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1 UNIVERSITE FELIX HOUPHOUËT-BOIGNY INSTITUT DE GEOGRAPHIE TROPICALE
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4 UFR : SCIENCES DE L’HOMME ET DE LA SOCIETE
5 Année Académique 2019-2020 DEPARTEMENT DE GEOGRAPHIE
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11 ESPACES ET SOCIETES
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16 KOFFI-DIDIA Adjoba Marthe
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18 Maître Conférences, Université Félix Houphouët-Boigny
19 Institut de Géographie Tropicale
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[email protected],
[email protected]21
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29 SYLLABUS - COURS
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40 PLAN DU SYLLABUS-COURS
41 Table des matières
42 SYLLABUS - COURS..................................................................
43 PLAN DU SYLLABUS-COURS....................................................
44 1. SYLLABUS.............................................................................
45 1.1. Fiche technique de la maquette pédagogique......................
46 1.2. Résumé...............................................................................
47 1.3. Le contenu et les objectifs du cours......................................
48 2. COURS...................................................................................
49 Introduction.............................................................................
50 01. Généralités sur le monde rural.............................................
51 02. Objectifs du cours...............................................................
52 Chapitre 1 : Définition et introduction à l’étude du monde
53 rural..........................................................................................
54 01. Définition............................................................................
55 02. Un monde rural en évolution...............................................
56 03. Le monde rural dans les études géographiques...................
57 04. Que retenir ?.......................................................................
58 Chapitre 2 : Le paysage rural....................................................
59 1. L’habitat rural.......................................................................
60 1.1 L’agencement de l’Habitat rural..........................................
61 1.2 La maison rurale.................................................................
62 2 La structure agraire................................................................
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63 2.1 La propriété foncière rurale.................................................
64 2.2 Les catégories de propriétaires fonciers..............................
65 2.3 L’exploitation agricole........................................................
66 3 Les grands types de paysages ruraux.....................................
67 3.1 Les paysages ruraux de l’Europe.........................................
68 3.2 Les paysages ruraux des pays tropicaux..............................
69 3.3 Les paysages ruraux nord-américains..................................
70 Conclusion................................................................................
71 Bibliographie............................................................................
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100 UFR : SCIENCES DE L’HOMME ET DE LA SOCIETE
101 Année Académique 2019-2020 DEPARTEMENT DE GEOGRAPHIE
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120 1. SYLLABUS
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131 1.1. Fiche technique de la maquette pédagogique
132 1.1.1. Semestre, niveau, option et type d’enseignement
133 Semestre : Semestre 2
134 Niveau : Licence 1
135 Option : Géographie Générale (Tronc Commun des Parcours GHE-GMO-GPE)
136 Type d’Enseignement : Cours Magistral
137 1.1.2. UE-ECUE et modalités d’exécution
138 Type d’UE : Fondamentale
139 Nom et code de l’UE : Espaces et Sociétés
140 (ESO 5302)
141 Nom et code de l’ECUE : Le monde rural
142 (ESO 53022)
143 Nombre de crédits de l’ECUE : 2 crédits / 5 crédits de l’UE
144 Volume Horaire de l’ECUE : 20 heures
145 Enseignant Responsable de l’UE : Professeur GOGBE Téré
146 Enseignant Chargé de l’ECUE : Dr. KOFFI-DIDIA Adjoba Marthe
147 (Maître de Conférences)
148 Mode d’exécution du cours : Présentiel, en ligne (TEAMS et/ou DGEO-eCalice)
149 1.1.3. Sessions d’examen et modalités d’évaluation
150 Sessions d’Examen : Session Unique
151 Modes d’exécution : Le cours est accessible en ligne
152 Modes d’évaluation du cours : En ligne ou en Présentiel
153 1.2. Résumé
154 Le monde rural, aussi appelée milieu rural ou la campagne, désigne l'ensemble des
155 espaces cultivés habité. Le terme est utilisé depuis fort longtemps dans pratiquement
156 tous les pays du monde pour désigner les organisations sociales agraires ou les régions
157 d’habitat dispersé. L’espace rural est caractérisé par une grande diversité paysagère,
158 territoriale, économique, sociologique, voire identitaire et qui constitue un champ
159 d’étude privilégié dans les travaux de recherche. C’est le champ d’investigation de la
160 géographie rurale qui s’intéresse à l’étude de l’organisation de l’espace rural par les
161 sociétés humaines. Ce cours a pour objet d'étude les campagnes (villages). Il porte tout
162 autant sur la définition et l’analyse des principales notions de base des espaces ruraux
163 que sur l'organisation et l’évolution de ces espaces.
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164 Mots-Clés : Géographie rurale, milieu rural, paysage agraire, société rurale, campagne
165 1.3. Le contenu et les objectifs du cours
Séance Thème Objectifs Savoir à acquérir
Faire
connaître les notions de Connaissance générale sur l’importance du monde
base de la géographie rural et ses caractéristiques.
Généralités sur rurale et les clés de Questionnement sur les composantes et les
Introduction lecture des principaux
le monde rural thématiques propres au monde rural.
traits des paysages Esquisse de l’objet d’étude des campagnes et l’espace
ruraux. rural en général.
Rural, du latin « rus, ruris » signifie campagne et dans
un sens élargi tout l’espace qui n’est pas urbanisé. Trois
critères de définition de l’espace rural : la faiblesse des
densités, la prédominance des formations végétales
dans le paysage et l’importance des activités agricoles
en terme de surfaces.
Traditionnellement le monde rural est l’ensemble des
régions où la vie quotidienne des populations est
marquée par les activités liées à l’agriculture tant au
niveau de l’espace que dans le temps. Aujourd’hui
cependant, ce monde est en évolution : le rural ne
Connaître signifie pas agricole et inclut tous les habitants de la
Définition et
La définition des mots campagne.
introduction à
Chapitre 1 et concepts liées au
l’étude du
monde rural monde rural et ses
diverses évolutions Le monde rural est le champ d’investigation de la
géographie rurale qui a elle aussi subi une évolution :
géographie agraire au départ, elle est ensuite devenue
agricole avant de couvrir le monde rural en général.
Le paysage rural ou paysage agraire est le résultat des
aménagements entrepris par l’homme sur le sol afin
d’assurer sa survie. Il traduit les relations complexes
que les sociétés ont nouées avec la terre qu’elles
exploitent. Pour le comprendre, il importe de
connaître la terminologie des réalités
fondamentales de l’espace rural.
Chapitre 2 Le paysage rural Etudier Les faits essentiels qui composent le paysage rural
s’articulent autour de trois axes : l’habitat rural, les
Les faits et éléments
structures agraires et les types de paysages ruraux.
qui révèlent
l’organisation de
l’espace rural
L’étude de l’habitat met l’accent sur la forme de
l’habitat notamment le village (morphologie,
dimension, dispersion ou concentration), la structure
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19
des maisons (matériaux de construction, forme des
toits et disposition des bâtiments) et l’adaptation des
maisons rurales à l’agriculture moderne.
La structure agraire est le système d’appropriation et
d’exploitation des sols. Elle repose sur deux éléments
ou notions fondamentales : la propriété foncière qui
examine le statut des terres disponibles dans un finage
à travers le mode d’appropriation foncière et
l’exploitation agricole qui est la mise en valeur des
propriétés sur le plan spatial, économique, technique
et sociojuridique.
Il existe différents grands types de paysages ruraux
dans le monde.
Le paysage d'openfields et le paysage d'enclos ou
de bocage sont les 2 grands types
d'aménagements agraires en Europe. ces
paysages ruraux connaissent d’importantes
mutations sous la triple influence de la
modernisation et du productivisme agricole, de la
pénétration urbaine et de l’apport touristique.
Les paysages ruraux des pays tropicaux sont
dominés par l’agriculture itinérante sur brûlis,
l’agriculture sèche sédentaire, l’agriculture
irriguée ou submergée et les paysages de
plantation. Ces différents systèmes d’agriculture
ont subi diverses évolutions plus ou moins
importantes en fonction des contextes locaux.
L’Afrique noire par exemple a en effet fait du
verger paysan un des atouts de son
développement même si au niveau du marché, le
petit paysan est dépendant de la conjoncture
internationale.
Les paysages ruraux nord-américains
contrairement aux paysages européens qui
sont le fruit d’une longue évolution, les
paysages agraires américains sont un exemple
de création ex-nihilo. Trois types de paysages
agraires coexistent : le système du rang (une
sorte de village linéaire aux maisons espacées)
et celui du township (a un
sens administratif et cadastral) et le paysage
des champs en courbes de niveau (un type de
paysage agraire plus adapté aux conditions
naturelles locales avec alternance des cultures
sur les bandes).
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22
Le monde rural est l’ensemble des régions où la
vie quotidienne des populations est
principalement rythmée par les occupations liées
à l’agriculture.
Ainsi, la connaissance des éléments constitutifs
des paysages ruraux est indispensable à l’analyse
et à la compréhension des espaces structurés par
Expliquer
Le monde rural l’agriculture et qui demeurent dans le monde, la
dans sa diversité Les principales partie la plus étendue du globe. Ces espaces
Conclusion caractéristiques de
et ses évolutions connaissent aujourd’hui des évolutions diverses.
l’espace rural et leurs
dynamiques
C’est le rôle du géographe de prendre la mesure
de leurs diversités, d’analyser les évolutions en
cours et d’essayer de comprendre dans quelle
mesure et de quelle manière les ruraux continuent
leurs vies propres ou sont intégrés aux autres
parties du territoire et participent au système
monde selon Jacqueline Bonnamour (1993).
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167 UNIVERSITE FELIX HOUPHOUËT-BOIGNY INSTITUT DE GEOGRAPHIE TROPICALE
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171 Année Académique 2019-2020 DEPARTEMENT DE GEOGRAPHIE
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187 Maître Conférences
188 Université Félix Houphouët-Boigny, Institut de Géographie Tropicale
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206 Introduction
207 01. Généralités sur le monde rural
208 Aujourd'hui encore, près de la moitié des habitants de la planète
209 vivent à la campagne. Ils constituent la population rurale qui est
210 estimée à près de 3,4 milliards d’habitants en 2017. L’Inde est le
211 pays qui a le plus de ruraux au monde (870 millions, soit 25% de la
212 population rurale mondiale), ensuite la Chine et l’Afrique
213 Subsaharienne avec environ 600 millions de ruraux chacun, soit
214 18% (Gonin A. & Quéva C., 2018, Géographie des espaces ruraux,
215 pp. 26-27). Cette frange importante de la population mondiale vit
216 dans un espace rural caractérisé par une grande diversité
217 paysagère, territoriale, économique, sociologique, voire
218 identitaire et qui constitue un champ d’étude privilégié dans les
219 travaux de recherche. C’est le champ d’investigation de la
220 géographie rurale qui s’intéresse à l’étude de l’organisation de
221 l’espace rural par les sociétés humaines.
222 Ce cours a pour objet d'étude les campagnes (villages). Il porte
223 tout autant sur la définition et l’analyse des principales notions de
224 base des espaces ruraux que sur l'organisation et l’évolution de
225 ces espaces.
226
227 02. Objectifs du cours
228 Ce cours vise à faire connaître les notions de base de la
229 géographie rurale et les clés de lecture des principaux traits des
230 paysages ruraux.
231 Spécifiquement, le cours étudie les mots et notions tirés du
232 corpus lexical développé par les géographes pour caractériser ou
233 étudier les composantes et les thématiques propres au monde
234 rural.
235 Deux axes sont privilégiés :
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236 1. Définition et introduction à l’étude du monde rural
237 2. Le paysage rural
238 Chapitre 1 : Définition et introduction à
239 l’étude du monde rural
240 01. Définition
241 Rural, du latin « rus, ruris » signifie campagne et dans un sens
242 élargi tout l’espace qui n’est pas urbanisé. En d’autres termes, le
243 monde rural, le milieu rural ou encore la campagne est un espace
244 bien déterminé avec ses caractéristiques propres. C’est un espace
245 aménagé dans lequel la relation entre l’homme et la terre se
246 réalise de façon primordiale par le biais de l’agriculture. Ses
247 habitants sont appelés les ruraux ou les campagnards.
248 Trois critères de définition de l’espace rural sont généralement
249 retenus: la faiblesse des densités, la prédominance des
250 formations végétales dans le paysage et l’importance des
251 activités agricoles en terme de surfaces (Gonin A. & Quéva C.,
252 2018, Géographie des espaces ruraux, p. 17).
253 02. Un monde rural en évolution
254 Traditionnellement le monde rural est l’ensemble des régions où
255 la vie quotidienne des populations est marquée par les activités
256 liées à l’agriculture tant au niveau de l’espace que dans le temps.
257 En effet dans le milieu rural, les paysages agricoles dominent et
258 l’emploi du temps et le calendrier sont rythmés par les
259 occupations liées à l’agriculture. Cela explique l’importance de
260 l’agraire dans le milieu rural.
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33
34
261 Cependant, la croissance et le rôle grandissant des villes dans le
262 monde rendent de plus en plus malaisé l’établissement d’une
263 frontière entre le rural et l’urbain, entre les faits d’origine rurale et
264 ceux qu’on peut attribuer à la société moderne. Aujourd’hui, ce
265 monde est en évolution.
266 Ces évolutions se traduisent par des changements au niveau du
267 paysage et au niveau socioéconomique. Malgré ces évolutions
268 plus perceptibles dans certaines régions que d’autres, il importe
269 de retenir que le monde rural englobe toutes les régions où les
270 paysages agricoles dominent même si la population active
271 agricole est minoritaire. De même, le rural ne signifie pas agricole
272 et inclut tous les habitants de la campagne.
273 03. Le monde rural dans les études géographiques
274 Le monde rural est le champ d’investigation de la géographie
275 rurale (étude de l’organisation de l’espace rural par les sociétés
276 humaines). La géographie rurale a subi une évolution :
277 géographie agraire au départ, elle est ensuite devenue agricole
278 avant de couvrir le monde rural en général.
279 Les géographes ruralistes font une distinction entre la géographie
280 agricole qui s’intéresse essentiellement aux problèmes de la
281 production agricole (rentabilité, fertilité des sols, intrants) et de
282 commercialisation (problème des coûts, de distribution, vente,
283 types de marchés- rural, urbain, gros, halles) et la géographie
284 agraire qui est en rapport avec le champ comme l’espace agricole
285 ou l’exploitation agricole et tout ce qui touche au champ
286 ( l’habitat, les chemins, l’organisation de la société, la terre, les
287 conditions de vie des paysans, etc.).
288 De nombreux autres spécialistes interviennent dans le monde
289 rural, et leurs études enrichissent les analyses des géographes
290 ruralistes qui ne retiennent que ce qui intéresse directement
291 l’objet de leur étude : les sciences de la terre (climatologie,
292 pédologie ou science des sols, la topographie ou la
293 géomorphologie) les sciences sociales (histoire, économie
294 notamment rurale, sociologie, anthropologie, ethnologie).
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37
295 04. Que retenir ?
296 Le paysage rural ou paysage agraire est le résultat des
297 aménagements entrepris par l’homme sur le sol afin d’assurer sa
298 survie. Il traduit les relations complexes que les sociétés ont
299 nouées avec la terre qu’elles exploitent. Pour le comprendre, il
300 importe de connaître la terminologie des réalités fondamentales
301 de l’espace rural ou si l’on veut les facteurs qui contribuent à créer
302 l’espace rural ainsi que les grands types de paysages agraires
303 répartis dans le monde. C’est en effet au bout d’un effort séculier
304 que le paysage a aménagé ou que l’espace agraire a été créé. Le
305 paysan s’est ainsi constitué un territoire aux limites inégalement
306 étendues et précises qu’on désigne du terme de finage qui
307 signifie : Territoire sur lequel une communauté de paysans est
308 installée, pour le défricher et le cultiver et sur lequel elle exerce ses
309 droits agraires (Lebeau R., 1979).
310 Le finage s’ordonne autour de quelques traits fondamentaux dont
311 l’étude est nécessaire. Sur tout finage, 2 parties sont à distinguer :
312 - La zone d’habitat c'est-à-dire des maisons rurales et leurs
313 annexes (cour, jardins).
314 - La zone de culture c'est-à-dire la zone des champs et leurs
315 annexes (pâturages, bois).
316 L’étude de ces traits fondamentaux rentre dans le cadre global de
317 l’analyse du paysage rural.
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327 Chapitre 2 : Le paysage rural
328 Le paysage rural ou paysage agraire représente l’espace naturel
329 de la campagne tel qu’il est façonné par les hommes et leurs
330 activités. Le paysage rural apparait comme une combinaison de
331 faits et d’éléments qui révèlent l’organisation de l’espace rural.
332 On peut regrouper ces faits essentiels autour de trois axes pour
333 les analyser : l’habitat rural, les structures agraires et les types de
334 paysages ruraux.
335 1. L’habitat rural
336 Pour le géographe, l’habitat rural se définit comme la portion
337 d’espace habitée ou occupée par les maisons et leurs
338 dépendances ou annexes (greniers, poulaillers, cases à fétiches,
339 etc.). C’est la cellule organisatrice qui dynamise la vie rurale.
340 Les types d’habitat peuvent être classés suivant plusieurs
341 facteurs :
342 - la durée (habitat permanent ou temporaire),
343 - la disposition spatiale (le groupement ou l’isolement),
344 - la fonction économique (activité agricole ou non agricole),
345 - le statut administratif (chef-lieu, hameau ou village),
346 - les relations avec le finage.
347 L’étude de l’habitat consiste à analyser le mode de groupement
348 des établissements humains ou de l’agencement des espaces
349 habités.
350 1.1 L’agencement de l’Habitat rural
351 Les formes des agglomérations rurales
352 Dans les paysages ruraux, les lieux habités par les paysans se
353 présentent sous les formes groupée, dispersée et intercalaire.
41 14
42
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354 - L’habitat dispersé : les maisons sont séparées les unes des
355 autres par des terres de culture. La dispersion peut être
356 ordonnée (les fermes se disposent dans des sites
357 identiques : le long d’une route par exemple) ou le fruit du
358 hasard. Le groupe de fermes (formé par un tout petit
359 nombre de ferme contiguës) et le hameau (un peu plus
360 grand) relève d’un habitat dispersé.
361 - L’habitat groupé ou concentré : la population se concentre
362 dans des villages. C’est un regroupement plus important
363 que le hameau en nombre d’habitants. Le village concentre
364 aussi des fonctions supérieures (école, lieu de culte etc.). Au
365 sein d’un habitat groupé les maisons peuvent être jointives
366 ou non jointives.
367 - L’habitat intercalaire ou à formes mêlées : habitat agricole
368 dispersé dans une circonscription comprenant également un
369 habitat groupé plus ancien.
370 Evolution de l’habitat rural
371
372 L’habitat rural après le 1er défrichement ne reste pas figé et évolue
373 dans le sens du groupement ou de la dispersion. On parle de
374 mobilité de l’habitat. Et cette évolution a des répercussions sur
375 son site et son plan.
376
377 Sites et plans des villages
378
379 Le site ou l’assiette est l’ensemble des caractéristiques
380 topographiques de l’endroit où la localité a été primitivement
381 établie, construite. Ce site peut être de plateau, de talus, de
382 plaine, de bordure de lagune, de montagne, etc.
383 L’analyse des sites permet de comprendre les motivations des
384 fondateurs à préférer certains endroits à d’autres, à trouver
385 commode certains points plutôt que d’autres.
386 Ces sites imposent parfois un plan aux villages mais la
387 configuration, la forme ou l’organisation interne du village
388 s’explique également par sa genèse. Les villages ont soit des
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389 plans nucléaires (villages-tas), soit des plans linéaires (villages-
390 rue).
391 Les sites évoluent également avec le temps et connaissent des
392 modifications dans les sens suivants :
393 - l’extension sur différents sites pour des raisons physiques,
394 démographiques ou économiques comme la conquête de
395 nouveaux terroirs;
396 - la densification du bâti par les conquêtes des espaces
397 interstitiels.
398 Par exemple : les villages-tas souvent installés aux carrefours
399 peuvent progressivement évoluer vers la forme étoilée par
400 extension le long des Voies de Communication.
401 1.2 La maison rurale
402 En ville, la maison a pour fonction d’abriter les hommes. Pour le
403 paysan, la maison a un rôle complexe : elle associe la demeure
404 des hommes et les abris pour les animaux, la récolte et les outils.
405 C’est donc à la fois, le logement, l’unité de production et l’atelier
406 de travail. C’est en fonction de leurs besoins que les paysans
407 adoptent un plan de maison plutôt qu’un autre ; les maisons sont
408 aussi l’expression de traditions architecturales et folkloriques. On
409 distingue en général 2 types de plans:
410 - La maison bloc ou d’un seul tenant : C’est la forme la plus
411 simple de la maison rurale. Toutes les pièces sont réunies sous un
412 même toit. Une telle maison comprend au maximum, le
413 logement de la famille, le grenier, l’étable ou le poulailler. C’est
414 seulement dans l’agencement qu’on observe des variations (bloc
415 à terre ou bloc en hauteur).
416 - La maison à bâtiments dissociés : elle est formée de plusieurs
417 bâtiments qui peuvent se disposer dans ou autour d’une cour
418 mais aussi parfois sans aucun ordre à une grande distance les
419 unes des autres. Dans ce cas, l’on parle de maison disloquée que
420 l’on oppose aux maisons à cour.
421 Dans l’étude de l’habitat, l’on mettra par conséquent l’accent sur:
47 16
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49
422 - la forme de l’habitat notamment le village en fournissant
423 des informations sur sa morphologie, sa dimension, sa
424 dispersion ou sa concentration,
425 - la structure des maisons: l’analyse des matériaux de
426 construction, la forme des toits et la disposition des
427 bâtiments.
428 L’on intègrera également à l’étude la question de l’adaptation des
429 maisons rurales à l’agriculture moderne.
430 2 La structure agraire
431 La zone de culture c’est à dire les champs cultivés (l’espace
432 agricole) et leurs annexes (pâturages et bois) est de loin l’espace
433 le plus vaste dans la campagne. L’étude de l’organisation de cet
434 espace renvoie à la structure agraire (ensemble des conditions
435 foncières, juridiques, et sociales d’un espace agricole). La
436 structure agraire est le système d’appropriation et d’exploitation
437 des sols. Deux éléments ou notions sont à considérer : la
438 propriété foncière et l’exploitation agricole qui est la mise en
439 valeur des propriétés.
440 2.1 La propriété foncière rurale
441 La propriété foncière est une notion juridique. Il s’agit d’examiner
442 le statut des terres disponibles dans un finage à travers le mode
443 d’appropriation foncière.
444 Les formes de propriétés foncières rurales
445 La répartition de la propriété foncière est plus ou moins
446 concentrée selon les lieux. On distingue la propriété individuelle
447 et collective.
448 La propriété individuelle : Cette catégorie de propriété est
449 surtout développée dans les pays à système libéral ou bourgeois
450 capitaliste. La terre ici est une propriété de fait, accordée contre
451 le versement de redevances. Ce type de propriétés est très
452 morcelé et doit ce morcellement actuel aux successions. On
453 compte les petites propriétés paysannes qui sont exploitées
50 17
51
52
454 directement par les cultivateurs eux-mêmes. L’on compte
455 également les grands domaines reconnaissables à leurs vastes
456 superficies. Ils représentent en général d’anciens biens de l’église,
457 des réserves seigneuriales ou des propriétés paysannes
458 accaparées par les capitaux urbains.
459
460 La propriété collective. On la rencontre dans 5 systèmes : les
461 sociétés communautaires en Afrique noire, le droit musulman, les
462 pays socialistes, l’Etat d’Israël et dans les sociétés capitalistes.
463
464 Les sociétés communautaires en Afrique Noire : La terre y
465 constitue un bien indivis. Le seul propriétaire est ordinairement le
466 chef de clan, du village ou du lignage. Si la propriété est
467 collective, l’exploitation, elle est individuelle. Cette organisation
468 s’est maintenue grâce au système itinérant. Mais depuis
469 l’avènement des cultures pérennes, des conflits sont apparus
470 suite à la cession à des personnes étrangères à la famille et même
471 à des ventes.
472 La propriété définie par le droit musulman s’observe en Afrique
473 du Nord, en Tunisie ou en Egypte. Elle définit trois catégories de
474 propriétés: les biens habou (biens de personnes décédées),
475 mouchaa (propriétés tribales attribuées à des groupes ou
476 communautés) et les melk (propriétés privées, de formes
477 individuelles ou familiales).
478 Les biens communaux en Europe occidentale et en Amérique
479 Latine : Ce sont des propriétés capitalistes aux mains des
480 sociétés à actions.
481 Les propriétés socialistes : le régime communiste a supprimé la
482 propriété privée pour préférer la collectivisation des terres. Dans
483 ce système la gestion des moyens de production relève de l’Etat
484 et les unités rurales apparaissent sous 2 formes :
485 - Les sovkhoz (soviet) : fermes d’Etat établies sur des terres
486 expropriées ou inoccupées. Les employés y sont
487 fonctionnaires.
488
489 - Les kolkhoz : coopératives villageoises agricoles dans
490 lesquelles toutes les terres sont mises en commun. Chaque
491 paysan apporte ses terres en général, l’entreprise agricole à la
53 18
54
55
492 taille d’un finage. Le travail collectif s’effectue en équipes
493 appelées brigades.
494 Les sovkoz et les kolkhoz sont les 2 formes d’entreprises
495 rurales agricoles qu’on rencontre dans les autres pays
496 socialistes, parfois avec des terminologies différentes.
497 L’organisation collectiviste israélienne : Elle date de la création
498 d’Israël en 1948. Deux types de propriétés coexistent :
499 - Le Moshav : village de petits propriétaires privés, organisés en
500 coopératives d’approvisionnement et de vente.
501 - Le kibboutz qui consacre la possession collective des terres et
502 des moyens de production. Ce sont des centres de production
503 et de consommation communautaires. La vie commune y est
504 totale (éducation des enfants, repas).
505 2.2 Les catégories de propriétaires fonciers
506
507 Il existe 2 catégories de propriétaires fonciers : les personnes
508 physiques et morales.
509 Les personnes physiques : ce sont généralement des
510 propriétaires individuels. Ils sont représentés par :
511 - la bourgeoisie rurale : issue de la haute classe de la
512 campagne, elle utilise des salariés ;
513 - la bourgeoisie urbaine : pour cette catégorie de
514 propriétaires, la terre est un moyen de placement, de
515 spéculation foncière aux alentours des grandes villes. Elle
516 constitue encore la bourgeoisie absentéiste, celle qui loue
517 les terres pour n’être jamais ou presque jamais sur les lieux
518 d’exploitation;
519 - la paysannerie : elle est constituée par les petits paysans
520 très fortement attachés à la terre.
521 Les personnes morales : Ce sont par exemple
522 - les associations ou entités constituées par plusieurs
523 personnes ;
524 - l’Etat comme dans le cas de la forêt en CI ;
525 - les collectivités locales : En France les collectivités
526 locales possèdent des terres qu’elles louent ;
56 19
57
58
527 - les sociétés anonymes. Ex : corporate farming aux USA,
528 société anonyme de production agricole : Dole (plantations
529 de bananes en Amérique Latine) ; Firestone (plantations
530 d’hévéa au Liberia).
531
532 2.3 L’exploitation agricole
533 Les agriculteurs produisent céréales, laits, tubercules
534 indispensables à notre alimentation. Ce sont donc des
535 producteurs. L’unité de base de la production est l’exploitation.
536 L’exploitation agricole qui traduit les rapports que l’homme a
537 avec la terre est un ensemble complexe ayant un caractère
538 spatial, économique, technique et socio-juridique.
539 Une entité spatiale
540 L’exploitation est la base territoriale de la production. Elle se
541 caractérise par sa taille et l’organisation agraire.
542
543 La taille de l’exploitation
544 L’agriculture est encore tributaire de l’espace et s’exprime en
545 terme de superficie exploitable ou cultivable. Dans la plupart des
546 Pays en Voie de Développement, l’agriculture est encore
547 dépendante de la superficie exploitable.
548
549 Pour analyser les exploitations, on compare leurs tailles, leurs
550 superficies. On parle alors de petite, moyenne ou grande
551 exploitation.
552 Si on caractérise souvent l’exploitation agricole par sa taille ou sa
553 superficie, l’équipement de la ferme en énergie humaine,
554 animale, mécanique et l’importance des capitaux permettent de
555 mieux préciser les notions de grandes et de petites exploitations.
556 Tous ces facteurs se combinent pour déterminer la taille réelle
557 d’une exploitation nécessaire à la production agricole et expliquer
558 les différences régionales.
559
560
561
59 20
60
61
562
563
564 L’organisation agraire ou morphologie agraire
565
566 L’organisation ou morphologie agraire est la répartition dans
567 l’espace des terres cultivées, l’organisation de l’espace cultivé ou
568 encore la forme et l’agencement des champs.
569
570 Une entité économique
571
572 L’exploitation est la cellule élémentaire de la production agricole.
573 Pour être exploitant agricole ou pour la mise en valeur d’une
574 exploitation, des investissements doivent être réalisés et 3 sortes
575 de capitaux sont nécessaires :
576 - Le capital foncier : c’est la terre en tant que nue-propriété
577 c'est-à-dire la terre qui ne porte ni cultures, ni animaux (A
578 qui appartient le sol, la nature du sol),
579 - Le capital d’exploitation comprend le cheptel mort
580 (bâtiments et leurs fonctions, outils, matériels, machines
581 comme les tracteurs et les moissonneuses) et le cheptel vif
582 constitué des produits animaux et végétaux (semences,…),
583 - Le capital de roulement : celui qui permet à l’exploitant de
584 fonctionner jusqu’à la production.
585
586 L’exploitation occasionne des dépenses et génère des revenus qui
587 conduisent le paysan à une gestion complexe, sur la base d’un
588 compte d’exploitation qu’il doit tenir.
589
590 Une entité technique
591
592 La terre, les bâtiments, le matériel et la force humaine de travail
593 constituent des contraintes techniques en ce sens que de leur
594 nature, nombre, fonction, disponibilité, qualité, localisation,
595 puissance dépend la production de l’exploitation. Tous ces
596 éléments caractérisent le système d’exploitation agricole, c’est un
597 aspect fondamental de l’étude de l’exploitation agricole.
598
62 21
63
64
599 Le système d’exploitation agricole combine l’utilisation du sol,
600 les techniques employées et la production proprement dite. Il est
601 la synthèse du système et du type de culture.
602
603 Le système de culture : association des plantes choisies par une
604 société rurale pour tirer partie de ses terres, l’assolement et les
605 techniques qui sont liées à la culture de ces plantes. Il recouvre
606 toutes les formes d’utilisation du sol et la manière d’assurer cette
607 utilisation.
608 C’est en somme les méthodes utilisées par les paysans pour tirer
609 le meilleur partie de leurs terres (mono ou polyculture).
610
611 Le type de culture : caractère économique d’une culture
612 autrement dit le rapport de la culture avec sa destination finale :
613 consommation, vente ou les 2 à la fois.
614 Il s’agit là de la finalité de l’exploitation. Selon son degré
615 d’ouverture sur le marché, l’on parlera d’exploitation de
616 subsistance, commerciale ou spéculative. Cette notion permet de
617 distinguer les nuances entre l’exploitation paysanne et la
618 véritable entreprise agricole.
619
620 Entité socio-juridique
621
622 L’exploitation se distingue de la propriété foncière. L’articulation
623 sociale de l’exploitation sur la propriété foncière constitue le
624 mode de faire valoir = les rapports de l’exploitation agricole avec
625 la propriété.
626 Le mode de faire valoir est le type de relation juridique entre le
627 propriétaire foncier et l’exploitant qui assure la mise en valeur des
628 terres. Il permet de connaître la destination des richesses. Il existe
629 2 modes de faire valoir : le mode de faire valoir direct et indirect.
630
631 Le mode de faire valoir direct
632 Le propriétaire à la responsabilité de l’exploitation et en assume
633 lui-même la mise en valeur. Il peut cultiver lui-même la terre avec
634 l’aide de sa famille ou avec le concours de salariés temporaires ou
635 permanents.
65 22
66
67
636 Il peut aussi l’exploiter par l’intermédiaire d’un régisseur ou
637 domestique responsable (les grands domaines).
638
639
640 Le mode de faire valoir indirect
641 Dans ce système, l’exploitation est confiée à une tierce personne
642 qui paie en général un loyer à celui qui détient la terre. Le
643 montant de ce loyer en argent ou en nature est fixé annuellement
644 par avance.
645 - le fermage : le propriétaire foncier loue son bien à un fermier
646 qui acquiert le droit d’exploitation pendant la durée d’un bail
647 contre une redevance annuelle. Le fermier exploite donc
648 l’espace comme bon lui semble, à ses risques et périls. Le bail
649 dure généralement 3, 6, 9 ou 12 ans pour respecter le système
650 de l’assolement triennal. Le fermage suppose au départ un
651 capital d’exploitation. Les paysans préfèrent cette modalité.
652 - le métayage : le propriétaire cède l’usage de sa terre à un
653 locataire dit métayer, fournit le cheptel mort et le cheptel vif
654 tandis que le métayer verse une redevance en nature,
655 représentant une partie des produits de l’exploitation.
656 Cette part proportionnelle varie suivant les pays, du quart à la
657 moitié, en fonction de l’abondance ou de la rareté des terres et
658 de la main d’œuvre. En Côte d’Ivoire, l’on parle « d’abougnon
659 ou d’aboussan ».
660
661 NB : Il existe aussi des modes de faire valoir mixte : L’exploitant
662 est propriétaire d’une partie des terres qu’il exploite
663 parallèlement et fermier d’une autre partie. Ce système est
664 Fréquent dans les pays développés, à cause du dépeuplement des
665 campagnes : des exploitations qui n’ont pas de repreneurs.
666
667 3 Les grands types de paysages ruraux
668 On distingue différents types de paysages ruraux à travers le
669 monde. Il s’agit ici de décrire les grands types de paysages ruraux
68 23
69
70
670 rencontrés en Europe, dans les pays tropicaux et en Amérique du
671 nord.
672
673 3.1 Les paysages ruraux de l’Europe
674 Le paysage d'openfields et le paysage d'enclos ou de bocage sont
675 les 2 grands types d'aménagements agraires en Europe.
676
677 Le paysage d'openfield
678 Un paysage d'openfield est un paysage de champs ouvert. En
679 France on désigne ce type de paysage du terme général de pays
680 ou champs ouverts, de champagne ou de campagne. Les
681 openfields sont les paysages les plus étendus en Europe.
682 Ils couvrent le Nord et l’Est de la France et sont le paysage
683 typique de l'Europe Centrale.
684 Sa caractéristique première est l'absence de clôture permanente.
685 Dans sa forme la plus simple, l'habitat groupé domine largement.
686 Fréquemment au centre du finage, le village peut être entouré de
687 clos-vergers. Le réseau des communications à disposition
688 rayonnante dessine quelques grands ensembles de cultures. C'est
689 là, souvent, l'héritage d'un paysage agraire ancien marqué par les
690 pratiques d'assolement et de rotation des cultures.
691
692
693 Openfield : paysage agraire de champs ouverts, associés à un habitat groupé en villages,
694 généralement implanté au centre de chaque finage communal.
695 (Beauce, vue du TGV Paris-Lyon, France)
696
697 Le paysage rural de l'enclos ou de bocage
698
699 Les paysages de bocages actuels se caractérisent par une
700 importante diversité. Ce sont des paysages fermé aux champs
701 délimités et à l’habitat dispersé qui se caractérise par un nombre
71 24
72
73
702 important de fermes isolées et des centres villageois modestes.
703 Le bocage est marqué par la clôture de chaque parcelle, élément
704 fondamental d'un paysage cloisonné.
705 Sa localisation: façade atlantique de
706 l’Europe (ouest de la France), nord-ouest
707 de l'Espagne, Pays-Bas, Scandinavie et
708 Finlande.
709 Ses caractéristiques :
710 - Diversité d’organisation spatiale : les
711 maillages bocagers peuvent prendre
712 diverses formes et être plus ou moins
Forêt de la Forêt de la Lucerne, bocage breton
713 dense (haies, fossés, arbres, grillage (France)
714 délimitent des parcelles de formes et de tailles diverses et jouent
715 souvent en plus de la délimitation le rôle de coupe-vent) ;
716 - La constitution de clôtures marque une appropriation
717 individuelle ou plus rarement collective.
718
719 Transformation des structures agraires de l'Europe
720
721 L’openfield et l’enclos sont des paysages agraires
722 progressivement mis en place au cours d’une longue évolution.
723 Conçues pour des sociétés rurales de petits exploitants
724 polyculteurs aujourd’hui disparus, l’openfield et le bocage
725 survivent encore partout en Europe. Cependant, ces paysages
726 ruraux connaissent d’importantes mutations sous la triple
727 influence de la modernisation et du productivisme agricole initiés
728 par la PAC (Politique Agricole Commune), de la pénétration
729 urbaine et de l’apport touristique (tourisme vert et résidence
730 secondaire). Les paysans sont encouragés à procéder au
731 remembrement (processus de regroupement qui consiste à
732 échanger des terres à l’amiable) de sorte à constituer des pièces
733 de terres plus vastes.
734
74 25
75
76
735 3.2 Les paysages ruraux des pays tropicaux
736 Plusieurs types de paysages existent :
737 o L’agriculture itinérante sur brûlis
738 o L’agriculture sèche sédentaire
739 o L’agriculture irriguée ou submergée
740 o Les paysages de plantation
741
742 L’agriculture itinérante sur brûlis
743 L’agriculture itinérante sur brûlis ou à jachère qui utilise la
744 technique des champs de brûlis (abattage des arbres, utilisation
745 du feu, outils rudimentaires) est universelle : elle n’a rien de
746 tropical, ni d’africain. Elle existe ou a existé partout. On la
747 retrouve dans le monde entier, avec des noms vernaculaires
748 (milpa au Mexique, ladang en Asie du Sud Est, tavy à Madagascar,
749 lougan au Sénégal en Afrique de l’Ouest), cohabitant avec des
750 formes plus perfectionnées d’agriculture.
751 Cette méthode vieille comme le monde a subi au fil des ans des
752 adaptations mais cette forme d’agriculture demeure caractérisée
753 par 2 éléments :
754 - l’utilisation de la végétation forestière pour re-nourrir les
755 sols
756 - et le déplacement des champs, qui sont donc itinérants.
757 Ceux-ci sont cultivés pendant 2 à 3 ans puis abandonnés à la
758 jachère, c’est à dire à l’état de repos de 5 à 10 ans voire plus.
759
760 L’agriculture sèche sédentaire
761 Contrairement à l’agriculture itinérante sur brûlis, l’agriculture
762 sédentaire, elle, offre à voir des terroirs définitivement fixés. Les
763 peuples qui la pratiquent sont peu nombreux. En Afrique, ce sont
764 notamment :
765 - les groupes restreints de montagnards (Fouta- Djallon, Nord
766 du Togo, Nord et Ouest du Cameroun en pays Bamiléké)
767 - et des hommes des plaines (Sérères du Sénégal et Yoruba
768 du Nigéria).
769
77 26
78
79
770 Cette agriculture possède des techniques ingénieuses qui font
771 d’elles une agriculture intensive pouvant nourrir de fortes
772 densités humaines (50 à 100, voire 200 habitants au Km 2). Le
773 moyen d’intensification est l’organisation de la fumure sur des
774 champs à courtes jachères qui permettent le renouvellement
775 rapide des sols et la fixation des champs.
776 Exemple : voir l’openfield du pays sérère dans le bassin arachidier
777 du Sénégal.
778
779 L’agriculture irriguée ou submergée
780 L’irrigation permet l’intensification de l’agriculture beaucoup plus
781 que la fumure des champs. C’est une technique destinée à fournir
782 aux plantes la quantité d’eau nécessaire à leur croissance. La
783 finalité de l’irrigation est double. Elle permet :
784 - l’extension des espaces cultivés de certaines productions
785 comme le riz qui ne poussent que dans l’eau;
786 - l’amélioration de la production de plantes qui, sans irrigation,
787 donneraient des récoltes fluctuantes. Ici il s’agit surtout de
788 remédier à la sécheresse, de pallier l’insuffisance des
789 précipitations. En effet, au-dessous de 1m d’eau par an,
790 l’irrigation améliore les récoltes. Mais au-dessous de 500 mm,
791 aucune récolte n’est possible sans elle.
792 La condition naturelle pour l’irrigation est de disposer d’un stock
793 d’eau. La maîtrise et le stockage de l’eau nécessitent des
794 aménagements spécifiques qui, outre les conditions naturelles,
795 expliquent que l’irrigation soit une technique peu répandue.
796 L’irrigation est le symbole même des campagnes d’Asie alors
797 qu’elle n’existe en Afrique que de façon sporadique.
798
799 Les paysages de plantations ou paysage d’agriculture moderne
800 L’économie de plantation est une intervention européenne en
801 pays tropical. En Amérique, en Asie et en Afrique, sur ces
802 continents, cette entreprise s’est traduite par l’apport de plantes
803 et de techniques nouvelles et par la transformation de l’espace
80 27
81
82
804 rural. Aujourd’hui encore les conséquences de cette intervention
805 sont au cœur des processus économiques, sociaux voire
806 politiques de nombreux pays.
807
808
809
810 Caractéristiques générales des plantations
811
812 Selon Abdoulaye Sawadogo, les plantations sont, à l’origine, des
813 exploitations agricoles sous les tropiques américaines. Elles
814 appartenaient à des européens et étaient destinées à produire
815 exclusivement une seule denrée telle le sucre à partir de la canne,
816 ou encore du café importé d’Afrique, sa patrie, sur d’immenses
817 étendues dépassant 5 à 10 000 ha. Les surfaces étaient mises en
818 valeur par les esclaves. Les plantations ont été développées par la
819 suite en Asie et en Afrique afin d’assurer et accélérer le
820 ravitaillement régulier du vieux continent (Europe) en produits
821 tropicaux, produits auxquels celui-ci avait pris goût à un moment
822 de son histoire. Sur les 3 continents les plantations sont fondées
823 sur les mêmes bases.
824
825
826 Spécificités des plantations africaines
827
828 En Afrique où les plantations sont autonomes deux types
829 d’exploitations coexistent :
830 - celles aux mains des sociétés privées ou de l’Etat qui
831 s’apparentent aux exploitations capitalistes de type classique
832 - et celles tenus par le paysannat.
833
834 Les plantations de type classique
835
836 En Afrique on trouve des survivances des plantations classiques et
837 des formes qui en sont des dérivés. Dans les 2 cas, elles
838 présentent un paysage géométrique.
839
83 28
84
85
840 - La survivance des plantations coloniales : il existe
841 effectivement quelques formes de grandes unités de
842 production comme la plantation d’hévéa de la compagnie
843 Firestone au Libéria (pourtant jamais colonisé). Avec ses 4000
844 ha, d’un seul tenant, cette enclave technique américaine se
845 présente comme une caricature de la grande plantation
846 coloniale : les villas somptueuses des cadres contrastent avec
847 le village modeste des salariés. On y note la présence d’usines
848 de transformation du latex. Avec la guerre, il a fallu revoir les
849 aménagements et les prévisions.
850
851 - Les plantations industrielles dominées par l’Etat : ce sont des
852 formes d’unités les plus fréquentes. Les spéculations sont par
853 exemple le palmier à huile ou l’hévéa en Côte d’Ivoire, au
854 Cameroun, au Bénin, au Zaire, au Gabon. En raison, de
855 l’amélioration des unités, elles donnent de hauts rendements.
856
857 En Côte d’Ivoire, le plan d’ajustement structurel a entraîné un
858 vaste mouvement de libéralisation de l’économie et de
859 privatisation des entreprises. Au Cameroun : les grandes
860 plantations issues de l’époque coloniale ont été nationalisées,
861 mais on a noté un retour à la libéralisation.
862
863 Les plantations paysannes
864
865 Les plantations paysannes d’une superficie de 1 à 3 ha, sont le 2 ème
866 grand type de plantation et donnent à l’Afrique son identité.
867 L’Afrique noire a en effet fait du verger paysan un des atouts de
868 son développement même si au niveau du marché, le petit
869 paysan est dépendant de la conjoncture internationale.
870
871 3.3 Les paysages ruraux nord-américains
872
873 Contrairement aux paysages européens qui sont le fruit d’une
874 longue évolution et de tâtonnement, les paysages agraires
875 américains sont un exemple de création ex-nihilo. En effet, les
876 Européens sont arrivés au Canada et aux USA, occupant des
86 29
87
88
877 terres vierges sans passé agricole dans la mesure où les
878 autochtones pratiquaient la cueillette, la chasse et la pêche.
879 La politique colonisatrice consistait à l’occupation rapide et totale
880 des terres avec un minimum de sécurité pour l’occupant. C’est
881 ainsi que l’installation des colons s’est faite sur le terrain selon des
882 plans imposés ou des schémas élaborés à l’avance par les
883 autorités publiques. La mise en valeur s’étant faite d’un coup, il en
884 résulte un paysage de grande uniformité qui présente un
885 caractère géométrique.
886 Un autre aspect du paysage agraire : il est influencé par le
887 caractère spéculatif et industriel de l’agriculture. Les formes
888 nouvelles d’exploitation (par rapport aux européennes) que l’on
889 découvre dans ces pays sont dus au fait que les terres ont été
890 mises en culture après le développement dans le monde des
891 formes de techniques et d’économie industrielles. Deux types de
892 paysages agraires coexistent aux Etats Unis : le système du rang
893 et celui du township.
894
895 Le système du Rang canadien
896
897 Ce système prédomine au Canada français et en Louisiane
898 (colonisation française en Amérique du nord au 17 et 18ème siècle).
899 Le rang est donc une sorte de village linéaire aux maisons
900 espacées. Les habitations s’égrènent donc en ligne, les unes par
901 rapport aux autres, à portée de fusil (colons installés à 1km les
902 uns des autres).
903 Lorsque les maisons sont disposées sur un seul côté de la rue, l’on
904 a le rang simple. Cette disposition entrainant l’isolement du
905 paysan, a fait place au rang double dans lequel les relations
906 sociales sont plus développées.
907
908 Le système du Township
909
910 Ce système est le fait de la colonisation anglo-saxonne en
911 Amérique du Nord. Dès la fin du 18 ème siècle, les autorités
912 publiques procédèrent par ordonnance au découpage
89 30
90
91
913 systématique des terres et à leur distribution définitive, avec titre
914 de propriété. Le but était de fournir à chaque colon, un espace
915 suffisant pour vivre et une sécurité foncière. Le territoire fut ainsi
916 couvert par un quadrillage :
917 Par conséquent, le Township a deux sens :
918 - Administratif : il représente en Angleterre la forme
919 administrative la plus élémentaire. Le township dispose d’une
920 église, d’une école, d’une unité militaire et d’une maison
921 commune.
922 - Cadastral : découpage territorial de base au canada Anglais
923
924 Le paysage des champs en courbes de niveau
925
926 Le paysage en damier généralisé en Amérique du Nord fait
927 progressivement place dans les régions sèches accidentées de
928 l’Ouest à un autre type de paysage agraire plus adapté aux
929 conditions naturelles locales particulières. Les versants cultivés
930 de ces régions connaissent une érosion fluviatile violente qui
931 arrache les sols superficiels (Ouest et Sud-Ouest céréalier et
932 cotonnier).
933 Pour lutter contre ce fléau, les champs en courbe de niveau ont
934 été adoptés. Ils se présentent comme de longues bandes tracées
935 sur les versants des collines, parallèlement aux courbes de niveau,
936 épousant les contours des reliefs. Les sillons s’opposent ainsi à la
937 descente et à la concentration des eaux de pluies. Parfois les
938 champs sont en terrasses. L’on y note une alternance des cultures
939 sur les bandes : le champ labouré est transformé en prairie dont
940 les herbes fixent les terres et retiennent les eaux de ruissellement
941 pour les empêcher de se concentrer. Ces bandes sont la seule
942 exception à la monotonie rectiligne de l’Ouest américain.
943 Conclusion
944 Le monde rural est l’ensemble des régions où la vie quotidienne
945 des populations est principalement rythmée par les occupations
946 liées à l’agriculture. Ainsi, la connaissance des éléments
92 31
93
94
947 constitutifs des paysages ruraux est indispensable à l’analyse et à
948 la compréhension des espaces structurés par l’agriculture et qui
949 demeurent dans le monde, la partie la plus étendue du globe. Ces
950 espaces connaissent aujourd’hui des évolutions diverses.
951 C’est le rôle du géographe de prendre la mesure de leurs
952 diversités, d’analyser les évolutions en cours et d’essayer de
953 comprendre dans quelle mesure et de quelle manière les ruraux
954 continuent leurs vies propres ou sont intégrés aux autres parties
955 du territoire et participent au système monde selon Jacqueline
956 Bonnamour (1993).
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