2015-01-15 DS 4 Mathématiques – corrigé HX1
Exercice 1 (Question de cours)
x2 x4
1) ln(cos(x)) = − − + o(x5 ) 5) Soit f continue, y1 < y2 dans U (f ), et A > 0. Soit y0 ∈ [y1 , y2 ]. On veut
√ 2 12
2 π 1 π 2 montrer que U (f ) est convexe, donc que y0 ∈ U (f ).
2) sin(x) = 1+ x− − x− . Par définition de U (f ), ∃x1 > A/f (x1 ) = y1 . De même, on sait que :
2 4 2 4
∃x2 > x1 /f (x2 ) = y2 . Alors par le TVI sur l’intervalle [x1 , x2 ], on sait qu’il
1 π 3 1 π 4 1 π 5 π 5
− x− + x− + x− +o x− existe x0 > x1 > A/f (x0 ) = y0 .
3! 4 4! 4 5! 4 4
Au final, U (f ) est convexe donc c’est un intervalle.
−1 −1
3) Si AB sont inversibles, alors (AB)(B A ) = In .
6) Soit y ∈ R et A > 0.
Exercice 2 (Valeurs ultimes) Sur l’intervalle [0; A], la fonction f est bornée, notons m et M ses
1)
A bornes. Alors par surjectivité, ∃x1 ∈ R/f (x1 ) = max(M, y) + 1 et
a) Pour tout y ∈ [−1; 1], pour tout A > 0, on note n = E + 2. Alors
2π ∃x2 ∈ R/f (x2 ) = min(m, y) − 1. Par construction, x1 et x2 sont supérieurs à
arcsin(y) + 2πn > A et sin(arcsin(y) + 2πn) = y. A et f (x1 ) > y et f (x2 ) < y. Alors par continuité, ∃x0 ∈ [x1 , x2 ]/f (x0 ) = y,
Finalement, U (sin) = [−1; 1]. et x0 > A.
+ +
Considérons f : x 7→ 1 − e−x sin(x). Par f , −1 et 1 n’ont pas d’anté-
b) f est une fonction
continue. Soit y ∈ R et A ∈ R . Pour tout k entier 7)
A cédents sur R+ donc ne sont pas dans U (f ). En revanche, ∀y ∈]0; 1[, on
y π
tel que k > E + 1 et k > E + 1 , f (2kπ + ) > 2kπ > y et
2π 2π 2 note ε = 1 − y. Alors pour tout k entier tel que 2kπ > − ln ε, f (2kπ) = 0
π et f (2kπ + π/2) > 1 − ε > y. Par continuité de f , y a un antécédent
f (2kπ) = 0. Alors d’après le TVI, il existe x compris entre 2kπ et 2kπ +
2 sur cet intervalle, donc y ∈ U (f ). On raisonne de manière similaire pour
(donc en particulier x > A tel que f (x) = y.
π y ∈] −1; 0[. Donc
U (f ) =] − 1; 1[. Finalement, on démontre sans problème
Pour y ∈ R− , on procède de même entre 2kπ − et 2kπ. f +1
2 que U =]0, 1[.
2
2) Soit y ∈ U (f ).
∀n > 0, on sait qu’il existe x tel que x > n et f (x) = y. On pose alors f (x)
xn un tel x. On a alors une suite (xn ) avec ∀n, xn > x donc xn → +∞ et
∀n, f (un ) = y.
Inversement, supposons qu’on a une telle suite xn , et soit A > 0. Par défini-
tion de xn → +∞, on a ∃N/∀n > N, xn > A. Donc en particulier, xN > A
et f (xN ) = y.
3) Soit y ∈ R. On sait d’après la question 2 qu’il existe une suite (xn ) vérifiant
xn → +∞ et ∀n, f (xn ) = y. Or d’après la caractérisation séquentielle de la x
limite, on a f (xn ) → +∞, ce qui est absurde, donc U (f ) = ∅.
8) Soit ε > 0. D’après notre hypothèse, ε et −ε ne sont pas des valeurs ultimes
4) a) Soit y ∈ U (f ). On sait qu’il existe (xn ) qui tend vers +∞ telle que de la fonction, donc on sait que ∃A/∀x > A, f (x) 6= ±ε.
f (xn ) = y. Par caractérisation séquentielle de la limite, f (xn ) → l. Or Cela signifie, d’après le TVI, que f ([A; +∞[) est contenu soit dans ] − ∞; −ε[
∀n, f (xn ) = l, donc y = l. soit ]−ε; ε[ soit ]ε; +∞[. Or on dispose également d’un x > A tel que f (x) = 0,
1 donc f ([A; +∞[) ⊂] − ε; ε[. Il s’agit précisément de la définition de f (x) → 0.
b) Soit f : x 7→ . f est bien définie sur R+ et converge vers 0. Or 0
x+1
n’a aucun antécédent par f , donc en particulier 0 ∈ / U (f ), et du coup
U (f ) = ∅.
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Exercice 3 (Inversion de matrices symétriques) On a alors D = P −1 AP avec P , A et P −1 inversibles. Donc D l’est aussi
I Préliminaires d’après la question de cours.
4) En utilisant AP = P D, on a AP D−1 P −1 = In (Attention à l’ordre de mul-
1) On note M = (mi,j ) et (d1 , . . . dn ) les coefficients de D sur la diagonale.
n tiplication !). Donc A−1 = P D−1 P −1 . De plus ∆−1 = P −1 (t P )−1 .
Donc A−1 = P D−1 ∆−1t P .
X
On peut alors calculer [DM ]i,j = [D]i,k mk,j
1
k=1 5) Les coefficients diagonaux de D−1 sont les et les coefficients diagonaux de
Dans cette somme, tous les termes sont nuls sauf pour k = i, et on a donc di
[DM ]i,j = di mi,j 1
∆−1 sont les .
En procédant de même, on a [M D]i,j = dj mi,j δ i
pi,j
2) multiplier par D à gauche revient à multiplier chaque ligne i par di . On a alors [P D−1 ]i,j =
dj
Multiplier par D à droite revient à multiplier chaque colonne j par dj . −1 −1 pi,j
[P D ∆ ]i,j =
3) Si i 6= j, alors dj δ j
n
[DM ]i,j = [M D]i,j ⇔ di mi,j = dj mi, j. Or di 6= dj , donc mi,j = 0. X pi,k pj,k
bi,j = [P D−1 ∆−1t P ]i,j =
Comme c’est vrai pour tout couple i, j, on en déduit que la matrice M est dk δk
k=1
diagonale.
Exercice 4 (Convergence de suites)
II Présentation de la méthode I Convergence de suites récurrentes
1) Si AP = P D, alors c’est vrai également des matrices transposées, donc 1) a) La fonction étant C 1 , f 0 est continue, donc lim f 0 (x) = f 0 (l). En
t
(AP ) = t (P D), donc t P t A = t Dt P . x→l
t t uilisant (1 − ε − |f 0 (l)|) > 0, on sait qu’il existe ν > 0 tel que
Par symétrie de A et de D (qui est diagonale), on a bien : P A = D P .
∀x ∈ [l − ν, l + ν], |f 0 (x) − f 0 (l)| 6 (1 − ε − |f 0 (l)|). On a alors
2) Calculons t P AP . |f 0 (x)| = |f 0 (x) − f 0 (l) + f 0 (l)| 6 |f 0 (x) − f 0 (l)| + |f 0 (l)| 6 1 − ε = k
En utilisant l’énoncé, on a t P AP = t P P D. b) Soit x ∈ [l − ν, l + ν]. D’après le théorème des accroissements finis, on a,
D’après la question précédente, on a t P AP = Dt P P . sur cet intervalle, |f (x) − f (l)| 6 k|x − l| 6 ν.
Donc ∆ = t P P commute avec D diagonale dont les coefficients diagonaux Or f (l) = l, donc |f (x) − l| 6 ν, donc f (x) ∈ [l − ν, l + ν].
sont deux à deux distincts. Donc d’après le préliminaire, ∆ est diagonale.
Ainsi, l’intervalle [l − ν, l + ν] est stable par f , ce qui assure qu’il est inclus
3) Xn Xn dans A.
i. δk = [∆]k,k = [t P ]k,l [P ]l,k = p2l,k
c) On le démontre par récurrence sur n.
l=1 l=1
ii. Une matrice diagonale est inversible si et seulement si elle n’a aucun 0 Init : Pour n = 0, |u0 − l| = |x − l| 6 k 0 |x − l|.
sur sa diagonale. Ici, les coefficients diagonaux de ∆ sont les sommes Héréd : Supposons que ce soit vrai au rang n. Alors :
des carrés des éléments d’une colonne de P . Or d’après l’énoncé, aucune |un+1 − l| = |f (un ) − f (l)| 6 k|un − l| 6 kk n |x − l|. Donc la propriété est
colonne de P n’est nulle, donc aucun coefficient diagonal de ∆ n’est nul, vraie au rang n + 1.
donc ∆ est inversible. Comme k < 1, k n → 0, donc |un − l → 0, donc un → l.
−1 −1t
Soit ∆ son inverse. On a alors ∆ P P = In , donc P est inversible d) l est un point fixe attractif car si la suite se trouve pour une valeur de n
avec P −1 = ∆−1t P . dans un voisinage de l, alors elle ne peut que converger vers l.
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2) f 0 (l) − 1 En remplaçant par la valeur de λ trouvée au a), on a bien :
a) On utilise la définition de la limite, avec ε = . Alors il existe f 00 (c)
20 f (b) = l + f 0 (l)(b − l) + (b − l)2 et c ∈ [l − ν, l + ν].
0 0 f (l) + 1 2
ν > 0 tel que ∀x ∈ [l − ν, l + ν], f (x) > f (l) − ε = > 1.
2 2) On utilise les résultats du 1) en prenant b = un .
b) D’après l’inégalité des accroissements finis, on a alors, pour x ∈ [l−ν, l+ν], 0 f 00 (cn )
|f (x) − f (l)| ≥ |x − l|, ce qui démontre le résultat attendu. Alors un+1 − l = f (un ) − l = f (l)(un − l) + (un − l)2 . Notons que la
2
c) Soit (un ) une telle suite qui converge vers l. valeur de c dépend de celle de b, donc, dans notre cas, elle dépend de n.
Alors ∃N/∀n > N, |un − l| 6 ν. f 00 (cn )(un − l)
Donc en posant wn = , on a bien
Alors d’après la question précédente, à partir de ce rang, la suite |un − l| 2f 0 (l)
est croissante, positive, et tend vers 0. Elle doit donc être complètement un+1 − l = f 0 (l)(un − l)(1 + wn ).
nulle (sinon, on peut trouver un terme positif, et tous les termes sont Par ailleurs, cn est toujours sur l’intervalle [l−ν, l+ν]. Sur cet intervalle, f 00 est
positifs). continue donc elle est bornée par un réel M . D’après le I, |un −l| 6 k n |u0 −l|.
|wn | M |u0 − l|
Note : En revanche, on peut trouver des suites qui convergent dans ce cas On a donc n 6 qui est une constante, donc
2
sans être constantes. Par exemple avec f (x) = x et u0 = −1, on a bien k 2|f 0 (l)|
n
1 qui est un point fixe avec f 0 (1) > 1, un → 1, mais pourtant (un ) n’est wn = O(k ).
pas constante. 3) Démontrons ce résultat par récurrence : pour n = 0, on a bien
−1
d) Pour qu’une suite converge vers l, il est alors nécessaire que la suite arrive Y
(u0 − l) = f 0 (l)0 (u0 − l) (1 + wi ).
directement sur l, et une petite variation dans la suite (un ) change la i=0
limite de celle-ci. Si le résultat est vrai au rang n, alors
Il est donc naturel de dire que le point fixe est répulsif. Pour autant, on n−1
!
Y
0 0 n
peut – trouver des fonctions telles que l y est un point fixe répulsif, mais (un+1 − l) = f (l) f (l) (u0 − l) (1 + wi ) (1 + wn ) donc
où « presque » toute suite converge vers l. Par exemple, on peut prendre n
i=0
f (x) = 3x sur ] − 1, 1[ et f (x) = 0 partout ailleurs. Alors 0 est répulsif, 0 (
(un+1 − l) = f (l) n + 1)(u0 − l) (1 + wi ).
Y
mais toute suite converge vers 0. Par contre, f n’est pas C 1 . . . i=0
II Vitesse de convergence en un point fixe attractif 4) On sait que la suite wn converge vers 0. On peut alors appliquer la définition
de la convergence avec ε = 1/2, et on a alors à partir d’un certain rang,
1) wn > −1/2 donc wn + 1 > 0.
f (b) − l − f 0 (l)(b − l)
a) Comme b 6= l, (b−l) 6= 0, donc il suffit de poser λ = . 5)
(b − l)2 ln(1 + wn ) ln(1 + wn ) wn
a) ∀n, = . Or wn converge vers 0 (d’après le théo-
b) Pour cette valeur de λ, on a g(l) = g(b) = 0, donc d’après le théorème de kn wn kn
Rolle, il existe t compris entre l et b tel que g 0 (t) = 0. rème des gendarmes, wn se situant entre −M k n et M k n qui tendent toutes
ln(1 + wn ) wn
De plus, pour tout x, g 0 (x) = f 0 (x) − f 0 (l) − 2λ(x − l) donc g 0 (l) = 0. les deux vers 0), donc tend vers 1, donc elle est bornée. n
wn k
D’après le théorème de Rolle à nouveau, on peut trouver un élément c est bornée également, donc finalement, on a bien vn = O(k n ). D’après le
entre l et t (donc entre l et b) tel que g 00 (c) = 0. Xn
c) Notons que pour tout x, g 00 (x) = f 00 (x) − 2λ. On a alors avec le c de la résultat admis, vk converge (on peut compléter la somme en posant
f 00 (c) k=N
question précédente, g 00 (c) = 0 soit f 00 (c) = 2λ, donc λ = . vi = 0 pour i < N ). On note v∞ sa limite.
2
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b) Commençons par montrer qu’aucun wi ne peut valoir −1. Si c’était le cas, f 00 (l)
On peut donc écrire : un+1 − l = (un − l)2 (1 + wn ), avec
on aurait d’après la question 2) ui+1 − l = 0 donc (un ) serait constante 2
à l à partir du rang i, ce qui n’est pas possible par hypothèse. Donc tous f (3) (cn )(un − l)
wn = .
les wi sont différents de −1. 3f 00 (l)
Soit maintenant n > N . Or f (3) est bornée sur [l − ν, l + ν], et (un − l) = O(k n ), donc wn = O(k n ).
n n
!
Y X 3) En particulier, wn converge nécessairement vers 0 d’après le théorème des
(1 + wk ) = exp vk converge vers exp(v∞ ) qui est non nul. f 00 (l)
k=N k=N gendarmes, donc (1 + wn ) converge, et est donc borné. Notons M un
2
N −1
Y majorant, et on a alors : |un+1 − l| 6 M (un − l)2 .
(1 + wk ) est également non nul.
k=0
4) Si un est une approximation de un à p chiffres après la virgule, alors on a
n
Y |un − l| 6 10−p , donc |un+1 − l| 6 M 10−2p . Ainsi, à la constante M près
Ainsi, (1 + wk ) converge vers le produit des deux, qui est non nul. On (qui rentre dans l’ordre de grandeur, surtout si p est grand, on a alors une
k=0 précision de l’ordre de 2p chiffres après la virgule.
note y cette limite. 5) Du coup, avec l’idée qu’on multiplie le nombre de chiffres après la virgule, on
c) On pose alors λ = (u0 − l)y. peut approcher l avec p chiffres après la virgule en environ log 2 (p) termes.
un − l
Qn−1
(1 + wi ) C’est une convergence très rapide !
Alors ∀n, 0 n = i=0 → 1, il y a donc bien équivalence.
λf (l) y
III Point fixe superattractif
1) 00
f (b) − l − f 2(l) (b − l)2
a) Comme b − l 6= 0, on peut poser λ = ce qui donne
(b − l)3
le résultat voulu.
b) Par construction, on a g(l) = 0 et g(b) = 0. On peut donc en déduire qu’il
existe t1 entre l et b tel que g 0 (t1 ) = 0.
De plus, ∀x, g 0 (x) = f 0 (x) − f 00 (l)(x − l) − 3λ(x − l)2 . Donc g 0 (l) = 0, et
d’après Rolle, il existe t2 tel que g 00 (t2 ) = 0.
Enfin, ∀x, g 00 (x) = f 00 (x) − f 00 (l) − 6λ(x − l) donc g 00 (l) = 0 donc on peut
trouver c entre t2 et l (donc entre b et l) tel que g (3) (c) = 0.
c) On a alors g (3) (c) = f (3) (c) − 6λ, soit
f 00 (b) f (3)
(c)
f (b) = l + (b − l)2 + (b − l)3 .
2 6
2) Soit n ∈ N. En utilisant un à la place de b dans la question précédente, on
f 00 (un ) f (3) (cn )
sait qu’il existe cn tel que f (un+1 ) − l = (un − l)2 + (un − l)3 .
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