières), la réaction de combustion peut être extrêmement rapide et
violente et libérer en un court instant une quantité d’énergie élevée : c’est l’explosion. L’explosion ne peut
se produire que si coexistent une source d’inflammation et un mélange explosif.
Les produits combustibles mélangés à l’air ne sont explosif que dans un domaine de concentration
déterminé compris entre la Limite Inférieure d’Explosibilité (LIE) et la Limite Supérieure d’Explosibilité
(LSE).
En dessous de la LIE, le mélange est trop pauvre en combustible pour former un mélange explosif.
Au-dessus de la LSE, le mélange ne contient pas suffisamment d’oxygène.
Ces limites d’explosibilité sont fonction de chaque produit.
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Si la concentration d’un produit dans l’air est supérieure à la LSE, le risque d’explosion survient en cas
d’ouverture d’une porte ou d’une fenêtre. La véritable sécurité consiste à assurer une concentration plus
faible que la LIE.
Substances LIE LSE Point d’éclair (°) Substances LIE LSE Point d’éclair (°)
Acétone 2.6 13 -20 Méthanol 6 36 11
Cyclohexane 1.3 8.3 -20 Sulfure de carbone 1.3 50 -30
Ethanol 3.3 19 17 Toluène 1.3 7 4
Ether éthylique 1.9 36 -45 Hydrogène 4 75 Gaz
N – Hexane 1.2 7.5 -22
La gravité des lésions est fonction de la nature des agents chimiques, de leur concentration, de la
durée de contact et de la surface du corps atteinte.
2.4- L’asphyxie
La concentration d’oxygène dans l’air ambiant est de l’ordre de 21%. Elle ne doit jamais être inférieure
à 19%.
Ce risque est présent dans les locaux fermés et non ventilés (puits, cuves, silos, réacteurs, sous-sol, galeries
de service, bassins, réservoirs, etc.).
L’asphyxie peut se produire lorsque l’oxygène de l’air à été consommé par combustion, par la
respiration, par l’oxydation lente d’un métal (accompagnée de formation de rouille dans le cas de l’acier, par
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exemple), ou lorsqu’il se trouve dilué dans un gaz ou remplacé par un gaz inerte vis-à-vis de la respiration
(azote, dioxyde de carbone).
Pénétration par la bouche: bien sûr les produits chimiques ne sont pas avalés volontairement. Le plus
souvent la pénétration par voie digestive (ou ingestion) se produit accidentellement ou par imprudence.
Pénétration par la peau: c’est la voie percutanée : les irritants et les corrosifs agissent localement mais
d’autres produits solubles dans les graisses franchissent la barrière cutanée et se dispersent dans tout
l’organisme où ils provoquent des troubles divers.
Pénétration par les poumons: c’est la voie de pénétration la plus fréquente sur le lieu de travail car les
polluants peuvent être intimement mélangés à l’air que l’on respire. C’est le cas lors de la manipulation de
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solvants, colles, peintures, etc. Une fois inhalés ces produits sont véhiculés par le sang et peuvent provoquer
des troubles respiratoires mais aussi toucher d’autres organes.
4- Prévention
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o l’organisation de la prévention
o les conditions de stockage, de transport …
o la gestion des déchets …
L’étiquette est le 1er moyen d’information permettant de reconnaître les produits chimiques dangereux.
Il existe une réglementation sur la classification, l’emballage et l’étiquetage des produits chimiques. La
mention « ETIQUETAGE CE » doit apparaître si un numéro CE est attribué pour la substance.
Il existe :
o 10 symboles de danger des substances et des préparations dangereuses
o 64 phrases de risques simples et 57 combinaisons de phrases R attribuées aux substances et
préparations
o 62 phrases de conseils de prudence ainsi que 17 combinaisons de phrases S concernant les
substances et préparations dangereuses
La combinaison sur les étiquettes de ces symboles de danger et de ces phrases de risques R permet de
définir 15 catégories de danger (article T 231.51 du Code du Travail) pour les substances et préparations
dangereuses :
o Explosibles o Corrosives
o Comburants o Irritantes
o Extrêmement inflammables o Sensibilisantes
o Facilement inflammables o Cancérogènes
o Inflammables o Mutagènes
o Très toxiques o Toxiques pour la respiration
o Toxiques o Dangereuses pour l’environnement
o Nocives
La Fiche de Données de Sécurité est la source d’information essentielle sur les produits chimiques
dangereux à usage industriel. Les fabricants, importateurs ou vendeurs portent à la connaissance des chefs
d’établissement et des travailleurs indépendants utilisateurs de substances ou de préparations dangereuses,
les renseignements nécessaires à la prévention et à la sécurité par une fiche de données de sécurité concernant
les dits produits, tels qu’ils sont mis sur le marché.
La Fiche de Données de Sécurité doit présenter les 16 rubriques obligatoires suivantes :
1. L’identification du produit chimique et de la personne, physique ou morale, responsable de la mise
sur le marché,
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2. Les informations sur les composants, notamment leur concentration ou leur gamme de
concentration, nécessaires à l’appréciation du risque,
3. L’identification des dangers,
4. La description des premiers secours à porter en cas d’urgence,
5. Les mesures de lutte contre l’incendie,
6. Les mesures à prendre en cas de dispersions accidentelles,
7. Les précautions de stockage, d’emploi et de manipulation,
8. Les procédures de contrôle de l’exposition des travailleurs et les caractéristiques des équipements
de protection individuelle adéquats,
9. Les propriétés physico – chimiques,
10. La stabilité du produit et sa réactivité,
11. Les informations toxicologiques,
12. Les informations éco-toxicologiques,
13. Des informations sur les possibilités d’élimination des déchets,
14. Les informations relatives au transport,
15. Les informations réglementaires relatives en particulier au classement et à l’étiquetage du produit,
16. Toutes autres informations disponibles pouvant contribuer à la sécurité ou à la santé des
travailleurs.
Actuellement, plus de 200 produits font l’objet, de la part de l’INRS, de l’élaboration de fiches
toxicologiques. Ces fiches font le point sur:
o Les caractéristiques physico-chimiques,
o Les risques pathologiques, toxicologiques, etc.
o La réglementation : hygiène et sécurité du travail, protection du voisinage, protection de la
population, du transport, etc.
o Les recommandations techniques pour le stockage et les manipulations,
o La prévention médicale,
o La bibliographie.
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5- Evaluation du risque chimique
Il apparaît souvent nécessaire de s’assurer que l’exposition à des substances chimiques au cours du
travail ne représente pas un danger pour la santé des opérateurs.
La voie principale de pénétration des produits toxiques dans l’organisme humain est la voie respiratoire.
La mesure de la pollution ambiante de l’air constitue une première approche de l’évaluation du risque
chimique.
Une autre approche consiste à pratiquer des analyses des milieux biologiques des sujets exposés (sang,
urines, etc.), analyses qui ont pour but de déceler la quantité totale de substances absorbées.
Cette approche tient compte de l’absorption par d’autres voies que la respiratoire (peau, ingestion).Elle
présente l’avantage, en outre, de dépister les sujets hypersensibles.
Dans la pratique, l’idéal réside dans la combinaison des deux approches.
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Les valeurs limites d’exposition professionnelles sont déterminées à partir de la relation « Dose /
Effets ». Elles sont susceptibles d’évoluer avec le développement des connaissances toxicologiques et
médicales.
Au niveau du comburant : il faut empêcher tout contact ou toute possibilité de mélange entre
combustible et comburant. Pour cela on peut séparer nettement au stockage les produits inflammables des
produits comburants ou encore utiliser des bidons de sécurité pour les manipulations habituelles de liquides
inflammables.
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Au niveau des sources d’énergie : les mesures consistent à supprimer les sources potentielles
d’inflammation: flammes, étincelles, frottements, points chauds :
o utiliser du matériel électrique adapté aux zones à risque d’explosion ;
o mettre en vigueur une procédure de permis de feu si nécessaire ;
o éliminer les échauffements pouvant conduire à l’inflammation ;
o interdire de fumer ;
o interdire de chauffer à flamme nue les récipients de produits combustibles surtout s’ils sont volatils ;
o stocker dans un endroit frais les produits inflammables.
La protection collective : à défaut de cette prévention dite intégrée, il faut prévoir une protection
collective afin de séparer partiellement l’homme et le polluant :
o les nuages de poussières peuvent parfois être éliminés en travaillant « à l’humide ». Des procédés par
abattage à l’eau, par exemple, sont utilisés pour le forage des roches, le broyage de matériaux, le
sciage de plaques d’amiante -ciment, etc.
o on peut aussi évacuer les polluants des ateliers en les captant à la source ou en assurant une
ventilation générale. Si nécessaire, l’air pollué sera épuré avant rejet à l’extérieur pour se conformer
aux textes relatifs à la protection de l’environnement. La conception d’une installation de ventilation
nécessite toujours la prise en compte :
o du poste de travail et de son environnement.
o de la tâche à accomplir par l’opérateur.
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Le captage à la source consiste à capter les polluants au plus près possible de leur point d’émission,
avant qu’ils ne pénètrent dans la zone des voies respiratoires des travailleurs et ne soient dispersés
dans tout le local. Ce principe est adopté dans des dispositifs du type :
o cabines ouvertes pour la pulvérisation de peinture sur des petits objets ;
o cabines de peinture fermées pour la peinture de voitures ;
o buses d’aspiration de polluants divers ;
o hottes, tables aspirantes ;
o fentes aspirantes, système d’aspiration-soufflage sur cuves et bains de traitement de surface.
Dans tous les cas, le captage à la source doit être retenu en priorité, en particulier chaque fois que des
produits toxiques sont émis en quantité notable. La ventilation générale ne peut être envisagée en tant que
technique principale d’assainissement de l’air que si les polluants dégagés sont très peu toxiques, émis à un
débit très faible, si les personnes exposées sont suffisamment éloignées des sources de pollution et si le
recours à une ventilation locale est techniquement impossible.
Au contraire, la ventilation générale opère par dilution des polluants à l’aide d’un apport d’air neuf
dans le local de travail en quantité suffisante pour maintenir les concentrations en substances toxiques en
dessous des valeurs limites d’exposition.
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Stockage en fûts ou en conteneurs mobiles divers
Les produits incompatibles doivent être stockés séparément. On doit ainsi séparer les produits
combustibles et les produits oxydants. De plus, il faut séparer les produits appartenant à certaines classes de
danger. Ainsi on séparera les produits inflammables et les produits comburants ou toxiques. Enfin, on
séparera également les produits comburants et les produits toxiques, nocifs ou irritants.
En ce qui concerne les locaux :
o les murs, plafonds, planchers, doivent être incombustibles et les murs de séparation interne doivent
posséder une résistance au feu supérieure ou égale à 1 heure ;
o le sol doit être imperméable, résistant aux produits chimiques et en légère pente vers un caniveau
d’évacuation ;
o les voies de circulation doivent être suffisamment larges (0,80 mètre si elles sont destinées aux
personnes ; 1 mètre de plus que la largeur de l’engin et de la charge si elles concernent des engins de
manutention) ;
o les issues de secours doivent être dégagées, signalées et comportées un dispositif d’ouverture anti-
panique
o l’emplacement doit être suffisamment aéré s’il est situé en plein air, ainsi qu’abrité des intempéries
et du soleil ;
o la ventilation des locaux de stockage doit être assurée par un dispositif mécanique ou naturel avec
entrée d’air en partie basse et en sortie de l’air à l’opposé en partie haute
o les équipements d’éclairage et de chauffage ainsi que les engins de manutention utilisés dans des
locaux de stockage de produits inflammables doivent être conformes à la réglementation concernant
les zones à risque d’incendie et d’explosion ;
o l’interdiction de fumer et d’utiliser des appareils produisant des flammes, des étincelles ou des
surfaces chaudes, doivent être affichées à proximité des récipients contenant des produits
inflammables;
o la hauteur maxi de stockage doit être choisie afin d’éviter tout endommagement des récipients en cas
de chute;
o les rayonnages où sont stockés des produits corrosifs doivent comporter des bacs de rétention.
Protection individuelle
S’il subsiste encore quelques risques, on a recours à la protection individuelle. L’employeur met à la
disposition du personnel :
o gants, lunettes, bottes, vêtements protecteurs pour éviter les contacts cutanés ;
o appareils respiratoires pour éviter l’inhalation de produits.
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Bien souvent, ces équipements gênent les travailleurs pour accomplir leur tâche, aussi la protection
individuelle ne doit être choisie que lorsque la prévention intégrée et la protection collective sont
impossibles ou insuffisantes.
En application du décret du 20 mars 1979, tout opérateur nouveau doit être informé des risques
découlant des produits utilisés au poste et des moyens de s’en protéger. La même information est aussi
obligatoire lors de la mise en service d’un nouveau produit.
A ces mesures de prévention, essentiellement du ressort des techniciens ou ingénieurs, ajoutons les
mesures de prévention médicale prises par le médecin du travail chaque fois qu’il le juge nécessaire pour
protéger la santé des travailleurs :
o vérification de l’aptitude au poste de travail au moment de la visite médicale d’embauche ;
o demande de changement de poste ou proposition d’adaptation de poste pour raison médicale ;
o suivi de l’état de santé des travailleurs, notamment des travailleurs effectuant des travaux nécessitant
une surveillance médicale spéciale (arrêté du 11 juillet 1977, circulaire n° 10 du 29 avril 180)
Le médecin du travail a un rôle important en matière de protection de la santé des travailleurs contre
l’ensemble des nuisances, en particulier contre les risques dus à l’utilisation de produits chimiques
dangereux. Il doit être le conseiller privilégié du C.H.S.C.T., aux réunions duquel il assiste avec voix
consultative.
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CHAPITRE III : MANAGEMENT ET ANALYSE DES RISQUES
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La méthode d’évaluation, les moyens financiers, les modalités de communication des résultats
doivent être précisées.
Les différents documents concernant la sécurité doivent être rassemblés :
- données statistiques internes ou par branche professionnelle sur les accidents de travail ou maladies
professionnelles.
- registres de sécurité contenant les rapports des différents organismes de contrôle.
- fiche d’entreprise du médecin du travail.
- fiches de données de sécurité des produits utilisés.
- programme annuel de prévention des risques professionnels.
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• Possible mais assez improbable,
• Probable,
• Très probable, inévitable à plus ou moins long terme.
Des moyens de prévention existant déjà au poste (techniques, organisationnels, humains).
Classer les risques : pour déterminer les priorités de plan d’action en fonction de la gravité potentielle
et de la probabilité d’apparition. Les risques peuvent être classés de 1 à 5.
• Mesures correctives non prioritaires : 1 et 2
• Mesures correctives moyennement prioritaires : 3 et 4
• Mesures correctives prioritaires :
Par exemple : Pour un risque probable ou très probable et aux conséquences graves ou très graves, le
risque sera classé de niveau 5 et devra déclencher une action corrective urgente et prioritaire.
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❖ L’analyse par Nœud Papillon.
❖ L’analyse par la méthode HIRA.
-L’identification de ces éléments dangereux est fonction du type d’installation étudiée. L’APR peut être mise
en œuvre sans ou avec l’aide de liste de risques types ou en appliquant les mots guides Hazop.
-Il est également à noter que l’identification de ces éléments se fonde sur la description fonctionnelle réalisée
avant la mise en œuvre de la méthode.
-A partir de ces éléments dangereux, l’APR vise à identifier, pour un élément dangereux, une ou plusieurs
situations de danger. Dans le cadre de ce document, une situation de danger est définie comme une situation
qui, si elle n’est pas maîtrisée, peut conduire à l’exposition d’enjeux à un ou plusieurs phénomènes
dangereux.
- Le groupe de travail doit alors déterminer les causes et les conséquences de chacune des situations de danger
identifiées puis identifier les sécurités existantes sur le système étudié. Si ces dernières sont jugées
insuffisantes vis-à-vis du niveau de risque identifié dans la grille de criticité, des propositions d’amélioration
doivent alors être envisagées.
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2.2.1.3- DEROULEMENT
L’utilisation d’un tableau de synthèse constitue un support pratique pour mener la réflexion et résumer les
résultats de l’analyse. Pour autant, l’analyse des risques ne se limite pas à remplir coûte que coûte un tableau.
Par ailleurs, ce tableau doit parfois être adapté en fonction des objectifs fixés par le groupe de travail
préalablement à l’analyse.
Le tableau ci-dessous est donc donné à titre d’exemple.
2.2.2- L’analyse des modes de défaillance de leur effet et de leur criticité (AMDEC)
2.2.2.1- Historique et domaine d’application
L’Analyse des Modes de Défaillance et de leurs Effets (AMDE) a été employée pour la première fois dans
le domaine de l’industrie aéronautique durant les années 1960.
Son utilisation s’est depuis largement répandue à d’autres secteurs d’activités tels que l’industrie
chimique, pétrolière ou le nucléaire.
De fait, elle est essentiellement adaptée à l’étude des défaillances de matériaux et d’équipements et peut
s’appliquer aussi bien à des systèmes de technologies différentes (systèmes électriques, mécaniques,
hydrauliques…) qu’à des systèmes alliant plusieurs techniques.
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2.2.2.2- Principe de L’AMDEC
Recenser les risques potentiels d’erreur (ou les modes de défaillance) et en évaluer les effets puis en
analyser les causes.
L’AMDEC est d’identifier et de hiérarchiser les modes potentiels de défaillance susceptibles de se
produire sur un équipement, d’en rechercher les effets sur les fonctions principales des équipements et d’en
identifier les causes. Pour la détermination de la criticité des modes de défaillance, l’AMDEC requiert pour
chaque mode de défaillance la recherche de la gravité de ses effets, la fréquence de son apparition et la
probabilité de sa détectabilité. Quand toutes ces informations sont disponibles, différentes méthodes existent
pour déduire une valeur de la criticité du mode de défaillance. Si la criticité est jugée non acceptable, il est
alors impératif de définir des actions correctives pour pouvoir corriger la gravité nouvelle du mode de
défaillance (si cela est effectivement possible), de modifier sa fréquence d’apparition et d’améliorer
éventuellement sa détectabilité.
2.2.3.2- Programme
2.2.3.2.1-Principes généraux de la méthode HAZOP
❖ Définition, cadre d’application, historique de la méthode
❖ Notion de risques et d’opérabilité
2.2.3.2.2-Description de la méthode
❖ Définition du système à étudier
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❖ Prise de connaissance du système
❖ Eléments spécifiques à la méthode
2.2.3.2.3-Déroulement
❖ Préparation de l’étude
❖ Constitution et conduite du groupe de travail
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2.2.4.2-Caractéristiques de l’AdD
Un arbre de défaillance est généralement présenté de haut en bas (cf. figure 1a). La ligne la plus haute ne
comporte que l’événement dont on cherche à décrire comment il peut se produire.
Chaque ligne détaille la ligne supérieure en présentant la combinaison ou les combinaisons susceptibles
de produire l’événement de la ligne supérieure auquel elles sont rattachées. Ces relations sont représentées
par des liens logiques OU ou ET.
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Risques chimiques par Dr ATEBA, ENSPD
minimales, la détermination des probabilités ainsi que pour la présentation graphique des résultats sous forme
arborescente.
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❖ De rechercher toutes les causes et les combinaisons de causes conduisant à l’événement de tête ;
❖ De déterminer si chacune des caractéristiques de fiabilité du système est conforme à l’objectif
prescrit ;
❖ De vérifier les hypothèses faites au cours d’autres analyses à propos de l’indépendance des systèmes
et de la non-prise en compte de certaines défaillances ;
❖ D’identifier le(les) facteur(s) qui a(ont) les conséquences les plus néfastes sur une caractéristique de
fiabilité ainsi que les modifications nécessaires pour améliorer cette caractéristique ;
❖ D’identifier les événements communs ou les défaillances de cause commune.
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Cette méthode peut s’avérer lourde à mettre en œuvre. En conséquence, il faut définir avec discernement
l’événement initiateur qui fera l’objet de cette analyse.
La partie gauche du nœud représente l’identification des dangers, des causes possibles d’accident et des
divers enchaînements ou combinaisons (flèches noires) pouvant engendrer l’accident non désiré. Entre ces
causes possibles et l’accident, des barrières dites de prévention (rectangles orange) doivent être installées.
La partie droite du nœud représente les conséquences possibles de l’accident. Par exemple, lors de la
rupture d’une canalisation ou d’une brèche dans un réservoir, il peut en résulter la formation d’une
flaque ou d’un nuage. Entre cet accident et les récepteurs, des barrières de protection doivent être installées
pour réduire les effets sur ces récepteurs.
Donc, le nœud papillon reflète les scénarios d’accident qui peuvent survenir et les mesures prises pour les
prévenir ou en réduire la probabilité ainsi que celles prises pour en réduire les conséquences. On parle de
barrières de prévention et de barrières de protection. Les barrières de protection abaissent le niveau de gravité
des conséquences et celles de prévention abaissent la probabilité. À l’aide d’une matrice (du type utilisé dans
une analyse préliminaire des risques) où on établit notre zone d’acceptabilité, l’effet des barrières est visible
et peut rendre tolérable une situation qui était au départ inacceptable.
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2.2.6.1- Les avantages et les limites
Le Nœud Papillon offre une visualisation concrète des scénarios d’accidents qui pourraient survenir en
partant des causes initiales de l’accident jusqu’aux conséquences au niveau des éléments vulnérables
identifiés.
De ce fait, cet outil met clairement en valeur l’action des barrières de sécurité s’opposant à ces scénarios
d’accidents et permet d’apporter une démonstration renforcée de la maîtrise des risques.
En revanche, il s’agit d’un outil dont la mise en œuvre peut être particulièrement coûteuse en temps. Son
utilisation doit donc être décidée pour des cas justifiant effectivement un tel niveau de détail.
Danger :
Source, situation, ou acte ayant un potentiel de nuisance en termes de préjudice personnel ou d’atteinte à
la santé, ou une combinaison de ces éléments.
Risque :
Combinaison de la probabilité de la survenue d’un ou plusieurs événement dangereux ou exposition à un
ou à de tels événement et de la gravité du préjudice ou de l’atteinte à la santé que cet événement ou ces
expositions peuvent causer.
Risque acceptable :
Risque qui a été ramené à un niveau tolérable par l’organisme au regarde de ses obligations légales et de
sa politique SST.
2.2.7.2-Domaine d’application
Cette procédure s’applique à l’ensemble du site et activités Le laboratoire des travaux publics de l’Est
Annaba. Pour assurer la couverture de l’ensemble du site, un découpage zonal par unité doit être fait, chaque
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chef de structure doit vérifier avant la validation du découpage zonal, que toutes les activités et les
infrastructures sont couvertes.
2.2.7.3-Types d’HIRA
Il existe deux types d’HIRA, l’HIRA principale et l’HIRA spécifique.
2.2.7.4- Responsabilité
La commission sera mise en place par le directeur de la mine dans le but de :
- Identifier tous les postes de travail de la mine, la liste des postes de travail sera validée par le
gestionnaire RH et les responsables des structures.
- Couvrir toutes les activités, les infrastructures et bâtiments pour l’identification des dangers et
l’évaluation des risques.
- Etablissement d’un découpage zonal selon l’organisation en vigueur afin de couvrir tous les postes de
travail, activités, installation, bâtiment et infrastructure.
- Faire les analyses des risques dans les documents d’enregistrement en vigueur.
La commission d’analyse des risques doit impliquer les travailleurs lors de l’analyse des Risques ; aussi
toute personne (travailleur, sous-traitant, visiteur, fournisseur, stagiaire ou autre) Identifiant un risque qui
n’est pas pris en compte lors de l’analyse des risques doit le communiquer à sa hiérarchie qui informa la
commission chargée de l’analyse des risques pour apporter les corrections nécessaires aux fiches d’analyse
des risques.
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Risques chimiques par Dr ATEBA, ENSPD
- matrices d’exposition aux risques
- matrice de niveau de protection.
- matrice du niveau de gravité.
Tableau : Niveau exposition et niveau de protection
- Unité, site Le laboratoire des travaux publics de l’Est Annaba ou autre transmis au département
concerné en tant que REX, Alerte.
- Un presqu’accident. Après cotation des risques, un plan d’action sera mis en place pour
maitrise des risques avec priorisation des actions suivant la matrice du niveau de maitrise des risques (NM),
les actions identifiées pour la maitrise des risques seront faites suivant la hiérarchisation suivante :
❖ Elimination des risques.
❖ Substitution des risques.
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❖ Ingénieries.
❖ Diminuer l’exposition aux risques.
❖ Protection individuelle.
Tous les risques non maitrisés devront être rendus acceptables par la mise en place d’actions de correction
afférentes, et devront être éliminés, ou réduits à un niveau acceptable.
Après la mise en place des actions préventives et correctives pour la maitrise des risques, des audits pour
l’évaluation de l’efficacité des actions sont obligatoires. Ils seront faits par la commission, dans un objectif
de s’assurer que les actions mises en place sont efficaces. Si les réviser les actions dans le but de maitriser
les risques.
Mise à jour des fiches HIRA principale (Fiche d’analyse des risques de postes de travail) :
La révision de l’analyse des risques des postes de travail est obligatoire si :
- Un accident est survenu qui concerne le poste ou la tâche.
- Un accident survenu dans une autre
- Un risque déclaré par un travailleur, sous-traitant, visiteur, fournisseur, stagiaire ou lors d’un audit de
sécurité et qui n’est pas pris en compte lors de l’analyse des risques
- S’il y’aura un changement tel que : nouveaux équipements, changement temporaire des équipements
existants. Pour les nouveaux équipements, l’analyse des risques devra être faite dès la conception du projet.
- S’il y a une modification de l’organisation, des activités ou des matériaux utilisés.
L’équipe d’investigation chargées de faire les enquêtes après accident, incident ou presqu’accident
doivent prendre en compte le dernier HIRA des postes de travail ou tâches concernées.
Les HIRA principales doivent être prises en compte lors de l’établissement des gammes opératoires ou
de la procédure de travail. Si ces documents existent avant le projet Analyse des risques leurs révisions est
nécessaire pour inclure tous les risques non gérés par les gammes ou procédures de travail.
Aussi, après révision des HIRA principales pour une cause ou une autre, le retour d’informations aux
personnels concernés doit être fait par la hiérarchie moyennant les fiches de sensibilisation aux risques des
postes de travail.
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CHAPITRE IV: SECURITÉ INDUSTRIELLE
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- Les accidents de travail : est considéré comme accident de travail, quelle qu’en soit la cause ou le
lieu de survenance, l’accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail, à tout travailleur quand
il est au service d’un ou de plusieurs employeurs.
- Les maladies professionnelles : toute manifestation morbide, infection microbienne ou affection dont
l’origine est imputable par présomption à l’activité professionnelle de la victime.
Les accidents de travail peuvent être classés en 4 principaux types :
Accidents sans arrêt de travail
Accidents avec arrêt de travaille
Accidents de trajet
Accidents graves.
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2. Risques professionnels
2.1-Présentation
Le risque professionnel est tout évènement dangereux et inhérent, directement ou indirectement, à
l’exercice d’un métier. Ces risques sont souvent connus, mais ils sont incertains. Il est primordial de maitriser
les risques professionnels afin de les limiter voire les anéantir. Cette maitrise passe tout d’abord par la
classification de ces risques dans différentes catégories.
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contamination est rompue le plus en amont possible. Ex : Les infections, les allergies, les intoxications, les
cancers.
2.2-3-Risques chimiques
Cette catégorie de risque concerne les contaminations par les agents chimiques toxiques (colle, diluant,
colorant, etc.) qui peuvent se présenter couramment dans l’environnement professionnel. Ces produits
contaminent le corps du travailleur par les voies respiratoires, la bouche et la peau. En terme de
contamination, ces risques représentent, en quelque sorte un complément pour les risques biologiques.
La prévention contre ce type de risque est basée sur l’utilisation des équipements de sécurité ainsi que
la réduction de la toxicité des produits chimiques utilisés ou générés.
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Risques chimiques par Dr ATEBA, ENSPD
Ces risques sont causés par tout phénomène physique ou chimique pouvant entrainer un incendie ou une
explosion. La prévention passe par quatre mesures essentielles :
- La suppression de toutes causes de déclanchement d’incendie ou d’explosion
- L’application d’un ensemble de procédures techniques et organisationnelles visant à supprimer la
possibilité de toute explosion. Pour les incendies, les procédures techniques et organisationnelles
doivent anéantir tout départ d’incendie ou au moins limiter sa propagation et ses effets.
- La formation et la sensibilisation des travailleurs aux risques d’incendie
- L’application des procédures permettant d’atténuer les conséquences potentielles d’un incendie ou
d’une explosion.
3. Maitrise des risques
3.1- Présentation
Pour assurer la sécurité, il est primordial de mettre en place une démarche de maitrise de risque. Cette
maitrise nécessite, avant tout, une bonne compréhension du processus d’apparition d’un dommage.
3.2- Méthodologie
La démarche de maitrise de risque est un processus itératif composé de trois étapes principales. Chaque
étape comporte un ensemble d’actions à mettre en place.
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3.3- Méthodes de maitrise des risques
Il existe cinq méthodes (mesures) essentielles de maitrise des risques :
- Elimination : consiste à supprimer complètement les risques
- Substitution : consiste à remplacer un agent ou une méthode de travail par un autre moins dangereux
- Mesures techniques : consiste par exemple à changer une pièce d’une machine ou à modifier une
méthode de travail
- Mesures administratives : consiste par exemple à réduire le nombre d’heures à passer dans une zone
dangereuse.
- équipement de protection individuel : comprend tout ce qui est protection des mains, des yeux, des
pieds, des oreilles, etc.
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intérêt. Ce type de protection est basée sur l’utilisation des équipements de protection individuelle (EPI)
adaptés chacun à un risque donné. Il est à noter que les EPI présentent l’inconvénient majeur de causer des
gènes diverses pour le travailleur. On distingue essentiellement : la perte des repères d’information, la
délicatesse de l’exécution de certaines tâches, les dommages corporels (allergies) et psychologiques
(confiance dans la fiabilité de l’EPI), … etc.
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Risques chimiques par Dr ATEBA, ENSPD
Les gants représentent l’EPI le plus utilisé pour la protection des mains. Cependant, il existe d’autres
types d’EPI protégeant les mains : les crèmes isolantes et les produits de nettoyage.
La protection des yeux est assurée par quatre principaux types d’EPI :
- Les lunettes
- Les cagouls
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4.3.4- Protection auditive
L’obligation de la protection contre le bruit dans un environnement industriel donné, est annoncée par
le panneau signalétique suivant :
Les normes OMS limitent les durées d’exposition maximales par jour en fonction du niveau d’intensité
sonore. Le tableau suivant résume cette limitation :
La protection contre le bruit est assurée par deux grandes familles d’EPI : les bouchons d’oreilles et les
coquilles.
Pour les bouchons d’oreilles, on distingue : les bouchons prémoulés, les bouchons façonnables et les
bouchons personnalisés.
Pour les coquilles on distingue : les serre-têtes, les serre-nuques, les serre-têtes montés sur casque.
Les casques de sécurité, représentent l’EPI destinée à la protection de la tête. Ils protègent la tête contre
un certain nombre de risques : chutes d’objets, chocs contre des obstacles, protection contre des liquides et
des particules en fusion.
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4.3-6- Protection respiratoire
L’obligation de la protection de l’appareil respiratoire dans un environnement industriel donné, est
annoncée par le panneau signalétique suivant :
Les appareils filtrants et les appareils isolants représentent l’EPI destiné à la protection respiratoire
contre un certain nombre de risques.
On distingue essentiellement trois types de risques : les poussières, les gaz toxiques, l’insuffisance ou
l’excès d’oxygène dans l’air.
Pour les appareils filtrants, on distingue deux grandes catégories :
- Les appareils filtrants anti-particules : permettent de se protéger contre les particules inertes, irritantes
et très toxiques.
- Les appareils filtrants anti-gaz : permettent de se protéger contre les gaz toxiques. Ceci est possible
grâce à un filtre en charbon actif imprégné de produits spécifiques aux substances toxiques à fixer.
Pour les appareils isolants, on distingue deux grandes catégories :
- Les appareils autonomes : ici l’air respiré provient des bouteilles portables et non pas d’un réseau
d’air comprimé
- Les appareils non autonomes : ici l’appareil doit être branché à un réseau d’air respirable. La mobilité
se trouve alors limitée.
Les systèmes d’arrêt de chutes, représentent l’EPI destiné à la protection contre les chutes. La figure
suivante présente les constituants d’un système d’arrêt de chutes classique.
Une distance de chute potentielle doit être calculée judicieusement pour annuler tout risque de blessure.
Cette distance est la somme d’un certain nombre de facteurs qui sont fonctions de l’emplacement du point
d’ancrage, la position du travailleur et du système d’arrêt de chute.
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L’incendie présente la particularité d’être un risque extrêmement dangereux pouvant facilement
provoquer des dégâts humains et matériels assez dur, voire même catastrophiques. La criticité du risque
d’incendie est évaluée à travers deux critères : la fréquence et la gravité. La sécurité contre les incendies
englobe l’ensemble des techniques utilisées dans le but de minimiser la probabilité de déclenchement d’un
incendie et de minimiser les dégâts au cas où l’incendie s’est déclenché.
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- Potentiel calorifique du local où se déroule la combustion : c’est la quantité de chaleur dégagée par
unité de surface d’un local lors de la combustion complète de tous les combustibles existant dans ce
local.
- Débit calorifique du combustible : c’est la quantité de chaleur dégagée par unité de masse et unité de
temps essentiellement par le débit calorifique.
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Les moyens techniques de prévention contre les incendies peuvent être classés en huit familles :
- Agents extincteurs : eau, mousses (mélange d’eau et de produits moussants), poudre (produits à base
de potassium et de bicarbonate de sodium), dioxyde de carbone, gaz inertes (essentiellement l’azote).
- Extincteurs : appareils permettant de projeter un agent extincteur sur une flamme, par l’action d’une
pression interne, afin d’éteindre un début d’incendie.
- Robinets d’incendie armés (RIA) : dispositif de lutte contre l’incendie constitué d’un tuyau semi-
rigide enroulé sur un dévidoir et alimenté en permanence en eau avec une pression et un débit
suffisants.
- Borne d’incendie ou bouche d’incendie : dispositif de lutte contre l’incendie constitué d’une prise
d’eau sous pression permettant d’alimenter les fourgons d’incendie des pompiers.
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Détecteur de fumées : permettent de détecter la présence d’aérosols (particules en suspension)
dans l’air. On distingue le détecteur ionique et le détecteur optique.
- Extincteurs automatiques à gaz : ce système utilise principalement le gaz CO2 comme agent
extincteur.
- Systèmes de désenfumage : comme l’indique leur nom, ce type de système élimine les fumées et les
gaz chauds et toxiques.
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