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2022

RÉVISER ET L’essentiel du Droit des entreprises en


10° éd.
2022
difficulté est une synthèse rigoureuse, pratique
FAIRE UN POINT et à jour de l’ensemble des connaissances que le 10 édition
e

ACTUALISÉ lecteur doit avoir sur cette matière. 13 Chapitres.


Tout y est !

L’essentiel

L’essentiel du Droit des entreprises en difficulté


AUTEURS SOMMAIRE
Laetitia Antonini-Cochin est Maître de conférences HDR
à l’Université Côte D’Azur, Vice-Présidente Vie universitaire et
Traitement non judiciaire
des entreprises en difficulté du Intègre les disposit
de l’ordonnance n°
ions
20 -1193
21
cation
de campus, Directrice du Master 2 Droit des responsabilités et – Information économique 2021 portant modifi
du 15 septembre

DROIT DES
Directrice de l’IEJ de Nice. de co mm erce
– T echniques d’alerte interne du Livre VI du Code
Laurence Caroline Henry est Avocat général en service et externe à l’entreprise
extraordinaire à la Cour de cassation et Professeur agrégé. –M  andat ad hoc

ENTREPRISES
– P rocédure de conciliation

Traitement judiciaire des


entreprises en difficulté

EN DIFFICULTÉ
–O  uverture et déroulement
de la procédure de sauvegarde
PUBLIC – S auvegarde accélérée et SFA
–R  edressement judiciaire
– Étudiants en Licence et Master Droit – L iquidation judiciaire
– Étudiants au CRFPA et candidats à l’ENM –R  établissement professionnel
– Étudiants et praticiens de l’expertise comptable – S anctions civiles
– Praticiens des professions juridiques et judiciaires
– S anctions pénales

L. Antonini-Cochin
Laetitia Antonini-Cochin / Laurence Caroline Henry

L. C. Henry
Prix : 15,50 e
ISBN 978-2-297-13416-3
TESTEZ VOS CONNAISSANCES
[Link]
2022
10 édition
e

L’essentiel
du
DROIT DES
ENTREPRISES
EN DIFFICULTÉ

Laetitia Antonini-Cochin / Laurence Caroline Henry


Cette collection de livres présente de manière synthétique,
rigoureuse et pratique l’ensemble des connaissances que
l’étudiant doit posséder sur le sujet traité. Elle couvre :
le Droit et la Science Politique,
les Sciences économiques,
les Sciences de gestion,
les concours de la Fonction publique.

Laetitia Antonini-Cochin est Maître de conférences HDR à l’Université Côte D’Azur,


Vice-Présidente Vie universitaire et de campus, Directrice du Master 2 Droit des
responsabilités et Directrice de l’IEJ de Nice.
Laurence Caroline Henry est Avocat général en service extraordinaire à la Cour de
cassation et Professeur agrégé.

Des mêmes auteurs, chez le même éditeur :


Collection « Carrés Rouge »
• L’essentiel du Droit des entreprises en difficulté, 10e éd. 2022.
Collection « Mémentos »
• Droit des entreprises en difficulté, 4e éd. 2021-2022.

© 2022, Gualino, Lextenso Suivez-nous sur [Link]


1, Parvis de La Défense
92044 Paris La Défense Cedex
ISBN 978-2-297-13416-3 Contactez-nous gualino@[Link]
PRÉSENTATION
Ce livre présente en 13 chapitres les orientations du droit des entreprises en difficulté telles
qu’elles résultent de la loi de sauvegarde du 26 juillet 2005 et de ses réformes successives. Il
permet une bonne compréhension des différentes techniques judiciaires ou non du
traitement des difficultés des entreprises. La législation se veut novatrice ; elle suppose
un changement de culture pour les acteurs de procédures collectives.
Cet ouvrage est conçu comme une grille de lecture du dispositif légal et de ses opportu-
nités. Il est à jour de la loi no 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité
des chances économiques, dites « loi Macron », de la loi nº 2016-1547 du 18 novembre 2016
de modernisation de la justice du XXIe siècle, de la loi nº 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative
à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique,
dite loi « Sapin II » et de la loi nº 2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et à trans-
formation des entreprises, loi PACTE, la loi nº 2021-689 du 31 mai 2021 relative à la gestion de
la sortie de crise après les textes d’exception pour gérer la crise covid-19 et l’ordonnance
nº 2021-1193 du 15 septembre 2021 portant modification du livre VI du Code de commerce.
Au total, il offre au lecteur une présentation pédagogique et synthétique d’une matière
aux enjeux pratiques importants.
Il s’adresse principalement aux étudiants des Facultés de droit, aux étudiants au CRFPA et aux
acteurs économiques concernés par la loi.

Avertissement
Sauf précision contraire, les articles cités sont ceux du Code de commerce.
PLAN DE COURS

Présentation 3
Introduction – Structures des procédures collectives 13

PARTIE 1
Traitement non judiciaire des entreprises en difficulté

Chapitre 1 – Information économique 21


1 – Information des dirigeants 21
2 – Information des tiers 22

Chapitre 2 – Techniques d’alerte interne


à l’entreprise 23
1 – Alerte du commissaire aux comptes 23
■ Déclenchement de la procédure d’alerte 23
a) Critères légaux de déclenchement 23
b) Pouvoir d’appréciation du commissaire aux comptes 25
PLAN DE COURS ■ Déroulement de la procédure d’alerte 25
a) Alerte dans les sociétés anonymes 25
b) Alerte dans les autres personnes morales 27
2 – Alerte du comité social et économique 27
■ Conditions de déclenchement de l’alerte 28
a) Initiative de l’alerte 28
b) Critère de l’alerte 28
■ Déroulement de l’alerte 28
3 – Alerte des associés 29
■ Conditions d’exercice de l’alerte 30
a) Initiative de l’alerte 30
b) Critère de déclenchement de l’alerte 30
■ Mécanisme de l’alerte 30
a) Questions des associés 30
b) Réponse des dirigeants 31

Chapitre 3 – Techniques d’alerte externe


à l’entreprise 33
1 – Alerte par le président du tribunal 33
■ Conditions de l’intervention du président du tribunal 33
a) Personnes concernées 33
b) Critère d’alerte 34
■ Portée de l’intervention du président du tribunal 34
a) Convocation du président du tribunal 34
b) Entretien 35
2 – Alerte des groupements de prévention agréés 35
■ Critère de l’alerte 36
■ Mise en œuvre de l’alerte 36
Chapitre 4 – Mandat ad hoc

PLAN DE COURS
37
1 – Désignation du mandataire ad hoc 37
■ Demande de désignation 37
■ Décision du président du tribunal 38
2 – Rôle du mandataire 39
■ Objet de la mission du mandataire 39
■ Portée de la mission du mandataire 39

Chapitre 5 – Procédure de conciliation 41


1 – Ouverture de la procédure de conciliation 41
■ Conditions d’ouverture de la procédure de conciliation 41
a) Conditions de fond 42
b) Conditions de forme 43
■ Décision d’ouverture de la procédure de conciliation 43
a) Décision du président du tribunal 44
b) Pouvoirs du président 45
2 – Déroulement de la procédure de conciliation 46
■ Rôle du conciliateur 46
a) Statut du conciliateur 46
b) Mission du conciliateur 47
■ Incitation à la négociation 48
a) Remises de dettes des créanciers publics 49
b) Délais de paiement 49
3 – Issues de la procédure de conciliation 50
■ Effets de l’accord de conciliation 51
a) En cas de constatation de l’accord 51
b) En cas d’homologation de l’accord de conciliation 52
■ Inexécution de l’accord de conciliation 56
a) Résolution de l’accord 57
b) Ouverture d’une procédure collective 58
PLAN DE COURS
PARTIE 2
Traitement judiciaire des entreprises en difficulté

Chapitre 6 – Ouverture de la procédure


de sauvegarde 63
1 – Procédure réservée au « débiteur in bonis » 63
■ Procédure à la discrétion du débiteur 63
a) La qualité de débiteur 64
b) Pouvoir discrétionnaire du débiteur 65
■ Procédure réservée aux entreprises viables 67
2 – Modalités procédurales de l’ouverture de la sauvegarde 68
■ Tribunal compétent 68
a) Compétence matérielle 68
b) Compétence territoriale 69
■ Jugement d’ouverture 69
a) Préalable au jugement d’ouverture : l’information du tribunal 70
b) Contenu du jugement d’ouverture 71

Chapitre 7 – Déroulement de la procédure


de sauvegarde 75
1 – Effets du jugement d’ouverture 75
■ Période d’observation 75
a) Sort de l’entreprise 76
b) Sort des partenaires de l’entreprise 80
c) Sort du débiteur 84
■ Élaboration du plan de sauvegarde 86
a) Évaluation des potentialités du débiteur 86
b) Implication des créanciers 88
2 – Plan de sauvegarde

PLAN DE COURS
92
■ Adoption du plan de sauvegarde 92
a) Réorganisation de l’entreprise 93
b) Apurement du passif 95
■ Exécution du plan de sauvegarde 97
a) Effets du jugement arrêtant le plan 97
b) Devenir du plan 98

Chapitre 8 – La sauvegarde accélérée 101


1 – L’ouverture de la sauvegarde accélérée 101
■ Conditions de fond 101
a) Le débiteur demandeur 101
b) Le débiteur en conciliation 102
c) La constitution des classes de parties affectées 103
■ Conditions de forme 103
2 – Le déroulement de la sauvegarde accélérée 103
■ Les créanciers de la sauvegarde accélérée 104
■ L’adoption du plan 104

Chapitre 9 – Redressement judiciaire 105


1 – Ouverture du redressement judiciaire 105
■ Conditions de fond 105
a) Qualité du débiteur 105
b) Exigence de la cessation des paiements 107
■ Conditions de forme 109
a) Saisine du tribunal 109
b) Prononcé du jugement d’ouverture 111
2 – Période d’observation 112
■ Contraintes inhérentes à la procédure 112
a) Sort du débiteur 112
b) Sort des garants 114
PLAN DE COURS ■ Moyens spécifiques de préservation de l’entreprise 114
a) Nullités de la période suspecte 115
b) Sort particulier des salariés 118
3 – Plan de redressement 121
■ Élaboration et adoption du plan 121
a) Simplification des licenciements 122
b) Cession d’activité 122
■ Inexécution du plan 123

Chapitre 10 – Procédure temporaire de traitement


de sortie de crise 125
1 – Conditions d’ouverture du traitement de sortie de crise (TSC) 125
2 – Déroulement et issue du traitement de sortie de crise 126
Chapitre 11 – Liquidation judiciaire 129
1 – Ouverture de la procédure de liquidation judiciaire 129
■ Conditions et jugement d’ouverture de la liquidation judiciaire 130
a) Conditions d’ouverture de la liquidation judiciaire 130
b) Jugement d’ouverture de la liquidation judiciaire 131
■ Effets du jugement d’ouverture 132
a) Sort du débiteur 132
b) Sort de l’entreprise 133
2 – Issues de la procédure de liquidation judiciaire 134
■ Réalisation de l’actif 134
a) Dispositions applicables à toutes les cessions 135
b) Cessions d’actifs isolés 136
■ Cession d’entreprise 137
a) Préparation et décision de la cession 137
b) Devenir de la cession 141
■ Achèvement de la procédure 144
a) Préalable : l’apurement du passif 144
b) Clôture de la procédure 145
3 – Liquidation judiciaire simplifiée 147
Chapitre 12 – Le rétablissement professionnel

PLAN DE COURS
149
1 – Les conditions du rétablissement professionnel 149
■ Des débiteurs strictement sélectionnés 149
■ Une ouverture sous conditions suspensives 150
2 – Les effets du rétablissement professionnel 151
■ Une procédure originale 151
■ Un effacement des dettes sans liquidation 151

Chapitre 13 – Sanctions civiles 153


1 – Sanction patrimoniale 153
■ Conditions de l’action en responsabilité pour insuffisance d’actif 154
a) Conditions de fond 154
b) Modalités procédurales 155
■ Effets de l’action en responsabilité pour insuffisance d’actif 156
2 – Sanctions personnelles 157
■ Dualité des sanctions 157
a) Faillite personnelle 157
b) Interdiction de gérer 159
■ Unicité de régime 160
a) Prononcé des sanctions personnelles 161
b) Durée des sanctions 161

Chapitre 14 – Sanctions pénales 163


1 – Banqueroute 163
■ Éléments constitutifs 163
■ Peines encourues 164
2 – Autres infractions 164
■ Infractions commises par le débiteur ou les dirigeants 165
■ Infractions commises par les tiers 166
a) Infractions commises par les mandataires de justice 166
PLAN DE COURS b) Infractions commises par les créanciers ou cocontractants
du débiteur 167
c) Infractions commises par les proches du débiteur 167
Bibliographie 169
Introduction

Structures des procédures collectives

La loi du 26 juillet 2005 n’y change rien : la question essentielle en matière de droit des entreprises
en difficulté reste inspirée du théâtre de Shakespeare : « être ou ne pas être » en cessation des
paiements. La notion n’a pas changé depuis qu’elle a été définie par la jurisprudence ; l’article
L. 631-1, premier alinéa, rappelle que le débiteur est « dans l’impossibilité de faire face au passif
exigible avec son actif disponible ». Que se cache-t-il derrière ces mots ? Le passif exigible vise les
dettes échues, certaines et liquides. L’actif disponible correspond aux liquidités du débiteur, les
valeurs réalisables à très court terme, les ouvertures de crédit. Concrètement, le débiteur en cessa-
tion des paiements est dans l’incapacité de payer ses dettes.
Sans changer la définition de la notion, la loi conserve la cessation des paiements comme critère
de répartition des différentes procédures applicables aux entreprises en difficulté. Cependant, si
le curseur reste inchangé, il est déplacé sur l’échelle des difficultés des entreprises. Il ne distingue
plus les procédures judiciaires des autres. Désormais, avec une souplesse accrue, la cessation des
paiements est le critère de répartition entre les procédures préventives et les procédures curatives
des difficultés de l’entreprise. Le législateur, en 2005, favorise l’anticipation préférant prévenir que
guérir. Il tire les leçons du passé : intervenir trop tard conduit de nombreux débiteurs à la liquida-
tion sans passer par la case sauvegarde et/ou redressement. Le même souci de réalisme explique le
caractère « tampon » de la nouvelle procédure de conciliation (qui ne s’applique pas au secteur
agricole). Dans le même souci, le législateur supprime le contrôle du critère de la cessation des
paiements pour basculer de sauvegarde en redressement judiciaire lorsque l’échec de la procédure
judiciaire préventive est constaté. L’ouverture de la procédure de rétablissement professionnel peut
14 L’ESSENTIEL DU DROIT DES ENTREPRISES EN DIFFICULTÉ

intervenir concomitamment à l’ouverture de la liquidation judiciaire au profit d’un débiteur dont le


passif déclaré est minime, la cessation des paiements n’est donc plus le critère exclusif d’ouverture
des procédures.
Ainsi, certaines « procédures » s’inscrivent dans une logique d’anticipation de la cessation des
paiements. Il s’agit alors de prévenir : le débiteur est in bonis, mais il rencontre des difficultés. En
ce qui concerne le traitement non judiciaire, on trouve le mandat ad hoc, cependant, la grande
innovation de la loi du 26 juillet 2005 est la prise en charge, par un traitement judiciaire, des diffi-
cultés de l’entreprise alors qu’elle n’est pas en cessation des paiements grâce à l’introduction de la
procédure de sauvegarde, de sauvegarde accélérée et de sauvegarde financière accélérée. Cette
dernière est un traitement judiciaire préventif. Ces dispositions interviennent toutes en amont de
la cessation des paiements, elles sont utilement préparées par la prévention-détection des diffi-
cultés des entreprises grâce à la collecte d’un certain nombre d’informations. Une fois la cessation
des paiements intervenue, la loi propose un autre arsenal, classique celui-là, judiciaire, mais tardif.
Dans l’esprit de la loi, le redressement judiciaire ne devrait être qu’une procédure subsidiaire pour
être vidée de sa substance par la procédure de sauvegarde. La différence entre les deux procé-
dures est toujours plus marquée de réformes en réformes et les avantages de la sauvegarde sont
régulièrement renforcés pour rendre cette dernière plus attractive. La liquidation judiciaire est une
procédure autonome permettant, éventuellement, le redressement de l’entreprise entre les mains
d’un repreneur par une cession d’entreprise et devant désintéresser au mieux les créanciers du
débiteur. Toutefois, la cession peut désormais (Ord. 12 mars 2014) être assurée, préparée dès la
conciliation. Il en résulte une nouvelle répartition des procédures autour de la cessation des paie-
ments. D’une part, des dispositions applicables au débiteur avant que n’intervienne la cessation
des paiements : le mandat ad hoc et la procédure de sauvegarde, d’autre part, des dispositions
applicables après la constatation de la cessation des paiements : le redressement judiciaire et la
liquidation judiciaire. La conciliation et dans son prolongement la sauvegarde accélérée – intro-
duite par l’ordonnance du 12 mars 2014 – peuvent être ouvertes dès lors que le débiteur n’est
pas en cessation des paiements depuis plus de quarante-cinq jours.
Le réalisme du législateur lui a fait prendre en considération le fait que l’état de cessation des
paiements n’intervient pas brusquement, il est le résultat d’une lente évolution de la situation du
débiteur sur le chemin de l’aggravation de ses difficultés. La procédure de conciliation est la procé-
dure charnière ; à ce titre, elle pourrait être la procédure pivot de la réforme de 2005. Elle réalise
l’interface entre l’avant et l’après cessation des paiements. Il n’est pas étonnant que la pratique la
révèle comme une procédure clef du nouveau dispositif légal. Elle peut être ouverte avant la surve-
nance de la cessation des paiements, mais également dans les 45 jours de la cessation des paie-
ments. Cette procédure non judiciaire reposant sur un potentiel accord entre les créanciers et
leur débiteur est donc le maillon articulant la prévention et le traitement des difficultés du
INTRODUCTION – Structures des procédures collectives 15

débiteur. L’importance de la conciliation se confirme au fil des réformes. Elle permet de préparer
les cessions de l’entreprise avant l’ouverture d’une procédure collective, elle est le passage obligé
de la sauvegarde accélérée et de la sauvegarde financière accélérée (SFA).
Quelques schémas permettent de visualiser la place de chacune des solutions proposées aux diffi-
cultés rencontrées par l’entreprise. Elles ont été améliorées par l’ordonnance du 18 décembre
2008 (Ord. nº 2008-1345) ratifiée par la loi nº 2009-526 du 12 mai 2009 et le décret nº 2009-
160 du 12 février 2009. Elles sont renouvelées et de nouvelles procédures sont introduites par
l’ordonnance du 12 mars 2014 (Ord. nº 2014-326), le décret du 30 juin 2014 (D. nº 2014-736) et
l’ordonnance du 26 septembre 2014 (Ord. nº 2014-1088 du 26 sept. 2014, JO 27 sept.). Sans
modifier l’architecture des procédures, la loi PACTE (nº 2019-486, 22 mai 2019) modifie de
nombreux articles du livre VI notamment dans le souci de favoriser le rebond du débiteur et
améliorer la rédaction des textes. Il en va de même pour la loi nº 2021-689 du 31 mai 2021 rela-
tive à la gestion de la sortie de crise après les textes d’exception pour gérer la crise covid 19, et
pour l’ordonnance nº 2021-1193 du 15 septembre 2021 portant modification du livre VI du Code
de commerce
16 L’ESSENTIEL DU DROIT DES ENTREPRISES EN DIFFICULTÉ

Traitement non judiciaire des difficultés de l’entreprise

Procédure de conciliation
Mandat ad hoc
Débiteur in bonis
Ou
Cessation des paiements
Débiteur in bonis de moins de 45 jours

Procédure conventionnelle -
accord

Procédure
conventionnelle
Accord constaté par le Accord homologué par
Mission définie par le président du tribunal : le tribunal :
président du tribunal - force exécutoire - publicité
- confidentialité - créanciers signataires,
- pas de voies de recours interdiction des
Pendant la durée de poursuites individuelles
l’exécution, l’accord constaté : - débiteur, suspension
- interrompt et interdit toute des poursuites
action en justice individuelles
- arrête ou interdit toute - privilèges de
poursuite individuelle conciliation pour les
- interrompt les délais impartis créanciers - privilège de
aux créanciers parties à new money
l’accord
INTRODUCTION – Structures des procédures collectives 17

Traitement judiciaire des difficultés de l’entreprise

Avant survenance Après survenance


de la cessation des paiements de la cessation des paiements

Traitement judiciaire préventif Traitement judiciaire curatif

Procédures de sauvegarde
(sauvegarde - sauvegarde accélérée -
SFA)

Survenance
Initiative exclusive du débuteur de la cessation
in bonis des paiements -
conversion
de la sauvegarde
en redressement
judiciaire
ou liquidation
judiciaire Liquidation
judiciaire
Redressement (alternative
judiciaire rétablissement
professionnel
effacement de dettes
sans liquidation)

Adoption plan Adoption plan Adoption Cession


de sauvegarde de redressement plan des actifs
de cession du débiteur
partiel ou total
18 L’ESSENTIEL DU DROIT DES ENTREPRISES EN DIFFICULTÉ

Nouvelles techniques et nouvelles procédures


Ordonnance 12 mars 2014

Pre-pack Sauvegarde accélérée : Rétablissement


cession en conciliation Articulation professionnel
Conciliation - Sauvegarde sans liquidation
Cession Articulation
de l’entreprise A la demande du débiteur avec la liquidation judiciaire
en conciliation Conditions :
- ne pas être en cessation des paiements Conditions :
Mission depuis plus de 45 jours
du conciliateur : - débiteurs personnes
+
organiser la cession physiques
- être engagé dans une procédure de
de l'entreprise +
conciliation
+ - ne pas avoir employé des
- avoir élaboré un plan assurant la salariés pendant les 6 mois
Conditions : précédant le rétablissement
pérennité de l’entreprise
Celles + professionnel
de la conciliation - prévisibilité d’adoption du plan par les +
+ créanciers concernés par la procédure - l’actif déclaré a une valeur
Initiative minime
du débiteur Débiteurs concernés :
- ceux dont les comptes sont certifiés +
+ pas de liquidation judiciaire
Avis par un commissaire aux comptes ou
dont les comptes sont établis par un depuis au moins 5 ans
des créanciers +
participants expert-comptable
+ pas de liquidation judiciaire
- ceux qui emploient plus de 20 salariés clôturée pour insuffisance
Préparation +
- ceux dont le chiffre d’affaires est Caractéristiques :
en conciliation - rétablissement professionnel
et supérieur à 3 000 000 € HT
ou proposé par le tribunal
Réalisation en dont le total de bilan est supérieur et accepté par le débiteur
sauvegarde, à 1 500 000 € lors de l'ouverture
redressement d'une liquidation judiciaire
judiciaire Variante : - procédure à tout moment
ou liquidation Sauvegarde financière accélérée (SFA) réversible avec un retour
judiciaire Condition supplémentaire : les seuls à la liquidation judiciaire
(avec un aménagement créanciers concernés par la procédure - effacement des dettes
possible des fomalités sont ceux du comité des établissements du débiteur
concernant les offres) de crédit - clôture sans liquidation

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