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Mon Cours 2

Ce document décrit les modèles OSI et TCP/IP, y compris leurs couches et protocoles respectifs. Il explique également l'origine et l'adoption du modèle TCP/IP.

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Chapitre 2 : Les modèles OSI et TCP/IP

2.1 Le modèle OSI

2.1.1 Description des couches


Les sept couches peuvent être regroupées en trois blocs fonctionnels. Les couches 1, 2 et 3 sont
les couches basses. Elles assurent l’acheminement et la transmission des informations à travers
le réseau sur le support (câbles, atmosphère dans le cas des transmissions sans fil...). Les
couches 4 et 5 sont les couches moyennes. Elles gèrent les communications et les ressources
(processus et mémoire) nécessaires à l’échange des messages entre équipements terminaux

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(stations ou serveurs). Les couches 6 et 7, couches hautes, traitent les données échangées
(exécution de commandes, mise en forme, affichage…).

2.1.1.1 Les couches hautes


 La couche application (couche 7)
Est chargé de l’exécution de l’application et de son dialogue avec la couche application (couche
7) du destinataire en ce qui concerne le type ou la signification des informations à échanger
(transfert de fichier, interrogation de base de données, mailing…….)
 La couche présentation (couche 6)
Met en forme les informations échangées pour les rendre compatibles avec l’application
destinatrice, dans le cas de dialogue entre systèmes hétérogènes (comporte des fonctions de
traduction, de compression, d’encryptage…).

2.1.1.2 Les couches moyennes


Elles assurent le dialogue entre les équipements terminaux indépendamment du ou des réseaux
utilisés. Elles comportent les règles de transfert de l’information, de contrôle de flux, et de
vérification de l’intégrité des données transmises.
 La couche session (couche 5)
Sert d’interface entre les fonctions liés à l’application et celle liées au transport de données. Elle
assure l’ouverture et la fermeture des sessions pour le compte des applications, définit les règles
d’organisation et de synchronisation du dialogue entre les systèmes.
 La couche transport (couche 4)
Elle est responsable du contrôle du transfert des informations de bout en bout, réalise le
découpage des messages en paquets pour le compte de la couche réseau ou le réassemblage des
paquets en message pour les couches supérieures. Le contrôle de flux et la résolution de pertes
sont le plus souvent réalisés par cette couche.

2.1.1.3 Les couches basses


Elles se trouvent dans tous les équipements connectés sur le réseau, équipement terminal,
d’interconnexion ou contrôleurs de communication.

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 La couche réseau (couche 3)
Assure l’adressage et le routage (choix des chemins à partir des adresses) des données groupées
en paquets au travers du réseau. D’autres fonctions telles que l’interconnexion de réseaux
hétérogènes et le contrôle de congestion peuvent être réalisés dans cette couche.

 La couche liaison (couche 2)


Assure un service de transport des trames sur une ligne (établissement et libération des
connexions, transfert des trames d’information à la couche physique…) et dispose de moyens
de détection et éventuellement de correction d’erreurs. La couche liaison définit également une
méthode d’accès au support lorsque plusieurs stations sont en concurrence pour transmettre des
données sur un support partagé (cas des liaisons multipoints).
 La couche physique (couche 1)
Reçoit les trames de la couche Liaison et réalise la transmission des éléments binaires
constitutifs des trames sur le support suivant des caractéristiques physiques, électriques,
optiques et mécaniques définies par des normes (Ethernet, Wi-Fi ….). La couche physique
définit donc l’interface, les connecteurs, le câblage et la nature des signaux utilisés.

2.1.2 Protocoles et Services


Le modèle OSI définit également trois notions supplémentaires :
 les protocoles qui sont les règles qui définissent le dialogue entre couche de même
niveau (protocole IP au niveau 3 par exemple).
 les primitives de service qui définissent le dialogue entre couches adjacentes et peuvent
concerner des demandes, des réponses, des échanges d’informations ou des
confirmations d’états.
 les services fournis par chaque couche N-1 à la couche N par l’intermédiaire de
primitives de service. Ils sont fournis à la frontière entre deux couches au niveau des
points d’accès SAP (Service Access Point).
La couche N d’un système n’a à connaitre que les primitives de service correspondant à la
couche N-1 du même système et le protocole N des systèmes adjacents. Chaque primitive fait
référence à un service particulier et correspondant à une fonction logicielle.

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La figure suivante décrit plus généralement le principe d’échange d’informations entre couches
successives (seul le système source est représenté) :
 La couche N+1, utilisatrice des services de niveau N, adresse à la couche N, des unités
de données de service de niveau N ou N-SDU (Service Data Unit) ;
 Des informations de contrôle de protocole ou PCI (Protocol Control Information) sont
ajoutées aux données entrantes constituées par les SDU ;
 L’ensemble ainsi formé constitue des unités de données de protocole ou PDU (Protocol
Data Unit) ;
 La couche N utilisatrice des services de niveau N-1 adresse à son tour à la couche N-1
des (N-1)-SDU (voir figure 5).

Figure 5 : Unité de donnée de protocole

La communication entre deux entités de niveau N s’effectue donc par un échange des N-PDU
suivant le protocole N. Cet échange est effectué après une demande de Service N-1 à l’aide
d’une primitive de service à la couche N-1 par transmission verticale des (N-1)-SDU et ainsi
de suite jusqu'à la couche physique (voir figure 6).

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Figure 6 : Interactions entre entités

L’échange d’information des couches basses vers les couches hautes se fait suivant le même
principe sur le système récepteur, à l’aide de primitives de services. Les PCI sont de ce cas
retranchés des PDU entrantes.
Le procédé qui consiste pour une couche donnée à ajouter ou à retrancher des informations de
contrôle pour former une nouvelle unité de donnée est nommé encapsulation ou décapsulation.

(N-1)SDU

Figure 7: Echange d’informations entre couches

A l’émission, les données sont découpées en fragments par la couche transport pour former des
segments. Ces segments représentent le PDU de la couche transport. Notons que chaque unité
de données désignée de manière générique PDU, prend un nom particulier suivant la couche
concernée : segment (couche transport), paquet (couche réseau), trame (couche liaison), bit
(couche physique).

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2.2 Le modèle TCP/IP
2.2.1 Introduction
Le modèle TCP/IP désigne communément une architecture réseau, mais l’acronyme désigne 2
protocoles étroitement liés : un protocole de transport, TCP (Transmission Control Protocol)
qu’on utilise « par-dessus » un protocole réseau, IP (Internet Protocol).
C’est en fait une architecture réseau en 4 couches dans laquelle les protocoles TCP et IP jouent
un rôle prédominant, car ils en constituent l’implémentation la plus courante.
Bien que les deux modèles TCP/IP et OSI soient développés séparément mais nés pratiquement
dans la même période, le modèle TCP/IP, s’est progressivement imposé comme modèle de
référence en lieu et place du modèle OSI. Cela tient tout simplement à son histoire. En effet,
contrairement au modèle OSI, le modèle TCP/IP est né d’une implémentation.
L’origine du modèle TCP/IP remonte au réseau ARPANET. ARPANET était un réseau de
télécommunication conçu par la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency),
l’agence de recherche du ministère américain de la défense (le DOD : Department of Defense).
Outre la possibilité de connecter des réseaux hétérogènes, ce réseau devait résister à une
éventuelle guerre nucléaire, contrairement au réseau téléphonique habituellement utilisé pour
les télécommunications mais considéré trop vulnérable. Il a alors été convenu qu’ARPANET
utilise la technologie de commutation par paquet (mode datagramme), une technologie
émergeante promettante. C’est donc dans cet objectif et ce choix technique que les protocoles
TCP et IP furent inventés en 1974 et prirent leur forme définitive dans les années 77-79. Ces
protocoles furent implantés sur le réseau Arpanet qui devint la base du réseau Internet au début
des années 80.
Pour favoriser l’adoption des nouveaux protocoles, la DARPA créa une société chargée de les
développer et subventionna l’université de Berkeley pour qu’elle les intègre à son système
d’exploitation Unix, lui-même distribué à bas prix aux universités. TCP, IP et l’ensemble des
protocoles et applications développés autour d’eux touchèrent ainsi rapidement 90% des
universités américaines, ce qui créa un effet d’entraînement sur l’ensemble de la communauté
scientifique. Cet ensemble de protocoles est souvent baptisé architecture TCP/IP ou modèle
TCP/IP.

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2.4.2 Le modèle TCP/IP
Le modèle TCP/IP peut en effet être décrit comme une architecture réseau à 4 couche qui ne comprend
ni couche Présentation, ni couche Session, ces deux couches étant groupées dans la couche 7
(application).

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– La couche hôte réseau
Cette couche semble « regrouper » les couches physique et liaison de données du modèle OSI.
En fait, cette couche n’a pas vraiment été spécifiée ; la seule contrainte de cette couche, c’est
de permettre à un hôte d’envoyer des paquets IP sur le réseau. L’implémentation de cette couche
est laissée libre. De manière plus concrète, cette implémentation est typique de la technologie
utilisée sur le réseau local. Par exemple, beaucoup de réseaux locaux utilisent Ethernet ;
Ethernet est une implémentation de la couche hôte-réseau.

– La couche internet
Cette couche, appelée aussi couche IP (Internet Protocol), est la clé de voûte de l’architecture.
Elle réalise l’interconnexion des réseaux (hétérogènes) distants sans connexion. Elle est chargée
d’attribuer une adresse unique à chaque machine du réseau, et son rôle est de permettre
l’injection de paquets dans n’importe quel réseau et leur acheminement indépendamment les
uns des autres jusqu’à destination. Comme aucune connexion n’est établie au préalable, les
paquets peuvent arriver dans le désordre ; le contrôle de l’ordre de remise est éventuellement la
tâche des couches supérieures.
Du fait du rôle imminent de cette couche dans l’acheminement des paquets, le point critique de
cette couche est le routage. C’est en ce sens que l’on peut se permettre de comparer cette couche
avec la couche réseau du modèle OSI.
La couche internet possède une implémentation officielle : le protocole IP (Internet Protocol).

– La couche transport
Son rôle est le même que celui de la couche transport du modèle OSI : permettre à des entités
paires de soutenir une conversation.

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Officiellement, cette couche n’a que deux implémentations : le protocole TCP (Transmission
Control Protocol) et le protocole UDP (User Datagram Protocol). TCP est un protocole fiable,
orienté connexion, qui permet l’acheminement sans erreur de paquets issus d’une machine à
une autre machine. Son rôle est de fragmenter le message (segment) à transmettre de manière à
pouvoir le faire passer sur la couche internet. A l’inverse, sur la machine destination, TCP
replace dans l’ordre les fragments transmis (paquets) sur la couche internet pour reconstruire
le message initial (segment). TCP s’occupe également du contrôle de flux de la connexion.
UDP est en revanche un protocole plus simple que TCP : il est non fiable et sans connexion.
Son utilisation présuppose que l’on n’a pas besoin ni du contrôle de flux, ie de la conservation
de l’ordre de remise des paquets. Par exemple, on l’utilise lorsque la couche application se
charge de la remise en ordre des messages. On se souvient que dans le modèle OSI, plusieurs
couches ont à charge la vérification de l’ordre de remise des messages. C’est là un avantage du
modèle TCP/IP sur le modèle OSI. Une autre utilisation d’UDP : la transmission de la voix. En
effet, l’inversion de 2 phonèmes ne gêne en rien la compréhension du message final. De manière
plus générale, UDP intervient lorsque le temps de remise des paquets est prédominant.

– La couche application
Contrairement au modèle OSI, c’est la couche immédiatement supérieure à la couche transport,
tout simplement parce que les couches présentation et session sont apparues inutiles. On s’est
en effet aperçu avec l’usage que les logiciels réseau n’utilisent que très rarement ces 2 couches,
et finalement, le modèle OSI dépouillé de ces 2 couches ressemble fortement au modèle
TCP/IP.
Cette couche contient les différents types d’applications qui peuvent s’exécuter dans le réseau
et donc tous les protocoles de haut niveau, comme par exemple Telnet, TFTP (trivial File
Transfer Protocol), SMTP (Simple Mail Transfer Protocol), HTTP (HyperText Transfer
Protocol). Le point important pour cette couche est le choix du protocole de transport à utiliser.
Par exemple, TFTP (surtout utilisé sur réseaux locaux) utilisera UDP, car on part du principe
que les liaisons physiques sont suffisamment fiables et les temps de transmission suffisamment
courts pour qu’il n’y ait pas d’inversion de paquets à l’arrivée. Ce choix rend TFTP plus rapide
que le protocole FTP qui utilise TCP. A l’inverse, SMTP utilise TCP, car pour la remise du
courrier électronique, on veut que tous les messages parviennent intégralement et sans erreurs.

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