.
SMP3 :
C o u rs d ’ A n a ly s e 3
Chapitre I :
L’ensemble des nombres complexes
H a m i d E Z Z A H R AO U I
Y o u s s e f E L M A DA N I
Année universitaire : 2020–2021
Département de Mathématiques
Chapitre 1
L’ensemble des nombres complexes
Sommaire
1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2 Opérations sur les nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.1 Opérations arithmétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Le conjugué d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3 Valeur absolue (ou module) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.4 Représentation graphique des nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.5 Forme polaire des nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.6 Suite de nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3 Exercices (Série 1) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1
L’ensemble des nombres complexes 2
1. Introduction
Question : Trouver un nombre réel solution de l’équation algébrique x2 + 1 = 0.
Réponse : Il n’existe pas de nombre réel x qui soit solution de l’équation x2 + 1 = 0.
Pour donner des solutions à cette équation et à des équations semblables, on introduit un
ensemble plus grand que celui des nombres réels, on l’appelle l’ensemble des nombres com-
plexes.
Les nombres complexes ont leur origine dans l’impossibilité de résoudre certaines équa-
tions quadratiques (Cardan 1545) au cours des siècles suivants. Ils deviennent de plus en plus
importants (Descartes 1637). Euler découvre leur grande utilité dans toutes les branches de
l’analyse, et introduit en 1777 le symbole
p
i= −1 c’est à dire i 2 = −1,
grâce auquel les nombres complexes prennent la forme
x + i y.
Dès le début du 19ème siècle (Gauss 1799, Argand 1806), on identifie les nombres complexes C
avec le plan de Gauss (ou plan d’Argand) R2 . (Figure 1.1)
n o n o
2
C = x + i y : x, y ∈ R ' R = ( x, y) : x, y ∈ R .
2
Im( z) = y M ( x, y)
2
y
1 2 +
p x
| =
|z
Re( z) = x
−2 −1 0 1 2 3 4
−1
F I G U R E 1.1 – Le nombre complexe z = x + i y est représenté par le point M ( x, y)
Définition 1.1 Un nombre complexe z s’écrit sous la forme dite algébrique :
z = x + i y où x et y sont des nombres réels,
et i est appelé l’unité imaginaire tel que i 2 = −1.
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L’ensemble des nombres complexes 3
– Le nombre x est appelé la partie réelle de z, on note x = Re( z).
– Le nombre y est appelé la partie imaginaire de z, on note y = Im( z).
– L’ensemble des nombres complexes est noté C.
Remarque 1
1. Deux nombres complexes z et z0 sont égaux si et seulement si
Re( z) = Re( z0 ) et Im( z) = Im( z0 ).
2. Si y = 0 on dit que z est réel, si x = 0 on dit que z est un imaginaire pur.
2. Opérations sur les nombres complexes
2.1. Opérations arithmétiques
– Addition : ( x + i y) + ( u + iv) = ( x + u) + i ( y + v).
– Soustraction : ( x + i y) − ( u + iv) = ( x − u) + i ( y − v).
– Multiplication : ( x + i y)( u + iv) = xu + ixv + i yu + i 2 yv = ( xu − yv) + i ( xv + yu).
– Division :
x + i y x + i y u − iv xu − ixv + i yu − i 2 yv xu + yv yu − xv
= . = 2 2
= 2 2
+i 2 .
u + iv u + iv u − iv u +v u +v u + v2
Les lois commutatives, associatives et distributives familières s’appliquent aux nombres com-
plexes :
(
z1 + z2 = z2 + z1
Lois commutatives :
z1 z2 = z2 z1
(
z1 + ( z2 + z3 ) = ( z1 + z2 ) + z3
Lois associatives :
z1 ( z2 z3 ) = ( z1 z2 ) z3
Lois distributive : z1 ( z2 + z3 ) = z1 z2 + z1 z3 .
Exemple 2.1 Si z1 = 2 + 4 i et z2 = −3 + 8 i , trouver
(a) z1 + z2
(b) z1 z2
Solution (a) En ajoutant les parties réelles d’un côté et celles imaginaires de l’autre côté, la
somme des deux nombres complexes z1 et z2 est
z1 + z2 = (2 + 4 i ) + (−3 + 8 i ) = (2 − 3) + (4 + 8) i = −1 + 12 i.
( b) Par la lois distributive et puisque i 2 = −1, on a
z1 z2 = (2 + 4 i )(−3 + 8 i ) = (2 + 4 i )(−3) + (2 + 4 i )(8 i )
= −6 − 12 i + 16 i + 32 i 2
= (−6 − 32) + (16 − 12) i = −38 + 4 i
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2.2. Le conjugué d’un nombre complexe
Définition 2.1 Le nombre complexe z̄ = x − i y est appelé le conjugué de z = x + i y.
Proposition 2.1 (Propriétés des conjugués) Soient z et w deux nombres complexes. On a
les propriétés suivantes
1. z + w = z̄ + w̄.
2. zw = z̄ w̄.
3. z̄¯ = z.
4. z + z̄ = 2Re( z).
5. z − z̄ = 2Im( z) i.
z+ z̄ z− z̄
6. En particulier, si z = x + i y, alors x = 2 et y = 2i
7. z ∈ R ⇐⇒ z = z̄.
8. ( wz ) = z̄
w̄ . avec w 6= 0
9. Le conjugué z̄ est le symétrique de z par rapport à l’axe des x. (Figure 1.2)
F I G U R E 1.2 –
p p
Exemple 2.2 2 + i 3 = 2 − i 3.
2.3. Valeur absolue (ou module)
Définition 2.2 La valeur absolue ou module (Figure 1.1) d’un nombre complexe z = x + i y est
définie par q
| z | = | x + i y| = x 2 + y2 .
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L’ensemble des nombres complexes 5
p p p
Exemple 2.3 |−3 + 4 i | = (−3)2 + 42 = 9 + 16 = 25 = 5.
Proposition 2.2 Si z et w sont deux nombres complexes, on a les propriétés suivantes :
1. | zw| = | z||w|
2. ¯ wz ¯ = ||wz||
¯ ¯
3. | z̄| = | z|
4. z z̄ = | z|2
5. | z + w| É | z| + |w| (inégalité triangulaire)
6. || z| − |w|| É | z − w|.
Remarque 2
On a les propriétés suivantes :
p
(1) x2 = | x| et x2 = | x|2 si x ∈ R (2) z2 6= | z|2 si Im( z) 6= 0. (3) | z| = 0 ⇔ z = 0.
(4) z ∈ R ⇔ z = z̄, (5) si z et w sont deux nombres complexes tels que w 6= 0, alors on a :
z z w̄ z w̄
= . = .
w w w̄ |w|2
Exemple 2.4
2 + 3 i (2 + 3 i )(1 + 2 i ) −4 7
= = + i.
1 − 2i 12 + (−2)2 5 5
2.4. Représentation graphique des nombres complexes
Un nombre complexe x + i y pouvant être considéré comme un couple ordonné de nombres réels,
nous pouvons représenter de tels nombres par des points d’un plan appelé plan complexe. A
chaque nombre complexe z = x + i y correspond un point M ( x, y) du plan (figure 1.1).
Courbes dans le plan complexe
Ï Cercle
Le cercle de rayon r de centre z0 = x0 + i y0
est défini par l’équation | z − z0 | = r .
F I G U R E 1.3 –
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Ï Segments
Le segment de droite reliant deux points
complexes
n z0 et z1 est l’ensemble des o points
z ∈ C : z = (1 − t) z0 + tz1 , t ∈ [0, 1] .
F I G U R E 1.4 –
Ï Courbes
En général, une courbe y = f ( x), x ∈ [a, b]
où f est une fonction continue,
n correspond
à l’ensemble de points z ∈ C : z = x+ i f ( x) =
o
( x, f ( x)), x ∈ [a, b] .
F I G U R E 1.5 –
Domaines dans le plan complexe
Pour r > 0 fixé :
• On note n o
D r ( z0 ) = z ∈ C : | z − z0 | < r .
D r ( z0 ) est appelé disque ouvert de centre z0 et de rayon r .
• On note n o
D̃ r ( z0 ) = z ∈ C : 0 < | z − z0 | < r .
D̃ r ( z0 ) est appelé disque ouvert pointé de z0 .
F I G U R E 1.6 –
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Définition 2.3 Un ensemble E ⊂ C est dit ouvert si chaque point z de E peut être entouré par
un disque ouvert centré en ce point et tous les points du disque sont contenus dans E .
Exemple 2.5
Un rectangle sans ses arêtes est un ensemble
ouvert.
F I G U R E 1.7 –
Définition 2.4 Un ensemble ouvert S ⊂ C est dit connexe si deux points quelconques de S
peuvent être joints par un chemin formé de segments de droites dont tous les points appar-
tiennent à S .
Un ensemble est connexe si elle ne peut être divisé en une union disjointe d’ensembles ouverts.
F I G U R E 1.8 –
Définition 2.5 Un domaine dans le plan complexe est un ensemble connexe ouvert.
Exemple 2.6 Les triangles, les rectangles, les polygones et les disques ouverts sont des domaines.
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L’ensemble des nombres complexes 8
F I G U R E 1.9 –
2.5. Forme polaire des nombres complexes
Si P ( x, y) désigne un point du plan com-
plexe correspondant au nombre complexe
z = x + i y, nous voyons que
x = r cos θ , y = r sin θ ,
p On
où r = x2 + y2 = | x + i y| est le module ou la
valeur absolue de z = x + i y, et θ est appelé
l’amplitude ou l’argument de z = x + i y,
noté arg( z), est l’angle que fait le vecteur
−−→
OP avec le demi-axe positif Ox.
F I G U R E 1.10 –
en tire
z = x + i y = r (cos θ , sin θ ),
qui est appelée la forme polaire ou forme trigonométrique du nombre complexe z. Si
−π < θ É π, alors l’angle θ est appelé l’argument principal, noté par Ar gz. On a
arg z = Ar gz + 2 kπ, k ∈ Z.
De plus,
y
arctan x + π si x < 0, y Ê 0
π
si x = 0, y > 0
2
y
θ = Ar gz = arctan x si x > 0
π
si x = 0, y < 0
−2
arctan y − π
si x < 0, y < 0.
x
Exemple 2.7 Si a 6= 0, b et c sont réels, l’équation quadratique
az2 + bz + c = 0,
admet toujours deux racines.
p
− b± b2 −4ac
2a si b2 − 4ac > 0
z= − b/2a si b2 − 4ac = 0
p
− b± i 4ac− b2
si b2 − 4ac < 0,
2a
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L’ensemble des nombres complexes 9
(la racine est de multiplicité deux dans le deuxième cas). On remarque que dans le troisième cas,
les racines sont des nombres complexes conjugués.
Exemple 2.8 Ï La droite d’équation ax + b y = c dans le plan correspond à l’ensemble des
nombres complexes qui satisfont la relation
a − ib a + ib
z+ z̄ = c.
2 2
Ï le cercle x2 + y2 = r 2 correspond aux nombres complexes tels que
| z| = r
Ï La parabole y = x2 correspond aux nombres complexes qui sont liées par
z2 + z2 + 2 zz + 2 i ( z − z) = 0.
Formule de De Moivre
Si z1 = x1 + i y1 = r 1 (cos θ1 + i sin θ1 ), z2 = x2 + i y2 = r 2 (cos θ2 + i sin θ2 ), alors
z1 z2 = r 1 r 2 {cos (θ1 + θ2 ) + i sin (θ1 + θ2 )}, (1.1)
et
z1 r 1
= {cos (θ1 − θ2 ) + i sin (θ1 − θ2 )}.
z2 r 2
Une généralisation de (1.1) conduit à
z1 z2 ...z n = r 1 r 2 ...r n {cos(θ1 + θ2 + ... + θn ) + i sin (θ1 + θ2 + ... + θn )}.
En particulier, pour z1 = z2 = ... = z n = z, ceci conduit à
z n = ( r (cos (θ ) + sin (θ ))n = r n {cos ( nθ ) + i sin ( nθ )},
qui est appelée formule de De Moivre.
Racines d’un nombre complexe
Un nombre w est appelé racine n−ième d’un nombre complexe z = a + ib = r (cos θ + i sin θ ) si
1 1 p
n
w n = a + ib, et nous écrivons w = z n = (a + ib) n ou w = a + ib. D’après la formule de De Moivre
1
w =(a + ib) n
³ ´1
n
= r (cos θ + i sin θ )
Les racines n-ièmes sont
θ + 2 kπ θ + 2 kπ i
µ ¶ µ ¶
1
h
wk = r n cos + i sin , k = 0, 1, 2, ..., n − 1
n n
1 θ +2 kπ
= rn e n , k = 0, 1, 2, ..., n − 1
D’où il résulte qu’il y a n racines n−ièmes différentes de a + ib pourvu que a + ib 6= 0.
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L’ensemble des nombres complexes 10
Exemple 2.9 1. Calculer les racines quatrièmes de −1 et les représenter graphiquement.
On a −1 = r (cos θ + i sin θ ), donc r = 1, cos θ = −1, sin θ = 0 et ainsi θ = π.
Alors les 4 racines sont :
π π π
w0 = e i 4 = cos + i sin
p ³ 4 4
2 ´
= 1+ i
2 p ³
i 34π 2 ´
w1 = e = −1+ i
p2 ³
5π 2 ´
w2 = e i 4 = −1− i
p2 ³
7π 2 ´
w3 = e i 4 = 1− i
2
p F I G U R E 1.11 –
3
2. Calculer 1 − i .
On a
p 1
³p ³ ³ −π ´ ³ −π ´´´ 1
3 3
1 − i = (1 − i ) = 2 cos
3 + i sin
4 4
µ −π µ −π
p 13 + 2 k π + 2 kπ
µ ¶ ¶¶
4 4
= 2 cos + i sin k = 0, 1, 2.
3 3
p −π 2 kπ −π 2 kπ
µ µ ¶ µ ¶¶
6
= 2 cos + + i sin + , k = 0, 1, 2.
12 3 12 3
p
(a) Pour k = 0, z0 = 2 cos −12π + i sin −12π .
6
¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢
p
(b) Si k = 1, z1 = 2 cos 712π + i sin 712π ;
6
¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢
p
(c) Pour k = 2, z2 = 2 cos 54π + i sin 54π .
6
¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢
2.6. Suite de nombres complexes
Une suite de nombres complexes est obtenue en
attribuant à chaque entier positif n un nombre
complexe z n . On désigne une suite par { z n }.
Une suite de nombres complexes est représen-
tée dans le plan par des points. Une suite de
nombres converge vers w (ou a pour limite, w)
si pour tout réel ε > 0, il existe un entier N tel
que | z n − w| < ε pour n > N . On peut dire aussi
qu’à partir d’un certain N tous les points sont
dans un voisinage donné d’avance.
F I G U R E 1.12 –
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Théorème 2.1 Soit une suite de nombres complexes { z n }, z n = xn + i yn .
Une condition nécessaire et suffisante pour que { z n } ait pour limite z0 = x0 + i y0 est que
limn→∞ xn = x0 et limn→∞ yn = y0
Démonstration
Nécessité :
Supposons que la suite a pour limite z0 , alors par définition, pour ε > 0 on aura :
| z n − z0 | < ε pour n > N.
| xn − x0 | É | z n − z0 | < ε pour n > N
Par conséquent, et
| y − y | É | z − z | < ε pour n > N.
n 0 n 0
D’où, limn→∞ xn = x0 et limn→∞ yn = y0 .
Suffisance :
Pour ε > 0 et un N suffisamment grand, on aura
ε ε
| xn − x0 | < et | yn − y0 | < pour n > N.
2 2
Par conséquent, | z n − z0 | = | xn − x0 + i ( yn − y0 )| É | xn − x0 | + | yn − y0 | < ε pour n > N. D’où
lim z n = z.
n→∞
3. Exercices (Série 1)
Exercice 1.1 Écrire les nombres complexes suivants sous forme algébrique
à p !3
(1 + 3 i )(1 − 2 i ) 1 3
A = (−2 + 3 i )(1 + 2 i ) + 3 − 4 i, B= et C= − +i .
2+ i 2 2
Exercice 1.2 Trouver le module et l’argument principal des nombres complexes suivants
p 3π
(a) z1 = −2 + 2 3 i et z2 = cos(α) − i sin(α), π < α < .
2
1 + ia
(b) w1 = (1 + i )17 − (1 − i )17 , w2 = , a ∈ R et w3 = (1 − i )n , n ∈ Z.
1 − ia
Exercice 1.3 Mettre sous forme trigonométrique les nombres complexes suivants
p 2
(a) z1 = 2 + 2 i, z2 = −1 − i 3, z3 = − i et z4 = −3.
3
θ
(b) w = 1 + e iθ , θ ∈] − π, π[, on peut factoriser par e i 2 .
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L’ensemble des nombres complexes 12
Exercice 1.4 Calculer et représenter dans le plan complexe les racines suivantes
1 4
z = i6 et w = (2 + 2 i ) 3 .
Exercice 1.5 Résoudre dans C les équations suivantes.
(a) z2 + z + 1 = 0.
(b) z2 + 2 z + (1 − i ) = 0.
(c) z3 − iz + 1 − i = 0, on peut montrer d’abord que cette équation admet une solution réelle.
Exercice 1.6 Soit n ∈ N∗ .
1. Montrer que pour tout nombre z ∈ C \ {1}
2 3 n−1 zn − 1
1+ z + z + z +···+ z = .
z−1
ix
2. Vérifier que pour tout x ∈ R, on a e ix − 1 = 2 ie 2 sin( 2x ).
3. Calculer la somme suivante, pour tout x ∈ R,
Z n = 1 + e ix + e2ix + · · · + e(n−1)ix .
4. En déduire les valeurs de
X n = 1 + cos( x) + cos(2 x) + · · · cos(( n − 1) x)
et
Yn = sin( x) + sin(2 x) + · · · sin(( n − 1) x).
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