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Projet de modernisation de la RL719 ISET Nabeul – DGC

I. Etude du trafic

1. Introduction

Le trafic routier est l’ensemble de véhicule (légers et lourds) qui passe à travers une
section routière pendant une unité de temps, nous parlons alors d'un trafic horaire, trafic
journalier ou trafic annuel, est qui influent sur la durée de vie d’une structure de chaussée.

L’étude du trafic permettra de définir le type d’aménagement à réaliser (nombre de voies et


le dimensionnement de la chaussée).

Le dimensionnement du corps de la chaussées (couches : fondation, base, roulement) on


a besoin de connaitre le nombre de poids lourds par des méthodes de comptage ou le
nombre d’essieux de référence (essieux 13Tonne).

Toutes les études expérimentales ont montré l'influence fondamentale du poids des essieux
sur le dommage observé : un essieu de poids lourd est infiniment plus agressif qu'un essieu
de véhicule léger.

Pour cette raison la structure d'une chaussée doit être conçue pour supporter les poids
lourds.

2. Les paramètres de calcul du trafic

a) Durée de vie

La durée de vie c’est une période qui doit présenter une garantir à la route un bon
comportement de la chaussée

Les paramètres le plus importante pour choisir la durée de vie d’une chaussée sont
l’importance de la route et les conditions économique

La durée de vie de la chaussée est généralement de 15 ans et exceptionnellement 20 ans et


dans ce projet on a choisi 15 ans comme une durée de vie.

b) Années de mise en service

L’année de mise en service c’est l’année où le projet sera ouvert à la circulation publique, Pour
notre projet l’année de mise en service est 2022

La détermination du trafic à l’année de mise en service est basée sur la connaissance de deux
paramètres :

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 Le trafic journalier de recensement.

 Le taux de croissance annuel (i).

𝑇𝑚 = 𝑇𝑛 × (1 + i) m−n

𝑇𝑚 : le trafic à l’année de mise en service

𝑇𝑛 : le trafic à l’année de dernier recensement

i : Taux de croissance du trafic

c) Taux de croissance

Le taux de croissance du trafic est basé sur les comptages réalisés chaque cinq an (05 ans).

Il se considère comme paramètres très important dans le sens qu’il permet de prendre
l’accroissement qu’aura le nombre de véhicule sur le tronçon étudié.

Dans le cas d’une route existante il faut réaliser une étude sur la base de la connaissance du
volume et de la structure du tronçon routier étudié dans la situation actuelle et sur la base des
prévisions du trafic au cours des années futures.

Il représente l’évolution annuelle du trafic poids lourd.

𝑚−𝑛 𝑇𝑚
i= √ −1
𝑇𝑛

i : le taux de croissance

𝑇𝑚 : trafic initial à l’année m

𝑇𝑛 : trafic de l’année n

m : L’année de mise en service

n : L’année de recensement

Année de Année de mise 2037


comptage 2012 i = 6.0% en service 2022 i = 6.0%

Exécution du projet Durée de vie = 15 ans

Fig. n°0 : Variation du trafic et de Taux de croissance

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Fig. n°0 : Valeurs du trafic

3. Détermination de la classe de trafic selon le nombre total de PL à l’année de


mise en service

 La durée de vie : 15 ans

 Taux de croissance (i) : 6 %

 Le comptage effectué en 2012

 L’année de mise en service : 2022

𝑇𝑚 = 𝑇𝑛 × (1 + i) m−n

m : L’année de mise en service

n : L’année de recensement

i : le taux de croissance

𝑇𝑚 : trafic initial à l’année m

𝑇𝑛 : trafic de l’année n

BOUTALEB N & BEN OUN S P a g e |3 2018/2019


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𝑇2012 = 𝟏𝟏𝟏 PL/j/2Sens

𝑇2017 = 𝑇2012 × (1 + 0,06) 2017−2012

= 111 × (1 + 0,06) 5 = 148 PL/j/2Sens

𝑇2022 = 𝑇2017 × (1 + 0,06) 2022−2017

= 148 × (1 + 0,06) 5 = 198 PL/j/2Sens

Classes de Trafic Nombre de PL de CU>3,5t moyen annuel journalier

T1 1200 à 2400
T2 600 à 1200
T3 300 à 600
T4 100 à 300
T5 <100

Tab n°0 : Classes de Trafic suivant le trafic moyen annuel journalier

4. Détermination de la classe de trafic selon Trafic équivalent journalier à


l’année de mise en service

a) Calcul de trafic moyen annuel journalier (TMJA)

𝑇2012 = 𝟏𝟏𝟏 PL/j/2Sens

𝑇2017 = 𝑇2012 × (1 + 0,06) 2017−2012

= 111 × (1 + 0,06) 5 = 148 PL/j/2Sens

𝑇2022 = 𝑇2017 × (1 + 0,06) 2022−2017

= 148 × (1 + 0,06) 5 = 198 PL/j/2Sens

𝑇2027 = 𝑇2022 × (1 + 0,06) 2027−2022

= 199 × (1 + 0,06) 5 = 266 PL/j/2Sens

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b) Trafic cumulé en Essieux 13T (NE)

NE = NPL × CAM × Aq

𝐍𝐏𝐋 : Nombre de poids lourds cumulé par sens, comptes en Trafic Moyen Journalier Annuel
(TMJA) à la date de mise en service. Le calcul se fait pour la voie de circulation la plus
chargée

NPL =365×TMJA×C

C : est le facteur de cumul sur la période de calcul (la durée de dimensionnement)

(1+i )𝑛 −1
C=
𝑖

TMJA : La classe de trafic Ti est déterminée à partir du trafic poids lourd journalier moyen
(MJA ou TMJA) de la voie la plus chargée, pendant l’année de mise en service.

CAM : appelé Coefficient d’Agressivité Moyen du trafic, dont la valeur dépend de la nature de
la structure de chaussée et de la composition du trafic Poids lourds (silhouettes des poids
lourds et fréquences de passage). C’est l’agressivité d’un poids lourd par rapport à l’essieu de
référence (normalisé).

Aq : Coefficient d’équivalence global des PL, Coefficient de pondération

Largeur de la chaussée [m] Coefficient de pondération


4 ≤ L < 5,5 0,7
5,5 ≤ L < 6,5 0,6
L ≥ 6,5 0,5

Tab n°0 : Coefficient de pondération Aq

TMJA

𝑇2022 = 199 PL/j/2Sens

𝑇2027 = 266 PL/j/2Sens

(1+i )𝑛 −1 (1+0,06 )5 −1
𝐶2022 = = = 5,64
𝑖 0,06

(1+i )𝑛 −1 (1+0.06 )10 −1


𝐶𝑇2027 = = = 13,18
𝑖 0,06

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c) Calcul le Nombre de poids lourds cumulé par sens (𝐍𝐏𝐋 )

NPL2022−2027 =365×TMJA×C = 365 × 199 × 5,64 = 409661,4 = 0,409 . 𝟏𝟎𝟔

NPL2027−2037 =365×TMJA×C = 365 × 266 × 13,18 = 1279646,2 = 1,26 . 𝟏𝟎𝟔

𝐍𝐏𝐋𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 = NPL2022−2027 + NPL2027−2037 = (0,409 + 1,26) × 106 =1,67 . 𝟏𝟎𝟔

d) Calcul le trafic cumulé en Essieux 13T (NE)

NE = NPL × CAM × Aq avec 𝐀 𝐪 = 0,5

CAM = 0,36

NE = NPL × CAM × Aq = 1,67 × 0,5 × 0,36 × 106 = 0,300. 𝟏𝟎𝟔

e) Calcul le trafic cumulé avec la correction

Durée de service
Taux de croissance
20 ans 15 ans
5% 1,22 0,79
6% 1,35 0,86
7% 1,51 0,93
8% 1,69 1
9% - 1,08
10 % - 1,17
Tab n°0 : Coefficient de correction

NEcorrection = 0,300 × 0,86 × 106 = 0,258 . 𝟏𝟎𝟔

Nombre de passages cumulé de l’essieu de référence × 106


Classes de Trafic
(Sens le plus chargé)
T1 4–2
T2 2–1
T3 1 – 0,5
T4 0,5 – 0,18
T5 0,18 – 0,09

Tab n°0 : Classes de Trafic suivant le trafic cumulé

5. Conclusion

La classe de trafic est T4

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II. Etude géotechnique

1. Introduction

Une étude géotechnique permet de définir la nature du sol support qui vont être utilisés au
cours des travaux afin de connaître leurs caractéristiques mécaniques

Elle résout les phénomènes :

 Des mouvements

 Des déformations du sol.

L’étude géotechnique commence par une campagne de sondages avec prélèvements


d’échantillons. La compagne géotechnique permet d’identifier la structure de chaussée

La connaissance du sol c’est une étape nécessaire pour choisir la structure de chaussée.

Elle permet de déterminer les épaisseurs des couches de chaussée.

2. Les essais effectués sur le sol support

Le sol support constitué par un sol naturel terrassé ou par une couche de forme donc il doit
présenter des caractéristiques minimales pour assurer le transport et le compactage des
différentes couches de la chaussée.

Les principaux essais à réaliser sur un sol support sont :

a) Analyse granulométrique

L'analyse granulométrique permet de déterminer les proportions de grains de différentes


tailles dans le sol, elle s'effectue :

 Par tamisage pour les grains de diamètre supérieurs à 0.08 mm

 Par sédimentométrie pour les grains les plus fins < 0.08 mm

L'essai réalisé dans ce projet est l'analyse granulométrique par tamisage.

Il faut :

Mettre les matériaux du sol à l'étuve pour qu'il soit sec

Emboiter les tamis les uns sur les autres, dans un ordre tel que la progression des
ouvertures soit croissante du bas de la colonne vers le haut

BOUTALEB N & BEN OUN S P a g e |7 2018/2019


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Les matériaux étudiés seront versés en haut de la colonne de tamis et celle-ci entre en
vibration à l'aide de la tamiseuse électrique.

Les résultats sont exprimés sous forme d'une courbe granulométrique tracée en
coordonnées semi logarithmique.

Le premier élément intéressant de la courbe granulométrique est le pourcentage d'éléments


fins (c'est-à-dire la passant de 0.08 mm) c'est de ces éléments que dépendra la sensibilité à
l'eau du sol support.

 Si le passant à 0.08 mm est < 5 %, on est à présence d'un sol qui est insensible à
l'eau. Le sol est caractérisé dans ce cas par :

D60
 Le coefficient d'uniformité : Cu =
D10
D30 2
 Le coefficient de courbure : CC =
D10 ×D60
Avec

𝐃𝟔𝟎 , 𝐃𝟑𝟎 et 𝐃𝟏𝟎 représentent les diamètres des tamis laissant passer respectivement 60 %,
30 % et 10 % des grains.

Cu : Caractérise l'étalement de la courbe granulométrique.

CC : Permet d'évaluer la bonne graduation des grains.

Le tableau suivant nous informe quand le sol (grave ou sable) est bien gradué en fonction
de Cu et CC .

Cu Cc

Grave bien gradué Cu > 4 1 < Cc < 3


Sable bien gradué Cu > 6 1 < Cc < 3

Tab n°0 : Graduation du sol à partir de Cu et Cc

 Si le passant est supérieur ou égal à 12 %, on caractérise le sol par les limites


d'Atterberg et l'indice de plasticité 𝐈𝐏 .

BOUTALEB N & BEN OUN S P a g e |8 2018/2019


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b) Limites d’Atterberg

La détermination de l'argilosité par les limites d'Atterberg est à privilégier dès le sol est
argileux à très argileux

Suivant la quantité d'eau, qu'il renferme, un sol argileux peut avoir un comportement
solide, plastique ou liquide comme le montre la figure suivante :

Fig. n°0 : Comportement du sol selon la teneur en eau

La limite de plasticité WP sépare l'état plastique de l'état solide. Elle correspond à la


teneur en eau pour laquelle on peut rouler le sol en cylindre de 3 mm de diamètre et de 10
à 20 cm de longueur sans qu'il se rompe.

La limite de liquidité WL sépare l'état liquide de l'état plastique. La méthode consiste à


étendre une couche d'un mortier (fraction de sol qui passe au tamis de 0.40 mm) dans une
coupelle et à y faire une rainure en forme de V à l'aide d'un instrument spécial, la coupelle
est ensuite soumise à des chocs identiques. WL est la teneur en eau du mortier qui
correspond à une fermeture de la rainure sur une longueur de 1 cm après 25 chocs.

L'indice de plasticité IP est la différence entre la limite de liquidité WL et la limite de


plasticité 𝐖𝐏 . 𝐈𝐏 donne une indication sur l'étendue du domaine plastique et elle se
détermine par cette formule :

𝐈𝐏 = WL – WP

L'indice de plasticité 𝐈𝐏 est d'autant plus fiable que la proportion pondérale de la fraction
0/400 μm (fraction utilisée pour l'essai) contenue dans le sol étudié est importante et que
l'argilosité de cette fraction est grande. Cet essai consiste à déterminer la teneur en eau qui
caractérise le changement d’état d’un sol support ou d’un matériau de construction.

On définit:

• La limite de liquidité WL : sépare l’état liquide de l’état plastique.


• La limite de plasticité WP : sépare l’état plastique de l’état solide.
• L’indice de plasticité 𝐈𝐏 = WL – WP

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c) Essai Proctor

L'essai Proctor a pour but de simuler l'évolution du sol au cours du compactage, c’est un
essai géotechnique qui consiste à compacter dans un moule normalisé, avec une énergie de
compactage normalisée (dame de masse normalisé et tombant d'une hauteur constante), un
échantillon du matériau à des différentes valeurs de teneur en eau pour en déduire la teneur
en eau optimale et la densité sèche maximale correspondante.

L'énergie de compactage dépend de la destination de l'ouvrage. Elle est imposée par les
C.C.T.P (Cahiers des Clauses Techniques Particulières). On distingue :

 L'essai Proctor normal : C'est une énergie de compactage modérée pour remblais
en terre.
 L'essai Proctor modifié : Il correspond au compactage maximum que l'on peut
obtenir sur les chantiers avec des engins de compactages puissants.
Pour les assises des chaussées l`essai Proctor modifié est le plus souvent utilisé, on admet
qu'on doit compacter la couche de fondation à 95 % de la densité sèche (γd ) et la couche
de base à 100 % de γd (pratiquement impossible).

L’essai consiste à déterminer la teneur en eau optimale qui conduit au meilleur


compactage possible ou encore capacité portante maximale.

d) Essai CBR

L'essai CBR est un essai de portance des sols supports de chaussées (remblais, couche de
forme, etc.).

Il s'agit de déterminer expérimentalement des indices portants (CBR, IPI) afin de :

 Déterminer l'épaisseur des différentes couches des chaussées.


 Évaluer l'aptitude du matériau à supporter la circulation des engins lors du
terrassement routier.
 Etablir une classification des sols.
L'essai est réalisé sur un échantillon compacté suivant les procédures de l'essai Proctor
modifié, ensuite l'échantillon est poinçonné par un piston normalisé avant ou après que le
sol ait été immergé pendant 4 jours. Nous distinguons alors :

- L’indice CBR immédiat ou indice CBR sec :

Cet indice permet de caractériser les états humides et très humides d’un sol en tant que
support ou constituant d’une structure de chaussée.

BOUTALEB N & BEN OUN S P a g e | 10 2018/2019


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- L'indice CBR imbibé ou indice CBR saturé :

Cet indice permet d’évaluer l’influence de l’eau sur l’indice CBR (équivalent du sol sous
forte pluie).

Fig. n°0: la carte pluviométrique annuelle par région pour Tunisie suivant α, β.

Régions Nombre de mois Nombre de mois β ∝


climatique humides secs
A 6 6 0.5 0.5
B 4 8 0.33 0.67
C 2 10 0.17 0.83

Tab n°0 : les paramètres régionaux climatique α et β

𝐍𝐦𝐨𝐢𝐬 𝐬𝐞𝐜𝐬 𝐍𝐦𝐨𝐢𝐬 𝐡𝐮𝐦𝐢𝐝𝐞𝐬


∝= 𝛃=
𝟏𝟐 𝟏𝟐

Ce projet étudié se trouve à la région de Siliana, qui appartient à la région A d’après la


carte donc α =0.5, β=0.5

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3. Classification du sol

Le sol support doit être classé pour des diverses raisons, d'abord pour fixer les conditions
et le mode d'utilisation du sol, puis pour estimer la sensibilité du sol à l'eau et enfin pour
prévoir les conditions d'exécution des terrassements et le type d'engins à utiliser.

Il existe de nombreuses classifications des sols, on distingue :

 La classification LCPC (Laboratoire Centrale des Ponts et Chaussée) utilisée en


mécanique des sols,
 La classification GTR (Guide des Terrassements Routiers)
 La classification à partir de CBR à l’aide du Catalogue Tunisien.

Caractéristiques géotechniques
Limites Portance CBR 95%
Granulométrie Proctor modifié
d’Atterberg (%) 𝜔𝑁𝑎𝑡
<2 <0.08 <2 𝜔 𝛾𝑑
PK 𝑊𝐿 𝐼𝑃 Im Sat Pondéré
mm mm 𝜇𝑚 (%) (KN/𝒎𝟑 )
S1 1 77 64 36 17.5 1.75 19 19 15.5 17.5
S2 3.1 96 82 88 63 36 16.9 1.77 11 17 12.5 14.5
S3 3.5 - 92 - 58 35 10.8 1.82 12 19 7 11.5
S4 62 - 52 - 44 22 12.5 1.89 9.3 23 14 17.9
S5 10.5 - 80 - 49 25 12.8 1.87 12.9 25 15.5 19.6
S6 14 - 83 - 47 24 12.7 1.79 13.2 23 14 17.9
S7 15.4 66 53 46 44 21 8 1.93 9 9 4 6
S8 16.5 - 44 - 35 15 12.5 1.83 7.1 29.5 22 25.4
S9 20.5 - 21 - 44 22 12.0 1.85 7.6 21 13 16.5
S10 22.975 58 47 38 51 25 7.7 1.75 7 9 4 6
S11 25.5 - 20 - IND IND 7.5 2.05 6.2 43 32 37
Tab n°0 : Résultats des essais sur le sol support

a) Classification LCPC

Pour classer un sol inconnu, il faut déterminer le refus à 0.08 mm :


1ére cas : Si le refus à 0.08 mm est inférieure à 50% Sol Fin

 On détermine WL et IP .

2éme cas : Si le refus à 0.08 mm est supérieure à 50% Sol Grenu

 Si le tamisât < 5% : on calcule 𝐂𝐮 et 𝐂𝐂 .


 Si le tamisât >12% : on détermine selon la limite d’Atterberg (WL et IP )

BOUTALEB N & BEN OUN S P a g e | 12 2018/2019


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Classification des sols fins

La méthode utilise les critères de plasticité liés aux limites d'Atterberg, elle est précisée dans le
diagramme de plasticité suivant :

Fig. n°0 : Diagramme de plasticité pour la classification des sols fins

Selon la position dans le diagramme du point représentatif ayant pour abscisse la limite de
liquidité (WL ) et pour ordonnée l'indice de plasticité (IP ), il s'impose quatre grandes catégories
principales :

 Les limons très plastiques.


 Les limons peu plastiques.
 Les argiles très plastiques.
 Les argiles peu plastiques.

Classification des sols grenus


Les sols grenus sont eux-mêmes divisés en deux grandes catégories :

Les graves : Plus de 50 % des éléments supérieurs à 0.08 mm ont un diamètre > 2 mm

Les sables : Plus de 50 % des éléments supérieurs à 0.08 mm ont un diamètre < 2 mm

Cette division est complétée de la façon suivante :

 Entre 5 et 12 % de fines : Dans ce cas, on aura recours à un double symbole.


 Plus de 12 % d'éléments > 0.08 mm : Les sols sont classés comme un sol fin.
 Moins de 5 % d'éléments inférieurs à 0.08 mm : Les sols sont alors classés d'après la
valeur des deux coefficients CU et CC.

BOUTALEB N & BEN OUN S P a g e | 13 2018/2019


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Limites
Granulométrie >/< Sol Classe du
d’Atterberg (%)
50% grenus/ fins sol
PK <2 mm <0.08 mm <2 𝜇𝑚 𝑊𝐿 𝐼𝑃
S1 77 64 36 23%<50% Sol fins At
S2 96 82 88 63 36 12%<50% Sol fins At
S3 - 92 - 58 35 8%<50% Sol fins At
S4 - 52 - 44 22 48%<50% Sol fins AP
S5 - 80 - 49 25 20%<50% Sol fins AP
S6 - 83 - 47 24 17%<50% Sol fins AP
S7 66 53 46 44 21 47%<50% Sol fins AP
S8 - 44 - 35 15 56%>50% Sol grenus SA
S9 - 21 - 44 22 79%>50% Sol grenus SA
S10 58 47 38 51 25 53%>50% Sol grenus SA
S11 - 20 - IND IND 80%>50% Sol grenus SB

Tab n°0 : Tableau récapitulatif des Résultats de Classification LCPC

a) Classification GTR

Afin d'effectuer la classification GTR, nous avons utilisé les caractéristiques géotechniques
suivantes pour définir chacune des catégories de sol :

 Diamètre maximal des granulats 𝐷𝑀𝑎𝑥 .


 Tamisât à 0,08 mm pour distinguer les sols riches en fines.
 L’indice de plasticité IP pour caractériser la plasticité des sols.
 Teneur en eau naturelle 𝜔𝑁𝑎𝑡 .
 Teneur en eau en optimum Proctor 𝜔𝑂𝑝𝑡 .

Ci-après le diagramme de classification des matériaux selon leur nature. (Dans


notre projet, 𝐷𝑀𝑎𝑥 < 50 mm).

Fig. n°0 : Diagramme de classification des matériaux selon leur nature

BOUTALEB N & BEN OUN S P a g e | 14 2018/2019


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Avec
A : Sols fins (limons, argiles).
B : Sols sableux ou graveleux avec fines (sables et graves argileuses, etc.)
C : Sols comportant des gros éléments.
D : Sols rocheux insensibles à l'eau (sable et graves propres, matériaux rocheux, etc.)

Sondage % fines < 0.08mm IP (%) 𝝎𝑵𝒂𝒕 (%) 𝝎𝑶𝒑𝒕 (%)


S1 77 36 19 17.5
S2 82 36 11 16.9
S3 92 35 12 10.8
S4 52 22 9.3 12.5
S5 80 25 12.9 12.8
S6 83 24 13.2 12.7
S7 53 21 9 8
S8 44 15 7.1 12.5
S9 21 22 7.6 12.0
S10 47 25 7 7.7
S11 20 IND 6.2 7.5
Tab n°0 : Résultats nécessaires pour la classification GTR

 Sondage S1 :
- Passant (0.08 mm) = 77 % > 35 %  Sols fins A.
- IP = 36 % entre 25 et 40 %  A3.
WNat
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 19 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 17.5 %  0.9 < = 1.08 < 1.2  A3m
WOpt
 Sondage S2 :
- Passant (0.08 mm) = 82 % > 35 %  Sols fins A.
- IP = 36 % entre 25 et 40 %  A3.
W
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 11 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 16.9 %  WNat = 0.65 < 0.7  A3ts
Opt
 Sondage S3 :
- Passant (0.08 mm) = 92 % > 35 %  Sols fins A.
- IP = 35 % entre 25 et 40 %  A3.
W
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 12 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 10.8%  0.9 < WNat = 1.11 < 1.2  A3m
Opt
 Sondage S4 :
- Passant (0.08 mm) = 52 % > 35 %  Sols fins A.
- IP = 22 % entre 12 et 25 %  A2.
W
𝝎𝑵𝒂𝒕 = 9.3% et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 12.5 % 0.7 < WNat = 0.744 < 0.9  A2S
Opt

BOUTALEB N & BEN OUN S P a g e | 15 2018/2019


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 Sondage S5 :
- Passant (0.08 mm) = 80 % > 35 %  Sols fins A.
- IP = 25 % entre 12 et 25 %  A2.
WNat
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 12.9 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 12.7%  0.9 < = 1.01 < 1.1  A2m
WOpt
 Sondage S6 :
- Passant (0.08 mm) = 83 % > 35 %  Sols fins A.
- IP = 24 % entre 12 et 25 %  A2.
W
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 13.2 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 12.7%  0.9 < WNat = 1.03 < 1.1  A2m
Opt
 Sondage S7 :
- Passant (0.08 mm) = 53 % > 35 %  Sols fins A.
- IP = 21 % entre 12 et 25 %  A2
WNat
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 9 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 8 %  1.1 < = 1.125 < 1.3  A2h
WOpt
 Sondage S8 :
- Passant (0.08 mm) = 44 % > 35 %  Sols fins A.
- IP = 15 % entre 12 et 25 %  A2.
W
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 7.1 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 12.5 %  WNat = 0.56 < 0.7  A4ts
Opt
 Sondage S9 :
- Passant (0.08 mm) = 12% <21 % < 35 %  Sols fins B.
- IP = 22 % entre 12 et 25 %  B6.
W
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 7.6 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 12.0%  1.1 < WNat = 0.63 < 0.7 B6ts
Opt
 Sondage S10 :
- Passant (0.08 mm) = 47 % > 35 %  Sols fins A.
- IP = 25 % entre 12 et 25 %  A2.
W
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 7 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 7.7 %  0.9 ≤ WNat = 0.90 < 1.1  A2m
Opt
 Sondage S11 :
- Passant (0.08 mm) = 12% <20 %< 35 % Sols fins B.
- IP = 35 % entre 25 et 40 %  B5.
W
- 𝝎𝑵𝒂𝒕 = 6.2 % et 𝝎𝑶𝒑𝒕 = 7.5 %  0.6 < WNat = 0.82 < 0.9  B5s
Opt

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Sondage Classe du sol


S1 A3m(moyen)
S2 A3ts(très sec)
S3 A3m(moyen)
S4 A2S(sec)
S5 A2m(moyen)
S6 A2m(moyen)
S7 A2h(humide)
S8 A4ts(très sec)
S9 B6ts(très sec)
S10 A2m(moyen)
S11 B5s(sec)
Tab n°0 : Tableau récapitulatif des Résultats de Classification GTR

b) Classification à l'aide du catalogue Tunisien

Les sols supports sont classés en cinq catégories de S0 à S4 en fonction de leur portance à
long terme sur une tranche d'environ un mètre d'épaisseur sous la chaussée.

S4 correspond aux sols présentant les portances les plus élevées.


S0 correspond à des sols présentant de portance médiocre.
Compte tenu de la pluviométrie dans la zone du projet et de sa fréquence sur l'année
(période sèche et période humide), un indice CBR caractéristique (pondéré) du sol en place
pendant toute l'année peut être calculé par la formule suivante :

𝐋𝐨𝐠 𝐂𝐁𝐑 = 𝛂. 𝐋𝐨𝐠𝐂𝐁𝐑 𝐢 + 𝛃. 𝐋𝐨𝐠𝐂𝐁𝐑 𝐒


Ainsi, le tableau ci-dessous présente les classes des sols telles qu'elles sont définies
dans le "catalogue de dimensionnement des chaussées neuves et des renforcements" du
ministère de l'équipement 1984.

Classe de sol 𝐂𝐁𝐑


S0 <5
S1 5à8
S2 8 à 12
S3 12 à 20
S4 > 20
Tab n°0 : Classification des sol selon les valeurs CBR

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Indice CBR ∝ β ̅̅̅̅̅̅ ̅̅̅̅̅̅


Sondages 𝐥𝐨𝐠 𝑪𝑩𝑹 𝑪𝑩𝑹 Classification
𝐂𝐁𝐑 𝐢 𝐂𝐁𝐑 𝐬
S1 19 15.5 1.23 16.98 𝐒𝟑
S2 17 12.5 1.16 14.45 𝐒𝟑
S3 19 7 1.06 11.48 𝐒𝟐
S4 23 14 1.25 17.78 𝐒𝟑
S5 25 15.5 1.29 19.49 𝐒𝟑
S6 23 14 0.5 0.5 1.25 17.78 𝐒𝟑
S7 9 4 0.77 5.88 𝐒𝟏
S8 29.5 22 1.40 25.11 𝐒𝟒
S9 21 13 1.21 16.21 𝐒𝟑
S10 9 4 0.77 5.88 𝐒𝟏
S11 43 32 1.56 36.30 𝐒𝟒
Tab n°0 : Tableau récapitulatif des Résultats de Classification du catalogue Tunisien

On choisir S2 comme classe du sol selon catalogue Tunisien

4. Conclusion

Sondage LCPC GTR CBR


S1 Argile Très plastique At A3m (moyen) 𝐒𝟑
S2 Argile Très plastique At A3ts (très sec) 𝐒𝟑
S3 Argile Très plastique At A3m (moyen) 𝐒𝟐
S4 Argile Peu plastique AP A2S (sec) 𝐒𝟑
S5 Argile Peu plastique AP A2m (moyen) 𝐒𝟑
S6 Argile Peu plastique AP A2m (moyen) 𝐒𝟑
S7 Argile Peu plastique AP A2h (humide) 𝐒𝟏
S8 Sable Argileux SA A4ts (très sec) 𝐒𝟒
S9 Sable Argileux SA B6ts (très sec) 𝐒𝟑
S10 Sable Argileux SA A2m (moyen) 𝐒𝟏
S11 Sable Bien graduée SB B5s (sec) 𝐒𝟒
Tab n°0 : Récapitulatif des différentes classifications du sol

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III. Dimensionnement de la chaussée

Introduction

Le dimensionnement d’une structure de chaussée routière consiste à déterminer la nature et


l’épaisseur des couches qui la constituent afin qu’elle puisse résister aux diverses agressions
auxquelles elle sera soumise tout au long de sa vie.

La structure d’une chaussée routière doit résister à diverses sollicitations, notamment celles
dues au trafic et elle doit assurer la diffusion des efforts induits par ce même trafic dans le sol
de fondation. L’application d’une charge roulante induit ainsi une déformation en flexion des
couches de la structure. Cette flexion entraîne des sollicitations en compression au droit de la
charge et des sollicitations en traction à la base des couches d’enrobées.

Les paramètres intervenants dans le dimensionnement d’une chaussée par le catalogue


Tunisien sont la classe du trafic et la qualité du sol support de la chaussée :

 Des matériaux dans la zone du projet.


 Le facteur économique.
 Classe du trafic.
 La sole support représenté par sa classe.

Structure d'une chaussée

La chaussée au sens structural est l'ensemble des couches de matériaux disposées pour
supporter la circulation des véhicules. Elle est constituée de la superstructure qui est composée
des couches de surface (roulement et/ou liaison) et des couches d'assise (base et/ou fondation).
La superstructure elle même repose sur une infrastructure composée d'une couche de forme et
du sol support ou du remblai.

Voici dans la figure suivante, la terminologie d'une structure de chaussée :

A l'exception de la couche de base, une ou plusieurs des couches citées peuvent être
supprimées dans certaines chaussées.

On peut schématiser une chaussée par la superposition d’un certain nombre de couches de
natures d’épaisseurs différentes constituant son corps.

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Type de la structure d'une chaussée (souple, semi rigide ou rigide)

Pour une structure souple les matériaux de la couche d'assise ne sont pas traités par un liant. La
chaussée se déforme sous la charge.

Au passage d'une charge, le sol support se déforme ce qui implique la déformation de la


chaussée. Après le passage da la charge, la chaussée retrouve sa forme.

Si la charge est trop lourde et trop fréquente, la chaussée ne reprend pas sa forme initiale
entrainant une dégradation rapide de la structure, donc la structure souple ne convient que pour
des chaussées peu circulées par les poids lourds.

Dans notre projet, le trafic est de classe T4 (Trafic faible), aussi en Tunisie, la catégorie la plus
utilisée est la chaussée souple, compte tenu de son coût réduit, et de sa faculté d’exécution et
d’entretien.

Donc, nous pouvons conclure que dans notre cas la structure de la chaussée est souple.

Fonctionnement de la structure d'une chaussée

La structure d’une chaussée routière doit résister à diverses sollicitations, notamment celles
dues au trafic et elle doit assurer la diffusion des efforts induits par ce même trafic dans le sol
de fondation. L’application d’une charge roulante induit ainsi une déformation en flexion des
couches de la structure. Cette flexion entraîne des sollicitations en compression au droit de la
charge et des sollicitations en traction à la base des couches d’enrobés et voici dans ce qui suit
une figure qui explique ce phénomène.

Détermination de la classe de chaussée à partir des indices de structure

Une chaussée peut être caractérisée par son indice de structure pondéré 𝑆𝑁̅̅̅̅̅̅̅̅. Cet indice est
défini par la relation suivante :

hi : épaisseur moyenne, en centimètres, de chaque couche;

ai : coefficient caractéristique de la rigidité et de la résistance des matériaux de chaque couche;

ΔSN : résistance apportée à la chaussée par le sol support ;

Dans le cas d'une ancienne chaussée, l'indice de structure est dit résiduel, car sa valeur est
inférieure à celle de la même chaussée à sa date de mise en service.

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Les coefficients « ai » tiennent compte de la nature des matériaux et de l'état de surface de la


chaussée. Ils sont présentés dans les tableaux suivants.

Détermination de la classe de la chaussée à partir des coupes des chaussées

Pour classer une chaussée à partir de l'indice de structure « SN », il faut d'abord calculer ce
dernier par la formule suivante :

𝐒𝐍=Σ𝒂𝒊 𝒉𝒊𝟐,𝟓𝟒 + 𝐒𝐍


Avec

ai : Coefficient caractéristique de la rigidité et la résistance des matériaux de chaque couche.

hi : Épaisseur moyenne, en cm, de chaque couche.

SN : Résistance apportée à la chaussée par le sol support.

Détermination des coefficients ai

Le coefficient caractéristique de la rigidité et la résistance des matériaux de chaque couche a i


tient compte de la nature des matériaux et de l'état de la chaussée existante.

Pour la détermination des coefficients (ai), nous avons utilisé l'annexe 7 (valeurs des
coefficients ai des matériaux de chaussées à utiliser dans le catalogue des chaussées -
Matériaux granulaires non traités) pour les couches de base et de fondation et l'annexe 8
(valeurs des coefficients ai des matériaux de chaussées à utiliser dans le catalogue des
chaussées - Matériaux granulaires traités) pour la couche de roulement

Cette méthode ne s’applique qu’aux chaussées traditionnelles constituées par un corps en


matériaux granulaire et un revêtement souple (enduits superficiels successifs ou tapis d’enrobé
de 5cm d’épaisseur en moyenne).

Nous assimilons donc ces chaussées traditionnelles à deux schémas types :

Type à : Chaussée à revêtement superficiel ;

Type b : Chaussée à revêtement enrobé.

Cette méthode de classification repose sur la connaissance de trois paramètres qui servent
d’entrées dans les tableaux de détermination de la classe de chaussée :

Le type de revêtement (a ou b) ;

La classe de sol ;

L’épaisseur moyenne du corps de chaussée.

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Tableau 1 - Classes des chaussés pour la région A et B

13 à 20 20 à 27 27 à 34 34 à 41 41 à 48 48 à 65
Épaisseur
en [cm] a b a b a b a b a b a b
S1 - C1 C1 C2 C2 C3 C2 C3 C3 C4 C4 C4
S2 C1 C2 C2 C3 C2 C3 C3 C4 C4 C4 C4 C5
Sols

S3 C2 C3 C2 C3 C3 C4 C4 C5 C4 C5 C5 C5
S4 C3 C4 C3 C4 C4 C5 C4 C5 C4 C5 - -
Tableau 2 - Classes des chaussés pour la région C

Épaisseur 13 à 20 20 à 27 27 à 34 34 à 41
en [cm]
a b a b a b a b
S2 C2 C2 C2 C3 C3 C4 C4 C4
S3 C2 C3 C3 C4 C4 C4 C4 C5
Sols

S4 C3 C4 C4 C4 C4 C5 C4 -

Dimensionnement de la chaussée

Le renforcement d’une chaussée consiste à appliquer une couche de base et une couche de
roulement sur l’ancienne chaussée considérée comme une fondation du point de vue structural.

Le dimensionnement des structures de renforcement est déterminé à partir de la classe de trafic


Ti et les classes de l’ancienne chaussée Cj.

La détermination de la classe est fondée sur l’une des trois méthodes suivantes :

 A partir des coupes de chaussées.

 A partir de l’indice de structure.

 A partir de la mesure de la déflexion de l’ancienne chaussée.

Puisque le projet RL719 est un projet de réhabilitation et d'élargissement de la chaussée, donc


il faut faire un dimensionnement d’une chaussée neuve qui se trouve à la borne de la chaussée
existante.

Connaissant Ti et la classe de sol Si, nous nous reporterons au catalogue de dimensionnement


des chaussées neuves et de renforcement qui donne les épaisseurs des couches d'une chaussée
neuve (couche de roulement, de base et de fondation) et le type des matériaux à utiliser (béton
bitumineux, grave concassé, tuf, etc.)

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Le choix de la solution définitive d'élargissement doit être conforme aux couches de la


chaussée renforcée, même type de couche de roulement (BC) et de préférence même altitude et
même type de matériau pour la couche de base.

Dans notre cas nous avons S2 comme classe de sol et T4 comme classe de trafic, et à partir des
fiches fournies dans l'annexe 10 nous pouvons déterminer notre chaussée comme suit :

La classe de la chaussée existante

Donnes de base

Le catalogue Tunisien de dimensionnement des chaussées présente deux parties :

-Parti chaussées neuves : cette partie permet de dimensionner la chaussées neuve. Les premier
est la classe de trafic, la deuxième est la classe du sol support.

-Parti de renforcement : cette partie permet de dimensionner le renforcement de chaussées


existantes, la premier est la classe de trafic, la deuxième est la classe résidentielle de la
chaussée existant.

 Le trafic : D’après l’étude de trafic réalisée de notre projet nous donne la classe «T4 ».

 Le sol support : La classe du sol support a été déterminée au chapitre de l’étude


géotechnique. Il s’agit d’un sol support de classe « S2 »

 La classification de chaussée «C»

Structures proposées

Structure choisie

Dimensionnement par le catalogue

Le dimensionnement par le catalogue est moyen rapide et fiable pour déterminer les
structures de chaussées. Il reste toutefois limité dans le sens où il ne permet d’optimiser les
structures de chaussées.

Le catalogue tunisien de dimensionnement des chaussées présente deux parties :

Dimensionnement de renforcement de la chaussée

Dimensionnement de la chaussée neuve

Cette partie permet de dimensionner les chaussées neuves. Elle présente deux clés d’entrées.
La première est la classe de trafic supporté par la route qui est de la classe T4, la deuxième est
la classe du sol support qui est de la classe S2.

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ETUDE HYDROLOGIQUE

I. Introduction

L’hydrologique est d’étude de cycle d’eau, s’intéresse généralement aux mouvements des
eaux pluviales et des eaux de ruissellement.

Un soin particulier sera porté dans cette étude pour assurer le drainage et l’évacuation des
eaux de ruissellements.

Pour ce projet cette étude consiste à délimiter et déterminer les caractéristiques du bassin
versant afin d’estimer le débit maximal au niveau de l’ouvrage hydraulique.

Cette étude hydrologique consiste à déterminer les débits maximums provenant à partir des
bassins versants

Délimitation des bassins versants

Détermination de la morphologie du bassin

Superficie de bassin S<25 km2 Superficie de bassin S>25 km2

Méthode rationnelleParamètre physique Méthode Ghorbel Méthode kallel

Méthode Frigui

Calcul des débits de crues pour différentes période de retour

Analyse et comparaison des résultats

Choix de période de retour

Justification et choix de résultats

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II. Délimitation d’un bassin versant

1. Bassin versant

Un bassin versant est défini comme une surface élémentaire parcourue par un cours d'eau
et ses affluents qui transformer vers la section la plus basse zone à reliefs à l’exutoire.

L’exutoire de chaque bassin est le point le plus en aval (basse) du réseau hydrographique

Il est délimité par des lignes de crête dont les eaux alimentent un exutoire commun.

Une ligne de partage des eaux est la ligne qui sépare entre deux bassins versants adjacents

Chaque bassin versant est caractérisé en générale par différents paramètres :

 Morphologie (géométrique) : la forme géologique du terrain et les pentes de relief

 Biologiques: la couverture végétale et la nappe d'eau

 Urbanistiques : présence de bâti

 Climat: l'humidité, la température, l'intensité, durée et période de retour.

 Géologiques : nature de la roche

 Pédologiques : nature et capacité d'infiltration des sols

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2. Méthode de la délimitation

La délimitation d’un bassin versant peut être effectuée avec plusieurs méthodes

La délimitation de ce bassin versant peut être faite par les limites naturelles à savoir les
lignes de crêtes ou lignes de partage des eaux.

La délimitation des bassins versant est suivant les lignes de crêtes en les joignent et en
respectant les lignes de Talweg, qui sont les lignes d’écoulement des eaux des bassins et ainsi
la surface drainée par l’écoulement principale de longueur « L » et des cours d’eaux à l’amont.

3. Etape de modélisation

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III. Caractéristiques géométriques des bassins versants

1. Surface

Le bassin versant étant l'aire de réception des précipitations et d'alimentation des cours
d'eau, les débits vont être en partie reliés à sa surface. Elle est exprimée en 𝑲𝒎𝟐

2. Périmètre

Le périmètre est la longueur de la ligne de contour du bassin versant. Il est exprimé en km

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3. Longueur d’écoulement

La longueur d’écoulement ou bien de talweg correspond à la ligne qui rejoint les points les
plus bas d'une vallée.

La longueur d’écoulement est la longue distance curviligne depuis l’exutoire jusqu’à la ligne
de partage des eaux.

Surface S [𝐊𝐦𝟐 ] Périmètre P [km] Longueur L [km]


BV1 0.812 3.723 1.536
BV2 1.332 5.43 2.155
BV3 0.1499 1.745 0.25802
BV4 2.145 6.583 2.672
BV5 1.544 5.235 1.691
BV6 1.493 5.351 2.075
BV7 0.693 4.973 1.962
BV8 0.2789 2.462 0.64469
BV9 7.997 12.457 4.405
BV10 0.838 3.974 1.483

4. Pente moyenne

La pente moyenne est une caractéristique importante qui renseigne sur la topographie du
bassin. Elle est considérée comme une variable indépendante. Elle donne une bonne indication
sur le temps de parcours du ruissellement direct (donc sur le temps de concentration tc) et
influence directement le débit de pointe lors d'une averse.

Plusieurs méthodes ont été développées pour estimer la pente moyenne d'un bassin. Toutes
se basent sur une lecture d'une carte topographique réelle ou approximative. La méthode
que nous avons utilisée est donnée par la relation suivante :

𝐻𝑚𝑎𝑥 − 𝐻𝑚𝑖𝑛
𝐼𝑚𝑜𝑦 =
𝐿

Avec 𝐼𝑚𝑜𝑦 Pente moyenne en %

𝐻𝑚𝑎𝑥 Attitude maximale en m

𝐻𝑚𝑖𝑛 Attitude minimale en m

𝐿 Longueur du cours d’eau principal en m

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L [m] 𝐻𝑚𝑎𝑥 [m] 𝐻𝑚𝑖𝑛 [m] ∆H [m] 𝐼𝑚𝑜𝑦 [%]


BV1 1536 885 638 247 16.08
BV2 2155 918 657 261 12.11
BV3 258.02 702 670 32 12.40
BV4 2672 958 669 289 10.81
BV5 1691 1078 689 389 23.00
BV6 2075 1145 693 452 21.78
BV7 1962 1175 710 465 23.70
BV8 644.69 779 710 69 10.70
BV9 4405 1238 638 600 13.62
BV10 1483 676 600 76 5.12
IV. Caractéristiques Physiques des Bassins Versants
1. Période de retour

La période de retour T que nous allons choisir, sera en fonction de la superficie des bassins
versants, de l'importance de leurs écoulements et de leurs contributions à accentuer le
ruissellement.

Période de retour
Nature de l'ouvrage projeté
(Années)
Grands ouvrages (Ponts et grands dalots)
100
S > 25 Km2
Ouvrages moyens (dalots multiples ou séries de buses)
50
4 Km2 < S < 25 Km2
Petits ouvrages (dalots et buses)
20
S < 4 Km2
Fossés latéraux 10

2. Temps de concentration

Le temps de concentration des eaux sur un bassin versant se définit comme le maximum de
durée nécessaire à une goutte d'eau pour parcourir le chemain hydrologique entre un point du
bassin et l'exutoire de ce dernier. Il dépend de la surface et de la pente du bassin.

Des formules empiriques sont en usage pour détermination du temps de concentration

Une formule empirique publiée par la Direction des Ponts et Chaussées du Ministère de
l’équipement et de l’Habitat, son expression est :

𝑆
Pour S < 25 𝐾𝑚2 𝑡𝑐 = 7,6 × √ (𝑡𝑐 en minutes ) Formule de Ventura
𝐼

3 𝑆×𝐿
Pour 25𝐾𝑚2 < S < 250 𝐾𝑚2 𝑡𝑐 = 1,1 × √ (𝑡𝑐 en heures ) Formule de Passini
√𝐼

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Avec 𝑡𝑐 Temps de concentration en minutes ou heures

S superficie du bassin versant en 𝑲𝒎𝟐

I Pente moyenne en %

L longueur de bassin versant en Km

S [𝐊𝐦𝟐 ] 𝐼𝑚𝑜𝑦 [%] 𝑡𝑐 [min] 𝑡𝑐 [h]

BV1 0.812 16.08 17.08 0.284


BV2 1.332 12.11 25.20 0.420
BV3 0.1499 12.40 8.35 0.139
BV4 2.145 10.81 33.85 0.564
BV5 1.544 23.00 19.69 0.328
BV6 1.493 21.78 19.90 0.331
BV7 0.693 23.70 12.99 0.216
BV8 0.2789 10.70 12.27 0.204
BV9 7.997 13.62 58.23 0.970
BV10 0.838 5.12 30.74 0.512

3. Intensité de pluie

Intensité de pluie est l’intensité moyenne enregistrée sur une durée égale au temps de
concentration "𝑡𝑐 " des bassins versants, d’où on a :

𝑏(𝑇)
𝑖(𝑡, 𝑇) = 𝑎 (𝑇) × 𝑡𝑐

Avec 𝑡𝑐 Temps de concentration en minutes ou heures

T période de retour

i :intense maximale de précipitation en mm/min

a et b : sont deux paramètres originaires d’une courbe dite courbe IDF (intensité
durée fréquence).

Station Coefficient de Période de retour


Montana 10 ans 20ans 50ans 100ans
Siliana a(t) 25.75 29.82 29.82 39.30
b(t) -0.676 -0.693 -0.711 -0.722

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Période de retour T Coefficient a Coefficient b 𝑡𝑐 [h] 𝑖(𝑡, 𝑇) [mm/h]


BV1 0.284 71.34
BV2 0.420 54.40
BV3 0.139 117.05
BV4 0.564 44.34
20ans 29.82 -0.693
BV5 0.328 64.56
BV6 0.331 64.16
BV7 0.216 86.24
BV8 0.204 89.72
BV9 50ans 29.82 -0.711 0.970 30.47
BV10 20ans 29.82 -0.693 0.512 47.42

V. Calcul des débits

1. Choix de méthodes de calcul

La détermination des débits maximaux nécessaire afin de déterminer les ouvrages hydrauliques
qui vont évacuer ce débit.

2. Méthodes rationnel

a) Coefficient d’abattement

Pour tenir compte de l’abattement de la pluie, car généralement l’intensité de la pluie n’est pas
uniforme nous devons multiplier le débit par un coefficient d’abattement qui dépend de la
région, de l’importance et de la forme du bassin.

Le tableau suivant donne les valeurs de « 𝐊𝐚 » en fonction de la surface de bassin.

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Projet de modernisation de la RL719 ISET Nabeul – DGC

S [Km2] < 25 25 à 50 50 à 100 100 à 150 150 à 250


Ka 1 0.95 0.90 0.85 0.80
b) Coefficient de ruissellement

Le coefficient de ruissellement diminue lorsque la superficie du bassin versant augmente et il


varie dans le même sens que la pente du bassin.

Un terrain perméable, une couverture végétale dense abaissent considérablement le


coefficient de ruissellement, On pourra déterminer des coefficients de ruissellement à partir
du tableau suivant (en fonction de la pente et la nature des terrains recentrés) :

Coefficient de ruissellement
Pente Indice de végétation Période de retour Période de retour
(10 ans et 20 ans) (50 ans et 100 ans)
Plus de 50% de la surface est
Pente faible 0.3 0.4
couverte de végétation
(Bassins de
De 30 à 50% de la surface est
plaines) 0.4 0.5
couverte de végétation
I <15 %
Moins de 30% de la surface est
0.5 0.6
couverte par la végétation
Plus de 50% de la surface est
0.4 0.4
Pente forte couverte de végétation
(Bassin de De 30 à 50% de la surface est
0.5 0.6
montagne) couverte de végétation
I >15 % Moins de 30% de la surface est
0.6 0.7
couverte par la végétation

S [𝐊𝐦𝟐 ] Ka 𝐼𝑚𝑜𝑦 [%] Kr i [mm/h] Q [m3/s]


BV1 0.812 16.08 0.5 71.34 8.045
BV2 1.332 12.11 54.40 8.051
BV3 0.1499 12.40 0.4 117.05 1.949
BV4 2.145 10.81 44.34 10.567
BV5 1.544 23.00 64.56 13.844
1
BV6 1.493 21.78 0.5 64.16 13.304
BV7 0.693 23.70 86.24 8.300
BV8 0.2789 10.70 0.4 89.72 2.780
BV9 7.997 13.62 0.5 30.47 33.842
BV10 0.838 5.12 0.4 47.42 4.415

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3. La méthode de Frigui

C'est une méthode qui consiste à déterminer les débits spécifiques maximums d'une période
de retour T. Elle se calcule par la formule suivante :
𝐀𝐦
𝐐= × 𝛌𝐓 × 𝐒
(𝐒 + 𝟏)𝐧

Q : Débit de pointe pour la de période de retour T en [m3/s].
S : Surface du bassin versant en [km2].
Am : Paramètre caractérisant la nature du débit maximum spécifique.
n : Coefficient de réduction du module de l'écoulement maximum.
𝜆T : Coefficient d'ajustement pour la période de retour T considérée.

a) Détermination du paramètre Am et du coefficient N

Pour pouvoir calculer le débit Q par la méthode de Frigui, nous sommes obligés
d'abord de déterminer le paramètre caractérisant la nature du débit maximum spécifique
(Am) et le coefficient d'ajustement pour la période de retour T considérée (n). Le tableau
suivant donne les valeurs régionales des paramètres Am et n.

Région Am N
Extrême Nord 26.2 0.47
Medjerda 53.5 0.53
Cap-Bon et Meliane 38.4 0.44
Centre et Sud 76.7 0.44

Notre route étudiée est la RL719, elle se trouve à Siliana qui se situe dans la région
de Medjerda, alors nous avons choisi le paramètre Am = 53.5 et le coefficient n = 0.53.

b) Coefficient d'ajustement 𝝀𝐓

Mr. Frigui ayant à l'origine développé son modèle pour une période de retour
T = 100 ans. Il faut donc utiliser les valeurs indiquées dans le tableau ci-dessous pour le
coefficient d'ajustement 𝜆T afin de pouvoir considérer différentes valeurs de la période de
retour.

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Période de retour T [ans]


2 5 10 20 25 50 100 200 500 103 104
Extrême
0.17 0.35 0.48 0.61 0.67 0.87 1 1.18 1.50 1.66 2.50
Nord
Medjerda 0.12 0.28 0.42 0.57 0.63 0.80 1 1.20 1.54 1.73 2.64
Cap-Bon et
Région

0.07 0.24 0.40 0.58 0.65 0.86 1 1.19 1.47 1.62 2.24
Meliane
Centre et
0.13 0.32 0.48 0.64 0.70 0.88 1 1.17 1.41 1.53 2.08
Sud

Nous avons pris une période de retour de 20 ans et la RL719 appartient à la région
de Medjerda ce qui explique le choix du coefficient d'ajustement 𝝀𝑻 = 0.57.

c) Calcul des débits par la méthode de Frigui

Après la détermination du coefficient d'ajustement 𝜆 𝑇 et des paramètres régionaux


Am et n, nous pouvons calculer les débits spécifiques maximums Q pour chaque bassin
versant par la méthode de Frigui. Le calcul du débit du bassin n°1 par la méthode de Frigui
est de cette manière :

Les résultats obtenus des débits sont affichés dans le tableau suivant :

BV S [Km2] Am n 𝝀𝑻 Q [m3/s]
BV1 0.812 18.070
BV2 1.332 25.932
BV3 0.1499 4.245
BV4 2.145 35.638
BV5 1.544 28.704
53.5 0.53 0.57
BV6 1.493 28.055
BV7 0.693 15.987
BV8 0.2789 7.465
BV9 7.997 76.117
BV10 0.838 18.508

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4. Comparaison des résultats obtenus par les deux méthodes

Le tableau ci-joint récapitule les résultats des débits trouvés par la méthode
rationnelle et ceux obtenus par la méthode de Frigui.
BV Méthode Rationnelle Q [m3/s] Méthode de Frigui Q [m3/s]
BV1 8.045 18.070
BV2 8.051 25.932
BV3 1.949 4.245
BV4 10.567 35.638
BV5 13.844 28.704
BV6 13.304 28.055
BV7 8.300 15.987
BV8 2.780 7.465
BV9 33.842 76.117
BV10 4.415 18.508

5. Conclusion

Pour le calcul hydraulique, nous prendrons en considération les débits trouvés par la
méthode rationnelle car elle est la méthode la plus fiable, elle tiendra en compte les
écoulements superficiels et elle donne des résultats plus raisonnables.

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Etude hydraulique

1. Introduction

Dans l’aménagement des réseaux routiers, nous devons tenir compte de l’évacuation
des eaux pluviales afin de rendre la route utilisable en temps de pluie. C’est dans ce contexte
qu’il faut faire une étude hydraulique qui consiste à concevoir et dimensionner les différents
ouvrages de franchissement et de drainage.

Les ouvrages utilisés pour le drainage transversal sont soit des dalots de section carré
ou rectangulaire, soit des buses circulaires.

2. Choix du type de l'ouvrage

Pour choisir le type des ouvrages et les dimensionner, il faut tenir compte de plusieurs
paramètres, parmi ces facteurs nous distinguons l'importance du débit à évacuer. Si Q est
inférieure à 5 m3/s nous adopterons dans ce cas une buse par contre si Q est supérieure à
5 m3/s nous adopterons un dalot. Dans notre projet nous avons utilisé les dalots car ils sont
économiques, plus simple lors du nettoyage et ils évacuent un débit important.

Parmi les facteurs qui influent sur le choix des ouvrages hydrauliques nous
distinguons aussi la rapidité et la facilité de mise en œuvre, la résistance aux agents chimiques
et la résistance aux chocs.

3. Dimensionnement des ouvrages hydrauliques

Pour le dimensionnement des ouvrages nous avons utilisé la formule de Manning


Strickler :

⁄𝟑
𝐐 = 𝐊 × 𝐑𝟐𝐡 × 𝐈 𝟏⁄𝟐 × 𝐒𝐦
Avec
Q : Débit en [m3/s].
K : Coefficient de rugosité dépendant de la nature des matériaux.
Sm
Rh : Rayon hydraulique en [m]  Rh =
Pm

I : Pente longitudinale du dalot.


Sm : Section mouillée en [m2] et Pm : Périmètre mouillé en [m].
Aussi la vitesse de l'écoulement d'eau est calculée par la formule suivante :

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𝐕 = √𝐈 × 𝐑𝐡 × 𝐂
Avec
Rh : Rayon hydraulique.
I : Pente du dalot.
C : Coefficient de Chézy.
Pour pouvoir utiliser la formule de Manning Strickler, nous sommes obligés d'abord
de déterminer le coefficient de rugosité K et la pente du dalot I.

a) Coefficient de rugosité K

Le tableau suivant résume les différentes valeurs du coefficient de rugosité en


fonction de la nature de la paroi des dispositifs de drainage :

Nature des parois K


Collecteur en PVC 100 - 120
Collecteur en béton coulé en place, bien lisse 90
Collecteur en béton, grés, fonte… 80
Collecteur en béton 70
Caniveau en grosses maçonneries 45 à 60
Caniveau en terrain naturel ordinaire 30 à 40
Fossés en très mauvais état, de pente 3% 20
Fossés naturels en très mauvais état et pente faible 10

Les dalots à projeter dans notre projet sont en béton, donc nous tenons un K=70.

b) Pente longitudinale du dalot

L'eau circulant dans les dalots est souvent chargée de matières végétales, argiles,
limons, sable fin, etc. Ces matières ont tendance à se déposer si l'écoulement est trop lent. Il
faut donc pour éviter les risques d'obstruction, donner à ces ouvrages une pente longitudinale
qui assure, en toute circonstance, une vitesse d'écoulement suffisante.

Généralement la pente de l'ouvrage est entre 0.4 % et 0.8 %, dans notre projet nous
avons pris I = 0.5 % pour esquiver la stagnation de l'eau d'une part et éviter le risque de
détérioration des parois de l'ouvrage d'autre part.

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4. Dimensionnement des dalots

Pour dimensionner les dalots à partir de la formule de Manning Strickler, il faut tout
d’abord calculer les débits maximaux pour les dalots aux sections les plus courantes. Prenons
par exemple un dalot de dimensions (2×2), le calcul se fait alors comme suit :

Nous considérons que les dalots sont dimensionnés en écoulement à charge libre,
donc la condition de remplissage est de cette façon :

0.8 × h ≥ H

Figure 1 - Condition de remplissage

Avec
h : Hauteur du dalot.
H : Hauteur de la côte fil d'eau.
b : Largeur du dalot.
A partir de cette condition de remplissage, nous obtenons :

Sm = b × H = b × 0.8 × h et Pm = (2 × H) + b = (1.6 × h) + b

AN : Sm = 0.8 × 2 × 2 = 3.2 m2 et Pm = (1.6 × 2) + 2 = 5.2 m.


𝐒𝐦 𝟑.𝟐
 𝐑𝐡 = = = 𝟎. 𝟔𝟏𝟓 𝐦
𝐏𝐦 𝟓.𝟐

Par la suite, nous calculons le débit par la formule de Manning Strickler :

⁄𝟑
𝐐 = 𝐊 × 𝐑𝟐𝐡 × 𝐈𝟏⁄𝟐 × 𝐒𝐦

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AN : Q = 70 × 0.6152⁄3 × 0.0051⁄2 × 3.2  Q = 11.46 m3/s.

Puis, nous déterminons la vitesse de l'écoulement mais il faut d'abord calculer le


coefficient de Chézy par cette formule :

⁄𝟔
𝐂 = 𝐊 × 𝐑𝟏𝐡

AN : C = 70×0.6151/6 = 64.552

D'après Manning Strickler, la vitesse d'écoulement d'eau est égale à :

𝐕 = √𝐈 × 𝐑𝐡 × 𝐂

AN: V = √0.005𝑥0.615 × 64.552  V = 3.58 m/s

Finalement voici un tableau récapitulatif pour les sections les plus courantes :

Section Pente Sm Pm Rh Q V
K C
[b×h] [m/m] [m2] [m] [m] [m3/s] [m/s]
[1×1] 0.005 0.88 2.6 0.30 70 1.80 57.51 2.25
[2×1] 0.005 1.60 3.6 0.44 70 4.61 61.15 2.88
[2×2] 0.005 3.20 5.2 0.61 70 11.46 64.55 3.58
[2×1.5] 0.005 2.40 4.4 0.54 70 7.93 63.27 3.30
[2.5×1.5] 0.005 3.00 4.9 0.61 70 10.70 64.50 3.56
[1.5×1] 0.005 1.20 3.1 0.38 70 3.15 59.75 2.62
[1.5×1.5] 0.005 1.80 3.9 0.46 70 5.32 61.50 2.94

Après la détermination des débits des sections courantes, nous choisissons


maintenant le nombre et les dimensions des dalots en fonction des débits de chaque bassin
versant. Ensuite nous devons vérifier la vitesse d'écoulement d'eau qui ne doit pas dépasser
4 m/s. Le tableau ci-dessous récapitule le choix des dalots :

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Débit Débit final


Dimensions
Bassins Débit du assuré par Nombres de chaque Vitesse
des dalots
Versant B.V [m3/s] le dalot de cellules cellule [m3/s]
[b×h]
[m3/s] [m3/s]
BV1 8.045 [2×1] 4.61 2 4.022 2.88 < 4
BV2 8.051 [2×1] 4.61 2 4.025 2.88 < 4
BV3 1.949 [1×1] 1.80 2 0.974 2.25 < 4
BV4 10.567 [2.5×1.5] 10.70 1 10.567 3.56 < 4
BV5 13.844 [2×1.5] 7.93 2 6.922 3.30 < 4
BV6 13.304 [2×1] 4.61 3 4.434 2.88 < 4
BV7 8.300 [2×1] 4.61 2 4.15 2.88 < 4
BV8 2.780 [1×1] 1.80 2 1.39 2.25 < 4
BV9 33.842 [2×2] 11.46 3 11.280 3.58< 4
BV10 4.415 [2×1] 4.61 1 4.415 2.88 < 4

Nous rappelons que les débits des bassins sont calculés par la méthode rationnelle.

5. Conclusion

BOUTALEB N & BEN OUN S P a g e | 42 2018/2019

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