Impact environnemental de la saumure
Impact environnemental de la saumure
THEME :
TRAITEMENT DE L’EAU DE MER PAR DESSALEMENT ET
EVALUATION DE L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL DE LA
SAUMURE SUR LE MILIEU MARIN.
Soutenu le 04.07.2018
Le prétraitement est la première étape qui fait appel à une chloration et à une filtration.
Après ce processus, on s’intéresse au procédé de dessalement par distillation à détentes
successives qui produit une eau dessalée moins concentrée en sels, suivi par un procédé de
déminéralisation à lit mélangé afin d’éliminer toute les sels. Enfin de compte, nous
obtenons une eau déminéralisée très pure nécessaire pour l’alimentation des auxiliaires
électriques.
Des analyses physico-chimiques sont réalisées sur les différentes qualités d’eau produites et
sur l’inévitable saumure déchargée au niveau des unités de dessalement vers l’environnement
marin.
Les résultats expérimentaux obtenus, montrent que le rejet de saumure peut être une
source de pollution et avoir des effets préjudiciables sur l’environnement marin. La
technique de dilution est utilisée au niveau de la centrale, afin de réduire l’impact
environnemental de ces effets, par la quelle ce fait un mélange de rejet de la saumure avec
les eaux de refroidissements. Les résultats d’analyses de ce mélange sont presque identiques
à celles de l’eau de mer.
ملخص
Pre-treatment is the first step that involves chlorination and filtration. After this process, we
are interested in the process of desalination by successive expansion distillation which
produces a desalinated water less concentrated in salts, followed by a mixed bed
demineralization process in order to eliminate all the salts. Finally, we obtain a very pure
demineralized water necessary for the supply of electrical auxiliaries.
Physico-chemical analyzes are carried out on the different qualities of water produced and on
the unavoidable brine discharged at the level of the desalination units towards the marine
environment.
The experimental results obtained show that the release of brine can be a source of pollution
and have detrimental effects on the marine environment. The dilution technique is used at the
plant level, in order to reduce the environmental impact of these effects, by which it is a
mixture of brine discharge with cooling water. The results of analyzes of this mixture are
almost identical to those of seawater.
Liste des figures :
Parité théorique :
Chapitre I :
Figure 08 : Ressources en eau naturelles renouvelables par habitant dans les différents
bassins méditerranéens élémentaires (entre 1995 et 2005). Source : Diverses/cartographie Plan
Bleu, 2010
Chapitre II :
Chapitre III :
Figure 07 : Moyenne journalière de la salinité du fond pour les mois les plus défavorables et
les mois moyens le long de: a) profil de la rive (section A), b) profil de la rive (section B).
Figure 10 : niveaux de toxicité du chlore pour les espèces marines (Hopnere, et al ;2008).
Figure 11 : niveaux de toxicité de cuivre pour une gamme d’espèces (Hopnere,et al ;2008).
Partie expérimentale :
Chapitre II :
Chapitre III :
Chapitre IV :
HP : Haute Pression.
MP : Moyenne Pression.
BP : Base Pression.
RO : Osmose inverse.
ED : Electrodialyse.
Titre page
Résumé
Liste de figure
Liste de tableau
Listes d’abréviations
Introduction générale……………………………………………………………………....01
I. Introduction………………………………………………………………………………02
II. Historique……………………………………………………………………………..02
1-1 La chaudière……………………………………………………………………...……04
1-2 La turbin……………………………………………………………………………....04
1-3 Le condenser……………………………………………………………………….......04
1-4 L’alternateur…………………………………………………………………………..05
a)-Station de dessalement……………………………………………....................05
b)-Station de déminéralisation………………………………….............................05
c)-Station d’électro-chloration………………………………………………………05
1-2)-L’énergie calorifique…………………………………………………………………...08
1-3)-L’énergie mécanique…………………………………………………………………...08
1-4)-L’énergie électrique………………………………………………………..................08
Partie expérimentale :
Généralités…………………………………………………………………………………..14
I. Procédures Analyses……………………………………………………………………...14
I. a. Prélèvements…………………………………………………………………………...14
I .d. Stockage………………………………………………………………………………..15
I. Introduction……………………………………………………………………………….20
2-b) l’électrodialyse…………………………………………………………………………28
2. b. 2. Principe de l'électrodialyse………………………………………………………....28
III.3.1 Congélation………………………………………………………………………...30
Conclusion …………………………………………………………………………………..33
I. Introduction……………………………………………………………….....................35
III.1.Historique……………………………………………………………………………...37
IV.1.Régénération à co-courant……………………………………………….......40
IV.2.Régénération à contre-courant…………………………………………….......40
Introduction …………………………………………………………………………………43
I. 2. Rejet de saumure……………………………………………………………………...44
I.3. Effet des produits chimiques utilisés dans le procédé de dessalement et rejetés avec
la saumure……………………………………………………………………………………49
I.3.1. Le chlore……………………………………………………………….........................49
II.1.Description du projet………………………………………………………..………….53
IV. Atténuation de l’impact sur le milieu marin après le début des opérations………..54
Partie expérimentale :
I. Introduction……………………………………………………………….........................58
II.1. Prétraitement…………………………………………………………………………..58
II.1.4. La chloration………………………………………………………..……………….62
II.2.1.3. La chaudière………………………………………………………………………..68
II.3.2.2. La régénération……………………………………………………………………77
a)- Principe………………………………………………………………………………….77
III. La neutralisation……………………………………………………………………….79
I.1.Historique……………..……………………………………………………...................90
Conclusion générale………………………………………………………………………..97
Références bibliographiques
Annexe
Introduction générale :
Faire de l'eau douce à partir de l'eau de mer n'est pas une nouveauté. Depuis des temps
très anciens on avait pu constater que si l’on portait à ébullition une eau salée, de l'eau de
mer par exemple, on obtenait par condensation de la vapeur produite de l'eau déminéralisée
.C'est probablement dans la première moitié du19ème siècle que la distillation de l'eau de
mer a pris un aspect industriel à bord des navires à vapeur. [1]
Plus récemment, et jusqu'au développement industriel des résines échangeuses d'ions après
la dernière guerre mondiale, la distillation était le procédé employé pour faire de l'eau de
haute Pureté pour les chaudières industrielles. [1]
C’est depuis une trentaine d'années que le dessalement de l'eau de mer et des eaux salines
est devenu, d'abord exclusivement et encore principalement par distillation, un moyen de plus
en plus important de faire de l'eau potable.
Le rejet de concentré (la saumure) appelle une vigilance particulière et une évaluation
scientifique des impacts possibles sur le milieu environnement.
Tous les installations générant des rejets d’effluent liquides industriels doivent être conçues,
construites et exploitées de manière à ce que les caractéristiques de leur rejet d’effluents ne
doivent pas être néfastes sur la vie marine.
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PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).
I. introduction : [2]
La centrale thermique de Cap Djinet est une centrale de production d’électricité, située au
bord de la mer, à l’est d’Alger, près de la ville de Boumerdès. Elle occupe une superficie de
35 hectares.
Les quatre groupes alternateurs sont alimentés par quatre chaudières à haute pression
d’environ 160 Bars et de 530 m3/h de débit.
Les principaux contrats de réalisation de cette centrale ont été signés en 1980, les
travaux de terrassement ont démarré en Mars 1981 et le début du montage de la centrale
Est effectué le 17 Juin 1986. La mise en service des quatre groupes s’est effectuée comme
suit:
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PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).
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PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).
1-1 La chaudière :
C’est l’éliment qui produire la vapeur pour l’alimentation de turbin. Il est de type
pressurisé à circulation naturelle (circulation naturelle de l’eau et de la vapeur, l’eau qui
arrive par gravité vers les tubes écrans, sera vaporisée sous l’effet de la combustion, et la
vapeur produite, sera acheminée vers la partie supérieure du ballon chaudière par différence
de densité avec l’eau).
1-2 La turbin :
C’est l’élément le plus cher et le plus sensible. Elle se compose de trois corps: haute
pression (HP), moyenne pression (MP), et basse pression (BP), qui sont liés avec un seul
arbre. La turbine transforme l’énergie thermique contenue dans la vapeur provenant de la
chaudière en mouvement de rotation de l’arbre, le travail mécanique obtenu sert à entraîner
l’alternateur.
1-3 Le condenser :
C’est un échangeur thermique qui comprimé de 15000 tubes, à l'intérieur des quels circule
l'eau de mer qui va servir de source froide pour la condensation de la vapeur évacuée du corps
(BP) de turbin. Ce la produira le condensat principal d’un débit (24000 m3/h), qui va être
récupéré dans le puits du condenseur.
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PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).
1.4 L’alternateur :
Est un générateur d’électricité lié directement avec l’arbre de la turbine, sert à transformer
l’énergie mécanique produite par la turbine en énergie électrique.
a)-Station de dessalement :
Elle a pour rôle la production de l’eau dessalée à partir de l’eau de mer pour alimenter la
chaudière. La centrale a quatre unités de dessalement de débit de 500 m3/h chacune, assurent
la production d’eau pour les appoints au cycle thermique. Ces unités sont de type multi
flash. L’eau dessalée est stockée dans deux réservoirs de 2700 m3 chacun avant d’être
déminéralisée. (Conductibilité < 30 µs/cm)
b)-Station de déminéralisation :
c)-Station d’électro-chloration :
La chloration de l’eau de mer permet de préserver les équipements traversés par l’eau de
mer contre la prolifération d’organismes marins. Elle se fait par injection d’hypochlorite de
sodium. La production de ce dernière en est assurée par une station d’électro-chloration (par
électrolyse de l’eau de mer) d’une capacité de 150 kg/h de chlore actif.
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PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).
Sous une pression de 3 bars, en circuit fermé, l’hydrogène étant lui-même refroidi à l’eau
d’extraction.
Ensuite elle sera admise à la bâche alimentaire à travers le dégazeur pour y subir un
dégazage (élimination de l'02) et un autre réchauffage par mélange. L'eau dégazée et
réchauffée à environ 140C° dans la bâche alimentaire va être reprise par les pompes
alimentaires au nombre de trois (deux en service et une en réserve) pour alimenter la
chaudière ou générateur de vapeur en passant par les réchauffeurs haute pression HP5 et
HP6 qui élèveront sa température à 240°C avant son admission dans la chaudière (eau
d'alimentation).
L'eau d'alimentation passera à travers la soupape alimentaire (vanne de réglage niveau ballon
chaudière) pour entrer dans la chaudière au niveau de l'économiseur qui va encore l'élever en
température à environ300° avant son entrée dans le ballon chaudière.
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PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).
L'eau d'alimentation parvenue au ballon va occuper la partie inférieure et son niveau sera
réglé à 50%. Cette eau va ensuite descendre par les colonnes d'alimentation pour rejoindre le
collecteur inférieur qui alimentera les tubes vaporisateurs ou tubes écrans qui sont directement
exposés aux flammes des huit bruleurs disposés sur une des quatre faces du foyer chaudière.
La vapeur produite dans ces tubes (écrans/vaporisateurs) va s'élever vers le collecteur
supérieur par différence de densité entre l'eau et la vapeur (la vapeur étant plus légère que
l'eau).
Cette chaudière est dite chaudière à circulation naturelle. La vapeur saturée sortira du
collecteur supérieur des tubes écrans vaporisateur pour être acheminée vers la partie
supérieure du ballon chaudière.
Le ballon chaudière servira donc de réserve d'eau et de vapeur saturée pour l'alimentation
des turbines en vapeur surchauffée HP. La pression de la vapeur réglée dans le ballon sera de
160 bars. Cette vapeur humide (contenant des gouttelettes d'eau) devra être séchée avant son
admission dans la turbine corps HP turbine. Elle sortira donc du ballon et passera à travers les
surchauffeurs N°1,2 et 3 pour être séchée et deviendra alors vapeur vive ou vapeur sèche.
Cette vapeur sortira de la chaudière avec une pression de 160 bars et une température de
540°C. Elle se dirigera alors vers la turbine corps HP ou elle subira une détente pour en
ressortir sous forme de vapeur moyenne pression à une température avoisinant celle de vapeur
saturée. Pour cette raison elle sera réintroduite dans la chaudière pour passer à travers les
resurchauffeurs N° 1 et 2 où elle sera resurchauffée.
Nota : les trois surchauffeurs, les deux resurchauffeurs, ainsi que l'économiseur sont disposés
au-dessus du foyer chaudière. C'est donc la chaleur contenue dans les gaz de combustion qui
servira à sécher et à resurchauffer la vapeur motrice de la turbine.
La vapeur resurchauffée ressortira de la chaudière avec une pression moyenne variant entre
20et 30 bars selon la charge du groupe (puissance active bornes
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PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).
cycle eau / vapeur. Il y a lieu de signaler qu'il existe des pertes (fuites d'eau et de vapeur) ce
qui va se traduire par une baisse de niveau du condenseur qui doit être réglé à un niveau stable
de 900mm. Ces pertes seront compensées par des appoints d'eau déminée qui se feront
automatiquement à partir de la bâche tampon se trouvant à proximité du condenseur. Cette
bâche sera elle-même alimentée par la station de déminéralisation. L'eau déminéralisée
utilisée dans le cycle eau/vapeur pour produire de la vapeur est à l'origine de l'eau de mer prise
au niveau de la station de pompage pour passer dans quatre unités de dessalement d'eau de mer
qui produiront 500m3/jour chacune. Cette eau dessalée sera stockée dans 2 bâches
(2x2700m3) qui alimenteront la station de déminéralisation ou il existe 2 filtres à lits mélange
produisant chacun 40m3/ h d'eau déminéralisée stockée dans 2 réservoirs de 1500m 3chacun.
L’eau déminéralisée va être envoyée jusqu'aux bâches hautes (2x40m3) ; une pour
l'alimentation des bâches tampon des groupes 1 et 2 et l'autre pour les groupes 3 et
4.
A partir des bâches tampon de chaque groupe se fera le remplissage des condenseurs et
les appoints nécessaires pour compenser les pertes dans le circuit eau /vapeur.
La production d'électricité n'est qu'une résultante de différentes transformations successives de
l'énergie chimique contenue dans le gaz naturel provenant des puits de Hassi R'mel :
L'énergie chimique contenue dans le gaz naturel sera transformée en énergie thermique après
la combustion du mélange air/gaz dans les 8 brûleurs de la chaudière.
1-2)-L’énergie calorifique:
La chaleur engendrée par cette combustion va être cédée à l'eau qui circule dans les tubes
vaporisateurs ou tubes écrans. Cette chaleur (énergie calorifique) sera véhiculée par l'eau et la
vapeur jusqu'à la turbine.
1-3)-L’énergie mécanique :
1-4)-L’énergie électrique :
Le rotor de l'alternateur va donc être entrainé par la rotation de l’arbre turbine cela produira
alors une énergie électrique à la sortie des trois phases l'alternateur. La puissance active
développée aux bornes de l'alternateur (BA) ou charge active de base sera de 176 MW.
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PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).
La tension de sortie alternateur est de 15,5Kv et un ampérage variant jusqu'à 8000A par
phase à une fréquence de 50Hz.
(Chaudière). (Turbine).
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PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).
A noter que juste avant le transfo TP, il y a un soutirage d'une partie de l'énergie électrique
produite qui ira alimenter le transformateur de soutirage TS pour transformer la tension de
sortie alternateur 15,5KV en 6KV et alimenter ainsi les auxiliaires électriques du groupe.
C'est une auto alimentation des auxiliaires propres au groupe qui consommeront environ
8MW par tranche. On fournira donc une puissance unitaire BU (borne usine) de 168 MW par
groupe. La puissance totale fournie au réseau est de 4x168Mw.
La puissance totale fournie au réseau est de 4x168 MW. Actuellement deux groupes let
2débitent sur le poste 220Kv d'Alger Est, les groupes 3 et 4 débitent sur le poste 220Kv de Si
Mustapha.
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PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).
Tube Ballon
support
Resurchauffeur Alternateur
Economiseur s Vapeur RA
BP
MP
Resur 1
HP
Surchauffeurs
Surch 1
By pass BP
Vapeur RB
Resur. 2
TS
Surch. 3 Eau de mer
TP
Vapeur RC
Surch. 2
By pass HP
Combustible
Condenseur
Réchauffeurs
Réfrigérant
Rotatif
Réchauffeurs HP
D’air
D’été
5 et 6 Dégazeur
S4
O Eau RM
Page 11
Partie
Théorique
Page 12
CHAPITRE I : Analyse de l’eau de mer.
CHAPITRE I :
ANALYSE DE L’EAU DE
MER.
Page 13
CHAPITRE I : Analyse de l’eau de mer.
Généralités :
Ce terme souvent employé pour désigner une approche physique du milieu marin, prend
cependant en compte les propriétés physico-chimiques et chimiques des masses d’eau.
Comme pour l’analyse des eaux douces, l’hydrologie marine consiste à mesurer des
descripteurs caractéristiques de la masse d’eau, soit directement dans le milieu ou bien en
laboratoire, à partir de prélèvements. Cependant, en milieu marin, il est essentiel de prendre
en compte l’effet du déplacement des masses d’eau et la salinité du milieu.
L’eau de mer est salée ! Cette propriété fondamentale doit être prise en compte dans la
stratégie d’étude du milieu ainsi qu’au niveau analytique. Ainsi, la densité des eaux marines
est accrue par la présence de sel, il en résulte des gradients salins verticaux et horizontaux
dont la formation est fonction du débit des fleuves, de la forme des estuaires, de l’amplitude
des marées (marnage).
I. a. Prélèvements :
I .b. Flaconnage :
Au regard des paramètres envisagés pour les analyses, il sera important d’utiliser des
conditionnements spécifiques pour le flaconnage. Caractéristiques du matériau et type de
bouchage peuvent avoir une influence sur l’échantillon et le modifier par adsorption,
désorption ou diffusion à travers les parois. De même la vaisselle et le conditionnement du
flaconnage doit tenir compte des spécificités analytiques.
I. c. Contamination :
Suivant le type d’étude il faut être conscient que l’ensemble des moyens utilisé peut
perturber le milieu. Embarcations, engins et matériels de prélèvement sont des sources de
contamination. En eau de mer plusieurs composés sont dans des ordres de grandeur très
inférieurs à celles observées en eau douce. L’usage de gants à usage unique s’avère être un
réflexe indispensable au cours des différentes manipulations de prélèvement et
d’échantillonnage.
Page 14
CHAPITRE I : Analyse de l’eau de mer.
I .d. Stockage :
Cette méthode ne comporte pas de correction, elle est applicable à l’ensemble des eaux
douces et marines. Elle repose sur l’utilisation d’électrodes commerciales et de tampons NIST
(National Institute of Standards and Technology ex-NBS, National Bureau of Standards,
ancienne organisation de normalisation aux États-Unis).
Le pH est mesuré dans les 2 heures après le prélèvement. Les électrodes utilisées peuvent
être combinées ou séparées. L’étalonnage est réalisé en utilisant des solutions étalons
commerciales dont les gammes se référant aux normes DIN, NIST, IUPAC. Classiquement
les étalons commerciaux utilisés ont des pH voisins de 4, 7 et 9. L’étalonnage est à réaliser
avant chaque série de mesures. La mesure du pH des échantillons se fait à 20 °C ±3.
La teneur en sels dissous de l’eau de mer peut être mesurée et exprimée de différentes
manières suivant que l’on considère l’ensemble des corps dissous ou seulement les sels
dominants.
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CHAPITRE I : Analyse de l’eau de mer.
-Définitions :
Ainsi selon Sørensen (1902), la salinité est définie comme la masse exprimée en grammes
des composés solides contenus dans un kilogramme d’eau de mer, les ions bromure et iodures
étant remplacés par leur équivalent de chlorure, les carbonates convertis en oxydes et toute la
matière organique oxydée. La salinité était alors notée S et s’exprimait en g/kg ou en ‰.
-Expression de la salinité :
Compte tenu de la difficulté de la mesure directe de la salinité ainsi exprimée, Knudsen a
proposé un calcul de la salinité à partir de la chlorinité : S‰ = 0,030 + 1,8050 Cl ‰ (Cl ‰
étant la masse d’halogénures, exprimée en chlorures, obtenue à partir de 1 kg d’eau de mer).
Au cours des années 1950, de nombreux travaux ont été menés en vue de relier les grandeurs
mesurées. Plusieurs organisme internationaux ont établi et publié en 1956 des tables
océanographiques internationales. Depuis 1969 une nouvelle relation empirique, plus précise
entre la salinité et la chlorinité est entrée en vigueur : S‰ = 1.80655 ×Cl ‰.
-Mesure en laboratoire :
Dans le cas de salinomètre à induction, l’eau de mer introduite dans une cellule forme un
anneau conducteur mettant en liaison deux transformateurs. L’un crée un courant induit dans
l’anneau d’eau de mer. Ce courant crée alors une tension aux bornes de l’autre transformateur
qui est amplifiée et mesurée. La température est compensée par une résistance. La gamme de
mesure de salinité peut aller de 2 à 42. (PSS78). Une correction de dérive serra, si nécessaire,
appliquée aux rapports de conductivité ou aux salinités fournies par le salinomètre. Cette
correction est évaluée par la lecture d’étalons à intervalles réguliers. La dérive est calculée sur
l’intervalle de temps considéré et reportée linéairement sur les échantillons intermédiaires en
arrondissant au dernier chiffre significatif.
Page 16
CHAPITRE I : Analyse de l’eau de mer.
-Conductivité et salinité :
La forte concentration en sels dissous confère à l’eau de mer une forte conductivité. Les
concentrations des différents ions étant proportionnelles, la salinité peut être mesurée par
conductivité avec une grande précision.
Formule : [7]
S = a0 + a1.Rt0,5 + a2.Rt + a3.Rt1,5 + a4.Rt2 + a5.Rt2,5 + {(t - 15)/[1 + k(t-15)]} X (b0 + b1.Rt0,5 + b2.Rt
+ b3.Rt1,5 +b4.Rt2 + b5.Rt2,5) Aminot A., Kérouel R. (2004),
-Mesure in situ :
In situ la salinité est mesurée à l’aide de sondes océanographique ou sonde CTD
(Conductivity, Temperature Depth). Elles sont constituées par des cylindres étanches,
résistants à la pression, contenant un équipement électronique permettant d’interroger des
capteurs situés à l’extérieur du cylindre, en contact avec l’eau. Les sondes sont habituellement
équipées d’une jauge de pression, d’un capteur de température et d’un capteur de
conductivité. Les données recueillies à partir des capteurs sont codées et transmises par le
système électronique vers un micro-ordinateur.
Page 17
CHAPITRE I : Analyse de l’eau de mer.
On distingue les études mono spécifiques (en général en laboratoire) des études
pluridisciplinaires (en laboratoire et/ou sur le terrain).
La notion d’écotoxicité recoupe l’approche et l’analyse des effets des produits et, par suite,
d’évaluer les risques que représentent pour les espèces vivantes les impacts et modifications
sur le milieu naturel, qu’il soit terrestre ou aquatique.
On peut ainsi comparer les produits et les classer d’après les valeurs de CE 50.
La mesure de la toxicité à long terme, ou toxicité chronique à dose sublétale, vise à étudier
l’action des produits sur les mécanismes vitaux des organismes d’étude (par exemple la
reproduction).
Un produit toxique peut toucher les organismes aquatiques de deux manières Soit par
contamination directe (absorption ou adsorption),
Si donc l’on se réfère à une échelle de temps et d’effets, on peut distinguer plusieurs toxicités
La toxicité aiguë dont les effets à court terme apparaissent à exposition –de durée brève
La toxicité à moyen et long terme qui apparaît pour des expositions de –longue durée à
des concentrations faibles.
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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.
CHAPITRE II :
DESSALEMETE DE
L’EAU DE MER.
Page 19
CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.
I. Introduction : [9]
Pour dessaler l'eau d’mer il existe diverses techniques, certaines sont plus adaptées à
un environnement donné que d'autres. Actuellement cinq techniques regroupées en deux
familles sont utilisées : les procédés de distillation et les procédés membranaires. Les deux
fonctionnent selon le même principe général.
Quel que soit le procédé de séparation du sel et de l'eau envisagé, toutes les installations de
dessalement comportent 4 étapes comment représenté dans la figure suivant :
L’eau salée
une prise d'eau de mer avec une pompe et une filtration grossière.
un pré- traitement avec une filtration plus fine, l'addition de composés biocides et de
produits anti-tarte.
le procédé de dessalement lui-même.
le post-traitement avec une éventuelle minéralisation de l'eau produite.
A l'issue de ces étapes, l'eau de mer est rendue potable ou utilisable industriellement.
Les différentes techniques actuellement utilisées dans le monde pour rendre les eaux salées
sou utilisables dans l'industrie (eaux de procédés, eaux de chaudière, etc.) ont été exposées
Par les experts. Elles font appel à des procédés physico chimiques, chimiques, biologiques ou
physiques.
L'eau de mer chauffée produit de la vapeur d'eau qu'il suffit de condenser pour obtenir de
l'eau pure :
Page 20
CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.
l'osmose inverse.
Procédé à membrane Electrique
Electrodialyse (ED).
Dans les procédés de distillation, il s'agit de chauffer l'eau de mer pour en vaporiser une
partie. La vapeur ainsi produite ne contient pas de sels, il suffit alors de condenser cette
vapeur pour obtenir de l'eau douce liquide. Il s'agit en fait d'accélérer le cycle naturel de l'eau.
En effet l'eau s'évapore naturellement des océans, la vapeur s'accumule dans les nuages puis
l'eau douce retombe sur terre par les précipitations. Ce principe de dessalement très simple a
été utilisé dès l'Antiquité pour produire de très faibles quantités d'eau douce sur les bateaux.
Page 21
CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.
Un faisceau tubulaire, alimenté par un fluide chauffant est plongé dans l’eau de mer à la
partie basse d’une enceinte étanche et sous vide. Le fluide chauffant provoque alors une
évaporation de l’eau de mer. La vapeur ainsi formée est condensée sur un faisceau
tubulaire, placé dans la partie haute de l’enceinte et dans lequel circule l’eau de mer
froide. L’eau distillée et condensée s’écoule du faisceau et est recueillie dans une goulotte
d’où elle est pompée pour des usages divers (voir la figure02).
Un appoint d’eau de mer, supérieur à la production, est introduit dans l’enceinte, une autre
pompe évacue une fraction de saumure de telle manière que la salinité de l’eau de
mer reste à une concentration accepta.
Cette première solution est simple à mettre en œuvre met n'offre qu'un rendement réduit,
aussi elle n'est utilisée que dans les navires disposant d'une source d'énergie thermique.
Page 22
CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.
Ce procédé est basé sur le principe de l'évaporation, sous pression réduite, d'une partie de
l'eau de mer préchauffée à une température variant entre 70 et 80°C. L'évaporation de l'eau a
lieu sur une surface d'échange, contrairement au cas du procédé précédent, où elle est assurée
par détente au sein des étages successifs. La chaleur transférée au travers de cette surface est
apportée soit par une vapeur produite par une chaudière, soit par une eau chaude provenant
d'un récupérateur de chaleur. La vapeur ainsi produite dans le 1er effet est condensée pour
produire de l'eau douce dans le 2ème effet où règne une pression inférieure, ainsi la chaleur de
condensation qu'elle cède permet d'évaporer une partie de l'eau de mer contenue dans le 2ème
effet et ainsi de suite (voir figure 03). Ainsi seule l'énergie nécessaire à l'évaporation dans le
premier effet est d'origine externe. La multiplication du nombre d'effets permet donc de
réduire la consommation spécifique (KWh/m3 d'eau douce produite).
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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.
- Les évaporateurs multiples effets à tubes horizontaux arrosés sont les appareils les plus
utilisés actuellement. Dans ces appareils le fluide de chauffage s'écoule dans les tubes
horizontaux tandis que l'eau de mer à évaporer est arrosée de façon à s'écouler sous forme de
film le plus uniforme possible sur l'extérieur des tubes. La vapeur produite dans la calandre
(enceinte cylindrique qui contient le faisceau de tubes) est ensuite envoyée dans les tubes de
l'effet suivant où elle cédera son énergie de condensation. Ces évaporateurs présentent un très
bon coefficient d'échange grâce à l'écoulement en film de l'eau de mer. C'est la raison pour
laquelle ils remplacent actuellement les plus anciens évaporateurs à faisceau de tubes noyés
dans lesquels les tubes étaient plongés dans l'eau de mer.
Ce procédé dit Flash consiste à maintenir l'eau sous pression pendant toute la durée du
chauffage ; lorsqu'elle atteint une température de l'ordre de 120°C, elle est introduite dans une
enceinte (ou étage) où règne une pression réduite. Il en résulte une vaporisation instantanée
par détente appelée Flash. Une fraction de l'eau s'évapore (voir figure04) puis va se condenser
sur les tubes condenseurs placés en haut de l'enceinte, et l'eau liquide est recueillie dans des
réceptacles en dessous des tubes. C'est l'eau de mer chaude qui se refroidit pour fournir la
chaleur de vaporisation, l'ébullition s'arrête quand l'eau de mer a atteint la température
d'ébullition correspondant à la pression régnant dans l'étage considéré. Le phénomène de
flash est reproduit ensuite dans un deuxième étage où règne une pression encore plus faible.
La vaporisation de l'eau est ainsi réalisée par détentes successives dans une série d'étages où
règnent des pressions de plus en plus réduites.
On peut trouver jusqu'à 40 étages successifs dans une unité MSF industrielle.
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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.
Pour chauffer l'eau de mer jusqu'à 120°C, l'eau de mer circule d'abord dans les tubes des
condenseurs des différents étages en commençant d'abord par le dernier étage où la
température est la plus faible, elle est alors préchauffée en récupérant la chaleur de
condensation de la vapeur d'eau. Elle est finalement portée à 120 °C grâce à de la vapeur à
une température supérieure à 120°C produite par une chaudière ou provenant d'une centrale
de production d'électricité.
On remarque lors du phénomène de flash que des gouttelettes d'eau salée peuvent être
entraînées avec la vapeur, elles sont séparées grâce à un dévésicu leur constitué par une sorte
de grillage qui limite le passage des gouttelettes qui retombent alors au fond de l'enceinte.
L'avantage principal du procédé MSF est que l'évaporation de l’eau de mer ne se produit pas
autour des tubes de chauffe puisque le liquide « flashe » ceci limite les risques d'entartrage.
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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.
Le procédé membranaire qui repose sur une séparation sel-eau faisant appel à des
membranes semi-perméable ou le moteur est soit la pression (l’osmose inverse) soit un champ
électrique (électrodialyse).
L'osmose inverse est un procédé bien adapté au dessalement des eaux saumâtres et de l'eau
de mer. Elle permet d'éliminer globalement tous les sels, mais seulement partiellement si l'on
désire conserver une certaine minéralisation à l'eau.
Le phénomène d'osmose est connu de puis long temps. Les membranes dites osmotiques
sont perméables à l'eau pure, mais constituent des barrières infranchissables pour tous les
corps dissous à l'état moléculaire ou les particules colloïdales; pour cette raison, on dit que ces
membranes sont semi-perméables. Dans une cuve Divisée par une membrane semi-perméable
en deux compartiments ouverts, si l'un des compartiments contient de l'eau pure et si l'autre
contient une solution saline, on constate que l'eau pure traverse la membrane vers la solution
saline et que la pression du coté de cette dernière augmente. Quand cette pression atteint une
certaine valeur, appelée pression osmotique comment représenté dans la figure suivant :
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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.
P = N/V. R .T
T : température absolue.
Ainsi l'eau de mer, contenant dans chaque litre environ 35g de différents sels et
principalement du chlorure de sodium, a une pression osmotique de 25 bars, par rapport à
l'eau pure, tandis qu'une eau contenant un gramme par litre de sels dissous (par exemple l'eau
de forage) a une pression osmotique voisine de 0,7 bar.
Si l'on applique à la solution saline une pression supérieure à la pression osmotique, une
certaine quantité d'eau pure filtre en sens inverse à travers la membrane vers le compartiment
d'eau pure. On conçoit donc qu'une circulation continue d'eau saline sous une telle pression
devant la membrane permette la production continue d'eau pure à travers cette dernière, avec
rejet de saumure. Tel est le principe du procédé de l'osmose inverse.
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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.
Le dessalement par osmose inverse nécessite d'abord un prétraitement très poussé de l'eau de
mer pour éviter le dépôt de matières en suspension sur les membranes qui conduirait
très rapidement à une diminution des débits produits.
La pompe haute pression permet ensuite d'injecter l'eau de mer dans le module d'osmose
inverse dans lequel se trouvent les membranes.
L'électrodialyse est un procédé de dessalement qui consiste à éliminer les sels dissous d'une
eau saline par migration à travers des membranes sélectives sous l'action d'un champ
électrique. La consommation d'énergie et la surface de membranes nécessaires étant
proportionnelles à la quantité de sel à éliminer ce procédé est économiquement intéressant
pour les eaux saumâtres de faible salinité (quelques grammes/litre), ce qui permet de le situe
rentre l'échange ionique et l'osmose inverse.
Électrodialyse a été introduite sur le marché au début des années 1960. L'unité
électrodialyse de base se compose de plusieurs centaines de cellules reliées entre elles par des
électrodes à un bloc extérieur qui constitue la pile.
L'électrodialyse est utilisée pour le dessalement d'eau de mer. Sur le schéma ci-dessous vous
est présenté le fonctionnement d'une unité en parallèle de dessalement. En fin de
chaîne de traitement l'on récupère à la fois de l'eau douce et du saumure. Il existe également
des unités en série et d'autres modèles de système d'électrodialyse.
Soit une cellule d'électrodialyse dans laquelle on fait circuler une solution saline: les cations
vont se diriger vers la cathode et les anions vers l'anode. Si l'on intercale entre les électrodes
des membranes perméables respectivement aux anions et aux cations, il y aura concentration
et recombinaison des ions dans certain compartiment s où la solution s'enrichira en sels
(compartiments de concentration), a lorsque dans les autres la salinité diminuer a
(compartiments de déminéralisation). On peut ainsi obtenir, à partir d'une eau saline, une eau
à la salinité désirée (500 ppm dans la plupart des cas).
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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.
Les membranes cationiques sont constituées de polystyrène sulfonâtes, tandis que les
membranes anioniques sont constituées de polystyrène avec des ammoniums quaternaires.
Les méthodes de prétraitement, qui aide à empêcher ces effet sont la filtration sur charbon
actif (pour la matière organique), la floculation (pour les colloïdes) et les différentes
techniques de filtration.
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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.
Très important
(Coagulation _ Simple
Prétraitement de l'eau floculation (Filtration 50)
filtration5u)
Zone de PH d'utilisation Acétate de cellulose
des membranes 4-7,5 1-13
(nettoyage chimique) Polyamide aromatique
4-11
Nettoyage mécanique
(démontage du module) Impossible Possible
Pression de
fonctionnement Supérieure à 30bars Inférieure 3bars
(matériaux utilisables) (Métalliques) (Plastiques)
Un certain nombre d’autres procédés ont été utilisés pour dessaler les eaux saumâtres ou
marines. Ces procédés n’ont pas permis d’obtenir le rendement de la distillation ou de
l’osmose inverse, mais ils se sont avérés valables dans certaines circonstances ou appellent
encore des perfectionnements.
III.3.1 Congélation :
Lors du processus de congélation, les sels dissous sont naturellement éliminés lors de la
formation initiale de cristaux de glace. Le refroidissement de l’eau salée pour former des
cristaux de glace sous des conditions bien définies est un moyen de dessaler l’eau de mer. Il
existe plusieurs procédés de congélation pour dessaler l’eau de mer, et un petit nombre
d’usines ont été installées à cet effet au cours des 50 dernières années.
L’utilisation de l’énergie solaire directe pour dessaler l’eau salée a été envisagée, et divers
dispositifs ont été mis au point; ils reproduisent généralement une partie du cycle
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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.
hydrologique naturel puisque les rayons du soleil chauffent l’eau salée avec production de
vapeur d’eau (humidification). La vapeur d’eau est alors condensée sur une paroi froide et le
condensat recueilli sous forme d’eau douce.
MSF MED OR ED
Température
fonctionnement
< 120 < 70 < 45 < 45
(°C)
Consommation
d’énergie
12 06 4-7 1
(KWh/m3)
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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.
Figure 08 : Ressources en eau naturelles renouvelables par habitant dans les différents
bassins méditerranéens élémentaires (entre 1995 et 2005). Source :
Diverses/cartographie Plan Bleu, 2010
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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.
Fin 1999, elle s’était accrue de presque 2 ordres de grandeur pour atteindre une capacité
totale de près de 2 Mm3/jour, dont 41 % étaient produits par OI (PNUE/PAM/MED POL
2003). L’Espagne était le plus grand producteur d’eau dessalée avec 33 % de la capacité
totale, principalement à partir du procédé OI. La Libye suivait avec 30 % de la capacité totale,
principalement à partir du procédé MSF. L’Italie, Malte, l’Algérie et Chypre représentaient
respectivement 18, 6, 5 et 2 % de la capacité totale (PNUE/PAM/MEDPOL 2003).
En 2011, la capacité a été portée à 11,6 Mm3/jour dans les pays méditerranéens, mais cette
estimation peut inclure le dessalement de l’eau provenant de l’Atlantique et de la mer Rouge.
L’Espagne était le principal producteur (41 % de la capacité totale en Méditerranée), suivie de
l’Algérie respectivement 15 et La Libye représentait 7 % de la production totale et l’Italie et
l’Égypte, 6 % chacun (Cuenca 2013).
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CHAPITRE III : Déminéralisation de l’eau de mer.
CHAPITRE III:
DEMINERALISATION
DE L’EAU DE MER.
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CHAPITRE III : Déminéralisation de l’eau de mer.
I. Introduction:
La déminéralisation est l’une des techniques très largement utilisé pour l’obtention de
l’eau pure à partir d’une eau caractérisée par leurs concentrations en sels dissous (eau de
mer). Donc, c’est un procédé d’épuration de l’eau destiné à éliminer partiellement ou
totalement les sels qui y sont dissous. Elle s’effectue en particulier par échange d’ions.
L’épuration par échange d’ions consiste à fixer les ions en liberté sur des corps doués de
propriétés particulières que l’on appelle « échangeurs d’ions » ou « permutâtes », d’où le
nom permutation donné à ce procédé. Ce dernier permet d’obtenir des eaux de très haute
pureté chimique caractérisées par leur très faible conductivité, [21].
Par passage sur l'échangeur de cations, ces derniers sont retenus par la résine et il ne subsiste
plus dans l'eau que les acides des sels présents initialement. L’échangeur d'anions destiné à
retenir ces acides peut comporter :
- Soit une résine de faible basicité qui retient les anions forts mais non les anions faibles tels
que l'acide carbonique ou la silice.
- Soit une résine à forte basicité qui retient à la fois les anions forts et les anions
faibles, y compris le dioxyde de carbone et la silice.
La figure suivant explique l'étape d'élimination des cations et des anions de l'eau :
Page 35
CHAPITRE III : Déminéralisation de l’eau de mer.
Il est cependant conseillé dans ce cas de procéder à une élimination physique de CO2, afin de
réduire la consommation de réactif de régénération pour l'échangeur d'anions (au moins dans
le cas où la teneur en CO2 représente une fraction notable de la salinité).
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CHAPITRE III : Déminéralisation de l’eau de mer.
L'échange d'ions est un procédé dans lequel un ion est retiré d'une solution par un absorbât
solide et remplacé par un autre de la même charge. Le phénomène fut observé pour la
première fois en Grande Bretagne par Thomson, en1845, et, en1850, Way détermina les
grandes lois qui le gouvernent. En1905, Gans, en Allemagne, réussit à adoucir l'eau
industriellement, en utilisant des zéo-lites naturels et synthétiques.
Ce procédé, utilisé dans le monde entier, demeura la seule application de l'échange d'ions
jusqu'en1934. Cette année-là, deux inventions marquèrent le point de départ d'une industrie
nouvelle. La première fut celle du charbon sulfoné, mis au point par Liebknecht, en
Allemagne. Ce matériau, physiquement stable et chimiquement résistant, non seulement na
doucissait l'eau, mais, à la différence des zéolites, restait stable au contact des acides et
pouvait donc être converti à la forme hydrogène. Tous les cations pouvaient alors être
remplacés par des ions hydrogènes, les sels étant converti se na ci des libres correspondants.
Les résines échangeuses d'ions sont des gels basés sur un Réseau polymérique réticulé au
quel des groupes soit acidiquement Soit basiquement actifs sont immuablement attachés. Le
polymère modifié qui en résulte est insoluble; il est cependant hydrophile et facilement
perméable à l'eau. Quel que soit le procédé, l'échange d'ions se fait en solution dans l'eau de
gel des résines. La perle de résine se comporte presque exactement comme s'il s’agissait d'une
goutte de solution concentrée entourée d'une membrane demie perméable.
Ces résines ont pour groupements fonctionnels des radicaux acides, fortement acide pour les
uns, et faiblement acide pour les autres.
Les résines fortement acides (FA) : obtenues par greffage des radicaux sulfoniques, fixent la
totalité des cations en solution.
Les résines faiblement acides (f A) : obtenues par greffage de radicaux carboxyliques,
fixent de préférence les cations de valence multiple.
Ces résines ont pour groupements fonctionnels des radicaux basiques, fortement basiques
pour les uns, faiblement basiques pour les autres. Les résines fortement basiques (FB):
obtenues par greffage d’ammonium quaternaire, neutralisent tous les anions même d’acide
faible (silice) et transforment les sels neutres en bases correspondantes,
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CHAPITRE III : Déminéralisation de l’eau de mer.
Les principales caractéristiques qui se dégagent entre les diverses qualités des résines
d'échangeuses d'ions sont essentiellement :
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CHAPITRE III : Déminéralisation de l’eau de mer.
Cette action s’effectue grâce à des dilutions acides (HCl, H2SO4) pour les résines cationiques
et des dilutions basiques (NaOH) pour les résines anioniques de cette façon pourront
restaurer les conditions de la résine.
La régénération consiste à faire traverser la résine par une solution très concentrée en réactifs
de manière à inverser la réaction. Cette opération doit être suivie d'un rinçage destiné à
éliminer la solution régénérant imprégnant le lit de résine.
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CHAPITRE III : Déminéralisation de l’eau de mer.
Dans ce mode de régénération, le flux de régénérant est dirigé au travers du lit de résine
dans le même sens que l’eau en cycle de production, c'est-à-dire de haut en bas dans les
procédés classiques.
- La solution régénérant s’attaque en premier lieu aux couches basses de résine très peu
saturées qui sont donc très facilement débarrassées des quelques ions indésirables qu’elles
contenaient en fin de cycle.
Page 40
CHAPITRE III : Déminéralisation de l’eau de mer.
Page 41
CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.
CHAPITRE IV :
L’IMPACT DES REJETS
DESSALEMENT SUR
L’ENVIRONNEMENT
MARIN.
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CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.
Introduction :
Depuis 2003, les efforts en matière de dessalement à l’échelle mondiale se sont accrus de
façon exponentielle en raison de l’augmentation de la demande d’eau douce et de
l’amélioration des technologies ainsi que de la viabilité économique. La région
méditerranéenne a suivi la tendance mondiale. La capacité de dessalement installée est ainsi
passée d’environ 4 millions de m3/jour (Mm3/jour) en 2003 à 12 Mm3/jour en 2013. Les
technologies ont également évolué et se sont accompagnées d’une meilleure prise de
conscience des possibles impacts sur l’environnement, notamment sur le milieu marin.
En particulier, les rejets de déchets dans le milieu marin peuvent altérer la qualité de l’eau et
des sédiments. Il s’agit de déchets aux composants multiples qui peuvent contenir des
produits chimiques résiduaires du prétraitement, de métaux lourds dus à la corrosion ou
d’agents chimiques utilisés par intermittence pour le nettoyage, auxquels s’ajoutent
l’augmentation de la salinité et de la température. L’altération de la qualité de l’eau de mer et
des sédiments peut, à son tour, nuire à la faune et la flore marine et avoir un effet durable sur
les écosystèmes côtiers. Il conviendrait donc que les effluents provenant du dessalement de
l’eau de mer soient en conformité avec les politiques et protocoles nationaux et régionaux
concernant l’environnement. [28]
Page 43
CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.
I. 2. Rejet de saumure :
La saumure est définie ici comme le rejet salin d’une usine de type SWRO et comme le rejet
salin et chaud d’une usine de dessalement thermique, sans les produits chimiques utilisés au
cours du procédé. La dispersion de saumure peut varier considérablement selon les
caractéristiques propres au site, le volume de l’effluent, le mode de rejet et les conditions
hydrographiques existantes. Néanmoins, la salinité et la température sont plus élevées que les
normes de référence aux sites de rejet, mais comme mentionné, la zone affectée est très
variable [32]. Des études sur l’effet du dessalement thermique dans le golfe fermé ont montré
un effet sur la température et la salinité de l’eau et une augmentation de la salinité dans la
région. [33]
Le rejet de saumure peut augmenter la stratification de l’eau de mer qui, combinée à une
salinité et une température plus élevées, peut réduire les niveaux d’oxygène contenu dans
l’eau. Cette inquiétude a été soulevée lors de l’EIE de l’usine de type SWRO de Perth
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CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.
(Australie), mais bien que la surveillance ait montré une légère stratification de l’eau près du
diffuseur, aucun effet significatif n’a été trouvé sur les concentrations de l’oxygène
dissous.[34]
Deux autres types d’herbiers marins méditerranéens, Cymodocea nodosa et Zostera noltii,
ont été identifiés comme étant sensibles aux augmentations de salinité (Fernández-
Torquemada et Sánchez Lizaso 2011), [37]
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CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.
L’hyper salinité a diminué la survie des embryons de la seiche géante australienne Sépia
apama et réduit son poids moyen et la longueur de son manteau (Du pavillon et Gillan ders
2009) [39]. Les essais de toxicité de l’effluent entier (WET) réalisés sur des espèces présentes
dans la région dans le cadre de l’EIE pour l’usine de type SWRO d’Olympic Dam (Australie)
attribuent la toxicité à l’augmentation de la salinité (Hobbs et al. 2008) [40]. D’autre part,
aucun effet significatif n’a été trouvé chez 18 espèces communes lors d’une EIE approfondie
réalisée pour l’usine de type SWRO de Carlsbad (Californie du Sud) (Le Page 2005) [41].
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CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.
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CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.
Figure 07 : Moyenne journalière de la salinité du fond pour les mois les plus
défavorables et les mois moyens le long de: a) profil de la rive (section A), b)
profil de la rive (section B)
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CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.
On en sait peu sur les effets des produits chimiques rejetés avec la saumure dans le milieu
marin. La cooccurrence des facteurs de stress : salinité, température, produits chimiques et
rejets concomitants d’effluents de déchets (tels que les eaux de refroidissement des centrales
électriques) sèment également la confusion dans la discussion sur les résultats des rares études
existantes, empêchant d’établir une relation cause-réponse.
I.3.1. Le chlore :
Le chlore est utilisé à la fois dans les usines de dessalement et dans les centrales électriques
pour empêcher la salissure. Dans les usines de type OI, le chlore résiduel est oxydé pour
éviter d’endommager les membranes ; dans les usines de dessalement thermique et dans les
centrales électriques, la saumure rejetée peut contenir du chlore résiduel. Le chlore résiduel
réagit rapidement au contact de l’eau de mer pour former des complexes toxiques tels que le
bromoforme (Taylor 2006) [42] qui s’accumule dans le foie du bar européen Dicentrachus
labrax. Dans la même étude, il a été impossible de séparer l’effet du bromoforme de la
température sur Mytilus edulis.
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CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.
Figure 10 : niveaux de toxicité du chlore pour les espèces marines (Hopnere, et al; 2008).
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CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.
Est habituellement utilisé pour nettoyer les membranes d’osmose inverse. Des impulsions à
court terme dans le milieu marin peuvent entraîner une acidification et une hypoxie. Les bio-
essais de toxicité sur le poisson-lézard Synodus synodus dans les Canaries ont révélé une
sensibilité élevée à l’exposition à court terme à de faibles concentrations, avec une mortalité
totale se produisant à des concentrations plus élevée [47].
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CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.
Comme nous l’avons dit plus haut, l’industrie du dessalement est très dynamique ; elle
s’efforce d’améliorer son rendement, de réduire la quantité de produits chimiques utilisés dans
ses procédés et rejetés avec la saumure et d’utiliser des substances moins dangereuses (chimie
verte). Par conséquent, il est difficile de suivre les changements ; les spécialistes de
l’environnement doivent donc travailler en étroite collaboration avec les exploitants d’usines
de dessalement pour se tenir informés des changements apportés aux procédés.
Un autre obstacle est que bon nombre des produits chimiques (principalement des coagulants
et des agents anti tartre) sont protégés par des brevets ; leur composition exacte est donc en
général une propriété exclusive qui ne peut être divulguée. Dans ce cas, le composé actif doit
être identifié et compilé en même temps que ses propriétés toxicologiques. Il convient de
mentionner que des polluants connus sont également utilisés dans le procédé : acides, alcalis,
solutions de nettoyage, sels métalliques ainsi que des produits de corrosion connus (métaux).
Sur la base d’un examen des technologies existantes et de l’état d’avancement des travaux,
les contaminants suivants émergent des technologies de dessalement :
Membrane Thermique
Sels de Fe, sels d’Al, Coagulant Non utilisé
polymères organiques
Métaux lourds Fe, Ni, Cr, Mo Corrosion d’acier Corrosion d’acier
Inoxydable inoxydable
Métaux lourds Cu, Ni, Ti Non pertinent Corrosion à partir de la
chaleur
Chlore, autres oxydants Biocide, utilisé mais Chlore résiduel biocide
neutralisé avec du bisulfite
avant élimination
Bisulfite Neutralisant de biocide Non utilisé
Poly glycol, détergents Non utilisé Agent anti-mousse
Détergents, oxydants, agents Nettoyage de Non utilisé
complexants Membranes
Poly phosphate, Poly Agent antitartre Agent antitartre
phosphonate,
polymères organiques (acides
poly maléiques et
polyacryliques)
Solutions alcalines Nettoyage (neutralisé Non utilisé
avant élimination)
Solutions acides Nettoyage (neutralisé Nettoyage
avant élimination)
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CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.
L’évaluation de l’impact sur l’environnement (EIE) est un processus par lequel les effets
prévus d’une élaboration ou d’un projet sur l’environnement sont identifiés aux étapes de
conception et de planification. Si les effets probables sont inacceptables, des mesures de
conception ou d’autres mesures d’atténuation appropriées peuvent être prises pour réduire ou
éviter ces effets. L’EIE doit être préparée par des professionnels et des spécialistes de façon
multidisciplinaire ; elle doit inclure des ingénieurs, des spécialistes de l’environnement, des
concepteurs et être réalisée dans le cadre réglementaire en collaboration avec les décideurs. Il
convient d’encourager la contribution des parties prenantes. La procédure d’EIE a été
largement décrite dans le manuel d’orientation du PNUE publié en 2008 (PNUE 2008).
II.1.Description du projet :
Une description générale de l’objectif et de la nécessité du projet doit être donnée au début
du rapport d’EIE. Elle doit inclure les renseignements suivants :
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CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.
II.3.Description de l’environnement :
Les données existantes sur l’habitat terrestre et sur l’habitat marin provenant du site de
l’usine de dessalement envisagée doivent être compilées et analysées de façon critique. En
l’absence de données disponibles ou en cas de données partielles ou obsolètes, des enquêtes
doivent être menées avant la construction du site. Le nombre d’enquêtes et le calendrier
(saisonnier) doivent être décidés sur une base spécifique au site. Ces renseignements
(compilés et/ou nouveaux) serviront également de référence précieuse (référence) pour la
surveillance de l’environnement après le début des opérations. Il est important que la
méthodologie utilisée pour entreprendre des enquêtes de base soit documentée afin que les
résultats de la dernière surveillance puissent être référencés.
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CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.
Il est reconnu que les MTD et les MPE évoluent avec le temps en fonction des avancées
technologiques et scientifiques et avec les changements des facteurs économiques et sociaux.
Cela est vrai en particulier pour l’industrie du dessalement qui est dans un état constant
d’amélioration et de changement rapides en raison des efforts importants en matière de
recherche et d’ingénierie déployés dans le développement technologique. Par conséquent, les
processus MTD et MPE doivent les suivre de près afin d’appliquer les points suivants :
La surveillance en usine doit inclure la qualité de l’eau d’alimentation (prise d’eau de mer) et
le volume et la composition de la saumure.
Se concentrer sur les paramètres qui peuvent affecter le procédé de dessalement et la qualité
de l’eau dessalée.
Volume de rejet, température, salinité, concentration des produits chimiques utilisés dans le
procédé de dessalement et rejetés avec la saumure.
Page 55
Partie
Expérimentale
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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
CHAPITRE : I
TRAITEMENT DE L’EAU
DE MER DANS LA
CENTRALE DE CAP
DJINET.
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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
I. Introduction :
Après avoir décrit toutes les étapes de fonctionnement de traitement de l’eau de mer (voir
figure n°1) présentent dans la centrale thermique de Cap Djinet pour l’alimentation des
auxiliaires électriques, on s’est intéressé à la partie d’analyses. Pour cela, on a retenu trois
points de prélèvement.
Le premier concerne l’eau brute, le prélèvement a été effectuer sur l’eau de mer au
niveau d’une vanne placée sur la conduite de pompage.
Le deuxième prélèvement concerne l’eau dessalée, après passage à travers
l’unité de dessalement.
Et le troisième prélèvement a été effectué à la sortie de l’unité de déminéralisation.
Les résultats obtenus peuvent nous renseigner sur le rendement d’élimination des sels et
donc sur l’efficacité de la méthode de dessalement et de déminéralisation utilisée.
Après le traitement, la saumure produite au niveau des quatre unités de dessalement est
déchargée dans un canal de rejet. Elle est retournée à la mer dont sa concentration s’avère
habituellement doubles ou pré du double de l’eau de mer. En plus de la concentration
élevée des sels, cette eau de décharge contient de divers produits chimiques utilisés
dans l’étape de prétraitement et du dessalement. Donc, la saumure déchargée peut avoir
des impacts et des aspects négatifs directs et indirects sur l’environnement marin.
II.1. Prétraitement :
Il est généralement nécessaire pour les centrales électriques se trouvant au bord de la mer, ce
qui est le cas pour la centrale thermique de Cap Djinet, une filtration qui faite au niveau de la
station de pompage par un ensemble de dé grilleurs et de tambours filtrants suivie par une
injection de quelques (ppm) de chlore. Cette dernière peut être faite de façon continue ou
intermittente selon les exploitants.
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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
La hauteur de l’entrée dans la station est de 7,50m sous le niveau de la mer. A chaque entrée
est prévue une fosse de révision, chacun des trios canaux est pourvu d’un batardeau.
La station de pompage est un ouvrage en béton armé étanche avec bord supérieur à plus de
7,5m du dessus du niveau de la mer se compose d’un bassin d’alimentation, de quatre voies
de filtration et des chambres d’aspiration pour les pompe de l’installation de dessalement, de
la chloration et pour la pompe d’incendie. Les batardeaux d’arrêt sont installés à l’avant de
chacun des 08 pompe de circulation.
La station de pompage est divisée en quatre voies de filtration qui sont chacune équipées
d’une grille à dégrilleur. Les matrices retenues par le tambour filtrant et la grille sont amenée
par un caniveau de rejet jusqu’au panier de récupération de détritus. Les pompes de
circulation principales sont installées à la fin des installations de filtration.
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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
Entre les voies disposées les chambres d’aspiration, les deux chambres extérieures servent à
l’alimentation de l’installation de dessalement d’eau de mer par les pompes de transfert et
comprennent chacune une pompe pour la chloration.
La filtration consiste à faire traverser l’eau dans un milieu poreux et perméable qui
retient les particules solides (matière organique et sels), de dimensions supérieures à celles
des pores du milieu
Ce procédé sert à l’extraction des impuretés de l’eau de mer utilisée comme eau de
circulation principale et au rinçage de détritus afin qu’ils puissent être transportés dans
les paniers de récupération.
Chaque tranche de la centrale est associée à une voie de filtration qui est équipée d’une grille
avec dégrilleur, d’un circuit d’arrosage et d’appareils de mesure de niveau grille différentiel
de l’eau (voir figure 03).
Une première filtration de l’eau de mer est effectuée par une installation composée d’une
grille fixe et une dégrilleur entrainé électriquement. Cette grille sert à retenir les impuretés de
l’eau de grandes tailles (supérieures à 40 mm).
Les matières retenues par la grille sont soulevées jusqu’au niveau d’évacuation de détritus. Le
débit d’eau dans cette étape est 12 500 m3/h.
La filtration secondaire qui est finale se fait par des tambours filtrants, chaque
tambour est constitué par une structure à rotation lente dans laquelle l’eau entre de chaque
côté.
Les panneaux filtrants sont montés à la périphérie de la structure tournante et l’eau est
refoulée vers l’extérieur depuis le centre de tambour à travers les mailles filtrantes.
Tandis que le filtre tourne, le détritus adhérant à l’intérieur des panneaux passe au-
dessus des paniers de récupération placés à l’intérieur du filtre. Lorsque les panneaux
arrivent au-dessus des paniers, ils passent au-dessous des géoleurs d’eau situé à l’extérieur
du filtre.
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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
La chloration est un procédé appliqué de préférence pour éviter ou réduire les impuretés
biologiques gênantes dans les installations de la centrale. Elle s’effectue par l’ajout
d’hypochlorite de sodium qui réagit dans l’eau comme suit :
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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
Le HOCl réagit comme étant un oxydant fort. Pour cela, il est efficace à l’oxydation des
microorganismes présents dans l’eau, son action biocide s’explique par la destruction
des enzymes indispensables à la vie de ces derniers, [48
L’installation est prévue pour produire 2 × 150 kg/h de chlore actif avec deux unités. La
production de chaque unité est obtenue avec quatre électrolyseurs connectés hydrauliquement
et électriquement en série en opération à 3400 A. Le chlore actif est produit sous forme
d’hypochlorite de sodium à 2000 ppm.
La production de ce dernier est assurée à partir des opérations suivantes (voir figure n°4):
Les filtres d’eau de mer sont de type autonettoyant actionné par une mesure de la perte de
charge dans le filtre et une alarme de haute pression. Tel que, l’opération de filtrage
limite à 0,5 mm de dimension des matières en suspension dans l’eau de mer.
Pour éliminer ces incrustations, les électrolyseurs doivent être lavés périodiquement avec de
l’acide chlorhydrique diluer à 5% avec un débit de 75m3/h.
Le cycle de nettoyage dure à peu près une heure et la solution d’acide récupérée de nouveau
dans le réservoir de HCl peut être employée pour plusieurs cycles de nettoyage. La
concentration faible de HCl 2,5% à 3% est remontée à 5% en ajoutant une quantité
suffisante d’acide chlorhydrique à 30%.
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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
Lorsque le nettoyage des électrolyseurs est terminé, l’unité est soumise à un lavage d’eau de
mer pour quelques minutes.
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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
Généralement, l’hypochlorite de sodium est défini sous le terme de chlore actif libre.
Aussi, l’hypochlorite produit par voie électrochimique est suffisamment stable. Donc, les
périodes de stockage de longues durées
Dosage continu : environ 1,5 g/m3 d’eau de circulation. Ce dosage à lieu à la prise
d’eau de mer et à la station de pompage.
Dosage de choc : environ 5 g/m3 d’eau de circulation pendant15 min, toutes les trois
heures de service. Ce dosage à lieu à la prise d’eau de mer et aux entrées des
condenseurs.
La figure n°5 représente les différents points d’injection de chlore au niveau de la centrale.
supérieures à 48 h doivent être évitées.
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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
Les besoins journaliers en eau dessalée de la centrale thermique sont de l’ordre de 1100
m3.L’installation comprend quatre unités(figure n°6) indépendantes les unes des autres
(trois unités sont en service et la quatrième est désinstallée), fonctionnant selon le
principe de la distillation par détentes successives à 18étages. Chaque unité produit 500 m3
d’eau dessalée par jour qui est stockée dans deux réservoirs de 2700 m3, [29].
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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
II.2.1.1. L’évaporateur :
Le faisceau des tubes de condenseur se trouve dans la partie supérieure de chaque chambre.
Dans chacun des faisceaux, quelques tubes sont séparés des autres par une chape-tôle.
Ce compartiment séparé sert de zone de refroidissement pour les gaz non condensables.
Le dernier étage est muni d’un indicateur de niveau pour le distillat et la saumure.
Tous les dispositifs sont prévus pour vider et aérer totalement tous les étages.
Saumure de détente :
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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
Le réchauffeur final est un échangeur thermique à faisceaux de tube droit. L’eau de mer
traverse les tubes, alors que l’eau chaude circule sur les côtés enveloppe. Il consiste à chauffer
la saumure sortant des zones de récupération de chaleur à une température de 83°C avec
un débit de 280 m3/h (coté enveloppe).
II.2.1.3. La chaudière :
C’est une chaudière à eau chaude et basse pression qui combine le principe de retour de
flamme et le principe des trois passages. Tel que, l’eau est réchauffée en deux étapes :
Le filtre utilisé est de type à décolmatage par contre courant (autonettoyant). L’eau de mer à
filtrer pénètre dans ce filtre à la bride d’entrée, traverse le double panier filtrant et quitte le
filtre à la bride de sortie.
Les impuretés sont retenues dans le filtre par la toile filtrante de panier, lorsque par la suite
d’un colmatage du filtre on atteint la perte de charge limite. Le procédé de decolmatage par
contre courant se met en marche automatiquement.
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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
L’eau de mer naturelle utilisée pour le procédé d’évaporation est saturée de gaz
incondensables tels que l’oxygène et l’azote ainsi que le gaz carbonique formé, par le
bicarbonate, sont peu à peu libérés dans les étages de l’installation et peuvent nuire à
l’échange de chaleur, ces gaz incondensables sont amenées de l’étage 2jusqu’à l’étage 4puis
de l’étage 5à l’étage 13et enfin de l’étage 14à l’étage 18, et sont évacués aux points
d’aspiration des étages 1, 4, 13et 18.
La pompe d’éjection d’eau est prévue pour aspirer les gaz de la pompe d’éjection de vapeur
et ce des étages 2 à 13, l’eau motrice de l’éjecteur est mise en circulation par la
pompe un réservoir de désaérage fait partie de ce circuit, les gaz dissous dans l’eau sont
libérés et évacués à l’atmosphère.
Pour éviter un réchauffement indésirable de l’eau motrice, on remplace une partie de cette
eau, par la même quantité d’eau froide.
Ce système comprend aussi une pompe d’eau motrice qui à un débit de 103 m3/h.
Les dépôts de tarte se forment sur les surfaces du matériel de dessalement. La présence de
tartre entraîne immanquablement des difficultés d’exploitation et/ou de perte de rendement.
Les salissures sont une cause importante de corrosion sous dépôt et de détérioration de la
capacité d’échange thermique.
Page 69
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
Les produits de réaction de l’acide avec ces incrustations sont les chlorures et les
dioxydes de carbone.
Le procédé de nettoyage, se fait en fonction de la valeur du pH, doit être identique à l’entrée
et à la sortie de la zone à nettoyer.
La formation de mousse est une fonction des constituants organiques de l’eau de mer
qui sont principalement des produits d’excrétion et de dégradation d’algues planctoniques.
La mousse produite par l’eau de mer aux étages du procédé de distillation multi
flash est imprévisible mais a tendance à poser un problème plus grave quand les séparateurs
sont proches de la surface du courant de saumure, ce qui ne permet pas de séparer qu’un
volume réduit en phase aqueuse et la phase vapeur.
Une partie de cette mousse peut arriver au distillat et le rendre inutilisable. Dans ce cas, le
produit chimique commercial préconisé (Belite M33à 0.1 mg /l) peut être dissout et dosé
avec l’inhibiteur d’incrustation, [49].
L’eau de mer, pour la centrale thermique, est traitée au chlore actif. Ce procédé
détruit les organismes se trouvant dans l’eau de mer.
Page 70
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
Matières consommables :
Inhibiteur d’incrustation :
BELGARD EVN
Taux de dosage (mg/l) 3,8 - 5,8.
Consommation (kg/h) 0,2 - 0,36.
BELITE M33 :
La pompe d’eau de mer (figure n°7), refoule le liquide à travers les condenseurs en passant
par les filtres. Une partie de l’eau de mer est dérivée avant d’entrer à la chambre
d’eau du 18eme étage d’évaporateur pour crier les vides et refroidir le système de
recirculation de l’aspiration d’air.
L’eau réchauffer, provenant des étages de dissipation de chaleur 16, 17et 18, sera retournée à
la mer. D’abord une partie de l’eau de mer chaude sera dérivée à la sortie de l’étage 16pour
être amenée au procédé comme eau d’alimentation, elle remplace la saumure. Ensuite
elle est dégazée dans le 18emeétage d’évaporation par le vide se trouvant dans celui-ci,
pour écouler ensuite dans la tuyauterie coté aspiration de la pompe de recirculation où
elle sera mélangée par le réservoir de produits chimique.
Page 71
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
Le réchauffeur final sera chauffé par l’eau de la chaudière. La pompe de recirculation fait
circuler l’eau chaude à travers un circuit fermé.
Au fond de l’étage, la saumure coule par des passages spéciaux vers la prochaine
chambre de détente ou la pression est encore plus réduite que la pression de
saturation, qui correspond à la température de saumure ; par ce fait une partie de la
saumure s’évapore de nouveau. Ce procédé se répète dans chaque étage. L’évaporateur
entraine une baisse progressive de la température de saumure, alors que la concentration de la
saumure de recirculation augmente.
Le distillat goutte des parois des tubes dans les cuves à distillat existant dans chaque étage,
ensuite il coule d’un étage à l’autre par les orifices de passage, pour être finalement évacue au
dernier étage par la pompe de distillat.
Un système de mesure de conductivité automatique a lieu après la pompe de distillat, tel que :
Une partie de la saumure concentrée sera refoulée par la pompe de saumure du dernier
étage au canal de saumure tandis que la partie principale de la saumure coule vers la pompe
de recirculation.
Les gaz non condensables, seront évacués par une pompe d’éjection de vapeur et par
une pompe d’éjection d’eau.
Page 72
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
Page 73
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
Comme eau brute, on utilise le distillat des unités de dessalement d’eau de mer qui a une
teneur en sel maximum de 20 mg/l comme NaCl et une température maximal de 40°C.
Deux filtres à lits mélangés(figure n°8) sont prévus avec une capacité nette de 40 m³/h
pour chacun, fonctionnant généralement en mode alterné, un sert à la déminéralisation, l’autre
en réserve.
L’eau déminéralisée produit est stockée dans deux réservoirs de 1500 m3de volume pour
chacun. Elle doit correspondre dans sa qualité à l’exigence de l’eau d’appoint des
chaudières à vapeur à haute pression.
Page 74
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
Page 75
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
L’acide chlorhydrique à 30% de concentration est stocké dans deux réservoirs, d’une
capacité de10 m³pour chacun.
Le remplissage des conteneurs par l’acide s’effectue par le refoulement avec l’air comprimé.
La quantité d’acide, nécessaire pour la régénération est transportée par deux pompes
doseuses et diluée avec l’eau déminéralisée jusqu’à une concentration de 5%.
La soude caustique à 99% qui est livrée en forme solide (flacons, feuillets), est dissoute dans
une Cuve de dissolution équipée d’un agitateur à une concentration de 30%, puis pompés par
deux pompes de remplissage jusqu’au réservoir de stockage de 1800 L de volume.
Les cations de l’eau sont absorbés par la résine cationique et échangés contre les ions
H+selon les réactions suivantes :
R-H + Na+ R- Na + H+
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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
Les anions sont absorbés par la résine anionique et échangés contre les ions OH selon
les réactions suivante :
R- OH + HSiO-3 R-HSiO3 + 2 OH
L’eau déminéralisée est envoyée vers les deux réservoirs de stockage de 1500 m³pour
chacun. On injecte dans la conduite d’arrivée des deux réservoirs de stockage de l’ammoniac
NH3 pour relever la valeur de pH de l’eau déminéralisée à plus de 9,5, [50].
Une fois que les résines sont saturées. Il y a lieu de procédé de régénération.
II.3.2.2. La régénération :
Si à la sortie des filtres à lits mélangés, la conductivité est importante (supérieure à
0,1µs/cm) et l’eau est de mauvaise qualité, ce dernier ne doit pas être utilisée pour les
besoins de la centrale et surtout pour l’alimentation du générateur de vapeur.
Page 77
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
1ére étape :
Détassage :
Elle consiste à effectuer la séparation des résines par l’intermédiaire de l’eau brute qui est
introduite par le point bas, l’eau ressort par la partie supérieure.
Par la différence de poids spécifique, les résines cationiques plus denses retournent dans le
bas du réservoir et les résines anioniques occupent la partie supérieure. Cette opération dure
20minutes.
2éme étape :
Pause :
Arrêt de l’arrivée de l’eau brute pour la précipitation complète des résines. Cette opération
dure 5minutes.
3éme étape :
La solution HCL à 5 % introduit par le point bas du réservoir pour régénérer les
résines cationiques.
La solution NaOH à 5% le point supérieure du réservoir pour régénérer les résines
anionique.
4éme étape :
5éme étape :
Pause :
Avant de passer à l’étape suivante, une pause de 30 secondes est nécessaire, pour
arrêter complètement l’opération de lavage des résines.
Page 78
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
6éme étape :
Le niveau d’eau dans le lit mélangé doit abaisser, pour se stabiliser à10 cm au dessus des
résines. Cette opération dure 30 minutes.
7éme étape :
Cette étape consiste à une reconstitution du mélange des résines. L’air fournir par le
compresseur est introduit par le bas du réservoir des lits mélangés et ressort par la partie
supérieure.
Lors de cette opération, le volume à l’intérieur du filtre augmente avec l’apport d’air pour
reconstituer le mélange des résines. Cette opération dure 10minutes.
8éme étape :
Dans cette étape l’espace vide du réservoir des lits mélangés est rempli, jusqu'à ce que l’eau
sorte par le point haut .Cette opération dure 5minutes.
9éme étape :
Cette opération consiste à faire une recirculation d’eau brute pour effectuer le lavage des
résines, et mesurer la conductivité de l’eau sortant du réservoir :
Si la conductivité est comprise entre 0,1-10 us/cm, la circulation est maintenue pendant
120minutes.
Si la conductivité est inférieure à 0,1 us/cm, l’eau déminée est dirigé vers les deux réservoirs
de stockage.
III. neutralisation:[50]
Les traitements de correction de pH souvent désignés par le terme de neutralisation, qui
consiste à ramener le pH d’une eau à une valeur définie.
Les solutions évacuées au niveau de la centrale ne peuvent pas être directement déversées
dans le conduit des eaux résiduaires, car elles sont encore corrosives et pourraient
endommager les canalisations et polluer l’environnement, il faut donc neutraliser ces
solutions.
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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
De la régénération de l’installation.
De lavage à contre-courant.
Des filtres humides du réservoir HCL.
Des filtres humides du réservoir NaOH.
Des vidanges (lors de rinçages ou de mise en service).
Un bassin mélangeur.
Une pompe aspirante.
Deux ventilateurs à air mélangeurs.
Deux réservoirs collecteurs.
Le capteur de niveau très haut donne une alarme en salle de commande et met la
neutralisation en service automatique. La pompe de recirculation reste en service pendant
20 minutes avant toute injection, afin d’avoir un mélange homogène, et une mesure de pH
correcte. Après 20 minutes, si le PH est bas (inférieure à 7), il y a injection de NaOH, s’il est
supérieur à 7, injection de HCl.
Page 80
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
Page 81
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
1°- A l’entrée de l’unité : c’est l’eau d’alimentation avant dessalement (l’eau de mer).
2°- A la sortie de l’unité : c'est l'eau des rejets après dessalement (la saumure).
Les échantillons d’eaux traitée ont étés prélevés en vue de l’analyse physico-chimique. Le
prélèvement d’un échantillon d’eau pour l’analyse physico-chimique est soumis à la
Procédure suivante :
Le contenant doit être propre, mais ne doit pas être né cessa virement stérilisé, on a
utilisé des bouteilles en plastique de 500 ml et de 1 litre et parfois des bouteilles en
verre qui sont au préalable rincées avec de l’eau distillée au moins trois fois.
Ouvrir l’emballage, le remplir et le fermer immédiatement.
Nous avons effectué des échantillons dans des dates déférentes au cours de mois de février,
mars et avril 2018 et Nous avons pris les résultats pour des analyses antérieures remontant à
des années 2001, 2002 et 2003 Sont effectuées des analyses des paramètres physico -
chimiques au niveau de laboratoire de la centrale électrique de Cap Djanet.
La conductivité et la salinité :
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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
70
60
50 conductivité (l'eau de mer)
40
30 conductivité(rejet de
20 saumure)
10
0
12-mai 12-juin 12-juil. 12-août 12-sept. 12-oct.
Date (jour)
La (figure10) montre que la conductivité de la saumure variée entre (70-80 ms/cm) elle est
plus grande que la conductivité de l’eau d’mer qui est moine de 50 ms/cm, pendant l’année
2001.
Page 83
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
50
40 salinité( l'eau de mer)
30 salinité(rejet de saumure)
20
10
0
12-mai 12-juin 12-juil. 12-août 12-sept. 12-oct.
Date (jour)
Sur le graphe de la figure11 ci-dessus qui donne la variation de la salinité de l’eau de mer
et celle de la saumure dans l’année 2001, on remarque clairement le grand écart entre la
salinité de rejet de saumure (60-70 g/l) elle celle de l’eau d’mer (38- 40 g/l) durant l’année
2001.
60
50 conductivité(l'eau de mer)
40
30 conductivité rejet de
saumure
20
10
0
19-août
19-oct.
19-janv.
19-juil.
19-nov.
19-mars
19-juin
19-sept.
19-avr.
19-mai
19-févr.
Date (jour)
Figure 12 : Variation de la conductivité en 2002.
Page 84
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
70
60
50
Salinité (g/l)
19-juin
19-avr.
19-mai
19-août
19-févr.
19-oct.
19-janv.
19-nov.
19-sept.
Date (jour)
Sur graphe de la (figure13) ci-dessus qui donne la variation de la salinité de l’eau de mer et
celle de la saumure dans l’année 2002, on remarque une grande différence entre la salinité de
rejet de saumure (55-65 g/l) elle celle de l’eau d’mer qui atteint 40 g/l durant l’année 2002.
Page 85
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
60
50 conductivité(l'eau de mer)
40
30 conductivité(rejet de
saumure)
20
10
0
Date (jour)
La figure précédente montre que la conductivité de la saumure variée entre (60-70 g/l) est
beaucoup plus grande que la conductivité de l’eau d’mer qui arrive jusqu’ à 50 g/l en 2003.
50
40
salinité( l'eau de mer)
30
20 salinité(rejet de saumure)
10
0
Date (jour)
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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
La salinité de l’eau de mer et celle de la saumure de l’année 2003, sont données sur le graphe
de la figure15, où on remarque un rapport presque de deux fois ente les deux salinités (60-70
g/l) et (38- 40 g/l).
50
40 salinité(l'eau de mer)
30 salinité(rejrt de saumure)
20
10
0
Date(année)
*Les fluctuations de la salinité ainsi que de la conductivité de la saumure sont dues d’un part
de la variation de la qualité de l’eau de mer (salinité et conductivité de l’eau de mer) et d’autre
part de la variation du taux de conversion de l’unité de dessalement de centrale.
*Les fluctuations saisonnières de la salinité ainsi que de la conductivité de l’eau de mer sont
d’origines naturelles et sont dues à la variation de la température ambiante et des
précipitations et comme la station de captage de eaux de mer de la central n’est pas éloignée
de l’embouchure d’Oued Isser, les caractéristiques de l’eau de mer (salinité, conductivité ….)
dans ces endroits sont variables et très influencées par les précipitations sur le bassin versant
d’Oued Isser.
*A partir des graphes précédents, nous pouvons conclure que la salinité de rejets de saumure
varie entre 60 et 70 g/l ce qui est pratiquement deux fois la salinité ambiante.
Page 87
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.
Sur la base des études intérieures citées dans ce paragraphe I.2.1chapitre IV on remarque
que la salinité de la saumure peut provoquer des effets sur le milieu marin à savoir :
En fonction des résultats d’analyses effectués dans plusieurs années et dans différentes
périodes, on a constaté un grand écart entre la salinité ambiante et celle de la saumure et par
conséquence des effets néfastes sur la vie marine (sur la biote).
Pour faire face à ces effets, une gestion rationnelle du rejet de la saumure est jugé nécessaire
afin de réduire sa concentration en sels (salinité).
Au niveau de la centrale pour réduire la salinité, tous les rejets de saumure vont être
récupérés et mélangés avec les eaux de refroidissement dans un canal afin de minimiser son
effet sur le milieu marin. Les analyses de ce mélange sont représentés sur le graphe suivant :
50
salinité (l'eau de mer)
40
salinité (rejets de saumure)
30
salinité ( canal de rejet)
20
10
0
Date (jour)
Les résultats présentés sur la figure17 sont très motivantes, où on remarque que les
concentrations en sels (salinité) des eaux de mélange (saumure + eaux refroidissement) sont
presque identiques avec celles des eaux de mer.
Donc on peut dire que la technique de dilution est un moyen efficace pour réduire la salinité
des rejets et par conséquence réduire l’empreinte environnementale des rejets de la saumure
dans le milieu marin.
Page 88
CHAPITRE II : Gestion et valorisation des rejets de saumure à forte salinité.
CHAPITRE II :
Gestion et valorisation des
rejets de saumure à forte
salinité.
Page 89
CHAPITRE II : Gestion et valorisation des rejets de saumure à forte salinité.
La température de ce lac atteignait à la fin de l’été 70°C à une profondeur de 1.32 m. Même
au début du printemps, une température d’environ 26 °C a été enregistrée.
Bien que ce rapport ait été suivi par un certain nombre d’études sur le même lac naturel, il
n’y avait pas de tentatives de construire des étangs solaires pour la collecte et
l’utilisation de l’énergie solaire jusqu'au milieu du XX siècle.
Dans un étang solaire à gradient de salinité, la chaleur est collectée et emmagasinée dans
une couche d’eau convective très saline et très dense située au fond de l’étang appelée aussi
zone de stockage ou LCZ (pour Lower Convective Zone). La perte de chaleur vers
l’air ambiant est anéanti grâce à une autre couche non convective appelée NCZ (pour
Non
Convective Zone) située juste au-dessus de la couche inférieure. Cette zone non convective
est stratifiée de telle façon que la concentration du sel diminue du bas vers le haut. La nature
non convective de cette zone empêche toute forme de transfert par convection, et la
chaleur emmagasiné au fond n’échappe que par conduction, étant donnée la conductivité
thermique
faible de l’eau, cette zone joue le rôle d’un isolant thermique transparent. Finalement,
au-dessus des deux zones citées, il existe une autre zone d’épaisseur relativement mince et
de faible salinité ou d’eau non salée. La superposition de ces trois couches est semblable à
un sandwich dont la zone non convective est intermédiaire. Cette structure exposée au
rayonnement solaire augmente la température du fond à des valeurs qui peuvent atteindre le
point d’ébullition de la saumure.
Les bassins solaires sont maintenant établis partout dans le monde. Le plus célèbre étant
celui d’El Paso, qui a été lancé en 1983 au Texas, USA, comme projet de
développement de la recherche et stand de démonstration à l’Université de Texas. Cet étang
était opérationnel entre l’année 1985 jusqu’à son arrêt en 2004, et dès son démarrage, il
a été considéré comme le premier étang solaire conçu pour la production d’électricité aux
états unis. En 1987, Il a été aussi le premier étang utilisé pour des opérations de dessalement
aux états unis. Il faut noter que cette technologie est relativement nouvelle dans le
domaine de dessalement. Des températures d’environ 90 °C ont été enregistrées à
l’étang solaire d’El Paso, malheureusement après un certain temps d’utilisation, la
stratification des couches a été détruite suite à l’échauffement de la saumure jusqu’au
point d’ébullition. Le gradient de l’étang a été reconstruit et le système a été amélioré
pour éviter de tels problèmes dans l’avenir. En 2001, des recherches à El Paso ont
mis l’accent sur le couplage des étangs solaires avec des techniques de dessalement
thermiques [52].
Page 90
CHAPITRE II : Gestion et valorisation des rejets de saumure à forte salinité.
Un étang peu profond consiste (fig. 18) d’un certain nombre de sac, remplis d’eau, de 5 à 15
cm d’épaisseur et interconnectés entre eux, avec un fond noir et un top transparent. Ces sacs
sont placés sur une surface spécialement aménagée et couverte d’une vitre transparente
réduisant les pertes thermiques. Ce type d’étangs est généralement conçu pour des opérations
discontinues. Pendant le jour, l’eau est pompée dans le module de collection pour être
chauffée par le soleil. L’eau chauffée est pompée dans un réservoir de stockage
thermiquement isolé et directement utilisable [53].
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CHAPITRE II : Gestion et valorisation des rejets de saumure à forte salinité.
Un 2ème type, l’étang solaire stratifié par membrane (fig. 19) est constitué de plusieurs
couches de fluides isolées et séparées par des membranes transparentes. Ces membranes sont
séparées par une distance suffisante pour empêcher complètement la convection, comme dans
l’étang solaire à gradient de salinité, la chaleur est emmagasinée dans la zone
convective inférieure (LCZ). Cependant ce genre d’étang ne nécessite pas de sel.
L’élément le plus coûteux de l’étang stratifié par membranes sont les membranes de la
couche non convective (NCZ) [54]. Le problème rencontré par ce genre comporte la durée de
vie de membranes, la stabilité, le nettoyage et le changement de la transparence des
membranes due à la croissance des microorganismes et la décoloration [55].
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CHAPITRE II : Gestion et valorisation des rejets de saumure à forte salinité.
L’étang solaire à gel (fig. 20) utilise des polymères épaississants naturels, semi-synthétiques
ou synthétiques pour former une couche transparente non convective de gel qui flotte sur une
zone convective inférieure (LCZ). Un étang solaire de ce type a été utilisé pour la première
fois à l’université de New Mexico. Des températures au-dessus de 100°C ont été
obtenues sous les conditions optimales. La couche de gel isole l’étang solaire et empêche la
convection d’y avoir lieu. Cette couche empêche aussi la perte de chaleur par évaporation et
réduit les effets des poussières, des algues et du vent. Les poussières peuvent être éliminées
par simple lavage de la surface du gel [56].
Il est utile de rappeler que la majorité des systèmes d’énergie solaire ne possèdent
pas la capacité d’emmagasiner cette énergie pour une longue période, à l’inverse de l’étang
solaire à gradient de salinité (ou Salt Gradient Solar Pond SGSP) qui est apparu pour
remédier à cet inconvénient.
Page 93
CHAPITRE II : Gestion et valorisation des rejets de saumure à forte salinité.
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CHAPITRE II : Gestion et valorisation des rejets de saumure à forte salinité.
Au début les rayons solaires qui pénètrent dans l’étang solaire vont être absorbés par
des couches d’eau. Ces rayons vont, en partie, se transformer en énergie thermique et
donc chauffer la masse d’eau du bassin.
L’utilisation d’un cycle de Rankine organique est plus convenable pour l’exploitation
des étangs solaires. Parmi les applications, on peut citer :
- le dessalement de l’eau.
Page 95
CHAPITRE II : Gestion et valorisation des rejets de saumure à forte salinité.
- la réfrigération et climatisation.
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Conclusion générale :
L’étude que nous avons effectuée à la centrale thermique de Cap Djinet nous a été bénéfique
à plus d’un titre, parce qu’elle nous a permis d’appliquer en pratique les connaissances
acquises en théorie et de côtoyer la réalité industrielle.
Comme les usines de dessalement ont des impacts positifs sur l’environnement, ils ont aussi
des impacts négatifs, et pour réduire les effets de ces derniers, des techniques de gestion et de
valorisation comme sont citées dans notre travail ont été appliqué pour la central d’étude.
Les analyses effectuées sur le rejet de saumure après dilution avec l’eau de refroidissement
ont des caractéristiques proche de ceux de l’eau de mer donc on peut conclure qu’il n’ y a pas
d’impact négatifs sur l’environnement marin, mais aussi sans être utile, par contre si on peut
opté pour la gestion et valorisation des rejet de saumure par un étang solaire de gradient de
salinité, dont nous permettra de produire de l’énergie (par augmentation de température)a la
base de rejet de saumure, et cette dernière peut être utilisée dans des différents domaines de
l’industrie, par une valorisation énergétique.
Enfin, on peut dire que le traitement de l’eau de mer par MSF pour la production
d’énergie électrique présente un défit ,toute en exploitant la saumure pour la production de
l’énergie a partir de l’augmentation de la chaleur sur la profondeur de l’étang par le bai de la
capacité des sels au captage et au stockage simultanément de l’énergie solaire.
Page 97
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Page 101
Annexe
Annexe
1)- Mesure de pH :
Principe :
La différence de potentiel existant entre une électrode de verre et une électrode de référence
(Calomel - KCl saturé) plongeant dans une même solution, est une fonction linéaire du pH de celle-
ci.
Appareil :
pH mètre.
Electrode :
Electrode de pH.
Réactifs :
Mode opératoire :
Principe :
Mode opératoire :
Le thermomètre est trempé dans le flacon juste après le prélèvement. Le résultat est donné
directement en °C.
Définition :
La conductivité électrique d’une eau est la conductance d’une colonne d’eau comprise entre deux
électrodes métalliques de 1 cm2de surface et séparées l’une de l’autre de 1 cm. Elle est l’inverse de la
résistivité électrique. La conductivité électrique d’une eau s’exprime généralement en micro-siémens
par centimètre (µS/cm).
Appareil : Conductimètre.
Mode opératoire :
D’une façon générale, la verrerie rigoureusement propre et rincée, avant usage, avec de l’eau
distillée est utilisée. Rincer plusieurs fois la cellule à conductivité, d’abord avec de l’eau distillée puis
Agiter le liquide (barreau magnétique) afin que la concentration ionique entre les électrodes
soit identique à celle du liquide ambiant. Cette agitation permet aussi d’éliminer les bulles d’air à la
surface des électrodes. La température du liquide ne devra en aucun cas varier pendant la mesure.
Après avoir étalonné rigoureusement l'électrode de la salinité, la placer cette électrode dans l'eau à
analyser.
La mesure peut s'effectuer en sélectionnant dans le menu "affichage numérique" en attendant que la
valeur affichée se stabilise; le résultat est donné en (g/l).
Tableau 01 : les résultats des analyses effectuées du la conductivité en 2001.