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Impact environnemental de la saumure

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Impact environnemental de la saumure

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

Université M’hamed Bouguara Boumerdes


Faculté des sciences de l’ingénieur
Département Génie des Procédés

Filière : Sciences et génie de l’environnement

Mémoire de fin d’étude en vue de l’obtention du diplôme de master


Option : Génie de l’Environnement

THEME :
TRAITEMENT DE L’EAU DE MER PAR DESSALEMENT ET
EVALUATION DE L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL DE LA
SAUMURE SUR LE MILIEU MARIN.

Présenté par : Dirigé par :


AGOURAR AYOUB Mr. M .AMITOUCHE promoteur
BENGRICHE SOFIANE Mr. K.MECHAKOU Co-promoteur

Soutenu le 04.07.2018

Devant le jury composé de :


Mr :A.R. YEDDOU professeure à l’UMBB Président
Mr : H. BALOUL MAA à l’UMBB Examinateur
Mr : M. AMITOUCHE MCB à l’UMBB Promoteur

Année universitaire : 2017/2018


Remerciements
Nous tenons à remercier tout d’abord Dieu qui nous aidé à réaliser
ce travail.
Nous remercions sincèrement notre promoteur
Mr. M.HAMITOUCHE maitre de conférences à l’UMBB pour
nous avoir soutenus et orientés tout au long de ce travail et pour
ces précieux conseils.
Ainsi que Mr .K.MECHAKOU, ingénieur en chimie, pour nous
avoir aidé à effectuer ce travail au sein de l’entreprise SPE.CAP
DJENET.
Sans oublier toute l’équipe de l’entreprise SPE.
Nous remercions également Mr. A.R.YEDDOU et Mr.
H.BALLOUL, pour avoir accepté de faires parties du jury.
Nous remercions aussi tous les enseignants qui nous ont
accompagnés le long de notre parcours universitaire.
Enfin, nous tenons à remercier tous ceux qui nous ont aidé et
encouragé à terminer ce travail.
Dédicace
Je dédie ce modeste travail :
A notre père,
A notre mère,
A nos frères et notre sœur
A tous les membres de notre famille et nos proches
A tous nos amis et collègues A mes sœurs.
Résumé :
L’objectif de cette étude est de suivre la chaine de dessalement (MSF) et déminéralisation
de l’eau de mer et le contrôle de l’impact des rejets de saumure sur l’environnement marin.

Le prétraitement est la première étape qui fait appel à une chloration et à une filtration.
Après ce processus, on s’intéresse au procédé de dessalement par distillation à détentes
successives qui produit une eau dessalée moins concentrée en sels, suivi par un procédé de
déminéralisation à lit mélangé afin d’éliminer toute les sels. Enfin de compte, nous
obtenons une eau déminéralisée très pure nécessaire pour l’alimentation des auxiliaires
électriques.

Des analyses physico-chimiques sont réalisées sur les différentes qualités d’eau produites et
sur l’inévitable saumure déchargée au niveau des unités de dessalement vers l’environnement
marin.

Les résultats expérimentaux obtenus, montrent que le rejet de saumure peut être une
source de pollution et avoir des effets préjudiciables sur l’environnement marin. La
technique de dilution est utilisée au niveau de la centrale, afin de réduire l’impact
environnemental de ces effets, par la quelle ce fait un mélange de rejet de la saumure avec
les eaux de refroidissements. Les résultats d’analyses de ce mélange sont presque identiques
à celles de l’eau de mer.

‫ملخص‬

‫ف تأث تص ف‬ ‫) ت‬MSF ( ‫سس ت‬ ‫ت‬ ‫س‬ ‫ف‬


.

‫ت‬ ‫ب‬ ، ‫ب‬. ‫ش‬ ‫تط‬ ‫أل‬ ‫ط‬ ‫س‬


‫ف‬ ‫إ‬ ‫ ت‬، ‫أ ت ك ً ف أل ال‬ ‫ت‬ ‫ج‬ ‫ب‬ ‫ب‬ ‫ط‬
‫س‬ ‫ال‬ ‫ج‬ ‫ء‬ ‫ص‬ ، ‫ أخ‬. ‫أل ال‬ ‫ج‬ ‫ء‬ ‫أج‬ ‫ط‬
. ‫بئ‬

‫ت‬ ‫ال‬ ‫ص‬ ‫ئ‬ ‫ئ‬ ‫إج ء‬


. ‫س‬ ‫تص‬

‫آث ض‬ ‫ص‬ ‫أ‬ ‫أ إ ال‬ ‫ص‬ ‫ت‬ ‫ئج‬ ‫ت‬


، ‫أث‬ ‫أث‬ ‫أج‬ ، ‫ص‬ ‫س‬ ‫ف‬ ‫ت‬ ‫س‬ .
. ‫ئج‬ ً ‫ث ت‬ ‫ج‬ ‫ ئج ت‬. ‫ب‬ ‫ت غ‬ ‫خ‬
Summary:
The objective of this study is to follow the chain of desalination (MSF) and demineralization
of seawater and the control of the impact of brine discharges on the marine environment.

Pre-treatment is the first step that involves chlorination and filtration. After this process, we
are interested in the process of desalination by successive expansion distillation which
produces a desalinated water less concentrated in salts, followed by a mixed bed
demineralization process in order to eliminate all the salts. Finally, we obtain a very pure
demineralized water necessary for the supply of electrical auxiliaries.

Physico-chemical analyzes are carried out on the different qualities of water produced and on
the unavoidable brine discharged at the level of the desalination units towards the marine
environment.

The experimental results obtained show that the release of brine can be a source of pollution
and have detrimental effects on the marine environment. The dilution technique is used at the
plant level, in order to reduce the environmental impact of these effects, by which it is a
mixture of brine discharge with cooling water. The results of analyzes of this mixture are
almost identical to those of seawater.
Liste des figures :
Parité théorique :

Présentation de la centrale Thermique de Cap Djinet (TV) :

Figure 01 : plan de masse de la central.

Figure 02 : schéma de transformation d’énergie.

Figure 03 : schéma synoptique d’une tranche.

Chapitre I :

Figure 01 : chaine de traitement par dessalement.

Figure 02 : distillation simple effet.

Figure 03 : distillation multiples effet.

Figure 04: Principe de fonctionnement d'un système (MSF) à 3 étages

Figure 05 : principe de l’osmose inverse.

Figure 06 : chaine de traitement par l’osmose inverse.

Figure 07 : principe de l’électrodialyse.

Figure 08 : Ressources en eau naturelles renouvelables par habitant dans les différents
bassins méditerranéens élémentaires (entre 1995 et 2005). Source : Diverses/cartographie Plan
Bleu, 2010

Chapitre II :

Figure 01 : schéma de déminéralisation totale.

Figure02 : schéma d’élimination du co2.

Figure 03 : Schéma explique comment la résine fixé les ions.

Figure 04 : schéma de régénération à co courant et contre courant.

Chapitre III :

Figure01 : Cymodocea nodosa.

Figure 02 : zostera noltti.

Figure 03 : Amphihalins improvisus.

Figure 04 : Sépia apama.

Figure 05 : Impacts de la Salinité sur La posidonie, Sanchez-Lizaso et al. 2008


Figure 06 : Temps d'exposition maximal d'un organisme dérivant passant à travers le panache
de décharge de l'eau de mer concentrée provenant de l'émissaire AES Huntington Beach dans
les conditions les plus défavorables

Figure 07 : Moyenne journalière de la salinité du fond pour les mois les plus défavorables et
les mois moyens le long de: a) profil de la rive (section A), b) profil de la rive (section B).

Figure 08 : Dicentrachus labrax.

Figure 09: Mytilus edulis.

Figure 10 : niveaux de toxicité du chlore pour les espèces marines (Hopnere, et al ;2008).

Figure 11 : niveaux de toxicité de cuivre pour une gamme d’espèces (Hopnere,et al ;2008).

Figure 12: Synodus.

Partie expérimentale :

Figure 01 : schéma de traitement de l’eau d’mer au niveau de la centrale.

Figure 02 : Point de captage.

Figure 03: l’installation de filtration de l’eau de mer au niveau de la Centrale.

Figure 04 : schéma simplifie de l’installation d’electrochloration.

Figure 05 : Schéma de différents points d’injection de chlore.

Figure 06 : schéma simplifié de la station de dessalement.

Figure 07: schéma de l’installation de dessalement de la centrale de cap djnet.

Figure 08 : schéma simplifiée de l’installation de déminéralisation

Figure 09 : Schéma de l’installation de neutralisation.

Figure 10 : Variation de la conductivité en 2001.

Figure 11: Variation de la salinité en 20

Figure 12 : Variation de la conductivité en 2002

Figure 13 : Variation de la salinité en2002.


Figure 14 : Variation de la conductivité et de la salinité a l’année 2003.

Figure 15 : Variation de la salinité en2003.

Figure 16 : Variation interannuelle de la salinité.

Figure 17 : Variation de la salinité pendant la période de stage.


Figure 18 : étang solaire peu profond (un module).

Figure 19 : étang solaire stratifié par membranes.

Figure 20 : étang solaire stratifié par membrane.

Figure 21 : structure de l’étang solaire.

Figure 22 : distribution de la température et de la salinité.

Figure 23 : image d’un étang solaire.


Liste des tableaux :

Chapitre II :

Tableau 01 : l’énergie utilisé dans les déférents procédés.

Tableau02: Avantages de1'électrodialyse par rapport à l'osmose inverse.

Tableau 03 : Comparaison des procédés de dessalement.

Chapitre III :

Tableau 01 : Les types de résines utilisées.

Tableau 02 : Produits régénérant les plus utilisés.

Chapitre IV :

Tableau 01 : les déférents contaminants émergent dans le dessalement.


Liste d’abréviations :

HP : Haute Pression.

MP : Moyenne Pression.

BP : Base Pression.

MSF: Multi Stage Flash.

MED : Distillation à multiple effets.

VTE : Tubes verticaux arrosés.

THE : Tubes horizontaux arrosés.

RO : Osmose inverse.

ED : Electrodialyse.

TAF : Titre d’Acides Fortes.

Cf : Cation moyennement ou faiblement acide.

CF : Cation Fortement acide.

Af : Anion moyennement ou faiblement basique.

AF : Anion Fortement basique.

LM : Lits Mélangés (Mixed-bed).

EIE : Evaluation de l’impact environnemental.

WET : Water Environemental Toxisite.

SWRO : Seawater reversis osmosis

BEE : Bon état environnemental.

MED POL : Programme d’évaluation et de maîtrise de la pollution dans la région


méditerranéenne

PNUE : Programme des Nations Unies pour l’environnement

PNUE/PAM : Programme des Nations Unies pour l’environnement/Plan d’action pour la


Méditerranée

EcAp : Approche écosystémique

MTD : Meilleures techniques disponibles


MPE : Meilleures pratiques environnementales

SGSP : Salt Gradient Solar Pond.

CTD : (Conductivity, Temperature Depth)

Protocole « tellurique » : Protocole relatif à la protection de la mer Méditerranée contre la


pollution d’origine tellurique
Sommaire :

Titre page

Résumé

Liste de figure

Liste de tableau

Listes d’abréviations

Introduction générale……………………………………………………………………....01

Présentation de la centrale thermique de Cap Djinet.

I. Introduction………………………………………………………………………………02

II. Historique……………………………………………………………………………..02

III. Plan de masse…………………………………………………………………………...03

IV. Caractéristique de la centrale thermique………………………………………….....04

1-1 La chaudière……………………………………………………………………...……04

1-2 La turbin……………………………………………………………………………....04

1-3 Le condenser……………………………………………………………………….......04

1-4 L’alternateur…………………………………………………………………………..05

1.5. Eau de réfrigération…………………………………………………………………..05

1.6. Poste d’eau…………………………………………………………………………….05

1.7. Auxiliaires communs aux quatre tranches……………………………………..05

1.7.1. Système de traitement des eaux…………………………………………………..05

a)-Station de dessalement……………………………………………....................05

b)-Station de déminéralisation………………………………….............................05

c)-Station d’électro-chloration………………………………………………………05

1.7.2. Station de production d’hydrogène……………………………………………….05

1.7.3. Evacuation d’énergie ……………………………………………………………..06


1.7.4. Commande et contrôle…………………………………………………………….06

1.7.5. Système de surveillance, d’alarme et d’analyse……………………………...….06

IIV. Principe de fonctionnement de cycle eau vapeur…………………………………....06

IIV. 1) L’origine d’énergie dans la centrale……………………………………...………..08

1-1)- L’énergie chimique…………………………………………………………………….08

1-2)-L’énergie calorifique…………………………………………………………………...08

1-3)-L’énergie mécanique…………………………………………………………………...08

1-4)-L’énergie électrique………………………………………………………..................08

IIV.2.Schéma de transformation de l’énergie…………………………………………….09

Partie expérimentale :

Chapitre I : Analyse de l’eau d’mer.

Généralités…………………………………………………………………………………..14

I. Procédures Analyses……………………………………………………………………...14

I. a. Prélèvements…………………………………………………………………………...14

I .b. Flaconnage ………………………………………………………………………….…14

I .c. contamination ……………………………………………………………………….…14

I .d. Stockage………………………………………………………………………………..15

II. analyse de l’eau de mer…………………………………………………………………15

II. 1. Mesure de PH…………………………………………………………………………15

II .2. Mesure de la salinité………………………………………………………………….15

II.3.Mesure de la conductivité électrique………………………………………………….15

II.4.La mesure des matières inhibitrices (mi) en eau de mer……………………………18

Chapitre II : dessalement de l’eau de mer.

I. Introduction……………………………………………………………………………….20

II. Schéma générale d’une installation de dessalement…………………………………...20


III. Techniques disponibles de dessalement des eaux salées……………………………..20

III.1) - Procédés de distillation……………………………………………………………..21

1.a) Distillation à simple effet……………………………………………………..............22

1-b) distillation à multiples effets (MED)…………………………………………………23

1-c) distillation (Multi-Stage Flash distillation MSF)………………………………….....24

III.2) Les procédés à membranes…………………………………………...........................26

2-a) L'osmose inverse……………………………………………………………………….26

2. a.1. Principe du procédé…………………………………………………………………26

2-b) l’électrodialyse…………………………………………………………………………28

2. b .1. Application du dessalement…………………………………...................................28

2. b. 2. Principe de l'électrodialyse………………………………………………………....28

III.3) Autres procédés…………………………………………………………………….30

III.3.1 Congélation………………………………………………………………………...30

III.3.2 Humidification solaire…………………………………………………………….30

III.4) Comparaison des procédés……………………………………………………...…31

IV. Situation et tendances du dessalement de l’eau de mer en région


.méditerranéenne……………………………………………………………………………32

IV.1.Évolution du dessalement de l’eau de mer dans les pays méditerranéens de 1999 à


2013…………………………………………………………………………………………...33

Conclusion …………………………………………………………………………………..33

Chapitre III : Déminéralisation de l’eau de mer.

I. Introduction……………………………………………………………….....................35

II. Principe de la déminéralisation…………………………………………………………35

II.1. Déminéralisation totale………………………………………………………………..35

III. L’échange d’ions………………………………………………………………………..37

III.1.Historique……………………………………………………………………………...37

III.2.Les résines échangeuses d’ions……………………………………………………….37


III.2.1.Les résines échangeurs cationiques……………………………………………....37

III. 2.2.Les résines échangeurs anioniques……………………….......................................37

III.3.Les caractéristiques des résines échangeurs des ions……………………………...38

III.4.Les principaux types de résines utilisées dans le traitement de l’eau……………..39

IV. Mode de Régénération………………………………………………….........................39

IV.1.Régénération à co-courant……………………………………………….......40

IV.2.Régénération à contre-courant…………………………………………….......40

IV.3.Les réactifs régénérant………………………………………………………………...41

Chapitre IV : l’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.

Introduction …………………………………………………………………………………43

I. Impacts du dessalement de l’eau de mer sur l’environnement, notamment en ce qui


concerne le milieu marin …………………………………………………………………...44

I. 1. Prise d’eau de mer…………………………………………………..............................44

I. 2. Rejet de saumure……………………………………………………………………...44

I. 2.1. Effets de la saumure (salinité et température) sur le biote………………………..45

I.2.2.Études en laboratoire et en mésocosme………………………………………………45

I.3. Effet des produits chimiques utilisés dans le procédé de dessalement et rejetés avec
la saumure……………………………………………………………………………………49

I.3.1. Le chlore……………………………………………………………….........................49

I.3.2. Les produits de corrosion (métaux)………………………………………………….50

I.3.3. Le méta bisulfite de sodium…………………………………………………………..51

I.3.4. Contaminants émergents…………………………………………….........................52

II. Évaluation de l’impact sur l’environnement (EIE)……………………………………53

II.1.Description du projet………………………………………………………..………….53

II.2.Sélection de la technologie et caractérisation des rejets……………………………...53

II.3.Description de l’environnement ………………………………………………………54


II.3.1.Description de l’environnement marin……………………………………………...54

III. Évaluation des impacts possibles………………………………………………………54

IV. Atténuation de l’impact sur le milieu marin après le début des opérations………..54

IIV. Surveillance de l’environnement……………………………………………………..55

IIV.1. Surveillance sur le long terme après le début des opérations…………………….55

IIV.2. Surveillance en usine…………………………………………………………………55

IIV.2.a) Prise d’eau de mer………………………………………………………………...55

IIV.2.b) Saumure avant rejet……………………………………………………………….55

Partie expérimentale :

Chapitre I : traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap djinet.

I. Introduction……………………………………………………………….........................58

II. Technologie de traitement de eaux au niveau de la centrale………….........................58

II.1. Prétraitement…………………………………………………………………………..58

II.1.1.la prise d’eau………………………………………………………………………....60

II.1.2. Station de pompage………………………………………………….........................60

II.1.3. Filtration de l’eau de mer…………………………………………………………...61

II.1.3.1. Filtration primaire (dégrillage)…………………………………………………...61

II.1.3.2. Filtration secondaire (tamisage)………………………………………………….61

II.1.4. La chloration………………………………………………………..……………….62

II.1.4.1. Description du procédé……………………………………………........................62

a)- Mode de production d’hypochlorite de sodium……………………………………….63

a.1) .Description de l’installation d’électro chloration…………………….......................63

a.2).Réaction chimique et électrochimique……………………………….……………….64

b)- Les différents points d’injection………………………………………………………..65

II.2. Présentation de l’installation de dessalement MSF………………………………….66

II.2.1. Les différents organes de l’installation……………………………………………..67


II.2.1.1. L’évaporateur……………………………………………………………………...67

II.2.1.2. Le réchauffeur final………………………………………………………………..68

II.2.1.3. La chaudière………………………………………………………………………..68

II.2.1.5. Filtre de l’eau de mer…………………………………............................................68

II.2.1.6. Système d’évacuation………………………………………………………………69

II.2.2. Injection des produits chimiques……………………………………………………69

II.2.2.1. Protection contre l’entartage……………………………………………………...69

II.2.2.2. Protection contre les salissures……………………………………........................69

II.2.2.3. Protection contre la formation de la mousse……………………………………..70

II.2.2.4. Neutralisation au chlore…………………………………………………………...70

II.2.3. les données techniques……………………………………………………………….71

II.2.4. Description du l’installation…………………………………………………………71

II.3. Présentation de l’unité de déminéralisation à lits mélangées……………………….74

II.3.1. Différents organes de l’installation…………………………………........................75

II.3.2. Caractéristiques techniques des équipements……………………………………..75

II.3.2.1. Les filtre à lits mélangés………………………………………………………….75

II.3.2.2. Compartiment de l’acide HCl……………………………………………………76

II.3.2.3. Compartiment de la soude NaOH………………………………………………..76

II.3.3. Description de l’installation………………………………………………………...76

II.3.3.1. Le fonctionnement de filtres à lits mélangés…………………………………….76

II.3.2.2. La régénération……………………………………………………………………77

a)- Principe………………………………………………………………………………….77

b)- Les étapes de régénération……………………………………………………………..78

III. La neutralisation……………………………………………………………………….79

IV. Analyse de contrôle d’impact………………………………..………………………...82

IV. a. Mode de prélèvement………………………………………………………….…….82

IV. b. Méthodes d’analyses………………………………………………………….…….82


IV. c. Représentation graphique…………………………………………….…….............82

IV. d. Interprétation des résultats…………………………………………….…………...83

CHAPITRE II : Gestion et valorisation des rejets de saumure à forte salinité.

I. Étang solaire à gradient de salinité……………………………………………………..90

I.1.Historique……………..……………………………………………………...................90

I.2.Définition Étang solaire à gradient de salinité……………………..…………............90

I.3.Les types des étangs…………………………………………………………………….91

I.3.1.Étangs peu profonds…..………………………………………………………………91

I.3.2.Étangs stratifiés par membrane……………………………………………………...92

I.3.3.Étangs solaires à gel…………………………………………………………………...93

II. Structure et principe de fonctionnement du SGSP…………………………………....94

III. Applications des étangs solaires………………………………………………………..95

IV. Les avantages et les inconvénients d’un étang solaire……………………….………..96

IV. a. Les avantages…………………………………………………………….…………..96

IV. b. les inconvénients……………………………………………………….……………..96

Conclusion générale………………………………………………………………………..97

Références bibliographiques

Annexe
Introduction générale :

Les centrales thermiques se trouvent au bord de la mer, vu le besoin important d'une


grande quantité d'eau pour le refroidissement de la vapeur dans les condenseurs, en plus de
l'eau déminéralisée nécessaire à la production de vapeur qui sera l'élément moteur des
turbines pour l'entraînement des alternateurs qui produiront l'énergie électrique. L'eau
déminéralisée est produite à partir de l'eau de mer dessalée.

Faire de l'eau douce à partir de l'eau de mer n'est pas une nouveauté. Depuis des temps
très anciens on avait pu constater que si l’on portait à ébullition une eau salée, de l'eau de
mer par exemple, on obtenait par condensation de la vapeur produite de l'eau déminéralisée
.C'est probablement dans la première moitié du19ème siècle que la distillation de l'eau de
mer a pris un aspect industriel à bord des navires à vapeur. [1]

Plus récemment, et jusqu'au développement industriel des résines échangeuses d'ions après
la dernière guerre mondiale, la distillation était le procédé employé pour faire de l'eau de
haute Pureté pour les chaudières industrielles. [1]

C’est depuis une trentaine d'années que le dessalement de l'eau de mer et des eaux salines
est devenu, d'abord exclusivement et encore principalement par distillation, un moyen de plus
en plus important de faire de l'eau potable.

Le rejet de concentré (la saumure) appelle une vigilance particulière et une évaluation
scientifique des impacts possibles sur le milieu environnement.

Tous les installations générant des rejets d’effluent liquides industriels doivent être conçues,
construites et exploitées de manière à ce que les caractéristiques de leur rejet d’effluents ne
doivent pas être néfastes sur la vie marine.

Page 1
PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).

I. introduction : [2]

La centrale thermique de Cap Djinet est une centrale de production d’électricité, située au
bord de la mer, à l’est d’Alger, près de la ville de Boumerdès. Elle occupe une superficie de
35 hectares.

Le choix de ce site est fait sur la base des critères suivants :

 Proximité des consommateurs importants, situés notamment dans la zone


industrielle Rouiba-Reghaia.
 Possibilité d’extension.
 Conditions du sous-sol favorable, ne nécessite pas de fondations profondes.

La centrale thermoélectrique de Cap Djinet, dont la construction a été décidée en vue de


renforcer l’alimentation en énergie électrique du pays, est composée de quatre groupes
mono bloque d’une puissance unitaire de 168 Méga Watts (borne alternateur) totalisant
une capacité installée de 672 Méga Watts (borne usine).

Les quatre groupes alternateurs sont alimentés par quatre chaudières à haute pression
d’environ 160 Bars et de 530 m3/h de débit.

II. Historique : [2]


La centrale à été construire par un consortium Austro-allemand (Kwu : Kraftwerk-
AG de RFA, SGP : Semmering GRAZ Pauker d’ Autriche et Siemens d’Autriche
également) qui avait la responsabilité des études, de la supervision du montage et de
contrôle de l’ouvrage, ainsi que d’une entreprise espagnole DRAGADOS à laquelle a été
confiée la réalisation de la prise de l’eau de mer.

De nombreuses entreprises algériennes ont également participé à la réalisation de la


centrale, chacune dans son domaine d’activité. Parmi ces entreprises nous pouvons citer :
GENISIDER (réalisation des terrassements généraux, de tout le génie civil, réalisation de
la station de pompage

Et mise en place des tuyauteries de refroidissement), INERGA (réalisation du génie


civil de la base inter-entreprise), S.N.L.B (fourniture et montage de la base inter-entreprise de
chantier), PROSIDER (fourniture et montage de tous les hangars du chantier),
ENATUB (fourniture des tuyauteries constituant le circuit de refroidissement), SNIC
(sablage et peinture), SONATRAM (travaux de dragage en mer) et SOGEP (travaux de
peinture).

Les principaux contrats de réalisation de cette centrale ont été signés en 1980, les
travaux de terrassement ont démarré en Mars 1981 et le début du montage de la centrale
Est effectué le 17 Juin 1986. La mise en service des quatre groupes s’est effectuée comme
suit:

Page 2
PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).

 Groupe 1: Couplage sur réseau le 17 Juin 1986.


 Groupe 2: Couplage sur réseau le 17 Septembre 1986.
 Groupe 3: Couplage sur réseau le 29 Novembre 1986.
 Groupe 4: Couplage sur réseau le 21 Février 1987

III. plan de masse : [2]

Figure 01 : plan de masse de la central.

Page 3
PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).

1- Salle des machines 14-cantine


2-chaudière 15-atelier magazine
3-locaux des auxiliaires électriques 16-station de pompage
4-locaux des auxiliaires mécaniques 17-canal de rejet d’eau de mer
5-tour de prise d’eau de mer 18-post de garde
6-station de détente de gaz 19-parking
7-réservoir stockage de fuel 20-station de chloration
8-station de pompage de fuel 21-préparation de l’eau potable
9-station de production de H2 22-station déminéralisation
10-post d’incendie à mousse 23-fosse de neutralisation
11-rack à tuyauterie 24-station de dessalement
12-air des transformateurs 25-Station des pompes d’incendie.
13-bâtiment administrative 26-pompe de l’eau déminéralisé

IV. caractéristique de la centrale thermique : [2]


1) L équipements principales dans central :

La chaudière, turbin, le condenser, l’alternateur.

1-1 La chaudière :

C’est l’éliment qui produire la vapeur pour l’alimentation de turbin. Il est de type
pressurisé à circulation naturelle (circulation naturelle de l’eau et de la vapeur, l’eau qui
arrive par gravité vers les tubes écrans, sera vaporisée sous l’effet de la combustion, et la
vapeur produite, sera acheminée vers la partie supérieure du ballon chaudière par différence
de densité avec l’eau).

1-2 La turbin :

C’est l’élément le plus cher et le plus sensible. Elle se compose de trois corps: haute
pression (HP), moyenne pression (MP), et basse pression (BP), qui sont liés avec un seul
arbre. La turbine transforme l’énergie thermique contenue dans la vapeur provenant de la
chaudière en mouvement de rotation de l’arbre, le travail mécanique obtenu sert à entraîner
l’alternateur.

1-3 Le condenser :

C’est un échangeur thermique qui comprimé de 15000 tubes, à l'intérieur des quels circule
l'eau de mer qui va servir de source froide pour la condensation de la vapeur évacuée du corps
(BP) de turbin. Ce la produira le condensat principal d’un débit (24000 m3/h), qui va être
récupéré dans le puits du condenseur.

Page 4
PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).

1.4 L’alternateur :

Est un générateur d’électricité lié directement avec l’arbre de la turbine, sert à transformer
l’énergie mécanique produite par la turbine en énergie électrique.

1.5. Eau de réfrigération :

La prise d’eau se situe en mer à 900 m de la station de pompage et de filtration, après


traversée du condenseur, l’eau de réfrigération est rejetée vers le canal de rejet qui aboutit à
la mer.

1.6. Poste d’eau :

Est l’ensemble des équipements qui préchauffe l’eau et le transfert du condenseur


jusqu’à la chaudière en passant par la bâche alimentaire (dégazeur).

1.7. Auxiliaires communs aux quatre tranches :

1.7.1. Système de traitement des eaux :

a)-Station de dessalement :

Elle a pour rôle la production de l’eau dessalée à partir de l’eau de mer pour alimenter la
chaudière. La centrale a quatre unités de dessalement de débit de 500 m3/h chacune, assurent
la production d’eau pour les appoints au cycle thermique. Ces unités sont de type multi
flash. L’eau dessalée est stockée dans deux réservoirs de 2700 m3 chacun avant d’être
déminéralisée. (Conductibilité < 30 µs/cm)

b)-Station de déminéralisation :

Deux chaînes de déminéralisation à lit mélangés de 40 m3/h chacune, parachèvent le


traitement de l’eau avant son utilisation dans le circuit eau-vapeur. Le stockage d’eau
déminéralisé se fait dans deux réservoirs de 1500 m3 chacun. (Conductibilité < 0,1 µs/cm)

c)-Station d’électro-chloration :

La chloration de l’eau de mer permet de préserver les équipements traversés par l’eau de
mer contre la prolifération d’organismes marins. Elle se fait par injection d’hypochlorite de
sodium. La production de ce dernière en est assurée par une station d’électro-chloration (par
électrolyse de l’eau de mer) d’une capacité de 150 kg/h de chlore actif.

1.7.2. Station de production d’hydrogène :

L’électrolyseur bipolaire sert à la production d’hydrogène et d’oxygène de grande


pureté, l’hydrogène produit sert au refroidissement des quatre alternateurs de la centrale.

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PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).

Sous une pression de 3 bars, en circuit fermé, l’hydrogène étant lui-même refroidi à l’eau
d’extraction.

1.7.3. Evacuation d’énergie :


L’énergie électrique produite est évacuée par l’intermédiaire d’une ligne de 225 kV, sur le
poste Alger-est (Boudouaou).

1.7.4. Commande et contrôle :


La centrale se caractérise par un degré élevé d’automation et de centralisation des commandes.
On dénombre une quarantaine de chaînes de régulation par groupe de production qui permet un
pilotage automatique du groupe.

1.7.5. Système de surveillance, d’alarme et d’analyse :


Pour permettre une bonne conduite du groupe de production, des paramètres
d’exploitation (température, pression, niveau d’eau, vibrations, etc.) des différents
équipement du groupe, sont indiqués, enregistrés en permanence en salle de commande et
signalés en cas de dépassement de seuil. Pour une meilleure analyse en cas d’incendie un
consignateur d’état est installé. Il permet d’enregistrer les alarmes dans un ordre
chronologique.

IIV. principe de fonctionnement de cycle eau vapeur : [2]


La vapeur ayant traversée la turbine (corps HP, MP, BP) se retrouve en fin de parcours dans
le condenseur situé en dessous du corps BP ; cette vapeur va se répandre sur les 15.000 tubes
en titane disposés transversalement dans le condenseur à l'intérieur desquels circule l'eau de
mer qui va servir de source froide pour la condensation de la vapeur. Cela produira le
condensat principal qui va être récupéré dans le puits du condenseur d'où aspirent les 2
pompes d'extraction (une en service et une en standby). La pompe en service va refouler ce
condensat dans le circuit basse pression (circuit d'eau d'extraction) et acheminera l'eau jusqu'à
la bâche alimentaire où elle subira un dégazage physique. Le niveau dans le condenseur sera réglé
par la soupape régulatrice. Lors de son passage dans le circuit d'eau d'extraction, l'eau va être
graduellement réchauffée en passant à travers les réfrigérants alternateurs, le condenseur des
buées, les éjecteurs de vapeur ainsi que le poste de réchauffage basse pression composé des
réchauffeurs BP1, BP2, BP3. Cette eau aura alors une température d'environ 110°C.

Ensuite elle sera admise à la bâche alimentaire à travers le dégazeur pour y subir un
dégazage (élimination de l'02) et un autre réchauffage par mélange. L'eau dégazée et
réchauffée à environ 140C° dans la bâche alimentaire va être reprise par les pompes
alimentaires au nombre de trois (deux en service et une en réserve) pour alimenter la
chaudière ou générateur de vapeur en passant par les réchauffeurs haute pression HP5 et
HP6 qui élèveront sa température à 240°C avant son admission dans la chaudière (eau
d'alimentation).
L'eau d'alimentation passera à travers la soupape alimentaire (vanne de réglage niveau ballon
chaudière) pour entrer dans la chaudière au niveau de l'économiseur qui va encore l'élever en
température à environ300° avant son entrée dans le ballon chaudière.

Page 6
PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).

L'eau d'alimentation parvenue au ballon va occuper la partie inférieure et son niveau sera
réglé à 50%. Cette eau va ensuite descendre par les colonnes d'alimentation pour rejoindre le
collecteur inférieur qui alimentera les tubes vaporisateurs ou tubes écrans qui sont directement
exposés aux flammes des huit bruleurs disposés sur une des quatre faces du foyer chaudière.
La vapeur produite dans ces tubes (écrans/vaporisateurs) va s'élever vers le collecteur
supérieur par différence de densité entre l'eau et la vapeur (la vapeur étant plus légère que
l'eau).

Cette chaudière est dite chaudière à circulation naturelle. La vapeur saturée sortira du
collecteur supérieur des tubes écrans vaporisateur pour être acheminée vers la partie
supérieure du ballon chaudière.

Le ballon chaudière servira donc de réserve d'eau et de vapeur saturée pour l'alimentation
des turbines en vapeur surchauffée HP. La pression de la vapeur réglée dans le ballon sera de
160 bars. Cette vapeur humide (contenant des gouttelettes d'eau) devra être séchée avant son
admission dans la turbine corps HP turbine. Elle sortira donc du ballon et passera à travers les
surchauffeurs N°1,2 et 3 pour être séchée et deviendra alors vapeur vive ou vapeur sèche.
Cette vapeur sortira de la chaudière avec une pression de 160 bars et une température de
540°C. Elle se dirigera alors vers la turbine corps HP ou elle subira une détente pour en
ressortir sous forme de vapeur moyenne pression à une température avoisinant celle de vapeur
saturée. Pour cette raison elle sera réintroduite dans la chaudière pour passer à travers les
resurchauffeurs N° 1 et 2 où elle sera resurchauffée.

Nota : les trois surchauffeurs, les deux resurchauffeurs, ainsi que l'économiseur sont disposés
au-dessus du foyer chaudière. C'est donc la chaleur contenue dans les gaz de combustion qui
servira à sécher et à resurchauffer la vapeur motrice de la turbine.

La vapeur resurchauffée ressortira de la chaudière avec une pression moyenne variant entre
20et 30 bars selon la charge du groupe (puissance active bornes

Alternateur en MW) à une température de 540°C et alimentera le corps MP de la turbine où


elle subira une autre détente pour en ressortir avec une basse pression et température, et se
dirigera directement vers le corps BP de la turbine où elle subira sa dernière détente avant de
se retrouver dans le condenseur du groupe. Le condenseur est un élément qui se trouve sous
vide (vide réalisé au moyen des éjecteurs de vapeurs au nombre de quatre « 2 de service et 2 de
démarrage »).

La vapeur ayant rejoint le condenseur va se retrouver en contact avec la surface d'échange


des tubes en titane qui sont la source froide dans lesquels circule l'eau de mer qui provient
du refoulement des pompes de circulation au nombre de deux se trouvant à la station de
pompage. Cette eau de mer qui servira au refroidissement (condensation) de la vapeur va être
refoulée de la sortie du condenseur vers le canal de rejet pour retourner vers la mer.
La vapeur au contact des tubes froids va se condenser et sera récupérée à l’état liquide dans
le puits du condenseur. Ce liquide constituera le condensat principal qui sera de nouveau
aspiré par la pompe d'extraction en service et renvoyé pour refaire le même circuit dans le

Page 7
PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).

cycle eau / vapeur. Il y a lieu de signaler qu'il existe des pertes (fuites d'eau et de vapeur) ce
qui va se traduire par une baisse de niveau du condenseur qui doit être réglé à un niveau stable
de 900mm. Ces pertes seront compensées par des appoints d'eau déminée qui se feront
automatiquement à partir de la bâche tampon se trouvant à proximité du condenseur. Cette
bâche sera elle-même alimentée par la station de déminéralisation. L'eau déminéralisée
utilisée dans le cycle eau/vapeur pour produire de la vapeur est à l'origine de l'eau de mer prise
au niveau de la station de pompage pour passer dans quatre unités de dessalement d'eau de mer
qui produiront 500m3/jour chacune. Cette eau dessalée sera stockée dans 2 bâches
(2x2700m3) qui alimenteront la station de déminéralisation ou il existe 2 filtres à lits mélange
produisant chacun 40m3/ h d'eau déminéralisée stockée dans 2 réservoirs de 1500m 3chacun.
L’eau déminéralisée va être envoyée jusqu'aux bâches hautes (2x40m3) ; une pour
l'alimentation des bâches tampon des groupes 1 et 2 et l'autre pour les groupes 3 et
4.
A partir des bâches tampon de chaque groupe se fera le remplissage des condenseurs et
les appoints nécessaires pour compenser les pertes dans le circuit eau /vapeur.
La production d'électricité n'est qu'une résultante de différentes transformations successives de
l'énergie chimique contenue dans le gaz naturel provenant des puits de Hassi R'mel :

Energie chimique (gaz) Energie thermique (combustion, chaudière)


Energie thermique (chaudière) Energie mécanique (turbine)
Energie mécanique (turbine) Energie électrique (alternateur)

IIV. 1) l’origine d’énergie dans la centrale :


1.1. L’énergie chimique :

L'énergie chimique contenue dans le gaz naturel sera transformée en énergie thermique après
la combustion du mélange air/gaz dans les 8 brûleurs de la chaudière.

1-2)-L’énergie calorifique:

La chaleur engendrée par cette combustion va être cédée à l'eau qui circule dans les tubes
vaporisateurs ou tubes écrans. Cette chaleur (énergie calorifique) sera véhiculée par l'eau et la
vapeur jusqu'à la turbine.

1-3)-L’énergie mécanique :

Le mouvement de rotation de l'arbre tournant à (3000 tr / min) produise une énergie


mécanique, équivalent à une fréquence de 50Hz.

1-4)-L’énergie électrique :
Le rotor de l'alternateur va donc être entrainé par la rotation de l’arbre turbine cela produira
alors une énergie électrique à la sortie des trois phases l'alternateur. La puissance active
développée aux bornes de l'alternateur (BA) ou charge active de base sera de 176 MW.

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PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).

La tension de sortie alternateur est de 15,5Kv et un ampérage variant jusqu'à 8000A par
phase à une fréquence de 50Hz.

IIV.2.Schéma de transformation de l’énergie :

Transformation de l’énergie thermique en énergie mécanique.

(Chaudière). (Turbine).

Transformation de l’énergie mécanique en énergie électrique.

Figure 02 : schéma de transformation d’énergie.

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PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).

L'énergie électrique fournie par l'alternateur va être évacuée à travers le disjoncteur


alternateur (BBC) ou disjoncteur groupe pour ensuite aller vers le transformateur principal qui
élèvera la tension de 15,5KV à 220KV. Apres le transformateur principal TP, l'énergie fournie
transitera à travers le disjoncteur ligne (poste blindé SF6) pour alimenter le réseau 220KVau
niveau des postes Alger Est et Si Mustapha.

A noter que juste avant le transfo TP, il y a un soutirage d'une partie de l'énergie électrique
produite qui ira alimenter le transformateur de soutirage TS pour transformer la tension de
sortie alternateur 15,5KV en 6KV et alimenter ainsi les auxiliaires électriques du groupe.
C'est une auto alimentation des auxiliaires propres au groupe qui consommeront environ
8MW par tranche. On fournira donc une puissance unitaire BU (borne usine) de 168 MW par
groupe. La puissance totale fournie au réseau est de 4x168Mw.

La ligne 63Kv arrive du poste de Si Mustapha au transformateur TR (transfo réseau) pour


transformer la tension 63Kv en 6,3Kv et alimenter en secours les 4 jeux de barres 6Kv (BA /
BB) des quatre tranches pour alimenter les auxiliaires groupe.

La puissance totale fournie au réseau est de 4x168 MW. Actuellement deux groupes let
2débitent sur le poste 220Kv d'Alger Est, les groupes 3 et 4 débitent sur le poste 220Kv de Si
Mustapha.

Page 10
PRESENTATION DE CENTRALE THERMIQUE DE CAP DJINET (TV).

SCHEMA SYNOPTIQUE D’UNE TRANCHE


Cheminé THERMIQUE

Tube Ballon
support

Resurchauffeur Alternateur
Economiseur s Vapeur RA

BP
MP
Resur 1
HP

Surchauffeurs
Surch 1

By pass BP
Vapeur RB
Resur. 2

TS
Surch. 3 Eau de mer

TP
Vapeur RC
Surch. 2
By pass HP
Combustible
Condenseur
Réchauffeurs

Réfrigérant
Rotatif

Réchauffeurs HP
D’air

D’été
5 et 6 Dégazeur

S4

O Eau RM

Ventilateur Colonne Bâche


de recyclage Ecrans d’alimentation alimentaire
Vapeur RQ vaporisateurs
Réchauffeurs BP 1,2 et 3
Pompes Eau RL Pompes
alimentaires d’extraction
Préchauffeur Ventilateur (1 x 50%) (1 x 100%)
d’air à vapeur O de soufflage

Figure 03 : schéma synoptique d’une tranche.

Page 11
Partie
Théorique

Page 12
CHAPITRE I : Analyse de l’eau de mer.

CHAPITRE I :
ANALYSE DE L’EAU DE
MER.

Page 13
CHAPITRE I : Analyse de l’eau de mer.

Généralités :
Ce terme souvent employé pour désigner une approche physique du milieu marin, prend
cependant en compte les propriétés physico-chimiques et chimiques des masses d’eau.

Comme pour l’analyse des eaux douces, l’hydrologie marine consiste à mesurer des
descripteurs caractéristiques de la masse d’eau, soit directement dans le milieu ou bien en
laboratoire, à partir de prélèvements. Cependant, en milieu marin, il est essentiel de prendre
en compte l’effet du déplacement des masses d’eau et la salinité du milieu.

L’eau de mer est salée ! Cette propriété fondamentale doit être prise en compte dans la
stratégie d’étude du milieu ainsi qu’au niveau analytique. Ainsi, la densité des eaux marines
est accrue par la présence de sel, il en résulte des gradients salins verticaux et horizontaux
dont la formation est fonction du débit des fleuves, de la forme des estuaires, de l’amplitude
des marées (marnage).

La qualité de l’eau de mer résulte de processus chimiques et biologiques, eux-mêmes plus ou


moins influencés voire altérés par les apports dus à l’activité humaine.

I. Procédures analyses : [3]

I. a. Prélèvements :

Le prélèvement correspondant à la prise d’un certain volume représentatif du milieu, et


l’échantillonnage qui consiste à soutirer des fractions du prélèvement (échantillons) sont des
étapes importantes dans l’acquisition de résultats. La chaîne prélèvement-échantillonnage-
conservation-analyse doit être cohérente afin de maintenir l’intégrité de l’eau à étudier.

I .b. Flaconnage :

Au regard des paramètres envisagés pour les analyses, il sera important d’utiliser des
conditionnements spécifiques pour le flaconnage. Caractéristiques du matériau et type de
bouchage peuvent avoir une influence sur l’échantillon et le modifier par adsorption,
désorption ou diffusion à travers les parois. De même la vaisselle et le conditionnement du
flaconnage doit tenir compte des spécificités analytiques.

I. c. Contamination :

Suivant le type d’étude il faut être conscient que l’ensemble des moyens utilisé peut
perturber le milieu. Embarcations, engins et matériels de prélèvement sont des sources de
contamination. En eau de mer plusieurs composés sont dans des ordres de grandeur très
inférieurs à celles observées en eau douce. L’usage de gants à usage unique s’avère être un
réflexe indispensable au cours des différentes manipulations de prélèvement et
d’échantillonnage.

Page 14
CHAPITRE I : Analyse de l’eau de mer.

I .d. Stockage :

Le stockage des échantillons sera possible après détermination de la teneur en oxygène


dissous, du pH et de l’alcalinité, et élimination des matières en suspension qui, dans le cas du
dosage des constituants solubles, doivent être séparées aussitôt que possible par filtration sur
membrane (0,45 μm) pour éviter la fixation des éléments à l’état de traces sur les particules
solides ou la mise en solution d’éléments fixés sur ces particules. La conservation de
l’échantillon peut être assurée par réfrigération, congélation ou empoisonnement suivant la
situation et le délai avant analyse.

II. Analyse de l’eau de mer :


II. 1. Mesure de PH : [4]
La mesure sur l’échantillon se réalise de façon classique avec un pH-mètre permettant la
lecture au 1/100 d’unité.

Cette méthode ne comporte pas de correction, elle est applicable à l’ensemble des eaux
douces et marines. Elle repose sur l’utilisation d’électrodes commerciales et de tampons NIST
(National Institute of Standards and Technology ex-NBS, National Bureau of Standards,
ancienne organisation de normalisation aux États-Unis).

Le pH est mesuré dans les 2 heures après le prélèvement. Les électrodes utilisées peuvent
être combinées ou séparées. L’étalonnage est réalisé en utilisant des solutions étalons
commerciales dont les gammes se référant aux normes DIN, NIST, IUPAC. Classiquement
les étalons commerciaux utilisés ont des pH voisins de 4, 7 et 9. L’étalonnage est à réaliser
avant chaque série de mesures. La mesure du pH des échantillons se fait à 20 °C ±3.

Correction entre le pH mesuré et le pH in situ :


Soit pHs et ts le pH et la température de l’eau au moment du prélèvement et pHm et tm le pH
et la température au moment de la mesure, la relation qui lie pHs et pHm est :

pHs = p Hm– α (ts– tm)

II .2. Mesure de la salinité : [5]


La mesure de la salinité est une variable indispensable à la description du milieu marin, elle
est souvent associée à la mesure de la température. Bien qu’elle soit considérée comme
représentant le contenu en sels dissous de l’eau de mer, il faut être conscient qu’elle ne
correspond pas à la mesure exacte de ce contenu en sels. La salinité doit être considérée
comme un concept pratique. La salinité est un nombre sans dimension. À l’origine, elle était
exprimée en « pour mille » (S‰).

La teneur en sels dissous de l’eau de mer peut être mesurée et exprimée de différentes
manières suivant que l’on considère l’ensemble des corps dissous ou seulement les sels
dominants.

Page 15
CHAPITRE I : Analyse de l’eau de mer.

-Définitions :

La salinité: Théoriquement, la salinité désigne la masse totale de substances solides dissoutes


dans un kilogramme d’eau de mer. Devant les difficultés pratiques et le manque de
reproductibilité dans les mesures pondérales pour déterminer cette masse, une commission
internationale a mis en place un protocole opératoire à l’origine de la définition de la salinité
donnée en 1902.

Ainsi selon Sørensen (1902), la salinité est définie comme la masse exprimée en grammes
des composés solides contenus dans un kilogramme d’eau de mer, les ions bromure et iodures
étant remplacés par leur équivalent de chlorure, les carbonates convertis en oxydes et toute la
matière organique oxydée. La salinité était alors notée S et s’exprimait en g/kg ou en ‰.

-Expression de la salinité :
Compte tenu de la difficulté de la mesure directe de la salinité ainsi exprimée, Knudsen a
proposé un calcul de la salinité à partir de la chlorinité : S‰ = 0,030 + 1,8050 Cl ‰ (Cl ‰
étant la masse d’halogénures, exprimée en chlorures, obtenue à partir de 1 kg d’eau de mer).

Au cours des années 1950, de nombreux travaux ont été menés en vue de relier les grandeurs
mesurées. Plusieurs organisme internationaux ont établi et publié en 1956 des tables
océanographiques internationales. Depuis 1969 une nouvelle relation empirique, plus précise
entre la salinité et la chlorinité est entrée en vigueur : S‰ = 1.80655 ×Cl ‰.

II.3. Mesure de la conductivité électrique : [6]


La mesure de la salinité par conductimètre est désormais couramment utilisée. Elle
s’effectue en laboratoire avec des salinomètres de précision spécialement conçus pour l’eau
marine ou bien in situ à l’aide de sondes océanographiques. La méthode est rapide simple,
précise et l’utilisation des salinomètres ou des sondes, réduit considérablement le temps
d’analyse.

-Mesure en laboratoire :

Deux types de salinomètres se sont généralisés : le salinomètre à électrodes et le salinomètre


à induction. Dans le cas du salinomètre à électrodes, celles-ci sont en contact direct avec l’eau
de mer, introduite dans une cellule immergée dans un bain thermostat.

Dans le cas de salinomètre à induction, l’eau de mer introduite dans une cellule forme un
anneau conducteur mettant en liaison deux transformateurs. L’un crée un courant induit dans
l’anneau d’eau de mer. Ce courant crée alors une tension aux bornes de l’autre transformateur
qui est amplifiée et mesurée. La température est compensée par une résistance. La gamme de
mesure de salinité peut aller de 2 à 42. (PSS78). Une correction de dérive serra, si nécessaire,
appliquée aux rapports de conductivité ou aux salinités fournies par le salinomètre. Cette
correction est évaluée par la lecture d’étalons à intervalles réguliers. La dérive est calculée sur
l’intervalle de temps considéré et reportée linéairement sur les échantillons intermédiaires en
arrondissant au dernier chiffre significatif.

Page 16
CHAPITRE I : Analyse de l’eau de mer.

-Conductivité et salinité :

La forte concentration en sels dissous confère à l’eau de mer une forte conductivité. Les
concentrations des différents ions étant proportionnelles, la salinité peut être mesurée par
conductivité avec une grande précision.

-Conductimètre avec conversion en salinité :

Ce type d’appareil mesure simultanément la température et la conductivité. Seule la mention


explicite que la salinité est calculée selon les formules océanographiques publiées par
l’UNESCO confirme qu’il s’agit bien de la salinité au sens marin du terme.1093

Formule : [7]

S = a0 + a1.Rt0,5 + a2.Rt + a3.Rt1,5 + a4.Rt2 + a5.Rt2,5 + {(t - 15)/[1 + k(t-15)]} X (b0 + b1.Rt0,5 + b2.Rt
+ b3.Rt1,5 +b4.Rt2 + b5.Rt2,5) Aminot A., Kérouel R. (2004),

avec a0 = 0,0080 b0 = 0,0005


a1 = -0,1692 b1 = -0,0056
a2 = 25,3851 b2 = -0,0066
a3 = 14,0941 b3 = -0,0375
a4 = -7,0261 b4 = 0,0636
a5 = 2,7081 b5 = -0,0144
ai= 35,0000 bi= 0,0000

Données "test" : si t = 15°C et Cd = 42,914 mS/cm, la salinité est égale à 35,000

-Mesure in situ :
In situ la salinité est mesurée à l’aide de sondes océanographique ou sonde CTD
(Conductivity, Temperature Depth). Elles sont constituées par des cylindres étanches,
résistants à la pression, contenant un équipement électronique permettant d’interroger des
capteurs situés à l’extérieur du cylindre, en contact avec l’eau. Les sondes sont habituellement
équipées d’une jauge de pression, d’un capteur de température et d’un capteur de
conductivité. Les données recueillies à partir des capteurs sont codées et transmises par le
système électronique vers un micro-ordinateur.

Page 17
CHAPITRE I : Analyse de l’eau de mer.

II.4. la Mesure des matières inhibitrices (mi) en eau de mer :


-Notion d’écotoxicité ou l’effet des produits : [8]

L’écotoxicité est l’étude de l’effet des produits chimiques sur l’environnement.

On distingue les études mono spécifiques (en général en laboratoire) des études
pluridisciplinaires (en laboratoire et/ou sur le terrain).

La notion d’écotoxicité recoupe l’approche et l’analyse des effets des produits et, par suite,
d’évaluer les risques que représentent pour les espèces vivantes les impacts et modifications
sur le milieu naturel, qu’il soit terrestre ou aquatique.

Les systèmes de biologiques de référence, utilisés en écotoxicologie, sont des organismes


qui vivent dans notre environnement normal.

-Détermination de l’écotoxicité des produits et des eaux :


La toxicité aiguë se détermine par le principe opérationnel général suivant :

L’organisme vivant est mis en présence avec le produit à différentes –concentrations,


l’observation des effets induits est réalisée sur 24 ou 48 heures : mort ou –inhibition à chaque
concentration, il est déterminé la concentration qui agit sur 50 % des organismes –mis en jeu.
On parle de CE 50 (Concentration Efficace) ou de CL 50 (Concentration Létale).

On peut ainsi comparer les produits et les classer d’après les valeurs de CE 50.

La mesure de la toxicité à long terme, ou toxicité chronique à dose sublétale, vise à étudier
l’action des produits sur les mécanismes vitaux des organismes d’étude (par exemple la
reproduction).

Un produit toxique peut toucher les organismes aquatiques de deux manières Soit par
contamination directe (absorption ou adsorption),

Soit par contamination indirecte. Dans ce cas, on peut avoir un phénomène de


bioaccumulation le long de la chaîne alimentaire.

Si donc l’on se réfère à une échelle de temps et d’effets, on peut distinguer plusieurs toxicités

 La toxicité aiguë dont les effets à court terme apparaissent à exposition –de durée brève
 La toxicité à moyen et long terme qui apparaît pour des expositions de –longue durée à
des concentrations faibles.

Page 18
CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.

CHAPITRE II :
DESSALEMETE DE
L’EAU DE MER.

Page 19
CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.

I. Introduction : [9]

Pour dessaler l'eau d’mer il existe diverses techniques, certaines sont plus adaptées à
un environnement donné que d'autres. Actuellement cinq techniques regroupées en deux
familles sont utilisées : les procédés de distillation et les procédés membranaires. Les deux
fonctionnent selon le même principe général.

II. Schéma générale d’une installation de dessalement : [10]

Quel que soit le procédé de séparation du sel et de l'eau envisagé, toutes les installations de
dessalement comportent 4 étapes comment représenté dans la figure suivant :

L’eau salée

Figure 01 : Chaine de traitement par dessalement.

 une prise d'eau de mer avec une pompe et une filtration grossière.
 un pré- traitement avec une filtration plus fine, l'addition de composés biocides et de
produits anti-tarte.
 le procédé de dessalement lui-même.
 le post-traitement avec une éventuelle minéralisation de l'eau produite.

A l'issue de ces étapes, l'eau de mer est rendue potable ou utilisable industriellement.

III. Techniques disponibles de dessalement : [11]

Les différentes techniques actuellement utilisées dans le monde pour rendre les eaux salées
sou utilisables dans l'industrie (eaux de procédés, eaux de chaudière, etc.) ont été exposées
Par les experts. Elles font appel à des procédés physico chimiques, chimiques, biologiques ou
physiques.

1). Procédés de distillation :

L'eau de mer chauffée produit de la vapeur d'eau qu'il suffit de condenser pour obtenir de
l'eau pure :

Page 20
CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.

a- Distillation à simple effet.

b-Distillation à multiples effets (MED).

c- Le procédé MSF avec recyclage.

2). Les procédés à membranes :


L'eau et les sels dissous sont séparés au moyen de membranes sélectives :

a)- l'osmose inverse.

b)- Electrodialyse (ED).

Tableau 01 : l’énergie utilisé dans les déférents procédés.

Les procédés de traitement L’énergie à utilisé

Distillation à simple effet.


Thermique
Procédé de distillation Distillation à multiples effets
(MED).

Le procédé MSF avec


recyclage.

l'osmose inverse.
Procédé à membrane Electrique
Electrodialyse (ED).

III.1. Les procèdes de distillation : [12]

Dans les procédés de distillation, il s'agit de chauffer l'eau de mer pour en vaporiser une
partie. La vapeur ainsi produite ne contient pas de sels, il suffit alors de condenser cette
vapeur pour obtenir de l'eau douce liquide. Il s'agit en fait d'accélérer le cycle naturel de l'eau.
En effet l'eau s'évapore naturellement des océans, la vapeur s'accumule dans les nuages puis
l'eau douce retombe sur terre par les précipitations. Ce principe de dessalement très simple a
été utilisé dès l'Antiquité pour produire de très faibles quantités d'eau douce sur les bateaux.

L'inconvénient majeur des procédés de distillation est leur consommation énergétique


importante liée à la chaleur latente de vaporisation de l'eau. En effet pour transformer un kg
d'eau liquide en 1 kg d'eau vapeur à la même température il faut environ 2250 kilojoules (si le
changement d'état se fait à 100°C).

Page 21
CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.

Deux procédés se partagent le marché du dessalement thermique : le procédé de distillation à


détentes étagées (Multi-Stage Flash distillation MSF) et le procédé de distillation à multiples
effets (Multi-Effet distillation MED).

1.a) Distillation à simple effet : [13]

Son principe est simple : il reproduit le cycle naturel de l'eau.

Un faisceau tubulaire, alimenté par un fluide chauffant est plongé dans l’eau de mer à la
partie basse d’une enceinte étanche et sous vide. Le fluide chauffant provoque alors une
évaporation de l’eau de mer. La vapeur ainsi formée est condensée sur un faisceau
tubulaire, placé dans la partie haute de l’enceinte et dans lequel circule l’eau de mer
froide. L’eau distillée et condensée s’écoule du faisceau et est recueillie dans une goulotte
d’où elle est pompée pour des usages divers (voir la figure02).

Un appoint d’eau de mer, supérieur à la production, est introduit dans l’enceinte, une autre
pompe évacue une fraction de saumure de telle manière que la salinité de l’eau de
mer reste à une concentration accepta.

Cette première solution est simple à mettre en œuvre met n'offre qu'un rendement réduit,
aussi elle n'est utilisée que dans les navires disposant d'une source d'énergie thermique.

Figure 02 : distillation simple effet.

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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.

1.b) Distillation à multiples effets (Multi-Effet distillation MED) : [14]

Ce procédé est basé sur le principe de l'évaporation, sous pression réduite, d'une partie de
l'eau de mer préchauffée à une température variant entre 70 et 80°C. L'évaporation de l'eau a
lieu sur une surface d'échange, contrairement au cas du procédé précédent, où elle est assurée
par détente au sein des étages successifs. La chaleur transférée au travers de cette surface est
apportée soit par une vapeur produite par une chaudière, soit par une eau chaude provenant
d'un récupérateur de chaleur. La vapeur ainsi produite dans le 1er effet est condensée pour
produire de l'eau douce dans le 2ème effet où règne une pression inférieure, ainsi la chaleur de
condensation qu'elle cède permet d'évaporer une partie de l'eau de mer contenue dans le 2ème
effet et ainsi de suite (voir figure 03). Ainsi seule l'énergie nécessaire à l'évaporation dans le
premier effet est d'origine externe. La multiplication du nombre d'effets permet donc de
réduire la consommation spécifique (KWh/m3 d'eau douce produite).

Figure 03 : distillation multiples effet.

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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.

Il existe autre système d'évaporateurs multiples effets (MED) :

- Les évaporateurs multiples effets à tubes horizontaux arrosés sont les appareils les plus
utilisés actuellement. Dans ces appareils le fluide de chauffage s'écoule dans les tubes
horizontaux tandis que l'eau de mer à évaporer est arrosée de façon à s'écouler sous forme de
film le plus uniforme possible sur l'extérieur des tubes. La vapeur produite dans la calandre
(enceinte cylindrique qui contient le faisceau de tubes) est ensuite envoyée dans les tubes de
l'effet suivant où elle cédera son énergie de condensation. Ces évaporateurs présentent un très
bon coefficient d'échange grâce à l'écoulement en film de l'eau de mer. C'est la raison pour
laquelle ils remplacent actuellement les plus anciens évaporateurs à faisceau de tubes noyés
dans lesquels les tubes étaient plongés dans l'eau de mer.

-Des évaporateurs multiples effets à plaques sont également en cours de développement.


L'eau de mer à évaporer s'écoule alors sous forme de film mince le long d'une mince plaque
métallique chauffée par la vapeur provenant de l'effet précédent qui s'écoule le long de l'autre
face de la plaque métallique. De nombreuses plaques entre lesquelles s'écoulent
alternativement l'eau de mer et la vapeur de chauffage sont associées en parallèle pour
constituer un effet. La vapeur produite est recueillie dans une calandre cylindrique dans
laquelle sont placées les plaques. Cette vapeur est ensuite envoyée entre les plaques situées
dans une calandre qui constitue le deuxième effet et ainsi de suite.

Un système compact à bases de plaques EasyMED constitué de cellules élémentaires


comprenant une zone d'évaporation et une zone de condensation brevetée en 1998 est
également en cours de développement. L'agencement judicieux de cellules élémentaires pour
que chaque zone d'évaporation se situe entre deux zones de condensation de l'effet précédent
permet d'obtenir un appareil plus compact puisqu'il ne nécessite pas une volumineuse calandre
pour chaque effet.

1-c) Distillation à détentes étagées (Multi-Stage Flash distillation MSF): [14

Ce procédé dit Flash consiste à maintenir l'eau sous pression pendant toute la durée du
chauffage ; lorsqu'elle atteint une température de l'ordre de 120°C, elle est introduite dans une
enceinte (ou étage) où règne une pression réduite. Il en résulte une vaporisation instantanée
par détente appelée Flash. Une fraction de l'eau s'évapore (voir figure04) puis va se condenser
sur les tubes condenseurs placés en haut de l'enceinte, et l'eau liquide est recueillie dans des
réceptacles en dessous des tubes. C'est l'eau de mer chaude qui se refroidit pour fournir la
chaleur de vaporisation, l'ébullition s'arrête quand l'eau de mer a atteint la température
d'ébullition correspondant à la pression régnant dans l'étage considéré. Le phénomène de
flash est reproduit ensuite dans un deuxième étage où règne une pression encore plus faible.
La vaporisation de l'eau est ainsi réalisée par détentes successives dans une série d'étages où
règnent des pressions de plus en plus réduites.

On peut trouver jusqu'à 40 étages successifs dans une unité MSF industrielle.

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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.

Pour chauffer l'eau de mer jusqu'à 120°C, l'eau de mer circule d'abord dans les tubes des
condenseurs des différents étages en commençant d'abord par le dernier étage où la
température est la plus faible, elle est alors préchauffée en récupérant la chaleur de
condensation de la vapeur d'eau. Elle est finalement portée à 120 °C grâce à de la vapeur à
une température supérieure à 120°C produite par une chaudière ou provenant d'une centrale
de production d'électricité.

On remarque lors du phénomène de flash que des gouttelettes d'eau salée peuvent être
entraînées avec la vapeur, elles sont séparées grâce à un dévésicu leur constitué par une sorte
de grillage qui limite le passage des gouttelettes qui retombent alors au fond de l'enceinte.

L'avantage principal du procédé MSF est que l'évaporation de l’eau de mer ne se produit pas
autour des tubes de chauffe puisque le liquide « flashe » ceci limite les risques d'entartrage.

Figure 04: Principe de fonctionnement d'un système par détentes successives


(MSF) à 3 étages.

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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.

III.2) Les procèdes a membranes :

Le procédé membranaire qui repose sur une séparation sel-eau faisant appel à des
membranes semi-perméable ou le moteur est soit la pression (l’osmose inverse) soit un champ
électrique (électrodialyse).

2-a) L'osmose inverse : [15]

L'osmose inverse est un procédé bien adapté au dessalement des eaux saumâtres et de l'eau
de mer. Elle permet d'éliminer globalement tous les sels, mais seulement partiellement si l'on
désire conserver une certaine minéralisation à l'eau.

Les performances du procédé sont pratiquement indépendantes des variations de salinité de


l'eau à traiter, même si elles sont importantes. La consommation d'énergie, pour les eaux
saumâtres, est de l'ordre de 1,5 à 2,5 KWh par m3 d'eau produite. Enfin, du point de vue
sanitaire, l'osmose inverse est un procédé qui permet d'arrêter les virus et les composés
organiques lourds qui peuvent être cancérogènes.

2. a.1. Principe du procédé : [16]

Le phénomène d'osmose est connu de puis long temps. Les membranes dites osmotiques
sont perméables à l'eau pure, mais constituent des barrières infranchissables pour tous les
corps dissous à l'état moléculaire ou les particules colloïdales; pour cette raison, on dit que ces
membranes sont semi-perméables. Dans une cuve Divisée par une membrane semi-perméable
en deux compartiments ouverts, si l'un des compartiments contient de l'eau pure et si l'autre
contient une solution saline, on constate que l'eau pure traverse la membrane vers la solution
saline et que la pression du coté de cette dernière augmente. Quand cette pression atteint une
certaine valeur, appelée pression osmotique comment représenté dans la figure suivant :

Figure 05 : principe de l’osmose inverse.

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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.

La pression osmotique P d'une solution est proportionnelle à la quantité de molécules ou


d'ions présents :

P = N/V. R .T

N : nombre de molécules ou d'ions de soluté.

V : volume moléculaire du solvant.

R : constante des gaz parfaits =0.082 atm .l /mol .K°

T : température absolue.

Ainsi l'eau de mer, contenant dans chaque litre environ 35g de différents sels et
principalement du chlorure de sodium, a une pression osmotique de 25 bars, par rapport à
l'eau pure, tandis qu'une eau contenant un gramme par litre de sels dissous (par exemple l'eau
de forage) a une pression osmotique voisine de 0,7 bar.

Si l'on applique à la solution saline une pression supérieure à la pression osmotique, une
certaine quantité d'eau pure filtre en sens inverse à travers la membrane vers le compartiment
d'eau pure. On conçoit donc qu'une circulation continue d'eau saline sous une telle pression
devant la membrane permette la production continue d'eau pure à travers cette dernière, avec
rejet de saumure. Tel est le principe du procédé de l'osmose inverse.

En dehors du dessalement, cette méthode peut aussi rendre de nombreux services à


l'industrie alimentaire(par exemple la concentration de jus de fruits, etc.), en tant que
technique d'épuration des eaux résiduaires industrielles permettant de recycler l'eau douce (ou
même de la rendre potable), comme étape dans la préparation d'eau très pure lorsque l'osmose
inverse est suivie, par la suite, d'un processus de déminéralisation (justifiable
économiquement seulement lorsque la concentration en sel est inférieure à 200 ppm) et même
dans l'industrie chimique a fin d'extraire plus facilement l'eau résiduaire des produits précieux
après concentration.

Figure 06 : chaine de traitement par l’osmose inverse.

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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.

Le dessalement par osmose inverse nécessite d'abord un prétraitement très poussé de l'eau de
mer pour éviter le dépôt de matières en suspension sur les membranes qui conduirait
très rapidement à une diminution des débits produits.

Il est nécessaire de retenir toutes les particules de dimension supérieure à 10 à 50 µm selon


le type de module d'osmose inverse. Ceci est réalisé à l'aide d'une pré-filtration grossière puis
d'une filtration sur sable pour éliminer les matières en suspension les plus grosses. Puis un
traitement biocide et une acidification sont nécessaires pour éviter le développement de
micro-organismes sur la membrane et éviter la précipitation de carbonates. En fin une
filtration sur cartouches permet de retenir les particules de taille de l'ordre de quelques
dizaines de µm qui n'ont pas été retenues par le filtre à sable.

La pompe haute pression permet ensuite d'injecter l'eau de mer dans le module d'osmose
inverse dans lequel se trouvent les membranes.

2.b) L’électrodialyse : [17]

L'électrodialyse est un procédé de dessalement qui consiste à éliminer les sels dissous d'une
eau saline par migration à travers des membranes sélectives sous l'action d'un champ
électrique. La consommation d'énergie et la surface de membranes nécessaires étant
proportionnelles à la quantité de sel à éliminer ce procédé est économiquement intéressant
pour les eaux saumâtres de faible salinité (quelques grammes/litre), ce qui permet de le situe
rentre l'échange ionique et l'osmose inverse.

2. b .1. Application du dessalement :

Électrodialyse a été introduite sur le marché au début des années 1960. L'unité
électrodialyse de base se compose de plusieurs centaines de cellules reliées entre elles par des
électrodes à un bloc extérieur qui constitue la pile.

L'électrodialyse est utilisée pour le dessalement d'eau de mer. Sur le schéma ci-dessous vous
est présenté le fonctionnement d'une unité en parallèle de dessalement. En fin de
chaîne de traitement l'on récupère à la fois de l'eau douce et du saumure. Il existe également
des unités en série et d'autres modèles de système d'électrodialyse.

2. b.2. Principe de l'électrodialyse : [17]

Soit une cellule d'électrodialyse dans laquelle on fait circuler une solution saline: les cations
vont se diriger vers la cathode et les anions vers l'anode. Si l'on intercale entre les électrodes
des membranes perméables respectivement aux anions et aux cations, il y aura concentration
et recombinaison des ions dans certain compartiment s où la solution s'enrichira en sels
(compartiments de concentration), a lorsque dans les autres la salinité diminuer a
(compartiments de déminéralisation). On peut ainsi obtenir, à partir d'une eau saline, une eau
à la salinité désirée (500 ppm dans la plupart des cas).

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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.

Figure 07 : principe de l’électrodialyse.

Les membranes cationiques sont constituées de polystyrène sulfonâtes, tandis que les
membranes anioniques sont constituées de polystyrène avec des ammoniums quaternaires.

Parfois il est nécessaire d'effectuer un prétraitement avant l'électrodialyse.

Les solides en suspension avec un diamètre supérieur à 10 mm doivent être éliminés,


sinon ils risquent de boucher les pores de la membrane. Il y a aussi des substances qui sont
capables de neutraliser la membrane, comme par exemple les anions organiques de
grande taille ; les colloïdes, les oxydes de fer et de manganèse. Ils perturbent l'effet sélectif
de la membrane.

Les méthodes de prétraitement, qui aide à empêcher ces effet sont la filtration sur charbon
actif (pour la matière organique), la floculation (pour les colloïdes) et les différentes
techniques de filtration.

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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.

Tableau02: Avantages de1'électrodialyse par rapport à l'osmose inverse. [17]

Osmose inverse Electrodialyse

Température de 30°C 45°C


fonctionnement 35°C maxi 70°C maxi
(tenue des membranes)

Très important
(Coagulation _ Simple
Prétraitement de l'eau floculation (Filtration 50)
filtration5u)
Zone de PH d'utilisation Acétate de cellulose
des membranes 4-7,5 1-13
(nettoyage chimique) Polyamide aromatique
4-11
Nettoyage mécanique
(démontage du module) Impossible Possible

Pression de
fonctionnement Supérieure à 30bars Inférieure 3bars
(matériaux utilisables) (Métalliques) (Plastiques)

III.3) Autres procèdes : [18]

Un certain nombre d’autres procédés ont été utilisés pour dessaler les eaux saumâtres ou
marines. Ces procédés n’ont pas permis d’obtenir le rendement de la distillation ou de
l’osmose inverse, mais ils se sont avérés valables dans certaines circonstances ou appellent
encore des perfectionnements.

III.3.1 Congélation :

Lors du processus de congélation, les sels dissous sont naturellement éliminés lors de la
formation initiale de cristaux de glace. Le refroidissement de l’eau salée pour former des
cristaux de glace sous des conditions bien définies est un moyen de dessaler l’eau de mer. Il
existe plusieurs procédés de congélation pour dessaler l’eau de mer, et un petit nombre
d’usines ont été installées à cet effet au cours des 50 dernières années.

III.3.2 Humidification solaire :

L’utilisation de l’énergie solaire directe pour dessaler l’eau salée a été envisagée, et divers
dispositifs ont été mis au point; ils reproduisent généralement une partie du cycle

Page 30
CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.

hydrologique naturel puisque les rayons du soleil chauffent l’eau salée avec production de
vapeur d’eau (humidification). La vapeur d’eau est alors condensée sur une paroi froide et le
condensat recueilli sous forme d’eau douce.

III.4.Comparaison des procèdes : [19]


Le dessalement est un processus très consommateur d’énergie. Pour le MED et les usines
MSF, l'énergie principale est sous forme de chaleur, mais un peu d'énergie électrique est
exigée pour les pompes et les auxiliaires. Le RO et ED utilisent seulement de l'énergie
électrique.

Tableau 03 : Comparaison des procédés de dessalement. [19]

MSF MED OR ED

Température
fonctionnement
< 120 < 70 < 45 < 45
(°C)

Source Thermique Thermique Electrique Electrique


d’énergie

Consommation
d’énergie
12 06 4-7 1
(KWh/m3)

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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.

IV. Situation et tendances du dessalement de l’eau de mer en région


méditerranéenne :
Les ressources en eau naturelles renouvelables par habitant dans les pays riverains de la mer
Méditerranée vont de la pénurie (< 500 m3/année-personne) au confort et au luxe (5000
m3/année personne) (AQUASTAT, Plan Bleu, 2010).

Il existe un déséquilibre entre la rive nord et la rive sud de la Méditerranée, la deuxième


étant considérée comme l’une des régions du monde les plus pauvres en eau. En
conséquence, les efforts de dessalement autour de la Méditerranée se concentrent surtout sur
ses rives sud et est, ainsi qu’en Espagne. En 2013, plus de 1 532 usines de dessalement d’eau
de mer se sont installées autour de la mer Méditerranée avec une capacité totale cumulée
d’environ 12 Mm3/jour. Le dessalement de l’eau de mer par osmose inverse représentait
environ 80 % de la production. Presque toute l’eau dessalée produite est consommée comme
eau potable par les municipalités. [20]

Figure 08 : Ressources en eau naturelles renouvelables par habitant dans les différents
bassins méditerranéens élémentaires (entre 1995 et 2005). Source :
Diverses/cartographie Plan Bleu, 2010

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CHAPITRE II : Dessalement de l’eau de mer.

IV.1.Evolution du dessalement de l’eau de mer dans les pays méditerranéens de


1999 à 2013 :

En 1970, la capacité totale de dessalement autour de la Méditerranée était de 0,025 Mm3/jour.

Fin 1999, elle s’était accrue de presque 2 ordres de grandeur pour atteindre une capacité
totale de près de 2 Mm3/jour, dont 41 % étaient produits par OI (PNUE/PAM/MED POL
2003). L’Espagne était le plus grand producteur d’eau dessalée avec 33 % de la capacité
totale, principalement à partir du procédé OI. La Libye suivait avec 30 % de la capacité totale,
principalement à partir du procédé MSF. L’Italie, Malte, l’Algérie et Chypre représentaient
respectivement 18, 6, 5 et 2 % de la capacité totale (PNUE/PAM/MEDPOL 2003).

En 2007, la capacité totale de dessalement en Méditerranée était de 4,0 Mm3/j, soit 14 % de


la capacité totale du globe. L’Espagne était le principal producteur, avec 35 % de la capacité
totale en Méditerranée suivie de la Libye avec 20 %. L’Algérie, l’Italie, Malte et Chypre
représentaient respectivement 19, 10, 7, 5 et 4 % de la capacité totale (Lattemann et al.
2010b).

Le principal procédé utilisé était le procédé OI.

En 2011, la capacité a été portée à 11,6 Mm3/jour dans les pays méditerranéens, mais cette
estimation peut inclure le dessalement de l’eau provenant de l’Atlantique et de la mer Rouge.
L’Espagne était le principal producteur (41 % de la capacité totale en Méditerranée), suivie de
l’Algérie respectivement 15 et La Libye représentait 7 % de la production totale et l’Italie et
l’Égypte, 6 % chacun (Cuenca 2013).

Le procédé OI était la technologie de dessalement la plus répandue dans la région (environ


82 %), suivie des procédés MSF (11 %) et MED (6,5 %). En 2013, l’Espagne a été le
principal producteur (31 % de la capacité totale), suivie de l’Algérie, et de la Libye avec
respectivement 20, et 11 %.

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CHAPITRE III : Déminéralisation de l’eau de mer.

CHAPITRE III:
DEMINERALISATION
DE L’EAU DE MER.

Page 34
CHAPITRE III : Déminéralisation de l’eau de mer.

I. Introduction:
La déminéralisation est l’une des techniques très largement utilisé pour l’obtention de
l’eau pure à partir d’une eau caractérisée par leurs concentrations en sels dissous (eau de
mer). Donc, c’est un procédé d’épuration de l’eau destiné à éliminer partiellement ou
totalement les sels qui y sont dissous. Elle s’effectue en particulier par échange d’ions.

L’épuration par échange d’ions consiste à fixer les ions en liberté sur des corps doués de
propriétés particulières que l’on appelle « échangeurs d’ions » ou « permutâtes », d’où le
nom permutation donné à ce procédé. Ce dernier permet d’obtenir des eaux de très haute
pureté chimique caractérisées par leur très faible conductivité, [21].

II. Principe de la déminéralisation : [22]


L'eau traverse successivement un échangeur de cations sous la forme H (régénéré à
l'acide), puis un échangeur d'anions sous la forme OH (régénéré à la soude).

Par passage sur l'échangeur de cations, ces derniers sont retenus par la résine et il ne subsiste
plus dans l'eau que les acides des sels présents initialement. L’échangeur d'anions destiné à
retenir ces acides peut comporter :

- Soit une résine de faible basicité qui retient les anions forts mais non les anions faibles tels
que l'acide carbonique ou la silice.

- Soit une résine à forte basicité qui retient à la fois les anions forts et les anions
faibles, y compris le dioxyde de carbone et la silice.

II.1. Déminéralisation totale :


L'ensemble des sels minéraux contenus dans une eau peut être éliminé en utilisant
conjointement les résines échangeuses d'ions cationiques et résines (groupe sulfonique)
anioniques soit montées en série dans deux réservoirs (groupe ammonium quaternaire)
distincts soit mélangées dans un même réservoir.

La figure suivant explique l'étape d'élimination des cations et des anions de l'eau :

Page 35
CHAPITRE III : Déminéralisation de l’eau de mer.

Figure 01 : schéma de déminéralisation totale.

Il est cependant conseillé dans ce cas de procéder à une élimination physique de CO2, afin de
réduire la consommation de réactif de régénération pour l'échangeur d'anions (au moins dans
le cas où la teneur en CO2 représente une fraction notable de la salinité).

La figure suivant explique l'étape d'élimination du CO2 :

Figure02 : schéma d’élimination du co2.

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CHAPITRE III : Déminéralisation de l’eau de mer.

III. L’échange d’ions : [23]


III.1.Historique :

L'échange d'ions est un procédé dans lequel un ion est retiré d'une solution par un absorbât
solide et remplacé par un autre de la même charge. Le phénomène fut observé pour la
première fois en Grande Bretagne par Thomson, en1845, et, en1850, Way détermina les
grandes lois qui le gouvernent. En1905, Gans, en Allemagne, réussit à adoucir l'eau
industriellement, en utilisant des zéo-lites naturels et synthétiques.

Ce procédé, utilisé dans le monde entier, demeura la seule application de l'échange d'ions
jusqu'en1934. Cette année-là, deux inventions marquèrent le point de départ d'une industrie
nouvelle. La première fut celle du charbon sulfoné, mis au point par Liebknecht, en
Allemagne. Ce matériau, physiquement stable et chimiquement résistant, non seulement na
doucissait l'eau, mais, à la différence des zéolites, restait stable au contact des acides et
pouvait donc être converti à la forme hydrogène. Tous les cations pouvaient alors être
remplacés par des ions hydrogènes, les sels étant converti se na ci des libres correspondants.

III.2.Les résines échangeuses d’ions : [23]

Les résines échangeuses d'ions sont des gels basés sur un Réseau polymérique réticulé au
quel des groupes soit acidiquement Soit basiquement actifs sont immuablement attachés. Le
polymère modifié qui en résulte est insoluble; il est cependant hydrophile et facilement
perméable à l'eau. Quel que soit le procédé, l'échange d'ions se fait en solution dans l'eau de
gel des résines. La perle de résine se comporte presque exactement comme s'il s’agissait d'une
goutte de solution concentrée entourée d'une membrane demie perméable.

III.2.1.Les résines échangeurs cationiques: [24]

Ces résines ont pour groupements fonctionnels des radicaux acides, fortement acide pour les
uns, et faiblement acide pour les autres.
Les résines fortement acides (FA) : obtenues par greffage des radicaux sulfoniques, fixent la
totalité des cations en solution.
Les résines faiblement acides (f A) : obtenues par greffage de radicaux carboxyliques,
fixent de préférence les cations de valence multiple.

III. 2.2.Les résines échangeurs anioniques : [24]

Ces résines ont pour groupements fonctionnels des radicaux basiques, fortement basiques
pour les uns, faiblement basiques pour les autres. Les résines fortement basiques (FB):
obtenues par greffage d’ammonium quaternaire, neutralisent tous les anions même d’acide
faible (silice) et transforment les sels neutres en bases correspondantes,

Page 37
CHAPITRE III : Déminéralisation de l’eau de mer.

III.3.Les caractéristiques des résines échangeurs des ions : [25]

Les principales caractéristiques qui se dégagent entre les diverses qualités des résines
d'échangeuses d'ions sont essentiellement :

- La qualité du groupe fonctionnel caractéristique.

- La nature d'un ion mobile.

A travers la connaissance du polymère employé et du groupe fonctionnel présent, il


est ainsi possible de caractériser la résine.

Les groupes fonctionnels sont essentiellement de quatre types :

-Résine cationique sulfonique – SO3 H ou – SO3 Na

-Résine cationique carboxylique - COOH ou - COOK

-Résine anionique Amines – NH2 ; NHR ;- NR2.

-Ammonium quartenaire : elles sont généralement en C1 qui se transforme sous la forme


OH.

Figure 03 : Schéma explique comment la résine fixé les ions.

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CHAPITRE III : Déminéralisation de l’eau de mer.

III.4.Les principaux types de résines utilisées dans le traitement de l’eau :

Tableau01 : Les types de résines utilisées.

Type Coupement fonctionnelle Densité régénérant


apparente g/ml
SO3H sulfurique de HCl à 10%
Résine cationique forte polystyrène 0,8 NaCl à 10%

COOH acide- polyméta-


Résine cationique faible acylique 0,7 HCl à 10%

Ammoniac quaternaire sur


Résine anionique forte polystyrène 0,7 NaOH à 4%

Amines sur polystyrène


Résine anionique faible 0,7 NO2 CO3

IV. Mode de Régénération : [26]


Les résines éprisses (ou saturées) peuvent être régénérée par le processus inverse de celui qui
on vient d’examiner à travers lequel les groupes acides et basiques sont restaurer.

Cette action s’effectue grâce à des dilutions acides (HCl, H2SO4) pour les résines cationiques
et des dilutions basiques (NaOH) pour les résines anioniques de cette façon pourront
restaurer les conditions de la résine.

La régénération consiste à faire traverser la résine par une solution très concentrée en réactifs
de manière à inverser la réaction. Cette opération doit être suivie d'un rinçage destiné à
éliminer la solution régénérant imprégnant le lit de résine.

- Réaction de régénération cationique :

R- SO3 Na + HCl → R- SO3 H + NaCl

- Réaction de régénération anionique:

R- N (CH 3) Cl + NaOH → R-NCH3OH + NaCl

Il existe deux modes de régénérat :

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CHAPITRE III : Déminéralisation de l’eau de mer.

IV.1.Régénération à co-courant: [26]

Dans ce mode de régénération, le flux de régénérant est dirigé au travers du lit de résine
dans le même sens que l’eau en cycle de production, c'est-à-dire de haut en bas dans les
procédés classiques.

Ce mode de régénération a l’avantage de ne pas exiger un dispositif élaboré de réparations


haute des flux puisque le courant de régénérant est automatiquement réparti de façon quasi
uniforme par les couches hautes du lit de résine.

IV.2.Régénération à contre-courant : [26]

Dans ce mode de régénération, le régénérant circule à contre-courant par rapport à l’eau


traitée en cours de cycle. Pour les échangeurs d’ions classiques traitant l’eau en cours de cycle
de haut en bas, l’écoulement du régénérant s’effectue de bas en haut.

Ce mode présente, par rapport à la régénération co-courant, de très nombreux avantages :

- La solution régénérant s’attaque en premier lieu aux couches basses de résine très peu
saturées qui sont donc très facilement débarrassées des quelques ions indésirables qu’elles
contenaient en fin de cycle.

- La solution régénérant ne s’appauvrit que lentement en ions régénérant et ne s’enrichit


que progressivement en ions à éliminer.

La régénération à contre-courant permet donc d’obtenir :

 Un meilleur rendement de régénération.


 Des couches basses très bien régénérées, donc une fuit ionique permanente réduite.

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CHAPITRE III : Déminéralisation de l’eau de mer.

Figure 04 : schéma de régénération à co courant et contre courant.

IV.3.Les réactifs régénérant : [27]


La régénération se fait à l’aide d’un acide pour les résines cationiques (généralement
sulfurique ou chlorhydrique) et a` l’aide d’une base (soude) pour les résines anioniques.

Tableau 02 : Produits régénérant les plus utilisés.

Chlorure Acide Acide La Soude La Acide


Produits de sodium Chlorhydrique Sulfurique NaOH Carbonique
NaCl HCl H2SO4 H2CO3
Masse
molaire 58,5 36,5 96 40 62
(g/mol)
Forme Pastilles Solution Solution Pastilles Gaz dissous
Disponible Lessive de dans l’eau
Soude
Solubilité 306 g/l à 33 à 35 % 92 à 98 % 800 g/l Solution
dans l’eau 20° C soit 380 à 410 soit 1,7 à 1,8 (en dans l'eau en
g/l kg/l paillettes) fonction de (
P)
Emploi Résines Résines Résines Résines
avec les cationiques cationiques cationiques anioniques Résines
échangeurs fortes en fortes en H+ fortes en H+ fortes en cationiques
d’ions Na+ cationiques (Risque OH faibles
anioniques faibles précipitation anioniques
fortes en Cl- deCaSO4) faibles
Sel neutre Acide fumant Acide très Acide faible
utilisation Vapeurs dangereux Base très peu
Observation non corrosives Forte Dangereuse dangereux
dangereuse Utilisation élévation de
Dangereuse température à
la dissolution

Page 41
CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.

CHAPITRE IV :
L’IMPACT DES REJETS
DESSALEMENT SUR
L’ENVIRONNEMENT
MARIN.

Page 42
CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.

Introduction :
Depuis 2003, les efforts en matière de dessalement à l’échelle mondiale se sont accrus de
façon exponentielle en raison de l’augmentation de la demande d’eau douce et de
l’amélioration des technologies ainsi que de la viabilité économique. La région
méditerranéenne a suivi la tendance mondiale. La capacité de dessalement installée est ainsi
passée d’environ 4 millions de m3/jour (Mm3/jour) en 2003 à 12 Mm3/jour en 2013. Les
technologies ont également évolué et se sont accompagnées d’une meilleure prise de
conscience des possibles impacts sur l’environnement, notamment sur le milieu marin.

De plus, le cadre juridique de réglementation du rejet de déchets dans la Méditerranée et les


Plans régionaux liés à la pollution (dans le cadre des protocoles « telluriques » (LBS) et des
Protocoles « immersions » et du PAS/MED) ont évolué pour intégrer les aspects de
l’Approche éco systémique (EcAp) en vue d’atteindre et de conserver un Bon état
environnemental (BEE).

En particulier, les rejets de déchets dans le milieu marin peuvent altérer la qualité de l’eau et
des sédiments. Il s’agit de déchets aux composants multiples qui peuvent contenir des
produits chimiques résiduaires du prétraitement, de métaux lourds dus à la corrosion ou
d’agents chimiques utilisés par intermittence pour le nettoyage, auxquels s’ajoutent
l’augmentation de la salinité et de la température. L’altération de la qualité de l’eau de mer et
des sédiments peut, à son tour, nuire à la faune et la flore marine et avoir un effet durable sur
les écosystèmes côtiers. Il conviendrait donc que les effluents provenant du dessalement de
l’eau de mer soient en conformité avec les politiques et protocoles nationaux et régionaux
concernant l’environnement. [28]

Page 43
CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.

I. Impacts du dessalement de l’eau de mer sur l’environnement, notamment


en ce qui concerne le milieu marin :
Cette partie traite de l’impact du dessalement de l’eau de mer sur le milieu marin après le
démarrage des opérations des usines, selon [29]. Les effets possibles pendant les phases de
construction et d’exploitation sont décrits aux sections 5 et 6. Les principaux impacts du
dessalement de l’eau de mer sur le milieu marin sont associés à deux composantes : la prise
d’eau de mer (eau d’alimentation) en direction de l’usine de dessalement et le rejet de
saumure. Le nombre d’articles publiant des effets quantitatifs in situ ou en laboratoire est
toutefois faible et de portée limitée (Roberts et al. 2010). Ces articles ont néanmoins
augmenté au cours des dernières années. Ils nous informent que les effluents de dessalement
ont un impact sur le biote marin voisin de l’émissaire, mais il ne s’agit pas de conclusions
définitives en raison de résultats contradictoires. Les résultats sont spécifiques au site et
dépendent de la sensibilité de l’environnement récepteur, du procédé de dessalement, de la
taille de l’usine et de la composition du rejet. L’absence d’études sur le long terme leur porte
préjudice. Les émissions de GES peuvent également affecter le milieu marin par
l’acidification des océans. Toutefois, ces émissions ne seront pas abordées dans la présente
section.

I. 1. Prise d’eau de mer :


L’entraînement est le transport de petits organismes planctoniques avec le flux d’eau de mer
vers les usines de dessalement. Il est généralement reconnu que la faune et la flore entraînées
qui pénètrent dans l’usine de dessalement périront au cours des différentes étapes du procédé
de dessalement, y compris par l’application de biocide. Ceci contraste avec les eaux de
refroidissement des centrales électriques, où une mortalité plus faible a été signalée [30].
L’entraînement peut être réduit en plaçant les prises d’eau loin des zones biologiquement
productives, comme dans les eaux plus profondes au large des côtes, ou en utilisant des puits
souterrains côtiers, bien que ces derniers soient difficiles à réaliser pour les usines de
dessalement à grande échelle. [31]

I. 2. Rejet de saumure :

La saumure est définie ici comme le rejet salin d’une usine de type SWRO et comme le rejet
salin et chaud d’une usine de dessalement thermique, sans les produits chimiques utilisés au
cours du procédé. La dispersion de saumure peut varier considérablement selon les
caractéristiques propres au site, le volume de l’effluent, le mode de rejet et les conditions
hydrographiques existantes. Néanmoins, la salinité et la température sont plus élevées que les
normes de référence aux sites de rejet, mais comme mentionné, la zone affectée est très
variable [32]. Des études sur l’effet du dessalement thermique dans le golfe fermé ont montré
un effet sur la température et la salinité de l’eau et une augmentation de la salinité dans la
région. [33]

Le rejet de saumure peut augmenter la stratification de l’eau de mer qui, combinée à une
salinité et une température plus élevées, peut réduire les niveaux d’oxygène contenu dans
l’eau. Cette inquiétude a été soulevée lors de l’EIE de l’usine de type SWRO de Perth

Page 44
CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.

(Australie), mais bien que la surveillance ait montré une légère stratification de l’eau près du
diffuseur, aucun effet significatif n’a été trouvé sur les concentrations de l’oxygène
dissous.[34]

I. 2.1. Effets de la saumure (salinité et température) sur le biote :

La salinité et la température ont longtemps été perçues comme des facteurs


environnementaux inhibiteurs pour la survie et la croissance du biote marin. [35]
Ces deux éléments sont donc susceptibles d’affecter le biote à proximité des zones de rejet de
saumure de dessalement.

I.2.2.Études en laboratoire et en mésocosme :

Des expériences en laboratoire et en mésocosme sur Posidonie océanique, un herbier marin


endémique à la mer Méditerranée et d’une importance particulière en matière d’habitat, ont
montré que, dans certaines conditions, une salinité accrue affectait sa fonction physiologique,
sa croissance foliaire et ses taux de survie. [36]

Deux autres types d’herbiers marins méditerranéens, Cymodocea nodosa et Zostera noltii,
ont été identifiés comme étant sensibles aux augmentations de salinité (Fernández-
Torquemada et Sánchez Lizaso 2011), [37]

Figure01 : Cymodocea nodosa. Figure 02 : zostera noltti.

Des combinaisons de stress de température et de salinité ont considérablement réduit les


performances larvaires et la croissance de la balane Amphihalins improvisus, alors qu’il a
été démontré que la salinité affecte la structure de la silice des diatomées. [38] .

Figure03 : Amphihalins improvisus.

Page 45
CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.

L’hyper salinité a diminué la survie des embryons de la seiche géante australienne Sépia
apama et réduit son poids moyen et la longueur de son manteau (Du pavillon et Gillan ders
2009) [39]. Les essais de toxicité de l’effluent entier (WET) réalisés sur des espèces présentes
dans la région dans le cadre de l’EIE pour l’usine de type SWRO d’Olympic Dam (Australie)
attribuent la toxicité à l’augmentation de la salinité (Hobbs et al. 2008) [40]. D’autre part,
aucun effet significatif n’a été trouvé chez 18 espèces communes lors d’une EIE approfondie
réalisée pour l’usine de type SWRO de Carlsbad (Californie du Sud) (Le Page 2005) [41].

Figure 04 : Sépia apama.

Récemment, une expérience en mésocosme sur l’impact des salinités élevées (5 % et 15 %


plus élevées que la salinité ambiante) sur les populations côtières microbiennes de la
Méditerranée orientale a révélé qu’après environ 12 jours d’exposition, la chlorophylle a et la
productivité primaire a augmenté et la composition de la population microbienne a évolué.
Cette dernière dépendait de la population initiale soumise aux saisons et de l’intensité de
l’enrichissement en salinité (Belkin et al. 2015) [42].

Page 46
CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.

Figure 05 : Impacts de la Salinité sur La posidonie, Sanchez-Lizaso et al. 2008.

Figure 06 : Temps d'exposition maximal d'un organisme dérivant passant à travers


panache de décharge de l'eau de mer concentrée provenant de l'émissaire AES
Huntington Beach dans les conditions les plus défavorables (rouge, débit d'usine = 126,7
mg/j) et conditions moyennes (vert, débit d'usine = 253,4 mg/j).

(Seawater Concentrate Management, White Paper


May 2011.)

Page 47
CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.

Figure 07 : Moyenne journalière de la salinité du fond pour les mois les plus
défavorables et les mois moyens le long de: a) profil de la rive (section A), b)
profil de la rive (section B)

(Seawater Concentrate Management, White Paper


May 2011).

Page 48
CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.

I.3. Effet des produits chimiques utilisés dans le procédé de dessalement et


rejetés avec la saumure :

On en sait peu sur les effets des produits chimiques rejetés avec la saumure dans le milieu
marin. La cooccurrence des facteurs de stress : salinité, température, produits chimiques et
rejets concomitants d’effluents de déchets (tels que les eaux de refroidissement des centrales
électriques) sèment également la confusion dans la discussion sur les résultats des rares études
existantes, empêchant d’établir une relation cause-réponse.

I.3.1. Le chlore :

Le chlore est utilisé à la fois dans les usines de dessalement et dans les centrales électriques
pour empêcher la salissure. Dans les usines de type OI, le chlore résiduel est oxydé pour
éviter d’endommager les membranes ; dans les usines de dessalement thermique et dans les
centrales électriques, la saumure rejetée peut contenir du chlore résiduel. Le chlore résiduel
réagit rapidement au contact de l’eau de mer pour former des complexes toxiques tels que le
bromoforme (Taylor 2006) [42] qui s’accumule dans le foie du bar européen Dicentrachus
labrax. Dans la même étude, il a été impossible de séparer l’effet du bromoforme de la
température sur Mytilus edulis.

Figure 08 : Dicentrachus labrax. Figure 09 : Mytilus edulis.

Page 49
CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.

Figure 10 : niveaux de toxicité du chlore pour les espèces marines (Hopnere, et al; 2008).

I.3.2. Les produits de corrosion (métaux) :


Les produits de corrosion (métaux) des usines de dessalement thermique, en particulier le
cuivre, un matériau commun dans les échangeurs de chaleur, se sont accumulés à proximité
des émissaires. Bon nombre d’études indiquent que cette présence de cuivre ne signifie pas un
effet néfaste parce que le cuivre est un composé naturel qu’on trouve dans la nature
(Lattemann et Hopner 2008) [44]. Toutefois, des études antérieures ont révélé que le cuivre
affectait les échinodermes, les tuniciers et les herbiers marins ainsi que les micro-organismes
de Floride (Chesher, 1971, Brand et al. 1986) [45]. Récemment, des concentrations de cuivre
et de zinc plus élevées que celle que l’on retrouve naturellement dans les sédiments et les
bivalves ont été signalées lors du rejet de saumure de deux usines de type SWRO à Taiwan
(Lin et al. 2013) [46].

Page 50
CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.

Figure 11 : niveaux de toxicité de cuivre pour une gamme d’espèces (Hopner,et


al ;2008).

I.3.3. Le méta bisulfite de sodium (Na2S2O5) :

Est habituellement utilisé pour nettoyer les membranes d’osmose inverse. Des impulsions à
court terme dans le milieu marin peuvent entraîner une acidification et une hypoxie. Les bio-
essais de toxicité sur le poisson-lézard Synodus synodus dans les Canaries ont révélé une
sensibilité élevée à l’exposition à court terme à de faibles concentrations, avec une mortalité
totale se produisant à des concentrations plus élevée [47].

Figure 12: Synodus.

Page 51
CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.

I.3.4. Contaminants émergents : [42]

Comme nous l’avons dit plus haut, l’industrie du dessalement est très dynamique ; elle
s’efforce d’améliorer son rendement, de réduire la quantité de produits chimiques utilisés dans
ses procédés et rejetés avec la saumure et d’utiliser des substances moins dangereuses (chimie
verte). Par conséquent, il est difficile de suivre les changements ; les spécialistes de
l’environnement doivent donc travailler en étroite collaboration avec les exploitants d’usines
de dessalement pour se tenir informés des changements apportés aux procédés.

Un autre obstacle est que bon nombre des produits chimiques (principalement des coagulants
et des agents anti tartre) sont protégés par des brevets ; leur composition exacte est donc en
général une propriété exclusive qui ne peut être divulguée. Dans ce cas, le composé actif doit
être identifié et compilé en même temps que ses propriétés toxicologiques. Il convient de
mentionner que des polluants connus sont également utilisés dans le procédé : acides, alcalis,
solutions de nettoyage, sels métalliques ainsi que des produits de corrosion connus (métaux).

Sur la base d’un examen des technologies existantes et de l’état d’avancement des travaux,
les contaminants suivants émergent des technologies de dessalement :

Tableau 01 : les déférents contaminants émergent dans le dessalement.

Contaminants Utilisation dans le procédé de dessalement

Membrane Thermique
Sels de Fe, sels d’Al, Coagulant Non utilisé
polymères organiques
Métaux lourds Fe, Ni, Cr, Mo Corrosion d’acier Corrosion d’acier
Inoxydable inoxydable
Métaux lourds Cu, Ni, Ti Non pertinent Corrosion à partir de la
chaleur
Chlore, autres oxydants Biocide, utilisé mais Chlore résiduel biocide
neutralisé avec du bisulfite
avant élimination
Bisulfite Neutralisant de biocide Non utilisé
Poly glycol, détergents Non utilisé Agent anti-mousse
Détergents, oxydants, agents Nettoyage de Non utilisé
complexants Membranes
Poly phosphate, Poly Agent antitartre Agent antitartre
phosphonate,
polymères organiques (acides
poly maléiques et
polyacryliques)
Solutions alcalines Nettoyage (neutralisé Non utilisé
avant élimination)
Solutions acides Nettoyage (neutralisé Nettoyage
avant élimination)

Page 52
CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.

Calcaire (CaCO3) Agent d’ajustement du pH Agent d’ajustement du pH et


et de la dureté de l’eau de la dureté de l’eau
produite produite
Sel Saumure Saumure
Température Sans objet Saumure

II. Évaluation de l’impact sur l’environnement (EIE) :

L’évaluation de l’impact sur l’environnement (EIE) est un processus par lequel les effets
prévus d’une élaboration ou d’un projet sur l’environnement sont identifiés aux étapes de
conception et de planification. Si les effets probables sont inacceptables, des mesures de
conception ou d’autres mesures d’atténuation appropriées peuvent être prises pour réduire ou
éviter ces effets. L’EIE doit être préparée par des professionnels et des spécialistes de façon
multidisciplinaire ; elle doit inclure des ingénieurs, des spécialistes de l’environnement, des
concepteurs et être réalisée dans le cadre réglementaire en collaboration avec les décideurs. Il
convient d’encourager la contribution des parties prenantes. La procédure d’EIE a été
largement décrite dans le manuel d’orientation du PNUE publié en 2008 (PNUE 2008).

II.1.Description du projet :

Une description générale de l’objectif et de la nécessité du projet doit être donnée au début
du rapport d’EIE. Elle doit inclure les renseignements suivants :

 Emplacement envisagé de l’usine de dessalement


 Co-implantation avec d’autres industries (comme des centrales électriques)
 Composantes terrestres et extracôtières de l’usine (bâtiments, pompes, pipelines,
émissaires de saumure), activités de construction prévues et calendrier
 Raccordement au réseau d’eau potable.

II.2.Sélection de la technologie et caractérisation des rejets :

L’EIE doit comporter une description détaillée de la technologie du procédé de dessalement


choisi ainsi que la raison de ce choix. Elle doit inclure les renseignements suivants :

 La technologie de dessalement choisie et les spécifications techniques


 La capacité de dessalement de l’usine et les plans d’expansion futurs
 La consommation et la source d’énergie
 Les étapes de traitement de l’eau d’alimentation pendant le procédé de dessalement
(entre autres le prétraitement, l’application de biocide, les mesures anti-détartrage, les
étapes de nettoyage, le traitement de l’eau dessalée)
 Type de rejets et d’émissions (marin, terrestre et atmosphérique)
 Le volume total des rejets et des émissions (quotidien, annuel)
 Les concentrations et les charges des substances rejetées et leur caractérisation
environnementale (persistance, toxicité, bioaccumulation)

Page 53
CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.

II.3.Description de l’environnement :

Les données existantes sur l’habitat terrestre et sur l’habitat marin provenant du site de
l’usine de dessalement envisagée doivent être compilées et analysées de façon critique. En
l’absence de données disponibles ou en cas de données partielles ou obsolètes, des enquêtes
doivent être menées avant la construction du site. Le nombre d’enquêtes et le calendrier
(saisonnier) doivent être décidés sur une base spécifique au site. Ces renseignements
(compilés et/ou nouveaux) serviront également de référence précieuse (référence) pour la
surveillance de l’environnement après le début des opérations. Il est important que la
méthodologie utilisée pour entreprendre des enquêtes de base soit documentée afin que les
résultats de la dernière surveillance puissent être référencés.

II.3.1.Description de l’environnement marin :

 Conditions océanographiques et qualité de l’eau dans la région


 Composition sédimentaire et bathymétrie
 Biote de l’eau de mer et des compartiments benthiques, y compris les espèces
menacées et les espèces exotiques, proximité vis-à-vis de zones protégées.

III. Évaluation des impacts possibles :


L’évaluation des impacts possibles doit être effectuée sur la base des documents existants et,
si nécessaire, complétée par des études en laboratoire telles que les essais de toxicité de
l’effluent entier (WET) et des expériences en mésocosme. Comme nous l’avons noté à la
section 4, les effets du dessalement de l’eau de mer sur le milieu marin ne sont pas bien
documentés, bien que le nombre de publications et la sensibilisation aient augmenté ces
dernières années. Les impacts émanent des activités de construction à terre (construction
d’installations de dessalement, de stations de pompage, de pipelines, de systèmes de
raccordement aux infrastructures) et en mer (installation de prises d’eau et d’émissaires).

IV. Atténuation de l’impact sur l’environnement marin après le début des


opérations :

 Pipelines de prise d’eau et de déversement au-dessous du fond marin pour minimiser


l’altération de l’habitat marin
 Vitesse d’aspiration lente pour éviter des collisions (ou forage de puits)
 Écran de déplacement autonettoyant pour la collecte de débris au niveau du système
de prise d’eau et rejet dans des sites autorisés d’élimination de déchets
 Dosage du chlore (traitement de choc) dans la prise d’eau en direction de l’usine en
évitant le rejet en mer
 Système de diffuseur d’émissaire pour augmenter la dilution initiale et réduire la
salinité et la température, ou en décharge à ciel ouvert, dilution avec rejet
concomitant, c’est-à-dire l’eau de refroidissement de l’usine
 Réduction de l’utilisation de produits chimiques dans le procédé
 Traitement terrestre du ressac
 Utilisation de produits chimiques respectueux de l’environnement

Page 54
CHAPITRE III : L’impact de rejet de dessalement sur l’environnement marin.

 Traitement des réacteurs calcaires en lavage avec les ressacs


 Neutralisation de la solution de nettoyage de membrane inorganique avant rejet.

Il est reconnu que les MTD et les MPE évoluent avec le temps en fonction des avancées
technologiques et scientifiques et avec les changements des facteurs économiques et sociaux.
Cela est vrai en particulier pour l’industrie du dessalement qui est dans un état constant
d’amélioration et de changement rapides en raison des efforts importants en matière de
recherche et d’ingénierie déployés dans le développement technologique. Par conséquent, les
processus MTD et MPE doivent les suivre de près afin d’appliquer les points suivants :

 Accroître les taux de récupération (efficacité du dessalement)


 Minimiser la consommation d’énergie et de produits chimiques
 Remplacer les produits chimiques par des substances plus respectueuses de
l’environnement ou avoir recours à des procédés qui ne nécessitent pas l’utilisation
de produits chimiques
 Diminuer les rejets
 Réutiliser la saumure dans de nouvelles technologies de dessalement pour accroître
davantage le rendement en eau douce
 Promouvoir une production plus propre

IIV. Surveillance de l’environnement :


IIV.1. Surveillance sur le long terme après le début des opérations :
Un engagement doit être pris sur le long terme quant à la surveillance régulière du milieu
marin après le début des opérations de l’usine. Il doit demeurer tout au long de la durée de vie
de l’usine de dessalement et quelques années après. Ces séries de données à long terme avec
des contrôles appropriés sont essentielles pour normaliser la variabilité temporelle naturelle
afin d’éviter des conclusions erronées sur les effets du dessalement de l’eau de mer sur
l’environnement.

IIV.2. Surveillance en usine :

La surveillance en usine doit inclure la qualité de l’eau d’alimentation (prise d’eau de mer) et
le volume et la composition de la saumure.

IIV.2.a) Prise d’eau de mer :

Se concentrer sur les paramètres qui peuvent affecter le procédé de dessalement et la qualité
de l’eau dessalée.

IIV.2.b) Saumure avant rejet :

Volume de rejet, température, salinité, concentration des produits chimiques utilisés dans le
procédé de dessalement et rejetés avec la saumure.

Page 55
Partie
Expérimentale

Page 56
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

CHAPITRE : I
TRAITEMENT DE L’EAU
DE MER DANS LA
CENTRALE DE CAP
DJINET.

Page 57
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

I. Introduction :
Après avoir décrit toutes les étapes de fonctionnement de traitement de l’eau de mer (voir
figure n°1) présentent dans la centrale thermique de Cap Djinet pour l’alimentation des
auxiliaires électriques, on s’est intéressé à la partie d’analyses. Pour cela, on a retenu trois
points de prélèvement.

 Le premier concerne l’eau brute, le prélèvement a été effectuer sur l’eau de mer au
niveau d’une vanne placée sur la conduite de pompage.
 Le deuxième prélèvement concerne l’eau dessalée, après passage à travers
l’unité de dessalement.
 Et le troisième prélèvement a été effectué à la sortie de l’unité de déminéralisation.

Les résultats obtenus peuvent nous renseigner sur le rendement d’élimination des sels et
donc sur l’efficacité de la méthode de dessalement et de déminéralisation utilisée.

Après le traitement, la saumure produite au niveau des quatre unités de dessalement est
déchargée dans un canal de rejet. Elle est retournée à la mer dont sa concentration s’avère
habituellement doubles ou pré du double de l’eau de mer. En plus de la concentration
élevée des sels, cette eau de décharge contient de divers produits chimiques utilisés
dans l’étape de prétraitement et du dessalement. Donc, la saumure déchargée peut avoir
des impacts et des aspects négatifs directs et indirects sur l’environnement marin.

Afin de minimiser ces impacts négatifs et éviter la pollution marine, la décharge de


saumure est faite par l’intermédiaire de la sortie de l’eau de refroidissement de la centrale
électrique. Pour cela, nous avons fait des analyses physico-chimiques de la saumure avant et
après dilution avec l’eau de refroidissement. Les résultats obtenus peuvent nous renseignés
sur les impacts environnementale.

II. Technologie de traitement d’eaux au niveau de la centrale :

II.1. Prétraitement :

Il est généralement nécessaire pour les centrales électriques se trouvant au bord de la mer, ce
qui est le cas pour la centrale thermique de Cap Djinet, une filtration qui faite au niveau de la
station de pompage par un ensemble de dé grilleurs et de tambours filtrants suivie par une
injection de quelques (ppm) de chlore. Cette dernière peut être faite de façon continue ou
intermittente selon les exploitants.

Page 58
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

Figure 01 : schéma générale de traitement de l’eau d’mer au niveau de la centrale

Page 59
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

II.1.1.la prise d’eau : [48]

Elle à une profondeur d’environ de 7m et se trouve à 900m de l’arrivée de l’eau à la station


de pompage. Elle se fait par trois canaux en béton d’un diamètre de 2,5m (figure 01).

Figure 02 : Point de captage.

II.1.2. Station de pompage : [48]

La hauteur de l’entrée dans la station est de 7,50m sous le niveau de la mer. A chaque entrée
est prévue une fosse de révision, chacun des trios canaux est pourvu d’un batardeau.

La station de pompage est un ouvrage en béton armé étanche avec bord supérieur à plus de
7,5m du dessus du niveau de la mer se compose d’un bassin d’alimentation, de quatre voies
de filtration et des chambres d’aspiration pour les pompe de l’installation de dessalement, de
la chloration et pour la pompe d’incendie. Les batardeaux d’arrêt sont installés à l’avant de
chacun des 08 pompe de circulation.

La station de pompage est divisée en quatre voies de filtration qui sont chacune équipées
d’une grille à dégrilleur. Les matrices retenues par le tambour filtrant et la grille sont amenée
par un caniveau de rejet jusqu’au panier de récupération de détritus. Les pompes de
circulation principales sont installées à la fin des installations de filtration.

Page 60
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

Entre les voies disposées les chambres d’aspiration, les deux chambres extérieures servent à
l’alimentation de l’installation de dessalement d’eau de mer par les pompes de transfert et
comprennent chacune une pompe pour la chloration.

Dans la chambre d’aspiration du milieu est installée la troisième pompe de la chloration et


une pompe incendie à eau de mer.

II.1.3. Filtration de l’eau de mer : [48]

La filtration consiste à faire traverser l’eau dans un milieu poreux et perméable qui
retient les particules solides (matière organique et sels), de dimensions supérieures à celles
des pores du milieu

Ce procédé sert à l’extraction des impuretés de l’eau de mer utilisée comme eau de
circulation principale et au rinçage de détritus afin qu’ils puissent être transportés dans
les paniers de récupération.

Chaque tranche de la centrale est associée à une voie de filtration qui est équipée d’une grille
avec dégrilleur, d’un circuit d’arrosage et d’appareils de mesure de niveau grille différentiel
de l’eau (voir figure 03).

II.1.3.1. Filtration primaire (dégrillage) : [48]

Une première filtration de l’eau de mer est effectuée par une installation composée d’une
grille fixe et une dégrilleur entrainé électriquement. Cette grille sert à retenir les impuretés de
l’eau de grandes tailles (supérieures à 40 mm).

Les matières retenues par la grille sont soulevées jusqu’au niveau d’évacuation de détritus. Le
débit d’eau dans cette étape est 12 500 m3/h.

II.1.3.2. Filtration secondaire (tamisage) : [48]

La filtration secondaire qui est finale se fait par des tambours filtrants, chaque
tambour est constitué par une structure à rotation lente dans laquelle l’eau entre de chaque
côté.

Les panneaux filtrants sont montés à la périphérie de la structure tournante et l’eau est
refoulée vers l’extérieur depuis le centre de tambour à travers les mailles filtrantes.

Tandis que le filtre tourne, le détritus adhérant à l’intérieur des panneaux passe au-
dessus des paniers de récupération placés à l’intérieur du filtre. Lorsque les panneaux
arrivent au-dessus des paniers, ils passent au-dessous des géoleurs d’eau situé à l’extérieur
du filtre.

Page 61
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

Figure 03: l’installation de filtration de l’eau de mer au niveau de la Centrale.

II.1.4. La chloration : [48]


Dès la prise d’eau de mer, il faut bloquer la prolifération des organismes vivants. Sinon, on
devra faire face à toute une série d’incidents tels que la réduction des échanges thermiques et
l’obstruction partielle ou même totale des conduites.

Le procédé le plus répandu consiste à injecter du chlore, réactif dont le stockage et la


manipulation exigent des précautions strictes. Pour éliminer le danger lié au chlore, on
peut le substituer par l’hypochlorite de sodium (eau de javel).

II.1.4.1. Description du procédé :

La chloration est un procédé appliqué de préférence pour éviter ou réduire les impuretés
biologiques gênantes dans les installations de la centrale. Elle s’effectue par l’ajout
d’hypochlorite de sodium qui réagit dans l’eau comme suit :

NaClO + H2O HOCl + NaOH

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

Le HOCl réagit comme étant un oxydant fort. Pour cela, il est efficace à l’oxydation des
microorganismes présents dans l’eau, son action biocide s’explique par la destruction
des enzymes indispensables à la vie de ces derniers, [48

a)- Mode de production d’hypochlorite de sodium :

Au niveau de la centrale, la production sur place d’hypochlorite de sodium est


possible par électrolyse de l’eau de mer. Cette production est assurée par une installation
d’électro chloration.

a.1) .Description de l’installation d’électro chloration : [48]

L’installation est prévue pour produire 2 × 150 kg/h de chlore actif avec deux unités. La
production de chaque unité est obtenue avec quatre électrolyseurs connectés hydrauliquement
et électriquement en série en opération à 3400 A. Le chlore actif est produit sous forme
d’hypochlorite de sodium à 2000 ppm.

La production de ce dernier est assurée à partir des opérations suivantes (voir figure n°4):

 Filtration de l’eau de mer et alimentation des électrolyseurs.


 Electrolyse de l’eau de mer.
 Stockage de l’hypochlorite de sodium.
 Nettoyage des électrolyseurs.

Les filtres d’eau de mer sont de type autonettoyant actionné par une mesure de la perte de
charge dans le filtre et une alarme de haute pression. Tel que, l’opération de filtrage
limite à 0,5 mm de dimension des matières en suspension dans l’eau de mer.

Les électrolyseurs « seaclor »se composent de cellules électrolytiques en construction


modulaire, connectées électriquement et hydrauliquement de façon telle à former un ensemble
électrodique. Les cathodes sont en titane tandis que les anodes sont DSA (dimensionnelle
stable anodes), qui gardent leurs caractéristiques géométriques et mécaniques.

Le séparateur d’hydrogène installé entre le deuxième et le troisième électrolyseur a


pour but de séparer la plupart des gaz produit dans les deux premières cellules d’électrolyse
afin d’alimenter les deux autres électrolyseurs de l’eau de mer essentiellement dégazée.

Concernant le nettoyage des électrolyseurs, après de longues périodes de fonctionnement d’à


peu près six mois, les électrodes deviennent de plus en plus incrustées de carbonates et
d’hydrates.

Pour éliminer ces incrustations, les électrolyseurs doivent être lavés périodiquement avec de
l’acide chlorhydrique diluer à 5% avec un débit de 75m3/h.

Le cycle de nettoyage dure à peu près une heure et la solution d’acide récupérée de nouveau
dans le réservoir de HCl peut être employée pour plusieurs cycles de nettoyage. La
concentration faible de HCl 2,5% à 3% est remontée à 5% en ajoutant une quantité
suffisante d’acide chlorhydrique à 30%.

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

Lorsque le nettoyage des électrolyseurs est terminé, l’unité est soumise à un lavage d’eau de
mer pour quelques minutes.

Figure 04 : schéma simplifie de l’installation d’electrochloration.

a.2).Réaction chimique et électrochimique :


Le procédé consiste en une électrolyse partielle du chlorure de sodium dissous dans l’eau de
mer qui est forcée à travers des couples d’électrodes (anodes et cathodes) assemblées en un
électrolyseur connecté à une source de courant continu, [48].

Des réactions électrochimiques et chimiques se développent successivement à


l’intérieur des électrolyseurs. Parmi les produits de l’électrolyse :

 Le chlore gazeux se développe à l’anode.


 L’hydrogène gazeux se développe à la cathode avec formation des ions d’hydroxyle.
 Le chlore et les ions hydroxyles se combinent chimiquement pour produire des
ions de chlorure et d’hypochlorite.

Donc, la formation d’hypochlorite de sodium à partir de chlorure peut se résumer suivant la


réaction globale :

2 NaCl + H2O NaClO + NaCl + H2

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

Généralement, l’hypochlorite de sodium est défini sous le terme de chlore actif libre.
Aussi, l’hypochlorite produit par voie électrochimique est suffisamment stable. Donc, les
périodes de stockage de longues durées

b)- Les différents points d’injection : [48]

Le système de distribution de l’hypochlorite de sodium est prévu pour un :

 Dosage continu : environ 1,5 g/m3 d’eau de circulation. Ce dosage à lieu à la prise
d’eau de mer et à la station de pompage.
 Dosage de choc : environ 5 g/m3 d’eau de circulation pendant15 min, toutes les trois
heures de service. Ce dosage à lieu à la prise d’eau de mer et aux entrées des
condenseurs.

La figure n°5 représente les différents points d’injection de chlore au niveau de la centrale.
supérieures à 48 h doivent être évitées.

Figure 05 : Schéma de différents points d’injection de chlore.

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

II.2. Présentation de l’installation de dessalement MSF :

Les besoins journaliers en eau dessalée de la centrale thermique sont de l’ordre de 1100
m3.L’installation comprend quatre unités(figure n°6) indépendantes les unes des autres
(trois unités sont en service et la quatrième est désinstallée), fonctionnant selon le
principe de la distillation par détentes successives à 18étages. Chaque unité produit 500 m3
d’eau dessalée par jour qui est stockée dans deux réservoirs de 2700 m3, [29].

Figure 06 : schéma simplifié de la station de dessalement.

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

II.2.1. Les différents organes de l’installation : [49]

II.2.1.1. L’évaporateur :

L’évaporateur est constitué de 18 étages:

 Trois étages pour la dissipation de chaleur.


 Quinze étages pour la récupération de chaleur.

Le faisceau des tubes de condenseur se trouve dans la partie supérieure de chaque chambre.
Dans chacun des faisceaux, quelques tubes sont séparés des autres par une chape-tôle.
Ce compartiment séparé sert de zone de refroidissement pour les gaz non condensables.

Le dernier étage est muni d’un indicateur de niveau pour le distillat et la saumure.
Tous les dispositifs sont prévus pour vider et aérer totalement tous les étages.

Caractéristiques techniques de l’évaporateur :

Zone de dissipation de chaleur :

 Liquide du coté tube : eau de mer.


 Quantité d’eau de mer : 186 m3/h.
 Température d’entrée : 20 °C.
 Réchauffement moyen par étage : 2.5 °C.
 Taux de salinité : 39.4 mg/l.
 Nombre d’étage : 03.
 Perte totale de pression : 8.1 m bars.
 Température de sortie : 27.51 °C.

Zone de récupération de chaleur :

 Liquide du coté tube : saumure.


 Température d’entrée : 27,4 °C.
 Réchauffement moyen par étage : 3,2 °C.
 Taux de salinité : 60 mg/l.
 Nombre d’étage : 15.
 Perte totale de pression : 32,7 m bars.
 Température de sortie : 75,4 °C.

Saumure de détente :

 Température d’entrée : 83,0 °C.


 Pression en première étage : 0.446 bars.
 Chute moyenne par étage : 3.1 °C.
 Débit de saumure : 36 m3/h.
 Quantité d’eau d’alimentation : 50 m3/h.
 Salinité a l’entrée : 60 mg/l.
 Salinité de saumure : 65,3 mg/l.

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

 Température en dernier étage : 27,3 °C.


 Pression au dernier étage : 0,034 bars.
 Pureté du distillat : 15-20 mg/l.
 Nombre d’étage : 18
 Quantité de distillat : 25 m3/h.

II.2.1.2. Le réchauffeur final :

La saumure de recirculation coule du dernier étage du condenseur au réchauffeur final pour


y être chauffé, ensuite le procédé de détente pourra commencer dans le premier étage
d’évaporation.

Le réchauffeur final est un échangeur thermique à faisceaux de tube droit. L’eau de mer
traverse les tubes, alors que l’eau chaude circule sur les côtés enveloppe. Il consiste à chauffer
la saumure sortant des zones de récupération de chaleur à une température de 83°C avec
un débit de 280 m3/h (coté enveloppe).

Il est caractérisé par :

 Une température d’entrée de 95°C.


 Une température de sortie de 88°C.

II.2.1.3. La chaudière :

C’est une chaudière à eau chaude et basse pression qui combine le principe de retour de
flamme et le principe des trois passages. Tel que, l’eau est réchauffée en deux étapes :

 La première surface de chauffe comprend les parois de la chambre de combustion.


 La deuxième comprend l’extérieur des tubes de fumée. Cette conception permet une
bonne circulation de l’eau et un transfert optimal de chaleur, ainsi que de basses
températures de fumés.

Elle est caractérisée par :

 Une température de service de 95°C.


 Un débit de 180 m3/h.

II.2.1.5. Filtre de l’eau de mer :

Le filtre utilisé est de type à décolmatage par contre courant (autonettoyant). L’eau de mer à
filtrer pénètre dans ce filtre à la bride d’entrée, traverse le double panier filtrant et quitte le
filtre à la bride de sortie.

Les impuretés sont retenues dans le filtre par la toile filtrante de panier, lorsque par la suite
d’un colmatage du filtre on atteint la perte de charge limite. Le procédé de decolmatage par
contre courant se met en marche automatiquement.

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

II.2.1.6. Système d’évacuation : mise sous vide

L’eau de mer naturelle utilisée pour le procédé d’évaporation est saturée de gaz
incondensables tels que l’oxygène et l’azote ainsi que le gaz carbonique formé, par le
bicarbonate, sont peu à peu libérés dans les étages de l’installation et peuvent nuire à
l’échange de chaleur, ces gaz incondensables sont amenées de l’étage 2jusqu’à l’étage 4puis
de l’étage 5à l’étage 13et enfin de l’étage 14à l’étage 18, et sont évacués aux points
d’aspiration des étages 1, 4, 13et 18.

La pompe d’éjection d’eau est prévue pour aspirer les gaz de la pompe d’éjection de vapeur
et ce des étages 2 à 13, l’eau motrice de l’éjecteur est mise en circulation par la
pompe un réservoir de désaérage fait partie de ce circuit, les gaz dissous dans l’eau sont
libérés et évacués à l’atmosphère.

Pour éviter un réchauffement indésirable de l’eau motrice, on remplace une partie de cette
eau, par la même quantité d’eau froide.

Ce système comprend aussi une pompe d’eau motrice qui à un débit de 103 m3/h.

II.2.2. Injection des produits chimiques:

Le système d’injection des produits chimiques a pour but de protéger l’installation de


dessalement d’eau de mer contre l’entartage, les salissures et la formation de la mousse, [49].

II.2.2.1. Protection contre l’entartage :

Les dépôts de tarte se forment sur les surfaces du matériel de dessalement. La présence de
tartre entraîne immanquablement des difficultés d’exploitation et/ou de perte de rendement.

Afin de minimiser l’entartage des tubes, La centrale dispose d’instrument d’injection du


Belgard EVN à 3,5 mg/l. Ce dernier est un polymère carboxylique nommé «acide poly
maléique» de formule ;

Sa température maximale d’emploi est de 120°C, [5].

II.2.2.2. Protection contre les salissures : [49]

Les salissures sont une cause importante de corrosion sous dépôt et de détérioration de la
capacité d’échange thermique.

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

Entre 6 et 12 mois sera nécessaire de nettoyer le condenseur et le réchauffeur final.


L’agent nettoyant utilisé à la centrale est l’acide chlorhydrique à 5%, environ 290 L de
solution de HCl par nettoyage est dosé et injecté par une pompe doseuse avec un débit de
35.25 m3/h, soit dans la mer soit dans la saumure de circulation suivant la zone à nettoyer.

L’acide chlorhydrique réagit essentiellement avec les incrustations des accélérateurs :

 Carbonate de calcium : CaCO3


 Hydroxyde de magnésium : Mg(OH) 2
 Carbonate de magnésium : MgCO3

Les produits de réaction de l’acide avec ces incrustations sont les chlorures et les
dioxydes de carbone.

Le procédé de nettoyage, se fait en fonction de la valeur du pH, doit être identique à l’entrée
et à la sortie de la zone à nettoyer.

II.2.2.3. Protection contre la formation de la mousse :

La formation de mousse est une fonction des constituants organiques de l’eau de mer
qui sont principalement des produits d’excrétion et de dégradation d’algues planctoniques.

La mousse produite par l’eau de mer aux étages du procédé de distillation multi
flash est imprévisible mais a tendance à poser un problème plus grave quand les séparateurs
sont proches de la surface du courant de saumure, ce qui ne permet pas de séparer qu’un
volume réduit en phase aqueuse et la phase vapeur.

Une partie de cette mousse peut arriver au distillat et le rendre inutilisable. Dans ce cas, le
produit chimique commercial préconisé (Belite M33à 0.1 mg /l) peut être dissout et dosé
avec l’inhibiteur d’incrustation, [49].

II.2.2.4. Neutralisation au chlore : [49]

L’eau de mer, pour la centrale thermique, est traitée au chlore actif. Ce procédé
détruit les organismes se trouvant dans l’eau de mer.

Un excédent de la concentration de chlore actif dans l’eau de mer alimentant le poste


de dessalement influence négativement le procédé de dessalement.

Le contenu de chlore actif est mesuré et si sa teneur augment, on ajoute le bisulfite


de sodium Na2SO3 dans l’eau de mer servant d’eau d’alimentation, ce qui neutralise le
chlore. Le bisulfite de sodium réduit le chlore dans l’eau comme suit :

Na2 SO3+ HOCl Na2 SO4+ HCl

Na2 SO3+ H2O + Cl2 Na2 SO4+ 2 HCl

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

II.2.3. les données techniques: [49]

 Production de distillat (m3h) : 20,83 - 25,00.


 Impureté du distillat (mg/l) : Inferieur à 15.
 Température maximum de saumure (°C) : 83 – 91.
 Quantité d’eau de mer (m3/h) : 239 – 256.
 Salinité maximale de l’eau de mer (mg/l) : 39400.
 Salinité maximale dans la saumure (mg/l) : 65300.
 Débit de recirculation (m3/h) : 239 – 256.
 Débit de saumure (m3/h) : 31– 37.
 Débit d’eau d’alimentation (m3/h) : 52– 62.

Matières consommables :

Inhibiteur d’incrustation :

 BELGARD EVN
 Taux de dosage (mg/l) 3,8 - 5,8.
 Consommation (kg/h) 0,2 - 0,36.

Produit anti – mousse

BELITE M33 :

 Dosage saisonnier (mg/l) 0,1 - 1,0.


 Consommation (g/l) 26

 Mazout (kg/h) 202– 250.


 Gaz de chauffage (m3h) 242 - 300 (15°C- 1,0 bar)

II.2.4. Description du l’installation : [49]

La pompe d’eau de mer (figure n°7), refoule le liquide à travers les condenseurs en passant
par les filtres. Une partie de l’eau de mer est dérivée avant d’entrer à la chambre
d’eau du 18eme étage d’évaporateur pour crier les vides et refroidir le système de
recirculation de l’aspiration d’air.

L’eau réchauffer, provenant des étages de dissipation de chaleur 16, 17et 18, sera retournée à
la mer. D’abord une partie de l’eau de mer chaude sera dérivée à la sortie de l’étage 16pour
être amenée au procédé comme eau d’alimentation, elle remplace la saumure. Ensuite
elle est dégazée dans le 18emeétage d’évaporation par le vide se trouvant dans celui-ci,
pour écouler ensuite dans la tuyauterie coté aspiration de la pompe de recirculation où
elle sera mélangée par le réservoir de produits chimique.

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

La saumure de recirculation est refoulée à travers le faisceau de tubes du condenseur des


étages de récupération de la chaleur 1à 15de l’évaporateur, et réchauffée par la chaleur
d’évaporation de la vapeur condensable de chaque étage. Du dernier condenseur
d’évaporateur, la saumure coule vers le réchauffeur final, ou elle est portée à la température
maximale prévue.

Le réchauffeur final sera chauffé par l’eau de la chaudière. La pompe de recirculation fait
circuler l’eau chaude à travers un circuit fermé.

La saumure chaude de recirculation sera amenée au premier étage d’évaporation, la pression


dans la première chambre de détente est un peu plus réduite que la pression de saturation qui
correspond à la température de la saumure entrant, de manière qu’une partie de la saumure
s’évapore.

La vapeur ascendante coule à travers un séparateur d’humidité et se condense


finalement sur les parois des tubes du condenseur dans la partie supérieure de l’étage
d’évaporation.

Au fond de l’étage, la saumure coule par des passages spéciaux vers la prochaine
chambre de détente ou la pression est encore plus réduite que la pression de
saturation, qui correspond à la température de saumure ; par ce fait une partie de la
saumure s’évapore de nouveau. Ce procédé se répète dans chaque étage. L’évaporateur
entraine une baisse progressive de la température de saumure, alors que la concentration de la
saumure de recirculation augmente.

Le distillat goutte des parois des tubes dans les cuves à distillat existant dans chaque étage,
ensuite il coule d’un étage à l’autre par les orifices de passage, pour être finalement évacue au
dernier étage par la pompe de distillat.

Un système de mesure de conductivité automatique a lieu après la pompe de distillat, tel que :

 Si la conductivité est supérieure à 30 µS/cm : Rejet de distillat.


 Si la conductivité est inférieure à 30 µS/cm : Stockage de distillat.

Une partie de la saumure concentrée sera refoulée par la pompe de saumure du dernier
étage au canal de saumure tandis que la partie principale de la saumure coule vers la pompe
de recirculation.

Les gaz non condensables, seront évacués par une pompe d’éjection de vapeur et par
une pompe d’éjection d’eau.

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

Figure07: schéma de l’installation de dessalement de la centrale de cap djnet.

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

II.3. Présentation de l’unité de déminéralisation à lits mélangées : [50]

L’installation de déminéralisation sert au traitement de l’eau d’appoint d’alimentation


pour les quatre chaudières.

Comme eau brute, on utilise le distillat des unités de dessalement d’eau de mer qui a une
teneur en sel maximum de 20 mg/l comme NaCl et une température maximal de 40°C.

Deux filtres à lits mélangés(figure n°8) sont prévus avec une capacité nette de 40 m³/h
pour chacun, fonctionnant généralement en mode alterné, un sert à la déminéralisation, l’autre
en réserve.

L’eau déminéralisée produit est stockée dans deux réservoirs de 1500 m3de volume pour
chacun. Elle doit correspondre dans sa qualité à l’exigence de l’eau d’appoint des
chaudières à vapeur à haute pression.

Figure 08 : schéma simplifiée de l’installation de déminéralisation.

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

II.3.1. Différents organes de l’installation : [50]

L’installation de déminéralisation se compose des parties suivantes:

 Trois pompes d’eau brute.


 Deux colonnes à lits mélangés automatiques.
 Deux soufflantes à air pour la régénération.
 Deux réservoirs de stockage d’acide chlorhydrique.
 Deux pompes de remplissage d’acide chlorhydrique.
 Deux pompes de la soude.
 Un réservoir de stockage de la soude.
 Une station de préparation de la soude.
 Une station de préparation de l’acide.
 Deux pompes d’eau de dilution (déminéralisée).
 Fosse et équipement de neutralisation.
 deux soufflantes à air pour la neutralisation.
 Appareils de mesure de débit, pression, conductivité…
 Une armoire de commande.

II.3.2. Caractéristiques techniques des équipements : [50]

Les Caractéristiques techniques des équipements de la station de déminéralisation sont:

II.3.2.1. Les filtre à lits mélangés :

Caractéristiques techniques des filtres à lits mélangés :


Données de puissance :

 Nombre de filtre à lits mélangés : 2.


 Débit de fonctionnement pour chaque filtre (m³/h) : 40 – 45.
 La quantité d’eau entre régénération (m³) : 2400-2600.

Dimension des filtres et capacités :

 Diamètre (mm) : 1800.


 Hauteur du cylindre (mm) : 3000.
 Pression de service (bars) : 5.
 Température de service (°C) : 40.
 Surface du lit mélangé (m2) : 2,5.
 Vitesse du lit mélangé (m/h) : 18

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

II.3.2.2. Compartiment de l’acide HCl :

L’acide chlorhydrique à 30% de concentration est stocké dans deux réservoirs, d’une
capacité de10 m³pour chacun.

Le remplissage des conteneurs par l’acide s’effectue par le refoulement avec l’air comprimé.

La quantité d’acide, nécessaire pour la régénération est transportée par deux pompes
doseuses et diluée avec l’eau déminéralisée jusqu’à une concentration de 5%.

II.3.2.3. Compartiment de la soude NaOH :

La soude caustique à 99% qui est livrée en forme solide (flacons, feuillets), est dissoute dans
une Cuve de dissolution équipée d’un agitateur à une concentration de 30%, puis pompés par
deux pompes de remplissage jusqu’au réservoir de stockage de 1800 L de volume.

La quantité nécessaire à la régénération est aspirée par deux pompes doseuses et


diluée avec de l’eau déminéralisée jusqu’à une concentration de 5%.

II.3.3. Description de l’installation :


Le distillat de l’installation de dessalement de l’eau de mer qui est stocké dans deux
réservoirs de 2700 m³, est pompé à la station de déminéralisation pour être refoulé
vers les deux filtres à lits mélangés.

II.3.3.1. Le fonctionnement de filtres à lits mélangés :

Le système de lit mélangé est le système le plus répandu, il permet d’atteindre la


conductivité théorique de l’eau pure (0.055 µs/cm a 25°C)et des fuites ioniques et en silice de
l’ordre 1 µg/l, par fois inférieures.

Un filtre à lits mélangés comprend le mélange d’échangeurs cationiques fortement


acides, et les échangeurs anioniques fortement basiques. En service normal, l’eau à
déminéraliser s’écoule de haute en bas à travers la couche des résines tel que :

 Les cations de l’eau sont absorbés par la résine cationique et échangés contre les ions
H+selon les réactions suivantes :

2 R-H + Ca++ 2R- Ca + 2 H+

2 R-H + Mg++ 2R- Mg + 2 H+

R-H + Na+ R- Na + H+

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

 Les anions sont absorbés par la résine anionique et échangés contre les ions OH selon
les réactions suivante :

2 R- OH + SO4= 2R-SO4 + 2 OH-

R- OH + Cl- R-Cl + 2 OH-

R- OH + HCO3- R-HCO3 + 2 OH-

R- OH + HSiO-3 R-HSiO3 + 2 OH

L’eau déminéralisée est envoyée vers les deux réservoirs de stockage de 1500 m³pour
chacun. On injecte dans la conduite d’arrivée des deux réservoirs de stockage de l’ammoniac
NH3 pour relever la valeur de pH de l’eau déminéralisée à plus de 9,5, [50].

Une fois que les résines sont saturées. Il y a lieu de procédé de régénération.

II.3.2.2. La régénération :
Si à la sortie des filtres à lits mélangés, la conductivité est importante (supérieure à
0,1µs/cm) et l’eau est de mauvaise qualité, ce dernier ne doit pas être utilisée pour les
besoins de la centrale et surtout pour l’alimentation du générateur de vapeur.

La mauvaise qualité de l’eau et sa conductivité importante revient principalement à la


saturation des résines. Pour régler ce problème, on fait appelle à la régénération.

a)- Principe : [50]


La régénération permet une réactivation des résines saturées. Elle consiste à effectuer un
rinçage des résines anioniques et cationiques, par deux solutions :

 Solution de HCl concentrée à 5%.


 Solution de NaOH concentrée à5%.

Les indices suivants permettent de déceler si la régénération est nécessaire :

 Si la conductivité à la sortie des lits mélangés est supérieure à 0,1µs/cm.


 Si la silice SiO2 est supérieure à 0,02mg/l.
 Si la différence de pression entre l’entrée et la sortie des lits mélangés est supérieure à
1,5bars.
 Après un fonctionnement continu de 4 semaines.

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

b)- Les étapes de régénération : [50]

Au niveau de la centrale, la régénération a lieu en mode à contre-courant.

1ére étape :

Détassage :

Elle consiste à effectuer la séparation des résines par l’intermédiaire de l’eau brute qui est
introduite par le point bas, l’eau ressort par la partie supérieure.

Par la différence de poids spécifique, les résines cationiques plus denses retournent dans le
bas du réservoir et les résines anioniques occupent la partie supérieure. Cette opération dure
20minutes.

2éme étape :

Pause :

Arrêt de l’arrivée de l’eau brute pour la précipitation complète des résines. Cette opération
dure 5minutes.

3éme étape :

Remplissage d’acide et de soude :

Le remplissage de l’acide chlorhydrique et de la soude s’effectue en même temps. Cette


opération dure 30minutes.

 La solution HCL à 5 % introduit par le point bas du réservoir pour régénérer les
résines cationiques.
 La solution NaOH à 5% le point supérieure du réservoir pour régénérer les résines
anionique.

4éme étape :

Rinçage des résines :


Une fois que l’acide et la soude caustique sont introduits, les pompes doseuses des deux
solutions s’arrêtent. La pompe d’eau de dilution reste en service pour effectuer le lavage des
résines avec une eau déminéralisée pour enlever les traces de HCl et NaOH. Cette opération
dure 80 minutes.

5éme étape :

Pause :

Avant de passer à l’étape suivante, une pause de 30 secondes est nécessaire, pour
arrêter complètement l’opération de lavage des résines.

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

6éme étape :

Abaissement du niveau d’eau :

Le niveau d’eau dans le lit mélangé doit abaisser, pour se stabiliser à10 cm au dessus des
résines. Cette opération dure 30 minutes.

7éme étape :

Reconstitution du mélange de résines :

Cette étape consiste à une reconstitution du mélange des résines. L’air fournir par le
compresseur est introduit par le bas du réservoir des lits mélangés et ressort par la partie
supérieure.

Lors de cette opération, le volume à l’intérieur du filtre augmente avec l’apport d’air pour
reconstituer le mélange des résines. Cette opération dure 10minutes.

8éme étape :

Remplissage de l’espace vide :

Dans cette étape l’espace vide du réservoir des lits mélangés est rempli, jusqu'à ce que l’eau
sorte par le point haut .Cette opération dure 5minutes.

9éme étape :

Rodage du lit mélangé :

Cette opération consiste à faire une recirculation d’eau brute pour effectuer le lavage des
résines, et mesurer la conductivité de l’eau sortant du réservoir :

Si la conductivité est supérieure à 10 us/cm, l’eau envoyée vers le rejet.

Si la conductivité est comprise entre 0,1-10 us/cm, la circulation est maintenue pendant
120minutes.

Si la conductivité est inférieure à 0,1 us/cm, l’eau déminée est dirigé vers les deux réservoirs
de stockage.

III. neutralisation:[50]
Les traitements de correction de pH souvent désignés par le terme de neutralisation, qui
consiste à ramener le pH d’une eau à une valeur définie.

Les solutions évacuées au niveau de la centrale ne peuvent pas être directement déversées
dans le conduit des eaux résiduaires, car elles sont encore corrosives et pourraient
endommager les canalisations et polluer l’environnement, il faut donc neutraliser ces
solutions.

Page 79
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

Les solutions conduites à la neutralisation viennent :

 De la régénération de l’installation.
 De lavage à contre-courant.
 Des filtres humides du réservoir HCL.
 Des filtres humides du réservoir NaOH.
 Des vidanges (lors de rinçages ou de mise en service).

Les composants principaux de l’installation de neutralisation :

 Un bassin mélangeur.
 Une pompe aspirante.
 Deux ventilateurs à air mélangeurs.
 Deux réservoirs collecteurs.

Le capteur de niveau très haut donne une alarme en salle de commande et met la
neutralisation en service automatique. La pompe de recirculation reste en service pendant
20 minutes avant toute injection, afin d’avoir un mélange homogène, et une mesure de pH
correcte. Après 20 minutes, si le PH est bas (inférieure à 7), il y a injection de NaOH, s’il est
supérieur à 7, injection de HCl.

Page 80
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

Figure09 : Schéma de l’installation de neutralisation.

Page 81
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

IV. Analyse de contrôle d’impact :


Dans cette partie pratique et expérimentale on a effectué une série d’analyses physico-
chimique de l’eau au niveau de deux points de l’unité de dessalement :

1°- A l’entrée de l’unité : c’est l’eau d’alimentation avant dessalement (l’eau de mer).

2°- A la sortie de l’unité : c'est l'eau des rejets après dessalement (la saumure).

IV. a. Mode de prélèvement :

Les échantillons d’eaux traitée ont étés prélevés en vue de l’analyse physico-chimique. Le
prélèvement d’un échantillon d’eau pour l’analyse physico-chimique est soumis à la

Procédure suivante :

 Le contenant doit être propre, mais ne doit pas être né cessa virement stérilisé, on a
utilisé des bouteilles en plastique de 500 ml et de 1 litre et parfois des bouteilles en
verre qui sont au préalable rincées avec de l’eau distillée au moins trois fois.
 Ouvrir l’emballage, le remplir et le fermer immédiatement.
Nous avons effectué des échantillons dans des dates déférentes au cours de mois de février,
mars et avril 2018 et Nous avons pris les résultats pour des analyses antérieures remontant à
des années 2001, 2002 et 2003 Sont effectuées des analyses des paramètres physico -
chimiques au niveau de laboratoire de la centrale électrique de Cap Djanet.

IV. b. Les méthodes d’analyses :


Le tableau suivant représente les différentes méthodes d’analyse utilisées au niveau de la
centrale thermique.

Tableau 01: Différents méthodes d’analyse utilisées à la centrale.

Paramètres d’analyse Méthodes d’analyses


Conductivité Conductimètre
Salinité TDS

IV. c. Représentation graphique :

La conductivité et la salinité :

Les graphes suivants représentent respectivement l’évolution de la conductivité et de la


salinité en fonction de temps.

Page 82
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

IV. d. Interprétation des résultats :


Pour une analyse large des résultats, enregistrés dans le tableau précédent, et afin de pouvoir
apprécier la qualité de l’eau de mer ,de la saumure et des eaux de rejet (saumure + eaux de
refroidissement) , on a eu recours au tracé des courbes déterminant les différents paramètres
des différentes qualités d’eaux analysées.

Variation de la conductivité en 2001


90
80
Conductivité (ms/cm)

70
60
50 conductivité (l'eau de mer)
40
30 conductivité(rejet de
20 saumure)
10
0
12-mai 12-juin 12-juil. 12-août 12-sept. 12-oct.

Date (jour)

Figure 10: Variation de la conductivité en 2001.

La (figure10) montre que la conductivité de la saumure variée entre (70-80 ms/cm) elle est
plus grande que la conductivité de l’eau d’mer qui est moine de 50 ms/cm, pendant l’année
2001.

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CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

Variation de la salinité en 2001


80
70
60
Salinité (g/l)

50
40 salinité( l'eau de mer)
30 salinité(rejet de saumure)
20
10
0
12-mai 12-juin 12-juil. 12-août 12-sept. 12-oct.

Date (jour)

Figure 11: Variation de la salinité en 2001.

Sur le graphe de la figure11 ci-dessus qui donne la variation de la salinité de l’eau de mer
et celle de la saumure dans l’année 2001, on remarque clairement le grand écart entre la
salinité de rejet de saumure (60-70 g/l) elle celle de l’eau d’mer (38- 40 g/l) durant l’année
2001.

Variation de coductivité durant l'année 2002


90
80
70
Conductivité (ms/cm)

60
50 conductivité(l'eau de mer)
40
30 conductivité rejet de
saumure
20
10
0
19-août

19-oct.
19-janv.

19-juil.

19-nov.
19-mars

19-juin

19-sept.
19-avr.
19-mai
19-févr.

Date (jour)
Figure 12 : Variation de la conductivité en 2002.

Page 84
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

Les graphes de la (figure12) représentent une différence considérable entre la conductivité


de la saumure (70-80 ms/cm) elle celle l’eau d’mer qui arrive à 50 ms/cm en 2002.

Variation de la salinité en 2002

70
60
50
Salinité (g/l)

40 salinité (l'eau de mer)


30
salinité (rejrt de saumure)
20
10
0
19-juil.
19-mars

19-juin
19-avr.

19-mai

19-août
19-févr.

19-oct.
19-janv.

19-nov.
19-sept.

Date (jour)

Figure 13 : Variation de la salinité en 2002.

Sur graphe de la (figure13) ci-dessus qui donne la variation de la salinité de l’eau de mer et
celle de la saumure dans l’année 2002, on remarque une grande différence entre la salinité de
rejet de saumure (55-65 g/l) elle celle de l’eau d’mer qui atteint 40 g/l durant l’année 2002.

Page 85
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

Variation de conductivité en 2003


90
80
70
Conductivité

60
50 conductivité(l'eau de mer)
40
30 conductivité(rejet de
saumure)
20
10
0

Date (jour)

Figure n 14 : Variation de la conductivité en 2003

La figure précédente montre que la conductivité de la saumure variée entre (60-70 g/l) est
beaucoup plus grande que la conductivité de l’eau d’mer qui arrive jusqu’ à 50 g/l en 2003.

Variation de la salinité en 2003


80
70
60
Salinité (g/l)

50
40
salinité( l'eau de mer)
30
20 salinité(rejet de saumure)
10
0

Date (jour)

Figure 15 : Variation de la salinité en 2003.

Page 86
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

La salinité de l’eau de mer et celle de la saumure de l’année 2003, sont données sur le graphe
de la figure15, où on remarque un rapport presque de deux fois ente les deux salinités (60-70
g/l) et (38- 40 g/l).

Variation de la salinités (l'eau de mer) et (rejet de saumure)


80
70
60
Salinité (g/L)

50
40 salinité(l'eau de mer)
30 salinité(rejrt de saumure)
20
10
0

Date(année)

Figure 16 : Variation interannuelle de la salinité.

* Les courbes de la variation interannuelle de 1994 au 2016 de la salinité de l’eau de mer et


de la saumure données par la figure16 présente des petites fluctuations d’une année à une
autre pour les deux eaux et une grande différence de salinité entre la saumure et l’eau de mer
qui varient entre (60-70 g/l) et (38-40 g/l) d’mer qui variée à 40 g/l .

*Les fluctuations de la salinité ainsi que de la conductivité de la saumure sont dues d’un part
de la variation de la qualité de l’eau de mer (salinité et conductivité de l’eau de mer) et d’autre
part de la variation du taux de conversion de l’unité de dessalement de centrale.

*Les fluctuations saisonnières de la salinité ainsi que de la conductivité de l’eau de mer sont
d’origines naturelles et sont dues à la variation de la température ambiante et des
précipitations et comme la station de captage de eaux de mer de la central n’est pas éloignée
de l’embouchure d’Oued Isser, les caractéristiques de l’eau de mer (salinité, conductivité ….)
dans ces endroits sont variables et très influencées par les précipitations sur le bassin versant
d’Oued Isser.

*A partir des graphes précédents, nous pouvons conclure que la salinité de rejets de saumure
varie entre 60 et 70 g/l ce qui est pratiquement deux fois la salinité ambiante.

Page 87
CHAPITRE I: Traitement de l’eau de mer dans la centrale de cap Djnet.

Sur la base des études intérieures citées dans ce paragraphe I.2.1chapitre IV on remarque
que la salinité de la saumure peut provoquer des effets sur le milieu marin à savoir :

Cymodocea nodosa et Zostera noltii (Fernández-Torquemada et Sánchez Lizaso 2011),


Amphihalins improvisus (Nasrolahi, A., C. Pansch, M. Lenz, and M. Wahl. 2012), Sépia
apama (Du pavillon et Gillan ders 2009).

En fonction des résultats d’analyses effectués dans plusieurs années et dans différentes
périodes, on a constaté un grand écart entre la salinité ambiante et celle de la saumure et par
conséquence des effets néfastes sur la vie marine (sur la biote).

Pour faire face à ces effets, une gestion rationnelle du rejet de la saumure est jugé nécessaire
afin de réduire sa concentration en sels (salinité).

Au niveau de la centrale pour réduire la salinité, tous les rejets de saumure vont être
récupérés et mélangés avec les eaux de refroidissement dans un canal afin de minimiser son
effet sur le milieu marin. Les analyses de ce mélange sont représentés sur le graphe suivant :

Variation la salinité ( l'eau de mer et rejets de saumure et canal de rejet


) durant les jours
80
70
60
Salinité (g/l)

50
salinité (l'eau de mer)
40
salinité (rejets de saumure)
30
salinité ( canal de rejet)
20
10
0

Date (jour)

Figure 17 : Variation de la salinité (période de stage).

Les résultats présentés sur la figure17 sont très motivantes, où on remarque que les
concentrations en sels (salinité) des eaux de mélange (saumure + eaux refroidissement) sont
presque identiques avec celles des eaux de mer.

Donc on peut dire que la technique de dilution est un moyen efficace pour réduire la salinité
des rejets et par conséquence réduire l’empreinte environnementale des rejets de la saumure
dans le milieu marin.

Page 88
CHAPITRE II : Gestion et valorisation des rejets de saumure à forte salinité.

CHAPITRE II :
Gestion et valorisation des
rejets de saumure à forte
salinité.

Page 89
CHAPITRE II : Gestion et valorisation des rejets de saumure à forte salinité.

I. Étang solaire à gradient de salinité :

I.1.Historique: Von Kalecsinky a observé dans le lac Medve en Transylvanie, Hongrie


(42°44’ N, 28°45’ E) en 1902 [51] et a écrit le premier rapport sur un lac solaire naturel.

La température de ce lac atteignait à la fin de l’été 70°C à une profondeur de 1.32 m. Même
au début du printemps, une température d’environ 26 °C a été enregistrée.

Bien que ce rapport ait été suivi par un certain nombre d’études sur le même lac naturel, il
n’y avait pas de tentatives de construire des étangs solaires pour la collecte et
l’utilisation de l’énergie solaire jusqu'au milieu du XX siècle.

I.2.Définition Étang solaire à gradient de salinité :

Dans un étang solaire à gradient de salinité, la chaleur est collectée et emmagasinée dans
une couche d’eau convective très saline et très dense située au fond de l’étang appelée aussi
zone de stockage ou LCZ (pour Lower Convective Zone). La perte de chaleur vers
l’air ambiant est anéanti grâce à une autre couche non convective appelée NCZ (pour
Non

Convective Zone) située juste au-dessus de la couche inférieure. Cette zone non convective
est stratifiée de telle façon que la concentration du sel diminue du bas vers le haut. La nature
non convective de cette zone empêche toute forme de transfert par convection, et la
chaleur emmagasiné au fond n’échappe que par conduction, étant donnée la conductivité
thermique

faible de l’eau, cette zone joue le rôle d’un isolant thermique transparent. Finalement,
au-dessus des deux zones citées, il existe une autre zone d’épaisseur relativement mince et
de faible salinité ou d’eau non salée. La superposition de ces trois couches est semblable à
un sandwich dont la zone non convective est intermédiaire. Cette structure exposée au
rayonnement solaire augmente la température du fond à des valeurs qui peuvent atteindre le
point d’ébullition de la saumure.

Les bassins solaires sont maintenant établis partout dans le monde. Le plus célèbre étant
celui d’El Paso, qui a été lancé en 1983 au Texas, USA, comme projet de
développement de la recherche et stand de démonstration à l’Université de Texas. Cet étang
était opérationnel entre l’année 1985 jusqu’à son arrêt en 2004, et dès son démarrage, il
a été considéré comme le premier étang solaire conçu pour la production d’électricité aux
états unis. En 1987, Il a été aussi le premier étang utilisé pour des opérations de dessalement
aux états unis. Il faut noter que cette technologie est relativement nouvelle dans le
domaine de dessalement. Des températures d’environ 90 °C ont été enregistrées à
l’étang solaire d’El Paso, malheureusement après un certain temps d’utilisation, la
stratification des couches a été détruite suite à l’échauffement de la saumure jusqu’au
point d’ébullition. Le gradient de l’étang a été reconstruit et le système a été amélioré
pour éviter de tels problèmes dans l’avenir. En 2001, des recherches à El Paso ont
mis l’accent sur le couplage des étangs solaires avec des techniques de dessalement
thermiques [52].

Page 90
CHAPITRE II : Gestion et valorisation des rejets de saumure à forte salinité.

I.3.Les types des étangs :

I.3.1.Étangs peu profonds :

Un étang peu profond consiste (fig. 18) d’un certain nombre de sac, remplis d’eau, de 5 à 15
cm d’épaisseur et interconnectés entre eux, avec un fond noir et un top transparent. Ces sacs
sont placés sur une surface spécialement aménagée et couverte d’une vitre transparente
réduisant les pertes thermiques. Ce type d’étangs est généralement conçu pour des opérations
discontinues. Pendant le jour, l’eau est pompée dans le module de collection pour être
chauffée par le soleil. L’eau chauffée est pompée dans un réservoir de stockage
thermiquement isolé et directement utilisable [53].

Figure 18 : étang solaire peu profond (un module).

Page 91
CHAPITRE II : Gestion et valorisation des rejets de saumure à forte salinité.

I.3.2.Étangs stratifiés par membrane :

Un 2ème type, l’étang solaire stratifié par membrane (fig. 19) est constitué de plusieurs
couches de fluides isolées et séparées par des membranes transparentes. Ces membranes sont
séparées par une distance suffisante pour empêcher complètement la convection, comme dans
l’étang solaire à gradient de salinité, la chaleur est emmagasinée dans la zone
convective inférieure (LCZ). Cependant ce genre d’étang ne nécessite pas de sel.
L’élément le plus coûteux de l’étang stratifié par membranes sont les membranes de la
couche non convective (NCZ) [54]. Le problème rencontré par ce genre comporte la durée de
vie de membranes, la stabilité, le nettoyage et le changement de la transparence des
membranes due à la croissance des microorganismes et la décoloration [55].

Figure 19 : étang solaire stratifié par membranes.

Page 92
CHAPITRE II : Gestion et valorisation des rejets de saumure à forte salinité.

I.3.3.Étangs solaires à gel :

L’étang solaire à gel (fig. 20) utilise des polymères épaississants naturels, semi-synthétiques
ou synthétiques pour former une couche transparente non convective de gel qui flotte sur une
zone convective inférieure (LCZ). Un étang solaire de ce type a été utilisé pour la première
fois à l’université de New Mexico. Des températures au-dessus de 100°C ont été
obtenues sous les conditions optimales. La couche de gel isole l’étang solaire et empêche la
convection d’y avoir lieu. Cette couche empêche aussi la perte de chaleur par évaporation et
réduit les effets des poussières, des algues et du vent. Les poussières peuvent être éliminées
par simple lavage de la surface du gel [56].

Figure 20 : étang solaire a gel.

II. Structure et principe de fonctionnement du SGSP :

Il est utile de rappeler que la majorité des systèmes d’énergie solaire ne possèdent
pas la capacité d’emmagasiner cette énergie pour une longue période, à l’inverse de l’étang
solaire à gradient de salinité (ou Salt Gradient Solar Pond SGSP) qui est apparu pour
remédier à cet inconvénient.

Le SGSP est un collecteur combiné de l’énergie solaire et de la chaleur. Il se compose de


trois différentes zones voir la (figure 21) :

Page 93
CHAPITRE II : Gestion et valorisation des rejets de saumure à forte salinité.

Figure 21 : structure de l’étang solaire.

 une zone convective supérieure (UCZ) de concentration basse et uniforme. Sa


surface supérieure forme une interface entre l’air et l’eau du bassin.
 Une zone non convective (NCZ) ou zone de gradient de température et de salinité,
située en sandwich entre la zone supérieure et la zone inférieure. Dans cette zone la
température et la salinité croissent quasi-linéairement dans le sens de la
profondeur du bassin. Cette couche est considérée comme un isolant thermique.
 Une zone convective inférieure (LCZ) est le lieu de stockage de chaleur. Ses
salinités et température sont relativement élevées et y sont distribuées
uniformément. Le fond de cette zone est généralement peint en noir pour avoir un
coefficient d’absorption le plus élevé.

Page 94
CHAPITRE II : Gestion et valorisation des rejets de saumure à forte salinité.

Figure 22 : distribution de la température et de la salinité.

Au début les rayons solaires qui pénètrent dans l’étang solaire vont être absorbés par
des couches d’eau. Ces rayons vont, en partie, se transformer en énergie thermique et
donc chauffer la masse d’eau du bassin.

III. Applications des étangs solaires :

L’utilisation de la chaleur emmagasinée dans la LCZ se fait de deux manières : soit


directement ou en la convertissant en énergie électrique. A cause de la basse température et la
petite différence entre la source chaude (eau chaude extraite de la zone de stockage
générant de la vapeur) et la source froide (eau de condensation de la vapeur générée),
un cycle de Rankine de vapeur d’eau ne serait pas économiquement et techniquement
avantageux.

L’utilisation d’un cycle de Rankine organique est plus convenable pour l’exploitation
des étangs solaires. Parmi les applications, on peut citer :

- la production de l’énergie électrique par l’application du cycle organique de Rankine


utilisant un liquide de basse température d’ébullition, et faisant tourner une turbine lié à un
générateur d’électricité.

- la combinaison des étangs solaires et des cycles conventionnels à carburant.

- le dessalement de l’eau.

- l’échauffement domestique et industriel

Page 95
CHAPITRE II : Gestion et valorisation des rejets de saumure à forte salinité.

- la réfrigération et climatisation.

- les procédés industriels et agricoles nécessitant des températures modérées.

Figure 23 : image d’un étang solaire.

IV. Les avantages et les inconvénients d’un étang solaire :

IV. a. les avantages :

- ne nécessitant ni batteries ni équipements supplémentaires.

- Sont simples à construire.

- Peuvent être utilisées dans les régions rurales.

- n’ont d’impact négatif majeur sur l’environnement : absence des polluants.

IV. b. les inconvénients :

- nécessitent une maintenance continue.

- le coût élevé du sel dans certaines régions.

- la maintenance de la clarté de la saumure.

Page 96
Conclusion générale :

L’étude que nous avons effectuée à la centrale thermique de Cap Djinet nous a été bénéfique
à plus d’un titre, parce qu’elle nous a permis d’appliquer en pratique les connaissances
acquises en théorie et de côtoyer la réalité industrielle.

Comme les usines de dessalement ont des impacts positifs sur l’environnement, ils ont aussi
des impacts négatifs, et pour réduire les effets de ces derniers, des techniques de gestion et de
valorisation comme sont citées dans notre travail ont été appliqué pour la central d’étude.

Les analyses effectuées sur le rejet de saumure après dilution avec l’eau de refroidissement
ont des caractéristiques proche de ceux de l’eau de mer donc on peut conclure qu’il n’ y a pas
d’impact négatifs sur l’environnement marin, mais aussi sans être utile, par contre si on peut
opté pour la gestion et valorisation des rejet de saumure par un étang solaire de gradient de
salinité, dont nous permettra de produire de l’énergie (par augmentation de température)a la
base de rejet de saumure, et cette dernière peut être utilisée dans des différents domaines de
l’industrie, par une valorisation énergétique.

Enfin, on peut dire que le traitement de l’eau de mer par MSF pour la production
d’énergie électrique présente un défit ,toute en exploitant la saumure pour la production de
l’énergie a partir de l’augmentation de la chaleur sur la profondeur de l’étang par le bai de la
capacité des sels au captage et au stockage simultanément de l’énergie solaire.

Page 97
Références bibliographiques :

[1] : Rapport sur un séminaire de l'OMS (Alger,14-19novembre198 1) Organisation mondiale


de la Santé Bureau régional de l'Europe Copenhague 71 WHO81-2270.

[2] : Documentation interne de l’entreprise (archives)

[3] : AMINOTA., KÉROUELR. (2004) Hydrologie des écosystèmes marins. Paramètres et


analyses. Ed. Ifremer, 336p. Chap. I, l’hydrologie marine : bases descriptives et analytiques et
Chap. II Travaux à la mer et prélèvements.

[4]: A. AMINOT, R. KÉROUEL(2004) Hydrologie des écosystèmes marins. Paramètres et


analyses. Ed. Ifremer, 336 p., Chap. VIII, Mesure électrochimique du pH.

[5]: K. E. HARWEL (1954). Analyst. chem., 26, p. 616.

[6]: G. COPIN-MONTEGUT(1989). Physico-chimie de l’eau de mer. Cours d’océanographie,


collection dirigée par P. Boigis, G. Grau, A. Ivanoff. Océanis 15 : 1-142.

[7]:aminot A . ,Kérouel R.(2004), Hydrologie des écosystèmes marin. Paramètres et analyses.


CfPages 74-78

[8]: E. HIS, I. HEYVANG, O. GEFFARD, X. de MONTAUDOUIN(1999). A Comparison


between oyster (Crassostrea gigas) and sea urchin (Paracentrotus liviuds) larval bioassays for
toxicological studies, Water Research, 33 (7): 1706-1718.

[9] : Alain Maurel. «Dessalement de l’eau de mer et des eaux saumâtres ». Edition
technique et documentation, 2001.

[10] : http: // www.Culture Sciences, chimie.Ens.Fr/dossiers chimie-société-article


dessalement.

[11]: P. Danis. Dessalement de l'eau de mer. Techniques de l'Ingénieur, J 2700.Juin 2003.

[12]: http://www.world-wide-water.com

Description en anglais de plusieurs procédés de dessalement.

[13]: A. Maurel. Dessalement de l'eau de mer et des eaux saumâtres et autres procédés non
conventionnels d'approvisionnement en eau douce. Lavoisier Tec&Doc.2001.

[14] : http://www.easymed-eu.com

Site du projet européen EasyMED sur le développement d'un nouveau procédé de


dessalement multiple effets à plaques.

Page 98
[15] : La technologie appropriée de déminéralisation de l'eau potable, Rapport sur un
séminaire de l'OMS ; 1981-1990, 71WHO81-2270.

[16] : Treille, P. (1977) Le traitement de l'eau par osmose inverse.

Bios, N°1, janvier 1977,p .1-9

[17] : Maurel, A. Déminéralisation des eaux saumâtres par électrodialyse.

[18] : P. Danis. Dessalement de l'eau de mer. Techniques de l'Ingénieur, J 2700.Juin 2003.

[19] : Farid Tata–Ducru.«Dessalement de l'eau de mer : bilan des dernières avancées


technologiques ; bilan économique ; analyse critique en fonction des contextes». Institut des
sciences et industries du vivant et de l’environnement, Janvier 2009.

[20] : http://www.fao.org/nr/water/aquastat/water_res/index.stm

[21] : Notice technique sur les centrales thermiques.«Le traitement des eaux». Fascicule
N°10, 2emeédition, Avril 1970.

[22] : Best Water Technology, BWT group. «Déminéralisation sur résine (les standards
PERMO)», Service pub PERMO, 06-08, 2000.

[23] : Arden, T.V.L'échange d'ions.

[24: Best Water Technology , BWT group. «Déminéralisation sur résine (les standards
PERMO)», Service pub PERMO, 06-08, 2000.

[25] : Arden, T.V.L'échange d'ions, 26.06.1998.

[26] : Ouvrage conçu et réalisé sous la direction de Jacques Mayet.«La pratique de


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Page 101
Annexe
Annexe

Analyses physico-chimiques effectuées :

1)- Mesure de pH :

Principe :

La différence de potentiel existant entre une électrode de verre et une électrode de référence

(Calomel - KCl saturé) plongeant dans une même solution, est une fonction linéaire du pH de celle-
ci.

Le potentiel de l’électrode est lié à l’acidité des ions H+.

Appareil :

 pH mètre.

Electrode :

 Electrode de pH.

Réactifs :

 Tampons à différents pH (pH : 9,7 et 4).

Mode opératoire :

a)- Etalonnage de l’appareil :

 Allumer le pH mètre (bouton rouge).


 Brancher l’électrode de pH.
 Rincer l’électrode avec de l’eau distillée.
 Vérifier l’électrode (niveau de la solution de KCl).
 Afficher la température ambiante.
 Prendre dans un petit bécher, la solution tampon pH = 7.
 Régler l’agitation à faible vitesse.
 Tremper l’électrode de pH dans la solution tampon pH = 7.
 Laisser stabiliser un moment.
 Enlever l’électrode et la rincer abondamment avec l’eau distillée.
 Ré étalonner de la même manière avec les solutions tampon pH = 9 et pH= 4.
 Puis rincer abondamment l’électrode avec l’eau distillée.

b)- Dosage de l’échantillon :

 Prendre environ 100 ml d’eau à analyser.


 Mettre sous faible agitation.
 Tremper l’électrode dans le bécher.
 Laisser stabiliser un moment avec une faible vitesse d’agitation.
 Puis noter la valeur de pH.

2)- Mesure de température:

Principe :

La température est mesurée grâce à un thermomètre à mercure.

Mode opératoire :

Le thermomètre est trempé dans le flacon juste après le prélèvement. Le résultat est donné
directement en °C.

3)- Mesure de la conductivité :

Définition :

La conductivité électrique d’une eau est la conductance d’une colonne d’eau comprise entre deux
électrodes métalliques de 1 cm2de surface et séparées l’une de l’autre de 1 cm. Elle est l’inverse de la
résistivité électrique. La conductivité électrique d’une eau s’exprime généralement en micro-siémens
par centimètre (µS/cm).

Appareil : Conductimètre.
Mode opératoire :

D’une façon générale, la verrerie rigoureusement propre et rincée, avant usage, avec de l’eau
distillée est utilisée. Rincer plusieurs fois la cellule à conductivité, d’abord avec de l’eau distillée puis

en la plongeant dans un récipient contenant de l’eau à examiner, faire la mesure dans un


deuxième récipient en prenant soin que les électrodes de platine soient complètement immergées.

Agiter le liquide (barreau magnétique) afin que la concentration ionique entre les électrodes
soit identique à celle du liquide ambiant. Cette agitation permet aussi d’éliminer les bulles d’air à la
surface des électrodes. La température du liquide ne devra en aucun cas varier pendant la mesure.

Expression des résultats :

La mesure est obtenue directement enµS/cm.

4)- Mesure de la salinité :

Après avoir étalonné rigoureusement l'électrode de la salinité, la placer cette électrode dans l'eau à
analyser.

La mesure peut s'effectuer en sélectionnant dans le menu "affichage numérique" en attendant que la
valeur affichée se stabilise; le résultat est donné en (g/l).
Tableau 01 : les résultats des analyses effectuées du la conductivité en 2001.

Conductivité (l'eau de mer) Conductivité (rejet de saumure)


JOUR ms/cm ms/cm
12-mai 48,5 79,8
16-juin 48,3 77,7
23-juin 48 75,6
08-juil 48,7 72
14-juil 47 79,5
21-juil 48 72,5
29-juil 48,2 75,3
07-août 48,6 74,5
18-août 50,5 80
01-sept 48,4 78,5
08-sept 46,1 70,2
15-sept 47,5 79
22-sept 50 75
21-oct 47,4 73,5
30-oct 48,5 72,5

Tableau 02 : les résultats des analyses effectuées du la salinité en 2001.

JOUR Salinité (l'eau de mer) g/l Salinité (rejet de saumure) g/l


12-mai 38,17 67,57
16-juin 37,99 65,49
23-juin 37,72 63,43
08-juil 38,34 59,92
14-juil 36,84 67,27
21-juil 37,72 60,41
29-juil 37,9 63,13
07-août 38,26 62,35
18-août 39,94 67,17
01-sept 38,08 66,28
08-sept 36,05 58,19
15-sept 37,28 66,78
22-sept 39,5 62,84
21-oct 37,19 61,38
30-oct 38,17 60,41
Tableau 03 : les résultats des analyses effectuées du la conductivité en 2002.

Conductivité (l'eau de mer) Conductivité (rejet de saumure)


JOUR ms/cm ms/cm
19-janv 48 75
26-janv 48,7 73,4
02-févr 47,8 71,5
16-févr 49 71
23-mars 48 72,8
30-mars 48 73
13-avr 47 74
11-mai 48 71,5
26-mai 47,5 77,5
08-juin 47,5 75
29-juin 47 78,5
06-juil 43,8 76,3
13-juil 47,5 71
05-août 48 70
09-sept 47 68
21-sept 47,5 71
19-oct 48 69
26-oct 47,5 71
02-nov 47 67
09-nov 46 71
17-nov 47 67
23-nov 48 67
15-déc 47,5 72

Tableau 04 : les résultats des analyses effectuées du la salinité en 2002.

JOUR Salinité (l'eau de mer) g/l Salinité (rejet de saumure) g/l


19-janv 37,72 62,84
26-janv 38,34 61,28
02-févr 37,55 59,44
16-févr 38,61 58,96
23-mars 37,72 60,7
30-mars 37,72 60,89
13-avr 36,84 61,86
11-mai 37,72 59,44
26-mai 37,28 65,29
08-juin 37,28 62,84
29-juin 36,84 66,28
06-juil 34,04 64,11
13-juil 37,28 58,96
05-août 37,72 57,99
09-sept 36,84 56,08
21-sept 37,28 58,96
19-oct 37,72 57,04
26-oct 37,28 58,96
02-nov 36,84 55,13
09-nov 35,96 58,96
17-nov 36,84 55,13
23-nov 37,72 55,13
15-déc 37,28 59,92

Tableau 05 : les résultats des analyses effectuées du la conductivité en 2003.

Conductivité (l'eau de mer) Conductivité (rejet de saumure)


JOUR ms/cm ms/cm
08-janv 48 75
15-janv 47 71
22-févr 48 75,6
01-mars 46,8 76
08-mars 44 74,4
16-avr 46 72,1
19-avr 48 80
26-avr 49,2 80,6
17-mai 47 79,6
21-juin 49 82
02-juil 48 78
27-juil 45 80
09-août 46 76
19-août 48 77
26-août 50 76
10-sept 49 75
17-sept 48 73
02-oct 47 74
27-nov 46 75
07-déc 44 78,8
14-déc 48 80
Tableau 06 : les résultats des analyses effectuées du la salinité en 2003.

JOUR Salinité (l'eau de mer) g/l Salinité (rejet de saumure) g/l


08-janv 37,72 62,84
15-janv 36,84 58,96
22-févr 37,72 63,43
01-mars 36,67 63,82
08-mars 34,22 62,25
16-avr 35,96 60,02
19-avr 37,72 67,77
26-avr 38,79 68,37
17-mai 36,84 67,37
21-juin 38,61 69,77
02-juil 37,72 65,79
27-juil 35,09 67,77
s09-août 35,96 63,82
19-août 37,72 64,8
26-août 39,5 63,82
10-sept 38,61 62,84
17-sept 37,72 60,89
02-oct 36,84 61,86
27-nov 35,96 62,84
07-déc 34,22 66,58
14-déc 37,72 67,77

Tableau 07 : les résultats des analyses du 22/02 au 27/04/2018 ( période du stage).

Salinité (l'eau de Salinité (rejets de saumure) Salinité (canal de rejet)


JOUR mer) g/l g/l g/l
22-févr 37,72 67,77 36,84
03-mars 35,96 65,79 37,72
15-mars 39,5 67,57 40,39
27-mars 41,29 67,77 39,5
08-avr 37,72 65,79 36,84
27-avr 41,29 64,8 39,5
Tableau 08 : les résultats des analyses interannuelle de la salinité.

Année Salinité (l'eau de mer) g/l Salinité (rejet de saumure) g/l


1994 35,26 62,36
1995 37,2 65,89
1996 38,08 67,99
1997 36,14 65,42
1998 36,67 69,92
1999 37,72 70,36
2000 37,02 65,39
2001 37,05 65,04
2002 37,23 71,18
2003 39,87 68,91
2004 39,28 70,12
2005 40,93 68,17
2006 38,84 66,81
2007 39,61 73,31
2008 38,52 70,94
2009 39,68 66,28
2010 38,79 71,15
2011 41,11 67,86
2012 37,9 68,33
2013 39,5 68,76
2014 38,61 70,33
2015 37,9 69,64
2016 37,55 67,77
2017 36,84 65,79

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