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Cadenassage : Analyse des procédures industrielles

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Sécurité des outils, des machines et des procédés industriels

Études
et recherches
RAPPORT R-587

Analyse comparative des programmes


et des procédures de cadenassage
appliqués aux machines industrielles

Yuvin Chinniah
Mathieu Champoux
Damien Burlet-Vienney
Renaud Daigle
Solidement implanté au Québec depuis l980,
l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé
et en sécurité du travail (IRSST) est un organisme
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Dépôt légal
Bibliothèque et Archives nationales
2008
ISBN : 978-2-89631-321-1 (version imprimée)
ISBN : 978-2-89631-322-8 (PDF)
ISBN : 978-2-89631-288-7 (Version originale)
ISSN : 0820-8395

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Montréal (Québec)
H3A 3C2
Téléphone : 514 288-1551
Télécopieur : 514 288-7636
[email protected]
www.irsst.qc.ca
© Institut de recherche Robert-Sauvé
en santé et en sécurité du travail,
octobre 2008
Sécurité des outils, des machines et des procédés industriels

Études
et recherches
RAPPORT R-587

Analyse comparative des programmes


et des procédures de cadenassage
appliqués aux machines industrielles

Avis de non-responsabilité Yuvin Chinniah, Service de la recherche, IRSST


L’IRSST ne donne aucune
garantie relative à l’exactitude, Mathieu Champoux, IRSST
la fiabilité ou le caractère
exhaustif de l’information Damien Burlet-Vienney et Renaud Daigle,
contenue dans ce document. Service soutien à la recherche et à l'expertise, IRSST
En aucun cas l’IRSST ne
saurait être tenu responsable
pour tout dommage corporel,
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Cette étude a été financée par l’IRSST. Les conclusions et recommandations sont celles des auteurs.
CONFORMÉMENT AUX POLITIQUES DE L’IRSST

Les résultats des travaux de recherche publiés dans ce document


ont fait l’objet d’une évaluation par des pairs.
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures i
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

RÉSUMÉ
En 2005, dans la province de Québec, des machines dangereuses ont causé la mort d’environ
20 travailleurs, et quelque 13 000 accidents ont pu être reliés à des machines, ce qui a occasionné
des coûts d’environ 70 millions $ à la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST)
sous forme d’indemnités et de remplacement de salaires. La norme canadienne CSA Z460-05
(2005) définit le cadenassage comme l’installation d’un cadenas ou d’une étiquette sur un
dispositif d’isolement des sources d’énergie conformément à une procédure établie, indiquant
que le dispositif d’isolement des sources d’énergie ne doit pas être actionné avant le retrait du
cadenas ou de l’étiquette conformément à une procédure établie. Selon l’article 185 du
Règlement sur la santé et la sécurité au travail (RSST), les travailleurs appelés à intervenir dans
la zone dangereuse d’une machine pendant tout travail de maintenance, de réparation ou de
déblocage, doivent appliquer les procédures de cadenassage. Cette étude vise à répondre aux
questions suivantes :

• La notion de cadenassage a-t-elle la même définition ou le même sens dans l’ensemble de la


littérature ?
• Les exigences prévues par la loi en matière de cadenassage sont-elles similaires entre
provinces du Canada et entre pays ?
• Les différentes normes sur le cadenassage sont-elles similaires ?
• Le contenu des programmes de cadenassage décrits dans divers documents est-il similaire ?
• Les programmes de cadenassage d’un échantillon d’industries au Québec sont-ils conformes
aux exigences prévues par la loi et à la norme canadienne sur le cadenassage – CSA Z460-05
(2005) ?

Une recherche a été faite afin de réunir plusieurs documents sur le cadenassage, à savoir :
• Normes
- Cinq normes sur le cadenassage : CSA Z460-05 (2005), ANSI/ASSE Z244.1 (2003),
ANSI/ASSE A10.44 (2006), CP 91 (2001) et ISO 14118 (2000).
• Règlements
- Vingt-huit règlements de différentes provinces canadiennes et d’autres pays traitant
du cadenassage.
• Manuels et guides
- Six documents sur le cadenassage publiés par des associations sectorielles et sans but
lucratif du Québec dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail (SST).
- Deux manuels sur le cadenassage : Kelley (2001) et Daoust (2003).
- Un document sur le cadenassage publié par l’Institut national de recherche et de
sécurité (INRS) : INRS (1996).
- Deux documents sur le cadenassage produit par la CSST : CSST (1985) et CSST
(1994).

De plus, trente et un programmes de cadenassage écrits provenant de vingt-neuf usines et de


deux hôpitaux du Québec ont été recueillis suivant des critères tels que la taille de l’usine, le
secteur d’activité, le nombre d’employés et les types de machines utilisées. L’analyse des
soixante-quinze documents obtenus a révélé que :
ii Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

• la notion de cadenassage a différents sens ou définitions dans la littérature, surtout dans les
règlements ; cependant, les définitions du cadenassage qu’on trouve dans les normes
comportent certaines similitudes ;
• les exigences prévues par la loi en matière de cadenassage varient entre provinces
canadiennes et entre pays ;
• les normes sur le cadenassage ont tendance à prescrire des exigences comparables, sauf l’ISO
14118 (2000) ; cependant, il existe certaines différences entre les normes en ce qui concerne
les éléments des programmes de cadenassage ;
• le contenu des programmes de cadenassage décrits dans divers documents varie ;
• les programmes de cadenassage obtenus de trente et une usines et établissements du Québec
ne sont pas entièrement conformes au règlement provincial ; par rapport à la norme
CSA Z460-05 (2005), plusieurs éléments font défaut aux programmes de cadenassage.

Il convient par ailleurs de souligner les limites inhérentes à la présente étude.

• L’application du cadenassage par les travailleurs n’était pas visée par cette étude. Il n’y a de
fait eu aucune observation directe ou indirecte de l’application du cadenassage dans les
différentes entreprises. L’étude n’a porté que sur la collecte et l’analyse de documents liés au
cadenassage. Ainsi, par exemple, on ne peut pas pour l’instant savoir si les employés
autorisés suivent toutes les étapes d’une procédure de cadenassage, et ce, malgré l’absence de
certaines de ces étapes dans les documents publiés sur le cadenassage. L’application à
proprement parler des procédures de cadenassage sera abordée dans une autre étude.

• L’impact des différences relevées entre les règlements sur la santé et la sécurité au travail n’a
pas été analysé en détail. Nous comptons l’aborder dans une prochaine étude, après avoir
observé l’application réelle du cadenassage et dégagé une meilleure compréhension du
cadenassage dans la pratique. L’analyse effectuée dans le cadre de la présente étude reposait
principalement sur les différences de contenu et de formulation entre les articles des
règlements de même qu’entre les sections et les paragraphes des normes, des guides et des
manuels sur le cadenassage.

Les auteurs sont d’avis que les études proposées dans la thématique de recherche sur le
cadenassage à l’IRSST et décrits dans ce rapport contribueront à enrichir les connaissances sur le
sujet et profiteront aux entreprises du Québec et d’ailleurs.
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures iii
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

REMERCIEMENTS
Les auteurs tiennent à exprimer leur gratitude à M. Réal Bourbonnière, ingénieur et conseiller en
sécurité des machines à la CSST, pour son précieux apport dans le cadre de cette recherche. Ils
veulent également souligner l’aide de l’Association sectorielle paritaire du secteur de la
fabrication de produits en métal et de produits électriques (ASPME), l’Association sectorielle
fabrication d'équipement de transport et de machines (ASFETM) et l’Association paritaire de
santé et de sécurité au travail, secteur imprimerie et activités connexes (ASP Imprimerie) en ce
qui a trait à l’accès aux entreprises. Enfin, les auteurs souhaitent remercier toutes les entreprises
pour leur participation à cette étude et pour avoir fourni leur programme de cadenassage.
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures v
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

TABLE DES MATIÈRES

RÉSUMÉ ......................................................................................................................................... i

REMERCIEMENTS...................................................................................................................... iii

TABLE DES MATIÈRES ...............................................................................................................v

1. INTRODUCTION ..................................................................................................................1
1.1 OBJECTIFS DE RECHERCHE ....................................................................................2
1.2 BRÈVE INTRODUCTION AU CADENASSAGE ......................................................2
1.2.1 PROGRAMME DE CADENASSAGE .............................................................3
1.2.2 PROCÉDURE DE CADENASSAGE ...............................................................4
1.3 THÉMATIQUE DE RECHERCHE SUR LE CADENASSAGE À L’IRSST..............4
1.3.1 LA PRÉSENTE ÉTUDE : ANALYSE COMPARATIVE DES
PROGRAMMES ET PROCÉDURES DE CADENASSAGE APPLIQUÉS
AUX MACHINES INDUSTRIELLES .............................................................5
1.3.2 LA DEUXIÈME ÉTUDE : ÉVALUATION DE L’APPLICATION DES
PROCÉDURES DE CADENASSAGE.............................................................5
1.3.3 LA TROISIÈME ÉTUDE : UTILISATION DE MÉTHODES
ALTERNATIVES AUX PROCÉDURES DE CADENASSAGE ....................6
1.3.4 LA QUATRIÈME ÉTUDE : DIFFICULTÉS TECHNIQUES .........................6

2. MÉTHODOLOGIE.................................................................................................................9

3. RÉSULTATS........................................................................................................................11
3.1 IDENTIFICATION DE DIVERS DOCUMENTS SUR LE CADENASSAGE.........11
3.2 ÉTABLISSEMENT DU CHIFFRIER EXCEL ...........................................................13
3.3 RÉSULTATS DE LA COMPARAISON DES DIVERS DOCUMENTS ..................14
3.3.1 DÉFINITION DU CADENASSAGE..............................................................14
3.3.1.1 Incapacité d’actionner un dispositif sans autorisation ...................14
3.3.1.2 Incapacité d’actionner un dispositif sans autorisation, avec des
mesures additionnelles ...................................................................15
3.3.1.3 Absence de cadenas ou cadenas optionnel.....................................16
3.3.1.4 Définition ambiguë ou difficile à classer .......................................16
3.3.2 OBJET DU CADENASSAGE ........................................................................16
3.3.3 DOMAINE D’APPLICATION .......................................................................17
3.3.4 CARACTÉRISTIQUES DE CONCEPTION DE L’ÉQUIPEMENT VISANT
À FACILITER LE CADENASSAGE .............................................................17
3.3.4.1 Les machines ou équipements peuvent être isolés de leurs sources
d’énergie ........................................................................................17
3.3.4.2 Les dispositifs d’isolement peuvent être cadenassés (condamnés)
(c.-à-d. un dispositif de verrouillage peut leur être appliqué)........18
3.3.4.3 Identification ou étiquetage des dispositifs d’isolement................18
3.3.4.4 Nécessité de dispositifs de dissipation d’énergie...........................18
3.3.5 UTILISATION DES CADENAS ....................................................................18
vi Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

3.3.6 UTILISATION DE CADENAS SUR LES SYSTÈMES DE COMMANDE.18


3.3.7 APPLICATION ...............................................................................................19
3.3.8 TYPES D’ÉNERGIE .......................................................................................21
3.3.9 ÉTENDUE DU CADENASSAGE ..................................................................22
3.3.10 MATÉRIEL DE CADENASSAGE.................................................................22
3.3.10.1 Uniformisation des cadenas et des dispositifs de cadenassage......22
3.3.10.2 Cadenas à combinaison versus cadenas à clé ................................22
3.3.10.3 Identification des cadenas ..............................................................23
3.3.10.4 Usage exclusif ou réservé ..............................................................23
3.3.10.5 Registre des cadenas ......................................................................24
3.3.10.6 Clé unique par cadenas ..................................................................24
3.3.10.7 Gestion des doubles de clés ...........................................................24
3.3.10.8 Dispositifs de cadenassage permettant le cadenassage par plusieurs
employés (p. ex. moraillon, boîte) .................................................25
3.3.11 EXIGENCES PARTICULIÈRES....................................................................25
3.3.11.1 Chaque employé autorisé applique lui-même son cadenas............25
3.3.11.2 Utilisation systématique d’étiquettes avec les cadenas..................26
3.3.11.3 Condamnation (verrouillage) des dispositifs de dissipation
d’énergie ........................................................................................26
3.3.11.4 Règles relatives à l’utilisation de moraillons .................................27
3.3.11.5 Conservation de la clé par l’employé autorisé après verrouillage de
son cadenas ....................................................................................27
3.3.11.6 Retrait du cadenas d’un dispositif d'isolement sous conditions
normales.........................................................................................27
3.3.11.7 Retrait du cadenas d’un dispositif d'isolement sous conditions
anormales .......................................................................................28
3.3.11.8 Communication avec l’employé avant de retirer son cadenas sous
conditions anormales .....................................................................28
3.3.11.9 Vérification de l’équipement avant sa remise en service sous
conditions anormales .....................................................................29
3.3.11.10 Témoins requis lors d’une ou plusieurs étapes d’une procédure de
cadenassage sous conditions anormales.........................................29
3.3.11.11 Communication avec l’employé après avoir retiré son cadenas sous
conditions anormales .....................................................................29
3.3.11.12 Documentation du retrait d’un cadenas sous conditions anormales30
3.3.12 FICHES DE CADENASSAGE .......................................................................30
3.3.12.1 Tout équipement doit être pourvu d’une fiche de cadenassage .....30
3.3.12.2 Validation des fiches de cadenassage avant leur utilisation ..........31
3.3.12.3 Tenue à jour des fiches de cadenassage, les circonstances et les
fréquences ......................................................................................31
3.3.13 ÉLÉMENTS DU CADENASSAGE................................................................31
3.3.13.1 Les divers éléments ou étapes d’une procédure de cadenassage ...31
3.3.13.2 Séquence préétablie des éléments/étapes d’une procédure de
cadenassage....................................................................................32
3.3.13.3 Méthodes pour l’étape de vérification dans la procédure de
cadenassage....................................................................................32
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures vii
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

3.3.13.4 Étapes pour la remise en service de la machine, de l’équipement ou


du procédé......................................................................................33
3.3.14 PERSONNEL DE SERVICES EXTERNES OU D’ENTREPRENEURS .....33
3.3.14.1 Référence au personnel de services externes ou d’entrepreneurs..33
3.3.14.2 Personnel de services externes utilisant le programme de
cadenassage de l’établissement hôte..............................................34
3.3.14.3 Évaluation des connaissances du personnel de services externes en
matière de cadenassage avant qu’ils ne commencent leurs tâches 35
3.3.15 FORMATION ET COMMUNICATION ........................................................35
3.3.15.1 Référence à la formation et/ou à la communication sur le
cadenassage....................................................................................35
3.3.15.2 Formation spécifique au programme de cadenassage de
l’utilisateur .....................................................................................35
3.3.15.3 Type de formation (théorique et pratique) .....................................36
3.3.15.4 Documentation sur la formation ....................................................36
3.3.15.5 Fréquence des formations de remise à niveau ...............................37
3.3.16 REVUE DU PROGRAMME DE CADENASSAGE ET SURVEILLANCE
DE SON APPLICATION ................................................................................37
3.3.16.1 Identification de la ou des personnes chargées de veiller à ce que le
programme de cadenassage soit appliqué ......................................37
3.3.16.2 Revue du programme de cadenassage ...........................................37
3.3.16.3 Surveillance (revue) de l’application du programme de
cadenassage....................................................................................38
3.3.16.4 Documentation liée à la revue du programme de cadenassage et de
son application ...............................................................................38
3.3.16.5 Identification de la ou des personnes qui procèdent à la revue du
programme de cadenassage............................................................39
3.3.17 MÉTHODES ALTERNATIVES.....................................................................39
3.3.17.1 Non-application du cadenassage aux équipements branchés par
l’intermédiaire d’un fil et d’une fiche électrique ...........................39
3.3.17.2 Méthodes alternatives au cadenassage...........................................40

4. ANALYSE ET DISCUSSIONS ...........................................................................................41


4.1 ANALYSE COMPARATIVE DES DÉFINITIONS DU CADENASSAGE .............41
4.1.1 INCAPACITÉ D’ACTIONNER UN DISPOSITIF SANS AUTORISATION
(GÉNÉRALEMENT PAR L’USAGE DE CADENAS) .................................41
4.1.2 INCAPACITÉ D’ACTIONNER UN DISPOSITIF SANS AUTORISATION,
AVEC DES MESURES ADDITIONNELLES ...............................................41
4.1.3 ABSENCE DE CADENAS OU CADENAS OPTIONNEL ...........................41
4.1.4 DÉFINITION AMBIGUË OU DIFFICILE À CLASSER ..............................42
4.2 ANALYSE COMPARATIVE DES RÈGLEMENTS .................................................42
4.3 ANALYSE COMPARATIVE DES NORMES...........................................................43
4.4 ANALYSE COMPARATIVE DE PROGRAMMES DE CADENASSAGE
UTILISÉS AU QUÉBEC ............................................................................................44
4.5 ANALYSE COMPARATIVE DES ASSOCIATIONS DE SST ................................46

5. CONCLUSIONS...................................................................................................................49
viii Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

6. BIBLIOGRAPHIE................................................................................................................53

ANNEXE A : DÉFINITIONS .......................................................................................................57

ANNEXE B : EXCEPTIONS AU CADENASSAGE (TRADUCTION LIBRE).........................59


IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures ix
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Liste et origine des règlements étudiés .......................................................................11


Tableau 2 : Liste des normes sur le cadenassage étudiées.............................................................12
Tableau 3 : Secteurs d’activité et nombre d’usines ou établissements ayant pris part à l’étude ...13
Tableau 4 : Résultats relatifs aux domaines d’application des programmes de cadenassage........17
Tableau 5 : Application du cadenassage........................................................................................20
Tableau 6 : Énergies dangereuses mentionnées dans différents documents sur le cadenassage ...21
Tableau 7 : Uniformisation des cadenas et des dispositifs de cadenassage...................................22
Tableau 8 : Cadenas à combinaison versus cadenas à clé .............................................................23
Tableau 9 : Identification des cadenas ...........................................................................................23
Tableau 10 : Usage exclusif ou réservé des dispositifs de cadenassage ........................................23
Tableau 11 : Utilisation d’un registre des cadenas ........................................................................24
Tableau 12 : Clé unique par cadenas .............................................................................................24
Tableau 13 : Gestion des doubles de clés ......................................................................................25
Tableau 14 : Dispositifs de cadenassage permettant le cadenassage par plusieurs employés .......25
Tableau 15 : Chaque employé autorisé applique lui-même son cadenas.......................................26
Tableau 16 : Utilisation systématique d’étiquettes avec les cadenas.............................................26
Tableau 17 : Condamnation (verrouillage) des dispositifs de dissipation d’énergie .....................26
Tableau 18 : Règles relatives à l’utilisation de moraillons ............................................................27
Tableau 19 : Conservation de la clé par l’employé autorisé après verrouillage de son cadenas ...27
Tableau 20 : Retrait du cadenas d’un dispositif d'isolement sous conditions normales ................28
Tableau 21 : Retrait du cadenas d’un dispositif d'isolement sous conditions anormales ..............28
Tableau 22 : Communication avec l’employé avant de retirer son cadenas sous conditions
anormales ...............................................................................................................................28
Tableau 23 : Vérification de l’équipement avant sa remise en service sous conditions anormales29
Tableau 24 : Témoins requis lors d’une ou plusieurs étapes d’une procédure de cadenassage sous
conditions anormales .............................................................................................................29
Tableau 25 : Communication avec l’employé après avoir retiré son cadenas sous conditions
anormales ...............................................................................................................................30
Tableau 26 : Documentation du retrait d’un cadenas sous conditions anormales .........................30
Tableau 27 : Tout équipement doit être pourvu d’une fiche de cadenassage ................................30
Tableau 28 : Validation des fiches de cadenassage avant leur utilisation .....................................31
Tableau 29 : Tenue à jour des fiches de cadenassage, les circonstances, et les fréquences ..........31
Tableau 30 : Les divers éléments d’une procédure de cadenassage ..............................................32
Tableau 31 : Séquence préétablie des éléments/étapes d’une procédure de cadenassage .............32
Tableau 32 : Méthodes pour l’étape de vérification dans la procédure de cadenassage................33
Tableau 33 : Étapes pour la remise en service de la machine, de l’équipement ou du procédé ....33
Tableau 34 : Référence au personnel de services externes ou d’entrepreneurs.............................34
Tableau 35 : Personnel de services externes utilisant le programme de cadenassage de
l’établissement hôte ...............................................................................................................34
Tableau 36 : Évaluation des connaissances du personnel de services externes en matière de
cadenassage avant qu’ils ne commencent leurs tâches ..........................................................35
Tableau 37 : Référence à la formation et/ou à la communication sur le cadenassage...................35
Tableau 38 : Formation spécifique au programme de cadenassage de l’utilisateur ......................36
Tableau 39 : Type de formation (théorique et pratique) ................................................................36
Tableau 40 : Documentation sur la formation ...............................................................................36
x Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Tableau 41 : Fréquence des formations de remise à niveau ..........................................................37


Tableau 42 : Identification de la ou des personnes chargées de veiller à ce que le programme de
cadenassage soit appliqué ......................................................................................................37
Tableau 43 : Revue du programme de cadenassage ......................................................................38
Tableau 44 : Surveillance (revue) de l’application du programme de cadenassage ......................38
Tableau 45 : Documentation liée à la revue du programme de cadenassage et de son application38
Tableau 46 : Identification de la ou des personnes qui procèdent à la revue du programme de
cadenassage............................................................................................................................39
Tableau 47 : Non-application du cadenassage aux équipements branchés par l’intermédiaire d’un
fil et d’une fiche électrique ....................................................................................................39
Tableau 48 : Méthodes alternatives au cadenassage......................................................................40
Tableau 49 : Thèmes relatifs au cadenassage dans les règlements................................................43
Tableau 50 : Thèmes relatifs au cadenassage dans cinq normes ...................................................44
Tableau 51 : Thèmes issus de la comparaison de différents programmes de cadenassage ...........46
Tableau 52 : Thèmes issus des documents produits par six associations de SST du Québec .......47
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 1
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

1. INTRODUCTION
En 2005, au Canada, 1 097 travailleurs sont décédés et 337 930 ont été blessés ou ont contracté
des maladies en lien avec des risques professionnels, ce qui a entraîné des dépenses de
6,8 milliards $ en indemnités et en remplacement de salaires [Logan, 2007]. Cette même année,
dans la province de Québec, 223 travailleurs ont perdu la vie et 99 076 autres ont été blessés, ce
qui a entraîné des dépenses de 1,6 milliard $ en indemnités et en remplacement de salaires pour
la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST). En outre, toujours en 2005, des
machines dangereuses ont causé la mort d’environ 20 travailleurs au Québec, et quelque 13 000
accidents ont pu être reliés à des machines, ce qui a occasionné des coûts d’environ 70 millions $
à la CSST.

Selon l’article 185 du Règlement sur la santé et la sécurité au travail [RSST, 2001], les
travailleurs appelés à intervenir dans la zone dangereuse d’une machine pendant tout travail de
maintenance, de réparation ou de déblocage doivent appliquer les procédures de cadenassage.
Cet article stipule :

Article 185. Cadenassage : Avant d'entreprendre tout travail de maintenance, de réparation ou


de déblocage dans la zone dangereuse d'une machine, les mesures de sécurité suivantes doivent
être prises, sous réserve des dispositions de l'article 186 : 1) la mise en position d'arrêt du
dispositif de commande de la machine, 2) l'arrêt complet de la machine, 3) le cadenassage, par
chaque personne exposée au danger, de toutes les sources d'énergie de la machine, de manière à
éviter toute mise en marche accidentelle de la machine pendant la durée des travaux.

L’article 186 du RSST fournit en outre une méthode alternative au cadenassage dans certaines
circonstances précises :

Article 186. Réglage, déblocage, maintenance, apprentissage et réparation : Lorsqu'un


travailleur doit accéder à la zone dangereuse d'une machine à des fins de réglage, de déblocage,
de maintenance, d'apprentissage ou de réparation, incluant la détection d'anomalie de
fonctionnement, et que, pour ce faire, il doit déplacer ou retirer un protecteur, ou neutraliser un
dispositif de protection, la machine ne doit pouvoir être mise en marche qu'au moyen d'un mode
de commande manuel ou que conformément à une procédure sécuritaire spécifiquement prévue
pour permettre un tel accès. Ce mode de commande manuel ou cette procédure doit présenter les
caractéristiques suivantes : 1) il rend inopérant, selon le cas, tout autre mode de commande ou
toute autre procédure, 2) il ne permet le fonctionnement des éléments dangereux de la machine
que par l'intermédiaire d'un dispositif de commande nécessitant une action continue ou un
dispositif de commande bimanuel, 3) il ne permet le fonctionnement de ces éléments dangereux
que dans des conditions de sécurité accrue, par exemple, à vitesse réduite, à effort réduit, pas à
pas ou par à-coups.

La CSST a récemment révélé qu’en 3 ans, plus de 230 violations de l’article 185 avaient été
constatées par ses inspecteurs. Il semble par ailleurs que le cadenassage ne soit pas bien connu
dans certains secteurs d’activité au Québec [Côté, 2005].
2 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

1.1 OBJECTIFS DE RECHERCHE


Cette étude vise à répondre aux questions suivantes :

• La notion de cadenassage a-t-elle la même définition ou le même sens dans l’ensemble de la


littérature ?
• Les exigences prévues par la loi en matière de cadenassage sont-elles similaires entre
provinces du Canada et entre pays ?
• Les différentes normes sur le cadenassage sont-elles similaires ?
• Le contenu des programmes de cadenassage décrits dans divers documents est-il similaire ?
• Les programmes de cadenassage d’un échantillon d’industries au Québec sont-ils conformes
aux exigences prévues par la loi et à la norme canadienne sur le cadenassage – CSA Z460-05
(2005) ?

1.2 BRÈVE INTRODUCTION AU CADENASSAGE


La norme canadienne CSA Z460-05 (2005) définit le cadenassage comme l’installation d’un
cadenas ou d’une étiquette sur un dispositif d’isolement des sources d’énergie conformément à
une procédure établie, indiquant que le dispositif d’isolement des sources d’énergie ne doit pas
être actionné avant le retrait du cadenas ou de l’étiquette conformément à une procédure établie.
Ainsi, le simple arrêt d’une machine, d’un équipement ou d’un procédé peut ne pas suffire à
maîtriser complètement l’énergie dangereuse, compte tenu du fait qu’il peut subsister une
énergie résiduelle [CSA Z460-05, 2005]. De plus, même si la machine, l’équipement ou le
procédé a été arrêté et que l’énergie résiduelle a été dissipée, un accident peut encore se produire
du fait d’un redémarrage intempestif, que ce soit en raison d’une erreur humaine ou du mauvais
fonctionnement d’un circuit de commande [Kelley, 2001]. Par ailleurs, la norme ISO 12100-1
(2003) définit une machine comme un ensemble de pièces ou d’organes liés entre eux, dont au
moins un est mobile, auxquels sont associés, selon les besoins, des actionneurs, des circuits de
commande et de puissance, réunis de façon solidaire en vue d’une application définie,
notamment pour la transformation, le traitement, le déplacement et le conditionnement d’un
matériau [ISO 12100-1, 2003]. Il est reconnu que les machines présentent des risques de
différentes natures (p. ex., mécanique, électrique, thermique, chimique), tel que décrit en détail
dans la norme ISO 14121 [ISO 14121-1, 2007]. Le cadenassage a dès lors pour but de protéger le
personnel contre les blessures pouvant résulter du dégagement intempestif d’une énergie
dangereuse par une machine, un équipement ou un procédé. Le dégagement d’une énergie
dangereuse comprend le mouvement intempestif d’une pièce mécanique, le rétablissement de
l'alimentation, le démarrage ou le dégagement d’une énergie accumulée. La norme CSA Z460-05
(2005) présente le cadenassage comme la principale méthode de maîtrise des énergies
dangereuses lors d’activités telles que le montage, l’installation, la construction, la réparation,
l’ajustement, l’inspection, le déblocage, le réglage, le dépannage, la mise à l’essai, le nettoyage,
le désassemblage et l’entretien des machines, des équipements ou des procédés. Cependant, la
norme précise que lorsque ces tâches font partie intégrante du processus de production ou
lorsque le cadenassage classique empêche la réalisation de ces tâches, d’autres méthodes ou
moyens de maîtrise fondés sur l’appréciation du risque peuvent être utilisées.
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 3
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

1.2.1 PROGRAMME DE CADENASSAGE


Tel que décrit dans la norme CSA Z460-05 (2005), un programme de cadenassage comprend les
éléments suivants :

• l’identification des énergies dangereuses visées par le programme ;


• l’identification des types de dispositifs d'isolement des sources d'énergie ;
• l’identification des types de dispositifs de dissipation (purge) ;
• la sélection et l’acquisition de dispositifs de cadenassage ;
• l’attribution des tâches et des responsabilités ;
• la détermination des séquences d’arrêt, d’isolation, de rétablissement de l’alimentation et de
démarrage ;
• l’élaboration de procédures écrites de cadenassage des machines, des équipements et des
procédés ;
• la formation du personnel ;
• l’audit des éléments du programme.
Le programme de cadenassage aide les superviseurs et les employés à comprendre ce qu’on
attend d’eux. Le programme écrit définit les politiques et procédures générales de l’entreprise en
ce qui concerne l’application du cadenassage, de même que les exigences particulières
auxquelles doivent satisfaire les employés. Il permet aux entreprises de se conformer à la
réglementation. Le programme écrit établit l’objet, la portée et l’application du programme,
définit les principaux termes, précise les responsabilités des gestionnaires, des superviseurs et
des employés en ce qui concerne la mise en œuvre des éléments du programme, et décrit les
règles et procédures générale de cadenassage [Kelley, 2001]. Des exemples de programmes de
cadenassage écrits sont fournis dans les documents suivants : CSA Z460-05 (2005), Kelley
(2001), ANSI/ASSE Z244.1 (2003), ASP Imprimerie (2003) et ASSPPQ/ASSIFQ (2001).

De plus, Kelley fournit une orientation quant aux responsabilités des gestionnaires, des
superviseurs et des employés dans l’application des divers éléments du programme. Ces
responsabilités devraient être clairement énoncées dans le document écrit [Kelley, 2001]. Les
gestionnaires ont généralement les responsabilités suivantes : i) élaborer, revoir de façon
périodique et mettre à jour le programme écrit ; ii) identifier les employés, les machines, les
équipements et les procédés visés par le programme ; iii) fournir les équipements, les dispositifs
de cadenassage et les dispositifs de protection nécessaires ; et iv) surveiller et mesurer (évaluer)
la conformité aux exigences du programme. Les superviseurs ont généralement les
responsabilités suivantes : i) distribuer les équipements, les dispositifs de cadenassage et les
dispositifs de protection, et veiller à ce qu’ils soient convenablement utilisés par les employés ;
ii) veiller à ce que des procédures spécifiques aux machines, aux équipements et aux procédés
soient en place dans leur aire de travail ; iii) veiller à ce que seuls des employés dûment formés
procèdent aux réparations ou à l’entretien en appliquant des procédures de cadenassage ; et iv)
veiller à ce que les employés sous leur supervision suivent les procédures établies en matière de
cadenassage. Les employés ont généralement les responsabilités suivantes : i) contribuer à
4 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

l’élaboration de procédures spécifiques à l’équipement (fiches de cadenassage) ; ii) suivre les


procédures établies ; et iii) signaler tout problème relatif aux procédures en place.

1.2.2 PROCÉDURE DE CADENASSAGE


La procédure de cadenassage consiste en une approche étape par étape que l’employé autorisé
doit appliquer pour prévenir toute blessure susceptible d’être causée par le démarrage intempestif
(par inadvertance), le rétablissement de l'alimentation ou le dégagement d’une énergie accumulée
lors d’une intervention sur une machine, un équipement ou un procédé. Les principales étapes
d’une procédure de cadenassage générale sont décrites comme suit dans la norme CSA Z460-05
(2005) :

• préparation à l’arrêt ;
• arrêt de la machine, de l’équipement ou du procédé ;
• isolement de la machine, de l’équipement ou du procédé ;
• mise en place des dispositifs de cadenassage ;
• maîtrise de l’énergie accumulée (dissipation ou purge) ;
• vérification de l’isolement.
Des exemples de procédures de cadenassage sont fournis dans les documents suivants : CSA
Z460-05 (2005), ANSI/ASSE Z244.1 (2003), ANSI/ASSE A10.44 (2006), CP 91 (2001),
OSHA-1910.147, Kelley (2001), Daoust (2003), Préventex (2007), ASSPPQ/ASSIFQ (2001),
APSAM (2006).

1.3 THÉMATIQUE DE RECHERCHE SUR LE CADENASSAGE À


L’IRSST
Une thématique de recherche sur le cadenassage a été élaborée à l’Institut de Recherche Robert-
Sauvé en Santé et en Sécurité du Travail (IRSST). Elle consiste en une série d’études visant à
fournir des réponses à des questions telles que :

• La notion de cadenassage a-t-elle la même définition ou le même sens dans l’ensemble de la


littérature ?
• Les exigences prévues par la loi en matière de cadenassage sont-elles similaires entre
provinces du Canada et entre pays ?
• Les différentes normes sur le cadenassage sont-elles similaires ?
• Le contenu des programmes de cadenassage décrits dans divers documents est-il similaire ?
• Les programmes de cadenassage d’un échantillon d’industries au Québec sont-ils conformes
aux exigences prévues par la loi (règlement sur la santé et la sécurité au travail-RSST) ?
• Les procédures de cadenassage sont-elles appliquées au Québec ?
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 5
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

• Les programmes et les procédures de cadenassage en vigueur au Québec sont-ils conformes


aux recommandations de la littérature (p. ex., normes, manuels, articles scientifiques) ?
• Comment définir les activités ou les interventions nécessitant le recours au cadenassage ?
• Quelles méthodes de réduction des risques, autres que le cadenassage, sont utilisées, peuvent
être utilisées ou sont requises ?
• Quelles sont les difficultés techniques auxquelles les employés font face au moment
d’appliquer les procédures de cadenassage ?

1.3.1 LA PRÉSENTE ÉTUDE : ANALYSE COMPARATIVE DES


PROGRAMMES ET PROCÉDURES DE CADENASSAGE
APPLIQUÉS AUX MACHINES INDUSTRIELLES
La présente étude porte sur une revue de la littérature sur le cadenassage dans le cadre de la
thématique de recherche. L’information de différentes sources sur le cadenassage (manuels,
normes et autres publications sur les programmes et procédures de cadenassage) sera recueillie et
analysée. D’autres données seront également recueillies auprès d’usines s’étant dotées de
programmes et de procédures de cadenassage. Cette étude tentera de répondre aux questions
suivantes :

• La notion de cadenassage a-t-elle la même définition ou le même sens dans l’ensemble de la


littérature ?
• Les exigences prévues par la loi en matière de cadenassage sont-elles similaires entre
provinces du Canada et entre pays ?
• Les différentes normes sur le cadenassage sont-elles similaires ?
• Le contenu des programmes de cadenassage décrits dans divers documents est-il similaire ?
• Les programmes de cadenassage d’un échantillon d’industries au Québec sont-ils conformes
aux exigences prévues par la loi (règlement sur la santé et la sécurité au travail) et à la norme
canadienne sur le cadenassage – CSA Z460-05 (2005) ?
Les résultats possibles de cette étude comprennent : i) une meilleure compréhension du
cadenassage ; ii) l’élaboration de critères et d’outils d’évaluation de l’application des procédures
de cadenassage et iii) l’approfondissement des connaissances sur le cadenassage qui pourront
être intégrées à divers cours de formation au Québec.

1.3.2 LA DEUXIÈME ÉTUDE : ÉVALUATION DE L’APPLICATION


DES PROCÉDURES DE CADENASSAGE
Pour des raisons qui demeurent inconnues, il arrive souvent que des travailleurs n’appliquent pas
les procédures de cadenassage existantes. Cela soulève les questions suivantes : i) Les tâches
sont-elles compatibles avec cette méthode ? ii) Les procédures de cadenassage sont-elles trop
longues ou trop élaborées ? iii) Des difficultés techniques sont-elles en cause ? L’applicabilité et
l’application du cadenassage dépendent de divers facteurs de nature technique, mais relevant
aussi du comportement humain. Il serait intéressant d’explorer l’aspect du comportement humain
6 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

lors de l’application des procédures de cadenassage. Cet axe de recherche vise à déterminer si les
procédures sont applicables et appliquées, et à comprendre, le cas échéant, les raisons de leur
non-application. Une observation indirecte des procédures de cadenassage au moyen d’entrevues
et d’analyses des documents d’audit sur le cadenassage devraient favoriser une meilleure
compréhension de la situation et permettre de cerner les difficultés liées à l’application des
procédures de cadenassage dans différentes industries du Québec. Une application partielle ou
nulle des procédures de cadenassage, qu’elle soit délibérée ou non, et les erreurs attribuables aux
travailleurs ou aux procédures elles-mêmes en situation de cadenassage sont des facteurs à
considérer. Une observation directe et l’analyse de l’information recueillie devraient favoriser
l’identification des difficultés de nature ergonomique, organisationnelle et technique. Il en
résultera une meilleure compréhension des facteurs ou critères d’applicabilité des procédures de
cadenassage.

Parmi les résultats attendus, retenons le développement d’outils permettant d’observer


l’application des procédures de cadenassage et susceptibles de servir à l’audit du cadenassage, de
même que l’élaboration de critères et d’outils d’évaluation de l’applicabilité des procédures de
cadenassage dans différentes industries.

1.3.3 LA TROISIÈME ÉTUDE : UTILISATION DE MÉTHODES


ALTERNATIVES AUX PROCÉDURES DE CADENASSAGE
Si les procédures de cadenassage ne conviennent pas toujours aux conditions de travail et si
d’autres méthodes ne sont pas utilisées pour assurer la sécurité des travailleurs, il en résultera des
situations dangereuses. Tel que mentionné précédemment, au Québec, le RSST définit le
cadenassage comme la méthode à utiliser dans le cadre d’activités de maintenance, de réparation
et de déblocage. Toutefois, une des questions qu’on se pose souvent dans les milieux industriels
est de savoir si le cadenassage peut être remplacé par d’autres mesures de réduction des risques,
notamment par des protecteurs verrouillés ou des dispositifs de sécurité. Avant de pouvoir
répondre à cette question, les limites inhérentes aux procédures de cadenassage doivent être
déterminées dans le cadre de la deuxième étude. Les conditions de travail favorables à
l’application du cadenassage seront ainsi identifiées. Cette troisième étude visera dès lors à
développer un outil susceptible d’aider à décider si le cadenassage est approprié ou non pour une
tâche donnée. Il en résultera l’identification de critères permettant de définir les règles de
sélection d’autres méthodes de réduction des risques.

Les résultats attendus de cette étude comprennent également l’élaboration de critères et d’outils
de sélection de méthodes de réduction des risques appropriées.

1.3.4 LA QUATRIÈME ÉTUDE : DIFFICULTÉS TECHNIQUES


Les difficultés techniques liées à certains types de technologies, entre autres les variateurs de
vitesse, les systèmes programmables et l’identification des énergies résiduelles, ont toutes un lien
commun : comment s’assurer et prouver que les dispositifs d’isolement ont rempli leur fonction
et que les sources d’énergie ont bel et bien été isolées et que les énergies résiduelles ont été
dissipées. Cette étude vise à identifier ces difficultés techniques et à rédiger des documents
destinés à guider les utilisateurs et les travailleurs en la matière.
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 7
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Les résultats attendus de cette étude comprennent l’identification de moyens permettant


d’effectuer et de valider l’étape de vérification lors des procédures de cadenassage et la rédaction
de documents techniques relatifs à des procédures de cadenassage types pour des machines
précises.
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 9
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

2. MÉTHODOLOGIE
Dans le cadre de la présente étude, la méthodologie retenue visait à :

• déterminer si la notion de cadenassage a la même définition ou le même sens dans


l’ensemble de la littérature ;
• déterminer si les exigences prévues par la loi en matière de cadenassage sont similaires entre
provinces du Canada et entre pays ;
• déterminer si les différentes normes sur le cadenassage sont similaires ;
• déterminer si le contenu des programmes de cadenassage décrits dans divers documents est
similaire ;
• déterminer si les programmes de cadenassage d’un échantillon d’industries au Québec sont
conformes aux exigences prévues par la loi et à la norme CSA Z460-05 (2005).
En premier lieu, un recensement a été effectué afin de recueillir des documents présentant une
description complète ou partielle des programmes et/ou des procédures de cadenassage.
L’échantillon de référence ainsi constitué réunit un nombre raisonnable de documents. Afin de
réaliser le deuxième et le troisième objectifs de cette étude, l’échantillon de documents contient
des règlements et des normes sur le cadenassage. Seuls les règlements sur le cadenassage
applicables aux machines industrielles ont été pris en considération. Les règlements relatifs aux
secteurs de la construction et de l’exploitation minière, par exemple, qui traitent aussi de
cadenassage, n’ont pas été retenus.

La deuxième étape de la méthodologie consistait à obtenir un échantillon raisonnable de


programmes de cadenassage écrits d’usines et d’établissements du Québec. Les critères de
sélection des usines portaient notamment sur la taille des installations, le secteur d’activité, le
nombre d’employés et les types de machines utilisées.

La troisième étape de la méthodologie consistait à élaborer une grille ou un tableau permettant de


comparer les différents documents. Les éléments retenus pour la première colonne du tableau
reposaient principalement sur des normes, mais des éléments complémentaires provenant
d’autres documents ont aussi été utilisés.

L’étape finale de la méthodologie consistait à comparer et à analyser les différents documents.


La comparaison en question tenait compte du type de document et des éléments retenus dans la
première colonne du tableau.
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 11
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

3. RÉSULTATS

3.1 IDENTIFICATION DE DIVERS DOCUMENTS SUR LE


CADENASSAGE
Les objectifs de recherche ont été atteints en recueillant de l’information sur le cadenassage à
partir de différentes sources. Entre autres, 28 règlements sur le cadenassage obtenus de
différentes parties du monde et présentés dans le tableau 1 ont été identifiés et analysés. Leur
source respective est indiquée dans la bibliographie qui se trouve à la fin du rapport.

Tableau 1 : Liste et origine des règlements étudiés


Régions (5) Pays (13) Règlements (28) Langue utilisée
(9 en français et 19
en anglais)
Amérique du Nord (15) Canada (13) Fédéral Anglais-Français
Île-du-Prince-Édouard Anglais
Nouveau-Brunswick Anglais-Français
Nouvelle-Écosse Anglais
Terre-Neuve-et-Labrador Anglais
Québec Anglais-Français
Ontario Anglais
Manitoba Anglais-Français
Saskatchewan Anglais
Alberta Anglais
Colombie-Britannique Anglais
Yukon Anglais
Territoires du Nord-Ouest Anglais-Français
États-Unis (2) OSHA Anglais
Californie Anglais
Australie (2) Australie (2) Nouvelle-Galles du Sud Anglais
Victoria Anglais
Europe (6) Union européenne (2) Directive machine 98/37/CE Anglais-Français
Directive machine 89/655/CE Anglais-Français
France (1) Français
Allemagne (1) Anglais
Suisse (1) Français
Royaume-Uni (1) Anglais
Afrique (1) Afrique du Sud (1) Anglais
Asie (4) Japon (1) Anglais
Inde (1) Anglais
Philippines (1) Anglais
Singapour (1) Anglais

Plusieurs normes sur le cadenassage, présentées dans le tableau 2, ont aussi été identifiées et
analysées.
12 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Tableau 2 : Liste des normes sur le cadenassage étudiées


CSA-Z460 Maîtrise des énergies dangereuses : cadenassage et autres méthodes 2005
ANSI/ASSE Z244.1 Control of hazardous energy : Lockout/tagout and alternative methods 2003
(Maîtrise des énergies dangereuses : cadenassage/étiquetage et autres
méthodes) [traduction libre]
ANSI/ASSE A10.44 Control of energy sources (lockout/tagout) for construction and 2006
demolitions operations (Maîtrise des sources d’énergie
[cadenassage/étiquetage] dans le cadre des opérations de construction et
de démolition) [traduction libre]
Norme de Singapour CP 91 Code of practice for Lockout procedure (Code de pratique relatif aux 2001
procédures de cadenassage) [traduction libre]
ISO 14118 Sécurité des machines – Prévention de la mise en marche intempestive 2000

Le Québec compte plusieurs associations actives dans le domaine de la santé et de la sécurité au


travail (SST). Ces organismes appuient divers secteurs d’activité. Les documents sur le
cadenassage de six associations de SST ont été identifiés et analysés. Ces documents sont utilisés
à titre de références par de nombreuses industries. En voici la liste :

• Association sectorielle paritaire – secteur transport et entreposage (ASTE) [ASTE, 2003].


• Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail – Secteur affaires municipales
(APSAM) [APSAM, 2006].
• Préventex [Préventex, 2007].
• Association sectorielle paritaire – Secteur imprimerie et activités connexes (ASP Imprimerie)
[ASP Imprimerie, 2003].
• Associations de santé et sécurité des pâtes et papiers et des industries de la forêt du Québec
(ASSPPQ/ASSIFQ) [ASSPPQ/ASSIFQ, 2001].
• Association sectorielle paritaire – Secteur construction (ASP Construction) [ASP
Construction, 2003].
Cinq autres documents de référence ont été identifiés et analysés, à savoir deux documents
produits par la CSST [CSST, 1985] et [CSST, 1994], deux manuels sur le cadenassage [Daoust,
2003] et [Kelley, 2001] et un document produit par l’Institut National de Recherche et de
Sécurité de France (INRS), [INRS, 1996].

L’équipe de recherche a aussi recueilli 31 programmes de cadenassage dans divers secteurs


d’activité au Québec. Elle y est parvenu : i) en expliquant les objectifs de l’étude aux personnes
visées (généralement aux responsables de la SST), ii) en assurant la confidentialité des sources,
et iii) en visitant les 31 usines et établissements et en posant des questions sur le nombre
d’employés et les types de machines utilisées. Les membres de l’équipe de recherche ont pu,
dans certains cas, obtenir un exemplaire du programme de cadenassage écrit avant leur visite,
mais le plus souvent, celui-ci leur a été remis le jour même. Chaque visite, inclusion faite du
temps consacré aux questions, a duré en moyenne trois heures tout au plus. Un aperçu des
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 13
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

différents secteurs d’activité et du nombre d’usines ou établissements qui ont pris part à cette
étude figure au tableau 3.

Tableau 3 : Secteurs d’activité et nombre d’usines ou établissements ayant pris part à


l’étude
Fabrication (produits métallurgiques) : 8 usines Scierie : 2 usines
Fabrication (produits électriques) : 7 usines Pâtes et papiers : 2 usines
Imprimerie : 4 usines Exploitation minière : 1 usine
Fabricant de machines : 3 usines Métallurgie : 1 usine
Établissement : 2 hôpitaux Produits chimiques : 1 usine

Les entreprises ont été classées comme suit, en fonction du nombre d’employés :

• petites entreprises (comptant 100 employés ou moins) ;


• moyennes entreprises (comptant plus de 100 mais moins de 500 employés) ;
• grandes entreprises (comptant plus de 500 employés).
Dans cette étude, 23 % des programmes de cadenassage ont été obtenus auprès de petites
entreprises, 55 % auprès de moyennes entreprises et 22 % auprès de grandes entreprises. Par
ailleurs, 81 % des entreprises appartenaient à des multinationales.

3.2 ÉTABLISSEMENT DU CHIFFRIER EXCEL


Les grands thèmes qui suivent ont été retenus pour comparer les différents documents, et un
tableau a été créé sous Excel aux fins d’analyse.

• Définition du cadenassage
• Objet du cadenassage
• Domaine d’application
• Caractéristiques de conception de l’équipement visant à faciliter le cadenassage
• Utilisation des cadenas
• Utilisation de cadenas sur les dispositifs ou systèmes de commande
• Tâches ou application
• Type d’énergie
• Étendue du cadenassage
• Dispositifs de cadenassage
• Exigences particulières durant le cadenassage
14 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

• Fiches de cadenassage
• Éléments (étapes) du cadenassage
- séquence des différents éléments du cadenassage
- méthodes relatives à l’étape de vérification lors du cadenassage
• Personnel de services externes ou d’entrepreneurs
• Formation et communication
• Revue du programme de cadenassage et surveillance de son application
• Méthodes alternatives au cadenassage.

3.3 RÉSULTATS DE LA COMPARAISON DES DIVERS DOCUMENTS

3.3.1 DÉFINITION DU CADENASSAGE


La définition du terme « cadenassage » varie dans la littérature. Quatre catégories de définitions
du cadenassage ont été identifiées :

i) incapacité d’actionner un dispositif sans autorisation (généralement par l’usage de cadenas) ;


ii) incapacité d’actionner un dispositif sans autorisation, avec des mesures additionnelles ;
iii) absence de cadenas ou cadenas facultatif ;
iv) définition ambiguë ou difficile à classer.
3.3.1.1 Incapacité d’actionner un dispositif sans autorisation

Dans cette section, quelques exemples de définitions du cadenassage se classant dans cette
catégorie sont présentés :

• [CSA Z460-05, 2005]. Cadenassage : installation d’un cadenas ou d’une étiquette sur un
dispositif d’isolement des sources d’énergie conformément à une procédure établie, indiquant
que le dispositif d’isolement des sources d’énergie ne doit pas être actionné avant le retrait du
cadenas ou de l’étiquette conformément à une procédure établie.
• [ANSI/ASSE Z244.1, 2003]. (Traduction libre) Cadenassage/étiquetage : installation d’un
cadenas ou d’une étiquette sur un dispositif d’isolement des sources d’énergie conformément
à une procédure établie, indiquant que le dispositif d’isolement des sources d’énergie ne doit
pas être actionné avant le retrait du cadenas ou de l’étiquette conformément à une procédure
établie. (La désignation cadenassage/étiquetage permet l’utilisation d’un dispositif de
cadenassage, d’un dispositif d’étiquetage ou d’une combinaison des deux.)
• [ANSI/ASSE A10.44, 2006]. (Traduction libre) Cadenassage/étiquetage (LOTO) :
installation d’un dispositif de cadenassage et d’un dispositif d’étiquetage (conjointement) sur
un dispositif d’isolement des sources d’énergie conformément à une procédure établie,
indiquant que le dispositif d’isolement des sources d’énergie ne doit pas être actionné avant
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 15
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

le retrait du dispositif de cadenassage et du dispositif d’étiquetage conformément à une


procédure établie.
• [CP 91, 2001]. (Traduction libre) Cadenassage : installation d’un dispositif de cadenassage
sur un dispositif d’isolement des sources d’énergie conformément à une procédure établie, de
manière à ce que le dispositif d’isolement des sources d’énergie et la machine sous contrôle
ne puissent être actionnés avant le retrait du dispositif de cadenassage.
• [Alberta] (Règlement). (Traduction libre) Sécuriser : veiller à ce qu’un dispositif
d'isolement des sources d'énergie ne puisse être dégagé ou actionné a) en retirant tout
dispositif d’activation, b) en apposant un cadenas sur le dispositif d'isolement des sources
d'énergie actionné par une clé ou un dispositif comparable, ou c) en apposant sur le dispositif
d'isolement des sources d'énergie un mécanisme autre qu’un cadenas et conçu pour résister à
toute ouverture par inadvertance sans recourir à une force extrême, à des mesures
inhabituelles ou à des techniques destructrices.
• Programme de cadenassage d’une usine. Cadenassage : procédure consistant à installer un
ou plusieurs dispositifs de cadenassage sur un ou plusieurs dispositifs d’isolement des
sources d’énergie de manière à ce que ni le ou les dispositifs d’isolement des sources
d’énergie ni l’équipement sous contrôle ne puisse être actionné avant le retrait du dispositif
de cadenassage.
• [Kelley, 2001] et [OSHA 1910.147]. (Traduction libre) Cadenassage : installation d’un
dispositif de cadenassage sur un dispositif d’isolement des sources d’énergie conformément à
une procédure établie, de manière à ce que le dispositif d’isolement et l’équipement sous
contrôle ne puissent être actionnés avant le retrait du dispositif de cadenassage.
3.3.1.2 Incapacité d’actionner un dispositif sans autorisation, avec des mesures
additionnelles

Dans cette section, quelques exemples de définitions du cadenassage se classant dans cette
catégorie sont présentés :

• [Nouvelle-Écosse] (Règlement). (Traduction libre) Cadenassé signifie qu’on a i) isolé la ou


les sources d’énergie d’une machine, d’un équipement, d’un outil ou d’une installation
électrique, ii) dissipé toute énergie résiduelle d’un système, et iii) sécurisé l’isolement de la
ou des sources d’énergie au moyen d’un dispositif inhibiteur actionné par une clé ou un autre
processus.
• [Saskatchewan] (Règlement). (Traduction libre) Cadenassé signifie qu’on a isolé la ou les
sources d’énergie de l’équipement, dissipé toute énergie résiduelle d’un système et sécurisé
l’isolement au moyen d’un dispositif actionné par une clé ou un autre processus.
• [CSST, 1994]. Le cadenassage consiste à couper toute source d'énergie et à poser un cadenas
personnel à la source, pour empêcher l'alimentation en énergie durant l'entretien ou la
réparation de la machine.
• [ASTE, 2003]. Cadenassage: empêcher le démarrage accidentel d'une machine en coupant
toute source d'énergie et en posant un cadenas à la source.
16 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

3.3.1.3 Absence de cadenas ou cadenas facultatif

Dans cette section, quelques exemples de définitions du cadenassage se classant dans cette
catégorie sont présentés :

• [Manitoba] (Règlement). Verrouillage : mesure qui consiste à débrancher, à bloquer ou à


purger toutes les sources d'énergie susceptibles d'activer ou de faire bouger une partie d'une
machine et le matériel auxiliaire.
• [ISO 14118, 2000]. Consignation : procédure composée de l’ensemble des quatre actions
suivantes : a) séparation de la machine (ou d’éléments définis de la machine) de toute source
d’énergie ; b) si nécessaire (par exemple pour les machines de grandes dimensions ou les
installations), condamnation (recours à un moyen d’empêcher l’actionnement) de tous les
appareils de séparation en position de séparation ; c) dissipation ou rétention (confinement)
de toute énergie accumulée susceptible d’être à l’origine d’un phénomène dangereux ;
d) vérification afin d’établir, par un mode opératoire sûr, que les mesures prises suivant a), b)
et c) ci-dessus ont produit l’effet désiré.
3.3.1.4 Définition ambiguë ou difficile à classer

Dans cette section, quelques exemples de définitions du cadenassage se classant dans cette
catégorie sont présentés :

• Programme de cadenassage d’une usine. Procédures de cadenassage : série de mesures


prises pour s’assurer que l’équipement est à énergie zéro.
• Programme de cadenassage d’une usine. Cadenassage : système permettant de prévenir la
transmission ou le dégagement d’énergie.
• [Yukon] (Règlement). (Traduction libre) Le cadenassage consiste à utiliser un ou plusieurs
cadenas pour mettre une machine ou un équipement hors d’état de fonctionner, ou à utiliser
un dispositif d'isolement des sources d'énergie, conformément à des procédures écrites.
• [Colombie-Britannique] (Règlement). (Traduction libre) Le cadenassage consiste à utiliser
un ou plusieurs cadenas pour mettre une machine ou un équipement hors d’état de
fonctionner, ou à isoler une source d'énergie, conformément à une procédure écrite.
• [Californie] (Règlement). (Traduction libre) Cadenassage : utilisation de dispositifs, de
méthodes positives et de procédures ayant pour effet de sécuriser ou d’isoler efficacement
les actionneurs, une machine ou un équipement de toutes sources d’énergie mécaniques,
hydrauliques, pneumatiques, chimiques, électriques, thermiques ou autres énergies
dangereuses.

3.3.2 OBJET DU CADENASSAGE


Quatre objets distincts d’un programme de cadenassage ont été identifiés au terme de l’analyse
des différents documents sur le cadenassage :

• assurer la sécurité des travailleurs ;


• empêcher tout dégagement intempestif d’énergie dangereuse (énergie accumulée) ;
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 17
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

• empêcher tout démarrage ou mouvement intempestif ;


• prévenir tout contact avec un phénomène dangereux (p. ex., électrique, mécanique) lorsque
des protecteurs sont enlevés ou lorsque des dispositifs de sécurité sont neutralisés ou enlevés.

3.3.3 DOMAINE D’APPLICATION


Le tableau 4 fournit un aperçu du domaine d’application des programmes de cadenassage décrits
dans les divers documents. Il convient de préciser que les termes « machine » et « machinerie »
sont employés de façon interchangeable dans les différents documents.

Tableau 4 : Résultats relatifs aux domaines d’application des programmes de cadenassage


américains
Règlements nord-
asiatiques et australiens
Règlements africains,
Règlements européens

Normes

Associations de SST

Manuels et guides

Petites entreprises

Moyennes entreprises

Grandes entreprises
DOMAINE D’APPLICATION
DU CADENASSAGE TEL
QUE DÉFINI DANS
DIFFÉRENTS DOCUMENTS
Machine 73 % 43 % 33 % 100 % 67 % 100 % 57 % 88 % 57 %
Machinerie 40 % 71 % 17 % 20 % 33 % 0% 14 % 24 % 29 %
Équipement 60 % 43 % 83 % 80 % 100 % 80 % 100 % 100 % 100 %
Équipement électrique 0% 0% 0% 0% 0% 40 % 14 % 0% 14 %
Procédé 7% 0% 0% 40 % 33 % 60 % 29 % 12 % 14 %
Outil 13 % 14 % 33 % 0 % 33 % 0% 0% 6% 14 %
Installations électriques 7% 14 % 0% 0 % 33 % 20 % 0% 29 % 14 %
Véhicules 7% 0% 0% 0% 0% 60 % 0% 0% 0%
Systèmes de conduits et de 13 % 14 % 0% 0 % 83 % 60 % 14 % 18 % 57 %
canalisations
Système d’alimentation en 7% 0% 0% 0% 17 % 0% 14 % 6% 0%
énergie
Installations de bâtiment 7% 0% 33 % 0 % 17 % 40 % 0% 6% 14 %

3.3.4 CARACTÉRISTIQUES DE CONCEPTION DE L’ÉQUIPEMENT


VISANT À FACILITER LE CADENASSAGE

3.3.4.1 Les machines ou équipements peuvent être isolés de leurs sources


d’énergie

Cette exigence figure dans les règlements européens et dans 13 % des règlements nord-
américains. Les règlements de l’Île-du-Prince-Édouard et de l’Inde ne contiennent cette exigence
qu’à l’égard de l’énergie électrique. Quant aux programmes de cadenassage obtenus de
l’industrie, ils n’en font pas mention (sauf ceux de 18 % des moyennes entreprises). Toutes les
18 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

normes (sauf ANSI/ASSE A10.44, 2006 et CP 91, 2001)) couvrent cet aspect. Deux associations
de SST, Kelley (2001) et l’INRS (1996) font état de cette exigence.

3.3.4.2 Les dispositifs d’isolement peuvent être cadenassés (condamnés) (c.-à-d.


un dispositif de verrouillage peut leur être appliqué)

Seulement quatre règlements (OSHA 1910.147, Nouveau-Brunswick, Directive machine


98/37/CE et Allemagne) renferment cette exigence fondamentale. Les entreprises n’en font pas
mention dans leur programme (sauf 18 % des moyennes entreprises). Les normes CSA Z460-05
(2005), ANSI/ASSE Z244.1 (2003) et ISO 14118 (2000) prescrivent cette exigence. Deux
associations de SST, Kelley (2001) et l’INRS (1996) couvrent également cet aspect.

3.3.4.3 Identification ou étiquetage des dispositifs d’isolement

Aucun des règlements ne couvre cet aspect. Une seule usine en fait mention. Les normes sur le
cadenassage, Daoust (2003), Kelley (2001) et l’INRS (1996), de même que deux associations de
SST font état de l’identification ou de l’étiquetage des dispositifs d'isolement.

3.3.4.4 Nécessité de dispositifs de dissipation d’énergie

Seulement 67 % des règlements européens font état de la nécessité de dispositifs de dissipation.


Les programmes de cadenassage des usines et des associations de SST n’en font pas mention.
Seules trois normes (CSA Z460-05, 2005, ANSI/ASSE Z244.1, 2003 et ISO 14118, 2000) et
deux guides et manuels (Kelley, 2001 et INRS, 1996) soulignent la nécessité de tels dispositifs.

3.3.5 UTILISATION DES CADENAS


Il a été observé que l’utilisation des cadenas était clairement mentionnée dans tous les
règlements, sauf dans les règlements européens et dans trois règlements canadiens (Québec,
Ontario et fédéral). Le règlement OSHA.1910.147 et le règlement de la Californie acceptent
l’utilisation de cadenas ou de serrures et d’étiquettes, mais désignent l’utilisation d’étiquette
comme l’étiquetage. Les normes ANSI/ASSE Z244.1 (2003) et ANSI/ASSE A10.44 (2006)
exigent l’utilisation de cadenas et de mécanismes de verrouillage. Les normes CSA Z460-05
(2005), CP 91 (2001) et ISO 14118 (2000) acceptent l’utilisation de cadenas. Tous les
programmes de cadenassage de l’industrie font référence à l’utilisation de cadenas comme
moyen de condamnation (verrouillage). Les six associations de SST, Daoust (2003), Kelley
(2001), la CSST (1994 et 1985) et l’INRS (1996) font état de cette exigence.

3.3.6 UTILISATION DE CADENAS SUR LES SYSTÈMES DE


COMMANDE
Il a été observé que les règlements de Terre-Neuve-et-Labrador et des Territoires du Nord-Ouest
interdisaient formellement l’utilisation de cadenas sur les systèmes de commande à des fins de
condamnation (verrouillage) durant un cadenassage. Ces règlements indiquent clairement que le
verrouillage de commutateurs ou de boutons de commande individuels sur une console ne peut
être tenu pour conforme au règlement. Le règlement OSHA 1910.147 établit clairement que les
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 19
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

boutons-poussoirs, les commutateurs et autres dispositifs de commande ne sont pas des


dispositifs d'isolement des sources d'énergie. Par contre, le règlement japonais fait référence au
verrouillage du dispositif (bouton) de démarrage de l’équipement. Les autres règlements ne
traitent pas de cet aspect. Les normes CSA Z460-05 (2005) et CP 91 (2001), de même qu’une
association de SST et Kelley (2001) indiquent clairement que l’application de cadenas au
système de commande ne tient pas lieu de cadenassage. L’analyse des programmes de
cadenassage de l’industrie a révélé que seulement cinq usines préconisaient l’utilisation de
cadenas sur les circuits d’alimentation (puissance), mais pas sur les circuits de commande.

3.3.7 APPLICATION
Les tâches à l’égard desquelles le cadenassage doit être appliqué varient grandement, mais pour
l’essentiel, tous les documents tendent à inclure les réparations, la maintenance et l’entretien. Le
règlement du Québec exige aussi le cadenassage pour les activités de déblocage. Néanmoins, un
règlement fait également référence au démarrage et à des tâches courantes. Le tableau 5 résume
les résultats obtenus en comparant les divers documents selon les tâches à l’égard desquelles le
cadenassage doit être appliqué.
20 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Tableau 5 : Application du cadenassage

d’Amérique du Nord
Règlements

d’Australie
d’Afrique, d’Asie et
Règlements

européens
Règlements
Normes

Associations de SST

Manuels et guides

Petites entreprises

entreprises
Moyennes
Grandes entreprises
TÂCHES DÉFINIES DANS
DIFFÉRENTS DOCUMENTS
Toute intervention humaine, tâche, 0% 0% 0 % 20 % 33 % 20 % 43 % 41 % 43 %
travail, etc.
Réparations 87 % 57 % 50 % 80 % 83 % 80 % 71 % 82 % 86 %
Entretien 27 % 0% 17 % 20 % 83 % 60 % 57 % 76 % 57 %
Maintenance 60 % 29 % 67 % 80 % 0 % 20 % 43 % 24 % 14 %
Déblocage 27 % 0% 0% 60 % 50 % 60 % 14 % 41 % 29 %
Montage 7% 0% 0% 60 % 0 % 20 % 0 % 12 % 0 %
Installation et mise en place 20 % 0% 0% 80 % 17 % 20 % 0 % 24 % 43 %
Construction 7% 0% 0% 80 % 0 % 20 % 14 % 6 % 14 %
Ajustement (réglage) 33 % 14 % 0% 80 % 33 % 80 % 0 % 24 % 43 %
Paramétrage et mise au point 7% 0% 33 % 20 % 17 % 0 % 0 % 12 % 0 %
Inspection et vérification 20 % 29 % 17 % 80 % 33 % 80 % 0 % 35 % 57 %
Recherche de panne ou de défaut et 0% 0% 0% 40 % 0 % 0 % 14 % 6 % 0 %
diagnostic
Test 27 % 0% 0% 60 % 0 % 0% 0% 6% 0%
Nettoyage 47 % 43 % 33 % 60 % 50 % 60 % 14 % 18 % 43 %
Démontage 7% 0% 0% 40 % 0 % 0% 0% 6% 0%
Démolition 0% 0% 0% 20 % 0 % 0% 0% 0% 0%
Lubrification 13 % 14 % 17 % 20 % 0 % 0 % 0 % 6 % 14 %
Modification 7% 0% 17 % 40 % 0 % 0 % 29 % 18 % 14 %
Remplacement 0% 0% 0% 0% 0% 20 % 0 % 0 % 0 %
Arrêt 7% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0%
Stockage 7% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0%
Manutention 7% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0%
Opération ou production normale 20 % 0% 0% 40 % 0 % 40 % 0 % 18 % 0 %
Assemblage 7% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0%
Démarrage 7% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0%
Travail 7% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0%
Changement d’outil 7% 0% 0% 20 % 0 % 0 % 0 % 6 % 14 %
Mise en place 13 % 0% 0% 60 % 0 % 0 % 0 % 0 % 14 %
Visite 0% 0% 17 % 0% 0% 0% 0% 0% 0%
Travaux sur les circuits d’alimentation 0% 0% 0% 20 % 0 % 0% 0% 0% 0%
Arrêt de production – Mise en arrêt 0% 0% 0% 20 % 0 % 0 % 14 % 6 % 0 %
Travaux électriques 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 6% 0%
Activités liées à l’isolement des conduits 0% 0% 0% 0% 0% 20 % 0 % 0 % 14 %
Accès à une zone dangereuse 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 6% 0%
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 21
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

3.3.8 TYPES D’ÉNERGIE


Les types d’énergie couverts par différents documents sur le cadenassage sont présentés au
tableau 6. Il a été observé que les règlements de l’Ontario, du gouvernement fédéral canadien et
du gouvernement japonais ne faisaient référence à aucune énergie dangereuse. Par ailleurs, le
règlement du Québec et les règlements européens stipulent qu’il faut cadenasser toutes les
énergies sans plus de précision quant à leur nature. Les programmes de cadenassage de
l’industrie précisent les types d’énergie, sauf deux, qui ne traitent que de l’énergie électrique.

Tableau 6 : Énergies dangereuses mentionnées dans différents documents sur le


cadenassage
d’Amérique du Nord
Règlements

d’Asie et d’Australie
Règlements d’Afrique,

Règlements européens

Normes

Associations de SST

Manuels et guides

Petites entreprises

Moyennes entreprises

Grandes entreprises

Total (75)
TYPES D’ÉNERGIES
DANGEREUSES
Énergie électrique, y 33 % 14 % 0% 100 % 100 % 100 % 71 % 88 % 86 % 64 %
compris statique
Énergie hydraulique, y 33 % 0% 0% 100 % 100 % 100 % 43 % 71 % 71 % 55 %
compris les liquides sous
pression, l’huile et l’eau
Énergie pneumatique, y 47 % 0% 0% 100 % 100 % 100 % 43 % 76 % 71 % 59 %
compris les gaz, l’air
comprimé et le vacuum
Énergie mécanique, y 60 % 0% 0% 80 % 100 % 80 % 43 % 65 % 71 % 56 %
compris potentielle, inertie
et cinétique
Énergie chimique, y 47 % 0% 0% 80 % 100 % 100 % 29 % 47 % 86 % 51 %
compris les substances et
produits dangereux
Énergie thermique 33 % 0% 0% 80 % 67 % 40 % 29 % 35 % 43 % 35 %
Vapeur 0% 0% 0% 0% 83 % 60 % 14 % 35 % 43 % 24 %
Produits inflammables, y 0% 0% 0% 0% 0% 20 % 0 % 12 % 14 % 5 %
compris les produits
pétroliers, l’huile, le
charbon et le gaz naturel
Gravité 7% 0% 0% 60 % 33 % 80 % 14 % 35 % 43 % 27 %
Radiation, y compris 7% 0% 0% 40 % 67 % 40 % 0 % 24 % 43 % 22 %
l’énergie nucléaire,
l’énergie radioactive et les
ondes électromagnétiques
Énergie biologique 0% 0% 0% 0% 0% 20 % 0% 0% 0% 1%
Effets du vent, de l’air et 0% 0% 0% 20 % 0% 20 % 0% 0% 0% 3%
de l’eau
22 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

3.3.9 ÉTENDUE DU CADENASSAGE


Plusieurs documents exigent l’isolement et la dissipation de toutes les énergies présentes dans
l’équipement. Certains documents font référence au cadenassage de certaines pièces
d’équipement ou d’énergies précises (pertinentes) en lien avec une intervention donnée. Les
règlements nord-américains y compris le règlement du Québec, les programmes de cadenassage
d’entreprises, la CSST (1994) et quatre associations de SST exigent le cadenassage de toutes les
énergies. Des normes comme la CSA Z460-05 (2005) et ANSI/ASSE Z244.1 (2003) ciblent des
énergies dangereuses pertinentes aux interventions, au contraire de la norme de Singapour (CP
91, 2001), qui cible toutes les énergies. Daoust (2003) et Kelley (2001) font aussi référence à
l’isolement des énergies pertinentes en fonction des interventions.

3.3.10 MATÉRIEL DE CADENASSAGE

3.3.10.1 Uniformisation des cadenas et des dispositifs de cadenassage

L’uniformisation est requise afin d’identifier facilement le matériel de cadenassage, ainsi que
pour des raisons de sécurité. Le tableau 7 fournit un aperçu de cette exigence relative au
cadenassage telle que citée dans divers documents.

Tableau 7 : Uniformisation des cadenas et des dispositifs de cadenassage


Règlements Aucun des règlements, sauf OSHA 1910.147.
Normes Toutes les normes sauf ISO 14118 (2000)
Une association de SST fait référence à l’utilisation de matériel
Associations de SST
uniformisé
Manuels et guides Kelley (2001) et Daoust (2003)
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 0% 35 % 86 %

3.3.10.2 Cadenas à combinaison versus cadenas à clé

Le tableau 8 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 23
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Tableau 8 : Cadenas à combinaison versus cadenas à clé


Seuls la Colombie-Britannique et le Yukon interdisent l’utilisation de
cadenas à combinaison.
Règlements
Par contre, OSHA 1910.147 autorise clairement l’utilisation de tels
cadenas.
Les normes exigent l’utilisation de cadenas à clé, sauf la CP 91 (2001),
Normes
qui autorise clairement l’utilisation de cadenas à combinaison.
Trois associations de SST interdisent l’utilisation de cadenas à
Associations de SST
combinaison.
Kelley (2001) dit clairement que des cadenas à combinaison peuvent être
Manuels et guides
utilisés.
Programmes de Aucun des programmes de cadenassage de l’industrie ne fait référence à
cadenassage d’entreprises l’utilisation de cadenas à combinaison.

3.3.10.3 Identification des cadenas

Le tableau 9 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.
Tableau 9 : Identification des cadenas
Règlements Seulement 60 % des règlements, tous d’Amérique du Nord
Normes Toutes les normes, sauf ISO 14118 (2000)
Associations de SST Toutes les associations de SST
Manuels et guides Daoust (2003), Kelley (2001), CSST (1985) et CSST (1994)
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 57 % 65 % 100 %

3.3.10.4 Usage exclusif ou réservé

Le tableau 10 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 10 : Usage exclusif ou réservé des dispositifs de cadenassage


Règlements Un règlement : OSHA 1910.147
Normes Toutes les normes, sauf ISO 14118 (2000)
Associations de SST Une association de SST
Manuels et guides Kelley (2001)
Programmes de
Une minorité de programmes de cadenassage
cadenassage d’entreprises
24 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

3.3.10.5 Registre des cadenas

Le tableau 11 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 11 : Utilisation d’un registre des cadenas


Règlements Un règlement : Alberta
Normes Aucune des normes
Associations de SST Cinq associations de SST
Manuels et guides Daoust (2003) et CSST (1994)
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 14 % 14 % 35 %

3.3.10.6 Clé unique par cadenas

Le tableau 12 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 12 : Clé unique par cadenas


Règlements Aucun des règlements
Normes Seule la norme ANSI/ASSE A10.44 (2006) couvre cet aspect
Quatre associations de SST interdisent la reproduction des clés et
Associations de SST
l’utilisation des doubles de clés.
Manuels et guides Aucun des manuels et guides
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 43 % 29 % 57 %

3.3.10.7 Gestion des doubles de clés

Le tableau 13 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 25
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Tableau 13 : Gestion des doubles de clés


Quatre règlements seulement :
• La Colombie-Britannique et le Yukon exigent qu’un superviseur ou
Règlements un directeur conserve les doubles de clés.
• La Saskatchewan et le Manitoba exigent que les doubles de clés
soient conservés en un endroit accessible à une personne autorisée.
Normes Aucune des normes
Associations de SST Aucune des associations de SST
La CSST (1994) mentionne que la personne responsable du cadenassage
dans une entreprise peut avoir une deuxième clé en sa possession.
Manuels et guides
Daoust (2003) mentionne que la deuxième clé peut être gardée par le
service de sécurité de l’entreprise.
Seuls quatre programmes de cadenassage couvrent cet aspect. En général,
Programmes de
le double de la clé est gardé par un membre du service d’entretien, un
cadenassage d’entreprises
superviseur ou un contremaître.

3.3.10.8 Dispositifs de cadenassage permettant le cadenassage par plusieurs


employés (p. ex. moraillon, boîte)

Le tableau 14 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 14 : Dispositifs de cadenassage permettant le cadenassage par plusieurs employés


Règlements Seulement 27 % des règlements, tous d’Amérique du Nord
Normes Toutes les normes, sauf ISO 14118 (2000)
Associations de SST Toutes les associations de SST
Manuels et guides Tous les guides et manuels, sauf celui de la CSST (1985)
Programmes de
Presque tous les programmes de cadenassage
cadenassage d’entreprises

3.3.11 EXIGENCES PARTICULIÈRES

3.3.11.1 Chaque employé autorisé applique lui-même son cadenas

Le tableau 15 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.
26 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Tableau 15 : Chaque employé autorisé applique lui-même son cadenas


Règlements 39 % des règlements, tous du Canada
Normes Seulement CSA Z460-05 (2005) et CP 91 (2001)
Associations de SST Cinq associations de SST
Manuels et guides INRS (1996), Kelley (2001) et CSST (1994)
Programmes de
La majorité des programmes de cadenassage
cadenassage d’entreprises

3.3.11.2 Utilisation systématique d’étiquettes avec les cadenas

Le tableau 16 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 16 : Utilisation systématique d’étiquettes avec les cadenas


Règlements 31 % des règlements, tous du Canada
Normes Seulement ANSI/ASSE A10.44 (2006) et CP 91 (2001)
Associations de SST Toutes les associations de SST
Manuels et guides Tous les guides et manuels sauf Kelley (2001)
Programmes de
Environ la moitié des programmes de cadenassage
cadenassage d’entreprises

3.3.11.3 Condamnation (verrouillage) des dispositifs de dissipation d’énergie

Le tableau 17 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 17 : Condamnation (verrouillage) des dispositifs de dissipation d’énergie


Règlements Aucun des règlements
Normes Seulement CSA Z460-05 (2005)
Associations de SST Aucune des associations de SST
Manuels et guides INRS (1996) et Kelley (2001)
Programmes de
Un programme de cadenassage
cadenassage d’entreprises
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 27
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

3.3.11.4 Règles relatives à l’utilisation de moraillons

Le tableau 18 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 18 : Règles relatives à l’utilisation de moraillons


Règlements Aucun des règlements
Normes Aucune des normes
Associations de SST Quatre associations de SST
Manuels et guides Aucun des manuels et guides
Programmes de
Une minorité de programmes de cadenassage
cadenassage d’entreprises

3.3.11.5 Conservation de la clé par l’employé autorisé après verrouillage de son


cadenas

Le tableau 19 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 19 : Conservation de la clé par l’employé autorisé après verrouillage de son


cadenas
Règlements Seulement celui du Yukon
Normes Seulement ANSI/ASSE A10.44 (2006)
Associations de SST Trois associations de SST
Manuels et guides Seulement ceux de la CSST (1985) et (1994)
Programmes de
Une minorité de programmes de cadenassage
cadenassage d’entreprises

3.3.11.6 Retrait du cadenas d’un dispositif d'isolement sous conditions normales

Le tableau 20 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.
28 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Tableau 20 : Retrait du cadenas d’un dispositif d'isolement sous conditions normales


Règlements Seulement OSHA et 77 % des règlements du Canada
Normes Toutes les normes, sauf ISO 14118 (2000)
Associations de SST Trois associations de SST
Manuels et guides Kelley (2001) et CSST (1994)
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 29 % 71 % 43 %

3.3.11.7 Retrait du cadenas d’un dispositif d'isolement sous conditions


anormales

Le tableau 21 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 21 : Retrait du cadenas d’un dispositif d'isolement sous conditions anormales


Règlements 73 % des règlements d’Amérique du Nord
Normes Toutes les normes, sauf ISO 14118 (2000)
Associations de SST Toutes les associations de SST
Manuels et guides Daoust (2003), Kelley (2001) et CSST (1994)
Programmes de
La majorité des programmes de cadenassage
cadenassage d’entreprises

3.3.11.8 Communication avec l’employé avant de retirer son cadenas sous


conditions anormales

Le tableau 22 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 22 : Communication avec l’employé avant de retirer son cadenas sous conditions
anormales
Règlements 40 % des règlements d’Amérique du Nord
Normes Toutes les normes, sauf CP 91 (2001) et ISO 14118 (2000)
Associations de SST Toutes les associations de SST
Manuels et guides Kelley (2001)
Programmes de
La majorité des programmes de cadenassage
cadenassage d’entreprises
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 29
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

3.3.11.9 Vérification de l’équipement avant sa remise en service sous conditions


anormales

Le tableau 23 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 23 : Vérification de l’équipement avant sa remise en service sous conditions


anormales
Règlements 69 % des règlements d’Amérique du Nord
Normes Toutes les normes, sauf CP 91 (2001) et ISO 14118 (2000)
Associations de SST Cinq associations de SST
Manuels et guides CSST (1994)
Programmes de
La majorité (70 %) des programmes de cadenassage
cadenassage d’entreprises

3.3.11.10 Témoins requis lors d’une ou plusieurs étapes d’une procédure de


cadenassage sous conditions anormales

Le tableau 24 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 24 : Témoins requis lors d’une ou plusieurs étapes d’une procédure de


cadenassage sous conditions anormales
Règlements Aucun des règlements
Normes Seulement CSA Z460-05 (2005)
Associations de SST Une association de SST
Manuels et guides Aucun des manuels et guides
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 43 % 41 % 57 %

3.3.11.11 Communication avec l’employé après avoir retiré son cadenas sous
conditions anormales

Le tableau 25 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.
30 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Tableau 25 : Communication avec l’employé après avoir retiré son cadenas sous conditions
anormales
Règlements Quatre règlements d’Amérique du Nord
Normes Toutes les normes, sauf CP 91 (2001) et ISO 14118 (2000)
Associations de SST Aucune des associations de SST
Manuels et guides Kelley (2001)
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 0% 18 % 29 %

3.3.11.12 Documentation du retrait d’un cadenas sous conditions anormales

Le tableau 26 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 26 : Documentation du retrait d’un cadenas sous conditions anormales


Règlements Deux règlements d’Amérique du Nord : Manitoba et Saskatchewan
Normes Deux normes : CSA Z460-05 (2005) et ANSI/ASSE A10.44 (2006)
Associations de SST Deux associations de SST
Manuels et guides Kelley (2001)
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 14 % 53 % 86 %

3.3.12 FICHES DE CADENASSAGE

3.3.12.1 Tout équipement doit être pourvu d’une fiche de cadenassage

Le tableau 27 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 27 : Tout équipement doit être pourvu d’une fiche de cadenassage


Règlements Deux règlements : OSHA 1910.147 et Californie
Normes Toutes les normes
Associations de SST Deux associations de SST
Manuels et guides Kelley (2001)
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 14 % 6% 29 %
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 31
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

3.3.12.2 Validation des fiches de cadenassage avant leur utilisation

Le tableau 28 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 28 : Validation des fiches de cadenassage avant leur utilisation


Règlements Aucun des règlements
Normes Deux normes : CSA Z460-05 (2005) et ANSI/ASSE Z244.1 (2003)
Associations de SST Deux associations de SST
Manuels et guides Daoust (2003)
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 29 % 6% 29 %

3.3.12.3 Tenue à jour des fiches de cadenassage – circonstances et fréquences

Le tableau 29 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 29 : Tenue à jour des fiches de cadenassage – circonstances et fréquences


Règlements Seulement celui de la Californie
Trois normes : CSA Z460-05 (2005), ANSI/ASSE Z244.1 (2003) et
Normes
ANSI/ASSE A10.44 (2006)
Associations de SST Deux associations de SST
Manuels et guides Kelley (2001) et Daoust (2003)
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 14 % 12 % 43 %

3.3.13 ÉLÉMENTS DU CADENASSAGE

3.3.13.1 Les divers éléments ou étapes d’une procédure de cadenassage

Le tableau 30 présente les divers éléments d’une procédure de cadenassage relevés dans
différents documents. Ces éléments sont les suivants : i) notification du personnel, ii) arrêt de la
machine, de l’équipement ou du procédé, iii) isolement, iv) application de cadenas aux
dispositifs d'isolement, v) dissipation ou confinement de l’énergie résiduelle, et vi) vérification.
32 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Tableau 30 : Les divers éléments d’une procédure de cadenassage


Règlements Normes Autres Entreprises

Québec

Amérique du Nord

et Asie
Australie, Afrique,

Europe

Amérique du Nord

Toutes

SST
Associations de

Manuels et guides

Petites entreprises

entreprises
Moyennes

entreprises
Grandes
Notification 0% 7% 0% 0% 100 % 80 % 83 % 80 % 57 % 76 % 57 %
Arrêt 100 % 67 % 43 % 17 % 100 % 80 % 67 % 20 % 43 % 41 % 71 %
Isolement 0% 73 % 29 % 0% 100 % 100 % 83 % 80 % 71 % 82 % 57 %
Application de 100 % 100 % 29 % 0% 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 100 %
cadenas
Dissipation 100 % 93 % 14 % 0% 100 % 100 % 100 % 80 % 29 % 59 % 71 %
Vérification 0% 80 % 0% 0% 100 % 100 % 100 % 100 % 86 % 94 % 100 %

3.3.13.2 Séquence préétablie des éléments/étapes d’une procédure de


cadenassage

Le tableau 31 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 31 : Séquence préétablie des éléments/étapes d’une procédure de cadenassage


Règlements Seulement OSHA 1910.147
Normes Seulement CP 91 (2001)
Associations de SST Aucune des associations de SST
Manuels et guides Aucun des manuels et guides
Programmes de
Seulement 10 % des programmes de cadenassage
cadenassage d’entreprises

3.3.13.3 Méthodes relatives à l’étape de vérification dans la procédure de


cadenassage

Le tableau 32 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 33
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Tableau 32 : Méthodes pour l’étape de vérification dans la procédure de cadenassage


Règlements 27 % des règlements d’Amérique du Nord
Normes Toutes les normes
Associations de SST Toutes les associations de SST
Manuels et guides Tous les manuels et guides
Programmes de
La grande majorité des programmes de cadenassage
cadenassage d’entreprises

3.3.13.4 Étapes pour la remise en service de la machine, de l’équipement ou du


procédé

Le tableau 33 présente les différentes étapes de remise en service telles que citées dans différents
documents.

Tableau 33 : Étapes de remise en service de la machine, de l’équipement ou du procédé


Petites entreprises

entreprises
Moyennes

entreprises
Grandes

Manuels et guides

Nord
d’Amérique du
Règlements

et d’Australie
d’Afrique, d’Asie
Règlements

européens
Règlements

Normes

américaines
Normes nord-

SST
Associations de
Vérification du 43 % 76 % 29 % 80 % 20 % 0% 0% 80 % 100 % 83 %
personnel
Vérification de 57 % 71 % 43 % 60 % 7% 0% 0% 80 % 100 % 67 %
l’équipement
Retrait des 57 % 82 % 100 % 80 % 40 % 0% 0% 80 % 100 % 100 %
cadenas
Rétablissement de 57 % 76 % 14 % 60 % 13 % 0% 0% 60 % 67 % 33 %
l’alimentation
Notification du 86 % 53 % 86 % 80 % 13 % 0% 0% 60 % 67 % 50 %
personnel
Remise en service 14 % 35 % 14 % 0% 27 % 0% 0% 40 % 67 % 50 %

3.3.14 PERSONNEL DE SERVICES EXTERNES OU


D’ENTREPRENEURS

3.3.14.1 Référence au personnel de services externes ou d’entrepreneurs

Le tableau 34 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.
34 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Tableau 34 : Référence au personnel de services externes ou d’entrepreneurs


Règlements Deux règlements : OSHA 1910.147 et Californie
Normes Toutes les normes, sauf ISO 14118 (2000)
Associations de SST Toutes les associations de SST
Manuels et guides Tous les manuels et guides
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 43 % 82 % 100 %

3.3.14.2 Personnel de services externes utilisant le programme de cadenassage


de l’établissement hôte

Le tableau 35 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 35 : Personnel de services externes utilisant le programme de cadenassage de


l’établissement hôte
Règlements Un règlement : Californie
Normes Aucune des normes
Associations de SST Une association de SST
Manuels et guides Aucun des manuels et guides
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 29 % 65 % 57 %
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 35
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

3.3.14.3 Évaluation des connaissances du personnel de services externes en


matière de cadenassage avant qu’il n’entreprenne ses tâches

Le tableau 36 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 36 : Évaluation des connaissances du personnel de services externes en matière de


cadenassage avant qu’il n’entreprenne ses tâches
Règlements Aucun des règlements
Normes Aucune des normes
Associations de SST Une association de SST
Manuels et guides Seulement INRS (1996)
Programmes de
Aucun des programmes de cadenassage
cadenassage d’entreprises

3.3.15 FORMATION ET COMMUNICATION

3.3.15.1 Référence à la formation et/ou à la communication sur le cadenassage

Le tableau 37 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 37 : Référence à la formation et/ou à la communication sur le cadenassage


Une minorité de règlements (27 % des règlements d’Amérique du Nord,
Règlements 14 % des règlements d’Afrique, d’Asie et d’Australie, et 17 % des
règlements européens)
Normes Toutes les normes, sauf ISO 14118 (2000)
Associations de SST Toutes les associations de SST
Manuels et guides Tous les guides et manuels sauf CSST (1985)
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 43 % 71 % 100 %

3.3.15.2 Formation spécifique au programme de cadenassage de l’utilisateur

Le tableau 38 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.
36 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Tableau 38 : Formation spécifique au programme de cadenassage de l’utilisateur


Règlements Aucun des règlements
Normes Deux normes : CSA Z460-05 (2005) et ANSI/ASSE Z244.1 (2003)
Associations de SST Aucune des associations de SST
Manuels et guides Kelley (2001)

Programmes de
Un programme de cadenassage
cadenassage d’entreprises

3.3.15.3 Type de formation (théorique et pratique)

Le tableau 39 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 39 : Type de formation (théorique et pratique)


Règlements Aucun des règlements
Normes Aucune des normes
Associations de SST Une association de SST
Manuels et guides Kelley (2001) et INRS (1996)

Programmes de
Deux programmes de cadenassage
cadenassage d’entreprises

3.3.15.4 Documentation sur la formation

Le tableau 40 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 40 : Documentation sur la formation


Règlements Deux règlements : OSHA 1910.147 et Californie
Normes Deux normes : CSA Z460-05 (2005) et ANSI/ASSE Z244.1 (2003)
Associations de SST Une association de SST
Manuels et guides Kelley (2001)
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 14 % 12 % 14 %
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 37
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

3.3.15.5 Fréquence des formations de remise à niveau

Le tableau 41 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 41 : Fréquence des formations de remise à niveau


Règlements Seulement OSHA 1910.147
Normes Deux normes : CSA Z460-05 (2005) et ANSI/ASSE Z244.1 (2003)
Associations de SST Aucune des associations de SST
Manuels et guides Daoust (2003) et Kelley (2001)

Programmes de
Une minorité de programmes de cadenassage
cadenassage d’entreprises

3.3.16 REVUE DU PROGRAMME DE CADENASSAGE ET


SURVEILLANCE DE SON APPLICATION

3.3.16.1 Identification de la ou des personnes chargées de veiller à ce que le


programme de cadenassage soit appliqué

Le tableau 42 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 42 : Identification de la ou des personnes chargées de veiller à ce que le


programme de cadenassage soit appliqué
Règlements Aucun des règlements
Normes Aucune des normes
Associations de SST Quatre associations de SST
Manuels et guides Kelley (2001)
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 14 % 47 % 71 %

3.3.16.2 Revue du programme de cadenassage

Le tableau 43 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.
38 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Tableau 43 : Revue du programme de cadenassage


Règlements Aucun des règlements
Trois normes : CSA Z460-05 (2005), ANSI/ASSE Z244.1 (2003) et CP
Normes
91 (2001)
Associations de SST Quatre associations de SST
Manuels et guides Daoust (2003) et Kelley (2001)

Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises


cadenassage d’entreprises 14 % 29 % 29 %

3.3.16.3 Surveillance (revue) de l’application du programme de cadenassage

Le tableau 44 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 44 : Surveillance (revue) de l’application du programme de cadenassage


Règlements Deux règlements : OSHA 1910.147 et Californie
Trois normes : CSA Z460-05 (2005), ANSI/ASSE Z244.1 (2003) et
Normes
ANSI/ASSE A10.44 (2006)
Associations de SST Deux associations de SST
Manuels et guides Daoust (2003) et Kelley (2001)
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 43 % 24 % 29 %

3.3.16.4 Documentation liée à la revue du programme de cadenassage et de son


application

Le tableau 45 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 45 : Documentation liée à la revue du programme de cadenassage et de son


application
Règlements Deux règlements : OSHA 1910.147 et Californie
Normes Deux normes : CSA Z460-05 (2005) et ANSI/ASSE Z244.1 (2003)
Associations de SST Une association de SST
Manuels et guides Daoust (2003) et Kelley (2001)
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 39
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises


cadenassage d’entreprises 14 % 12 % 29 %

3.3.16.5 Identification de la ou des personnes qui procèdent à la revue du


programme de cadenassage

Le tableau 46 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 46 : Identification de la ou des personnes qui procèdent à la revue du programme


de cadenassage
Règlements Deux règlements : OSHA 1910.147 et Californie
Normes Aucune des normes
Associations de SST Une association de SST
Manuels et guides Kelley (2001)
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 43 % 18 % 14 %

3.3.17 MÉTHODES ALTERNATIVES

3.3.17.1 Non-application du cadenassage aux équipements branchés par


l’intermédiaire d’un fil et d’une fiche électriques

Le tableau 47 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 47 : Non-application du cadenassage aux équipements branchés par


l’intermédiaire d’un fil et d’une fiche électriques
27 % des règlements d’Amérique du Nord et 33 % des règlements
Règlements
européens
Normes Deux normes : ISO 14118 (2000) et ANSI/ASSE Z244.1 (2003)
Associations de SST Aucune des associations de SST
Manuels et guides Kelley (2001)
Programmes de
Un programme de cadenassage
cadenassage d’entreprises

À l’égard de cette exigence, l’exposition aux dangers liés au rétablissement de l'alimentation ou


au démarrage intempestif de l’équipement est contrôlée par le débranchement de l’équipement de
40 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

sa source d’énergie, la fiche électrique étant sous le contrôle exclusif de l’employé qui effectue la
tâche requise.

3.3.17.2 Méthodes alternatives au cadenassage

Le tableau 48 fournit un aperçu de cette exigence relative au cadenassage telle que citée dans
divers documents.

Tableau 48 : Méthodes alternatives au cadenassage


Règlements La majorité des règlements
Normes Toutes les normes
Associations de SST Cinq associations de SST
Manuels et guides Tous les guides et manuels, sauf CSST (1985)
Programmes de Petites entreprises Moyennes entreprises Grandes entreprises
cadenassage d’entreprises 43 % 59 % 29 %
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 41
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

4. ANALYSE ET DISCUSSIONS

4.1 ANALYSE COMPARATIVE DES DÉFINITIONS DU


CADENASSAGE
Compte tenu des diverses définitions répertoriées, il appert que la littérature ne traite pas
uniformément de la notion de cadenassage. Néanmoins, les différentes normes sur le
cadenassage en donnent des définitions similaires, et ce, en partie parce que les comités
techniques ont utilisé des références semblables pour les rédiger. Il reste que les définitions
varient d’un règlement à l’autre. Au Canada, les règlements provinciaux sur la santé et la sécurité
font rarement référence à quelque norme que ce soit en matière de cadenassage. Les règlements
renferment les exigences minimales qui doivent être respectées, et une définition complète et
élaborée du cadenassage fournira une orientation aux personnes qui, dans les usines et au sein
des établissements, se voient confier la responsabilité de rédiger et de mettre en œuvre un
programme de cadenassage. Au Québec, par exemple, le règlement fait référence au cadenassage
sans le définir. Il peut en résulter des malentendus et des interprétations erronées. Aux fins de la
présente étude, les différentes définitions du cadenassage ont été regroupées en quatre catégories.

4.1.1 INCAPACITÉ D’ACTIONNER UN DISPOSITIF SANS


AUTORISATION (GÉNÉRALEMENT PAR L’USAGE DE
CADENAS)
Les définitions de cette catégorie mentionnent généralement l’usage d’un cadenas et
l’installation de ce dernier sur un dispositif d'isolement des sources d'énergie. Cependant, ces
définitions ne fournissent pas suffisamment d’information, notamment sur les cadenas
individuels à clé, sur l’application d’un cadenas par une personne qui conserve en tout temps le
contrôle de sa clé, sur l’isolement de différents types d’énergie, ou sur la nécessité d’un
programme de cadenassage, entre autres.

4.1.2 INCAPACITÉ D’ACTIONNER UN DISPOSITIF SANS


AUTORISATION, AVEC DES MESURES ADDITIONNELLES
Les définitions de cette catégorie mentionnent l’usage de cadenas de même que d’autres
éléments importants d’une procédure de cadenassage, comme l’isolement et la dissipation, ou
encore les tâches à l’égard desquelles le cadenassage est requis. Une fois de plus, ces définitions
manquent de clarté. Par exemple, l’étape de vérification ou la nécessité d’un programme écrit ne
sont pas mentionnés.

4.1.3 ABSENCE DE CADENAS OU CADENAS FACULTATIF


Les définitions de cette catégorie tendent à intégrer différents aspects d’une procédure de
cadenassage, comme l’isolement, la dissipation et la vérification. Cependant, des cadenas
personnels n’ont pas nécessairement à être appliqués aux dispositifs d'isolement. Les raisons
pour lesquelles on n’utilise ni cadenas ni dispositifs comparables ne sont pas claires. Une
définition mentionne que l’usage d’un cadenas peut être nécessaire dans le cas de grandes
42 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

machines ou d’installations d’envergure, lorsque plusieurs travailleurs interviennent en même


temps et lorsque plusieurs zones dangereuses d’une machine ne sont pas visibles.

4.1.4 DÉFINITION AMBIGUË OU DIFFICILE À CLASSER


Les définitions de cette catégorie peuvent en fait porter sur l’objet du cadenassage (p. ex., faire
référence au cadenassage comme à une série de mesures à prendre pour s’assurer que
l’équipement est à énergie zéro). Ces définitions peuvent aussi être interprétées comme signifiant
qu’il faut utiliser des cadenas sur les systèmes de commande (p. ex., définir le cadenassage
comme l’utilisation d’un ou plusieurs cadenas pour mettre une machine ou un équipement hors
d’état de fonctionner, ou encore l’isolement d’une source d'énergie conformément à une
procédure écrite).

4.2 ANALYSE COMPARATIVE DES RÈGLEMENTS


Le contenu des règlements a été analysé par rapports aux différents éléments pris en compte. Le
tableau 49 présente un aperçu des résultats obtenus en comparant certains points importants sur
le cadenassage ou faisant référence au cadenassage. Il a été constaté que nombre de règlements,
y compris d’Amérique du Nord, ne traitent pas de certains aspects du cadenassage, comme la
séquence de remise en service, la continuité du cadenassage, le recours à des services externes, la
formation et les communications, la revue des programmes et la surveillance de leur application.
Cependant, d’autres points, comme le domaine d’application, les types d’énergies, les tâches
visées, la séquence de maîtrise des énergies et les méthodes alternatives sont couverts dans la
majorité des règlements d’Amérique du Nord. Une analyse détaillée des documents a révélé que
le règlement OSHA 1910.147 est de loin le plus complet en ce qui a trait aux thèmes relatifs au
cadenassage. Au Canada, les règlements du Québec, de l’Ontario et du gouvernement fédéral ne
couvrent pas deux tiers de ces thèmes. Ceux des autres provinces canadiennes couvrent environ
la moitié de ces thèmes. Le règlement du Québec ne porte que sur i) le domaine d’application, ii)
les énergies (sans en préciser le type), iii) l’application (tâches), iv) la séquence de maîtrise des
énergies et v) les méthodes alternatives. On peut donc en conclure qu’au Canada, les règlements
provinciaux, y compris celui du Québec, accusent de nombreuses lacunes en ce qui concerne les
différents aspects du cadenassage. Ainsi la revue des programmes, la surveillance de leur
application et le recours à des services externes sont-ils absents de dix règlements provinciaux et
du règlement fédéral. En revanche, le champ d’application, la séquence de cadenassage et les
méthodes alternatives figurent dans tous les règlements canadiens. Par ailleurs, toujours au
Canada, seuls les règlements du Nouveau-Brunswick et du Yukon font référence à la formation
sur le cadenassage. Or, l’absence de directives claires en matière de cadenassage ouvre la porte à
des interprétations erronées.

À l’extérieur de l’Amérique du Nord, le domaine d’application du cadenassage figure dans tous


les règlements. Les règlements du Japon, de l’Australie, des Philippines et de l’Afrique du Sud
ne traitent pas d’énergies dangereuses. L’application du cadenassage ou les tâches visées figurent
dans tous les règlements sauf ceux du Royaume-Uni, de l’Afrique du Sud, de la Suisse et de
l’Inde. Les méthodes alternatives sont abordées dans tous les règlements sauf celui de l’Inde.
Une fois de plus, les éléments du cadenassage tels que la revue des programmes de cadenassage,
la surveillance de leur application, le recours à des services externes et la formation (abordée
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 43
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

seulement à Singapour et en France à l’extérieur de l’Amérique du Nord) ne sont pas couverts


dans la majorité des règlements.

Tableau 49 : Thèmes relatifs au cadenassage dans les règlements

Pourcentage des règlements qui abordent ces thèmes


Afrique, Asie et
Amérique du Nord Europe
Thèmes Australie
Domaine d’application (machines,
équipements, procédés) 100 % 100 % 100 %
Types d’énergies 87 % 0% 29 %
Application (activités, tâches) 100 % 67 % 57 %
Retrait d’un cadenas en l’absence de
l’employé autorisé 73 % 0% 0%
Séquence de maîtrise des énergies 100 % 17 % 57 %
Séquence de remise en service 53 % 17 % 0%
Continuité du cadenassage 33 % 0% 0%
Services externes 13 % 0% 0%
Formation et communication 27 % 17 % 14 %
Revue des programmes 0% 0% 0%
Surveillance (revue) de l’application des
programmes 13 % 0% 0%
Méthodes alternatives 100 % 100 % 86 %

On peut dès lors en conclure que les exigences prévues par la loi en matière de cadenassage
diffèrent d’un pays à l’autre. Par ailleurs, il semble qu’en Europe, la notion de cadenassage soit
perçue de façon passablement différente, puisque les règlements ne font nullement mention de la
nécessité de programmes de cadenassage écrits. Même en Amérique du Nord, où de nombreux
règlements traitent du cadenassage, d’importantes variations existent entre les différents
règlements des provinces et territoires canadiens.

4.3 ANALYSE COMPARATIVE DES NORMES


Le contenu de cinq normes a été analysé par rapport aux différents éléments pris en compte. Le
tableau 50 présente un aperçu des résultats obtenus en comparant les normes sur certains points
du cadenassage.

Il convient de noter que les normes CSA Z460-05 (2005) et ANSI/ASSE Z244.1 (2003) abordent
les mêmes thèmes principaux sur le cadenassage. Cela n’a d’ailleurs rien d’étonnant puisque la
norme CSA Z460-05 (2005) est en partie fondée sur la norme ANSI/ASSE Z244.1 (2003), elle-
même fondée sur le règlement OSHA 1910.147. Cela dit, la norme de Singapour CP 91 (2001)
fait aussi référence à la norme ANSI/ASSE Z244.1 (1982) et au règlement OSHA 1910.147. La
norme ANSI/ASSE A10.44 (2006) ne fait quant à elle référence à aucun document. Ainsi ces
quatre normes abordent-elles les mêmes thèmes généraux.
44 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

La norme ISO 14118 (2000) traite de l’isolement et de la dissipation de l’énergie, mais sans
référence à des programmes de cadenassage écrits. Cette norme est destinée aux fabricants de
machines et exige que les machines soient dotées de dispositifs d’isolement et de dissipation de
l’énergie. En usage surtout en Europe, elle décrit la condamnation comme étant facultative.

Il y a convergence de quatre des cinq normes en matière de cadenassage. On peut donc dire qu’il
existe certaines similitudes entre les normes sur le cadenassage, exclusion faite de la norme
ISO 14118 (2000).

Tableau 50 : Thèmes relatifs au cadenassage dans cinq normes


Normes

CSA Z460-05 (2005)

(2003)
ANSI/ASSE Z244.1
(2006)
ANSI/ASSE A10.44

CP 91 (2001)

ISO 14118 (2000)


Pourcentage des
normes qui
traitent de ce
Thèmes relatifs au cadenassage thème
Domaine d’application Oui Oui Oui Oui Oui 100 %
Types d’énergies Oui Oui Oui Oui Oui 100 %
Application (activités, tâches) Oui Oui Oui Oui Oui 100 %
Retrait d’un cadenas en l’absence de Oui Oui Oui Oui Non 80 %
l’employé autorisé
Séquence de maîtrise des énergies Oui Oui Oui Oui Oui 100 %
Séquence de remise en service Oui Oui Oui Oui Non 80 %
Continuité du cadenassage Oui Oui Oui Oui Non 80 %
Services externes Oui Oui Oui Oui Non 80 %
Formation et communication Oui Oui Oui Oui Non 80 %
Revue des programmes Oui Oui Non Imprécis Non 40 %
Surveillance (revue) de l’application Oui Oui Imprécis Oui Non 60 %
des programmes
Méthodes alternatives Oui Oui Oui Oui Oui 100 %
Pourcentage des thèmes dans chaque
norme 100 % 100 % 83 % 92 % 42 %

4.4 ANALYSE COMPARATIVE DE PROGRAMMES DE


CADENASSAGE UTILISÉS AU QUÉBEC
Dans le cadre de la présente étude, trente et un programmes de cadenassage d’entreprise ont été
analysés. Le tableau 51 présente les principaux résultats de comparaison des différents
programmes de cadenassage. On peut en conclure que la majorité des programmes de
cadenassage de l’industrie ne sont pas entièrement conformes au RSST et qu’ils ne traitent pas
de certains éléments abordés dans la norme CSA Z460-05 (2005).
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 45
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

On a constaté que i) le domaine d’application, ii) les types d’énergies, iii) l’application (tâches,
activités), iv) le retrait d’un cadenas en l’absence de l’employé autorisé, v) la séquence de
maîtrise des énergies et vi) la séquence de remise en service, sont abordés dans presque tous les
programmes de cadenassage écrits ayant fait l’objet d’une analyse. Quant aux principaux points
non abordés dans les programmes des trois catégories d’entreprises, il s’agit de i) la revue des
programmes, ii) la surveillance (revue) de l’application des programmes, et iii) les méthodes
alternatives. Sans la revue de leur programme de cadenassage et la surveillance de son
application, il est difficile de savoir comment les entreprises le tiennent à jour et le maintiennent
en application. En effet, le retour sur l’efficacité du programme de cadenassage ne fait l’objet
d’aucun suivi, et les lacunes ne sont pas corrigées. Sans méthodes alternatives au cadenassage, il
est difficile à ce point de déterminer quelles méthodes les travailleurs utilisent lors des tâches où
le cadenassage classique n’est pas applicable.

On a de plus observé que les programmes de cadenassage des petites entreprises omettent
d’aborder des points importants tels que i) la continuité du cadenassage, ii) les services externes,
et iii) la formation et la communication. Il est difficile de déterminer si les travailleurs des petites
entreprises et le personnel de l’extérieur appliquent le cadenassage, par exemple, lorsque les
tâches sont intégrées. En ce qui concerne la communication et la formation, il est intéressant de
noter que les programmes de cadenassage des petites entreprises ne traitent pas de la nécessité
d’une formation individuelle, d’une formation spécifique au programme, d’une formation
théorique et pratique, de l’évaluation des connaissances et de l’utilisation du programme.

On a également constaté que les personnes concernées n’avaient pas nécessairement conscience
de l’existence de la norme sur le cadenassage, la CSA Z460-05 publiée en 2005. Par ailleurs, les
personnes responsables de la rédaction des programmes écrits avaient des profils variés
(p. ex., étudiant en génie effectuant un stage de formation dans l’entreprise, personnel des
ressources humaines, hygiéniste, etc.). Les programmes de cadenassage se fondaient sur la
documentation obtenue dans le cadre de cours de formation sur les programmes de cadenassage
provenant d’autres usines, sur de la documentation trouvée dans Internet et, à l’occasion, dans
Daoust (2003) ou auprès de la CSST (1985 et 1994) et d’associations de SST du Québec.

Le règlement sur la santé et la sécurité au travail du Québec exige l’application du cadenassage


durant les activités de maintenance, de réparation et de déblocage. Cependant, seulement 14 %
des petites entreprises, 41 % des moyennes entreprises et 29 % des grandes entreprises font état
de l’application du cadenassage durant les activités de déblocage dans leur programme de
cadenassage. Certains programmes de cadenassage écrits étaient assez récents, alors que d’autres
avaient plusieurs fois été mis à jour au fil des ans. En général, les programmes de cadenassage ne
contenaient aucune référence à des normes ou manuels.

Par ailleurs, des éléments comme la notification du personnel concerné, l’arrêt, l’isolement et la
dissipation des énergies résiduelles étaient absents de certains programmes de cadenassage. Le
seul élément présent dans tous les programmes de cadenassage était l’application de cadenas. En
ce qui concerne la remise en service, on a constaté que des éléments importants tels la
vérification du personnel, la vérification de l’équipement et le rétablissement de l’alimentation
étaient absents de certains programmes.
46 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Comme il n’y a pas eu d’observation sur place de l’application des procédures de cadenassage, il
est pour l’instant trop tôt pour savoir si les employés autorisés suivent toutes les étapes d’une
procédure de cadenassage malgré l’absence de certaines de ces étapes dans les documents
publiés sur le cadenassage.

Tableau 51 : Thèmes issus de la comparaison de différents programmes de cadenassage

Entreprises

Petites entreprises

entreprises
Moyennes

entreprises
Grandes
Thèmes
Domaine d’application (machines, équipements, 100 % 100 % 100 %
procédés)
Types d’énergies 86 % 100 % 100 %
Application (activités, tâches) 100 % 94 % 100 %
Retrait d’un cadenas en l’absence de l’employé 71 % 100 % 100 %
autorisé
Séquence de maîtrise des énergies 100 % 100 % 100 %
Séquence de remise en service 86 % 100 % 100 %
Continuité du cadenassage 57 % 82 % 86 %
Services externes 43 % 82 % 100 %
Formation et communication 43 % 71 % 71 %
Revue des programmes 14 % 29 % 29 %
Surveillance (revue) de l’application du programme 43 % 24 % 29 %
Méthodes alternatives 43 % 59 % 29 %
Pourcentage des thèmes issus des programmes
de cadenassage 66 % 78 % 79 %

4.5 ANALYSE COMPARATIVE DES ASSOCIATIONS DE SST


Le tableau 52 résume les résultats de la comparaison des documents produits par six associations
de SST du Québec. Les associations de SST sont des organismes sans but lucratif qui fournissent
un appui aux industries actives dans leur secteur, souvent en offrant des services de formation à
leur clientèle. Les documents en question, utilisés à titre de référence au Québec, traitent de la
plupart des thèmes importants (sauf dans un cas), mais avec un niveau de détail qui varie. On a
pu constater que la revue des programmes et la surveillance (revue) de leur application étaient
absentes de certains documents. Quant à la formation sur le cadenassage, elle est abordée dans
tous les documents. Néanmoins, trois associations de SST ne considèrent pas les activités de
déblocage comme étant assujetties au cadenassage.
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 47
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Tableau 52 : Thèmes issus des documents produits par six associations de SST du Québec
Associations de SST du Québec
Thèmes relatifs au cadenassage

APSAM (2006)

(2001)
ASSPPQ/ASSIFQ
ASP Imprimerie (2003)

Préventex (2007)

ASP Construction (2004)

ASTE (2003)
Pourcentage des
documents qui
traitent de ces
thèmes
Domaine d’application (machines, Oui Oui Oui Oui Oui Oui 100 %
équipements, procédés)
Énergies (types) Oui Oui Oui Oui Oui Oui 100 %
Application (activités, tâches) Oui Oui Oui Oui Oui Non 83 %
Retrait d’un cadenas en l’absence Oui Oui Oui Oui Oui Oui 100 %
de l’employé autorisé
Séquence de maîtrise des énergies Oui Oui Oui Oui Oui Oui 100 %
Séquence de remise en service Oui Oui Oui Oui Oui Oui 100 %
Continuité du cadenassage Oui Oui Oui Oui Non Non 67 %
Services externes Oui Oui Oui Oui Oui Oui 100 %
Formation et communication Oui Oui Oui Oui Oui Oui 100 %

Revue des programmes Oui Oui Oui Oui Non Non 67 %


Surveillance (revue) de Oui Oui Non Non Non Non 33 %
l’application des programmes
Méthodes alternatives Oui Oui Oui Oui Oui Non 83 %
Pourcentage des thèmes inclus
dans le document de chaque
association de SST
100 % 100 %92 % 92 % 75 % 58 %
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 49
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

5. CONCLUSIONS
Cette étude a révélé que :

• la notion de cadenassage a différents sens ou définitions dans la littérature, surtout dans les
règlements ; cependant, les définitions du cadenassage qu’on trouve dans les normes
comportent certaines similitudes ;
• les exigences prévues par la loi en ce qui concerne le cadenassage varient entre provinces
canadiennes et entre pays ;
• les normes sur le cadenassage ont tendance à renfermer des exigences similaires, sauf l’ISO
14118 (2000) ; toutefois, il existe certaines différences entre les normes en ce qui concerne
les éléments des programmes de cadenassage ;
• le contenu des programmes de cadenassage décrits dans divers documents varie ; et
• les programmes de cadenassage obtenus de trente et une usines et établissements au Québec
ne sont pas entièrement conformes au règlement provincial ; par rapport à la norme
CSA Z460-05 (2005), plusieurs éléments font défaut aux programmes de cadenassage.
Il appert par ailleurs que la notion de cadenassage n’est pas perçue de la même façon en Europe
qu’en Amérique du Nord, notamment en ce qui a trait à i) la nécessité de programmes de
cadenassage écrits, ii) l’installation de cadenas personnels sur les dispositifs d'isolement des
sources d'énergie, et iii) la nécessité d’équipements conçus pour faciliter le cadenassage. De plus,
les règlements sur le cadenassage d’Afrique, d’Asie et d’Australie ne sont pas très élaborés et ne
couvrent pas autant de thèmes que le règlement OSHA 1910.147 – Maîtrise des énergies
dangereuses (cadenassage/étiquetage), publié le 1er septembre 1989 aux États-Unis.

Les normes sur le cadenassage semblent cohérentes et présentent de nombreuses similitudes,


sauf l’ISO 14118 (2000) qui tient le cadenassage pour une méthode de réduction des risques
parmi d’autres. Les similitudes constatées entre les normes des États-Unis, du Canada et de
Singapour peuvent s’expliquer partiellement par l’utilisation de documents de référence
identiques au moment de leur rédaction.

Cette étude a aussi relevé des points manquants ou imprécis sur le cadenassage dans la norme
canadienne CSA Z460-05 (2005), alors qu’ils sont traités dans d’autres documents. En voici
quelques exemples :

• nécessité, pour un employé autorisé, de conserver (garder le contrôle de) sa clé en tout
temps ;
• le nombre de clés par cadenas ;
• la gestion des doubles de clés lorsqu’il y a lieu (c.-à-d. où ils sont gardés, qui en assure la
garde, quand les utiliser, qui peut les utiliser) ;
• le programme de cadenassage à utiliser par le personnel externe ayant son propre programme
de cadenassage ;
50 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

• l’évaluation des connaissances du personnel externe sur le cadenassage avant le début des
travaux ;
• le type de formation requise pour le personnel autorisé (p. ex., théorique, pratique,
mentorat) ;
• l’utilisation systématique d’étiquettes avec des cadenas dûment identifiés ;
• le registre des cadenas.
La norme canadienne CSA Z460-05 (2005) définit le cadenassage comme l’installation d’un
cadenas ou d’une étiquette sur un dispositif d’isolement des sources d’énergie conformément à
une procédure établie, indiquant que le dispositif d’isolement des sources d’énergie ne doit pas
être actionné avant le retrait du cadenas ou de l’étiquette conformément à une procédure établie.
Il convient toutefois de noter que l’utilisation d’étiquettes est généralement désignée sous le nom
d’étiquetage dans d’autres documents, dont la norme ANSI/ASSE Z244.1 (2003) et le règlement
OSHA 1910.147.

L’échantillon de programmes de cadenassage de l’industrie recueillis et étudiés a révélé plusieurs


points intéressants. En voici quelques exemples :

• certains programmes écrits sont passablement récents, et ce, malgré le fait qu’au Québec, la
réglementation existe depuis de nombreuses années et exige le cadenassage des machines
lors des activités de maintenance, de réparation et de déblocage ;
• certains aspects du cadenassage sont absents des programmes ; par exemple, i) les
caractéristiques de conception de l’équipement nouveau ou modifié en vue de faciliter le
cadenassage (p. ex., utilisation de dispositifs d'isolement et de dissipation des sources
d'énergie facilement accessibles et pouvant être verrouillés), ii) la revue du programme et la
surveillance (revue) de son application, iii) la formation, et iv) les méthodes alternatives au
cadenassage ;
• la norme CSA Z460-05 (2005) et d’autres normes sur le cadenassage ne sont généralement
pas utilisées comme références ;
• les programmes obtenus de petites entreprises renfermaient moins d’éléments sur le
cadenassage que ceux des grandes entreprises ;
• pratiquement tous les programmes faisaient référence à l’énergie électrique, alors que les
énergies thermiques et gravitationnelles étaient les moins citées;
• la gestion des doubles de clés utilisés pour enlever les cadenas sous conditions anormales
n’était pas abordée ou n’était pas traitée clairement (p. ex., qui en a la garde, qui peut les
utiliser, où les garde-t-on).

Il convient par ailleurs de souligner les limites inhérentes à la présente étude.

• L’application du cadenassage par les travailleurs n’était pas visée par cette étude. Il n’y a de
fait eu aucune observation directe ou indirecte de l’application du cadenassage dans les
différentes entreprises. L’étude n’a porté que sur la collecte et l’analyse de documents liés au
cadenassage. Ainsi, par exemple, on ne peut pas pour l’instant savoir si les employés
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 51
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

autorisés suivent toutes les étapes d’une procédure de cadenassage, et ce, malgré l’absence de
certaines de ces étapes dans les documents publiés sur le cadenassage. L’application à
proprement parler des procédures de cadenassage sera abordée dans une autre étude.

• L’impact des différences relevées entre les règlements sur la santé et la sécurité au travail n’a
pas été analysé en détail. Nous comptons l’aborder dans une prochaine étude, après avoir
observé l’application réelle du cadenassage et dégagé une meilleure compréhension du
cadenassage dans la pratique. L’analyse effectuée dans le cadre de la présente étude reposait
principalement sur les différences de contenu et de formulation entre les articles des
règlements de même qu’entre les sections et les paragraphes des normes, des guides et des
manuels sur le cadenassage.

Nous sommes d’avis que les études proposées dans le cadre de la thématique de recherche sur le
cadenassage à l’IRSST et décrites dans ce rapport contribueront à enrichir les connaissances sur
le cadenassage et profiteront aux entreprises du Québec et d’ailleurs.
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 53
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

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54 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
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IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 57
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

ANNEXE A : DÉFINITIONS
Alimenté : branché à une source d’alimentation en énergie ou contenant de l’énergie résiduelle
ou accumulée.

Cadenassage : installation d’un cadenas sur un dispositif d’isolement des sources d’énergie
conformément à une procédure établie, de manière à ce que le dispositif d’isolement des sources
d’énergie et l’équipement sous contrôle ne puissent être actionnés ou en opération avant le retrait
du cadenas.

Dispositif de cadenassage : dispositif qui utilise un moyen mécanique, tel un cadenas, pour
maintenir un dispositif d'isolement des sources d'énergie dans une position ouverte (sécuritaire)
et qui prévient l’alimentation d’une machine ou d’un équipement.

Dispositif d’étiquetage : dispositif écrit clairement visible, telle une étiquette ou un autre moyen
d’affichage, pouvant être solidement fixé à un dispositif d’isolement des sources d’énergie
conformément à une procédure établie, indiquant que le dispositif d’isolement des sources
d’énergie et l’équipement sous contrôle ne doivent pas être actionnés avant le retrait du dispositif
d’étiquetage.

Dispositif d'isolement des sources d'énergie : dispositif mécanique qui empêche physiquement
la transmission ou le dégagement d’énergie, notamment les dispositifs suivants : les disjoncteurs
à commande manuelle, les interrupteurs, les sectionneurs à fusibles, les valves hydrauliques, les
valves pneumatiques, les vannes, les cales et les autres dispositifs servant à bloquer ou à isoler
les sources d’énergie. Les dispositifs de commande tels que sélecteurs à bouton-poussoir et
boutons de commande ne constituent PAS des dispositifs d'isolement des sources d'énergie.

Étiquetage : installation d’un dispositif d’étiquetage sur un dispositif d’isolement des sources
d’énergie conformément à une procédure établie, indiquant que le dispositif d’isolement des
sources d’énergie et l’équipement sous contrôle ne doivent pas être actionnés avant le retrait du
dispositif d’étiquetage.

Employé autorisé : personne qui applique une procédure de cadenassage à une machine ou un
équipement en vue d’effectuer une intervention de maintenance, de réparation ou de déblocage
sur cette machine ou cet équipement.

Employé concerné : employé dont le travail exige qu’il manœuvre ou utilise une machine ou un
équipement faisant l’objet d’une réparation ou d’une maintenance sous cadenassage, ou dont les
tâches exigent qu’il travaille dans une zone où une réparation ou une maintenance sous
cadenassage est en cours.
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 59
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

ANNEXE B : EXCEPTIONS AU CADENASSAGE (TRADUCTION LIBRE)


B.1 Les exceptions à la documentation des procédures de maîtrise des énergies (procédures
de cadenassage) sont décrites dans OSHA 1910.147.

L’employeur n’a pas à documenter la procédure requise pour une machine ou un équipement
particulier lorsque TOUTES les conditions suivantes sont réunies :

1) la machine ou l’équipement n’a aucun potentiel d’énergie résiduelle, ni capacité


d’accumulation d’énergie ou de réaccumulation d’énergie accumulée après arrêt, susceptible
de présenter un danger pour les employés ;
2) la machine ou l’équipement dispose d’une source d’énergie unique pouvant facilement être
identifiée et isolée ;
3) l’isolement et la condamnation de la source d’énergie en question coupe entièrement
l’alimentation de la machine ou de l’équipement ;
4) la machine ou l’équipement est isolé de la source d’énergie en question et condamné durant
l’opération de maintenance ou de réparation ;
5) un seul dispositif de cadenassage suffit pour obtenir une condamnation complète de la
machine ou de l’équipement ;
6) le dispositif de cadenassage est sous le contrôle exclusif de l’employé autorisé qui procède à
la maintenance ou à la réparation ;
7) l’opération de maintenance ou de réparation ne présente aucun danger pour les autres
employés ;
8) l’employeur qui invoque cette exception n’a jamais connu d’accident résultant de
l’actionnement ou du rétablissement intempestif de l’alimentation de la machine ou de
l’équipement durant une opération de maintenance ou de réparation.

B.2 Exception relative à l’équipement électrique branché dans une prise de courant, telle
que décrite dans OSHA 1910.147

L’exposition aux dangers liés au rétablissement de l'alimentation ou au démarrage intempestif de


l’équipement lors d’une intervention sur un équipement électrique branché dans une prise de
courant est contrôlée par le débranchement de l’équipement de sa source d’énergie. La fiche
électrique doit demeurer sous le contrôle exclusif de l’employé qui procède à l’entretien ou à la
réparation de cet équipement.
60 Analyse comparative des programmes et des procédures - IRSST
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

B.3 Exception relative au recours à l’étiquetage plutôt qu’au cadenassage (OSHA 1910.147)

Si le dispositif d'isolement des sources d'énergie ne peut être condamné en utilisant un cadenas,
le programme de maîtrise des énergies de l’employeur (comprenant des procédures de maîtrise
des énergies, la formation des employés et des inspections périodiques) doit prévoir un système
d’étiquetage.

B.4 Exception relative au type d’activité (OSHA 1910.147 a)2)ii))

Les changements et ajustements d’outils mineurs, de même que d’autres activités d’entretien
mineures survenant dans le cours normal des opérations de production ne sont pas visés par ce
règlement s’ils sont routiniers, répétitifs et inhérents à l’utilisation de l’équipement en contexte
de production, pourvu que les travaux soient effectués en ayant recours à des méthodes
alternatives offrant une protection efficace.

Kelley soutient que i) le démontage substantiel d’une machine ou d’un équipement, ii) le retrait
de toute pièce d’un équipement, comme un protecteur protégeant l’accès à des pièces
mécaniques en mouvement ou à un équipement alimenté en électricité, ou iii) le fait, dans
certains cas, que plus d’une personne prend part à l’opération, ne peut PAS être tenu pour
mineur.

B.5 Exception relative à l’exemption de cadenassage ou d’étiquetage dans le cadre des


opérations de production normales (OSHA 1910.147 a)2)ii))

Les activités de maintenance et/ou d’entretien accomplies dans le cours normal des opérations de
production ne sont assujetties au règlement que si :

• un employé est tenu de retirer ou d’outrepasser un protecteur ou un autre dispositif de


sécurité ;

OU
• un employé est tenu de mettre toute partie de son corps dans la zone d’une machine ou d’un
équipement où s’effectue un travail sur le matériau en cours de traitement (le point
d’opération) ou dans toute zone dangereuse connexe durant le cycle d’opération d’une
machine.

B.6 Exception relative au retrait d’un dispositif de cadenassage par l’employé autorisé qui
l’a mis en place (OSHA)
IRSST - Analyse comparative des programmes et des procédures 61
de cadenassage appliqués aux machines industrielles

Tout dispositif de cadenassage doit être retiré de tout dispositif d'isolement des sources d'énergie
par l’employé qui l’a mis en place. Lorsque l’employé autorisé qui a mis le dispositif de
cadenassage en place n’est pas disponible pour le retirer, le dispositif en question peut être retiré
sous la direction de l’employeur pourvu que des procédures et une formation précises concernant
un tel retrait aient été élaborées, documentées et intégrées au programme de maîtrise des énergies
de l’employeur. L’employeur doit être en mesure de démontrer que la procédure utilisée procure
un niveau de sécurité comparable au retrait du dispositif par l’employé autorisé qui l’a mis en
place. La procédure retenue doit au moins comprendre les éléments suivants :

• vérification par l’employeur que l’employé autorisé qui a mis le dispositif en place ne se
trouve pas dans les environs ;
• faire tous les efforts raisonnables pour contacter l’employé autorisé afin de l’informer que
son dispositif de cadenassage a été retiré ;
• veiller à ce que l’employé autorisé ait cette information avant qu’il ne reprenne son travail.

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