Les troubles bipolaires comportent généralement deux
phases : la phase maniaque et la phase dépressive.
Autrefois appelé psychose maniaco-dépressive, le trouble
bipolaire fait partie des troubles de l’humeur .
Entre les deux pôles, la personne qui souffre de maladie
bipolaire, retrouve un état normal dans la vie quotidienne
La phase maniaque
se définit comme un épisode d’excitation pathologique : la personne est
hyperactive et euphorique, inhabituellement volubile et fait de multiples projets.
Il (elle) peut présenter divers troubles : perdre toute inhibition ou engager des
dépenses inconsidérées
• La phase dépressive
est en quelque sorte le miroir de la phase maniaque : la personne présente des
signes de très grande tristesse, il est ralenti et n’a goût à rien, parfois il veut mourir.
Le danger principal des troubles bipolaire est le risque de suicid
On estime que pour 30 % des patients, l’apparition de leur maladie remonte à
l’adolescence, entre 18 et 24 ans.
Effectivement, environ 50 à 66 % des adultes atteints du trouble bipolaire indiquent
que leurs symptômes ont commencé avant leurs 19 ans.
Les hommes et les femmes sont atteints dans des proportions équivalentes.
60% des bipolaires sont concernés par la consommation et l’abus de substances
notamment l’alcool au cours de leur vie.
Les troubles bipolaires seraient plus fréquents en zone urbaine.
De nombreux artistes ont été plus atteints de cette affection que la moyenne
• Le diagnostic de la maladie bipolaire se fait tardivement, souvent 8 à 10 ans après le
début de la maladie.
• 44% des adolescents atteints du trouble bipolaire sont à risque de suicide.
• Ils sont plus susceptibles aux abus de substances.
• Un suivi étroit sera donc nécessaire. Devant une tentative de suicide chez un
jeune, il est impératif de chercher un trouble bipolaire.
• Donc Les causes du trouble bipolaire ne sont pas complètements connues mais on
sait que le trouble bipolaire est une pathologie multifactorielle complexe avec des
causes multifactorielles.
• Des facteurs d’ordre génétique, biologique, psychologique et socio-
environnemental sont impliqués.
La prise en charge de la maladie bipolaire est complexe et la
prise en charge dépend du degré de la sévérité des épisodes.
• Traitements médicamenteux : Ils sont divers, mais le principal
est le traitement par le lithium (un sel qui a la propriété de
stabiliser l’humeur) ou les thymorégulateurs pour combattre
l’état dépressif.
• Traitement par électrochocs : Un traitement par électrochocs
peut aussi être proposée lorsque les médicaments ont échoué,
avec un effet régulateur de l’humeur.
• Psychothérapie : Une psychothérapie de soutien est très utile.
Elle permet de mieux comprendre la maladie et contribue à
limiter les rechutes. Le travail thérapeutique se fait lors des
phases stables, entre les périodes de crise.
LES TROUBLES DU COMPORTEMENT
ALIMENTAIRE
Un trouble du comportement alimentaire (TCA) se caractérise par une
perturbation du comportement en lien avec l’alimentaire, le poids et/ou
l’apparence physique de la personne.
Le trouble va affecter durablement la santé de la personne, son quotidien et ses
relations personnelles et sociales. La personne souffre doublement :
(1) à cause de son trouble et (2) des conséquences somatiques et psychiques du
trouble du comportement alimentaire.
LES DIFFÉRENTS TYPES DE TCA:
L’anorexie mentale se caractérise par
1. une restriction calorique volontaire (manger peu) ou provoquée
(vomissements, utilisation de diurétiques ou laxatifs, activité physique
excessive, etc…) qui entraine un amaigrissement de plus de 15% du poids ou
de l’index de masse corporelle inférieur à 17,5,
2. une altération de son image corporelle (dysmorphophobie) où on ne perçoit
plus sa maigreur et
3. une peur de grossir et un intense désir d’être maigre.
LES DIFFÉRENTS TYPES DE TCA:
La boulimie se caractérise par des épisodes de prises importantes et rapides de
nourriture (phases hyperphagiques) et de purges compensatoires (provoquer les
vomissements ) pour maintenir le poids initial.
L’hyperphagie boulimique se caractérise par des crises compulsives de prises
alimentaires sans compensation et donc elle entraine une prise de poids importante ou
obésité.
LES TROUBLES DU COMPORTEMENT
LES SYMPTÔMES
Le comportement, on observera de manière répétée des régimes, des accès
hyperphagiques, des vomissements, une activité physique intense, la présence de
rituel durant la consommation des aliments.
Pour les symptômes physiques, on observera des changements rapides de poids, de
la fatigue, des étourdissements, des évanouissements, une sensibilité au froid pour
l’anorexie, un arrêt ou des perturbations des ménarches (période des premières
menstruations).
LES TROUBLES DU COMPORTEMENT
LES SYMPTÔMES
Les symptômes psychologiques et psychiques,
on observe une peur intense de prendre du poids, une obsession grandissante pour le
poids, sa silhouette et les aliments, une sensibilité aux critiques sur son apparence
physique, une perte de contrôle face à certains aliments, une anxiété accrue, une
humeur instable, une faible estime de soi, un état irritable jusqu’à l’état dépressif et/ou
suicidaire
LES TROUBLES DU COMPORTEMENT
ALIMENTAIRE
LES ORIGINES ET FACTEURS DE RISQUE
Les origines et facteurs de risque des TCA sont nombreux: on parle d’un trouble
aux origines psycho-bio-sociales. Il y aurait plusieurs facteurs de vulnérabilité ou de
prédispositions:
Facteurs de nature génétique ou biologique
Les facteurs déclenchants : pressions familiales, sociales ou culturelles l’abus sexuel
durant l’enfance, des situations de harcèlements dans l’enfance qui vont entrainer
l’apparition des TCA à l’adolescence ou chez le jeune adulte.
Les TCA peuvent être témoins de troubles de la personnalité.
LES TROUBLES DU COMPORTEMENT
QUEL DÉPISTAGE ET PRISE EN CHARGE ?
Le dépistage est effectué par le psychiatre et doit être complète pour les pathologies
psychologiques et psychiques afin d’apporter une offre de soins pluridisciplinaires et
adaptés. Il faut une alliance thérapeutique avec le patient pour qu’il prenne conscience
des comportements nuisibles liés à la nourriture, au poids et à son corps.
LES TROUBLES DU COMPORTEMENT
QUEL DÉPISTAGE ET PRISE EN CHARGE ?
La prise en charge passe par une psychopédagogie de l’alimentation(se nourrir est
vital) .
Des psychothérapies (augmenter l’estime de soi, réduire la rigidité et la persévérance
des comportements néfastes pour la santé du patient). Il y a un contrat de reprise de
poids qui peut passer par une hospitalisation.
Il n’y a pas de traitements médicamenteux efficaces sur les TCA contrairement à ceux
pour soigner les comorbidités telles que l’anxiété ou la dépression.
LES OBSESSIONS
Les obsessions sont des pensées ou des images qui
surgissent à répétition et qui sont difficiles à chasser
de l’esprit.
Ces obsessions sont dérangeantes, parfois effroyables
ou désagréables. .
le sujet tente de chasser, de réprimer ces idées qu'il
sait absurdes, mais c'est un échec, et s'engage alors une
lutte contre elles qui a pour effet d'augmenter
dramatiquement l'anxiété.
LES COMPULSIONS
Pour essayer de réprimer ou de se débarrasser des
obsessions, la personne atteinte se sent obligée
d’accomplir des gestes répétitifs, des rituels, appelés
compulsions. Les compulsions sont une tentative de
contrôler les obsessions par la pratique de vérifications
ou rituels.
COMMENT LES TOCS PEUVENT IMPACTER
LA VIE D’UN PATIENT ?
Les obsessions et compulsions provoquent détresse,
matériellement une perte de temps considérable.
Elles peuvent interférer de façon significative avec les
activités habituelles de la personne, son fonctionnement
professionnel (ou scolaire) ou ses activités ou relations
sociales habituelles.
Les rituels compulsifs peuvent occuper plusieurs
heures par jour.
Malheureusement, les compulsions n’apportent qu’un
soulagement temporaire et le cycle obsession
compulsion reprend.
Certaines personnes sont aux prises avec tellement de
compulsions qu’elles ne peuvent pas quitter leur
domicile, pour une quelconque activité professionnelle
ou de loisir. Elles cachent parfois leurs symptômes et cela
les amène à s’isoler
SOUVENT OBSERVÉES :
Peur de la contamination, (par la saleté, les microbes, la maladie ou les
excréments/ Se laver, prendre plusieurs douches longues, nettoyer sans fin)
Peur de faire du mal aux autres à cause d’un manque d’attention (peur de
causer un accident de voiture ou autre) /Rituels de répétition, vérifier que rien de
terrible n’est arrivé)
Préoccupation excessive avec l’organisation et la symétrie (Disposer les
choses selon un agencement précis, ranger les choses ou les plier d’une certaine
façon
SOUVENT OBSERVÉES :
Crainte d’attraper une maladie grave, (comme le cancer ou le SIDA / Prendre toutes mesure
pour supprimer le contact avec des éléments contaminants)
Impulsions, images ou pensées perverses à propos de la sexualité / Besoin de toucher,
compter mentalement
Souci exagéré d’une partie de son corps (peur que son nez soit déformé, que sa peau soit
imparfaite /Vérifier dans le miroir)
LES OBSESSIONS / COMPULSIONS
SOUVENT OBSERVÉES :
Peur d’être responsable d’une catastrophe /Vérifier que les portes sont
verrouillées, les appareils électriques débranchés
Peur du sacrilège, du blasphème ou de la moralité /Prières ritualisées,
chiffres ou mots spéciaux utilisés pour neutraliser la pensée
Peur de jeter un objet dont on pourrait avoir besoin / Ramasser et
entreposer des objets ou des papiers inutiles
La personne qui souffre de TOC a conscience de
l’absurdité de ses pensées et/ou de son
comportement, mais, sans aide, elle ne parvient
pas à s’arrêter. Ces idées et ces comportements
sont incontrôlables.
Le traitement des TOC ou troubles
obsessionnels compulsifs repose sur la prise
d'antidépresseurs. Une psychothérapie,
agissant sur les comportements et les pensées,
est aussi possible
INTRODUCTION
Le Handicap reste fréquent malgré les progrès de la médecine. Il implique des
répercussions psychologiques:
- au niveau du handicapé
- au niveau de l'entourage, l'environnement
Il exige souvent un processus d'adaptation.
Une action multidisciplinaire: médicale, psychologique, socio-éducative
Handicap physique : moteur,
sensoriel (aveugle),..
Handicap mental : retard mental,
schizophrénie,..
Handicap mixte : (association des 2)
par exemple la trisomie 21 :
trisomie 21 : État pathologique dû à la présence d'un chromosome surnuméraire
qui se caractérise par une débilité mentale et des malformations physiques.
Essentiellement 4 selon la forme du handicap:
la diminution : définit le handicap.
Une "infériorité / aux autres
Une incapacité, une impuissance d'agir
la difformité : +- manifeste; elle se voit.
Atteinte de l'image du corps
la douleur : physique et/ou morale.
l'immobilité : épisodique ou permanente
1.SITUATION DU HANDICAPÉ ET SES
IMPLICATIONS :
Etre handicapé signifie:
Être en situation d'incapacité avec:
o sentiments de manque et de défaut
o sentiments d'inégalité de chances par rapport aux autres.
Être en situation de dépendance avec:
besoin d'être assisté sur les plans physique, psychologique, et social
perte de l'autonomie et situation régressive "forcée".
2.CONSÉQUENCES ET RÉACTIONS
PSYCHOLOGIQUES DU HANDICAPÉ :
- à l'étape du début du handicap : le handicapé a du mal à accepter le
diagnostic du handicap: désir de se faire soigner à l'étranger, recours à la
pensée magique: thérapie culturelle et traditionnelle..
- à l'étape de la conviction : prise de conscience de l'irréversibilité du
handicap.
Dans les cas de "compensation " réussie :
une adaptation avec nouvel équilibre et nouveau réaménagement
fonctionnel (sans désorganisation).
Cela veut dire:
. un niveau de régression et de dépendance acceptable pour tous: handicapé,
famille, entourage,…
. un travail de deuil avec acceptation de la perte et sa réparation par un
réinvestissement d'autres champs d'intérêt plus accessibles : musique,..
-Dans les cas de "décompensation":
Lorsque le handicapé n'est pas en mesure de réaliser les processus
d'adaptation et de travail de deuil, des décompensations s'installent :
agressivité, troubles caractériels, sentiments de persécution, dépression
et idées suicidaires.
Au niveau de l'entourage :
Les répercussions sont plus importantes lorsqu'il s'agit:
d'un enfant
d'un handicapé mental
ou mixte.
1. la famille :
-mêmes réactions que précédemment citées:
difficultés de croire au diagnostic à l'étape du début.
Chez les parents du handicapé-enfant : déception, culpabilité, désintérêt
vis-à-vis des frères et sœurs…
En somme, le système de fonctionnement familial est mis à rude épreuve.
Dans ce sens, deux schémas de réponse sont
possibles:
soit ce système est souple :
il va alors autoriser une adaptation grâce à la déculpabilisation et au travail
de deuil. Il pourra donc facilement dépasser les réactions d'agressivité, de
rejet et de jalousie.
soit ce système est rigide :
il ne permettra pas de réaménagement et se sentira menacé. Il réagira donc de façon
pathologique:
Rejet du handicapé : agressivité verbale et gestuelle, exclusion..
Surprotection : le handicapé devient un alibi permettant à tous les membres
de la famille de contourner leurs propres inquiétudes, angoisses et problèmes.
La permanence de l'incapacité du handicapé et la présence de celui-ci en
tant que handicapé devient alors une nécessité absolue pour la survie du
système.
2.La société :
En fonction des conditions:
socio-économiques
culturelles
et religieuses
la société réagit comme la famille :
tantôt rejet
tantôt surprotection.
RÔLE DU SOIGNANT FACE AU HANDICAPÉ
- Préparer l'annonce du diagnostic avec des explications simples, réalistes,
accessibles au malade et à son entourage.
- Aider le handicapé et son entourage par une écoute bienveillante et par des
réponses de déculpabilisation.
- Encourager l'adaptation
Lutter contre les processus de rejet et de surprotection
Informer à propos des structures médico-psycho-pédagogiques
et leurs apports bénéfiques: institutions spécialisés et
établissements de réinsertion.
Faciliter le contact avec des associations et ONG participant à l'aide aux
handicapés.
“Un terme créé par des soignants pour des soignants”
« burn out » : consumé de l’intérieur (« cramé »)
terme utilisé spontanément (argot) par soignants ou bénévoles pour
parler de collègues surmenés et devenus cyniques vis-à-vis des
personnes qu’ils prenaient en charge (et avec souvent recours addictifs
POUR TENIR).
Une évolution progressive
Une triade pathognomonique finale:
1. Épuisement émotionnel (anesthésie,froideur)
2. Déshumanisation (cynisme)
3. Dégradation du sentiment d’ accomplissement
personnel (frustration, démotivation, inutilité)
la « contagiosité » du Burn-out dans une
équipe, une profession: regarder du côté du
travail et non de la personnalité
A. d’abord des signes discrets
Troubles cognitifs (attention, concentration,
mémoire, manque de mots, lapsus)
Diminution rentabilité… augmentation de
l’implication, « présentéisme » pour tenter de
retrouver efficience et satisfaction antérieures
Fatigabilité
Déni du surmenage et de la surcharge
de travail
B. Puis des symptômes visibles
physiques et psycho-comportementaux
Troubles du sommeil
Fatigue qui résiste au repos
Irritabilité, accès de colère, sensibilité accrue aux frustrations
Labilité émotionnelle importante (rires, larmes)
Perte de plaisir au travail (+ d’effort = – de satisfaction)
Céphalées, douleurs généralisées, tensions musculaires
Troubles du comportements alimentaires (yoyo pondéral)
Troubles digestifs (transit, nausées , …)
Infections virales (ORL) à répétitions
Recours addictifs
C. la phase d’état :
le trépied caractéristique
Assèchement affectif et émotionnel (« plus rien ne me touche »)
Deshumanisation de la relation, Cynisme (attente « jubilatoire » » dela
catastrophe)
Démotivation, Vécu d’échec, d’impuissance, d’inutilité
Vécu de perte de maîtrise sur son travail, de viellissement,
d’obsolescence (« dépassé », ne se reconnaît plus dans l’évolutiondu
travail, du métier)
Vécu d’usure, de répétition « sans fin » (« le tonneau des Danaïdes »)
Prises de risques, négligences, perte de rigueur
Rigidité face aux modifications de l’O.T: Méfiance, « résistance
aux changements »
Repli sur soi, fuite des lieux de convivialité,Vécu de solitude
Pas le dépassement d’un seuil physiologique :
la même quantité d’ énergie dépensée dans une
activité « librement choisie » ne produit pas le
même effet
Le burn-out ne concerne que l’activité
professionnelle (voire même seulement telle tâche),
là où la fatigue ordinaire touche l’ensemble des
activités
Le burn-out n’est pas amélioré durablement par le
repos : suspendu temporairement par l’éloignement
du contexte professionnel, l’épuisement revient
dès la reprise de travail dans les
mêmes conditions
A. Mort par excès de travail
1° cas décrit : JAPON (1969)
Terme introduit en 1982
(décès par troubles cardiovasculaires (AVC,
infarctus)associés à un temps de travail excessif dans les
semaines précédentes)
Reconnu au Japon comme pathologie professionnelle
depuis 1970
Estimation discutée : 1000 personnes … à 10000 par an
au Japon (5% à 50 % décès par pathologie cardio-
vasculaire des 25-59 ans)
B. Mort par suicide
Idées suicidaires
à dépister ++ indication hospitalisation
Des situations à risque:
• Désaveu, disgrâce sans avoir démérité
• Evolution du métier avec perte de sens du
travail au regard de ses valeurs et de son
engagement initial
• Absence d’issue (emploi, mobilité, statut)
Des moments à risque : reprise du travail, échéances,
évaluation individuelle, nouvelles responsabilités,
tâches supplémentaires, mutation, restructuration,
nouvelles technologies
Accroissement des contraintes pesant sur le rythmede
travail
Cumul des contraintes industrielles (normes de
production, cadence) et marchandes
(dépendance immédiate à la demande; contact clients,
public), même dans les métiers de service
Passage de l’intensité « débit » à la gestion contraintede
la complexité, où le travailleur doit arbitrer lui- même
face à des injonctions paradoxales (rapidité –
procédures – normes opposables – qualité –
sécurité – satisfaction client – tâches multiples –
interruption tâche – réduction effectifs)
La reconnaissance, pivot de la construction identitaire et
du plaisir au travail:
• être reconnu pour ce que l’on fait
• se reconnaître dans ce que l’on fait
La dégradation du sentiment d’accomplissement
personnel du burn-out est lié à l’échec de la
psychodynamique de la reconnaissance dans le travail :
• vécu de non reconnaissance de l’effort consenti, de
l’expérience , de la compétence.
• vécu d’inachèvement, d’insatisfaction dans
l’accomplissement de la tâche (« mission impossible »
/épuisement/culpabilisation/auto-dévalorisation)
Confrontation épuisante/désespérante au déni de
perception du réel par l’encadrement
LA DÉMARCHE DIAGNOSTIQUE
Savoir distinguer le burn-out des autres
décompensations psychiatriques (triade
pathognomonique, rapport subjectif au travail)
Evaluer le risque suicidaire et les troubles associés oules
évolutions compliquées : addictions, PTSD, dépression,
troubles anxieux, somatisations (risque cardio-
vasculaire).
Contacter le médecin du travail pour alerter et avoir un
éclairage sur l’O.T
Orienter vers les consultations de pathologies
professionnelles pour évaluer plus précisément
le lien santé/travail
LA DÉMARCHE DIAGNOSTIQUE
L’arrêt de travail prolongé ++
Prescrire des psychotropes??
• Les troubles du sommeil : oui
• ATD , anxiolytiques? : Seulement si
« complications »psychiatriques associées : PTSD,
dépressions, TP, TAG,..
Hospitaliser si:
• Risque suicidaire
• Gravité du tableau d’épuisement et risque somatique
Si besoin d’hospitalisation, préférer en première
intention les Unités d’accueil de crises (et non les
services de psychiatrie conventionnels)
UNE DÉMARCHE THÉRAPEUTIQUE
PLURI-DISCIPLINAIRE
Garder un lien avec le médecin du travail pour:
un suivi parallèle du retour au travail
(santé mentale et santé au travail)
l’aménagement des conditions de travail
individuelles
l’analyse et l’amélioration de l’O.T dans
un but de prévention … pour tous.