PROCÉDURE PÉNALE
Introduction
La procédure pénale est déterminée techniquement , théoriquement et
philosophiquement en fonction de son objet a savoir : la réaction étatique face a
la commission d’une infraction ou plus précisément en fonction de l’organisation de
cette réaction. Il s’agit donc de déterminer ou encore d’étudier la manière avec
laquelle l’état organise sa réponse pénale. Trois enjeux essentiels doivent être
pris en compte :
- le premier se rapporte a la nature juridique de l’infraction à savoir un
fait;
- le deuxième défit concerne les intérêts antagonistes de la justice pénale en
effet la commission d’une infraction en tant que acte antisocial transgresse les
valeurs de la société ce qui confère a la procédure pénale sa dimension sécuritaire
( protéger la société ). Dans le même temps l’infraction est commise par agent
pénal dont il faut rechercher l’identité . Dans cette quête les autorités de
fonction répressives ne doivent pas porter atteinte a un autre individu que
l’auteur de l’infraction. Cette réalité confère a la procédure pénale la dimension
protectrice des libertés individuelles ( seule l’auteur et l’acte doit être mis en
cause et l’auteur mis en cause ne cesse pas d’être un être humain ) .
- le troisième défit est l’emprise du pouvoir politique sur la procédure pénale
en effet il ya un rapport insurmontable entre l’état de droit et le modèle de
procédure pénale ( cela soulève le problème des garanties procédurales .
Ces trois défis expriment trois idées différemment :
* premièrement la finalité de manifestation de la vérité face a la nature
juridique de l’acte ;
* deuxièmement la recherche de l’équilibre face aux intérêts de la procédure
pénale ;
* troisièmement la prééminence du droit face a ma dimension politique .
Ces trois idées gouvernent la définition de la matière qui peut être donc
entendue comme le cadre normatif et institutionnel caractérisant l’organisation de
la réponse pénale de l’état en cas de commission d’une infraction. De façon précise
elle renvoie à l’ensemble des formalités à accomplir en vu de la préparation et la
tenu du procès pénal ( comment juridiquement chemine t- on vers un procès pénal,
comment juridiquement se tient ou se déroule le procès pénal et dans certains cas
quelle sont les suites de la décision pénale. Il en résulte qu’il existe des
questions et des problèmes de la procédure pénale. Le code de procédure pénale a
choisi de définir la discipline selon cette approche matérielle au terme de
l’article 1 le législateur possède a une énumération des matières de la procédure
pénale à savoir :
- Constatation de l’infraction ;
- Recherche des auteurs ;
- Admission de la preuve ;
- Organisation des juridictions;
- Application de la sanction pénale ;
- Droit de recours droit des parties ;
- Modalités d’exécution des peines
Cette énumération n’est pas limitative et elle n’est pas non plus synthétique. A
l’analyse l’on peut relever que la procédure pénale comprend quatre problèmes :
# Le problème des garanties procédurales ( présomptions de l’innocence… );
# Le problème de la constitution de l’accusation pénale ;
# Le problème de l’organisation du procès pénal ;
# Le problème de l’administration de la preuve pénale.
Partant de cette définition il convient de déterminer les traits
caractéristiques de la procédure pénale, l’évolution de la matière en droit
camerounais et son contenu actuel de la matière .
# Les traits caractéristiques de la procédure pénale
La singularité de la procédure pénale en tant que discipline juridique
repose sur quatre considérations essentielles :
# La première considération se rapporte a la finalité de la procédure pénale:
sur ce point la procédure pénale se distingue du droit pénale substantielle alors
que le droit pénal substantiel ne peut toucher que le seul délinquant, la procédure
pénale peut considérer tout individu. Le droit pénal substantiel porte
principalement sur la caractérisation de l’infraction et l’établissement de la
responsabilité des auteurs et la procédure pénale porte sur la manifestation de la
vérité.
# La deuxième considération de la procédure pénale se caractérise par son
dualisme: en effet a la différence des autres procédures a savoir la procédure
civile ou encore la procédure administrative contentieuse ( qui sont des procédures
extrêmement variées dans leur contenu s’agissant précisément des différentes
actions en justice ) la procédure pénale s’articule autour de deux actions : une
action publique et une action civile. Dans le même ordre d’idées les autres
procédures vise plusieurs objectifs. De mêmes les autres procédures peuvent
concerner diverses parties , la procédure pénale ne concerne que deux parties :
l’accusation et la defense. Enfin alors que les autres procédures assurent diverses
fonctions juridiques la procédure pénale met au prise deux fonctions répressives :
la fonction de poursuite et la fonction d’instruction.
# La troisième considération de la procédure pénale relève globalement de la
matière indisponibles ( elle n’appartient pas aux parties a la différence des
autres procédures ) qui peuvent donc dépendre de la volonté des parties elle ne
peut faire objet de désistement que de façon exceptionnelle et les modes
alternatifs de règlement des différents n’ont en principe aucune place . Il en
résulte que le procès pénal est un procès d’ordre public et un procès dit de cas
échéant.
# La quatrième considération de la procédure pénale est la procédure
d’expression du droit au juge de : en effet la problématique générale de la
procédure pénale est la soumission de toutes les phases du procès a un contrôle
juridictionnel.
Au delà de ces quatre éléments l’on peut considérer que la procédure pénale ne
présente pas un contenu uniforme de sorte que la notion de droit commun de la
procédure pénale ne présente pas la même signification et la même portée que dans
les autres matières procédurales . Et l’on distingue trois notions différentes :
- Les règles générales de la procédure pénale ;
- Les procedures pénales spéciales;
- Les procedures pénales dérogatoires.
# l’évolution de la procédure pénale camerounaise
La procédure pénale camerounaise a connu deux types d’évolution : une
évolution temporelle et une évolution technique. D’abord du point de vus
temporel la procédure pénale camerounaise est passée du pluralisme juridique a un
droit relativement codifié. En effet le texte de base de la procédure pénale
camerounaise est le code de procédure pénale issue de la loi 2005/007/2005 entrée
en vigueur le 01 janvier 2007 conformément a son article 547 qui en avait differer
son entrée en vigueur . A la base ce texte résulte de la combinaison de trois
textes antérieurs : le code d’instruction criminelle ( cic ) édicté par
l’ordonnance française du 04 février 1938 modifié par la loi n•57/203 du 16
décembre 1958 portant simplement et adaptation de la procédure pénale Ce texte du
cic était appliqué dans l’ancien camerounais francophone. Le deuxième est la
criminal procedural ordinance of law nigérian 1958 appliqué dans l’ex Cameroun
occidentale. A côté de ces deux texte l’on peux mentionner l’ordonnance n•72/4 du
26 août 1972 portant organisation judiciaire. Ainsi le code de procédure pénale se
voulait être une synthèse, une symbiose de l’ancien droit cette belle ambition de
passer d’un pluralisme juridique a un droit codifié pouvait elle produire, aboutir
ou réaliser un texte cohérent ? Le code de procédure pénale de 2005 contenait donc
deux types d’innovations : une première catégorie d’innovation procédant de la
fusion des mécanismes existants dans l’ancien texte en un mécanisme nouveau ; une
seconde catégorie d’innovation résultant de la technique de transposition et dont
de généralisation d’un mécanisme existant seulement dans une ancienne partie du
territoire. On dit que le code de procédure pénale camerounais de 2005 est un texte
hybride combinant tradition juridique common law et tradition juridique Romano-
germanique . Dans son contenu le code de procédure pénale compte 747 article
distribué en 6 livres réparti en 17 titres . Le livre 1 porte sur les dispositions
générales ; livres 2 de la constatation et la poursuite des infractions ; livre 3
des juridictions de jugement ; livre 4 les voies de recours ; livre 5 l’exécution
des décisions de justice et le livre 6 des procédures particulières. A côté du
code de procédure pénale le Cameroun a également codifié la loi portant code
justice militaire. D’autres lois pénales spéciales complètent le régime camerounais
de la procédure pénale camerounaise .
Du point de vus de l’évolution technique la procédure pénale camerounaise a
évolué d’une procédure pénale dite mixte a une procédure pénale placée sous
l’emprise de ma prééminence du droit. En effet la présentation de procédure pénale
camerounaise était dominée par la prise en compte de la combinaison des deux grands
systèmes : système accusatoire et système inquisitoire. Historiquement le système
de procédure pénale inquisitoire se caractérisait par trois traits : une procédure
écrite, secrète et non contradictoire.
Le model accusatoire est un modèle de procédure pénale qui se caractérise par
trois traits : une procédure pénale orale ; une procédure pénale publique et une
procédure pénale contradictoire . Certains auteurs estiment donc que la procédure
pénale camerounaise issu du code de procédure hybride est une procédure pénale
pénale dit mixte ( mis accusatoire, mis inquisitoire) une tel présentation du
modèle camerounais n’est certes pas erroné mais c’est une présentation
superficielle et peu pertinente a la vérité il n’existe aucun modèle de procédure
pénale étatique purement accusatoire ou purement inquisitoire . Toute procédure
pénale étatique est nécessairement inquisitoire et accusatoire. S’agissant du
Cameroun on peut dire que le modèle est inquisitoire dans la phase préparatoire du
procès et accusatoire dans la phase décisoire du procès. En réalité il convient de
déterminer si le model camerounais de procédure pénale inscrite ce régime sous la
prééminence du droit ou exclu cette considération fondamentale en clair la
prééminence du droit est le critère de distinction et de classification de
procédure pénale et le curseur de leur évolution.
# le contenu de la procédure pénale
Au delà des quatre problèmes relevant de la matière de la procédure pénale l’on
peut relever que la procédure pénale en tant que discipline juridique présente un
contenu statistique renvoyant au cadre d’organisation de la réponse pénale
( première partie) et un contenu dynamique renvoyant à l’objet du cadre ( seconde
partie ). Nous étudions donc le cadre de l’organisation de la procédure pénale et
les éléments d’articulation du procès pénal.
Première partie : L’étude du cadre de l’organisation de la
justice pénale
L’on attend par cadre d’organisation de la procédure pénale l’ensemble des
normes, des institutions et des mécanismes concourant a la réalisation de la
justice pénale. Il s’agit dans le cadre de cette partie d’examiner l’administration
de la justice pénale. Le terme administration est entendu dans deux sens d’abord au
sens organique ( les organes de la justice pénale) et le sen fonctionnel ( les
missions et attributions de la justice pénale ). L’une des idées de base ici est
celle de la bonne administration de la justice . Il convient d’observer que le
législateur n’a pas explicitement fait référence au principe de la bonne
administration de la justice pourtant en matière pénale plus que dans toute autres
matières la bonne administration de la justice est a base philosophique de
l’ensemble du processus de justice . Ce principe sautant théoriquement celui de la
prééminence du droit . L’étude du cadre d’organisation de la justice pénale conduit
l’étudiant à rechercher la réponse a la question de savoir si la procédure pénale
camerounaise dans son ensemble est gouvernée par le principe de la bonne
administration de la justice. En d’autres termes il s’agit de vérifier si
l’administration de la justice pénale au Cameroun intègre les cadres composantes
suivantes :
- les garanties procédurales au Cameroun;
- la garantie du droit au juge;
- l’intégrité des fonctions répressives ;
- la recherche de l’intérêt de la justice.
Cette première partie s’articule autour de trois points a savoir :
# les principes de la bonne administration de la justice pénale ( titre 1 )
# les autorités de l’administration de la justice pénale ( titre 2 )
# les actions de la justice pénale ( titre 3 )
Titre 1 / les principes de la justice pénale
Considérant l’hypothèse d’une justice pénale gouvernée par la bonne
administration de la justice et dominée par la prééminence du droit l’on peut
relever quatre grands principes :
•Le principe de la présomption d’innocence qui peut être présenter comme le
principe directeur de la justice pénale ( chapitre 1 );
•Le principe du droit au juge qui peut être présenté comme le principe
fondamental de la justice pénale ( chapitre 2 ) ;
•Le principe de la garantie des droits de la defense qui peut être présenter
comme le principe essentiel de la justice pénale ( chapitre 3 ) ;
•Le principe de l’intégrité de la preuve qui peut être analysé comme le
principe substantiel de la justice pénale ( chapitre 4 ) .
Chapitre 1 : le principe directeur de la justice
pénale : le principe de la présomption d’innocence
La présomption d’innocence est a la procédure pénale ce que la légalité
criminelle est au droit pénal substantiel c’est a dire un principe directeur de la
justice pénale. Dans ce sens la présomption d’innocence détermine l’ensemble de
l’organisation de la justice pénale :
- Elle est a la base des rapports entre les organes de la justice pénale ( elle
le fondement de séparation des fonctions de poursuites et les fonctions
d’instructions ) ;
- la présomption d’innocence est entre les deux intérêts contradictoires de la
justice pénale la protection des libertés individuelles et protection de la
société.
- elle est le fondement de la restriction exceptionnelle des libertés avant
jugement ;
- elle est au fondement de l’administration de la preuve pénale ( la charge de la
preuve pénale incombe à l’accusation ) .
A l’analyse la présomption d’innocence est un principe qui traverse l’ensemble
de la procédure pénale il a donc un fondement supranational ( section 1 ) et un
fondement national ( section 2 ).
Section 1: fondement supranational de la présomption
d’innocence
Le premier texte établissant le principe de la présomption d’innocence est
l’article 14 du pact internationale relatif au droit civil et politique de 1966
dont le paragraphe 2 dispose :« toutes personnes accusées d’une infraction pénale
est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité a été légalement établie » ce
même principe est repris par l’article 7 de la charte africaine des droits de
l’homme et des peuples de 1981 quasiment dans les mêmes termes. Ces deux arguments
forment le fondement supranational de la présomption d’innocence relevant du droit
contraignant. Il en résulte que le principe de la présomption d’innocence est la
base d’un contrôle de conventionalité de la procédure pénale.
Section 2: le fondement national de la présomption
d’innocence
Relativement a la procédure pénale nationale il convient d’examiner
l’affirmation du législateur et la portée de cette affirmation .
1) l’affirmation du législateur
Le législateur camerounais énonce la présomption d’innocence dans deux textes
d’inégales valeur : la constitution et le code de procédure pénale
- La constitution : l’affirmation du principe de présomption d’innocence dans la
constitution réalise le mouvement de constitutionalisation la présomption
d’innocence . En effet le préambule de la constitution dispose : « tout prévenu est
présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité est été établie au cours d’un procès
conduit dans le strict respect des droit de la defense » sur la base de cette
affirmation on dit que le principe de la présomption d’innocence peut servir de
moyens de l’exercice du contrôle de constitutionnalité sur le code de procédure
pénale .
- l’affirmation de la présomption d’innocence dans le code de procédure pénale :
en énonçant la présomption d’innocence dans le code de procédure pénale le
législateur a réalisé le mouvement de codification du droit de la présomption
d’innocence. Il en résulte que la présomption d’innocence est désormais un principe
système de la procédure pénale. Il est énoncé a l’article 8 alinéa 1 dispose : «
toute personne suspecté d’avoir commis une infraction est présumée innocente
jusqu’à ce que sa culpabilité est été légalement établie au cours d’un procès où
toutes les garanties nécessaires a sa défense lui seront assurés ». Cette
disposition établie le lien entre me principe de la présomption d’innocence, la
légalité de la poursuite et les garanties procédurales .
2: la portée du principe de la présomption d’innocence
Il convient d’admettre que la présomption d’innocence a une portée
générale et absolue. Premièrement elle s’applique à toutes les phases de la
procédure pénale phases policières ( présomption d’innocence du suspect ) phase de
l’information judiciaire ( présomption d’innocence de l’inculpé ) phase du jugement
correctionnel ( présomption d’innocence du prévenu ) et phase du jugement criminel
( présomption d’innocence de l’accusé ). L’article 8 alinéa 2 dispose : « la
présomption d’innocence s’applique au suspect, à l’inculpé, au prévenu et à
l’accusé » .
Deuxièmement la présomption d’innocence est une règle ou plus précisément un
principe d’autres publics. Il en résulte que la violation du principe de la
présomption d’innocence est sanctionnée par la nullité absolue ( article 3 alinéa 1
b du code de procédure pénale ) .
Troisièmement la présomption d’innocence est une contrainte de l’état de
droit il en résulte que seul un juge est habilité à prononcer une condamnation
pénale, seul un certain type de procès peut aboutir à une condamnation pénale, la
société n’a ni le droit de se rendre justice ni de prononcer des condamnations . En
tout état de cause deux problèmes contemporains s’adressent a la présomption
d’innocence :
*le premier est le développement des juridictions pénales en compétences
spéciales ;
*Le second problème est la montée de la demande d’information de la société
contemporaine . Ce dernier problème met le principe du respect de la présomption
d’innocence à l’épreuve de la liberté d’expression et du développement des médias.
Chapitre 2: le principe du droit au juge ( le principe
fondamental de la justice pénale
En procédure pénale le droit au juge présente un intérêt tres particulier ,
en effet la modernisation de la procédure pénale s’est fait sous le mouvement de la
judicialisation de la justice pénale. Cela signifie c’est part le droit au juge que
la justice pénale est devenue la pierre de touche de l’état de droit ( sujet ) il
en est ainsi pour trois raisons essentielles :
• Premièrement la matière en cause devant le juge pénale ( pour les droit
fondamentaux );
• deuxièmement le rapport entre le juge pénale et le pouvoir politique ;
• troisièmement l’évolution propre de la théorie de la juridiction. Notamment la
prise en compte des compétences pénales supranationaux .
A l’analyse le droit au juge engendré par le principe directeur de la présomption
d’innocence peut-être présenter sous deux angles : d’abord sa signification en
matière pénale ( section 1 ) et son intégration dans la procédure pénale ( section
2 ).
Section 1: la signification du droit au juge en matière
pénale
Au delà des questions générales tel que l’accès au juge ( existence des
juridictions et fonctionnement des tribunaux ) ou encore la gratuité de la justice
( la dimension du service public ) le droit au juge a un contenu spécifique en
matière pénale, il désigne en effet le procès équitable et le due procès of law .
Paragraphe 1: le droit au juge comme le procès équitable
Envisagée dans ce sens le droit au juge s’entend de la garantie procédurale
c’est a dire la prise en compte des contraintes procédurales de la présomption
d’innocence . Cela est prévu a l’article 8 alinéa 1 du code de procédure pénale
infini en se qu’il dispose : « un procès où toutes les garanties nécessaires a sa
défense lui seront assignés » cela signifie que le droit au juge s’entend de la
qualité de la justice pénale. Un lien légal est établi entre le droit et les droits
de la defense , on dit que les droits de la defense ou plus précisément la garantie
des droit de la defense est la condition d’affirmation du droit au juge. La notion
de procès équitable permet d’apprécier et d’évaluer l’existence du droit au juge,
en d’autres termes le procès équitable ne signifie pas un type de procès c’est
l’expression même de la fonction de juger en matière pénale. La justice pénale
camerounaise peut ainsi être questionner sous l’angle du procès .
Paragraphe 2: le droit au juge comme due procès of law
Dans un second sens le droit juge signifie le droit de faire entendre sa cause
cela signifie que toute personne mise en cause en matière pénale doit faire
entendre sa cause devant un juge. Ce sens du droit au juge invite à questionner la
soumission de toutes les phases du procès pénal au contrôle d’un juge . Il existe
ici deux approches : l’approche extensive au terme de laquelle toutes les phases
du procès pénal sont soumises au contrôle d’un juge ( phase initiale ; phase
préparatoire et phase décisoire ). Selon l’approche restrictive le droit de faire
entendre da cause devant un juge ne devrait exister que dans la phase décisoire.
Dans cette approche l’on assimile le droit au juge a la tenue du débat judiciaire.
Ainsi l’article 359 du code de procédure pénale cristallise cette approche en ce
qu’il prévoit que le juge demande a la personne poursuivie s’il plaide coupable ou
non coupable . La justice pénale camerounaise semble adopter une approche moyenne
du due procès of law sans véritablement garantir le droit au juge dans la phase
initiale, le législateur le rend facultatif dans la phase préparatoire et
l’institue dans la phase décisoire.
Section 2: l’intégration du droit au juge dans les règles
de la procédure pénale
Au delà du choix qui nous oblige fait pas le législateur certaines règles
techniques permettent l’affirmation du droit au juge. Il en est ainsi des règles
relatives a la garantie de l’impartialité ( paragraphe 1 ) et les règles relatives
au recours juridictionnel ( paragraphe 2 ).
Paragraphe 1: la garantie de l’impartialité
L’impartialité est la qualité substantielle du juge pénale. Dans ce sens
elle est la condition de la recherche de la vérité et la base de la manifestation
de la vérité. C’est sur la présomption d’impartialité du juge pénale que ce déduit
la théorie de l’intime conviction . De même c’est sur les considérations
d’impartialité que le juge pénale est neutre en matière de recherche de la preuve .
On dit qu’il décide selon les preuves administrées au cours des débats c’est encore
sur le fondement de cette impartialité que la règle du contradictoire est
essentielle en procédure pénale. Le législateur prévoit que :« l’impartialité est
garantie par la procédure spéciale de récusation ». L’article 591 du code de
procédure pénale organise la récusation du juge. Ce texte prévoit deux cause de
récusation la cause subjective ( les lien de famille ou de parenté , d’amitié ou
d’hostilité … ) et une cause de récusation objective ( connaissance préalable de
l’affaire ou encore position administrative antérieure dans la même affaire ). Ces
deux causes se fondent sur la notion de suspicion légitime . Il convient de se
demander si les opinions politiques, les convictions religieuses et engagements
social du juge peuvent également fondés sa récusation, en d’autres termes peut il
avoir de cause de récusation en dehors des prévisions légales. Sur la forme il
existe la récusation provoquée par le justiciable et la récusation spontanée
lorsque le juge décide lui même de s’abstenir pour des raisons qu’il présente
( article 592 ) dans ce cas il doit en informer son supérieur hiérarchique . Au
terme de l’article 593 un magistrat du ministère public ne peut être récusé . Il
convient de se demander si le législateur n’a pas neutralisé le droit à récusation
et donc la garantie d’impartialité considération l’article 599 alinéa 2, ce texte
prévoit « en cas de rejet de la demande en récusation le demandeur peut sans
préjudice des dommages et intérêts s’il y’a lieu être condamné a une amande civile
de 100000f a 500000f ».
Paragraphe 2: le recours juridictionnel
Du point de vus du droit au juge le recours juridictionnel suppose la
possibilité de soumettre sa contestation a un juge et évoqué la violation d’un
droit procédural devant le juge. Dans ce sens l’on peut mentionner l’existence de
la procédure d’abeas corpus encore appelé procédure en libération immédiate prévue
dans les articles 584 et suivant . Cette procédure sanctionne l’irrégularité ou
bien l’abus dans la décision de garde à vue régulière ou abusive . Le juge de
l’abeas corpus est le président du tribunal de grande instance du ressort
territorial, le procédure d’abeas corpus est une procédure sous requête , la
compétence du juge en matière d’abeas corpus comprend la garde a vue judiciaire et
la garde à vue administrative. Il existe également le recours en appel devant la
chambre de contrôle de l’instruction lorsque l’acte du juge d’instruction est
contesté.
Enfin le recours contre les décisions des tribunaux tel que
l’enquête,l’opposition, le pouvoir. Du point de vus de récusions du droit au juge,
le recours contre les décisions du tribunal doit présenter deux caractères :
*Premièrement ce recours doit être effectif c’est-à-dire qu’il soit
disponible ;
*Deuxièmement ce recours doit être utile c’est à dire qu’il permet un réexamen
réel de l’affaire.
Chapitre 3: les droits de la defense
Les droits de la defense forme l’une des caractéristique essentielle sinon
la caractéristique essentielle de la direction du procès. Cette catégorie est
importante de la justice pénale structure aujourd’hui l’ensemble du droit
processuel au point de relever de la théorie générale du procès y compris dans les
modes alternatifs des différends. On peut dire dire que la signification des droit
de la defense a évoluer avec le temps . A l’origine les droits de la defense
étaient limités a une dimension strictement subjective on parlait de prérogative
appartenant a la defense dans sa confrontation avec l’accusation, les droits de la
defense avaient pour finalité le maintien de l’équilibre procédural accordée mes
prérogatives a la defense pour refaire l’infériorité provoquée par l’accusation.
Ainsi cette dimension subjective des droits de la defense se fonde sur la légalité
des partis ( section 1 ). Dans la perspective contemporaine les droits de la
defense ont un contenu d’avantage objectif il ne désigne plus les prérogatives
reconnues a la defense face a l’accusation mais plutôt les garanties légales de la
procédure pénale. Dans ce sens se fonde sur la qualité de la justice pénale, en
d’autres termes sur la notion de bonne administration de la justice ( section 2 )
Section 1: la dimension subjective des droits a la
defense : la recherche de légalité des armes
Du point de vus subjectif les droit de la defense visent a donner a la defense
les moyens nécessaires au rétablissement de l’équilibre face à l’accusation le
débat judiciaire en matière pénale visant la manifestation de la vérité devrait
s’organiser et se tenir dans le strict respect de la position de chacune des
parties. Considérant la mains mise de l’accusation sur l’ensemble de la phase
préparatoire du procès et partiellement sur la phase décisoire les droits de la
defense sont envisagée vis a vis de l’accusation . A l’analyse ces prérogatives
sont au moins quatre ( 04 ) :
• Premièrement le droit d’être informé des éléments de l’accusation ;
• Deuxièmement le droit au silence face à l’accusation ;
• Troisièmement le droit à l’assistance face a la connaissance et aux moyens de
l’accusation ;
• Quatrièmement le droit a la contradiction face
Paragraphe 1: le droit à l’information
Le droit d’être informé est le commencement des droits de la defense , il
comprend le droit de savoir, le droit de comprendre et le droit de pouvoir
effectuer un choix de procédure. Ce droit s’applique comme un dérivé de la
présomption d’innocence ainsi l’on distingue le droit de l’information du suspect,
le droit d’information de l’inculpé et le droit a l’information du prévenu et de
l’accusé , c’est dont un droit transversal de la justice pénale. L’une des
questions fondamentales du point de vus de la présomption d’innocence et du droit
au juge est celle de savoir a partir de quel moment le droit d’être informé devient
exigible ? Pour le suspect par exemple l’on déduit que le droit à l’information
devient exigible des l’ouverture de l’enquête préliminaire. Cela se déduit des
dispositions de l’article 116 du code de procédure pénale « l’opj est tenu dès
l’ouverture de l’enquête préliminaire et à peine de nullité d’informer le suspect…»
meme si ce droit à l’information semble viser l’information du suspect sur ses
droits ils convient de souligner que celle ci devrait comprendre également les
éléments de la cause , le droit à l’information se manifeste aussi par les acte de
notification, de convocation ou simple communication. S’agissant de l’inculpé le
droit à l’information est exigible dès l’inculpation. L’article 167 du code de
procédure pénale définit l’inculpation comme l’information du suspect, des faits
qui lui est reproché et l’inculpation . Cette information se réalise des la
première comparution devant le juge d’instruction c’est la procédure
d’inculpation . Devant le juge le droit à l’information prend la forme d’un choix
de procédure soit plaidé coupable soit plaidé non coupable. A l’analyse la
problématique essentielle du droit à l’information est lié au point de depart réel
et formelle de la procédure pénale.
Paragraphe 2: le droit de se taire ( le droit de garder
le silence )
Le législateur donne la possibilité au suspect, à l’inculpé, au prévenu et à
l’accusé de garder le silence devant l’accusation . Le droit au silence en
procédure pénale comprend le droit de ne pas répondre à l’accusation, le droit de
refuser de répondre aux officiers de police judiciaire et surtout le droit de ne
pas s’autoincriminer en effet la prise en compte du droit au silence tien souvent a
la prise en compte de la faiblesse et de la vulnérabilité c’est d’avantage de
préservation de l’intégrité morale de l’individu mis en cause qui se trouve
généralement sous la pression de l’accusation, c’est également un droit transversal
dont le respect doit être assuré par tout les autorités des fonctions répressives
mention de l’information de ce droit doit être faite . La violation du droit au
silence peut également entraîner la nullité des actes .
Paragraphe 3: le droit d’être assisté
L’affirmation de la présomption d’innocence et la reconnaissance du droit au
juge qui implique que l’individu doit présenter sa cause face à l’accusation exige
que celui ci bénéficie d’une assistance. La spécificité de la justice pénale a
transformé ce droit à l’assistance en un droit a la defense par un avocat . En
matière pénale donc la defense par un simple conseil ou un mandataire est quasiment
exclu, le législateur impose d’ailleurs la présence d’un avocat comme formalité
substantielle mais le droit à l’assistance varie selon les phases de la procédure
ouvert dès la phase initiale il devient strictement réservé à l’avocat dans la
phase décisoire, c’est le sens de l’article 31 du code de procédure pénale infine
au terme duquel le législateur prévoit que en cas d’arrestation il est permis a un
tier d’accompagner la personne arrêtée afin de s’assurer du lieu ou elle est
conduite il se pose aujourd’hui la question de savoir si l’assistance d’un avocat
est exigée dans la phase préparatoire du procès.
Paragraphe 4: le droit a la contradiction
Connu sous le principe de contradiction c’est la synthèse des trois premières
droits en d’autres termes c’est la faculté reconnue au prévenu ou à l’accusé de
discuter , de contester les termes de l’accusation d’une part et de communiquer ses
propres éléments et de produire ses moyens de preuve, l’importance de ce droit en a
fait l’élément de base du débat judiciaire. L’élément caractéristique de la fameuse
procédure accusatoire il se manifeste par la technique tels que la communication
préalable de la liste des témoins, la discussion de tout élément de preuve et
l’organisation de la cross examination . Le contradictoire est a ce point
structurant de la phase décisoire qui permet l’organisation du procès en deux temps
dans un face a face l’accusation case verse difense case
Section 2: la dimension objective des droits de la
defense : la bonne administration de la justice
Sous l’angle de la bonne administration de la justice les droits de la défense
comprennent trois composantes :
• premièrement le principe de séparation des fonctions répressives ( paragraphe
1 );
• la règle de la publicité des débats ( paragraphe 2 ) ;
• le délai raisonnable ( paragraphe 3 )
A ces trois composantes classiques la doctrine ajoute une quatrième à savoir:
•
la règle de collégialité du tribunal ( paragraphe 4 )
Paragraphe 1: la règle de la séparation des autorités des
fonctions répressives
Il existe deux fonctions répressives : la fonction des poursuites exercées
par le procureur de la république et la fonction d’instruction exercée par le juge.
*La première fonction: est celle au terme de laquelle le procureur de la république
monte les éléments de l’accusation en vu de leur présentation à l’audience, dans ce
sens on dit encore que l’exercice de la poursuite est exercice de l’action publique
( mise en mouvement et suivie ) il convient de souligner en grand trait que : la
poursuite n’est pas une phase du procès elle est un visage de toute la procédure il
ne faut pas la confondre avec l’enquête qui n’en constitue que l’une des modalités
de constitution les principaux actes de poursuite sont notamment la plainte , la
citation directe, la dénonciation ( initiation de la poursuite ). Ensuite plainte
avec constitution de parti civil, citation directe, réquisitoire introductif ,
réquisitoire définitif (acte de présentation des éléments de la poursuite ou encore
mise en mouvement de l’action publique ) Enfin, l’accusation case ( acte de
démonstration de la poursuite) ou encore la plaidoirie .
*La fonction d’instruction a pour finalité d’examiner la pertinence et le sérieux
de l’accusation c’est un système de procédure pénale distingue deux types
d’instruction : une instruction préparatoire appelée aujourd’hui information
judiciaire confiée au juge d’instruction et une instruction définitive appelée
jugement confiée au tribunal. L’instruction préparatoire vise à déterminer si
d’après l’accusation il existe des charges suffisantes elles se déroulent donc dans
les deux sens a charge et a décharge . L’instruction définitive quant a elle
cherche à déterminer s’il existe les éléments de preuve suffisante pour établir la
culpabilité. L’instruction est dont l’autre visage de la procédure pénale .
Paragraphe 2: la règle de la publicité
La règle de la publicité est une règle classique de la justice pénale, elle
prévoit que la justice pénale est dominée par la transparence de ces procédures,
l’établissement de la culpabilité résultant d’une démonstration judiciaire et la
manifestation de la vérité se faisant dans l’intérêt de la société la justice
pénale doit normalement se montré au yeux des hommes cette exigence philosophique
se traduit par la règle technique de la publicité. Cependant la matière en cause
( la commission d’une infraction ) l’objet du procédé de la justice pénale ( la
poursuite des auteurs ) et le principe directeur de l’ensemble du mécanisme ( la
présomption d’innocence ). Cependant ces trois éléments influencent et déterminent
la règle de la publicité de la justice pénale. Il en résulte dont une application
différenciée de la règle de la publicité, de façon concrète le législateur a
construit un régime a trois composantes :
- premièrement : et pour ce qui est de la phase préparatoire du procès le
législateur affirme la règle du secret ( c’est la primauté de la préservation de la
liberté individuelle ) il est des lors admis que la phase policière du procès est
secrète. Il est également affirmé à l’article 154 alinéa 1 :« l’information
judiciaire est secrète »;
- deuxièmement : la publicité de la phase décisoire a ce propos l’article 302 du
code de procédure pénale parle de la publicité des débats ce texte dispose : « les
audiences sont publiques » l’aliéna 2 ajoute « dans tous les cas le jugement est
prononcé en audience publique ». Cette deuxième composante signifie que si les
audiences peuvent ne pas être publique le jugement est nécessairement public
( rendu en audience publique et publié ) il peut même arriver que le tribunal
ordonne une publicité supplémentaire notamment par voie de retransmission ou encore
que le juge ordonne une publication spéciale du jugement dans le cadre des peines
accessoires ;
- troisièmement : l’exception du oui clos des débats il arrive que pour des
raison liés soit a la nature de l’infraction ( crime sexuel ) soit en raison de la
victime de l’infraction ( le mineur ) soit en raison du danger pour l’ordre public
( jugement en matière de trafic ) la juridiction peut autoriser le oui clos des
débats ou bien une publicité restreinte. L’article 720 alinéa 1 dispose « a peine
de nullité du jugement à intervenir, le oui clos est obligatoire devant toutes
juridictions appelées à connaître une affaire dans laquelle un mineur est impliqué
» .
Paragraphe 3 : le délai raisonnable
Du point de vus de la bonne administration de la justice il est admis que la
justice pénale doit s’exercer dans un délai raisonnable ni justice rapide ni
justice accélérée ni lenteur judiciaire mais délai raisonnable. Il en résulte deux
considérations essentielles : la première concerne la signification du délai
raisonnable et la seconde l’application du délai raisonnable .
Sur le premier point : il est admis que a l’absence de définition légale le délai
raisonnable renvoie a la durée acceptable d’une procédure pénale déterminée à
partir de trois éléments :
* la complexité de l’affaire ( pluralité d’auteurs, pluralité de victimes,
pluralité d’actes, pluralité de lieu de commission et pluralité de valeur sociale
atteinte );
*le comportement des parties au procès ( refus de coopérer , sollicitation de
renvoi );
* les moyens du tribunal ( nombre de magistrats, disponibilités de juridiction… )
sur cette base le délai raisonnable s’entend de la durée déterminée de façon in
contreto ( par l’appréciation du juge ) le délai raisonnable n’est dont pas un
délai fixé par le législateur de in abstrato il en résulte que le délai raisonnable
est un délai factuel ( déterminable ) et non un délai légal ( déterminé ). Du point
de vus de son application deux questions se pose : la première est celle de savoir
qui détermine le délai raisonnable le juge ou le législateur ? La seconde est celle
de savoir quels sont les domaines d’application du délai raisonnable qu’il s’agit
de la phase préparatoire ou de la phase décisoire.
Sur le premier point il ya normalement deux règles : la première est la
reconnaissance du principe du délai raisonnable ( domaine du législateur ) et la
détermination de la durée raisonnable d’une procédure ( domaine du juge ). Il se
pose la question de la détermination légale des délais de procédure ( délai de la
garde à vue, délai de la détention provisoire ) jusqu’à présent le législateur n’a
pas fixé un délai audience devant les juridictions de droit commun.
S’agissant du domaine du délai il convient de considérer la durée des délais des
mesures privative de liberté, la durée de délai des mesures procédurales ( durée de
l’enquête de police, durée de l’information judiciaire , durée de la phase
d’accusation, durée de la phase de la defense ); la durée de formalité de procédure
( notifications d’un acte, etc ). De manière générale l’on distingue l’appréhension
du délai raisonnable devant les juridictions ordinaires de son appréhension devant
les juridictions à compétence spéciale.
Paragraphe 4: La règle de la collégialité
La spécificité de la matière pénale a conduit la plupart des systèmes de
justice pénale à l’admission de la règle de la collégialité comme participante de
la bonne administration de la justice . Ainsi la procédure pénale n’admet pas
l’hypothèse du juge unique l’importance de la décision à venir oblige la prise en
compte d’une pluralité de regards des faits en causes il est des lors affirmé que
le tribunal pénal décide a la majorité de ses membres , l’opinion contraire est
affirmé dans l’opinion dycidante c’est dont de façon exceptionnelle que le juge
statut seul en matière pénale il en est ainsi dans l’hypothèse de la procédure
d’abeas corpus ( qui ne soulève pas de difficultés majeurs en raison du problème
juridique soulevé ) cependant l’on se demande si la règle de la collégialité ne
devrait pas s’étendre a la juridiction d’instruction compte tenu de sa compétence .
De façon générale les droits de la défense constituent selon le code de
procédure pénale camerounais des principes substantiels dont la violation est
sanctionnée par la nullité absolue des actes ce sont donc des règles d’ordre public
en matière de procédure pénale ( article 3 du code de procédure pénale ) il
convient juste de se demander si la violation de la catégorie des droits de la
défense peut aussi engendrer l’engagement de la responsabilité de l’auteur de la
violation .
Chapitre 4 : les principes probatoires de la justice
pénale
La spécificité de la justice pénale ( connaissance et traitement d’un
fait juridique ) entretient un lien singulier avec la preuve . Celle ci la preuve
est le cœur ♥️du débat judiciaire. Le travail essentiel des autorités de poursuite
consiste à rechercher et recueillir les éléments de preuve , le but de l’accusation
est de présenter les preuve au soutiens de ses allégations. L’intervention de la
défense consiste à discuter les éléments de preuve, la fonction du juge pénale
consiste à administrer la preuve. La décision du juge pénale se fonde sur les
éléments de preuve, la culpabilité s’entend donc de la production des preuves
suffisantes ( l’esprit du juge est persuadé par la preuve ) la non culpabilité
s’entend par l’insuffisance de la preuve. Cette place centrale de la preuve qui
agit comme des principes substantiel de la justice pénale a ce propos mention peut-
être faite du principe de la liberté de la preuve ( section 1 ), du principe de la
légalité de la preuve ( section 2 ) et du principe de l’intime conviction ( section
3 ).
Section 1: le principe de liberté de la preuve
Le principe de base de la preuve pénale est celui de la liberté, la nature
juridique de l’infraction ( le fait juridique ) ne rend pas possible en matière
pénale la preuve pré constituée l’article 308 du code pénal dispose dans ce
sens : « hormis les cas ou la loi en dispose autrement, une infraction peut-être
établie par tout mode de preuve » ce principe qui semble viser ici l’accusation
s’applique aussi a la defense . Le paragraphe 2 du même article 308 dispose :«
toute preuve contraire d’un fait peut-être rapporté par tout moyens » il en résulte
que la liberté de la preuve s’entend de la liberté des modes de preuve et de la
liberté des moyens de preuve dans la mise en œuvre de ce principe le législateur à
déterminer une pluralité de modes et de moyens de preuves ( paragraphe 1 ) qui
bénéficie tant à l’accusation qu’à la defense ( paragraphe 2 ).
Paragraphe 1: la pluralité des modes et la pluralité des
moyens de preuve
La pluralité du mécanisme probatoire dans la justice pénale il faut
distinguer la pluralité des moyens de la pluralité des modes.
1)La pluralité des moyens
La règle de la liberté des moyens de preuve signifie aussi qu’il n’est pas
possible d’énumérer limitativement les moyens de preuve en matière pénale. La
pratique de la procédure révèle tout de même que les parties recours généralement a
trois moyens de preuve : le témoignage, l’écrit et preuve scientifique.
• la preuve par témoignage : le témoignage est la reine des preuves en matière
pénale. En effet il existe un statut procédural pour le témoin , au Cameroun 🇨🇲 il
existe un seul statut celui de témoin simple c’est a dire l’individu appelé à
communiquer au tribunal les déclarations ou plus précisément la connaissance
personnelle qu’il a des faits ce témoin peut être à charge lorsqu’il est présenté
au tribunal pour soutenir l’accusation ou bien à décharge lorsqu’il est présenté au
tribunal pour soutenir la defense. Le premier témoin est d’abord l’auteur des faits
; le deuxième témoin est la victime des faits le troisième renferme le groupe
élargi des tiers. Le code de procédure pénale pose la règle selon laquelle seul
l’individu âgé d’au moins 14 ans peut-être témoin ( cette règle s’applique a la
catégorie des tiers ), le mineur de 14 ans peut-être entendu comme témoin s’il est
victime d’une infraction. L’auteur de l’infraction est toujours entendue comme
témoin. Dans le même ordre d’idées, le législateur précise que le témoin peut
intervenir de deux manières : sous serment ou sans serment on parle dont de témoin
a sermenter ( ces formalités s’appliquent a la catégorie des tiers ) le serment est
un formalisme particulier dont l’accomplissement est déterminé par la loi, le rite
de prestation d’un serment est décrit à l’article 148 alinéa 2 dont le premier
paragraphe dispose « hormis le cas ou la loi ou la coutume en dispose autrement le
témoin, la tête découverte, la main droite levée et dégantée prête le serment
suivant : je jure de dire la vérité toute la vérité et rien que la vérité » la
recevabilité du témoignage exige que celui ci soit direct c’est a dire :
- qui émane de celui qui a vu le fait qui pouvait être vus;
- celui qui émane de celui qui a entendu un fait de celui qui pouvait entendu;
- qui émane de celui qu’il a perçu selon tout autre sens ou encore un fait qu’il
émane de l’auteur s’il s’agit d’une opinion.
La procédure pénale camerounaise n’admet pas de témoignage indirect on peut dire
qu’elle fonde le droit du témoignage sur la crédibilité du témoignage. De façon
générale le témoignage est admis au tribunal en trois étapes : l’examination en
chef ( interrogatoire du témoin à charge par la personne qu’il a cité) , la cross
examination ( l’interrogatoire du témoin par la partie adverse ) et la ru-
examination ( le deuxième interrogatoire du témoin par la partie qu’il a cité ).
Dans la procédure française l’on distingue le témoin simple et le témoin assisté
( deuxième statut légal dans la phase de l’information judiciaire à côté de
l’inculpé )
* la preuve documentaire : est le document écrit admis comme preuve la loi
distingue deux types de documents en matière de preuves : le document primaire ou
la preuve primaire ( l’original du document ) et la preuve secondaire ( la copie
conforme à l’original du document certifié par une autorité compétente )
La preuve documentaire peut aussi être admise spontanément lorsque l’écris en
question est la base même de la commission de l’infraction. Il en est ainsi en
matière de faux en écriture, falsification etc …
* la preuve scientifique : elle est l’avenir de la justice pénale elle participe
de la modernisation des modes de preuves et de la sophistication des techniques de
recherche des preuves, la réduction de la marge d’erreur et la possibilité de
retranscription des faits diminue les hypothèses d’erreur judiciaire. L’on peut
noter ici la preuve génétique qui rend nulle les chances d’erreur ou encore la
preuve technologique.
La pluralité des modes de preuves en procédure pénale la preuve peut être
obtenue de diverses manières il peut s’agir du recours aux actes de procédés ou
encore de constatations matériels ( fouille, descente sur les lieux, saisine du
corps de délit … ). Dans ce domaine il est a relever que la recherche de la preuve
incombe prioritairement a la police judiciaire qui agit sous l’autorité et la
direction du procureur de la république exceptionnellement le juge intervient a
cette phase. La prise en compte des libertés individuelles conduit néanmoins a
soumettre certains modes de preuve à l’autorisation préalable du juge telle est le
cas des enregistrements et surtout les écoutes téléphoniques. Cette autorisation
est spéciale c’est a dire :
• limiter dans le temps ;
• limiter dans l’objet ;
Ils forment l’une des caractéristiques essentielles,si non la caractéristique
essentielle de la direction du procès . Cette catégorie importe de la justice
pénale, structure aujourd’hui l’ensemble du droit procédural au point de relever de
la théorie générale du procès,y compris les modes alternatifs de règlement des
différends .
On peut dire que,la signification des droits de La Défense a évolué avec le temps.
À l’origine,les droits de La Défense était limité à une dimension strictement
subjective. On parlait de prérogatives appartenant à La Défense dans sa
confrontation avec l’accusation.
Dans ce sens les droits de La Défense avec pour finalité,le maintien de l’équilibre
procédural : accorder les prérogatives à La Défense pour refaire l’infériorité
provoquée par la puissance de l’accusation . Ainsi,cette dimension subjective des
droits de La Défense se fonde sur l’égalité des parties .
Dans la perspective contemporaine,les droits de La Défense ont un contenu davantage
objectif.
Il ne désigne plus les prérogatives reconnus à La Défense face à l’accusation mais
plutôt,les garanties légales de la procédure pénale. Dans ce sens,les droits de La
Défense se fonde sur la qualité de la justice pénale. En d’autres termes,la notion
de Bonne administration de la justice
Section 1: la dimension subjective des droits de La Défense : la recherche de
l’égalité des armes
Du point de vue subjectif,les droits de La Défense vise à donner à La Défense,les
moyens nécessaires au rétablissement de l’équilibre face à l’accusation.le débat
judiciaire en matière pénale visant la manifestation de la vérité,devrait
s’organiser et se tenir dans le stricte respect de la position de chacune des
parties,considérant la main mise de l’accusation sur l’ensemble de la phase
préparatoire du procès et partiellement sur la phase décisoire,les droits de La
Défense sont envisagés vis à vis de l’accusation. À l’analyse,ses prérogatives au
moins quatre:
1er le droit d’être informé des éléments de l’accusation
2e le droit au silence face aux affirmations de l’accusation
3e le droit à l’assistance face à la connaissance et aux moyens de l’accusation
4e le droit à la contradiction face aux termes de l’accusation
Paragraphe 1: le droit à l’information
Le droit d’être informé est le commencement des droits de La Défense. Il comprend
le droit de savoir, le droit de comprendre,et le droit de pouvoir effectuer un
choix de procédure,
Ce droit dérive de la présomption d’innocence. Ainsi,l’on distingue le droit de
l’information du suspect,le droit de l’information du suspect,de inculpé,du prévenu
et de l’accusé. C’est un droit transversale de la justice pénale.
L’une des questions fondamentales du point de vue de la présomption d’innocence et
du droit au juge elle celle de savoir à partir de quelle moment le droit d’être
informé devient exigible.
Pour le suspect par exemple,le droit à l’information devient exigible dès
l’ouverture de l’enquête préliminaire. Cela se déduit des dispositions de l’article
1116(3) du code procédure pénale:”l’oOJ est tenu dès l’ouverture de l’enquête
préliminaire et à peine de nullité d’informer le support…”, mème ce droit à
l’information semble visé l’information du suspect sur ses droits , ils convient de
souligner que,celle-ci,devrait comprendre également les éléments de la cause. Le
droit à l’information se manifeste aussi par les actes de notifications, de
vocation ou simple communication. S’agissant de l’inculpé, le droit à l’information
est exigible dès l’inculpation . L’article 1167 du cpp définit d’ailleurs l’inculpé
comme : »l’information du suspect des faits qu’on sont reprochés et des
dispositions de la loin pénal applicable . Cette information ce réalise lors de la
première accusation,devant le juge d’instruction. C’est l’inculpation .
Devant le juge , le droit à l’information prend la forme d’un choix de procédure,
soit plaidez coupable ou soit plaidez non coupable .
À l’analyse, la problématique essentielle du droit à l’information est liée au
point de la procédure pénale.
Paragraphe 2: le droit de se garder le silence
Le législateur donne la possibilité au suspect, à l’inculpé ou prévenu ou à
l’accusé de garder silence devant l’accusation
Le droit au silence en procédure pénale comprend,le droit de ne pas répondre à
l’accusation, le droit de refuser de répondre aux OPJ et surtout le droit de ne pas
s’auto incriminer . En effet,la prise en compte du droit au silence tient souvent à
la prise compte de la faiblesse et de la vulnérabilité
C’est davantage un droit de préservation de l’individu mis en cause qui se trouve
généralement sur le pression, c’est également un droit transversale donc le respect
doit être garantie par les autorité de fonctions répressive, mention de
l’information de ce droit doit fait. La violence du droit peut également entraîner
la nullité des actes
Paragraphe 3: le droit être assisté
L’affirmation de la présomption d’innocence, et la reconnaissance du droit au juge
qui impliquent que l’individu doit présenter sa cause face à l’accusation,exige que
celui-ci bénéficie de l’assistance.
La spécificité de la justice pénal, à transformer ce droit à l’assistance au droit
à La Défense par un avocat.
En matière pénale donc , La Défense par un simple conseil ou un mandataire est
quasiment exclu.
Le législateur impose d’ailleurs la présence d’un avocat comme formalité
substantielle. Mais , le droit à l’assistance varie selon les phases de la
procédure,ouvert des la phase initiale, il devient strictement réservé à l’avocat à
la phase décisoire. C’est le sens de l’art 31 du cpp au terme du quel le législatif
prévoit que en cas d’arrestation, il est permis à un tier d’accompagner la personne
arrêté,afin de s’assurer du lieu où elle est conduite . Il se pose aujourd’hui la
question de savoir , si l’assistance de l’avocat est exigé dans la phase
préparatoire du procès
Paragraphe 4 : le droit à la contradiction
Connu sous le principe du contradictoire, le droit à la contradiction est la
synthèse des trois premiers droits devant le juge de jugement. En d’autres termes,
le droit à la contradiction est la faculté reconnue au prévenu ou à l’accusé de
discuter, de contester les termes de l’accusation d’une part et de communiquer ses
propres éléments et de produire ses moyens de preuve . L’importance de ce droit en
a fait l’élément de base du débat judiciaire.
L’élément caractéristique de la fameuse procédure accusatoire. Il se manifeste par
des techniques telles que, la communication préalable de la liste des témoins , la
discussion de tout élément de preuve et l’organisation de l’interrogation croisée .
Le contradictoire est à ce point structurant de la phase décisoire qui permet
l’organisation de cette phase du procès en deux temps dans un face à face .
L’accusation case vs case défensive .
Section 2: la dimension objective des droits de La Défense : la recherche de la
bonne administration de la justice
Sous l’angle de la bonne administration de la justice, les droits de
La Défense comprennent trois composantes,premièrement la principe de séparation des
fonctions répressive (Paragraphe 1) , la règle de la publicité des débats
(paragraphe 2) et le délai raisonnable (paragraphe 3) . À ces trois composantes
classiques, la doctrine ajoute une quatrième, à savoir la règle de la collégialité
du tribunal
Paragraphe 1: la règle de la séparation des autorités de fonction répressive
Il existe deux fonctions répressive, la fonction des poursuites exercées par le
procureur de la république et la fonction d’intrusion exercée par le juge.
La première fonction, est celle au terme de laquelle le procureur de république
monte les éléments de l’accusation en vue de leur présentation à l’audience. Dans
ce sens, on dit encore que l’exercice de la poursuite est l’exercice de l’action
publique ( mise en mouvement et suivi)
Il convient de souligner à grand trait que la poursuite n’est pas une phase du
procès. Elle est un visage de toute la procédure. Il ne faut pas la confondre avec
l’enquête qui en est que l’une des modalités . Les principaux actes de poursuites
sont notamment la plainte, la citation directe, la dénonciation( initiation de la
poursuite)
Ensuite, plainte avec fonction de parti civile, citation,resuisitoire introductif
d’intense , définitif (acte de présentation des éléments de la poursuite) ou mise
en mouvement de l’action publique
Et enfin , l’accusation case , ( acte de démonstration de la poursuite ) ou encore
la plaidoirie du procureur . La fonction d’intrusion a pour finalité d’examiner la
pertinence et le sérieux de l’accusation. C’est un système de procédure pénale,
distingue deux types d’intrusion : une intrusion préparatoire appeler aujourd’hui
information judiciaire, confié au juge d’intrusion et une intrusion définitive
appeler jugement confiée au tribunal. L’intrusion préparatoire vise à déterminer si
d’après l’accusation, il existe des charges suffisantes . Elle se déroule donc à
charge et décharge.
L’intrusion définitive quant à elle , cherche à déterminer s’il existe les éléments
de preuve suffisante pour établir la culpabilité.
L’intrusion est donc l’autre visage de la procédure pénale
Paragraphe 2: la règle de la publicité
La règle de la publicité est une règle classique de la justice pénale, elle prévoit
que , la justice pénale est dominé par la transparence de ces procédures.
L’établissement de la culpabilité résultant d’une démonstration judiciaire et la
manifestation de la vérité se faisant dans l’intérêt de la société,la justice
pénale doit normalement se montrer aux yeux des hommes, cette exigence
philosophique se traduit par la règle technique de la publicité .
Cependant, la matière en cause ( la commission d’une infraction) l’objet du procédé
( la poursuite des auteurs) et le principe directeur de l’ensemble du mécanisme
( la présomption d’innocence)
Cependant, ces trois éléments influencent et déterminent la règle de la publicité
de la justice pénale.
Il en résulte dont une application différenciée de la règle de publicité. De façon
concrète, le législateur a construit un régime a 3 composants:
Premièrement et ce qui est de la phase préparatoire du procès, le législateur
affirme la règle du secret ( c’est la primauté de la préservation des libertés
individuelles ) il est des lors admis que la phase policière du procès est secrète.
Il est également affirmé à l’article 154(1) que : »l’information judiciaire est
secrète « .
Paragraphe 2 :la règle de la liberté de la preuve à l’égard des parties
La règle de la liberté qui concerne les modes et les moyens des preuves s’applique
également au partie à l’instance, ainsi l’initiative de la preuve appartient à tous
( procureur, victime, auteur de l’infraction), de même la recherche de la preuve
incombe à tous , il n’y a donc pas des règles restreignant l’exercice de la preuve
en matière pénale. Cependant, en raison de la présomption d’innocence qui protège
l’individu mis en cause, le législateur a organisé le production de la preuve
devant le juge . Ainsi, la règle de base est fixée à la titre 307 du cpp : «la
charge de la preuve incombe à la partie qui a mis en mouvement l’action publique ».
La règle est donc celle du rapport entre la charge de la preuve et mis en mouvement
de l’action publique. Le législateur camerounais n’a pas opté pour la catégorie
général de l’accusation. Ainsi, la charge de la preuve incombe au procureur ayant
mis en mouvement l’action publique ou à la victime mis en mouvement l’action
publique .
Cette règle paraît rigoureuse à l’égard d’une victime, ayant exercé ses droits
procéduraux .
À la titre 309 du code , il est prévu que le prévenu ou l’accusé qui invoque un
fait justificatif ou une cause de non responsabilité doit le prouver.
Il y’a ici une distinction entre la preuve des faits et la preuve du droit.
S’agissant des faits,la partie ayant mis en mouvement l’action publique doit
prouver :
⁃ l’existence réelle des faits (constatation de l’infraction)
⁃ L’existence d’une qualification légale des faits ( exercice du pouvoir
de qualification )
⁃ La caractérisation des faits (infraction consommée ou infraction tentée
)
⁃ La constitution de la commission ( les éléments constitutifs)
⁃ L’imputation de l’acte
S’agissant du droit la preuve porte sur un moyen de défense tel que les
exceptions,ou encore sur un incident de procédure tel que la violation d’un droit
de La Défense. Il convient de manière de s’interroger sur le renversement de la
charge de la preuve en matière pénale. En d’autre terme, comment concevoir le
renversement de la charge de la preuve face à la présomption d’innocence.
Cette question pose le problème 👿 délicat des présomptions de culpabilité. Il
convient de relever que les présomptions culpabilité n’existe pas en procédure
pénale mais en droit pénale spécial,la définition de certaines infractions est
basée sur les présomptions de culpabilité
Exemple : infraction de proximitisme
Section 2: la légalité de la preuve
Elle s’attend de l’encadrement de l’administration de la preuve. Il ne faut pas
confondre légalité de preuve ( activité du juge) avec la preuve légale ( un type de
preuve).
Il n’y a pas opposition entre liberté de preuve et légalité de la preuve. En clair,
la liberté de la preuve concerne :
⁃ la recherche de la preuve
⁃ La production de la preuve
La légalité quant à elle concerne :
⁃ la recevabilité de la preuve et l’examen de la preuve ( appréciation de
la preuve)
De ce point de vue la légalité de la preuve renferme deux règles ,la règle du
formalisme probatoire (1) et la règle de loyauté de la preuve (2)
Paragraphe 1: la légalité de la preuve comme prise en compte de la réglementation
de la preuve
Ici l’idée de base est que, toute les preuves pénales sont à sortir d’un formalisme
procédure, qui en garantit la sincérité, l’authenticité et surtout la régularité.
Cé formalisme est donc la condition de la recevabilité de la preuve . Il en est
ainsi, par exemple de la perquisition ( formalisme de la perquisition )
L’article 93(1) du cpp :” la perquisition et les saisies sont effectuées par l’OPJ
muni d’une mandat de perquisition. Toutes fois, il peut agir sans mandat en cas de
crime ou délit fragrant»
(2) précise que toute perquisition ou saisie est effectuée en présence du maître
des lieux, du détenteur des biens à saisir ou leur représentant ainsi que deux
témoins pris parmi les personnes présentes ou les voisins .
À défaut du mandat,la perquisition ou la saisie ne peut s’effectuer qu’avec le
consentement du maître des lieux .
S’agissant aussi de la preuve par enregistrement ou écoute téléphonique, l’absence
de l’autorisation judiciaire préalable immédiate les éléments obtenus irrecevables.
La question se pose du sujet :
⁃ de la réglementation des preuves par enregistrement audio ou vidéo , la
perquisition dans un carabiner d’avocat, le respect des conversations entre
l’avocat et son client, la garantie du secret professionnel en pp
Paragraphe 2: la légalité de la preuve fondée sur l’exigence de la loyauté de la
preuve
Seul les preuves loyal sont recevable en justice. Cela signifie
que,l’administration de la preuve pénal prend en compte en plus du formalisme la
dignité humaine ainsi, la preuve obtenue clandestinement n’est recevable. Il en est
de même de la preuve extorquée et d’acte de violence .
À ce propos l’article 315 du cpp dispose dans son (2) « l’aveu n’est pas admis
comme moyen de preuve , si il a été obtenu par contrainte, violence ou menace ou
contre promesse d’un avantage quelconque ou par tout autre moyen portant atteinte à
la libre volonté de son auteur »
Cette disposition résulte de la ratification de la convention des N U de 1984
contre la torture .
Dans le mm ordre d’idée, l’article 316 dispose:«
La correspondance échangée entre un avocat et son client prévenu ne peut être
admise comme preuve de ce dernier ».
L’on peut également citer ici , de la preuve obtenue par stratagème.
De manière générale, la loyauté de la preuve est un principe en construction
élaboré par la jurisprudence sur le fondement de la dignité humaine d’une part ,et
professionnalisme des autorités de fonctionne répressive d’autre part.
Cependant, son application demeure relativement délicate en raison de cette
technique de preuve et de la complexité du phénomène criminel. Le principe de la
loyauté fait donc l’objet dune appréciation au cas par cas
Section 3: le régime de l’intime conviction
La procédure pénale connaît deux systèmes de preuve , le système basé sur les
preuves débattu à l’audience (domaine de l’accusatoire )et le système de l’intime
conviction (domaine de l’inquisition )
Il y’a donc une difficulté lorsque une procédure tente de combiner les deux
systèmes tels est le cas de la procédure pénale camerounaise, dont la position est
contenue dans l’article 310 du code , dont il convient de présenter la substance
(1) afin de mieux soulever le questionnement (2)
Paragraphe 1: la substance de l’article 310
L’article 310 visait à résoudre le problème de la décision du juge après
l’administration de la preuve
En d’autres termes, comment établir la culpabilité ou la non culpabilité,
objectivement ou subjectivement .
L’article 310 contient deux solutions distinctes:
La première est celle de l’établissement d’une culpabilité subjective, la règle est
celle de l’intime conviction. L’article 310 (1):« le juge décide après la loi et
son intime conviction »
La deuxième solution de l’art 310 est celle de la culpabilité objective le
législateur l’énonce en deux temps . Il affirme premièrement 310 (3):« (le juge ne
peut fonder sa décision que sur les preuves administrés au cours des débats ».
Le deuxième temps précise que 310(2):« sa décision ne doit être influencé ni par la
rumeur publique , ni par la connaissance personnelle qui aurait des faits object
de poursuites.
Ces deux règles fondent la solution contradiction du cpp
Paragraphe 2: la question du standard de preuve
L’on attend par standard de preuve, le seul probatoire exigé pour décider ou non de
la culpabilité. Ce standard constitue une contrainte pour le juge . De manière
générale , le standard évolue selon l’évolution de la procédure. On appelle de
standard faible à la phase policière du procès ( appréciation des
indices ),standard intermédiaire à la phase de information judiciaire
( appréciation des charges) et enfin standard élevé à la phase de jugement( on
parle de la force probante des preuves)
Dans la plus par des systèmes de pp dans le monde aujourd’hui, il existe un
standard général de preuve à la phase de jugement à savoir la règle de culpabilité
établie au de la du doute raisonnable.
L’absence formelle d’une telle règle dans le code procédure pénale , transforme
l’intime conviction en standard de preuve.
Titre 2: le cadre processuel de la justice pénale
Il existe deux systèmes de justice pénale dans le monde:le système exclusif au
terme duquel le juge pénal n’est compétent que pour examiner l’action publique .
Dans ce système l’action civile visant la répartition du préjudice, elle
irrecevable (tel est le cas de la justice pénale usa ou encore uk ) qui considère
l’infraction uniquement comme une atteinte à l’ordre public. Le second de système
de justice pénal est le système inclusif au terme duque l’action publique et
l’action civile sont recevables devant le juge pénale . Ce système considère
l’infraction à la foi comme,une atteinte à l’ordre publique et atteinte à l’ordre
privé ( c’est le modèle français, belge,suisse)
Entre ces deux grands systèmes il y’a le modèle mixte c’est à dire ni totalement
exclusif, ni intégralement inclusif.
Dans ce système, les deux actions sont recevables devant le juge pénal mais le
régime de l’action civile devant le juge pénal dépend de l’action publique .
Il y’a donc une hiérarchie entre les deux actions ,dans ce sens où l’action
publique est l’action principale et l’action civile action accessoires .En d’autres
termes le législateur donne le pouvoir d’agir au procureur et reconnaît une faveur
d’action à la victime tel est le cas de la justice pénale camerounaise. L’article
59(1) :«toute infraction peut donner lieu à une action publique et éventuellement à
une action civile «. L’on en déduit que, dans notre système de pp ,l’action
publique est l’action nécessaire (chap 1) alors que l’action civile est l’action
éventuellement (chap 2)
Chapitre 1: l’action publique, l’action nécessaire de la justice pénale
Suite 18
(….)L’article 60 détermine ceux qui peuvent mettre en œuvre l’action civile. Ce
texte prévoit deux règles au problème de la détermination de sujet de l’action
publique. Première ( article 60 p1) la règle au terme de la quelle l’action
publique est mise en mouvement et exercée par le ministère public . La seconde
règle ( art 60p2) il est admis que l’action publique peut aussi être mise en
mouvement par une administration ou par la victime dans les conditions déterminées
par la loi ,
Au terme de cette disposition, le législateur dispose deux entités d’inégales
valeurs : une entité principale ( le ministère public et deux entités secondaires (
l’administration et la victime .
1- L’ACTEUR PRINCIPAL DE L’ACTION PUBLIQUE : LE MINISTÈRE PUBLIC
Le ministère public constitue l’ensemble des magistrats auxquels la loi a confié la
charge de l’action publique au nom de la société. Il désigne les magistrats
rattachés à l’unité administrative de la juridiction appelé le parquet .
Il convient d’examiner la composition du ministère public avant de présenter son
pouvoir sur l’action publique .
A-LA COMPOSITION DU MINISTÈRE PUBLIC
Le ministère public est au terme de l’article 127(2) constitue de l’ensemble
des magistrats du parquet général de la cour suprême , du parquet général de la
cour suprême, cour d’appel,du parquet du tribunal de grande instance et du parquet
du tribunal de première instance (4parquets).
L’on distingue 2 types de parquets : les parquets d’instance et les parquets
généraux . Cette physionomie est conforme aux juridictions dites ordinaires , en
d’autres termes, certains tribunaux à compétences spéciales sont dotées non pas de
parquets d’instance mais des parquets généraux ( cas TCS). Chaque parquet a à sa
tête un chef de parquet qui est le procureur de la république pour les parquets
d’instance et le procureur général pour les parquets généraux . Chaque parquet est
composé de plusieurs magistrats appelé substitut de procureur pour les parquets
d’instance et
Devant le tribunal militaire par exemple, le chef du parquet est le commissaire du
gouvernement
B- POUVOIR DU MINISTÈRE PUBLIC SUR L’ACTION PUBLIQUE
Relativement à l’action publique, le ministère public jouit de la plénitude de
compétences, en d’autres termes, le ministère public exerce tous les droits sur
l’action publique . Il peut la mettre en mouvement , il peut l’exercer ( soutenir
l’accusation et requérir l’application de la peine. En outre, le ministère public
dispose d’un pouvoir général sur l’action publique. Il en résulte que le ministère
public peut agir dans toutes les circonstances pour tout type d’infraction et à
toutes les phases de la procédure . Ces deux paramètres confèrent un statut
particulier au ministère public dans la procédure pénale .
Première, le ministère public est un organe omniprésent dans la justice pénale .
L’article 128(1) dispose dans ce sens que . Le ministère public est parti principal
au procès devant toutes juridictions répressives il doit ,à peine de nullité de la
décision être présent à toutes les audiences l’alineat 2 de ce texte ajoute un
élément supplémentaire à la puissance du ministère public sur l’action publique .
Ce texte dispose in fine :<< Le ministère public peut intervenir à tout moment lors
des débats
L’article 129 complète cette idée en disposant :<< le ministère public doit être
entendu même lorsqu’il ne s’agit plus que de l’examen de l’intérêt civil >>
C’est en raison de cette position particulière du min public dans la justice pénale
que l’article 593 du code de procédure pénale fixe la règle de l’irrecusabilite du
ministère Public dans la procédure pénale
<< un magistrat du ministère public ne veut être récusé >> cette règle de
l’irrecusabilité trouve son fondement sur l’indivisibilité des membres d’un
parquet. L’article 127(1)dispose dans ce sens :<< le ministère public est
indivisible >> tout acte de procédure accompli par un magistrat d’un parquet est
censé l’être au nom du parquet tout entier
2- LES ACTEURS SECONDAIRES DU MINISTÈRE PUBLIC
Les acteurs secondaires de l’action publique sont, les victimes . Il existe deux
catégories de victimes pour mettre en action l’action publique
⁃ Première, il peut s’agir d’une administration lorsque l’infraction
commise porte atteinte à son object
Exemple, l’administration des douanes pour les infractions douanières
L’administration des eaux et forets pour les infractions forestières, fauniques
L’administration routière pour les infractions routières
La victime peut être aussi la personne ayant subit le préjudice. Dans tous les cas,
il s’agit d’acteurs secondaires en ce sens qu’ils disposent :
⁃ D’un pouvoir limité ( mise en mouvement de l’action publique sans
possibilité d’exercice
⁃ Pouvoir spécial sur l’action publique ( la loi doit explicitement
habiliter ce facteur secondaire
SECTION 2: LE CARACTÈRE DE L’ACTION PUBLIQUE
En ce qu’elle est une action visant l’ordre public, la protection de l’intérêt
général , l’action de l’état, l’action publique est une action indisponible . Il
faut en déterminer le sens afin d’examiner la problématique de l’arrêt des
poursuites.
Paragraphe 1 LA SIGNIFICATION
Dire que l’action publique est indisponible, signifie qu’elle n’appartient pas aux
parties au procès, ni au ministère public ni à la victoire ni à l’individu mis en
cause.
L’action publique est donc incessible, inaliénabile, une fois mise en mouvement, le
procureur
Influence le régime de son…
Ainsi, par exemple la mort de l’individu contre qui l’action publique est dirigée
ne permet pas au procureur de l’orrienter vers ses ayants droits . De même,
l’entente entre la victime et l’auteur de l’acte n’influence pas sur l’action
publique il se pose tout de même le problème des négociations entre le procureur et
le présumé auteur des faits. Dans la procédure pénale camerounaise,
l’indisponibilité de l’action publique commence avec la mise en mouvement de
l’action publique
Paragraphe 2 PROBLÉMATIQUE DE L’ARRET DES POURSUITES
L’on entend par arrêt des poursuites l’interruption succeptible d’affecter le cours
normal des poursuites , c’est à dire d’affecter l’existence de l’action publique .
Cette interruption devrait normalement être envisagé après la mise en mouvement de
l’action publique . Il existe dans la procédure pénale camerounaise deux causes
d’interruption des poursuites , le nole procekoue et la restitution du corde du p
Ces deux hypothèses remettent elles en cause l’indisponibilité de l’action publique
?
B- LES HYPOTHÈSES D’ARRET DES
POURSUITES
Dans la procédure pénale camerounaise, on peut dire qu’il ya une hypothèse générale
d’arrêt des poursuites et une hypothèse spéciale
L’hypothèse générale est celle prévue à l’article 64 du code
Ce texte dispose :#<<le procureur général d’une cour d’appel peut sur autorisation
écrite du Ministre chargé de la justice, , requérir par écrit puis oralement
l’arrêt des poursuites pénales à tout stade de la procédure avant l’intervention de
la décision au fond, lorsque ces poursuites sont de nature à compromettre l’intérêt
social ou la paix publique >>#
Cette hypothèse est dite générale en ce qu’elle ne repose sur aucune condition et
n’est limitée à aucune matière . Il s’agit que l’ordre public et la paix soient en
jeu. Lorsque l’action publique est arrêtée dans cette hypothèse, le juge
d’instruction ou la juridiction de jugement poursuit l’examen sur l’action civile
L’arrêt des poursuites n’empêche pas leur reprise lorsque celles ci s’avèrent
nécessaires.
La seconde hypothèse est celle prévue devant le TCS en cas de restitution du corps
du délit
Dans cette hypothèse, le législateur prévoit que l’individu mis en cause qui
restitue l corps du délit en échange de l’arrêt des poursuites . Même dans cette
hypothèse, les poursuites peuvent reprendre
B- PORTÉE DE L’ INDISPONIBILITÉ DE L’ACTION PUBLIQUE
La question est ici de savoir si la règle de l’indisponibilité de l’action publique
est ou non absolue dans la justice pénale camerounaise
En réponse, il convient de souligner que la règle de l’indisponibilité n’est pas
absolu .
Il existe le principe de l’indisponibilité et l’exception de la disponibilité de
l’action . C’est le sens de l’article 64(5) qui dispose,<< en dehors (du retrait de
la plainte ou du désistement de la partie civile ou encore de l’application du nole
procekoue) l’action publique ne doit être de quelques façons que ce soit à peine de
prise à partie contre le magistrat intéressé,!’ni suspendu ni arrêté….il existe
donc deux causes susceptibles de relativiser l’indisponibilité de l’action publique
⁃ la volonté de la victime ( retrait plainte ou désistement
⁃ L’action de la justice.
Ce caractère est sanctionné en cas de violation par la procédure de prise à parti .
SECTION 3:EXTINCTION DE L’ACTION PUBLIQUE
Considérant sa singularité, et son caractère ( indisponible) par principe a lieu de
s’interroger sur l’extinction de l’action publique, c’est à dire les mécanismes par
lesquels l’exercice de l’action soit peut devenir impossible soit simplement elle
peut être anéanti par l’arrivé de son terme . En procédure pénale, on parle
Le législateur prévoit ces causes à l’article 62 du code de procédure pénale.
L’on distingue 2 catégorie de causes
⁃ les causes dites normales / ordinaires
⁃ Les causes exceptionnelles
PARAGRAPHE 1 : LES CAUSES ORDINAIRES D’EXTINCTION DE L’ACTION : INCIDENCE LIÉES AU
CARACTÈRE INDISPONIBLE DE L’ACTION PUBLIQUE
Considérant son caractère, , l’action publique peut s’éteindre soit pck son
fondement , soit en raison de disparition de son fondement soit à raison de la
perte du droit d’action du prcr
À: L’EXTINCTION DE L’ACTION PUBLIQUE EN RAISON DE DISPOSITION DE SON FONDEMENT
Ici,l’exercice de l’action publique n’est plus possible parce que la
qualification légale des faits a cessé ou a disparu. On parle de la cessation de
l’infraction. Dans ce sens, la disparition de l’incrimination emporte la caducité
Il en est ainsi dans 2 cadre de figure
⁃ amnistie (art62 1-c qui efface l’infraction dans le passé et éteint les
actions publiques qui avaient été mises en mouvement avant l’amnistie et dont
l’exercice était en cours. L’étendue de cette cause d’extinction
⁃ L’abrogation de la loi ( art62-1d) ici,l’abrogation de la loi aura pour
effet la dépénalisation de l’acte ( la dépénalisation des faits) l’action publique
est donc dès l’entrée en vigueur de
A la différence de l’amnistie, l’abrogation est générale .
B- EXTINCTION PAR LA PERTE DU DROIT D’ACTION DU PROCUREUR
En procédure pénale, le procureur peut perdre son droit d’agir dans 3 cas de figure
qui constituent également des causes d’extinction de l’action publique :
⁃ la mort du supect, de l’inculpé, du prévenu ou de l’accusé ( article
62(1a)) dans cette hypothèse, l’action publique ne peut plus être exercée et l’on
retrouve ici la règle de la personnalité de la responsabilité pénale ### qui exclue
toute cause du décès de l’in dividu
Peut importe le moment du décès de l’individu,
⁃ l’autorité de la chose jugée (at62(1-2) dans ce cas, soit le procureur
est allé jusqu’au bout de son action et a obtenu une décision au fond qui ne peut
plus faire l’objet des voix de recours. Soit par contre, une décision supérieure
annule la poursuite
⁃ L’effet de l’écoulement du temps : prescription (art 62(1) ici, le
législateur établi une sorte d’obligation de diligence du procureur en sanctionnant
sa négligence . En effet, après l’écoulement d’un certain le procureur perd le
droit d’agir contre l’inculpé, le prévenu ou l’accusé. Ce temps varie en fonction
de la nature de l’infraction. Pour les infractions graves tel que le crime, le
délai de prescription est de 10 ans. Pour les infractions moins graves tel que les
délits, le délai de prescription est de 3 ans ~|||~ prescription peine (10-20ans).
Pour les infractions simples, ce délai est de 1 ans # . En cas de poursuites pour
les infractions connexes est celui de l’infraction la plus sévèrement punie ##
( déterminant juridiction compétente, pouvoir opj, action publique gest, preuve
commission infraction de plus personne dans divers lieux)
La cause d’extinction qu’est la prescription peut faire l’objet d’interruption par
suite d’un acte de procédure . Dans ce cas, l’écoulement du délai de prescription
recommence dès le départ.
La prescription peut également connaître une cause de suspension soit en raison
d’un obstacle de droit soit en raison d’un obstacle de fait
PARAGRAPHE 2 LES CAUSES D’extinction exceptionnelles de l’action publique
Considérant son caractère indisponible ,l’action publique ne peut normalement pas
s’éteindre par la volonté des parties . C’est donc de façon exceptionnel que le
législateur prévoit cette possibilité qui est assortie de conditions suivantes :
1- L’ENNOCE DES CAUSES EXCEPTIONNELLES
La seule cause exceptionnelle est la Volonté des parties.
Celle ci peut prendre 3 formes : la transaction , le retrait de la preuve (art
62(1) et le désistement (62 1 h) toutes ces trois hypothèses reposent sur deux
éléments essentiels , premièrement, la volonté de la victime de l’infraction pl
Deuxième, le consentement du procureur . Il en résulte que l’initiative de
l’extinction de l’action publique Et elle est soumise à la validation en dehors
de ces trois hypothèses, les parties n’ont aucune main sur l’action publique
2- condition de validité de l’extinction exceptionnelle de l’action publique
Pour que l’action publique soit éteinte par les parties, il faut 3 conditions
Premièrement , la condition légale : il faut que la loi prévoit expressément cette
hypothèse
Exemple : transaction en matière des eaux et forêt, la transaction en matière
douanière , routière et même médicale ( on parle de causes d’extinction spéciale
Deuxième condition est matérielle . En effet, cette possibilité est totalement
exclue lorsque les faits portent atteinte à l’ordre public ou aux bonnes mœurs ( on
dit que ces causes d’extinction est
Troisièmement, la condition procédurale .il est prévu que cette causes d’extinction
exceptionnelle n’est recevable que si il n’a pas encore été statué au fond et ##
lorsque le dépôt de la plainte est une condition de mise en mouvement de l’action
publique ( on parle de cause limitée d’exception de l’action publique
Quatrième, c’est la condition subjective
Elle prévoit que l’action publique est éteinte si le retrait de la plainte n’est
pas siccité par la la violence , le dol ou la fraude. En d’autres termes,
En tout état de cause, l’extinction de l’action publique n’emporte pas ibso facto
extinction de l’action civile . Dans plusieurs hypothèses, celle ci reste valable
devant le juge pénal nonobstant son caractère éventuel
Chapitre 2: action éventuelle de la justice pénale : action civile
L’action civile n’existe devant le juge pénal qu’en raison de l’option accordé à la
victime par le législateur. En effet, la victime garde toute la possibilité
d’introduire sa demande de répartition devant le juge civil . Nous ne parlons pas
de l’action civile mais d’une infraction introduite devant le juge civil. C’est le
domaine normal de la responsabilité civile délictuelle . L’action éventuelle de la
justice pénale s’entend de l’élargissement de la compétence du juge pénale à la
matière civile c’est la règle de la plénitude de compétence du juge pénale .
L’article 59 (3) du code de procédure pénale dispose :<< l’action civile ( devant
le juge pénal) tend à la répartition du dommage causé par une l’infraction >> on
parle de la finalité unique de l’action civile devant le juge pénal . En dehors de
cette finalité, C’est une question Préjudicielle . Ainsi, la compétence du juge
pénale en matière d’action civile exige demeure une compétence spéciale c’est à
dire strictement encadrée. Il y’a donc lieu d’examiner d’examiner les conditions de
recevabilité de l’action civile devant le juge pénal ( sect) et l’exercice du droit
d’option de la victime devant le juge pénal
Section 1: conditions de recevabilité de l’action civile devant le juge pénal
La recevabilité s’entend de l’accomplissement des formalités juridiques permettant
au juge pénal de statuer sur l’action civile . C’est le sens de la notion d’action
éventuelle. Le législateur a déterminé deux types de conditions : les conditions
subjectives,et les conditions objectives
Paragraphe 1: conditions subjectives de recevabilité de l’action civile.
Pour déterminer ces conditions subjectives, il faut répondre à deux questions :
qui peut introduire une action civile devant le juge pénal et, contre qui l’action
civile peut être dirigée contre le juge pénale . La réponse à cette question est
contenu dans l’article 71 du code l’alinéa 1 de ce texte énonce la règle selon
laquelle toutes personnes physiques ou morales ayant subit un préjudice peut
introduire une action civile devant le juge pénal . L’on distingue ainsi le
demandeur à l’action civile, personne physique et le demandeur à l’action civile
personne morale. Pour les personnes physiques,, la loi exige qu’il s’agisse de
victimes directes.
L’article 73 dispose dans ce sens : << en cas de décès de la victime, l’action
civile est dévolue à ses ayants droits. Il en est ainsi parce que l’action civile a
principalement une action pécuniaire. Dans le même sens, l’action civile d’un
mineur non émancipé ne peut être exercé par lui même. Elle est devant le juge pénal
par l’intermédiaire du représentant legal. S’agissant de la victime, personne
morale, le législateur n’établit aucune distinction. Quant à la question de savoir,
contre qui diriger une action civile, la règle générale est que l’action civile est
dirigée contre toutes personnes susceptibles de répondre à l’obligation de
réparation
Il en est ainsi parce que l’action civile est une action patrimoniale . Il peut
s’agir de l’auteur des faits, du représentant légal, du civilement responsable ,
l’assureur de responsabilité, généralement, afin d’éviter toute divergence
d’interprétation, la victime ou le demandeur à l’action civile sollicite une
condamnation solidaire des différents répondants,
Paragraphe 2: la condition objective de recevabilité de l’action publique
L’action civile est recevable devant le juge pénal si et seulement si elle est née
de la commission d’une infraction. Il en résulte 3 choses :
La première,est que l’action civile est toujours jointe à une action répressive. En
d’autres termes, la victime est partie jointe au procès et non partie principale au
procès
Deuxième chose, la constitution des parties civiles n’intervient que devant le juge
.
En effet, à l’absence de constatation d’une infraction commise, l’action civile est
irrecevable
Troisième chose, le préjudice dont réparation est sollicité devant le juge pénal
doit nécessairement émaner de la commission de l’infraction
Ainsi, toutes les infractions ne donnent pas lieu à l’action civile.seulement les
infractions préjudiciable aux… don
C’est dans ce sens que le code pénal contient une catégorie particulière
d’infraction dite atteinte contre les particuliers . C’est dans ce sens que
l’article 75 (1) fonde la recevabilité de l’action civile sur un préjudice direct,
actuel et certain
Section 2: l’exercice du droit d’option de la victime devant le juge pénal
Une fois déterminé la recevabilité, l’on se demande si la victime peut choisir de
quitter le juge pénal pour le juge civil et éventuellement revenir devant le juge
pénal soumettre son action civile . C’est le problème du droit d’option de la
victime dont il faut examiner l’affirmation et le caractère
Paragraphe 1: l’affirmation du droit d’option
Le législateur a admis que la victime peut choisir entre la voie civile et la voie
pénale pour introduire son action. Cette possibilité est clairement énoncée à
l’article 61 qui pose deux règles : la première règle est celle de l’exercice
compromitant devant le juge pénal. L texte dispose dans ce sens :<< l’action civile
peut-être exercée en même temps que l’action publique devant la même juridiction
lorsque les deux résultent des mêmes faits
La seconde règle est celle de l’exercice séparée
L’article 61 p1 dispose << l’action civile peut aussi être exercée séparément. Dans
ce cas , la juridiction saisie de l’action civile sursoit à statuer jusqu’à
définition définitive sur l’action publique. C’est la règle , le criminel tient le
civil en État . Dans cette hypothèse, la décision de culpabilité ou de non
culpabilité du juge pénale détermine le sort de la décision du juge civil . C’est
la règle l’autorité de la chose jugée au criminel prime sur le civil.
Paragraphe 2 : le caractère du droit d’option
Le problème ici est de savoir si la victime, éyant exercée son droit d’option
peut elle changer de
C’est le problème de la règle el
On disait que le droit d’option était irrévocable mais avec l’entrée en vigueur du
code de procédure pénale, la règle a été renversée.
Le droit d’option de la victime est désormais révocable. La règle electa una.. n’a
plus aucune substance dans la pp camerounaise c’est le sens de l’article 76 une
partie qui a engagé un procès civil pour des faits déterminé peut par la suite être
Cet article consacre aussi l’indépendance de l’action civile par rapport à l’action
publique. L’article 75(2) confirme en reconnaissant une prescription trentenaire à
l’action civile
SECONDE PARTIE : LA DYNAMIQUE DU PROCÈS
Le procès pénal est l’un des objets de la procédure pénale, c’est à dire,
certaines règles de la procédure pénale sont relatives à l’organisation, à la
structuration et à la tenue d’un procès pénal. Il en résulte que l’on peut avoir
procédure pénale sans procès pénal. A la base de cette affirmation, il y’a 3 idées
essentielles. La première est le point de départ du procès pénal. A ce propos, il
y’a deux approches , une première extensives qui situe le point de départ du procès
pénal à la décision du procureur de la république # ( le procès pénal s’ouvre avec
la mise en mouvement de l’action publique, selon une approche restrictive, le
procès pénal s’ouvre lorsque la cause de l’individu peut être présentée à un juge
ou plus précisément, lorsque la preuve peut être entendue ( l’ouverture du procès
remonte à la mise en œuvre du droit au juge .
La deuxième idée est que le procès pénal est un procès le cas échéant, cela
signifie que à la différence du procès civil, dont l’engagement peut être spontané
ou systématique, le procès pénal fait l’objet d’un filtre procédural. On parle de
la préparation du procès pénal. Il en résulte que le procès pénal peut être
structuré en phases successives . L’on distingue 2 grandes phases ,
La phase préparatoire, subdivisée elle même en deux sous phases ( la phase de
constitution du dossier procédure, encore appelée phase policière du procès et la
phase de mise en état du dossier procédure ( en état d’aller devant un juge) ., la
phase dite de l’information judiciaire
La deuxième phrase est dite phase décisoire ou encore phase du débat judiciaire
entre l’accusation et La Défense cette phase, elle même se subdivise en deux sous
phases
⁃ la phase d’examen de l’affaire au fond ( phase de jugement
⁃ La phase de réexamen de la preuve au fond ( l’exercice des voies de
recours
Troisième idée, le procès pénal est d’abord et avant tout le procès de l’ETAt. Il
en résulte que les actes, les phases et les fonctions de la justice pénale sont
principalement par les agents publics. Le procès pénal est un procès d’ordre public
( il repose par exemple sur sur l’action publique ces trois idées caractéristiques
du procès pénal invitent à examiner sa dynamique en trois temps :
• la phase préparatoire
• La phase décisoire
• La phase post décisoire
TITRE1 : LA PHASE PRÉPARATOIRE DU PROCÈS
On parle de préparation du procès pénal d’abord en raison de l’existence du
principe de légalité criminelle. En d’autres termes, tout fait commis n’est pas
forcément susceptible de procès pénal
En plus, les faits énoncés doivent au minimum être établis ( on parle d’indices.
Selon l’article 1 er du cpp , la phase préparatoire a une double finalité,
constater les infractions à la loi pénale et rechercher leur auteur. Il y’a donc
une double dimension dans cette phase, la dimension in rem, c’est à dire en lien
avec et in personna
Sur cette considération,il ressort que la phase préparatoire du procès pénal
s’entend concrètement de la préparation du dossier de procédure pénale . Il y’a des
lors la question essentielle de savoir, si la préparation du dossier de procédure
pénale est une activité soumise au contrôle d’un juge ou bien si elle se déroule
sous la tutelle d’un juge, en d’autres termes, quel est le degré de judiciarisation
de la phase préparatoire du dossier d’une part et quelle la forme d’autres part ?
Cette interrogation essentielle s’applique tant à la constitution du dossier qu’à
la mise en État du dossier
SOUS TITRE 1: LA CONSTITUTION DU DOSSIER PROCÉDURE
La constitution du dossier procédure renvoi à la toute première phase du procès
pénal. Elle se déroule sous l’emprise, le regard, la surveillance et la direction
du procureur de la république. Dans ce sens, elle correspond aussi à la
constitution des premières éléments de l’accusation. Il convient de s’intéresser à
deux aspects, le premier se rapporte à la police judiciaire, dans la mesure où la
constitution du dossier procédure s’entend aussi de la phrase policière du procès.
Le second aspect concerne les pouvoirs du procureur. Dans ce sens, la constitution
du dossier procédure doit se solder par une décision du procureur. Nous aurons donc
ainsi l’examen de la PJ ( chapitre 1) et les pouvoirs du procureur ( chapitre 2)
CHAPITRE 1: L’EXAMEN DE LA POLICE JUDICIAIRE
La police judiciaire s’entend de deux manières , premièrement, au sens
organique, elle désigne l’ensemble des autorités à qui la loi a conféré cette
qualité au terme de laquelle ceux ci sont habilités à intervenir dans une enquête
judiciaire, sens organique ( section 1) dans le second sens, la police judiciaire a
une dimension fonctionnelle , celle ci s’entend de l’activité exercée sous la
direction du procureur de la république dans le cadre de la justice pénale #
(section 2)
SECTION 1 : LES ORGANES DE LA POLICE JUDICIAIRE / DIMENSION ORGANIQUE PJ
Ils comprennent deux types d’autorités d’inégales valeurs, c’est à dire les
autorités supérieures appelées officiers de police judiciaire, opj et les autorités
inférieures appelés agents de police judiciaire.
PARAGRAPHE 1 LES OPJ
ILS sont des autorités ayant reçu l’habilitation législative pour agir en matière
de justice pénale. On parle d’autorité ayant la qualité d’officier de police
judiciaire. L’attribution de cette qualité se fait selon deux modalités :
Premièrement, la loi se fonde sur la compétence de certaines autorités en fonction
de leur statut ( statut de fonctionnaires et agents publics) on parle d’opj à
compétence générale (A) ; selon la seconde modalité, le législateur prend en compte
la spécificité d’un secteur d’activité et sur cette base, confère aux agents de ce
secteur les pouvoirs de police judiciaire ; on parle d’opj à compétence spéciale
(B)
A- OPJ A COMPÉTENCE GÉNÉRALE
ils sont des OPJ ordinaires qui agissent dans toutes les circonstances, pour
tout type d’infraction et à toutes les phases de la procédure. Ils sont considérés
comme des auxiliaires de justice. Les opj à cg sont déterminés à l’article 79 qui
dispose : << ont la qualité d’officiers de police judiciaire, :
⁃ les officiers et sous officiers de la gendarmerie
⁃ Les gendarmes chargés même par intérim d’une brigade ou d’un poste de
gendarmerie
⁃ Les commissaires de police
⁃ Les officiers de police
⁃ Les gendarmes et inspecteurs de police ayant satisfait à un examen
d’officier de police judiciaire et ayant prêté serment
⁃ Les fonctionnaires exerçant même par intérim les fonctionnaires d’un
service extérieur de la sûreté nationale
A l’analyse de cette disposition, il ressort 3 choses, premièrement, la qualité
d’OPJ CG semble découler de l’appartenance au corps des fonctionnaires de police et
les fonctionnaires de gendarmerie
Deuxième idée, la qualité d’opj de ces fonctionnaires résulte de la prise en compte
d’un minimum de grande professionnel
Ainsi, en l’absence du grade requis, le législateur exige le passage à un examen
( examen d’opj) et surtout la prestation de serment
Troisièmement, il existe deux catégories d’opj cG , les opg à compétence générale
dits permanents et les opj à compétence générale situationele
2- LES OPG A COMPÉTENCE SPÉCIALE
De manière générale, les opj à compétence spéciale sont au terme de l’article
80 , les fonctionnaires et agents des administrations et services publics auxquels
des textes spéciaux attribuent certaines compétences de police judiciaire les
exercent dans les conditions et limites fixées par ces textes . Il s’agit d’une
habilitation législative spéciale. En effet, la compétence de ces opj est trois
fois limitée, limitation matérielle, ( les OPJ Cs ne peuvent accomplir que des
actes prévu par le texte d’habilitation ,
Deuxièmement, la limitation fonctionnelle ( opj à compétence spéciale n’agissent
que sur autorisation du texte d’habilitation dans les textes fixés par la loi
Troisième limitation, organique , les opj cs n’ont pas la qualité d’opj, ils ne
peuvent agir comme opj que s’ils ont prêté serment
L’intérêt de cette habilitation spéciale en matière de justice pénale tient à la
spécialisation de la gestion de l’action publique
Le fondement est la reconnaissance de la qualité de victime de l’administration
concernée. Il s’agit donc moins d’un mouvement de spécialisation de la justice
pénale que de l’extension de certains droits procéduraux à la victime
Il existe donc un nombre important d’opj à compétence spéciale. On peut mentionner
les fonctionnaires des administrations des eaux et forets, fonctionnaires de
l’administration des douanes, du travail, l’administration de la santé
l’administration routière….. il se pose généralement la question de savoir quels
actes de police judiciaire sont habilités à poser les opj cs . En principe, ils ne
peuvent agir que inrem, sur les faits commis.( constatation de l’infraction,
qualification légale, collecte des premiers indices de commissions . Le législateur
leur permet de solliciter la transaction plus tôt que la mise en mouvement de
l’action publique
A côté de ces opj, la loi prévoit une autre forme d’opj à compétence spéciale ; tel
est le cas du corps spécialisé de la police judiciaire près le tribunal criminel
spécial. A la différence des premiers OPJ à compétence spéciale , celle ci résulte
du mouvement de spécialisation de la procédure pénale. Son fondement est la prise
en compte d’un phénomène criminel spécifique. Au cemroun, seuls les atteintes à la
fortune publique d’un montant égal ou supérieur à 50 batons ont donné lieu à la
spécialisation de la police judiciaire . Il n’en est pas ainsi en matière de
terrorisme, en matière d’infraction sexuel ou encore en matière de délinquance
numérique
PARAGRAPHE 2: LES AUTORITÉS INFÉRIEURES DE LA POLICE JUDICIAIRE : LES APJ
Au terme de l’article 81(1) , les gendarmes non officiers de police judiciaire ,
les inspecteurs de police et les gpx ont la qualité d’agent de police judiciaire. A
ce titre, ils assistent les opj dans l’exercice de leurs fonctions et rendent
compte à leur hiérarchie. Les APJ ne peuvent pas décider de certaines mesures tel
que la mesure de garde à vue, ( article 81<2>) . En principe, les APJ exercent sous
l’autorité d’un OPJ et non d’un procureur. Il existe donc pas à proprement parler
d’apj à compétence spéciale
SECTION 2: LA DIMENSION FONCTIONNELLE DE LA POLICE JUDICIAIRE ( ACTIVE)
Du point de vue fonctionnel, la police judiciaire assure une importante mission de
justice pénale
L’on distingue deux situations. Premièrement, la Pj agissant sur initiative propre
( p1) et deuxième ceux agissant sur autorisation du procureur
PARAGRAPHE 1: LES ATTRIBUTIONS PROPRES DE LA POLICE JUDICIAIRE
De façon autonome, la police judiciaire peut poser 3 types d’actes, LES ACTES
PROCÉDURAUX ( constatations des infractions, auditions, convocation, recherche des
auteurs
Deuxièmement, des actes probatoires ( rassembler les éléments de preuve, faire des
descentes… )
Troisièmement, les actes coercitifs ( interpellation, arrestations, réquisitions du
concours de la force publique et l’acte suprême à savoir la garde à vue
Considérant ces trois cas de figures il convient de relever que l’opj exerce une
autonomie relative en matière d’enquête, celle ci est fondée sur la possibilité
offerte à la victime de saisir directement un opj par voie de plainte .
Dans ce sens, le pouvoir propre de la pj vise trois choses,
⁃ preserver les droits de la victime
⁃ Préparer la constitution du dossier de procédure
⁃ Préserver les éléments de preuve
Il en résulte que la garde à vue décidée par un opj doit avoir pour seul
fondement la préservation de la preuve . C’est pour cela que son pouvoir est limité
en matière de garde à vue. Il convient donc de préciser que l’opj ne dirige pas une
enquête
PARAGRAPHE 2: LES ATTRIBUTIONS DÉLÉGUÉES À LA POLICE JUDICIAIRE
Conformément au code de procédure pénale, la police judiciaire exerce ses
attributions sous la direction du procureur de la république ( article 79(1) in
limine) il en résulte que en dehors des hypothèses dans lesquelles la police
judiciaire a reçu une pleine ou une dénonciation, les opj sont des auxiliaires du
procureur de la république. A ce titre, ils sont chargés de l’exécution des
commissions rogatoires, de la notification des actes de justice , l’exécution des
mandats et décisions de justice ( mandat de perquisition, mandat d’arrêt, mandat
d’emmener, mandat de détention provisoire).
Les opj exécutent les instructions du procureur
Il convient de relever de façon générale que les attributions propres des opj
existent dans l’examen des plaintes et dénonciations reçues. On dit # que ces
attributions sont limitées aux enquêtes préliminaires # en revenge, les
attributions des opj comme auxiliaires du procureur s’étendent tout au long du
procès. On dit que les opj sont aussi des auxiliaires de justice pénale.
CHAPITRE 2: LES POUVOIRS DU PROCUREUR
Il est l’autorité centrale de la poursuite . Il exerce le pouvoir de poursuivre,
c’est à dire constater, diligenter et décider. Il monte l’acte d’accusation . On
peut dire qu’en procedure pénal et dans la phase préparatoire du procès, le
procureur constitution le dossier procédure et décide de la suite à donner à
l’affaire . On peut donc examiner l’élaboration de l’accusation ( section 1) , et
l’opportunité de poursuivre ( section 2)
SECTION 1: L’ELABORATION DE L’ACCUSATION