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Le document décrit les enjeux de la construction durable, notamment les impacts environnementaux comme les émissions de gaz à effet de serre et la pollution de l'air, ainsi que l'importance du développement durable dans ce secteur.

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Chapitre1: La construction durable

Introduction

Selon le rapport publié en 2020 par «la Commission mondiale de l'environnement et du


développement des Nations Unies » il existe aujourd'hui un consensus sur l'importance du
développement durable dans le secteur de la construction durable. Le secteur de la
construction est l'un des plus grands exploitants de ressources, dont la moitié est non
renouvelables. L’industrie consomme 40% de l'utilisation mondiale de pierres brutes, de
gravier et de sable et 25% de son bois vierge par an. Le secteur de la construction contribue
à 23% de la pollution atmosphérique, 40% de la pollution de l'eau potable, et 50% de
déchets mis en décharge. En effet, à lui seul ce secteur est responsable de 25% des
émissions de gaz à effet de serre et de 43% de l'énergie totale consommée. [2020,
Commission mondiale de l'environnement et du développement des Nations Unies].

On comprend alors aisément l'importance d'un changement de comportement dans ce


secteur qui tient une place particulière dans l’économie, étant l'un des plus gros employeurs
nationaux.

1.1Définition de la construction durable

Le concept de « durabilité » défini pour la première fois par le rapport Brudland, publié en
1989 par la Commission mondiale de l'environnement et du développement des Nations
Unies, a été placé au centre de plusieurs études et pratiques. L’adaptation par la
communauté internationale de politiques environnementales et énergétiques, qui
soutiennent le développement économique sans menacer la vie naturelle, oblige les États,
les institutions et le monde des affaires, les organisations non gouvernementales et les
autres parties prenantes à prendre de telles mesures. Les bâtiments respectueux de
l'environnement et intelligents sont le résultat de politiques environnementales durables
dans le secteur de la construction, qui sont en grande partie responsables de la
consommation de ressources naturelles et de la pollution de l’environnement. [1989,
Commission mondiale de l'environnement et du développement des Nations Unies,
Brudland]
Les constructions durables appelées bâtiments intelligents ou bâtiments écologiques sont
des bâtiments de haute technologie avec leurs systèmes de contrôle et d'automatisation
comme il est indiqué dans le rapport de « Harold Levrel ». Pour ce type de conception de
bâtiments, les parties prenantes telles que les architectes, les ingénieurs, les architectes
paysagistes, les fabricants de produits, les consultants en énergie, les chefs de projet, les
utilisateurs de bâtiments et les administrateurs locaux travaillent ensemble.

La construction durable, c'est donc considérer l'ouvrage dans sa globalité, depuis la


fabrication des matériaux jusqu'à la déconstruction du bâtiment en fin de vie. Loin d'être
une mode, c'est une nouvelle approche, à la fois environnementale et sociale, pour
construire les villes de demain. Une ville rationnelle tournée vers le Co-living, le
développement durable et la préservation de la biodiversité. Une ville responsable avec des
bâtiments nobles conçus pour consommer très peu d'énergie et s'appuyer sur des sources
d'énergie renouvelables (hydraulique, solaire, éolienne, biomasse, etc.) plutôt que sur des
ressources fossiles. [14 décembre 2020, Biodiversité et développement durable, Harold
Levrel]

1.2. Les enjeux de la construction durable

Le secteur de la construction a trois enjeux majeurs :

1.2.1. Enjeu humain

Le respect de l'individu est un aspect fondamental de la construction durable. L'enjeu est


donc de gérer au mieux les contraintes internes et externes de l'environnement urbain pour
assurer ; Le confort acoustique qui affecte l'équilibre psychologique et la productivité au
travail , le confort thermique qui va au-delà du problème du chauffage du bâtiment à la
température et à l'humidité des murs, et au-delà de l'hiver, au problème du confort d'été en
évitant la surchauffe , le confort respiratoire c’est-à-dire la ventilation insuffisante d'un
bâtiment entraîne l'accumulation de polluants causés par les occupants et leurs activités
(CO2, humidité) et le bâtiment lui-même (toitures, mobilier, végétaux, etc.). Cette
accumulation peut provoquer des odeurs et une détresse respiratoire aussi on a le confort
associé à la pollution électromagnétique puisque certaines personnes sont sensibles à
l'électricité et se sentent mal à l'aise en présence de champs électromagnétiques intérieurs.
[Site Web : Guide bâtiment durable]
1.2.2. Enjeu sanitaire

L'inconfort peut avoir un impact plus ou moins important sur la santé. Par exemple, cela
peut entraîner des maladies respiratoires causées par une mauvaise qualité de l’air, des
troubles du sommeil, du stress, de la nervosité à cause de bruits non maîtrisés, Tendances
dépressives (saisonnières, etc.) si l'éclairage est faible ou ne permet pas de voir à l’extérieur,
des décès à cause de températures trop basses en hiver ou trop élevées en été. Les
personnes âgées sont les nombreuses victimes des canicules notamment.

1.2.3. Enjeu énergétique

L'augmentation du confort est souvent une bonne motivation pour entreprendre des
travaux de rénovation, ce qui se traduit souvent par un impact énergétique et
environnemental positif. Ainsi, le confort peut représenter un bras de levier qui améliore la
durabilité globale du bâtiment.

La figure suivante représente l’évolution de la consommation mondiale d’énergie

Figure 1.1 : évolution de la consommation mondiale d’énergie


[World Energy Statistics, IEA-2019]

1.3. Impact environnemental de la construction

Depuis l’apparition de l’industrie, et en raison de son fort développement depuis deux


siècles, l’humidité émet toujours davantage de gaz à effet de serre. Cet effet de serre
devient trop puissant.
Avez-vous déjà entendu le dicton, "Tout le monde se comporte comme si rien ne changeait,
mais tout change’’ [Archdesk™ managed by EMS Operations (UK) Ltd. 2022] C'est le cas de
la construction et de sa démarche écologique. Certaines personnes essaient de prétendre
que le climat n'a pas changé et que leurs activités n'ont pas affecté l'environnement. En
effet, le secteur de la construction contribue à hauteur de 23 % à la pollution de l'air.

1.3.1. Qualité d’air

Les composés organiques volatils ou « COV » ont la particularité de s'évaporer à


température Ambiant. Ils sont principalement contenus dans des solvants et leur odeur est
caractéristique. Tous Tout le monde connaît l'odeur du white spirit, de l'essence, de la
peinture, de la colle... voir Exemple d'une maison fraîchement peinte : Elle dégage une odeur
particulière. Cette odeur, C'est juste celui des composés organiques volatils (COV). La
concentration la plus élevée est mesurée dans les nouveaux bâtiments et les appartements
Ils viennent d'être rénovés.

Les COV sont principalement des peintures, des adhésifs, Parquet, aggloméré... cela peut
prendre des semaines voire des mois Pour s'assurer que tous les composés organiques
volatils sont définitivement éliminés de votre maison. Certaines de ces molécules organiques
peuvent avoir un impact négatif sur la santé : irritation Ou démangeaisons, picotements des
muqueuses des yeux et des voies respiratoires, nausées, Maux de tête, vertiges... [DES
PRODUITS CHIMIQUES DANS L’AIR INTERIEUR : QUELS EFFETS SUR VOTRE SANTE ? FICHES
ECO-CONSTRUCTIE POUR PARTICULIERS]

Le secteur de la construction est connu pour être l’un des grands acteurs du réchauffement
climatique.

1.3.2. Le réchauffement climatique

Le réchauffement climatique est un phénomène qui se produit lorsque l'atmosphère retient


la chaleur émise par la terre afin d'empêcher certains gaz de l'atmosphère appelés gaz à
effet de serre d'agir comme un effet de serre et d'évacuer la chaleur vers l'extérieur et le
rendre acceptable à la
vie comme indique la
figure 1.2.
Figure 1.2 : les changements climatiques
et leurs impacts [open Edition journals]
1.3.3. L’effet de serre

Certains gaz naturellement présents dans l’atmosphère terrestre aident à piéger la chaleur
près de la surface de la Terre. Ils sont appelés « gaz à effet de serre » (GES) et sont
essentiellement composés de vapeur d’eau, de dioxyde de carbone (CO2), de méthane
(CH4), de protoxyde d’azote (N2O) et d’ozone (O3). Sans ces gaz, la température moyenne
de la terre serait de -18°C, et la vie est impossible, telle que nous la connaissons. Dans la
basse atmosphère, les gaz à effet de serre piègent une partie du rayonnement infrarouge
émis dans l’espace depuis la surface de la Terre chauffée par le soleil. Ce processus naturel,
appelé « effet de serre », a permis à la vie d’évoluer et de se maintenir sur Terre. Cependant,
pendant environ deux siècles, la concentration atmosphérique de certains gaz a commencé à
augmenter. [Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
Québec, 2022].

Le secteur de la construction dégage à lui seul 39% des émissions totales de CO². [L’ONU]

La figure 1.3 montre l’augmentation significative du niveau de dioxyde de carbone


actuellement présent dans l’atmosphère terrestre par rapport à il y a 800 ans.
Figure1.3 : l’augmentation significative du niveau de dioxyde de carbone actuellement
présent dans l’atmosphère terrestre par rapport à il y a 800 ans [climat.NASA.gov]

1.4. Développement durable

La définition la plus courante du développement durable est « un développement qui


satisfait les besoins des populations d'aujourd'hui sans compromettre la satisfaction des
besoins des populations futures » [commission Brundtland – 1987]. Dit plus simplement,
l'enjeu du développement durable est de répondre aux besoins des générations actuelles
sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins.

La notion du développement durable s'appuie sur trois piliers complémentaires qui sont
l'environnement qui représente des rapports sociaux dans un environnement vivable,
l'économie qui est une prise en compte de l'environnement avec une approche économique
viable et le social qui représente un développement économique équitable, auxquels on
pourrait ajouter le culturel. Ils sont représentés par trois cercles et leurs intersections
(figure1.4)

Figure 1.4: Les 3 piliers du développement durable ["Notre avenir à tous", le rapport
Brundtland issu des travaux de la commission des Nations unies pour l’environnement et le
développement, Paru en 1987]

Engager une politique de développement durable revient à faire en sorte que ces trois
cercles se superposent au maximum. Par conséquent, agir en faveur du développement
durable consiste à concilier au mieux ; le progrès économique, les conditions sociales et le
respect de l'environnement.

Aménageurs, urbanistes, maîtres d'ouvrage et promoteurs doivent donc établir des


compromis entre les exigences environnementales, sociales et économiques. [Arnaud
Diemer L’auteur est maître de conférences à l'Unversité Blaise Pascal de Clermont-Ferrand,
rattaché au laboratoire TRIANGLE de l'ENS de Lyon et au CERDI de l'Unversité d'Auvergne]

Aujourd’hui, la pensée du développement durable commence à se traduire dans la réalité


par des changements de pratiques.

De nombreux pays sont en train de prendre conscience de se développer sur le long terme,
ils doivent préserver leurs espaces naturels, leurs ressources, mais également mettre fonder
une société plus juste et plus égalitaire.

Figure 1.5 : les 3 paliers ; écologique, social et économique


1.4.1 : L’historique du développement durable

La première Conférence mondiale sur l'environnement de Stockholm en 1972 (figure 1.) engagea
les nations avec sa Déclaration de Stockholm et son Plan d'action. Elle donna également
naissance au Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et plaça véritablement
les questions écologiques au rang des préoccupations internationales.

Dix ans plus tard, en 1982, dans un contexte géopolitique compliqué, la Convention de Nairobi
établit timidement une première revue des actions entreprises.

Elle fut suivie dix ans après par la Conférence des Nations unies sur l'environnement et le
développement de Rio, organisée à Rio de Janeiro, en 1992. Cette conférence, aussi appelée
Sommet Planète Terre, se distingua des autres conférences des Nations Unies par sa taille et par
la gamme étendue des problèmes étudiés. L'ONU s'est efforcée, à Rio, d'aider les gouvernements
à réfléchir à nouveau au développement économique et à trouver les moyens de mettre fin à la
destruction de ressources naturelles irremplaçables et à la pollution de la planète. Deux des
documents majeurs produits durant ce sommet sont la Déclaration de Rio et le Plan d'action
mondial visant à promouvoir le développement durable aussi appelé Action 21.

En 1997, la Session extraordinaire de l'Assemblée générale consacrée à l'environnement, aussi


connue sous le son de Sommet Planète Terre+5 examinait la mise en œuvre d'Action 21et
proposait un programme relatif à la poursuite de sa mise en œuvre. Trois en plus tard en 2000,
le Sommet du Millénaire instaurait les huit objectifs du Millénaire (OMD) symbolisant le
développement durable. En 2002, le Sommet mondial sur le développement durable à
Johannesburg donna naissance à un nouveau Plan d'action de 153 articles.

C'est en 2005, 2008 et 2010 que les OMD furent revus à New York lors de réunions mondiales.
Ce dernier fut suivi en 2012, à Rio, de la Conférence des Nations unies sur le développement
durable, aussi appelée Rio+20.

En 2013, deux ans avant l'échéance des OMD, une dernière revue fut organisée à New York tout
en organisant déjà la prochaine échéance de 2015. [Programme des Nations unies pour
l'environnement]
Figure 1. : Les grandes dates du développement durable

[Techniques du bâtiment : l'enveloppe du bâtiment]

Conclusion

Le souci de prendre en compte et de protéger l'environnement, les ressources naturelles et


de lutter contre la pollution amène à un nouveau comportement : garantir le bien être
actuel sans compromettre celui des générations futures. A ce volet environnemental est lié
évidement un volet économique (produire et consommer autrement) et social (n'oublier
personne)… Ces trois préoccupations sont les piliers du développement durable. Chacun est
concerné, chacun peut agir, personnellement et professionnellement. La filière de la
construction est tout particulièrement concernée et doit se mobiliser parce qu'elle produit
des matériaux, les transporte, les met en œuvre pour des bâtiments qui s'inscrivent
durablement dans le paysage.
Chapitre 2 : Les matériaux écologiques
Introduction

Construire durable, c’est réduire les impacts sur l’environnement et l’écosystème tout en
préservant les standards de confort. En particulier, l’économie de l’énergie et le recours aux
énergies renouvelables prennent désormais une place importante dans l’acte de construire
ou de la décision de rénover. Dans cette démarche, le choix des matériaux et des produits
est primordial. L’objectif de l’utilisation de matériaux de construction écologiques est de
construire des structures efficaces tant sur le plan énergétique, social que l’efficacité du
cycle de vie.

2.1 Les matériaux de construction

On considère qu’un matériau de construction est écologique s'il répond aux critères
suivants:

● Son cycle de vie minimise l'énergie grise, les émissions de gaz à effet de serre,
ainsi que toutes les pollutions de l'air, de l'eau et de la terre

● Il est renouvelable

● Son impact sur la biodiversité est faible ou positif. [Rouen, métropole biosourcée ?
Potentiels et actions métropolitaines pour la promotion des matériaux écologiques dans la
construction, François Fleury]

Dans le domaine de la construction, les matériaux sont classés selon leur emploi dans
l’ouvrage. Ainsi on distingue :
2.1.1 Les matériaux écologiques de structure

Les matériaux de structure ont la propriété de résister


contre les forces importantes et d’assurer la
stabilité de l’ouvrage.

La qualité et le confort d’une maison dépendent


du type de matériaux de construction. Si vous vous
engagez dans la construction d’un
bâtiment, pensez à mettre un point d’honneur sur le
choix du matériau.

a. Le béton cellulaire

C’est un matériau de construction fabriqué à partir de matières premières naturelles :


calcaire, ciment et sable de quartz finement moulu. Lors de la fabrication, une faible
quantité d‘aluminium est ajoutée comme composant cellulaire. C’est un matériau naturel
aux performances écologiques, techniques et économiques exceptionnelles. Totalement
sain, léger grâce aux bulles d’air présentes dans sa structure, il est particulièrement facile à
installer, mais aussi porteur et résistant au feu.

Citons comme exemple le béton « Porit » est également un excellent isolant thermique qui
permet de réduire de 25 à 30% les besoins en énergie de chauffage d’une habitation. [1]

Figure 2.1 : béton cellulaire Porit


a. Ciment Cemroc

C’est un ciment sursulfaté ou ciment ternaire au laitier, c’est une alternative


environnementale en termes de ciment, il a la propriété de résister aux agressions chimiques
(sulfate et acide), il est fabriqué par la société « Holcim Ciments »

b. Brique POROTHERM

C’est un matériau noble, directement issu de la nature. Par ses propriétés, cette brique
contribue grandement au respect de l’environnement. Elle possède une isolation naturelle
et pérenne, ne demande aucune une énergie de climatisation en été et elle ne nécessite pas
l’ajout d’un isolant synthétique [2]
a b

Figure 2.2 : Brique POROTHERM

a : maison fabriquée par brique POROTHERM

b : exemple de brique POROTHERM

c. Le Thermopierre

C’est un matériau 100% écologique, il est composé de sable, de chaux, de ciment et d'eau.
Son cycle de vie est long (100 ans au lieu de 15).Il est le meilleur et le plus naturel des
isolants.

Figure 2.3 : Bloc Thermopierre

d. Le bois

Le bois est un matériau naturel qui vit et respire. Choisir le bois pour faire construire un
bâtiment est bénéfique pour préserver l’environnement et limiter les nuisances sur le
chantier. La maison en bois (figure 2.4.a) régule les températures : pendant l’hiver, le bois
conserve la chaleur ambiante de la maison ; et durant l’été, la maison va limiter la chaleur
intérieure pour offrir un confort optimal. Depuis longtemps, le bois est un matériau très
utilisé à la construction. Dans le cadre du revêtement de sol d’une maison, le parquet
(figure2.4.b) (Ensemble de frises ou de lamelles de boi s) est donc une bonne
solution. Il vous propose un revêtement dur et confortable.

Figure 2.4 : construction en bois

a : L’ossature bois

a b
b : parquet chene-massif-huile

i. Performances thermiques de matériaux de structures :

Le tableau ci-dessous représente la performance thermique de quelques matériaux


écologiques de construction de structures

Tableau 2.1 : performance de quelques


matériaux écologiques de construction de
structure.
Matériau Performance
Thermique

Le béton cellulaire 0.10W/m2.K


Porit 400kg/m3

Brique 0,19W/m².K
POROTHERM 20 Cm

Thermopierre 0.10W/m2.K

36 Cm

Le bois 0.039W/m2.k
2.1.2 Les matériaux écologiques de couverture

La couverture représente l’ensemble des matériaux et des ouvrages qui constituent la


surface extérieure d’un toit. Il existe différents types de matériaux de couverture tels que les
tuiles, les bardeaux bitumés et les ardoises.

Longtemps considérée du seul point de vue de ses fonctions couvrante et esthétique, la


toiture est appelée dans les prochaines années à jouer un rôle de premier plan pour réduire
l’impact des constructions sur l’environnement.

a. La végétalisation :

La toiture est un élément de la "coque" du bâtiment, Avec pignon et façade. Sa fonction avec
ces autres composants est de "séparer" Protège l'intérieur du bâtiment de l'extérieur et le
protège des différents types de charges et contre les sollicitations de divers agents : pluie,
vent, chaleur, froid, neige, bruit, la lumière solaire. Le toit est donc conçu comme un
élément de couverture et d’isolation [Tom Drevard Mémoire de Master 2 droit de
l’environnement].

Les toitures végétalisés (figure2.5) sont considérées comme l’une des mesures efficaces
participantes à améliorer le confort thermique en ville grâce à ses qualités de
rafraîchissement de la température ambiante et de réduction efficace de l'intensité de d’îlot
de chaleur urbain. En outre, la présence d’une couche végétale sur le toit permet de réaliser
de substantielles économies d’énergie en été, en diminuant le recours à la climatisation, et
aussi en hiver puisque l’isolation thermique en est renforcée.

Par ailleurs, les toitures vertes sont aussi utilisées pour compenser l'espace vert perdu à
cause du développement urbain, ce qui contribuerait à améliorer sensiblement le ressenti
visuel des édifices. [Les toitures végétalisées à Alger, pour une contribution à l'amélioration
du microclimat urbain méditerranéen, ATIK, TARIK]

Figure 2.5: toitures végétalisées


Caractéristiques techniques :

 Couche de trainage de 30 mm
 Couche de végétalisation de 90 mm
 Hauteur de croissance des plantes de 5 à 20 cm
 Poids à saturation d’eau : 120 kg /m2
 Reserve d’eau : 30 L

Figure 2.6 : Représentation-schématique-des-


composantes-dune-toiture végétalisée

b. Les couvertures métalliques

Les couvertures métalliques sont généralement réalisées à partir de feuilles de cuivre,


aluminium, zinc et aciers qui sont plats laminés à froid obtenus à partir d'une bobine et livrés
sous forme quadrangulaire (carré ou rectangle).

Pour ces toitures métalliques, les éléments d’étanchéité sont réalisés avec le même
matériau que celui utilisé pour le rampant dans le but d’éviter les phénomènes de corrosion
accélérés liés au contact de deux matériaux de potentiel différent. Ces éléments sont : rives,
faîtages et arêtiers, noues, égouts et raccords sur pénétration ou étanchéité. [Thèse
préparée au Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains (LEESU)]
Figure 2.7 : couverture et bardage à joint debout en acier

Exemple :

VM Zinc : marque internationale en zinc laminé fabriqués et commercialisés par l’unité


bâtiment du groupe Umicore, constitue la référence zinc dans le domaine du bâtiment. Les
systèmes VM Zinc (figure 2.8) contribuent notamment à toutes les cibles d’écoconstruction
parce qu’ils sont durables (40 à 100 ans) et recyclables (95% récupérés et réutilisés dans
différentes filières d’application), parce que leur fabrication nécessite peu d’énergie, parce
qu’ils demandent très peu d’entretien et parce que leur mise en œuvre ne génère pas de
nuisance de chantier. [batiproduits.com]

a b

Figure 2.8 : couverture zinc

a : couverture en Zinc

b : les composentes d’une couverture en Zinc


2.2 Les avantages des matériaux écologiques

Le secteur de la construction connaît de grandes turbulences. Certes ce Comprend de


nouvelles règles de conception exprimant une vision concrète du développement durable.
Cette tendance offre un large éventail d'opportunités. Des matériaux innovants et
performants, des sources recyclables et renouvelables apparaissent sur le marché. Ces
propriétés offrent des avantages spécifiques en termes d'efficacité énergétique, de confort
et d'environnement. [Vecteur Environnement, MICHEL LACHANCE]

Les matériaux écologiques présentent de nombreux avantages :

2.2.1 Un plus grand respect de l’environnement

Lors de la construction d'une maison écologique, les matériaux dits plus sains tant pour
l'environnement que pour la santé des occupants sont systématiquement privilégiés.
L'objectif est de limiter au maximum les émissions de dioxyde de carbone (CO2) dans
l'atmosphère, en tenant compte à la fois des performances énergétiques globales du
logement (qualité de l'isolation, besoins de chauffage, etc.) et, en particulier, la
consommation d'énergie primaire. Cette dernière prend également en compte les émissions
de CO2 lors des étapes de conversion des matériaux et de construction des logements.

2.2.2 Moins de consommation d’énergie

Du côté des isolants, l’accent est généralement mis sur des matières d’origine végétale ou
animale sont autant d’options pour éviter les pertes de chaleur. Leurs performances sont
aussi attractives que les produits synthétiques, avec la satisfaction complémentaire de faire
un geste pour l’environnement.

Une maison écologique, bien qu’elle représente un investissement plus conséquent qu’une
maison classique, représente donc un atout financier sur le long terme en matière
d’économies de chauffage.

2.2.3 Un air intérieur plus sain

Les matériaux écologiques vous permettent de jouir d’un cadre de vie plus sain et agréable,
ils s’avèrent également bien adaptés à la régulation de l’hygrométrie à l’intérieur de
l’habitation, évitant ainsi l’apparition de certaines pathologies liées à un taux d’humidité
trop élevé.

Conclusion

Depuis quelques années, le concept de développement durable s’enracine davantage


dans des applications concrètes qui en font une réalité tangible de notre quotidien.
Cherchant un équilibre entre les dimensions économique, sociale et environnementale, de
nouvelles approches apparaissent.

L’industrie du bâtiment, avec le concept de construction verte et ses plus-values


environnementales, illustre cette tendance. Le concept s’appuie sur des principes de
conception écologique et d’éco-efficacité et privilégie l’emploi de ressources renouvelables
et recyclables. Il vise aussi à prendre en compte l’ensemble du cycle de vie des produits
utilisés, générant ainsi des gains d’éco-efficacité, donc des économies monétaires.

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