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EXPLORATIONS

NEUROPHYSIOLOGIQUES
(EEG- EMG- PE)
Pr Mamadou Moustapha SARR
MD – PhD
Ancien Interne des Hôpitaux de Dakar
Neurologue – Neurophysiologiste – Epileptologue
UFR Santé _ Université de Thiès
INTRODUCTION GENERALE

• Explorations neurophysiologiques : EEG- ENMG- Potentiels


évoqués

• En complément de la clinique

• Savoir poser soigneusement les indications

• Dans ce cours :
- Principes de base

- Techniques

- Résultats

- Indications
ELECTROENCEPHALOGRAMME
(EEG)
INTRODUCTION (1)
• L’EEG est l’enregistrement de l’activité électrique du
cerveau au moyen d’électrodes posées sur le scalp

• Signal à recueillir, filtrer et amplifier

• 1er enregistrement chez l’homme en 1929 par Hans


Berger (1873-1941)

• Développement en clinique vers les années 60-70


INTRODUCTION (2)
• Indications aujourd’hui restreintes
- Epileptologie +++

+ confirmation diagnostique

+ classification syndromique,

+ traitement et suivi des épilepsies

- Troubles de la vigilance
INTRODUCTION (3)
• Importance des méthodes d’activation

- Hyperpnée
définie comme une augmentation de l'amplitude des mouvements
respiratoires

- Stimulation lumineuse intermittente


soumettre le patient à des flashs lumineux, dont on règle la
fréquence (entre 1 et 60 par seconde, en général)

- Privation de sommeil
INTRODUCTION (4)
• Plusieurs types :

- Standard

- sommeil (sieste ou nuit complète)

- Vidéo- EEG

- Stéréo-EEG

- Cartographie EEG

- Etc.
TECHNIQUE (1)

• Electrodes
placées sur le cuir chevelu et reliées à une…

• Boîte têtière
elle-même connectée à un…

• Ordinateur
TECHNIQUE (2)
TECHNIQUE (3)
• Types d’électrodes
- Electrodes tampon
Petit dôme en argent chloruré
recouvert d’un tampon imbibé d’eau
saline

- Electrode cupule
Forme d’un disque en argent dont
la cupule centrale permet l’application
d’une pâte conductrice

- Electrode aiguille
Forme d’une aiguille hypodermique,
réservée aux situations d’urgences
TECHNIQUE (4)
Pauses des électrodes :
système international 10/20
TECHNIQUE (5)
Pauses des électrodes:
système international 10/20
TECHNIQUE (6)
Pause des électrodes

Localisation des structures Position des électrodes sur


anatomiques sous jacentes le cuir chevelu

Nécessité d’une correspondance parfaite entre la


position des électrodes et les structures anatomiques
TECHNIQUE (7)
Polygraphie
 Enregistrement simultané de plusieurs paramètres
permettant d’étudier le sommeil en général :
- EEG
- Electromyogramme (EMG)
- Electrocardiogramme (ECG)
- Electro-oculogramme (EOG)
- Mouvements respiratoires
- Enregistrement Vidéo
TECHNIQUE (8)
Polygraphie

10µV

50µV
DEROULEMENT DE L’EEG (1)
• D’abord
- Rassurer le patient et lui expliquer

- Pièce calme

- Patient calme, détendu, silencieux et


en position semi assise sur un
fauteuil avec dossier et accoudoirs
DEROULEMENT DE L’EEG (2)
• Ensuite (2)

- Vérifier le calibrage

- Demander au patient de fermer les yeux

- Corriger les éventuels artéfacts

- Enregistrer une séquence de repos avec étude de la réactivité


DEROULEMENT DE L’EEG (3)
• Ensuite (2)
- Méthodes d’activation

+ Hyperpnée (HPN) : respiration ample et continue pendant 3 à 4


minutes avec une phase expiratoire marquée

+ Stimulation lumineuse intermittente (SLI) : elle consiste à


délivrer des éclairs lumineux intenses à une fréquence variant entre 1
et 60 Hz

+ Autres :
- Privation de sommeil
- Sommeil
DEROULEMENT DE L’EEG (4)
• Enfin
- Libérer le patient
- Enlever le matériel

• Nota Benne :
- Tous les événements survenus au cours de
l’examen doivent être soigneusement notés
- Un enregistrement EEG standard doit durer au moins
20 minutes
RESULTATS (1)

Rythmes EEG
Bêta : > 13 Hz
Alpha : 8-13 Hz
Thêta : 4- 7,5 Hz
Delta : < 4 Hz
RESULTATS (2)

Anomalies EEG

• Tracé déprimé ou ralenti : souffrance cérébrale

• Tracé plat : mort cérébrale

• Anomalies paroxystiques: épilepsie


RESULTATS (3)
Tracé ralenti
souffrance cérébrale

. Souffrance temporale gauche (Abcés cérébral).

SP, 54 ans. Souffrance temporale gauche (Abcès cérébral)


RESULTATS (4)
Anomalies paroxystiques
Epilepsies

Pointes Pointes lentes

Polypointes
RESULTATS (5)
Anomalies paroxystiques
Epilepsies

Pointes ondes Pointes ondes lentes

Polypointes ondes
ILLUSTRATIONS (1)

Rythme alpha
Anomalies localisées

Anomalies généralisées
Anomalies localisées
- De morphologie
- De fréquence
- D’amplitude
ILLUSTRATIONS (2)

Anomalies morphologiques focales : pointes centro-temporales


Epilepsie à paroxysmes rolandiques (EPR)
ILLUSTRATIONS (3)
Veille Sommeil

Pointes centrotemporales gauches activées par le sommeil


(épilepsies à paroxysmes rolandiques)
ILLUSTRATIONS (4)

Cartographie d’amplitude : double foyers droit et gauche chez


le même patient (Epilepsie à paroxysmes rolandiques)
ILLUSTRATIONS (5)

Etat de mal hémisphérique gauche : 2 minutes après injection de rivotril :


pointes hémisphériques gauches Nettoyage du tracé.
continues. Activités musculaires+++
Anomalies localisées
- De morphologie
- De fréquence
- D’amplitude
ILLUSTRATIONS (6)

. Souffrance temporale gauche (Abcés cérébral).

Anomalies de fréquence localisées dans la région temporale


gauche (Abcès cérébral)
Anomalies localisées
- De morphologie
- De fréquence
- D’amplitude
ILLUSTRATIONS (7)

Anomalies d’amplitude (localisées) hémisphériques droites


(Hématome sous dural pariétotemporal droit)
Anomalies localisées

Anomalies généralisées
Anomalies généralisées
- De morphologie
- De fréquence
- D’amplitude
ILLUSTRATIONS (8)

Anomalies morphologiques généralisées : pointes ondes à 3 Hz


Epilepsie- absence de l’enfant (importance de l’hyperpnée)
ILLUSTRATIONS (9)

Bouffées de pointes ondes généralisées spontanées (à gauche) et


induites par la SLI (à droite) - Epilepsie myoclonique juvénile
ILLUSTRATIONS (10)

Anomalies morphologiques généralisées : pointes lentes bi ou triphasiques


(Encéphalopathie métabolique/insuffisance rénale)
ILLUSTRATIONS (11)

Pointes ondes continues du sommeil lent (POCS)


Anomalies généralisées
- De morphologie
- De fréquence
- D’amplitude
ILLUSTRATIONS (12)

Anomalies de fréquence généralisées : ondes lentes diffuses


(Encéphalopathie métabolique/insuffisance hépatocellulaire)
Anomalies généralisées
- De morphologie
- De fréquence
- D’amplitude
ILLUSTRATIONS (13)
Anomalies généralisées
De morphologie, de fréquence
et d’amplitude
ILLUSTRATIONS (14)

Anomalies diffuses (fréquence, amplitude et forme) : hypsarythmie


(syndrome de WEST)
CONCLUSION (1)
• EEG encore très utile en neurologie

- Epileptologie

- Etude du sommeil

- Etude des phénomènes paroxystiques survenant au


cours du sommeil : couplage possible à la vidéo.

- Exploration des troubles de la vigilance


CONCLUSION (2)

• « Interprétation prenant
nécessairement en compte les
éléments cliniques,

• Primauté de la clinique sur


l’EEG,

• Il ne faut pas dire n’importe quoi


!!! ».
Henri Gastaut
1915 - 1995
ELECTROMYOGRAMME
(EMG)
INTRODUCTION (1)
• L’EMG est l’enregistrement de l’activité électrique des
nerfs et des muscles.

• Etudie donc la contraction musculaire et la conduction


nerveuse

• Apport considérable dans la pathologie musculaire,


dans les atteintes neurogénes périphériques et dans la
pathologie de la jonction neuromusculaire
RAPPEL (1)
• Nerf : axone +/- gaine de myéline

• Muscle : fibres musculaires

• Unité motrice

• Jonction neuromusculaire
RAPPEL (2)
• Nerf
Axone +/- gaine de myéline
Fil électrique : fil métallique central
(conducteur) entouré d’un
caoutchouc (isolant)

Axone  fil métallique (conducteur)


Gaine de myéline  isolant

Myéline : augmente la vitesse de


conduction nerveuse (conduction
saltatoire)
RAPPEL (3)
• Muscle
Constitué de plusieurs fibres
musculaires

• Unité motrice Structure du muscle squelettique

 Un motoneurone Aα et l’ensemble
des fibres musculaires qu’il
innerve

Unité motrice
RAPPEL (4)
• Plaque motrice ou
jonction
neuromusculaire

- Synapse entre le
motoneurone Aα et la fibre
musculaire

- Synapse de nature
chimique

- Neurotransmetteur :
acétylcholine

Jonction neuromusculaire
DEROULEMENT DE LEXAMEN
• Rassurer le patient

• Lui expliquer sommairement

• Réinterroger le patient et l’examiner au besoin

• Patient assis, jambes tendues


+ Au repos, totalement décontracté
+ Activité : contraction d’intensité croissante
MATERIEL

Appareil Electrodes de surface Electrode aiguille

Stimulateur Fauteuil
TECHNIQUE (1)
• EMG de stimulation

- Stimulation du tronc nerveux en deux points de son


trajet/ choc électrique brève de 0,1 à 0,3 ms

- Recueil des réponses

- Mesure de la distance sur la peau

- Distance/temps de latence => VCN


TECHNIQUE (2)
• EMG de détection (1)
=> EMG invasif
- Etude de l’activité électrique du muscle (au repos et lors d’une
contraction)

- Activité recueillie par des électrodes aiguilles introduites dans le


muscle à explorer

- Résultats plus précis que l’EMG de surface car pas de bruits


parasites en provenance des muscles environnants

- Contre-indication en cas de traitement anticoagulant en cours et


en cas de troubles de la coagulation sévères
TECHNIQUE (3)
• EMG de détection (2)
=>EMG de surface
- Etude de l’activité électrique du muscle (au repos et lors d’une
contraction)

- Activité recueillie par des électrodes placées en surface et en


regard du muscle à explorer

- Résultats moins précis que l’EMG invasif car il ya des bruits


parasites en provenance des muscles environnants

- Pas de contre-indication
RESULTATS

• Différenciation entre :

- Syndrome neurogène et syndrome myogéne

- Atteinte tronculaire (VCN altérée) et atteinte radiculaire (VCN


conservée)

- Atteinte axonale (amplitude altérée) et atteinte myélinique (VCN


altérée)

• Myasthénie : bloc de conduction


Réponses distale et proximale lors de l’EMG de stimulation
Tracé EMG de type myogène Tracé interférentiel normal
- Anormalement riche en unités motrice par rapport à l'effort fourni
(un grand nombre d'unités sont recrutées : sommation spatiale)

- Potentiels polyphasiques, de brève durée et de faible amplitude


Dans les myopathies avec myotonie, l'EMG comporte des
salves d'unités motrices rapprochées (bruit caractéristique de « rafale »)
Tracé EMG de type neurogène Tracé interférentiel normal
- Tracé appauvri en unités motrices
- Accélération des unités lors de l'augmentation de l'effort :
sommation temporelle, qui a pour fonction de compenser
la perte d'unités motrices.
Bloc de conduction (myasthénie)
Electromyographie sous stimulation
Enregistrement simultané de la réponse électromyographique et de la réponse mécanique du muscle adducteur
du pouce sous stimulation du nerf cubital à la fréquence de 3 puis 20 par seconde. Il est aisé de comparer les
tracés obtenus avant et après 15 minutes l’injection intramusculaire de 4 mg de Prostigmine.
INDICATIONS
• Atteintes neurogènes périphériques (plaies, compression,
troubles métaboliques, etc.)
- Atteinte tronculaire
- Atteinte radiculaire
• Pathologie musculaire
- Tracé de repos normal
- Activité : enrichissement trop rapide du tracé
• Pathologie de la jonction neuromusculaire
myasthénie => boc de conduction

• Suivi de l’évolution : Guillain Barré


INTRODUCTION (1)
•  Mesure de réponses cérébrales à la suite de
stimulations sensorielles spécifiques :
- sensitifs
- visuels
- auditifs

• Exploration de certaines voies nerveuses depuis la


périphérie jusqu’au cerveau

• Appréciation donc de la qualité de la conduction sur


lesdites voies

• Détection d’éventuelles anomalies (non spécifiques).


INTRODUCTION (2)
• IRM +++ dans le diagnostic lésionnel
• Toutefois PE encore important :

- Retentissement fonctionnel des lésions

- Organicité ou non d’un symptôme sensoriel ou moteur

- Appréciation des conséquences fonctionnelles d’un acte


chirurgical

- Tester la fonctionnalité des voies nerveuses et la réactivité au


cours d’une anesthésie ou d’une altération de la conscience
INTRODUCTION (3)
• Principaux types :
- Potentiels évoqués somesthésiques
voies de la sensibilité : depuis la peau jusqu’au cerveau

- Potentiels évoqués auditifs


voies auditives : depuis l’oreille interne jusqu’au cerveau

- Potentiels évoqués visuels


voies visuelles : depuis la rétine jusqu’au cerveau

- Cas particuliers
Potentiels moteurs : stimulation cérébrale d’origine magnétique
Potentiels cognitifs ou endogènes : détecte des événements internes
TECHNIQUE
• Patient allongé

• Relaxation maximale (pour éviter les parasites musculaires)

• Electrodes placées sur le trajet du nerf étudié

• Stimulation électrique d’intensité variable provoquant le


battement des doigts ou des orteils

• Enregistrement au niveau médullaire et cérébral par des


électrodes placées en regard de la structure génératrice de la
réponse

• Durée de l’examen : environ une heure


RESULTATS (1)

Réponse périphérique
Réponses cervico-bulbaires et du tronc cérébral(2)
N9 : temps de conduction entre le poignet et les troncs du
plexus brachial (recueil par électrode sus claviculaire P14 et N18 : explorent la voie lemniscale entre la jonction
homolatérale) cervico-bulbaire et le thalamus

Réponse spinale Réponse corticale

N13 : Activité post synaptique des neurones de la corne N20 : réponse post synaptique la plus précoce des neurones
postérieure recueillie à la face postérieure du cou entre les de l’aireSI controlatérale
apophyses épineuses de C5 à C7
RESULTATS (2)

Traumatisme par étirement du plexus brachial gauche


A gauche : stimulation du médian au poignet gauche A droite : stimulation du médian au poignet droit

Au coude : réponse comparable à celle du coté droit Ici tous les potentiels évoqués sont normaux

Au point d’Erb : persistance de N9, mais amplitude très


diminuée par rapport au coté droit

Au niveau de la région cervicale basse : disparition de N13

Au niveau cortical : si N20 existe, elle est très anormale


INDICATIONS
• Pathologie des nerfs périphériques

• Myélopathies

• Sclérose en plaque

• Syringomyélie

• Etc.
Corrélation siège/PES
Tableau VIII. - Diagnostic des dysfonctionnements somatosensitifs.
Potentiels évoqués somesthésiques des membres supérieurs.

Siège du dysfonctionnement N9/P9 N13 P14 N18 N20

Périphérique : distal/ganglion A A A A A
Périphérique : proximal/ganglion
Pr A A A A

Moelle cervicale basse (C6 - D1)


N Ab +/- +/- +/-

Moelle cervicale haute et bulbe N N A A A


Tronc cérébral, noyau ventro-postéro-latéral,
fibres thalamocorticales
N N N N A

A : anormal ; Ab : absent ; Pr : présent ; N : normal ; ± : A ou N.


POTENTIELS
EVOQUES VISUELS
RAPPEL

Nerf optique

Chiasma optique

Tractus optique

Relais dans le CGL


du thalamus

Radiation optique

Cortex visuel primaire

Voies visuelles
TECHNIQUE (1)

• Patient assis dans une salle sombre

• Stimulation par flash ou par damier

• Durée : environ ¾ d’heure

• Electrodes de recueil placées au niveau du cortex


visuel (lobe occipital)
TECHNIQUE (2)

Stimulation flash Stimulation damier


TECHNIQUE (3)

Sujet assis face à la stimulation en damier avec un point


rouge de fixation au centre de l’écran
TECHNIQUE (4)

Différents types d’électrodes utilisées


TECHNIQUE (5)

Electrodes de recueil du signal PEV


- Electrodes actives au niveau du lobe occipital :
+ O3 à gauche
+ O4 à droite
- Electrode de référence : connexion A1 et A2
RESULTATS

PEV flash PEV damier


morphologie normale du signal morphologie normale du signal
(variable) (plus constante)

Nota Benne
En cas de pathologie : on a une diminution d’amplitude du
signal et/ou une altération de sa morphologie
INDICATIONS
• Lésions des voies visuelles (cécité monoculaire,
hémianopsie)
- Nerf optique

- Bandelette optique

- Chiasma

- Radiation optique

- Cortex

• Quelle que soit l’origine des lésions (traumatiques,


tumorales, inflammatoires, métaboliques, etc.)
ILLUSTRATIONS (1)

Exemple d’atteinte pré-chiasmatique


Neuropathie optique droite
ILLUSTRATIONS (2)

Exemple d’atteinte chiasmatique des voies croisées


Compression chiasmatique
ILLUSTRATIONS (3)

Exemple d’atteinte rétro- chiasmatique droite


Corrélation siège/PEV
Tableau XI. - Diagnostic des dysfonctionnements
de la rétine et du nerf optique (inversion de damier).

Siège du dysfonctionnement ERG PEV

Rétine périphérique N N
Rétine centrale A A
Nerf optique +/- A
Amblyopie +/- A
Trouble visuel anorganique N N

ERG : électrorétinogramme ; PEV : potentiels évoqués visuels.

A : absent ou anormal ; N : normal ; ± : Ab ou N.


POTENTIELS EVOQUES
AUDITIFS
RAPPEL (1)
Voies périphériques
Premiers neurones
- Constituent le nerf auditif

- Corps cellulaires dans le ganglion


spiral

- 95 % des fibres connectées avec les


CCI

- 5% seulement avec les CCE

Nerf auditif connecté avec les


cellules ciliées de la cochlée
RAPPEL (2)

Voies auditives centrales


- Bi latéralisation
- Relais multiples
TECHNIQUE
• Patient allongé, étendu, les yeux fermés

• Stimulation par des sonorités à l’aide d’un casque


muni d’écouteurs

• Stimulation monaurale de 50 à 90 décibels

• Electrode de recueil placée sur le vertex

• Durée de l’examen : environ 1 heure


RESULTATS (1)

Potentiels précoces < 10 ms  Nerf auditif et tronc cérébral


Potentiels tardifs  Structures auditives thalamo-corticales
RESULTATS (2)
Potentiels précoces
- Nerf auditif : onde I
- Noyaux cochléaires : onde II
- Olive supérieure : onde III
- Lemnisque latéral : onde IV
- Colliculus inférieur : onde V

Potentiels tardifs
- Thalamus
- Cortex auditif

Sites anatomiques des ondes du PEA


RESULTATS (3)

Potentiels précoces pour différentes intensités :


- 70 dB : distinction des cinq ondes
- Diminution d’intensité entraîne augmentation des latence et diminution de
l’amplitude des ondes
- Seuil auditif  plus petite intensité permettant d’individualiser une onde V (ici 20
dB)
INDICATIONS
• Indication du seuil auditif
• Hypoacousie unilatérale
• Atteinte endocochléaire
• Atteinte rétrocochléaire
• Lésions du tronc cérébral
- traumatiques
- tumorales
- vasculaires
• Affections hérédo dégénératives
• Etc.
Corrélation siège/PEA
Tableau X. - Dagnostic des dysfonctionnements auditifs.

Siège du dysfonctionnement I III V Intervalle I-V Na Pa N100

Transmission A A A N N N N
Cochlée +/- N N N N N N

Nerf acoustique +/- A A A +/- +/- +/-

Protubérance N A A A +/- +/- +/-

Pédoncules et colliculus inférieur N N A A +/- +/- +/-

Fibres thalamocorticales et cortex primaire N N N N N A +/-

Cortex associatif N N N N N N A

A : absent ou anormal ; N : normal ; ± : A ou N.


CONCLUSION GENERALE

• Essor imagerie en neurologie +++

• Explorations neurophysiologiques encore utiles

• Examens fonctionnels

• En complément de l’exploration morphologique

• Renseignements précieux

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