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Sujet de Physique 1 CCP PC 2014: Problème I: Un Vol en Ballon

Ce document traite de la physique des fluides et de l'atmosphère. Il présente plusieurs problèmes liés à la poussée d'Archimède, à la statique des fluides et à la modélisation de l'atmosphère. Les questions abordées incluent l'équilibre hydrostatique, la loi des gaz parfaits, le tube de Toricelli et le calcul de la poussée d'Archimède pour un ballon à air chaud dans une atmosphère isotherme.

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Sujet de Physique 1 CCP PC 2014: Problème I: Un Vol en Ballon

Ce document traite de la physique des fluides et de l'atmosphère. Il présente plusieurs problèmes liés à la poussée d'Archimède, à la statique des fluides et à la modélisation de l'atmosphère. Les questions abordées incluent l'équilibre hydrostatique, la loi des gaz parfaits, le tube de Toricelli et le calcul de la poussée d'Archimède pour un ballon à air chaud dans une atmosphère isotherme.

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Sujet de physique 1 CCP PC 2014

corrigé pour l'UPS proposé par Philippe Borel (phiborel@[Link]) et Séverine Mensch
([Link]@[Link]) : merci de nous signaler tout problème qui nous aurait échappé !

Problème I : un vol en ballon

1.1 Statique des fluides incompressibles


1.1.1 question de cours : l’équilibre du fluide soumis à son poids et aux forces de
pression impose après calculs
⃗ P=μ ⃗ dP
grad g soit, en projection sur l'axe Oz (verticale ascendante) =−μ g
dz
(1)
1.1.2 l'intégration de la relation précédente dans le cas d'un fluide incompressible
s'écrit :
P (z )=P o−μ gz où P o=P (z =0)
1.1.3 Enoncé du théorème d'Archimède : la résultante des forces de pression
s'exerçant sur un corps solide totalement immergé dans un fluide est l'opposé du
poids du fluide déplacé.
La poussée d'Archimède s'applique au centre de gravité du liquide déplacé, le
solide étant homogène ainsi que le fluide, c'est en fait le centre géométrique du

Pa

parallélépipède.
Les forces de pression exercent une résultante non nulle, la notion de couple de
torsion n'est pas appropriée. Fallait-il calculer le moment de cette force ? Par
rapport à quel point ?

1.2 Modèle de l'atmosphère isotherme


RT
1.2.1 loi des gaz parfaits : PV=nRT ou P=μ Α (2)

dP −g Α
1.2.1 intégration de l'équation (1) avec (2') μ=P Α soit = dz d'où
RT P RT
−z RT
P (z )=P o exp( ) avec H = hauteur caractéristique de la décroissance
H gΑ
de P.
8,31∗280
AN : H= −3
=8,2 km
9,8∗2910
1.2.3 AN P=1013∗exp(−1,465/8,19)=847 hPa
1.2.4 le tube de Toricelli est un tube rempli de mercure renversé sur une cuve elle-
même remplie de mercure. La hauteur de mercure restant dans le tube donne la
pression locale :
P A=P B +μ Hg ghμ Hg gh en négligeant la
PB~Psat
B pression de vapeur saturante du mercure,
P
donc au Puy de Dôme h=
μ Hg g
h PA=Patm 2
A 847 10
AN : h= h= 4
=64cm
9,8∗1,35 10

−z
1.2.5 l'équation (2') donne directement μ (z )=μ o exp( )
H
pour une colonne
semi-infinie de section a la masse est

RT aP
m=∫ μ (z )a dz =a μ o H =aP o Α = o ou encore mg=aP o le poids de la
0 RT g Α g
colonne d'air de section a est égal à la force de pression exercée au niveau du sol
sur cette surface a, résultat qui traduit la condition d'équilibre de l'air et n'est donc
pas surprenant.
1.2.6 On peut ainsi considérer que la couche d'atmosphère a une masse
SP o
M= où S=surface de la Terre S =4 π R2T
g
2
1013 10
AN : M =4 π(6380 103 )2 =5,3 1018 kg négligeable devant la masse de la
9,8
Terre (≈6 1024kg)

1.3 Poussée d'Archimède dans un profil exponentiel de pression


1.3.1 le vecteur e⃗z est constant, donc ⃗ e⃗z=(∯−P ⃗n dS ). e⃗z =∯ −P e⃗z dS
A z= A. ⃗ :
Σ Σ
Az est bien le flux de −P ( z) e⃗z au travers S.
1.3.2 d'où d'après le théorème de Green Ostrogradsky
A z=∭ d iv (−P e⃗z)dxdydz où C est le volume limité par la surface extérieur du
C
corps, donc finalement le volume du corps.
1.3.3 Développement limité de l'exponentielle autour de z G :
2
−z −z G ( z−z G ) −z G ( z−z G ) −z G
exp( )exp ( )− exp( )+ 2
exp ( )
H H H H 2H H
−z
∂(−P o exp ( ))
H Po −z
or d iv(−P e⃗z )= = exp( )
∂z H H
Po −z (z−z G ) −z ( z−z G )2 −z
d'où d iv(−P e⃗z ) [exp( G )− exp( G )+ 2
exp( G )]
H H H H 2H H
Po −z P A −z −z
avec exp( G )= o g exp( G )=μ o exp( G ) g=μ (z G ) g
H H RT H H
( z−z G ) ( z−z G )2
donc A z=∭ g μ( z G )(1− + )dxdydz
C H 2H 2
le premier terme vaut M, par définition de G le deuxième terme en (z-z G) est nul, et
enfin pour le troisième terme on utilise la décomposition proposée de (z-z G)2 pour
reconnaître Jx+Jy et -Jz
finalement on obtient bien :
J x +J y −J z
A z=[ M + 2
]g
4H
1.3.4 L'application simple du théorème d'Archimède consiste à écrire A z=Mg ,
Δ Az J x + J y −J z
l'erreur relative commise est donc = 2
donc pour un ballon
Az 4MH
2MR 2 Δ Az R
2
sphérique pour lequel J x = J y = J z= = 2
5 Az 10H
Δ Az 202
avec les valeurs numériques proposées = 3 2
=5,910−7 : l'erreur est
Az 10(8,2 10 )
tout à fait négligeable.

1.4 Ballon à air chaud dans une atmosphère isotherme


1.4.1 Le ballon contient de l'air, considéré comme un gaz parfait, à la pression
extérieur et la température Tc donc μ c =P (z ) Α alors que pour l'air à l'extérieur
RT c
T
μ (z )=P (z ) Α donc μ c=μ (z ) f
RT f Tc
1.4.2 le ballon s'élève spontanément si la poussée d'Archimède (résultante des
forces de pression exercées par l'air extérieur sur le ballon) est de norme
supérieure au poids total : enveloppe+nacelle+air chaud
Tf Tf
il faut donc μ o V =mo≥m+mair avec m air =μ c V =μ o V =m o
Tc Tc
Tf mo
la température Tc minimum vérifie m o=m+mo d'où T min =T f
T min m o−m
1.4.3 si l'air à l'intérieur est porté à une température supérieure à T min le ballon va
monter, il s'équilibrera lorsque la poussée d'Archimède compensera exactement le
T mT c
poids : μ( z )V =m+μ c V =m+μ( z) f V d'où zmax tel que μ( z max )=
Tc V (T c−T f )
−z m (T −T f )
avec toujours μ( z )=μ o exp( ) donc z max (m ,T c )=H ln( o c )
H mT c
mT c
1.4.4 on cherche ici V : V = avec Tc=Tf+60=340K
μ(Z )(T c−T f )
AN μ (Z )=P oA /(RT c ) exp (−Z / H )=10 5. 29 10−3 /(8,31 .280)exp (−1 /8,2)=1,10 kg m−3
et V =500.340/(60.1 ,10)=2,610 3 m3 ce qui correspond à un ballon sphérique de
8,5m de rayon.
1.4.5 le premier principe appliqué à l'air initialement contenu dans le ballon lors de
l'élévation isobare de température s'écrit Q=Δ H =C p (T c −T f ) avec C p =nC pm
m
où n est la quantité de matière d'air initialement contenue dans le ballon : n= o
A
(rq : une partie de cet air s'échappe du ballon lors du chauffage puisque la pression
m
est constante...). On obtient ainsi Q1= o C p , m (T c−T f )
A
1.4.6 lors de l'étape j, si on effectue toutes les étapes au sol, la relation établie au
T
1.4.1 s'écrit : μ j=μo f , la masse d'air concernée par cette étape est m j =μ i V
Tj
et le premier principe pour cette masse et cette étape s'écrit
V T V
δ Q j =n j C p , m (T j +1−T j )=μ j C p , m (T j+1−T j)=μ o f C p ,m (T j+1−T j )
A Tj A
1.4.7 si on considère que chaque étape est infinitésimale, Q est déterminée en
intégrant la relation précédente pour dT=T j+1-Tj et Tj variant entre Tf et TC.
Tc
T dT Tf T
Q 2=∫ δQ j=μ o V f C p , m∫ D'où Q2=m o C p ,m ln ( c )
A Tf
T A Tf
rq : les expressions de Q1 et Q2 sont bien équivalentes pour Tc proche de Tf...
Sujet de physique 1 CCP PC 2014
corrigé pour l'UPS proposé par Philippe Borel (phiborel@[Link]) et Séverine Mensch
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Problème II : Quelques problèmes de diffusion thermique


II.1 Gradient de température
-II.1.1 Soit un élément de volume d, de section A et de largeur dx. Effectuons un bilan d’énergie
sur ce système entre les instants t et t+dt : dU (t  dt )  dU (t )   Qent,x .dt   Qent,x dx .dt
T ( x, t )
en l’absence de terme de production interne, soit encore  .[Link]. dt  jQ, x .[Link]  jQ, x  dx .[Link]
t
djQ ( x )
En régime stationnaire : 0  A. .[Link]
dx
 
dT ( x )  d 2T ( x )
Avec la loi de Fourier j Q   grad T ( x )   . u x on obtient 0 T(x) Profil
dx dx 2
Ti linéaire
La solution est T(x)=a.x+b soit avec les conditions aux limites
 T  Ti  Te
T ( x )   e .x  Ti

 e  O x

dT ( x )   T  Te 
-II.1.2 j Q  . . u x  . i . u x

dx  e 
    Ti  Te T  Te 
.dS et ( A)  . i .A
Par définition ( A) 
A
 j Q .dS. u x soit ( A) 
A
 .

 e 
 e 

Le flux thermique est indépendant de la section considérée, donc en x=e/2 ou ailleurs… peu importe !
Cette propriété est conforme à un régime stationnaire, en l’absence de terme de création.

[].L
On peut écrire l’équation aux dimensions : [ ]  2
 [Puissance].L1. .1 soit  en W.m-1.K-1
L .
ou en fonction des dimensions fondamentales [ ]  M.L2 .T 2 .L1. .1  M.L.T 2 . .1

-II.1.3 En supposant que le manchot possède des plumes partout même sur la tête et … les
fesses l’aire à considérer est l’aire A1=(2.a2)+(4.a.ℓ)=2.a.(a+2.ℓ) A.N. A1=0,22m2

 Ti  Te 
-II.1.4 En utilisant la continuité du flux thermique en x=0, P1  ( A1 )  . .A1

 e 
P1 .e P1 .e
D’où    A.N. =4,0.10-2 W.m-1.K-1
A1 .(Ti  Te ) 2.a.(a  2.).(Ti  Te )

-II.1.5 Pour l’ensemble des neufs manchots A9= (2.9.a2)+(4.3.a.ℓ)=2.a.(9.a+6.ℓ)


A.N. A9=0,78m2
 T  Te 
Par continuité on recalcule la puissance totale métabolique nécessaire P9  ( A9 )  . i .A9 .

 e 
A.N. P9=177W.
Rapporté à un manchot, elle vaut P’=P9/9.
Le facteur de réduction dû à ce « comportement social thermorégulateur vaut alors P’/P1=0,40 !
II.2 Equation de la chaleur

-II.2.1
Le phénomène de transfert thermique par conduction est un phénomène de transport d’énergie sans
déplacement de matière apparent à l’échelle macroscopique. Naturellement à l’échelle microscopique,
par chocs, les particules les plus agitées des zones chaudes cèdent de l’énergie aux particules les
moins agitées des zones froides. Tandis que le phénomène de transfert thermique par convection
provient du déplacement d’ensemble de matière, à l’échelle macroscopique.
Lorsque ces deux phénomènes existent comme dans un fluide, alors le transfert par convection est en
général considéré le plus efficace.

-II.2.2
TG (r ,t ) 2  2 
On remplace la solution TG(r,t) dans l’équation de la chaleur :  D. . TG ( r , t )  2 TG (r , t ) 
t  r r r 
 

TG (r ,t )  3 r2   r2 
Les différents termes donnent après calculs :  ( .C ) 3 / 2 .t 5 / 2    . exp  
t  2 C.t   C.t 
   
TG ( r , t ) t 5 / 2  r 2   2TG (r , t ) 3 / 2 t
5 / 2
 2.r 2   r2 
 2.( .C ) 3 / 2 . .r . exp   ;  2 .( .C ) . 1  . exp  
r C  C.t  r 2
C  C .t   C.t 
     
Par identification : C=4.D donc avec la définition du texte n=4 .

1
-II.2.3 Au voisinage de O, TO (t )  TG (0,t )  ; lim TO (t )  0 la température en O
( 4. .D.t )3 / 2 t 
décroît en t-3/2 et s’annule aux grandes valeurs de t.
On cherche le rayon R(t) de la sphère dont la température est supérieure à TO(t)/2 grâce à l’inégalité
TO (t )  R2  1
TG (R, t )   ( .4.D.t ) 3 / 2
. exp    .( .4.D.t ) 3 / 2  R (t )  4.D.t .Ln( 2)
 
2  4.D.t  2
D’après la relation précédente, on peut dire que la diffusion thermique s’effectue sur une distance de
l’ordre de R(t) soit de l’ordre de D.t  (D.T ) avec =1/2.

II.3 Diffusion en présence de convection


-II.3.1 L’introduction d’une nouvelle condition aux limites en r=Rs ne modifie pas l’équation
T ( r , t )
« locale » de la chaleur à l’intérieur de la sphère :  D.T (r , t )  0 .
t

-II.3.2 En r=Rs, la continuité du flux thermique assure l’égalité entre le flux diffusif en r=Rs- et le
T (r ,t )
flux convectif en r=Rs+ soit : jQ (Rs , t ).4. .Rs2   s (t ).4. .Rs2 soit    h.(Ts (t )  Te )
r r  Rs

-II.3.3 Le changement de variable consiste à une translation de température, l’équation de la


( r , t )
chaleur, équation aux dérivées partielles, reste de la même forme :  D.( r , t )  0 . L’équation
t
( r , t )
de continuité devient :    h.s (t )
r r  Rs

-II.3.4 On remplace la solution (r,t)=f(r).g(t) dans l’équation de la chaleur :


2 
f (r ).g ' (t )  D. .f ' ( r ).g (t )  f ' ' (r ).g (t )   0
r 
D 2  g ' (t )
soit en divisant par le produit f(r).g(t), la relation cherchée . .f ' (r )  f ' ' (r )   .
f (r )  r  g (t )
Dans l’équation précédente, le membre de droite est une fonction de t uniquement et celui de gauche
de r uniquement, deux variables indépendantes. Pour que ces deux fonctions restent égales quelque
D 2  g ' (t )
soient t et r, elles doivent être égales à une même constante réelle K : . .f ' ( r )  f ' ' ( r )   K
f (r )  r  g (t )
La solution s’écrit g(t)=[Link](K.t) avec K négatif pour éviter tout phénomène de divergence dans le
 t
temps. Posons K=-1/ et A=g(0) : g (t )  g (0 ). exp   .
 

sin( '.r )
-II.3.5 On cherche une solution du type f (r )  . Je note ici le coefficient ’, la notation
r
 ayant déjà été utilisée en II.2.3.
 '.cos( '.r ) sin( '.r )  '2 . sin( '.r ) 2. '. cos( '.r ) 2. sin( '.r )
On calcule f ' ( r )   et f ' ' ( r )    
r r2 r2 r2 r3
2  1
Et on remplace dans l’équation D. .f ' (r )  f ' ' ( r )   K .f ( r )   .f ( r ) , il vient après simplification
r  
sin( '.r ) sin( '.r ) 2
 D. . '2  relation valable quelque soit r à condition que D. . '  1
r r
sin( '.r )  '.r
Au voisinage de r=0 f (r )     ' donc lim f ( r )   ' .
r r r 0

( r , t )
-II.3.6 La condition    h.s (t ) s’écrit après simplification
r r  Rs
  '. cos( '.Rs ) sin( '.Rs )  sin( '.Rs )
 .f ' (r  Rs )  h.f (r  Rs ) soit     2
  h.

 Rs Rs  Rs
2
Rs
En multipliant par et en posant x=’.Rs on obtient bien la relation
. sin( '.Rs )
cos( x ) [Link]
cherchée 1  x.   Nu
sin( x ) 

-II.3.7 Au voisinage de 0 :
x2 Nu
cos( x )  1  et
2
x3  x2 
On sin( x )  x   x.1  
6  6 
 
 x2   x3  x 2
f ( x )  1  x. cot g ( x )  1  1  .1  
 2  6  3
  
Le tracé de f(x) donne sur [0,4.],
naturellement quelque soit la valeur de Nu
positive il existe une voire une infinité de
racine à la question précédente.

Rs
-II.3.8 Pour x   '.Rs 
D.
On ne considère ici que la plus petite valeur
de x soit sur l’intervalle [0,].
x2 Rs2 Rs2
Si Nu<<1 alors f(x) tend vers 0 ; soit f ( x )  ou Nu  et la relation cherchée  
3 3.D. [Link]
Rs2
Si Nu>>1 alors f(x) tend vers  ; soit x   pour la plus petite valeur et la relation cherchée  
 2 .D

-II.3.9 A.N. Nu=1,66.10-2 <<1 donc =8,43.103s=2h20’

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