Rapport Du Stage
Rapport Du Stage
I. Etude du trafic
1. Introduction
Le trafic routier est l’ensemble de véhicule (légers et lourds) qui passe à travers une
section routière pendant une unité de temps, nous parlons alors d'un trafic horaire, trafic
journalier ou trafic annuel, est qui influent sur la durée de vie d’une structure de chaussée.
Toutes les études expérimentales ont montré l'influence fondamentale du poids des essieux
sur le dommage observé : un essieu de poids lourd est infiniment plus agressif qu'un essieu
de véhicule léger.
Pour cette raison la structure d'une chaussée doit être conçue pour supporter les poids
lourds.
a) Durée de vie
La durée de vie c’est une période qui doit présenter une garantir à la route un bon
comportement de la chaussée
Les paramètres le plus importante pour choisir la durée de vie d’une chaussée sont
l’importance de la route et les conditions économique
L’année de mise en service c’est l’année où le projet sera ouvert à la circulation publique, Pour
notre projet l’année de mise en service est 2022
La détermination du trafic à l’année de mise en service est basée sur la connaissance de deux
paramètres :
𝑇𝑚 = 𝑇𝑛 × (1 + i) m−n
c) Taux de croissance
Le taux de croissance du trafic est basé sur les comptages réalisés chaque cinq an (05 ans).
Il se considère comme paramètres très important dans le sens qu’il permet de prendre
l’accroissement qu’aura le nombre de véhicule sur le tronçon étudié.
Dans le cas d’une route existante il faut réaliser une étude sur la base de la connaissance du
volume et de la structure du tronçon routier étudié dans la situation actuelle et sur la base des
prévisions du trafic au cours des années futures.
𝑚−𝑛 𝑇𝑚
i= √ −1
𝑇𝑛
i : le taux de croissance
𝑇𝑛 : trafic de l’année n
n : L’année de recensement
𝑇𝑚 = 𝑇𝑛 × (1 + i) m−n
n : L’année de recensement
i : le taux de croissance
𝑇𝑛 : trafic de l’année n
T1 1200 à 2400
T2 600 à 1200
T3 300 à 600
T4 100 à 300
T5 <100
NE = NPL × CAM × Aq
𝐍𝐏𝐋 : Nombre de poids lourds cumulé par sens, comptes en Trafic Moyen Journalier Annuel
(TMJA) à la date de mise en service. Le calcul se fait pour la voie de circulation la plus
chargée
NPL =365×TMJA×C
(1+i )𝑛 −1
C=
𝑖
TMJA : La classe de trafic Ti est déterminée à partir du trafic poids lourd journalier moyen
(MJA ou TMJA) de la voie la plus chargée, pendant l’année de mise en service.
CAM : appelé Coefficient d’Agressivité Moyen du trafic, dont la valeur dépend de la nature de
la structure de chaussée et de la composition du trafic Poids lourds (silhouettes des poids
lourds et fréquences de passage). C’est l’agressivité d’un poids lourd par rapport à l’essieu de
référence (normalisé).
TMJA
(1+i )𝑛 −1 (1+0,06 )5 −1
𝐶2022 = = = 5,64
𝑖 0,06
CAM = 0,36
Durée de service
Taux de croissance
20 ans 15 ans
5% 1,22 0,79
6% 1,35 0,86
7% 1,51 0,93
8% 1,69 1
9% - 1,08
10 % - 1,17
Tab n°0 : Coefficient de correction
5. Conclusion
1. Introduction
Une étude géotechnique permet de définir la nature du sol support qui vont être utilisés au
cours des travaux afin de connaître leurs caractéristiques mécaniques
Des mouvements
La connaissance du sol c’est une étape nécessaire pour choisir la structure de chaussée.
Le sol support constitué par un sol naturel terrassé ou par une couche de forme donc il doit
présenter des caractéristiques minimales pour assurer le transport et le compactage des
différentes couches de la chaussée.
a) Analyse granulométrique
Par sédimentométrie pour les grains les plus fins < 0.08 mm
Il faut :
Emboiter les tamis les uns sur les autres, dans un ordre tel que la progression des
ouvertures soit croissante du bas de la colonne vers le haut
Les matériaux étudiés seront versés en haut de la colonne de tamis et celle-ci entre en
vibration à l'aide de la tamiseuse électrique.
Les résultats sont exprimés sous forme d'une courbe granulométrique tracée en
coordonnées semi logarithmique.
Si le passant à 0.08 mm est < 5 %, on est à présence d'un sol qui est insensible à
l'eau. Le sol est caractérisé dans ce cas par :
D60
Le coefficient d'uniformité : Cu =
D10
D30 2
Le coefficient de courbure : CC =
D10 ×D60
Avec
𝐃𝟔𝟎 , 𝐃𝟑𝟎 et 𝐃𝟏𝟎 représentent les diamètres des tamis laissant passer respectivement 60 %,
30 % et 10 % des grains.
Le tableau suivant nous informe quand le sol (grave ou sable) est bien gradué en fonction
de Cu et CC .
Cu Cc
b) Limites d’Atterberg
La détermination de l'argilosité par les limites d'Atterberg est à privilégier dès le sol est
argileux à très argileux
Suivant la quantité d'eau, qu'il renferme, un sol argileux peut avoir un comportement
solide, plastique ou liquide comme le montre la figure suivante :
𝐈𝐏 = WL – WP
L'indice de plasticité 𝐈𝐏 est d'autant plus fiable que la proportion pondérale de la fraction
0/400 μm (fraction utilisée pour l'essai) contenue dans le sol étudié est importante et que
l'argilosité de cette fraction est grande. Cet essai consiste à déterminer la teneur en eau qui
caractérise le changement d’état d’un sol support ou d’un matériau de construction.
On définit:
c) Essai Proctor
L'essai Proctor a pour but de simuler l'évolution du sol au cours du compactage, c’est un
essai géotechnique qui consiste à compacter dans un moule normalisé, avec une énergie de
compactage normalisée (dame de masse normalisé et tombant d'une hauteur constante), un
échantillon du matériau à des différentes valeurs de teneur en eau pour en déduire la teneur
en eau optimale et la densité sèche maximale correspondante.
L'énergie de compactage dépend de la destination de l'ouvrage. Elle est imposée par les
C.C.T.P (Cahiers des Clauses Techniques Particulières). On distingue :
L'essai Proctor normal : C'est une énergie de compactage modérée pour remblais
en terre.
L'essai Proctor modifié : Il correspond au compactage maximum que l'on peut
obtenir sur les chantiers avec des engins de compactages puissants.
Pour les assises des chaussées l`essai Proctor modifié est le plus souvent utilisé, on admet
qu'on doit compacter la couche de fondation à 95 % de la densité sèche (γd ) et la couche
de base à 100 % de γd (pratiquement impossible).
d) Essai CBR
L'essai CBR est un essai de portance des sols supports de chaussées (remblais, couche de
forme, etc.).
Cet indice permet de caractériser les états humides et très humides d’un sol en tant que
support ou constituant d’une structure de chaussée.
Cet indice permet d’évaluer l’influence de l’eau sur l’indice CBR (équivalent du sol sous
forte pluie).
Fig. n°0: la carte pluviométrique annuelle par région pour Tunisie suivant α, β.
3. Classification du sol
Le sol support doit être classé pour des diverses raisons, d'abord pour fixer les conditions
et le mode d'utilisation du sol, puis pour estimer la sensibilité du sol à l'eau et enfin pour
prévoir les conditions d'exécution des terrassements et le type d'engins à utiliser.
Caractéristiques géotechniques
Limites Portance CBR 95%
Granulométrie Proctor modifié
d’Atterberg (%) 𝜔𝑁𝑎𝑡
<2 <0.08 <2 𝜔 𝛾𝑑
PK 𝑊𝐿 𝐼𝑃 Im Sat Pondéré
mm mm 𝜇𝑚 (%) (KN/𝒎𝟑 )
S1 1 77 64 36 17.5 1.75 19 19 15.5 17.5
S2 3.1 96 82 88 63 36 16.9 1.77 11 17 12.5 14.5
S3 3.5 - 92 - 58 35 10.8 1.82 12 19 7 11.5
S4 62 - 52 - 44 22 12.5 1.89 9.3 23 14 17.9
S5 10.5 - 80 - 49 25 12.8 1.87 12.9 25 15.5 19.6
S6 14 - 83 - 47 24 12.7 1.79 13.2 23 14 17.9
S7 15.4 66 53 46 44 21 8 1.93 9 9 4 6
S8 16.5 - 44 - 35 15 12.5 1.83 7.1 29.5 22 25.4
S9 20.5 - 21 - 44 22 12.0 1.85 7.6 21 13 16.5
S10 22.975 58 47 38 51 25 7.7 1.75 7 9 4 6
S11 25.5 - 20 - IND IND 7.5 2.05 6.2 43 32 37
Tab n°0 : Résultats des essais sur le sol support
a) Classification LCPC
On détermine WL et IP .
La méthode utilise les critères de plasticité liés aux limites d'Atterberg, elle est précisée dans le
diagramme de plasticité suivant :
Selon la position dans le diagramme du point représentatif ayant pour abscisse la limite de
liquidité (WL ) et pour ordonnée l'indice de plasticité (IP ), il s'impose quatre grandes catégories
principales :
Les graves : Plus de 50 % des éléments supérieurs à 0.08 mm ont un diamètre > 2 mm
Les sables : Plus de 50 % des éléments supérieurs à 0.08 mm ont un diamètre < 2 mm
Limites
Granulométrie >/< Sol Classe du
d’Atterberg (%)
50% grenus/ fins sol
PK <2 mm <0.08 mm <2 𝜇𝑚 𝑊𝐿 𝐼𝑃
S1 77 64 36 23%<50% Sol fins At
S2 96 82 88 63 36 12%<50% Sol fins At
S3 - 92 - 58 35 8%<50% Sol fins At
S4 - 52 - 44 22 48%<50% Sol fins AP
S5 - 80 - 49 25 20%<50% Sol fins AP
S6 - 83 - 47 24 17%<50% Sol fins AP
S7 66 53 46 44 21 47%<50% Sol fins AP
S8 - 44 - 35 15 56%>50% Sol grenus SA
S9 - 21 - 44 22 79%>50% Sol grenus SA
S10 58 47 38 51 25 53%>50% Sol grenus SA
S11 - 20 - IND IND 80%>50% Sol grenus SB
a) Classification GTR
Afin d'effectuer la classification GTR, nous avons utilisé les caractéristiques géotechniques
suivantes pour définir chacune des catégories de sol :
Avec
A : Sols fins (limons, argiles).
B : Sols sableux ou graveleux avec fines (sables et graves argileuses, etc.)
C : Sols comportant des gros éléments.
D : Sols rocheux insensibles à l'eau (sable et graves propres, matériaux rocheux, etc.)
Sondage S1 :
- Passant (0.08 mm) = 77 % > 35 % Sols fins A.
- IP = 36 % entre 25 et 40 % A3.
WNat
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 19 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 17.5 % 0.9 < = 1.08 < 1.2 A3m
WOpt
Sondage S2 :
- Passant (0.08 mm) = 82 % > 35 % Sols fins A.
- IP = 36 % entre 25 et 40 % A3.
W
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 11 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 16.9 % WNat = 0.65 < 0.7 A3ts
Opt
Sondage S3 :
- Passant (0.08 mm) = 92 % > 35 % Sols fins A.
- IP = 35 % entre 25 et 40 % A3.
W
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 12 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 10.8% 0.9 < WNat = 1.11 < 1.2 A3m
Opt
Sondage S4 :
- Passant (0.08 mm) = 52 % > 35 % Sols fins A.
- IP = 22 % entre 12 et 25 % A2.
W
𝝎𝑵𝒂𝒕 = 9.3% et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 12.5 % 0.7 < WNat = 0.744 < 0.9 A2S
Opt
Sondage S5 :
- Passant (0.08 mm) = 80 % > 35 % Sols fins A.
- IP = 25 % entre 12 et 25 % A2.
WNat
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 12.9 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 12.7% 0.9 < = 1.01 < 1.1 A2m
WOpt
Sondage S6 :
- Passant (0.08 mm) = 83 % > 35 % Sols fins A.
- IP = 24 % entre 12 et 25 % A2.
W
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 13.2 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 12.7% 0.9 < WNat = 1.03 < 1.1 A2m
Opt
Sondage S7 :
- Passant (0.08 mm) = 53 % > 35 % Sols fins A.
- IP = 21 % entre 12 et 25 % A2
WNat
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 9 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 8 % 1.1 < = 1.125 < 1.3 A2h
WOpt
Sondage S8 :
- Passant (0.08 mm) = 44 % > 35 % Sols fins A.
- IP = 15 % entre 12 et 25 % A2.
W
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 7.1 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 12.5 % WNat = 0.56 < 0.7 A4ts
Opt
Sondage S9 :
- Passant (0.08 mm) = 12% <21 % < 35 % Sols fins B.
- IP = 22 % entre 12 et 25 % B6.
W
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 7.6 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 12.0% 1.1 < WNat = 0.63 < 0.7 B6ts
Opt
Sondage S10 :
- Passant (0.08 mm) = 47 % > 35 % Sols fins A.
- IP = 25 % entre 12 et 25 % A2.
W
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 7 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 7.7 % 0.9 ≤ WNat = 0.90 < 1.1 A2m
Opt
Sondage S11 :
- Passant (0.08 mm) = 12% <20 %< 35 % Sols fins B.
- IP = 35 % entre 25 et 40 % B5.
W
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 6.2 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 7.5 % 0.6 < WNat = 0.82 < 0.9 B5s
Opt
Les sols supports sont classés en cinq catégories de S0 à S4 en fonction de leur portance à
long terme sur une tranche d'environ un mètre d'épaisseur sous la chaussée.
4. Conclusion
Introduction
La structure d’une chaussée routière doit résister à diverses sollicitations, notamment celles
dues au trafic et elle doit assurer la diffusion des efforts induits par ce même trafic dans le sol
de fondation. L’application d’une charge roulante induit ainsi une déformation en flexion des
couches de la structure. Cette flexion entraîne des sollicitations en compression au droit de la
charge et des sollicitations en traction à la base des couches d’enrobées.
La chaussée au sens structural est l'ensemble des couches de matériaux disposées pour
supporter la circulation des véhicules. Elle est constituée de la superstructure qui est composée
des couches de surface (roulement et/ou liaison) et des couches d'assise (base et/ou fondation).
La superstructure elle même repose sur une infrastructure composée d'une couche de forme et
du sol support ou du remblai.
A l'exception de la couche de base, une ou plusieurs des couches citées peuvent être
supprimées dans certaines chaussées.
On peut schématiser une chaussée par la superposition d’un certain nombre de couches de
natures d’épaisseurs différentes constituant son corps.
Pour une structure souple les matériaux de la couche d'assise ne sont pas traités par un liant. La
chaussée se déforme sous la charge.
Si la charge est trop lourde et trop fréquente, la chaussée ne reprend pas sa forme initiale
entrainant une dégradation rapide de la structure, donc la structure souple ne convient que pour
des chaussées peu circulées par les poids lourds.
Dans notre projet, le trafic est de classe T4 (Trafic faible), aussi en Tunisie, la catégorie la plus
utilisée est la chaussée souple, compte tenu de son coût réduit, et de sa faculté d’exécution et
d’entretien.
Donc, nous pouvons conclure que dans notre cas la structure de la chaussée est souple.
La structure d’une chaussée routière doit résister à diverses sollicitations, notamment celles
dues au trafic et elle doit assurer la diffusion des efforts induits par ce même trafic dans le sol
de fondation. L’application d’une charge roulante induit ainsi une déformation en flexion des
couches de la structure. Cette flexion entraîne des sollicitations en compression au droit de la
charge et des sollicitations en traction à la base des couches d’enrobés et voici dans ce qui suit
une figure qui explique ce phénomène.
Une chaussée peut être caractérisée par son indice de structure pondéré 𝑆𝑁̅̅̅̅̅̅̅̅. Cet indice est
défini par la relation suivante :
Où
Dans le cas d'une ancienne chaussée, l'indice de structure est dit résiduel, car sa valeur est
inférieure à celle de la même chaussée à sa date de mise en service.
Pour classer une chaussée à partir de l'indice de structure « SN », il faut d'abord calculer ce
dernier par la formule suivante :
Pour la détermination des coefficients (ai), nous avons utilisé l'annexe 7 (valeurs des
coefficients ai des matériaux de chaussées à utiliser dans le catalogue des chaussées -
Matériaux granulaires non traités) pour les couches de base et de fondation et l'annexe 8
(valeurs des coefficients ai des matériaux de chaussées à utiliser dans le catalogue des
chaussées - Matériaux granulaires traités) pour la couche de roulement
Cette méthode de classification repose sur la connaissance de trois paramètres qui servent
d’entrées dans les tableaux de détermination de la classe de chaussée :
Le type de revêtement (a ou b) ;
La classe de sol ;
13 à 20 20 à 27 27 à 34 34 à 41 41 à 48 48 à 65
Épaisseur
en [cm] a b a b a b a b a b a b
S1 - C1 C1 C2 C2 C3 C2 C3 C3 C4 C4 C4
S2 C1 C2 C2 C3 C2 C3 C3 C4 C4 C4 C4 C5
Sols
S3 C2 C3 C2 C3 C3 C4 C4 C5 C4 C5 C5 C5
S4 C3 C4 C3 C4 C4 C5 C4 C5 C4 C5 - -
Tableau 2 - Classes des chaussés pour la région C
Épaisseur 13 à 20 20 à 27 27 à 34 34 à 41
en [cm]
a b a b a b a b
S2 C2 C2 C2 C3 C3 C4 C4 C4
S3 C2 C3 C3 C4 C4 C4 C4 C5
Sols
S4 C3 C4 C4 C4 C4 C5 C4 -
Dimensionnement de la chaussée
Le renforcement d’une chaussée consiste à appliquer une couche de base et une couche de
roulement sur l’ancienne chaussée considérée comme une fondation du point de vue structural.
La détermination de la classe est fondée sur l’une des trois méthodes suivantes :
Dans notre cas nous avons S2 comme classe de sol et T4 comme classe de trafic, et à partir des
fiches fournies dans l'annexe 10 nous pouvons déterminer notre chaussée comme suit :
Donnes de base
-Parti chaussées neuves : cette partie permet de dimensionner la chaussées neuve. Les premier
est la classe de trafic, la deuxième est la classe du sol support.
Le trafic : D’après l’étude de trafic réalisée de notre projet nous donne la classe «T4 ».
Structures proposées
Structure choisie
Le dimensionnement par le catalogue est moyen rapide et fiable pour déterminer les
structures de chaussées. Il reste toutefois limité dans le sens où il ne permet d’optimiser les
structures de chaussées.
Cette partie permet de dimensionner les chaussées neuves. Elle présente deux clés d’entrées.
La première est la classe de trafic supporté par la route qui est de la classe T4, la deuxième est
la classe du sol support qui est de la classe S2.
ETUDE HYDROLOGIQUE
I. Introduction
L’hydrologique est d’étude de cycle d’eau, s’intéresse généralement aux mouvements des
eaux pluviales et des eaux de ruissellement.
Un soin particulier sera porté dans cette étude pour assurer le drainage et l’évacuation des
eaux de ruissellements.
Pour ce projet cette étude consiste à délimiter et déterminer les caractéristiques du bassin
versant afin d’estimer le débit maximal au niveau de l’ouvrage hydraulique.
Cette étude hydrologique consiste à déterminer les débits maximums provenant à partir des
bassins versants
Méthode Frigui
1. Bassin versant
Un bassin versant est défini comme une surface élémentaire parcourue par un cours d'eau
et ses affluents qui transformer vers la section la plus basse zone à reliefs à l’exutoire.
L’exutoire de chaque bassin est le point le plus en aval (basse) du réseau hydrographique
Il est délimité par des lignes de crête dont les eaux alimentent un exutoire commun.
Une ligne de partage des eaux est la ligne qui sépare entre deux bassins versants adjacents
2. Méthode de la délimitation
La délimitation d’un bassin versant peut être effectuée avec plusieurs méthodes
La délimitation de ce bassin versant peut être faite par les limites naturelles à savoir les
lignes de crêtes ou lignes de partage des eaux.
La délimitation des bassins versant est suivant les lignes de crêtes en les joignent et en
respectant les lignes de Talweg, qui sont les lignes d’écoulement des eaux des bassins et ainsi
la surface drainée par l’écoulement principale de longueur « L » et des cours d’eaux à l’amont.
3. Etape de modélisation
1. Surface
Le bassin versant étant l'aire de réception des précipitations et d'alimentation des cours
d'eau, les débits vont être en partie reliés à sa surface. Elle est exprimée en 𝑲𝒎𝟐
2. Périmètre
3. Longueur d’écoulement
La longueur d’écoulement ou bien de talweg correspond à la ligne qui rejoint les points les
plus bas d'une vallée.
La longueur d’écoulement est la longue distance curviligne depuis l’exutoire jusqu’à la ligne
de partage des eaux.
4. Pente moyenne
La pente moyenne est une caractéristique importante qui renseigne sur la topographie du
bassin. Elle est considérée comme une variable indépendante. Elle donne une bonne indication
sur le temps de parcours du ruissellement direct (donc sur le temps de concentration tc) et
influence directement le débit de pointe lors d'une averse.
Plusieurs méthodes ont été développées pour estimer la pente moyenne d'un bassin. Toutes
se basent sur une lecture d'une carte topographique réelle ou approximative. La méthode
que nous avons utilisée est donnée par la relation suivante :
𝐻𝑚𝑎𝑥 − 𝐻𝑚𝑖𝑛
𝐼𝑚𝑜𝑦 =
𝐿
La période de retour T que nous allons choisir, sera en fonction de la superficie des bassins
versants, de l'importance de leurs écoulements et de leurs contributions à accentuer le
ruissellement.
Période de retour
Nature de l'ouvrage projeté
(Années)
Grands ouvrages (Ponts et grands dalots)
100
S > 25 Km2
Ouvrages moyens (dalots multiples ou séries de buses)
50
4 Km2 < S < 25 Km2
Petits ouvrages (dalots et buses)
20
S < 4 Km2
Fossés latéraux 10
2. Temps de concentration
Le temps de concentration des eaux sur un bassin versant se définit comme le maximum de
durée nécessaire à une goutte d'eau pour parcourir le chemain hydrologique entre un point du
bassin et l'exutoire de ce dernier. Il dépend de la surface et de la pente du bassin.
Une formule empirique publiée par la Direction des Ponts et Chaussées du Ministère de
l’équipement et de l’Habitat, son expression est :
𝑆
Pour S < 25 𝐾𝑚2 𝑡𝑐 = 7,6 × √ (𝑡𝑐 en minutes ) Formule de Ventura
𝐼
3 𝑆×𝐿
Pour 25𝐾𝑚2 < S < 250 𝐾𝑚2 𝑡𝑐 = 1,1 × √ (𝑡𝑐 en heures ) Formule de Passini
√𝐼
I Pente moyenne en %
3. Intensité de pluie
Intensité de pluie est l’intensité moyenne enregistrée sur une durée égale au temps de
concentration "𝑡𝑐 " des bassins versants, d’où on a :
𝑏(𝑇)
𝑖(𝑡, 𝑇) = 𝑎 (𝑇) × 𝑡𝑐
T période de retour
a et b : sont deux paramètres originaires d’une courbe dite courbe IDF (intensité
durée fréquence).
La détermination des débits maximaux nécessaire afin de déterminer les ouvrages hydrauliques
qui vont évacuer ce débit.
2. Méthodes rationnel
a) Coefficient d’abattement
Pour tenir compte de l’abattement de la pluie, car généralement l’intensité de la pluie n’est pas
uniforme nous devons multiplier le débit par un coefficient d’abattement qui dépend de la
région, de l’importance et de la forme du bassin.
Coefficient de ruissellement
Pente Indice de végétation Période de retour Période de retour
(10 ans et 20 ans) (50 ans et 100 ans)
Plus de 50% de la surface est
Pente faible 0.3 0.4
couverte de végétation
(Bassins de
De 30 à 50% de la surface est
plaines) 0.4 0.5
couverte de végétation
I <15 %
Moins de 30% de la surface est
0.5 0.6
couverte par la végétation
Plus de 50% de la surface est
0.4 0.4
Pente forte couverte de végétation
(Bassin de De 30 à 50% de la surface est
0.5 0.6
montagne) couverte de végétation
I >15 % Moins de 30% de la surface est
0.6 0.7
couverte par la végétation
3. La méthode de Frigui
C'est une méthode qui consiste à déterminer les débits spécifiques maximums d'une période
de retour T. Elle se calcule par la formule suivante :
𝐀𝐦
𝐐= × 𝛌𝐓 × 𝐒
(𝐒 + 𝟏)𝐧
Où
Q : Débit de pointe pour la de période de retour T en [m3/s].
S : Surface du bassin versant en [km2].
Am : Paramètre caractérisant la nature du débit maximum spécifique.
n : Coefficient de réduction du module de l'écoulement maximum.
𝜆T : Coefficient d'ajustement pour la période de retour T considérée.
Pour pouvoir calculer le débit Q par la méthode de Frigui, nous sommes obligés
d'abord de déterminer le paramètre caractérisant la nature du débit maximum spécifique
(Am) et le coefficient d'ajustement pour la période de retour T considérée (n). Le tableau
suivant donne les valeurs régionales des paramètres Am et n.
Région Am N
Extrême Nord 26.2 0.47
Medjerda 53.5 0.53
Cap-Bon et Meliane 38.4 0.44
Centre et Sud 76.7 0.44
Notre route étudiée est la RL719, elle se trouve à Siliana qui se situe dans la région
de Medjerda, alors nous avons choisi le paramètre Am = 53.5 et le coefficient n = 0.53.
b) Coefficient d'ajustement 𝝀𝐓
Mr. Frigui ayant à l'origine développé son modèle pour une période de retour
T = 100 ans. Il faut donc utiliser les valeurs indiquées dans le tableau ci-dessous pour le
coefficient d'ajustement 𝜆T afin de pouvoir considérer différentes valeurs de la période de
retour.
0.07 0.24 0.40 0.58 0.65 0.86 1 1.19 1.47 1.62 2.24
Meliane
Centre et
0.13 0.32 0.48 0.64 0.70 0.88 1 1.17 1.41 1.53 2.08
Sud
Nous avons pris une période de retour de 20 ans et la RL719 appartient à la région
de Medjerda ce qui explique le choix du coefficient d'ajustement 𝝀𝑻 = 0.57.
Les résultats obtenus des débits sont affichés dans le tableau suivant :
BV S [Km2] Am n 𝝀𝑻 Q [m3/s]
BV1 0.812 18.070
BV2 1.332 25.932
BV3 0.1499 4.245
BV4 2.145 35.638
BV5 1.544 28.704
53.5 0.53 0.57
BV6 1.493 28.055
BV7 0.693 15.987
BV8 0.2789 7.465
BV9 7.997 76.117
BV10 0.838 18.508
Le tableau ci-joint récapitule les résultats des débits trouvés par la méthode
rationnelle et ceux obtenus par la méthode de Frigui.
BV Méthode Rationnelle Q [m3/s] Méthode de Frigui Q [m3/s]
BV1 8.045 18.070
BV2 8.051 25.932
BV3 1.949 4.245
BV4 10.567 35.638
BV5 13.844 28.704
BV6 13.304 28.055
BV7 8.300 15.987
BV8 2.780 7.465
BV9 33.842 76.117
BV10 4.415 18.508
5. Conclusion
Pour le calcul hydraulique, nous prendrons en considération les débits trouvés par la
méthode rationnelle car elle est la méthode la plus fiable, elle tiendra en compte les
écoulements superficiels et elle donne des résultats plus raisonnables.
Etude hydraulique
1. Introduction
Dans l’aménagement des réseaux routiers, nous devons tenir compte de l’évacuation
des eaux pluviales afin de rendre la route utilisable en temps de pluie. C’est dans ce contexte
qu’il faut faire une étude hydraulique qui consiste à concevoir et dimensionner les différents
ouvrages de franchissement et de drainage.
Les ouvrages utilisés pour le drainage transversal sont soit des dalots de section carré
ou rectangulaire, soit des buses circulaires.
Pour choisir le type des ouvrages et les dimensionner, il faut tenir compte de plusieurs
paramètres, parmi ces facteurs nous distinguons l'importance du débit à évacuer. Si Q est
inférieure à 5 m3/s nous adopterons dans ce cas une buse par contre si Q est supérieure à
5 m3/s nous adopterons un dalot. Dans notre projet nous avons utilisé les dalots car ils sont
économiques, plus simple lors du nettoyage et ils évacuent un débit important.
Parmi les facteurs qui influent sur le choix des ouvrages hydrauliques nous
distinguons aussi la rapidité et la facilité de mise en œuvre, la résistance aux agents chimiques
et la résistance aux chocs.
⁄𝟑
𝐐 = 𝐊 × 𝐑𝟐𝐡 × 𝐈 𝟏⁄𝟐 × 𝐒𝐦
Avec
Q : Débit en [m3/s].
K : Coefficient de rugosité dépendant de la nature des matériaux.
Sm
Rh : Rayon hydraulique en [m] Rh =
Pm
𝐕 = √𝐈 × 𝐑𝐡 × 𝐂
Avec
Rh : Rayon hydraulique.
I : Pente du dalot.
C : Coefficient de Chézy.
Pour pouvoir utiliser la formule de Manning Strickler, nous sommes obligés d'abord
de déterminer le coefficient de rugosité K et la pente du dalot I.
a) Coefficient de rugosité K
Les dalots à projeter dans notre projet sont en béton, donc nous tenons un K=70.
L'eau circulant dans les dalots est souvent chargée de matières végétales, argiles,
limons, sable fin, etc. Ces matières ont tendance à se déposer si l'écoulement est trop lent. Il
faut donc pour éviter les risques d'obstruction, donner à ces ouvrages une pente longitudinale
qui assure, en toute circonstance, une vitesse d'écoulement suffisante.
Généralement la pente de l'ouvrage est entre 0.4 % et 0.8 %, dans notre projet nous
avons pris I = 0.5 % pour esquiver la stagnation de l'eau d'une part et éviter le risque de
détérioration des parois de l'ouvrage d'autre part.
Pour dimensionner les dalots à partir de la formule de Manning Strickler, il faut tout
d’abord calculer les débits maximaux pour les dalots aux sections les plus courantes. Prenons
par exemple un dalot de dimensions (2×2), le calcul se fait alors comme suit :
Nous considérons que les dalots sont dimensionnés en écoulement à charge libre,
donc la condition de remplissage est de cette façon :
0.8 × h ≥ H
Avec
h : Hauteur du dalot.
H : Hauteur de la côte fil d'eau.
b : Largeur du dalot.
A partir de cette condition de remplissage, nous obtenons :
Sm = b × H = b × 0.8 × h et Pm = (2 × H) + b = (1.6 × h) + b
⁄𝟑
𝐐 = 𝐊 × 𝐑𝟐𝐡 × 𝐈𝟏⁄𝟐 × 𝐒𝐦
⁄𝟔
𝐂 = 𝐊 × 𝐑𝟏𝐡
AN : C = 70×0.6151/6 = 64.552
𝐕 = √𝐈 × 𝐑𝐡 × 𝐂
Finalement voici un tableau récapitulatif pour les sections les plus courantes :
Section Pente Sm Pm Rh Q V
K C
[b×h] [m/m] [m2] [m] [m] [m3/s] [m/s]
[1×1] 0.005 0.88 2.6 0.30 70 1.80 57.51 2.25
[2×1] 0.005 1.60 3.6 0.44 70 4.61 61.15 2.88
[2×2] 0.005 3.20 5.2 0.61 70 11.46 64.55 3.58
[2×1.5] 0.005 2.40 4.4 0.54 70 7.93 63.27 3.30
[2.5×1.5] 0.005 3.00 4.9 0.61 70 10.70 64.50 3.56
[1.5×1] 0.005 1.20 3.1 0.38 70 3.15 59.75 2.62
[1.5×1.5] 0.005 1.80 3.9 0.46 70 5.32 61.50 2.94
Nous rappelons que les débits des bassins sont calculés par la méthode rationnelle.
5. Conclusion