PLAN DU SEMINAIRE:
Chapitre 1: Diagnostic de trésorerie et trésorerie
zéro.
Chapitre 2:Les conditions bancaires
Chapitre 3: Mise en place d’un système de gestion
de trésorerie en date de valeur
Chapitre 4: Budget de trésorerie
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Eléments de bibliographie :
-«La nouvelle trésorerie
d’entreprise»,[Link],[Link], Inter-
Edition,1991.
-« Gestion de trésorerie », [Link], édition
Vuibert ,1996.
-« Les techniques de banque, de crédit et de
commerce extérieur au Maroc»,[Link] édition
SECEA,2007.
- «Diagnostic financier et évaluation de l’entreprise
»,[Link] ABDELJALIL, édition consulting, 2006.
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Chapitre 1:Diagnostic de trésorerie
et trésorerie zéro
Plan du chapitre:
Section 1:les notions fondamentales,
Section 2: l’analyse des économies
réalisables,
Section 3: les économies réalisées sur les
procédures de trésorerie.
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] de la gestion de trésorerie:
La gestion de trésorerie a pour discipline de
référence la gestion financière, ce domaine a
été délaissé longtemps pour diverses raisons
et commence à prendre aujourd’hui une
importance croissante.
Plusieurs facteurs sont derrières ce
retournement. Nous pouvons les résumer
comme suit:
-la hausse généralisée des taux d’intérêt:
cette hausse se traduit au cours des
dernières années par un gonflement des frais
financiers qui rend plus évident la nécessité
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] de la gestion de trésorerie:
d’employer à bon escient les services bancaires,
-les fluctuations économiques ressenties par un
grand nombre d’entreprises, ont rendu d’une
part plus urgente, la chasse aux domaines de
gestion susceptibles d’être améliorés (couts
cachés). D’autre part, l’entreprise se meut dans
un univers aléatoire et sensible aux cycles
conjoncturels (expansion, inflation, récession)
qui affectent ipso facto sa trésorerie. Les
modifications de la conjoncture sont susceptibles
de provoquer une détérioration ou mauvaise
gestion de la trésorerie.
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] de la gestion de trésorerie:
-l’insuffisance des fonds propres: qui incite le
trésorier à prévoir et gérer efficacement les flux
financiers, à anticiper et garantir les risques
financiers et surtout à assurer la liquidité et
solvabilité de l’entreprise au moindre cout et ce
d’une manière permanente.
[Link] différentes approches de la trésorerie:
Nous pouvons distinguer deux approches de
trésorerie. Certains auteurs définissent la
trésorerie comme une différence entre les
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
valeurs réalisables et disponibles d’une part,
et les dettes à court terme, d’autre part
(approche bilancielle statique). D’auteurs
définissent la trésorerie en terme de flux
(approche dynamique);
*APPROCHE BILANCIELLE:
Cette approche nous renvoie aux trois outils
de base de l’analyse financière: le Fonds de
roulement, le besoin en fonds de roulement
et la trésorerie. Celle –ci n’est autre que la
différence entre le FR et le BFR.
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
Trésorerie = FR - BFR
-Si le FR est supérieur au BFR, la trésorerie sera
naturellement positive et le montant de cette
trésorerie doit se trouver intégralement dans
les comptes de trésorerie, soit être investi dans
certains postes immédiatement mobilisables
(ex. Bons de Trésor),
-Si le FR est inférieur au BFR, il existe un besoin
à financer recouvré par le recours aux crédits
bancaires, ce recours vient diminuer les besoins
en capitaux permanents, c’est-à-dire le FR
nécessaire pour maintenir l’équilibre financier.
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
Dans ce dernier cas de figure, la trésorerie
sera toujours considérée comme négative et
son montant réel est obtenu par différence
entre la trésorerie –actif et la trésorerie –
passif.
la trésorerie-actif comprend les
disponibilités courantes dégagées par
l’activité de l’entreprise,
la trésorerie –passif est représentée par les
concours bancaires et les soldes créditeurs
de banques.
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
Trésorerie nette = trésorerie-actif - trésorerie-passif
Cette trésorerie est qualifié de TRESORERIE
REELLE, à coté les spécialistes distinguent
aussi la TRESORERIE POTENTIELLE, qui
traduit la possibilité de l’entreprise de
mobiliser rapidement des fonds. Citons à
titre d’exemple, la capacité d’endettement
non utilisée qui représente pour une
entreprise une quasi-trésorerie. Aussi la
possibilité de mobilisation de crédits
constitue une trésorerie potentielle.
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
*APPROCHE DES FLUX FINANCIERS:
-la relation entre la CAF et la trésorerie de
l’entreprise:
La CAF représente un potentiel de la capacité
de l’entreprise à générer des flux par sa
propre activité. Cependant, il s’agit d’un flux
de fonds et non d’un flux de trésorerie, dans
la mesure où la CAF ne prend pas en compte
les décalages financiers.
Pour illustrer la relation entre la CAF et la
trésorerie de l’entreprise, prenons l’exemple
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
du cycle d’exploitation d’une entreprise dont
les données figurent ci-après:
-toutes les opérations sont réglées au
comptant à l’exclusion du premier
approvisionnement en matières premières et
des premiers couts de production,
-les stocks et la trésorerie de départ sont
nuls,
-les couts de production comprennent:
*des charges décaissables : matières,
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
charges de personnel, énergie, transport…
*des charges calculées: amortissement..
-l’entreprise est imposable au taux de 30%.
L’exploitation a été marquée par 4 étapes:
-étape 1:achat de matières premières de
50000 à crédit,
-étape 2: constatation des couts de
production de 25000 (dont charges de
personnel de 5000) et de la dépréciation de
l’actif immobilisé pour 10000.
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
-étape 3:vente de tous les produits finis pour
une valeur de 100000 réglée au comptant,
-étape 4:règlement des achats et des couts
de production y compris les charges de
personnel,
-règlement de l’impôt sur les résultats soit
4500.
Reprenons le schéma des écritures
successives et dressons le compte résultat.
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
COMPTES DE FLUX COMPTES DE STOCKS
FRS
Achats de MP
50000 50000
50000 20000 20000
Trésorerie
Couts de production
100000 50000
20000
25000 5000
4500
DEA
[Link] immob.
10000 10000
Ventes
Rémunération personnel
100000
5000 5000
IS
Etat, IS
4500
4500 4500
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
C.P.C.
ELEMENTS MONTANTS
VENTES 100 000
ACHATS 50 000
CHARGES DE PRODUCTION 25 000
DOTATIONS AUX AMORT. 10 000
IS 4 500
BENFICE NET 10 500
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
L’analyse du compte trésorerie fait ressortir
un solde de 20 500 qui correspond à:
-des encaissements pour un total de 100000;
-des décaissements pour un total de 79500.
On remarque que la variation de trésorerie
de 20500 correspond en fait à la CAF de la
période:
CAF = Bénéfice + dotations
= 10500 + 10000
= 20500
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
Dans un univers caractérisé par des
règlements au comptant et une variation de
stocks nulle, c’est-à-dire une variation du
BFR nulle, il y’a identité entre la CAF et la
variation de la trésorerie. Dans cette
hypothèse la CAF correspond à un véritable
flux de trésorerie. Malheureusement, cette
hypothèse d’école ne se vérifie jamais dans
la pratique, car l’entreprise doit
généralement gérer un stock outil pour
éviter les ruptures d’approvisionnement, et
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
consentir des crédits à sa clientèle pour
s’aligner sur les pratiques commerciales
sectorielles.
Voyons la situation de cette entreprise si un
crédit client de 5000 avait été accordé. Dans
ce cas, la variation de trésorerie n’aurait été
que de 15500 tandis que la CAF se
maintiendrait au niveau de 20500.
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
Hypothèse 1: crédit client de 5000
VENTES 100 000
- CREANCES A ENCAISSER 5 000
= ENCAISEMENTS 95 000
- DECAISSEMENTS 79 500
= VARIATION DE TRESORERIE 15 500
CAF 20 500
On remarque que la CAF de 20 500 ne correspond
pas au flux de liquidité disponible pour
l’entreprise de 15 500.
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
Hypothèse 2: crédit client de 25000
VENTES 100 000
- CREANCES A ENCAISSER 25 000
= ENCAISEMENTS 75 000
- DECAISSEMENTS 79 500
= VARIATION DE TRESORERIE -4 500
CAF 20 500
Cet exemple montre également l’absence de
correspondance entre la variation de la trésorerie
négative de 4500 et la CAF de 20500, ce qui
impose à l’entreprise de rechercher les
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
financements nécessaires pour résorber ce
déficit et éviter la cessation de paiement.
L’illustration développée ci-avant montre les
limites de la CAF qui s’est maintenue à
20500,alors que la capacité réelle de l’entreprise
pour faire face à des investissements, à des
remboursements d’emprunts, à un paiement de
dividendes….. …. n’a été successivement que de
15 500 et de -4500. En fait, la CAF n’est que
potentielle et ne correspond pas forcément à des
rentrées de trésorerie effectives.
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
-L’excédent de trésorerie d’exploitation (E.T.E):
L’indicateur pertinent de flux de trésorerie:
L’ETE est une notion simple qui peut être calculé
de deux façons:
APPROCHE DIRECTE:
ETE = Encaissements d’exploitation(C.A –
augmentation des crédit clients) –
Décaissements d’exploitation (Charges
d’exploitation –augmentation de la dette
fournisseurs – augmentation des autres dettes
d’exploitation).
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
- APPROCHE INDIRECTE:
ETE =EBE –Variation du BFRE.
Exemple 1:
Soit une entreprise qui a réalisé, au cours d’un
exercice donné, les opérations suivantes:
Encaissements de créances d’exploitation:80000
Règlement des dettes d’exploitation:48000
ETE = produits d’exploitation encaissés – charges
d’exploitation décaissées
ETE = 80000-48000
=32000
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
Exemple 2:
Au cours d’une période donnée, une entreprise a
effectué les opérations suivantes:
Ventes :85000
Achats :50000
Créances clients en début d’exercice: 9000
Créances clients en fin d’exercice: 14000
Dettes fournisseurs en début d’exercice:5000
Dettes fournisseurs en fin d’exercice:7000
NB. On retiendra l’hypothèse d’une variation de
stocks nulle.
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
Exemple 2:
EBE = 85000-50000 soit 35000.
Variation du BFR= (14000-9000) – (7000-5000)
= 3000
ETE = EBE – Variation du BFRE
=35000 – 3000
=32000
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
Exemple 3:
Vous disposez des informations suivantes
relatives à la société Beta info pour les
exercices N, N+1, et N+2 (en milliers de DHS ):
Eléments N N+1 N+2
Ventes de marchandises 500 550 635
Stocks de marchandises 150 160 190
Créances d’exploitation 200 230 275
Dettes d’exploitation 200 375 275
E.B.E. 75 75 100
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
Exemple 3:
TAF.
Calculer l’excédent de trésorerie d’exploitation
(ETE) pour les années N+1 et N+2 et
commenter les résultats obtenus.
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
Réponse:
Calcul du BFR
Eléments N N+1 N+2
Stocks 150 160 190
Créances d’exploitation 200 230 275
Dettes d’exploitation 200 375 275
BFRE 150 15 190
Variation du BFR - -135 +175
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
Réponse:
Calcul du ETE
N+1 N+2
EBE 75 100
Variation du BFRE -135 +175
ETE 210 -75
La baisse du BFRE en N+1, due à l’accroissement des dettes d’exploitation a eu
pour effet de conforter l’ETE en N+1. La dégradation enregistrée en N+2 est due à
l’accroissement du BFRE par l’augmentation des stocks, des créances et la baisse
des dettes.
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] différentes approches de la trésorerie:
L’ETE traduit l’excédent des liquidités sécrétées
par l’exploitation. Il s’agit d’un critère original
qui prend en considération les décalages
financiers et les variations de stocks. Cependant
Cet indicateur est limité au cycle d’exploitation
et ne reflète pas la trésorerie dans sa globalité,
d’où la nécessité d’un indicateur plus
synthétique qui n’est autres que l’Excédent de
trésorerie global (ETG), ce dernier se calcule
simplement comme suit:
ETG = CAF – Variation du BFR
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] fonction du trésorier:
C’est une fonction relativement récente,
même dans les entreprises d’une certaine
dimension .
Dans la majorité des entreprises, la fonction
du trésorier est confiée aux services
comptables. L’organisation suivante était
fréquente:
DIRECTEUR GENRAL
DIRECTEUR FINANCIER
SERVICE COMPTABILITE
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] fonction du trésorier:
cet organigramme est de nos jours celui d’un
certain nombre d’entreprises. La faiblesse
principale de l’organisation traditionnelle est le
rôle prépondérant des comptables dans la
réalisation des travaux de trésorerie.
En PME, la méconnaissance de la spécificité de la
fonction de trésorerie ne peut pas
s’accompagner de la création d’un service
particulier.
Dans la grande entreprise, la fonction trésorerie
est reconnue en tant que fonction autonome.
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] fonction du trésorier:
la trésorerie constitue alors une entité à part
séparée de la comptabilité et dépendante de
la direction financière.
Directeur Général
Directeur Financier
Service Trésorerie Service Comptabilité
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] fonction du trésorier:
Les fonctions du trésorier comme le montre
le schéma suivant concernent
essentiellement:
relation/négociation avec les banques
Gestion de la position de Décisions d’utiliser
Trésorerie à CT TRESORIER des crédits
Gestion des risques
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] fonction du trésorier:
Le trésorier est le principal responsable de
l’utilisation des services bancaires; à ce titre
il est désigné pour la négociation des
conditions bancaires. Il doit contrôler les
opérations bancaires, placer les excédents et
surtout assurer la liquidité et la solvabilité de
l’entreprise.
Dans l’entreprise n’ayant pas mis en place un
système de gestion de la trésorerie en dates
de valeur ;l’activité « trésorerie » comporte
généralement trois volets:
-établissement de la trésorerie en date
comptable;
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Section 1:les notions fondamentales
[Link] fonction du trésorier:
-établissement d’un budget de trésorerie
mensuel ou trimestriel;
-négociation avec les banques.
4.l’environnement du trésorier:
Le trésorier est le pivot de l’entreprise
pour ce qui est des flux financiers. En fait,
toutes les activités de l’entreprise se
retrouvent naturellement au niveau de la
trésorerie. Partant de ce fait, et en vue de
mieux gérer sa trésorerie, le responsable
de ce service doit entretenir des relations
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Section 1:les notions fondamentales
4.l’environnement du trésorier:
aussi bien avec les entités internes de
l’entreprise qu’avec les entités externes.
En interne, les principaux interlocuteurs sont
: le comptable, le contrôleur de gestion, le
commercial et la direction générale.
En externe, le trésorier est en relation avec
les banques, le marché financier et autres
partenaires (fournisseurs, clients,
administrations….).
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Section 2:l’analyse des économies
réalisables
[Link] gestion de trésorerie comptable:
Lorsque on analyse la gestion empirique de
la trésorerie dans la grande majorité des
entreprises, on observe que celles-ci gèrent
leur trésorerie en date comptable . Cela
signifie que la position banque est créditée
ou débitée le jour de l’enregistrement des
écritures comptables. Ces entreprises
détiennent une information « ERRONEE » du
point de vue de la trésorerie. Et par
conséquent, si les décisions courantes de
trésorerie (virements d’équilibrage des
comptes, mobilisation des crédits
d’escompte, de placement de fonds ) sont
prises à partir des soldes inexactes,
39
Section 2:l’analyse des économies
réalisables
[Link] gestion de trésorerie comptable:
forcément il y’a déperdition des frais ou
de produits financiers.
Exemple: un chèque émis en faveur d’un
fournisseur est pris en considération
immédiatement même s’il n’est
effectivement débité à la banque que
quelques jours, voire quelques semaines
plus tard. Un chèque reçu est
immédiatement enregistré, même s’il
n’est remis à la banque que plusieurs
jours après.
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Section 2:l’analyse des économies
réalisables
[Link] gestion de trésorerie comptable:
Du point de vue trésorerie, cette situation
comptable présente des inconvénients: elle
ne représente pas la réalité bancaire et peut
donc engendrer des décisions erronées et
onéreuses.
[Link] gestion de trésorerie en date de valeur:
L’information détenue par les entreprises qui
gèrent leur trésorerie en date comptable
induit mécaniquement des décisions qui
engendrent des frais financiers importants.
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Section 2:l’analyse des économies
réalisables
[Link] gestion de trésorerie comptable:
[Link] gestion de trésorerie en date de valeur:
Pour minimiser ces frais, il est
indispensable d’avoir en permanence une
information « exacte ». Ceci est possible
par la MISE EN PLACE D’UN SYSTÈME DE
GESTION DE TRESORERIE EN DATE DE
VALEUR. Ce système vise à créer de
façon interne, au jour le jour, et
banque par banque, les échelles
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Section 2:l’analyse des économies
réalisables
[Link] gestion de trésorerie comptable:
[Link] gestion de trésorerie en date de valeur:
d’intérêts que l’entreprise reçoit
généralement trimestriellement. Il permet
également de contrôler de façon
automatique les conditions bancaires, il aide
le trésorier à prendre une décision pour les
principaux arbitrages entre
placement/découvert ;escompte/découvert…
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Section 2:l’analyse des économies
réalisables
[Link] gestion de trésorerie comptable:
[Link] réduction de l’encaisse de trésorerie non
disponible:
L’encours de trésorerie non disponible,
appelé parfois «float »,est la somme à un
instant donné de tous les règlements
effectués par les clients mais non encore
crédités aux comptes de l’entreprise, en
raison notamment du délai de traitement des
opérations ou de la négligence des
créanciers.
NB. « Float » signifie aussi « fonds flottants ».
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Section 2:l’analyse des économies
réalisables
[Link] gestion de trésorerie comptable:
[Link] réduction de l’encaisse de trésorerie non
disponible:
En effet, dans le déroulement d’une
opération d’encaissement on peut constater
qu’il s’écoule plusieurs jours entre le
moment où le paiement est effectué par le
débiteur et celui où la somme
correspondante est utilisable par
l’entreprise, c’est-à-dire dispose
matériellement des fonds. Cet écart est le
délai mort associé à l’opération. Pour
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Section 2:l’analyse des économies
réalisables
[Link] gestion de trésorerie comptable:
[Link] réduction de l’encaisse de trésorerie non
disponible:
certains encaissements, en particulier les
chèques hors place bancable, le délai peut
atteindre quelques jours;
Les facteurs liés à ce délai mort se résume
comme suit:
-le retard du client à payer,
-le temps de transit entre le client et
l’entreprise,
46
Section 2:l’analyse des économies
réalisables
[Link] gestion de trésorerie comptable:
[Link] réduction de l’encaisse de trésorerie non
disponible:
-le temps de traitement à l’intérieur de
l’entreprise,
-enfin, les jours de valeur.
les deux premières étapes sont très difficiles à
contrôler, le trésorier ne peut intervenir que
lorsqu’il constate un abus de la part de
certains clients. Par contre, les deux autres
sont sous sa responsabilité directe. Concernant
les jours de valeur, ils peuvent être remis en
47
Section 2:l’analyse des économies
réalisables
[Link] gestion de trésorerie comptable:
[Link] réduction de l’encaisse de trésorerie non
disponible:
cause dans le cadre d’une négociation avec
les banques.
[Link] coordination des comptes bancaires:
Au travers de l’exemple suivant, nous
pouvons mettre en exergue l’intérêt de la
coordination des comptes bancaires.
Considérons une entreprise cliente de deux
banques X et Y et usant de crédit par caisse
chez les deux banques. Supposons que sur
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Section 2:l’analyse des économies réalisables
une période de 10 jours, ses comptes dans les deux
banques évoluent comme suit:(montants en milliers)
Jour Position de trésorerie Position de trésorerie Position fusionnée
Banque X Banque Y
1 1000 (4000) (3000)
2 2000 (3000) (1000)
3 3000 (2000) 1000
4 4000 (1000) 3000
5 (1000) (2000) (3000)
6 (2000) (3000) (5000)
7 (1000) 4000 3000
8 (2000) 5000 3000
9 (1000) 2000 1000
10 (4000) 1000 (3000)
Total Nombres
débiteurs
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Section 2:l’analyse des économies
réalisables
[Link] gestion de trésorerie comptable:
[Link] coordination des conditions bancaires:
les chiffres entre parenthèse correspond à
des soldes débiteurs.
on constate que les deux comptes sont gérés
de façon indépendante et génèrent des couts
importants: En supposant un taux d’intérêt
de 12%, les intérêts débiteurs s’élèvent à
8667 dhs.
Banque X Banque Y Total
Intérêts 3667 5000 8667
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Section 2:l’analyse des économies
réalisables
[Link] gestion de trésorerie comptable:
[Link] coordination des conditions bancaires:
Supposons maintenant que les deux comptes
aient été coordonnés, le compte fusionné
aurait suivi les fluctuations suivantes:
Montants
Intérêts débiteurs 5000
NB.
Intérêts débiteurs = Nombres débiteurs* taux de découvert / 36 000
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Section 3:les économies réalisables sur
les procédures de trésorerie
[Link] gestion de trésorerie comptable:
[Link] sur les encaissements:
*le circuit de facturation:
L’analyse d’un circuit de facturation implique
généralement deux remarques
fondamentales à savoir:
-l’existence fréquente de délai entre le fait
générateur de la facturation et la facturation.
Tout délai est susceptible d’engendrer des
frais financiers.
-les conditions commerciales non précisées
sur les factures sont la cause de retard de
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Section 3:les économies réalisables sur
les procédures de trésorerie
[Link] gestion de trésorerie comptable:
[Link] sur les encaissements:
paiement des clients.
*le circuit d’encaissement:
Pour les chèques, ce circuit se caractérise
généralement pat trois phases:
-une phase interne allant de la réception du
chèque au courrier, jusqu’au départ de
chèque de l’entreprise. Il est souhaitable de
remettre le jour J à la banque les chèques
reçus le même jour. L’objectif visé est de ne
pas faire trainer les chèques reçus dans
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Section 3:les économies réalisables sur
les procédures de trésorerie
[Link] gestion de trésorerie comptable:
[Link] sur les encaissements:
l’entreprise .
-Lorsque la transmission est faite par
courrier (voie postale), l’entreprise ne peut
pas prévoir avec exactitude le délai de
prise en charge des chèques par la banque.
Il est souhaitable que les chèques soient
remis à un coursier qui s’occupera de la
transmission.
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Section 3:les économies réalisables sur
les procédures de trésorerie
[Link] gestion de trésorerie comptable:
[Link] sur les encaissements:
-la phase de prise en compte bancaire: les
banques ne décomptent pas les jours de
valeur de la même façon si le chèque est
remis à 10 heure du matin ou à 15h30. Ce
phénomène est du à l’existence de l’HEURE
DE CAISSE, qui est le moment de la journée
où le jour même devient le lendemain ( le
minuit bancaire). Il faut connaitre cette
heure avec précision pour organiser le
passage du coursier et ne pas perdre des
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Section 3:les économies réalisables sur
les procédures de trésorerie
[Link] gestion de trésorerie comptable:
jours de valeur.
[Link] sur les décaissements:
Les économies potentielles sont fonction des
facteurs suivants:
*le respect des dates limites de paiement: le
trésorier doit toujours vérifier qu'il ne paie
pas trop tôt; en effet gagner quelques jours
de valeur sur les paiements représentent des
économies non négligeables.
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Section 3:les économies réalisables sur
les procédures de trésorerie
[Link] gestion de trésorerie comptable:
[Link] sur les décaissements:
*le choix des modes de les
paiement:
possibilités de paiement offertes à
l’entreprise sont variées: chèque, effet,
virement…..Dans le cas, par exemple, de
paiement par chèque, l’entreprise est débitée
J-1 ouvrable alors que le fournisseur est
crédité J+2 ouvrable.
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Section 3:les économies réalisables sur
les procédures de trésorerie
[Link] gestion de trésorerie comptable:
[Link] sur les décaissements:
*la centralisation et la concentration des
paiements: la réduction des frais financiers
passe avant tout par celle de la réduction des
centres de dépenses. Toutes les dépenses
doivent normalement transiter par le
trésorier et dépendre directement de lui-
même. Ces dépenses doivent être également
concentrées, c’est-à-dire mettre en place une
procédure d’envoi des chèques ( fixer une
journée donnée pour l’envoi des chèques).
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