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Calcul et Propriétés des Déterminants

Ce document définit les déterminants de matrices et explique comment les calculer. Il présente la règle de Sarrus pour les déterminants d'ordre 3 et la formule générale pour les déterminants d'ordre n. Des propriétés et exemples de calcul de déterminants sont également fournis.

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Calcul et Propriétés des Déterminants

Ce document définit les déterminants de matrices et explique comment les calculer. Il présente la règle de Sarrus pour les déterminants d'ordre 3 et la formule générale pour les déterminants d'ordre n. Des propriétés et exemples de calcul de déterminants sont également fournis.

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AIT-IKHLEF.

N Chapitre 4 : Les déterminants

Déterminants

Définition :

Soit A = (aij)  Mn(K), le déterminant de A est l’élément de K noté det A ou

Comment calculer det A ?

1) Déterminant d’ordre 2 :

a b  a b
Soit A     M 2 ( K ) alors det A   ad  bc
c d  c d

2) Déterminant d’ordre 3 : règle de Sarrus

a b c  a b c a b c
 
Soit A   d e f   M 3 ( K ) alors det A  d e f  d e f  aei  bfg  dhc  ceg  afh  bdi
g h i 
  g h i g h i

Exemple :

Calculer le déterminant de la matrice suivante en utilisant la règle de sarrus :

En utilisant la règle de sarrus :

donc :

Conclusion :

3) Cas général :

Soit A une matrice de Mn(K),


On note par A i j la matrice d’ordre (n – 1) déduite de A en supprimant la ième ligne et la jème
colonne

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AIT-IKHLEF.N Chapitre 4 : Les déterminants

On appelle déterminant de A développé suivant la ième ligne la quantité :

det A   1 ai1 det Ai1   1 ai 2 det Ai 2     1


i 1 i2 in
ain det Ain
n
   1
ik
aik det Aik
k 1

On appelle déterminant de A développé suivant la jème colonne la quantité :


det A   1 a1 j det A1 j   1 a 2 j det A2 j     1 a nj det Anj
1 j 2 j n j

n
   1
k j
a kj det Akj
k 1
Exemple :
1 2 0
 
Calculer det A où A   3 1 2 
0 1 0
 
1ère Méthode : développement suivant la 3ème ligne :
2 0 1 0 3 3 1 2
det A   1 .0.   1 .( 1).   1 0
31 3 2
 1.2  3.0  2
1 2 3 2 3 1

2ème Méthode : développement suivant la 3ème colonne :


3 1 1 2 1 2
det A   1 .0.   1 .2.   1 .0.
1 3 23 3 3
 ( 1).2.( 1)  2
0 1 0 1 3 1

3ème Méthode : développement suivant la 2ème ligne :


2 0 1 0 1 2
det A   1 .3.   1 .1.   1 .2.
21 2 2 23
 ( 3).0  1.0  ( 1).2.( 1)  2
1 0 0 0 0 1

Propriétés des déterminants :

1) det In = 1
2)  K,  A  Mn(K) ; det ( A) = n det A
3)  A, B  Mn(K), det(A B) = (det A ). (det B)
1
4) A inversible  det A  0 et det A 1 
det A
5)  A Mn(K) , det ( A) = det A.
t

6) le déterminant d’une matrice triangulaire supérieure ou triangulaire inférieure est égale


au produit des éléments diagonaux de A alors:

si A = (aij)  Mn(K) alors det A = a11.a22 . a33 … a n n .


7) lorsqu’on multiplie chaque colonne numéro j par un scalaire , le déterminant est
multiplié par le produit des .
8) lorsqu’on multiplie chaque ligne numéro i par un scalaire , le déterminant est multiplié
par le produit des .

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AIT-IKHLEF.N Chapitre 4 : Les déterminants

9) pour que le déterminant d’une matrice soit nul il faut et il suffit que la famille des
colonnes soit liées, en particulier si l’une des colonnes d’une matrice A est nulle alors
det A = 0.
10) pour que le déterminant d’une matrice soit nul il faut et il suffit que la famille des lignes
soit liées, en particulier si l’une des lignes d’une matrice A est nulle alors
det A = 0.
11) le déterminant ne change pas de valeur si on ajoute à une colonne une combinaison
linéaire des autres colonnes.
12) le déterminant ne change pas de valeur si on ajoute à une ligne une combinaison linéaire
des autres lignes.

Simplification du calcul d’un déterminant :

Il est préférable de calculer un déterminant suivant la rangée (ligne ou colonne) qui contient
le plus de zéros.
Par conséquent : quand n  3 on préfère transformer le déterminant en déterminant
triangulaire ou en un déterminant qui contient le plus de zéros possible.
Exemple :

1 0 1 2 1 0 1 2 1 0 1 2
0 1 2 3 0 1 2 3 0 1 2 3 5 7
   1.1.  12
1 3 2 0 0 3 1 2 0 0 5 7 1 1
2 3 2 1 0 3 0 3 0 0 1 1

ou bien

 1 0 1 2 1 0 0 0 1 0 0 0
     
 0 1  2 3  0 1 2 3  0 1 0 0 5 7
det  det  det  1.1.  30  42  12
1 3  2 0   1 3 1 2   1 3 5  7  6 6
     
 2  3 2 1  2  3 0  3  2 3 6 6 
     

Calcul de l’inverse d’une matrice en utilisant le déterminant :

Définition 1:
Soit A = (aij) Mn(K), on appelle cofacteur de la place (i, j) dans A et on note Ci j le nombre
Cij   1 det Aij 
i j

Où Ai j est la matrice d’ordre (n – 1) extraite de A en supprimant la ième ligne et la jème


colonne.

Définition 2 :
On appelle comatrice de A la matrice carrée d’ordre n définie par

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AIT-IKHLEF.N Chapitre 4 : Les déterminants

Où Ci j est le cofacteur de la place (i, j) dans A.

Théorème :
Soit A = (aij) Mn(K), inversible alors
A 1 
1 t
comA
det A

Exemple :

1 2 0
 
Soit A   3 1 2   M3( R).
0 1 0
 

calculer A – 1 si elle existe.


On a
1 0
det A   1.( 1).  1.2  3.0  2  0  A est inversible
3 2
on calcul d’abord la comatrice de A

 1 2  3 2 3 1
C11   1 det
11
  2; C12  ( 1) 3 det   0; C13  ( 1) 4 det   3
 1 0 0 0 0  1
 2 0 1 0 1 2
C 21  ( 1) 3 det   0; C 22  ( 1) 4 det   0; C 23  ( 1) 5 det  1
 1 0  0 0 0  1
 2 0 1 0 1 2
C 31  ( 1) 4 det   4; C 32  ( 1) 5 det   2; C 33  ( 1) 6 det   5
 1 2 3 2 3 1 
Par suite :
 2 0  3  2 0 4 
   
comA   0 0 1   (comA)   0 0  2 
t

 4  2  5   3 1  5
   
et donc on obtient l' inverse de la matrice A :
 2 0 4 
1  
A 1   0 0  2 
2 
  3 1  5

Remarque :
Il est préférable de ne pas utiliser cette méthode lorsque n  4.

Autre Méthode de calcul de l’inverse d’une matrice :

Proposition :

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AIT-IKHLEF.N Chapitre 4 : Les déterminants

Soit A  Mn(K) inversible et soient   alors on a :

A. X = B  X = A – 1 . B

X et B sont des intermédiaires.

Exemple :

1 2 0
 
Soit A   3 1 2   M3( R).
0 1 0
 
calculer A – 1 .

Soient X = t(x1, x2, x3) et B = t(b1, b2, b3) deux éléments de M31(R) alors on a :

 1 2 0  x1   b1   x1  2 x 2   b1 
        
A. X  B   3 1 2  x 2    b2    3 x1  x 2  2 x3    b2 
 0  1 0  x   b    x2  b 
  3   3     3
 x1  2 x 2  0 x3  b1  x1  b1  2 x 2  b1  2b3
 
 3 x1  x 2  2 x3  b2  2 x3  b2  3 x1  x 2  b2  3b1  5b3
0 x  x  0 x  b  x  b
 1 2 3 3  2 3


 x1  b1  0b2  2b3

  x 2  0b1  0b2  b3
 3 1 5
 x3   b1  b2  b3
 2 2 2
 
 x1   1 0 2  b1 
   
  x2    0 0  1  b2 
 5
 x   3 1
  b3 
 3
 2 2 2
donc on déduit que
 
 1 0 2   2 0 4 
1 
A  0
1
0 
1   0 0  2
 3 5 2

1
  
  3 1  5
 2 2 2

C’est la méthode la plus utilisée ( la plus simple ) .

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