André Gide était un écrivain français né en 1869 à Paris et décédé en 1951 à Paris.
Il était issu
d'une famille bourgeoise protestante. Dès son plus jeune âge, Gide a montré un vif intérêt
pour la littérature et l'écriture. Il a étudié le droit à Paris mais a rapidement abandonné ses
études pour se consacrer à la littérature. Au fil des années, Gide est devenu une figure centrale
de la vie intellectuelle et littéraire de son époque. Gide était également connu pour son
engagement politique et social. Il a voyagé à travers l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient, et
ses expériences de voyage ont influencé son travail et ses idées. Il a été critique envers le
colonialisme et a soutenu des causes telles que la justice sociale et les droits de l'homme.
Parmi ses Gide a reçu le prix Nobel de littérature en 1947 pour l'ensemble de son œuvre,
reconnaissant ainsi sa contribution exceptionnelle à la littérature française et mondiale.
Aujourd’hui Sa vie et son œuvre continuent d'être étudiées et admirées par les lecteurs et les
chercheurs du monde entier.
L'œuvre de Gide a suscité une certaine controverse à sa publication en raison de ses thèmes
Mais quelles sont ces thème dans le roman examiné?
L'authenticité et la tromperie : Le thème de l'authenticité est au cœur du roman, avec les faux-
monnayeurs servant de métaphore pour la fausseté et la tromperie présentes dans les relations
humaines, les identités individuelles et même dans le processus créatif lui-même.
L'art et la création littéraire : "Les Faux-Monnayeurs" est aussi une réflexion sur l'acte de
création artistique. Les personnages du roman sont souvent des écrivains ou des artistes.
L'adolescence et la sexualité : Le roman met en scène plusieurs personnages adolescents qui
sont en quête d'identité et d'épanouissement sexuel. Gide aborde de la question de désir,
d'homosexualité et de tabous sociaux liés à la sexualité
Les relations humaines et les jeux de pouvoir : "Les Faux-Monnayeurs" présente une galerie
de personnages aux relations complexes et souvent manipulatrices.
La quête de soi et l'identité : Plusieurs personnages du roman sont engagés dans une quête de
soi, cherchant à découvrir leur véritable identité et à trouver leur place dans le monde.
Ces thèmes, parmi d'autres, contribuent à faire des "Faux-Monnayeurs" une œuvre profonde
et stimulante, qui continue de fasciner les lecteurs par sa richesse intellectuelle et
émotionnelle.
Le titre "Les Faux-Monnayeurs" d'André Gide est riche en significations et peut être
interprété de plusieurs façons, reflétant la complexité de l'œuvre elle-même. Voici quelques-
uns des sens possibles du titre :
Fausse monnaie littérale : Littéralement, les "faux-monnayeurs" font référence à ceux qui
contrefont de la monnaie, une activité illégale. Dans le roman, cette notion peut être étendue
pour inclure ceux qui sont impliqués dans des activités trompeuses, , que ce soit dans leurs
relations personnelles, leurs interactions sociales ou leurs œuvres d'art.
Fausse représentation sociale : Le titre peut également faire référence à la notion de personnes
qui portent des masques ou adoptent des rôles sociaux qui ne correspondent pas à leur
véritable nature. De nombreux personnages du roman se livrent à des jeux de rôle et cachent
leurs véritables motivations derrière des apparences trompeuses.
Fausse identité et double jeu : Certains personnages du roman mènent des vies secrètes ou
adoptent des identités alternatives, ce qui soulève des questions sur l'authenticité de leur être
et de leurs actions. Le titre peut ainsi évoquer l'idée de personnes qui vivent dans le mensonge
et la dissimulation.
Contrefaçon artistique et créative : les "faux-monnayeurs" peuvent symboliser ceux qui
copient ou imitent le travail des autres plutôt que de créer quelque chose d'authentique et
d'original. Gide explore les dilemmes moraux et esthétiques liés à l'imitation et à la création
artistique.
Faux semblants et hypocrisie sociale : Le titre peut également faire allusion à la superficialité
et à l'hypocrisie de la société bourgeoise dans laquelle évoluent les personnages du roman.
Ces différentes interprétations du titre "Les Faux-Monnayeurs" illustrent la complexité de
l'œuvre d'André Gide et la diversité des thèmes qu'il explore tout au long du roman.
Le roman est également formé sur un procédé nommé mise en abyme qui permet d'aborder,
par un jeu de miroir, le processus de création du roman à l'intérieur même de celui-ci. Ce
terme désigne une construction particulière d'un ouvrage qu'il soit littéraire ou pictural. Il faut
que soit inscrit, à l'intérieur de l'œuvre, une image, un motif qui reprend l'œuvre elle-même.
Au théâtre, il est courant de parler de "théâtre dans le théâtre" comme le fait Corneille dans
L'Illusion comique en 1636.
La mise en abyme est présente dans Les Faux-Monnayeurs à travers le personnage d'Édouard
qui est parfois considéré comme le porte-parole de Gide. Ce personnage est lui-même en train
d'écrire un roman intitulé Les Faux-Monnayeurs et il s'interroge à de nombreuses reprises sur
la création littéraire et sur une nouvelle esthétique. De plus, il note scrupuleusement ses
observations dans un carnet, double du journal de Gide. C'est donc une double mise en abyme
qui est proposée au lecteur.
Le roman est divisé en trois parties équilibrées se déroulant à Paris, à Saas-Fée puis de
nouveau à Paris. Ce roman est très long et très complexe en raison des multiples intrigues et
sous-intrigues. Les intrigues secondaires s'entremêlent et se mêlent aux intrigues principales,
créant une toile de fond devant laquelle les personnages évoluent.
Les Faux-Monnayeurs est comme un jeu de piste. C'est un peu un roman policier où le lecteur
serait lui-même enquêteur. Les indices sont cachés, et l'on continue d'en redécouvrir à chaque
relecture du roman.
Le roman est également complexe en raison des formes narratives employées qui sont très
diverses, on parle alors de roman polyphonique.
Roman polyphonique
On parle de roman polyphonique lorsque le récit est relayé par deux ou plusieurs personnages.
L'intérêt est que chacun raconte les faits à sa manière, selon son point de vue et avec ses
propres mots. Cela permet au lecteur une meilleure vision des événements.
Tout d'abord, contrairement aux romans réalistes, il n'y a pas de narrateur qui prend en charge
la totalité du récit. Le narrateur est parfois invisible et omniscient, parfois il intervient
directement (participant ainsi à la création d'une illusion romanesque comme à sa
destruction). Gide joue donc avec l'instance du narrateur qu'il désacralise comme il le fait
avec les personnages.
Ensuite, le lecteur est confronté à la présence du journal d'Édouard, sorte de récit enchâssé,
tout comme les lettres que s'échangent les personnages. Les dialogues et monologues
intérieurs sont également très présents dans le roman et très intéressants car leur superposition
permet d'avoir un éclairage beaucoup plus objectif.
Personnages: Tous les personnages vivent et évoluent dans un univers social limite, celui de la
bourgeoisie cultivée: il y a des écrivains, des professeurs, des avocats, des pasteurs et même
une psychanalyste.
Édouard et Passavant sont deux écrivains totalement différents. Alors qu'Édouard pourrait
incarner le double de Gide, le second campe le rôle d'un écrivain beaucoup plus négatif.
Édouard est un jeune homme ambitieux et passionné de littérature. Occupé à la rédaction de
son prochain roman, il n'en est pas cependant à son premier essai mais sa reconnaissance est
pour l'instant relative. Il s'attache à théoriser le genre romanesque, il s'interroge et analyse son
travail à l'aide de son carnet. Là où la ressemblance avec Gide se termine c'est qu'Édouard ne
parviendra pas à terminer son roman. Ce personnage est central car ce n'est pas seulement en
tant qu'écrivain qu'il apparaît dans le roman.
Édouard est généreux, attentif, il est soucieux des autres et s'intéresse vraiment à eux. Il est
amoureux de son neveu Olivier pour qui il a ressenti les effets du coup de foudre. La
déclaration amoureuse n'est pas spontanée, elle témoigne de la difficulté qu'éprouvent les
personnages à parler de leurs sentiments et à les avouer. Pourtant, Olivier et Édouard forment
le seul couple heureux du roman.
Édouard tisse de nombreux liens avec les personnages, permettant d'assurer une cohérence au
roman :
Édouard est le demi-frère de Pauline, il est donc l'oncle de Georges, Olivier et Vincent.
Édouard rencontre Bernard grâce à Olivier. Il deviendra son secrétaire.
Édouard a été pensionnaire dans la pension Azaïs-Vedel où il était proche de Laura. Il
entretient également des rapports privilégiés avec le vieux La Pérouse et Rachel et rencontrera
ainsi Boris.
Passavant est au contraire quelqu'un de négatif. Comte, il dispose de beaucoup d'argent et
d'une renommée importante ce qui lui assure une grande influence. Selon Édouard, ce n'est
pas un véritable artiste car il n'est pas honnête, il fait du faux, écrivant ce qui va plaire, faisant
en sorte que ses écrits trouvent leur public de lecteurs. Il ne fait aucune recherche stylistique
ni esthétique. Il incarne une sorte de faussaire littéraire.
D'un point de vue humain, c'est un homme mauvais et cynique, dépourvu de véritables
sentiments et ne s'intéressant pas aux autres. Au contraire, il n'hésite pas à user de son
influence pour les manipuler afin d'obtenir ce qu'il désire. Il retire toute fonction éditoriale à
Olivier dès lors que ce dernier rejoint Édouard. Enfin, il corrompt financièrement Vincent et a
une mauvaise influence sur Olivier.
B Les jeunes gens
Bernard et Olivier sont jeunes tous les deux et incarnent les héros du roman d'apprentissage.
Ils doivent faire leurs premiers pas dans la vie d'adulte mais leur objectif est très différent.
Olivier est un jeune homme qui recherche avant tout le bonheur. Il apparaît d'abord dans le
roman comme "l'ami le plus intime de Bernard". Il est bienveillant à son égard et le protège.
C'est lui qui l'héberge lorsque Bernard fugue de chez ses parents. Lorsqu'ils sont séparés, il lui
adresse des courriers, prend de ses nouvelles et n'hésite pas à lui faire partager les
opportunités qui s'offrent à lui. Hormis avec Bernard, il vit un peu à l'écart des autres, il est
plus réservé, plus grave et la découverte de son homosexualité lui apportera quelques
réponses sur l'existence.
C'est davantage une découverte intime qui est racontée que les aventures rocambolesques d'un
jeune homme. La jalousie qu'il éprouve est montrée comme le moteur de certaines décisions.
Lorsqu'il part avec Passavant, c'est parce qu'il est jaloux de Bernard et Édouard. Son ambition
est également un moteur le poussant dans les bras de Passavant. Ce dernier sait le manipuler
et le faire rêver d'une nomination en tant que rédacteur en chef.
La réconciliation avec Édouard est suivie d'une tentative de suicide à laquelle le roman
n'apporte pas de franche explication. Là encore le lecteur doit combler les blancs et en
imaginer la raison. Des pistes sont évoquées mais jamais confirmées.
Bernard, l'autre jeune homme du roman, est à la recherche de la vérité. Au début du roman, il
découvre un secret familial : il n'est pas le fils légitime du juge Profitendieu. S'ensuit une
révolte contre sa famille qui deviendra plus tard une révolte contre la société établie. Le
premier effet de sa rébellion est la fugue mais il est également à la recherche d'un sens à
donner à sa vie. Il ne veut pas tomber dans les bas-fonds parisiens, il veut devenir quelqu'un.
C'est cette quête d'identité qui fait de lui un héros d'apprentissage, et tout comme Olivier c'est
au contact de l'Autre qu'il va découvrir qui il est. Sa relation avec Laura lui apprend à se
décentrer de lui-même. Plus tard, il écoute les conseils que lui donne Édouard et change.
Cependant, la fin de son aventure est ambiguë car Bernard retourne chez ses parents. Là
encore, le roman n'apporte pas de réponse et le lecteur peut à loisir l'interpréter comme un
retour aux sources, à ses racines, preuve d'une plus grande maturité ou au contraire y voir un
échec, un abandon de ses valeurs.
Boris, double enfantin de Gide : Gide était impressionné par les exposés sur les troubles
enfantins de la doctoresse Sokolnicka, élève polonaise de Freud, et racontait à Roger Martin
du Gard le souvenir des troubles nerveux et des crises d’hystérie de sa propre enfance. Il
manifestait de l’intérêt pour le freudisme et créa le personnage de Boris en se basant sur les
méthodes du docteur Sokolnicka. Roger du Martin du Gard eut ainsi la surprise de reconnaître
Gide enfant dans le petit Boris. Comme lui, Boris perd son père de bonne heure et reçoit
l’éducation stricte d’une mère puritaine qui lutte contre ses mauvaises habitudes. Il est lui
aussi élève dans une école privée et a pour instituteur un M. Vedel.
Les manifestations de conversion, les obsessions et l’angoisse de Boris sont les
compensations transitoires d’un moi écrasé par une situation intolérable et refoulée dans
l’inconscient, celui de l’enfant Gide. Ce dernier présente ces problèmes en les reliant à
l’absence d’images parentales et au défaut d’identification. Gide a commencé jeune, à onze
ans, à découvrir la maladie sous les cris d’angoisse et les crises nerveuses et les troubles de
son enfance solitaire provoquent d’autres
C Les femmes
Les femmes n'occupent pas une place centrale dans le roman, elles sont reléguées à l'arrière-
plan, aux côtés de leurs maris. De manière symbolique, elles occupent la place que la société
leur a attribuée. Un des points communs qui les unit est l'adultère. Il semblerait que pour
connaître l'amour, elles soient obligées de chercher un autre homme que leur mari.
Lilian est à ce titre la femme la plus libre du roman. Son mari se trouvant en Angleterre, elle a
le champ libre et en profite. Toutefois, elle n'est pas aussi libre qu'un homme le serait car elle
est obligée de mentir pour les convenances sociales. Vincent doit donc entrer en cachette chez
elle. Leur histoire ne connaîtra pas une fin heureuse car ce dernier finira par la tuer.
Marguerite Profitendieu a elle aussi pris un amant car elle s'ennuyait. De cette relation
adultérine est né Bernard. Ce secret a sur elle l'effet d'un poison car à la moindre occasion, son
mari lui reproche son écart, la rabaisse ou lui fait des remarques. Elle finira par quitter le
domicile conjugal.
Laura Vedel épousera Félix mais sans l'aimer. Encore déçue de l'échec de sa relation avec
Édouard, elle se résigne à conclure un mariage de raison mais elle découvrira l'amour avec
Vincent. Ce dernier finira par la laisser alors qu'elle est enceinte, et elle reviendra auprès de
son mari.
À travers les femmes, Gide critique l'institution du mariage, symbole pour lui d'hypocrisie et
de fausseté. La famille n'est pas non plus épargnée et certaines finissent par se désagréger.
C'est le cas de la famille Azaïs-Vedel.
III Un renouveau littéraire
A Le refus du réalisme
L'œuvre de Gide s'oppose frontalement à la littérature romanesque du XIXe siècle pourtant
considéré comme l'âge d'or du roman. Il refuse le lyrisme personnel et intime du romantisme,
la réalité écrasante des longues descriptions réalistes et l'idée du déterminisme social et
héréditaire des naturalistes.
Mais c'est surtout à l'aspect réaliste des romans du XIXe siècle que va s'attaquer Gide. Tout
d'abord, l'ancrage spatio-temporel est flou. Rien n'est dit de façon précise, rien n'est décrit de
manière écrasante, tout est esquissé, suggéré, la ville de Paris dans laquelle se déroulent deux
des trois parties de l'œuvre n'est qu'une toile de fond, car ce qui compte pour Gide, ce n'est pas
de représenter la réalité telle qu'elle est vraiment, c'est de "styliser" le réel. Cette conception
littéraire, Gide la formule à travers le personnage d'Édouard.
Gide poursuit l'idée d'un idéal qu'incarnerait le "roman pur". Ce roman ne serait plus basé sur
les détails mais sur les idées. Il part du principe que plus les personnages, les actions, les
décors sont décrits, plus ils imposent une idée figée au lecteur, plus ils s'éloignent de la réalité.
La réalité doit correspondre à celle qu'imagine le lecteur.
De plus, au lieu de se focaliser sur les actes, les actions des personnages, sur les événements
et ce qu'ils ont produit, Gide préfère se concentrer sur les motivations profondes qui ont
conduit les personnages à faire tel choix. Les actions ne sont donc plus au premier plan, ce
sont les éléments qui ont permis à cette action d'être accomplie qui retiennent toute l'attention.
Il s'agit bien d'un roman complexe basé sur des idées.
La place du lecteur
Le lecteur a une place importante dans l'œuvre de Gide qui considère que ce dernier doit être
actif et participer à la construction du sens du roman. C'est pourquoi il l'associe à son travail
d'écriture par le biais du Journal. C'est aussi pourquoi le roman n'est pas une œuvre reposante
qui se lit facilement. La notion d'effort est liée à la réception de cet ouvrage. Il incombe au
lecteur la charge de plusieurs actions :
Remettre les événements dans l'ordre chronologique : les chapitres se succèdent sans suivre
forcément la chronologie des faits. Le lecteur doit donc être attentif afin de reconstituer celle-
ci, à laquelle viennent se superposer les deux temporalités du journal d'Édouard (l'écriture
puis la lecture).
Imaginer les lieux, les personnages les paysages : en effet, Gide refusant tout réalisme, ces
éléments sont seulement esquissés afin de laisser le champ ouvert au lecteur qui doit donc
faire preuve d'imagination et créer son propre univers. Le roman est donc individualisé,
propre à chaque lecteur.
Analyser les paroles et les pensées des personnages afin de trouver la vérité : celle-ci n'est pas
apportée par un narrateur omniscient, le lecteur doit donc lire entre les lignes et combler les
blancs afin de découvrir ce qui ne peut être que sa vision de la réalité.
Au final, Gide ne veut pas d'un lecteur qui subit mais qui agit et se pose des questions. Le
roman doit en effet être la source de questionnements et non apporter des réponses fermes et
définitive
Lors de la parution de son roman, André Gide est en voyage au Congo, il ne compte pas
répondre à ses détracteurs. Les principales attaques prononcées à l'encontre du roman
s'organisent autour de trois points :
L'aspect technique du roman est trop complexe : il est qualifié de "touffu". Les nombreuses
digressions d'Édouard à propos de l'esthétique romanesque ne plaisent pas.
L'aspect abstrait et froid du roman : alors que les lecteurs doivent s'impliquer et participer à la
construction du roman, pour certains d'entre eux, cela semble impossible à faire car trop peu
d'éléments permettent d'intéresser le lecteur et déclencher son imagination.
L'immoralité des personnages : cela avait déjà été dénoncé dans les romans antérieurs de
Gide, l'homosexualité de certains de ses personnages pose problème. Le livre sera même mis
à l'index par le Vatican.
Face à ces critiques, Gide est donc plutôt compréhensif, il sait que la modernité de son roman
finira par être comprise.
Aujourd'hui, le roman a été réédité à de nombreuses reprises et ce dans le monde entier. Le
Journal des faux-monnayeurs, quant à lui, a eu une reconnaissance plus modeste. Ce sont
généralement des littéraires dont le roman a attisé la curiosité.
Résumé
Bernard Profitendieu découvre que Profitendieu n'est pas son père réel. Il écrit une lettre
d’adieu à Profondieu et puis il est allé chez Olivier qui est son ami. Il dort chez Olivier qui
raconte comment son grand frère Vincent a abandonné son amante. Il a entendu leur
conversation derrière la porte. Son petit frère, George a entendu leur conversation..
Ce même soir, Vincent, le grand frère d'Olivier, se rend chez le comte Robert de Passavant. Il
a besoin d'argent pour la grossesse de son amante. Pour un mobile encore inconnu, Passavant
veut l'aider :
— Vincent [...] Je désire mettre à votre disposition une somme équivalente à celle que vous
avez perdue [...] et que vous allez risquer de nouveau. [...] Vous me la rendrez si vous gagnez.
Sinon, tant pis ! nous serons quittes.
Robert de Passavant se rend chez Lilian Griffith, une amie tout aussi cynique que lui et elle
raconte comment Vincent a rencontré son amante, Laura. Vincent rentre alors vainqueur, il a
gagné 50 000 francs.
Retournons à Bernard. Il se met à flâner à Paris et il dépense tout son argent puis il retourne
au jardin du Luxembourg ou il s’endort sur un banc.
Édouard rentre à Paris dans le train lit la lettre de Laura ou elle lui confie qu’elle est enceinte
de son amant. A pros du journal d’Édouard on apprend qu’il y avait une relation amoureuse
entre Laura et Édouard. A la gare Édouard et Olivier se rencontrent mais ils ne peuvent pas
s’avouer les sentiments qu’ils éprouvent l’un pour l’autre. Édouard laisse tomber le ticket
pour récupérer sa valise.
Au jardin du Luxembourg, Bernard se réveille et décide de se rendre à la gare pour retrouver
son ami. Mais quand il voit Olivier en compagnie de son oncle, il les prend en filature. C'est
alors qu'il voit le bout de papier s'échapper de la main d'Édouard.
Avec le bulletin de consigne, et un petit coup de pouce du démon, Bernard récupère la valise
d'Édouard. Il utilise le portefeuille pour prendre une chambre d'hôtel et se met à lire le fameux
journal.
Quelques informations que nous avons su d’après le journal d’Édouard :
- la rencontre d’Édouard chez le vieux La Pérouse qui raconte qu’il a eu un fils.:
- — À peine âgé de vingt ans, il a pris une maîtresse. C’était une élève à moi, une jeune
Russe, très bonne musicienne [...] Elle est retournée en Pologne pour ses couches.
Mon fils est parti la rejoindre [...] mais il est mort avant de l’avoir épousée.
— Et votre petit-fils… ? [...]
— Le petit Boris fait son éducation [...] dans un collège de Varsovie, je crois. [...]
Auriez-vous cru qu’il était possible d’aimer autant un enfant qu’on n’a jamais vu ? …
- Quand Bernard termine sa lecture avec la lettre de Laura, il a su que Laura est la
maitresse de Vincent, et il décide de la sauver. Bernard se rend à l’adresse qui se
trouve indiquée dans la lettre. Édouard entend toute la conversation entre Laura et
Bernard. Bernard devient le secrétaire d’Édouard.
- Seconde visite d’Édouard à la Pérouse. Le vieux la Pérouse lui parle alors de son petit-
fils qui se trouve en Suisse
Édouard, Bernard et Laura voyagent en Suisse Édouard , Bernard et Laura voyagent en Suisse
pour trouver Boris, le petit fils du vieux la Pérouse. Édouard trouve Boris et il rencontre
Sophroniska, la doctoresse qui s’occupe de Boris qui lui parle de la maladie de Boris. Il
souffre d’une quantité de petits troubles, de tics, de manies.
Laura montre une lettre qu’elle vient de recevoir de son ami dans lequel il lui confirme qu’il
aimera le bébé de Laura et qu’il ne l’accuse pas. Elle décide de retourner auprès de son mari.
Édouard propose à Sophroniska de placer Boris dans la pension Vedel-Azaïs, et il lui parle de
La Pérouse, qui serait heureux de voir son petit-fils. Sophroniska accepte.