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Rapport TP RDM 22

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Département GEI : Génie Electrique et Industriel

Travaux Pratiques
Résistance des Matériaux

Pr. BEN SAID AMRANI Nabil


Niveau : 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL

Année Universitaire 2021/2022


Sommaire

TP1 : Etude du Moment Fléchissant dans une Poutre…………………………………2

TP2 : Etude d’un pont suspendu simple…………………………………………………9

TP3 : Essai de Traction simple d’une poutre…………………………………………...19

TP4 : Essai de Flexion simple d’une poutre…………………………………………... 24

TP5 : RDM – Flexion : calcul et optimisation des poutres droites sollicitées en


flexion simple……………………………………………………………………………….29

TP5 : RDM – Ossatures : analyse statique et dynamique des ossatures planes ou


tridimensionnelles …………………………………………………………………………33
TP 1 : Étude du Moment
Fléchissant dans une Poutre

Figure 1 Module d’Étude du Moment Fléchissant dans une Poutre

Ce document est une aide au montage et à la réalisation d’expériences sur le thème du moment fléchissant
d’une poutre. Il permet de démontrer clairement les principes théoriques étudiés par un apprentissage
pratique.

Page 2| TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP1 : Etude du Moment Fléchissant dans une Poutre

Description

Figure 2 Appareil d’étude du Moment fléchissant

Introduction
La Figure 2 est une illustration de l’appareil d’étude du moment fléchissant d’une poutre. L’appareil est
constitué d’une poutre coupée en deux et raccordée par un pivot. Afin de maintenir les deux parties de la
poutre, un bras joint celles-ci. Une cellule de charge montée sur le bras permet ainsi de mesurer la force de
réaction et le moment fléchissant. Un afficheur digital retranscrit la mesure en provenance du capteur d’effort.

N'exposez pas la cellule de charge à des efforts brutaux (par exemple en laissant
tomber l'appareil). Cela pourrait endommager le capteur de force.

Un schéma sur le support gauche de la poutre indique la géométrie de la poutre et les positions des supports
d'accroche poids. Les supports d’accroche poids sont positionnés tous les 20 mm, et possèdent une encoche
en leur centre pour placer l’accroche poids. Le bras a une longueur de 125 mm.

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TP1 : Etude du Moment Fléchissant dans une Poutre

Montage de l’équipement
L’appareil d’étude du moment fléchissant se monte dans un châssis. La Figure 3 montre l’appareil d’étude
du moment fléchissant monté sur le châssis.

Avant de monter et d’utiliser cet équipement, toujours vérifier les points suivants :

• Inspecter visuellement toutes les parties (en incluant les câbles électriques) afin de déceler d’éventuels
dommages ou dégradations dues à l’usure. Les remplacer si nécessaire.
• Vérifier que les raccordements électriques sont correctement câblés.
• Vérifier que tous les composants sont fixés correctement et que les éléments de fixation sont
suffisamment serrés.
• Positionner le châssis de manière stable. Vérifier que celui- ci est monté sur un plan de travail stable,
rigide, plan et facilement accessible.

Ne jamais appliquer de charges excessives sur tout ou partie de l’équipement.

Figure 3 Module d’étude du Moment fléchissant monté dans le châssis optionnel STR1

Page 4| TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP1 : Etude du Moment Fléchissant dans une Poutre

Les étapes 1 à 4 des instructions suivantes ont peut-être déjà été mis en place.

1. Placer et assembler le châssis (se référer au manuel fourni avec le châssis) sur un plan de travail. Faire
attention à ce que le "cadre" du châssis soit facilement accessible.

2. Il y a quatre écrous de positionnement sur la barre horizontale haute du châssis. Faite les glisser jusqu’à
obtenir approximativement la position de la Figure 4.

3. Poser la partie droite de la poutre sur la partie inférieure du châssis et fixer le support gauche de la
poutre sur la barre horizontale haute du châssis. Positionner le support de manière à ce que les barres
intérieures de celui-ci viennent en appuis équitablement sur le châssis. Visser deux des vis moletées fournies
dans les écrous de positionnement (sur la partie avant du support seulement).

4. Amener le support droit en position et visser les deux autres vis moletées dans les écrous de
positionnement. Positionner le support de manière à ce que les barres intérieures de celui-ci viennent en
appuis équitablement sur le châssis. Positionner le support horizontalement de manière à avoir le pivot roulant
au milieu de sa course. Visser les vis moletées.

5. Vérifier que l’afficheur digital d’effort est en position « On ». Connecter le câble mini DIN sur l’entrée
« Force Input 1 » de l’afficheur à la prise marquée « Force Output » sur le support gauche de la poutre.
Assurer vous que le câble ne touche pas la poutre.

6. Faire le zéro à l’aide du bouton situé sur le support gauche de la poutre. Appuyer délicatement avec le
doigt sur le centre de la poutre et relâcher. Refaire le zéro si nécessaire. Répéter la manipulation pour vous
assurer que la mesure revient à zéro.

Si la mesure affiche seulement +-0.1 N, tapotez légèrement sur le châssis (il peut y
avoir une légère tension et cela devrait l’éliminer).

Expériences
Expérience 1 :

Variation du moment fléchissant au point de chargement

Cette expérience permet d’étudier comment le moment fléchissant varie au point de chargement.
La Figure [Link] le diagramme d’efforts dans un tel cas d’étude.

Figure 4 Diagramme d’efforts

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TP1 : Etude du Moment Fléchissant dans une Poutre

L’équation que nous utiliserons dans cette expérience est :

Moment Fléchissant (à la coupure) =W. a . (l−a)


l
Le Tableau 1 ci-dessous vous sera utile pour effectuer rapidement les conversions d’unité de masse en
unité de charge (force).

Masse (grammes) Charge (Newtons)


100 0.98
200 1.96
300 2.94
400 3.92
500 4.90

Tableau 1 Table de conversion des grammes en Newtons

Vérifier que l’afficheur digital d’efforts affiche zéro sans charge.

Placer un accroche poids avec une masse de 100 g au point de coupure de la poutre. Noter la valeur
obtenue dans le tableau 2. Répéter la procédure en utilisant des masses de 200g, 300g, 400g et 500g.

Puis convertir les masses en charge (N) et la force mesurée en moment fléchissant (N).
Rappel :

Moment fléchissant au point de coupure = Force lue sur l'afficheur x 0.125

Calculer la valeur du moment fléchissant théorique au point de coupure et compléter le tableau 2.

Moment
Moment fléchissant
fléchissant
Masse(g) Charge(N) Force(N) expérimentale
(Nm) théorique
(Nm)
0

100

200

300
400
500

Tableau 2 Résultats de l’expérience 1

1. Tracer sur un graphique la courbe expérimentale et la courbe théorique représentative de la


charge en fonction du moment fléchissant.
2. Commenter la forme de la courbe obtenue.
3. Quelle conclusion tirez-vous quant à la variation du moment fléchissant au point de
chargement ? Est-ce que l’équation que vous avez utilisée prédit correctement le
comportement de la poutre ?

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TP1 : Etude du Moment Fléchissant dans une Poutre

Expérience 2 :
Variation du moment fléchissant hors du point de chargement
Cette expérience permet d’étudier comment le moment fléchissant varie au point de coupure de la poutre
pour différentes conditions de chargement. Les figures 4, 5 et 6 illustrent les diagrammes d’effort tranchant.

Figure 5 Diagramme d’efforts

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TP1 : Etude du Moment Fléchissant dans une Poutre

Figure 6 Diagramme d’efforts

Figure 7 Diagramme d’efforts

Nous utiliserons l’expression suivant :

" Le moment fléchissant dans la section coupée est égal à la somme algébrique des moments des
forces agissant sur le côté droit ou gauche de la section coupée. "

Vérifier que l’afficheur digital d’effort indique zéro sans charge.

Charger délicatement la poutre à l’aide des accroches poids comme indiquer dans la Figure 5, en utilisant les
charges indiquées dans le tableau 3. Inscrivez les résultats obtenus à partir de l’afficheur dans un tableau
comme le Tableau 2.

Calculer ensuite le moment fléchissant (N.m) à partir de la force lue sur l’afficheur à l’aide de la formule suivante
:
Moment fléchissant au point de coupure = Force lue sur l'afficheur x 0.125
Calculer les réactions aux appuis (Ra et Rb) ainsi que le moment fléchissant théorique au point de coupure.
Répéter la procédure avec la poutre chargée comme indiquée aux Figure 6 et Figure 7.
Comparer les résultats obtenus expérimentalement aux résultats théoriques.

Moment fléchissant Moment fléchissant


W1 W2 Force Ra Rb
Figure expérimental théorique
(N) (N) (N) (N) (N)
(Nm) (Nm)

5 3.92
6 1.96 3.92
7 4.91 3.92

Tableau 3 Résultats de l’expérience 2

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TP2 : Étude d’un pont suspendu
simple

Figure 1 : Module d’étude pont simple suspendu STR19

Description
Ce module d’étude d’un pont suspendu simple permet de mesurer la tension dans un câble suspendu
simple pour différents types de chargement et de comparer vos résultats à ceux déduits par le calcul
selon différentes méthodes. L’afficheur numérique STR1a vous permettra de mesurer et d’afficher la
force (tension) dans le câble du pont durant les expériences.
Le câble du pont est suspendu entre deux supports. Il est fixé avec des simples mors sur l’appui droit.
L’appui gauche possède un capteur de force auquel s’accroche l’extrémité du câble afin de mesurer la
force (tension) dans le câble. Des supports placés sous le câble suspendu permettent de maintenir
horizontal le tablier rigide du pont.
TP 2 : Etude d’un pont suspendu simple

Montage de l’équipement

Le module d’étude d’un pont suspendu simple se monte dans le châssis d’essai STR1. La figure 1
une expérience typique et le figure 2 indique comment mettre en place le module.

Avant de mettre en place et d’utiliser cet équipement, il est important de toujours vérifier les points
suivants :

• Contrôler visuellement toutes les parties (y compris les câbles électriques) afin de déceler
d’éventuels dommages ou dégradations. Les remplacer si nécessaire.
• Vérifier que les raccordements électriques sont corrects et sécurisés. L'entretien électrique doit
impérativement être réalisé par une personne habilitée.
• Vérifier que tous les composants sont fixés correctement et que les éléments de fixation sont
suffisamment serrés.

Figure 2 : Montage du module STR19

Positionner le châssis de manière stable. Vérifier que celui ci est monté sur un plan de travail stable,
rigide, plan et facilement accessible

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TP 2 : Etude d’un pont suspendu simple

Ne jamais appliquer de charge excessive en tout point du système.


La procédure de montage est principalement la même pour chaque module de la gamme STR, la
principalement différence étant la façon d’appliquer les charges. Les instructions suivantes ont peut être
déjà été réalisée par votre enseignant.

1. Placez et assemblez le châssis (se référer au manuel fourni avec le châssis) sur un plan de
travail. Faite attention à ce que le « cadre » du châssis soit facilement accessible.

2. Assurez-vous que le châssis est parfaitement de niveau. Un châssis qui n’est pas de niveau
risque de dégrader les résultats.

3. Fixez les appuis de façon à ce que les marques d’alignement (placées derrière les poulies)
soient distantes exactement de 514,5 mm. Ainsi mis en place, vous avez une portée de
500 mm et une flèche de 100 mm lorsque le câble passe au-dessus des poulies.

4. Faite attention lors de la mise en place du câble au-dessus des poulies sur chaque appui
et fixezles extrémités du câble dans les accroches prévues à cet effet sur les appuis. Le pont
suspendu est symétrique, donc vous pouvez le placer dans un sens ou un autre car il n’y a pas
de devant ou d’arrière.

5. Revérifiez si le châssis est de niveau. Le pont suspendu devrait alors être aussi parfaitement
de niveau.

6. Vérifiez que l’afficheur numérique des forces est n’est pas branché. Connectez un câble mini DIN sur
l’entrée « Force Input 1 » de l’afficheur à la prise marquée « Force Output » sur l’appui de gauche.

7. Brancher l’afficheur numérique.

P a g e 10 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 2 : Etude d’un pont suspendu simple

2- EXPÉRIENCES

Expérience 1 :
Relation entre la tension dans le câble et le chargement

Figure 3 : Montages pour l’expérience n°1

Cette expérience permet de démontrer la relation simple entre le chargement et la tension dans le
câble d’un pont suspendu pour de deux types de chargement différents :

▪ Un chargement uniformément réparti (UDL)


▪ Un chargement ponctuel et centré sur le tablier

Cette expérience ignore le propre poids du tablier en faisant l’hypothèse qu’il est petit en comparaison
avec le chargement qu’il lui est appliqué.

1. Créer un tableau pour noter vos résultats similaire au tableau 1 ci-dessous :

Masse totale Tension Tension Masse Charge Tension Tension


Charge totale
uniforméme mesurée calculée pontuelle ponctuell mesurée calculée
uniformém
nt répartie(g) centrée e centrée (N) (N)
Répartie (N)
(N) (N) (g) (N)
450 450

Tableau 1 : Exemple de tableau de résultats pour l’expérience 1

2. Avec le pont suspendu placé sur le châssis mais non chargé, tapotez légèrement la
structure afin de faire disparaitre tout éventuellement frottement parasite dans le câble et
les poulies, puis faite le zéro de la cellule de charge sur l’appui de gauche afin que
l’afficheur numérique STR1a indique une valeur de 00,0N. Vous avez ainsi annulé l’effort
dû au propre poids du pont.

P a g e 11 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 2 : Etude d’un pont suspendu simple

3. Ajoutez une charge uniformément répartie de 450g sur le tablier du pont. Pour cela, ajoutez
dans chaque trou du tablier, un support de poids équipé de 4 masses de 10g. Le support
de poids ayant une masse de 10g, vous avez ajouté au niveau de chaque trou une masse
de 50g et comme il ya neuf trous, vous avez ajouté au total une masse de 450g.
4. De nouveau, tapotez légèrement la structure afin de faire disparaitre tout éventuellement
frottement parasite dans le câble et les poulies. Notez ensuite dans votre tableau la valeur
de la tension du câble affichée par l’afficheur numérique.
5. Enlevez les charges et refaire l’expérience mais en ajoutant une seule masse de 450g au
centre du tablier
6. Convertissez les valeurs des masses en une charge équivalente en Newtons.

Le tableau ci dessous vous sera utile pour effectuer rapidement les conversions d’unité de
masse en unité de charge.

Masse (gramme) Charge (Newton)


100 0.98
200 1.96
300 2.94
400 3.92
500 4.90

Tableau 2 : Table de conversion des grammes en Newtons

Vous devriez remarquer que le chargement uniformément réparti et le chargement ponctuel centré
donnent les mêmes valeurs pour le pont suspendu. Donnez la raison (Remarque : pensez au tablier
en particulier).

Vous pouvez déterminer la tension maximale dans un câble suspendu avec une charge uniformément
répartie à partir de l’équation simplifiée :

Avec

T : la tension dans le câble (N)


L : la portée (m)
D : la flèche (m)
w : le poids par unité de longueur le long de la portée (N/m)

Le poids par unité de longueur est la charge totale (en Newtons) divisé par la longueur sur laquelle
elle est appliquée (en mètres). Par exemple : pour une charge totale de 4,4N, c'est-à-dire 450g et une
portée de 0,5m, w est égal à 4,4/0,5, soit 8,8 N/m.

Calculez la tension dans le câble avec cette formule et comparez avec les résultats que vous avez
obtenus à partir de l’équation 1.

Maintenant que vous avez vu qu’une charge ponctuelle centrée sur le tablier est identique à une charge
uniformément répartie (UDL), vous pouvez trouver la relation entre la charge et la tension sans devoir
ajouter des masses sur tous les 9 crochets du tablier (vous pouvez simplement utiliser la charge
centrale).

Créez un tableau de résultats similaire au tableau 3.

P a g e 12 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 2 : Etude d’un pont suspendu simple

Enlevez toutes les charges sur le pont, tapotez la structure et refaire le zéro de la cellule de charge.

En utilisant un seul support de poids placé au centre du palier, faite passer progressivement la masse
de 100g à 500g comme indiqué dans le tableau. A chaque étape, tapotez la structure pour faire
disparaitre tout frottement parasite, puis notez la valeur mesurée. Calculez la tension théorique dans
le câble pour compléter votre tableau.

Masse ponctuelle Charge ponctuelle Poids par unité de Tension mesurée Tension calculée
centrée centrée longueur
(g) (N) (N/m) (N) (N)
100 0,98
200 1,96
300 2,94
400 3,92
500 4,9

Tableau 3 : Exemple de résultat pour l’expérience 1

Tracez la courbe de la tension en fonction de la charge pour les valeurs mesurées et celles calculées.

Que remarquez-vous à propos de la relation entre la tension et la charge ?

Expérience n°2 :
La tension en fonction de l’application de la charge

Figure 4 : Montage de l’expérience n°2

Le but de l’expérience n°2 est de montrer les changements dans la tension du câble lorsque la charge
est déplacée le long du pont. Comme pour l’expérience 1, vous n’allez pas prendre en compte le poids
du tablier.

1. Créez un tableau de résultats similaire au tableau 4


P a g e 13 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL
TP 2 : Etude d’un pont suspendu simple

Position le long du tablier


50 mm 100 mm 150 mm 200 mm 250 mm 300 mm 350 mm 400 mm 450 mm
(0,05m) (0,10m) (0,15m) (0,20 m) (0,25m) (0,30m) (0,35 m) (0,40 m) (0,45m)
Tension
(N)

Tableau 4 : Exemple de tableau de résultats pour l’expérience 2

2. Avec le pont suspendu placé sur le châssis mais non chargé, tapotez légèrement la structure afin de
faire disparaitre tout éventuellement frottement parasite dans le câble et les poulies, puis faite lezéro
de la cellule de charge sur l’appui de gauche afin que l’afficheur numérique STR1a indique une
valeur de 00,0N. Vous avez ainsi annulé l’effort dû au propre poids du pont.
3. Ajoutez une masse ponctuelle de 500g (49 masses de 10g, plus le crochet qui a une masse de
10g) dans le premier trou du tablier à une distance de 50 mm de l’extrémité gauche du tablier.
4. Notez la tension dans le câble et répétez la mesure pour les autres positions le long du tablier par
intervalle de 50 mm
5. Tracez la courbe de la tension en fonction de la position de la charge en mm. Tracez une ligne
horizontale en pointillés correspondant à la valeur de la tension pour la charge placée au centre
du tablier (comme celle attendue pour une charge uniformément répartie). Comme vous le savez
après la première expérience, ce devrait être la tension attendue avec une masse de 500 g repartie
uniformément le long du tablier.
6. Commentez votre tracé. Que pensez-vous qu’il se passera pour la tension lorsque la charge se
déplace le long du tablier ? (Remarque : pensez au centre de gravité du système). La prochaine
expérience vous aidera à le démontrer.

2.2 – Expérience n°3 – Tension dans le cas d’une charge ponctuelle sur un
tablier « lourd »

Figure 5 : Montage de l’expérience n°3

P a g e 14 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 2 : Etude d’un pont suspendu simple

Avec l’expérience 2, vous avez trouvé qu’une charge passant sur un tablier ne crée pas la même tension
dans le câble qu’une charge uniformément répartie (à moins que la charge soit au centre du tablier).
Cependant, vous n’avez pas pris en compte le propre poids du tablier.

Cette nouvelle expérience va vous aider à déterminer et à comprendre comment et pourquoi la tension
change lorsque vous déplacez une masse ponctuelle le long du pont. Cette expérience intègre le propre
poids du tablier, montrant comment il joue sur les forces et tensions, mais ne prend pas en compte le
poids propre du câble, en assumant qu’il est négligeable au regard des autres charges appliquées.
Comme vous allez le voir, l’analyse va devenir alors plus complexe.

1. Créez un tableau de résultats similaire au tableau 5. La masse du pont est écrite sur lui. Entrez sa
valeur équivalente en Newton dans votre tableau.

Charge (m1)
=Pont (m2) = Position le long du
Charge totale (W) = tablier (x1)

50 mm 100 mm 150 mm 200 mm 250 mm 300 mm 350 mm 400 mm 450 mm

Tension
mesurée(N)

Distance L1 (m)

Distance L2
(m)(L2 =0,5 –
L1)
Angle α

Angle β

VL (N)

Tension calculée
(N)

Tableau 5 – Tableau de résultats vierge pour l’expérience n°3

2. Avec le pont suspendu placé sur le châssis mais non chargé, détachez avec précaution
l’extrémité du câble au niveau de l’appui de gauche. Tapotez légèrement la structure afin
de faire disparaitre tout éventuellement frottement parasite dans le câble et les poulies, puis
faite le zéro de la cellule de charge sur l’appui de gauche afin que l’afficheur numérique a
indique une valeur de 00,0N. Remettre en place l’extrémité du câble sur l’appui de gauche.
L’afficheur numérique indique maintenant la tension dans le câble due au poids propre du
tablier.
3. Ajoutez une masse ponctuelle de 500g (49 masses de 10g, plus le crochet qui a une
masse de 10g) dans le premier trou du tablier à une distance de 50 mm de l’extrémité
gauche du tablier.
4. Notez la tension dans le câble et répétez la mesure pour les autres positions le long du
tablier par intervalle de 50 mm

P a g e 15 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 2 : Etude d’un pont suspendu simple

Figure 6 – Théorie pour la tension du câble

La figure 6 montre la théorie permettant de déterminer la tension(TL) au niveau de l’appui gauche pour
une charge en tout point du pont. Le premier schéma montre dans le cas d’une charge uniformément
répartie (UDL) ou pour une charge ponctuelle placée au centre du tablier que le centre de gravité du
système est identique au centre de gravité du pont et que celui-ci reste horizontal.

Quand la charge est uniformément répartie ou ponctuelle et centrée, les distances du point d’application
de cette force L1 (à partir de la gauche) et L2 (à partir de la droite) sont égales et sont la moitié de la
portée. Ainsi les angles du câble de suspension pour chaque support sont égaux (Ɵ). En prolongeant
les lignes d’action du câble suspendu pour chaque support, on obtient un point d’intersection qui est
aussi sur ligne d’application de la force totale. Ceci crée ainsi un triangle avec un angle droit à partir
duquel vous pouvez calculer la valeur de y par :

P a g e 16 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 2 : Etude d’un pont suspendu simple

𝐿
𝑦 = tan 𝜃 . (2)
2

Donnant un angle de 𝜃 = 35,8° et ainsi 𝑦 = 0,18 𝑚 (180 𝑚𝑚)

Pour simplifier la théorie, à partir de ce point, la théorie fait l’hypothèse que le pont reste horizontal
et que la distance y reste constante pour un pont suspendu simple, sans tenir compte de la masse que
vous ajoutez et de sa position.

Le second et troisième schéma montrent que si vous ajoutez une charge ponctuelle de masse m1, non
centrée, à une distance x1 à partir de la gauche du pont, vous créez une force résultante où le point
d’application est entre x1, le point d’application de la charge ajoutée et x2, le centre de gravité du pont
de masse m2. Le centre de gravité du système global s’est ainsi déplacé vers la gauche.

La force décentrée vers la gauche crée un léger changement dans l’angle d’inclinaison du tablier et pour
les angles du câble suspendu par rapport aux poulies. Chacun de ces angles est maintenant différent,
ainsi l’angle 𝛼 au niveau de l’appui gauche a augmenté alors que l’angle 𝛽 au niveau de l’appui droit à
diminué.

Vous pouvez calculer ces angles à partir de :


𝑦 𝑦
𝛼 = atan 𝑒𝑡 𝛽 = atan (3)
𝐿1 𝐿2

Avec :

(𝑥 1 𝑚 1) + (𝑥 2 𝑚 2)
𝐿1 = (4)
𝑚1 + 𝑚2

Avec

L1 : position du nouveau centre de gravité (m)


x1 : position de la charge (m)
x2 : position du centre de gravité du pont (0,25 m)
m1 : charge ajoutée (N)
m2 : poids du pont (N)

et

𝐿2 = 0,5 − 𝐿1 (5)

La tension dans le câble suspendu est une résultante à deux composantes, une verticale et une
horizontale. Pour l’appui gauche, on a ainsi VL et HL. La composante verticale VL est obtenue par :

tan 𝛼
𝑉𝐿 = W (6)
tan 𝛼 + tan 𝛽

A partir de ceci, les formules trigonométriques permettent de trouver la tension au niveau de l’appui
gauche :

𝑉𝐿
𝑇𝐿 = (7)
sin 𝛼

Utilisez cette théorie pour calcules les positions L1 et L2, ainsi que les angles 𝛼 et 𝛽 et en déduire la

P a g e 17 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 2 : Etude d’un pont suspendu simple

tension théorique au niveau de l’appui gauche.

Tracez la courbe de la tension en fonction de la position pour la tension mesurée et pour celle
calculée. Vous devriez voir un meilleur accord entre les valeurs calculées et les valeurs mesurées en

P a g e 18 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 2 : Etude d’un pont suspendu simple

utilisant cette méthode qu’en supposant une charge uniformément répartie et en négligeant le poids
du pont comme il a été fait dans l’expérience 2. Vous devriez aussi remarquer que le modèle est en
léger désaccord avec les valeurs obtenues avec l’équation simplifiée utilisée pour une charge ponctuelle
centrée (ou une charge uniformément répartie) pour l’expérience 1.

Pour l’expérience 3, vous avez appliqué des charges « lourdes » (en comparaison avec le poids
propre du pont) afin de montrer comment la structure réagit d’une façon exagérée. En réalité, et en
accord avec les structures réelles de pont, les charges appliquées sont moins importantes que le poids
propre du pont qui ferait que la structure est plus stable avec des charges ponctuelles et ferait que les
tensions dans les câbles seraient peu différentes de celles avec le cas simple d’une charge
uniformément répartie.

A ce point, nous avons atteint la limite de la modélisation mathématique avec des hypothèses et des
calculs à la main simples telle que la théorie simplifiée qui fait l’hypothèse que la distance « y » ne
change pas. Bien en réalité, cette distance change lorsque le pont s’incline pour atteindre l’équilibre.

Il est possible de calculer les variations de y, mais c’est relativement fastidieux. Comme les ordinateurs
sont meilleurs pour des opérations répétitives et fastidieuses, l’étape suivant de l’analyse peut se faire
avec le logiciel d’étude des structures de TecQuipment qui peut déterminer avec précision la tension
du câble pour des charges ponctuelles, comme pour des chargements en plusieurs points. Cependant,
même si le logiciel accroit la puissance de calcul, il ne permet cependant pas de modéliser le système
avec précision.

Pour conclure, le modèle du pont suspendu semble simple, mais il devient complexe à analyser avec
précision. Bien qu’il soit un objet intéressant à étudier, il n’est pas en réalité une structure de pont très
pratique en raison de son manque de stabilité. Dans un pont suspendu réel, le tablier n’est pas rigide
et les extrémités sont sur appui, faisant de lui une structure considérablement plus complexe et
hyperstatique. Ainsi les ingénieurs utilisent des modèles numériques complexes pour analyser le
comportement de ponts réels.

P a g e 19 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 3 : Traction simple d’une poutre

TP3 Traction simple d’une poutre

Objectifs :
Les buts de cette manipulation sont :

▪ Mettre en évidence expérimentalement la loi de comportement : effort (F),


allongement (), F =f ().
▪ Déterminer le module d’élasticité longitudinale pour les matériaux étudiés
expérimentalement.

Un essai de traction est une expérience de physique qui permet de mesurer le degré
de résistance à la rupture d’un matériau quelconque. Cet essai ou expérience consiste
à placer une petite barre du matériau à étudier entre les mâchoires d’une machine
de traction qui tire sur la barre jusqu’à sa rupture. On enregistre l’allongement et la
force appliquée, que l’on convertit ensuite en déformation et contrainte.

P a g e 19| TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 3 : Traction simple d’une poutre

1.2 Expérience de traction :

Voici une petite description du système :

▪ Le treillis de base repère 1 est constitué de plat d’acier, montés pour former un
système triangulé rigide.
▪ L’éprouvette d’essai repère 2 est placée entre la chape supérieure, repère 4 et la
chape inférieure repère 4.
▪ La mise en charge est réalisée l’aide du volant, repère 5.
▪ La lecture de l’effort appliqué se fait sur le comparateur, repère 6, lié à une poutre
dynamométrique, repère 7. Ce comparateur gradué en 1/100 mm est placé à la
position qui correspond à 1 daN par graduation du cadran.
▪ Les déplacements des éprouvettes sont mesurés l’aide de deux comparateurs 8
et 9.

1.3 Mode opératoire

- On remet à zéro le comparateur de mesure de la flèche dynamométrique en tournant


le volant dans le sens des aiguilles d’une montre.
- On augmente la charge jusqu’a 1500 N sans relever les déplacements, On vérifie si le
comparateur est en contact avec le point de mesure et dévie.

- On décharge l’éprouvette en la ramenant charge nulle.

P a g e 20| TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 3 : Traction simple d’une poutre

- On charge l’éprouvette 5N.


- On remet le comparateur de mesure de la charge et le comparateur de mesure de
déplacement de l’éprouvette zéro.
- On charge l’éprouvette par palier, en augmentant par incréments de 20 daN la charge
en tournant le volant dans le sens horaire.

Les expériences portent sur la lecture de l’allongement de l’éprouvette en fonction de


l’effort appliqué pour les éprouvettes d’essai suivantes :
L’éprouvette d’essai repère 2 étant placée entre les chapes supérieure et inférieur, on peut
étudier l’allongement relatif de l’éprouvette en fonction de la charge appliquée.
Pour chaque éprouvette d’essai :

o Éprouvette 1 en acier galvanisé de section 1 mm x 19.8 mm


o Éprouvette 2 en alliage d'aluminium de section 1 mm x 19.8 mm
o Éprouvette 3 en alliage d'aluminium de section 2 mm x 19.9 mm
o Éprouvette 4 en PVC de section 1.9 mm x 20.4 mm

Travail à faire :

1) Relever sous différentes charges le déplacement relatif fourni par le comparateur


de mesure de déplacement.
2) Recommencer trois fois cette procédure et compléter le tableau suivant

Charge en Déplacement Déplacement Allongement Contrainte Déformation


daN 1er essai en 2e essai en Δl en mm δ= F/S en MPa Ɛ = △l/𝑙0
mm mm
0

20

40

60

80

100

120

140

160

P a g e 21| TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 3 : Traction simple d’une poutre

F en N S en MPA

∆l en mm

Ɛ en m/m
▪ Raideur de l’éprouvette en acier est K=F/△l
K=
▪ Module de Young longitudinale E= δ/Ɛ
E=

3) Comparez les résultats et Concluez.

P a g e 22| TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 3 : Traction simple d’une poutre

Document Ressource

NOMENCLATURE DU BANC DELTALAB EX 150


22 Comparateur inférieur de mesure des déplacements
21 Comparateur supérieur de mesure des déplacements
20 Noix de serrage x 2
9 Barre de guidage
18 Écrou de chape inférieure
17 Volant de manœuvre
16 Vis de charge
15 Support de comparateur de charge
14 Comparateur de mesure de la charge
13 Poutre dynamométrique
12 Chape supérieure
11 Axe de cadre x 3
10 Chape inférieure
9 Éprouvette de traction
8 Éprouvette de flexion en acier 15x30x600 mm
7 Tirant
6 Rondelle épaulée en delrin noir x 2
5 Appui épaulé en laiton 16x85 mm
4 Appui en laiton 16x85 mm x 2
3 Pige en laiton 10x82 mm
2 Pige en laiton 10x62 mm
1 Cadre triangulaire

P a g e 23| TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 4 : Essai de Flexion simple d’une poutre

TP 4 Flexion simple d’une poutre


Etude d’une poutre de section rectangulaire sur appuis simples, soumise à une charge
concentrée à mi-porte.

Objectif :

Les buts de cette manipulation sont :

▪ Mettre en évidence expérimentale la loi de comportement : flèche mi-portée


(f), f=f(F).
▪ Vérifier l’influence :
o du moment quadratique
o de la portée
o du module d’élasticité longitudinale E du matériau

Etude théorique :

2.1) déterminons le moment quadratique IGz de la poutre posée à plat, le contact


avec les appuis simples se fait suivant la longueur b.
2.2) déterminons le moment quadratique IGz de la poutre posée sur chant, le contact
avec les appuis simples se fait suivant la longueur a.
2.3) déterminons le déplacement vertical du point M en fonction de x, F, L et
2.4) en déduire la flèche à mi-portée (f).

P a g e 24| TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 4 : Essai de Flexion simple d’une poutre

Expérience de flexion :

▪ Le treillis de base est constitué de plats d’acier, montés pour former un système
triangulé rigide.
▪ La poutre d’essai repère 1 est placée sur les appuis constitués par les deux piges
repère 2. Pour un essai des poutres à plat, tourner les rondelles étagées repère
3, de façon à faire porter les poutres à chant, tourner les rondelles étagées de
façon à faire porter les poutres sur le niveau supérieur des rondelles étagées.
▪ La mise en charge est réalisée l’aide du volant, repère 4.
▪ La lecture de l’effort appliqué se fait sur le comparateur, repère 5, lié à une poutre
dynamométrique, repère 6. Ce comparateur gradué en 1/100 mm est placé à la
position qui correspond à 1daN par graduation du cadran.
▪ Le déplacement total du point de chargement de la poutre est mesuré à l’aide du
comparateur, repère 7.
▪ Le déplacement de l’appui gauche de la poutre est mesuré l’aide du comparateur,
repère 7

2.4 Mode opératoire :


Les expériences portent sur la lecture de la flèche en fonction de l’effort appliqué pour
les poutres d’essai suivantes

Les poutres d’essai étant placée entre ses deux appuis, on peut étudier la flèche
miportée en fonction de la charge appliquée.

P a g e 25| TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 4 : Essai de Flexion simple d’une poutre

Pour chaque éprouvette d’essai :

• Effectuer un zéro grossier du comparateur de mesure de la flèche dynamométrique


en tournant le volant de manœuvre dans le sens des aiguilles d’une montre.
• Faire une montée en charge jusqu'à 1500 N environ sans relever les déplacements.
Vérifier que les comparateurs de mesure des déplacements de la poutre dévient bien
et sont donc en contact avec les points de mesure sur l’étendue de la mesure prévue.
• Décharger la poutre en la ramenant à la charge nulle.
• Charger légèrement la poutre 5 N environ.
• Régler à zéro le comparateur de mesure de la charge appliquée.
• Régler à zéro les deux comparateurs de mesure des déplacements de la poutre.
• Charger la poutre par palier, en augmentant par incréments de 20 daN la charge en
tournant le volant dans le sens horaire

Cette expérience porte sur la mesure de la flèche en fonction de l’effort appliqué pour
les poutres suivantes :

1. Poutre en acier posée sur chant pour l=500mm


2. Poutre en acier posée sur chant pour l=400mm
3. Poutre en acier posée à plat pour l=500mm
4. Poutre en acier posée à plat pour l=400mm
5. Poutre en alliage léger posée sur chant pour l=500mm
6. Poutre en alliage léger posée sur chant pour l=400mm
7. Poutre en alliage léger posée à plat pour l=500mm
8. Poutre en alliage léger posée à plat pour l=400mm

Caractéristique de la poutre en acier :

E=200000MPA S=15mm*30mm l=500mm

Caractéristique de la poutre en alliage léger :

E=70000MPa S=15mm*30mm l=500mm ou l=400mm

P a g e 26| TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 4 : Essai de Flexion simple d’une poutre

Travail à faire :

1. Relever sous les différentes charges la flèche à mi-portée qui correspond au


déplacement du comparateur 7.
2. Recommencer trois fois cette procédure.
3. Pour chaque poutre étudiée, comparer les mesures expérimentales avec le calcul
théorique.
4. Commenter les résultats obtenus.
5. Calculer de la raideur expérimentale de la poutre :

Flèche
Charge en Flèche théorique
Expérimentale en
daN en mm Erreur en %
mm
0

20

40

60

80

100

120

140

160

F en N

Flèche expérimentale en
mm

P a g e 27| TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP 4 : Essai de Flexion simple d’une poutre

▪ Raideur expérimentale de la courbe expérimental sachant que Kexp =F/YMAX

Kexp =

▪ Raideur théorique de la courbe théorique sachant que K_théorique =F/YMAX

K_théorique =

6) Comparez les résultats et Concluez.

P a g e 28| TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


Simulation des structures Logiciel « RDM7 »

Objectif du TP :
A partir du logiciel de simulation RDM6, nous voulons tout d'abord vérifier ces résultats
numériques par rapport aux résultats théoriques dans le cas d'une poutre soumise à la
sollicitation de flexion dans plusieurs situations.
RDM Flexion est un module du RDM6 destiné à l’analyse statique, par la méthode des éléments
finis, des poutres droites sollicitées en flexion simple.
Le logiciel contient plusieurs modes, on s'intéresse principalement à RDM-Flexion, et RDM-
ossatures.

Présentation de logiciel :

La modélisation est une méthode de résolution des problèmes, dans laquelle le système étudié
est remplacé par un objet simple, le modèle, qui décrit le système réel et / ou son
comportement. La simulation est utilisée lorsqu'il serait impossible ou peu pratique de réaliser
certaines expériences sur un système réel : par exemple, en raison du coût élevé du
prototypage et des essais, ou parce que la fragilité du système fait que celui-ci ne pourrait pas
soutenir des tests approfondis, ou encore parce que la durée de l'expérience en temps réel est
peu pratique. Ici nous utiliserons le logiciel RDM6 pour simuler le comportement de vos
structures.
TP5 : Simulation des structures Logiciel « RDM7 »

Modélisation du support
Ouvrir le logiciel RDM 6 Flexion : icône « Flexion » sur le bureau Windows.

Créez une « Nouvelle étude » avec 3 nœuds (deux appuis et un point d'application du poids)

Rentrez les coordonnées des points de la structure :

Choix du matériau de la poutre (Fer ou


Aluminium dans la bibliothèque

Choix du profil de la poutre dans la bibliothèque

Choix des appuis de la poutre (deux appuis

simples)

Choix du chargement (charge nodale)

Résultats
▪ Affichage des moments fléchissant
Affichage de la déformée
Affichage des contraintes normales

Corriger une erreur de saisie de charge (en 3 étapes)


Pour connaître les actions aux appuis, il suffit de faire un « clic-droit » sur l'appui concerné

PUIS cliquer sur le type de charge que vous voulez Supprimer, pour enfin cliquer sur le nœud
correspondant à la charge à effacer.

P a g e 30 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP5 : Simulation des structures Logiciel « RDM7 »

Exercice 1 : poutre en T

La poutre droite 1 2 de longueur L est encastrée en 1. La section droite est un T à ailes égales. Soit E le module
de Young du matériau

La poutre porte sur toute sa longueur une charge uniformément répartie d’intensité p. On
donne :

E = 200000 MPa, L = 1 m , t = 10 mm , p = - 1000 daN/m

TRAVAIL À FAIRE

1. Modéliser la poutre avec RDM 6

2. Déterminer les déplacements nodaux (Rotation et translation) des différents nœuds.

3. Déterminer les actions de liaisons

4. Déterminer le moment de flexion maximale ; indiquer son lieu

Exercice 2

Considérons la poutre continue, de section droite constante, représentée sur la figure :

Soit E le module de Young du matériau. La section droite est un rectangle plein de base B et
de hauteur H.

P a g e 31 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP5 : Simulation des structures Logiciel « RDM7 »

Les sections 1 et 6 sont encastrées. La poutre repose sur trois appuis simples en 2, 3 et 4.
Elle est soumise entre les nœuds 1 et 3 a une charge uniformément répartie d’intensité
linéique (0; p; 0). Le nœud 5 porte une force d’intensité (0; P; 0).

On donne :

L = 0:7 m , B = 50 mm , H = 60 mm E = 200000 MPa p = -20000 N/m , P =-5000 N

TRAVAIL À FAIRE

1. Modéliser la poutre avec RDM 6


2. Déterminer les déplacements nodaux (Rotation et translation) des différents nœuds.
3. Déterminer les actions de liaisons
4. Déterminer le moment de flexion maximale ; indiquer son lieu

Exercice 3 Rotule intérieure

La poutre droite représentée sur la figure est composée de deux tronçons 1 ¡ 2 et 2 ¡ 3 reliés
entre eux par une rotule. L’ensemble est encastré en 1 et 3 :

La poutre est un rond creux de diamètres extérieurs D et d’épaisseur t. Soit E le module de


Young du matériau.

La poutre porte deux charges triangulaires :


▪ Entre les sections 1 et 2 : py1 = p, py2 = 0
▪ Entre les sections 2 et 3 : py2 = 0, py3 = 2 p

On donne :
E = 210000 MPa, L = 0:4 m , D = 40 mm , t = 5 mm , p = -6000 N/m

TRAVAIL À FAIRE
1. Modéliser la poutre avec RDM 6
2. Déterminer les déplacements nodaux (Rotation et translation) des différents nœuds.
3. Déterminer les actions de liaisons
4. Déterminer le moment de flexion maximale ; indiquer son lieu
P a g e 32 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL
TP5 : Simulation des structures Logiciel « RDM7 »

RDM – Ossatures

RDM-Ossatures permet l’étude, par la méthode des éléments finis du comportement statique
et dynamique des ossatures.

Les hypothèses retenues sont :

• Les ossatures sont constituées de poutres droites.


• Les déplacements sont petits.
• Les matériaux sont isotropes.
• Les relations entre les contraintes et les déformations sont linéaires.
• Le centre de gravité et le centre de cisaillement des sections droites sont
confondus.
• Le cisaillement transversal est pris en compte (modèle de Timoshenko) ou négligé
(modèle de Bernoulli).

Créer une structure :

Double-cliquez sur l’icône Ossatures sur le bureau.


Lorsque le logiciel est ouvert, cliquez sur Fichier → Nouvelle
étude,choisissez PLANE, puis OK.

C
l
i
q
u
e
z

P a g e 33 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP5 : Simulation des structures Logiciel « RDM7 »

Entrez alors les points que vous aurez déterminé graphiquement (attention toutefois à
bien cliquer sur CM dans la partie Longueur).

Ensuite, il vous reste à relier les différents points par des poutres (éléments de structure).

Cliquez sur l'icône


Cliquez alors surles entourée en
points, en partant
de la base,de sorte rouge et vert
à réaliser la (Poutres
structure du définies par une
Bâtiment. série denœuds)

Maintenant que vous avez analysé les déformations et que vous souhaitez améliorer les
résultats, vous allez devoir modifier votre structure.

Pour ce faire, vous allez devoir ajouter des poutres, donc des
nœ[Link] modifier une structure, il y a 2 solutions :
1- Ajouter des nœuds au milieu de poutres existantes ;
2- Ajouter des nœuds à une certaine distance sur les poutres existantes.

Pour ajouter un nœud au milieu d'une poutre existante, cliquez sur le bouton

Discrétiser une poutre (entouré en vert) ;

→ Entrez alors 2 dans la fenêtre qui vient de s'ouvrir (cela a pour effet de diviser en 2 la
poutre)
→ Cliquez sur la (ou les) poutre(s) que vous souhaitez « diviser ».

P a g e 34 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP5 : Simulation des structures Logiciel « RDM7 »

Pour ajouter un nœud sur une poutre, à une certaine distance d'une extrémité, cliquez
sur le bouton Nœud sur une poutre (entouré en orange).

→ Choisissez alors la poutre sur laquelle vous voulez fixer le nœud ;


→ Cliquez sur l'extrémité de référence de la poutre ;

→ Entrez la distance à laquelle vous voulez fixer le nœud en question.

P a g e 35 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


TP5 : Simulation des structures Logiciel « RDM7 »

EXERCICE1 : Portique Plane

La structure plane représentée sur la figure est constituée de deux poutres de même section
droite. Soient A l’aire de sections droites et Iz leur moment quadratique par rapport à l’axe Z.
L’ossature est encastrée en 1 et articulé en 4.

Les poutres sont en acier de module de Yong E.

Le nœud 2 porte une force de composantes (P, 0, 0).

L’énergie de déformation due à l’effort tranchant est négligée (modèle de


Bernoulli). On donne :

L = 2 m A = 16 cm2 , IZ = 135 cm4

E = 200000 MPa , P = 10000 N

Soient A l’aire de sections droites et Iz leur moment quadratique par rapport à l’axe Z.
L’ossature est encastrée en 1 et articulé en 4.

Les poutres sont en acier de module de Yong E.

P a g e 36 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


37
Exercice 2 : Treillis plan à nœuds articulés

La structure représentée sur la figure est composée de trois barres articulées entre
elles.
L’ensemble est relié à l’extérieur par trois rotules en 2, 3 et 4.

Les trois barres ont la même section droite : carré plein de côte 10 mm.
Les poutres 1 − 2 et 1 − 4 sont en acier :
▪ Module de Young = 200000 MPa
▪ Coefficient de dilatation = 11 10−6 K−1
La poutre 1 − 3 est en laiton :
Module de Young=100000 Mpa
Coefficient de dilatation = 18 10−6 K−1 Le nœud 1 porte
une charge P de composantes (0, -10000,0) N
L’ossature subit une augmentation de température de 50 K.

P a g e 37 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


38

Etapes de Modélisation :

Les étapes de la modélisation sont :

Nouvelle étude :

▪ Définir le type de l’ossature : Plane


▪ Définir l’unité de longueur : m
▪ Entrer les coordonnées des nœuds : (0, −0.8), (−0.6, 0), (0, 0), (0.6, 0)

Poutres
▪ Créer des poutres définies par leur nœud origine et leur nœud extrémité
▪ Les trois poutres sont du type rotule-rotule (liaisons intérieures)

Sections droites

▪ Section droite paramétrée Carré plein de côté 10 mm

Matériaux
▪ Modifier la couleur courante
▪ Attribuer la couleur courante à la poutre 1 − 3 (bouton Elément)
▪ Entrer les caractéristiques de la poutre en laiton (bouton
Définir) module de Young = 100000 MPa , coefficient de
dilatation 18E−6K−1

▪ Entrer les caractéristiques des poutres en acier ( bouton


Définir)
▪ module de Young = 200000 MPa , coefficient de dilatation
= 11E−6 K−1

Liaisons
L’ossature est articulée en 2 , 3 et 4 Cas de charges Le nœud 1 porte une force
de composantes (0,−10000, 0) N Variation de température = 50 K

Calculer
Analyse statique
Enregistrer les données et lancer le calcul

P a g e 38 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


39

EXERCICE3 : Portique Plane

L’ossature plane représentée su r la figure est constituée de quatre poutres droites.


L’ensemble est lié́ à̀ l’extérieur par deux rotules en 1 et 5. Les poutres 2 − 3 et 3 − 4 sont
liées entre elles par une rotule.

La structure est en acier.

Les quatre poutres sont des HEA 600.

Le nœud 2 porte une force P0=400 daN

La poutre1−2 porte une charge uniformément répartie q1=1000 daN/m

Les poutres 2−3 et 3−4 portent une charge uniformément répartie

q2=5000 daN/m

P a g e 39 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


40
Exercice 4 : Ossature spatiale

L’ossature spatiale représentée sur la figure est constituée de poutres dont les sections
droites sont des rectangles pleins.

Les coordonnées nodales sont :


nœud x (m) y (m) z (m)
1 0 0 0
2 0 0 4
3 0 8 4
4 0 11 4
5 3 8 4
6 3 8 0

Les caractéristiques élastiques du matériau sont : E=100000 MPa et ν = 0.2987.

L’énergie de déformation due à l’effort tranchant est prise en compte (modèle de

Timoshenko). Les sections 1 et 6 sont encastrées.

Le nœud 4 porte une force de composantes (0, 0,−1000) daN

Les étapes de la modélisation sont :

P a g e 40 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL


41
Etapes de modélisation

Nouvelle étude

▪ Définir le type de l’ossature : Spatiale

▪ Définir l’unité de longueur : m

▪ Entrer les coordonnées des nœuds

Poutres :

Les poutres sont définies par leur nœud origine et leur nœud extrémité

Matériaux :

Module de Young = 100000 MPa, coefficient de Poisson = 0.2987

Sections droites

Changer les poutres 3 − 5 et 5 − 6 de groupe

• Paramétrée : Désigner la poutre 3 rectangle plein : 600*300 mm

• Paramétrée Désigner la poutre 3-5 rectangle plein : 500*300 mm

• Paramétrée Désigner la poutre 5-6 rectangle plein : 800*300 mm

Repère local

Modifier le repère local de la poutre 1 − 2 (angle = 90˚)

Liaisons
L’ossature est encastrée en 1 et 6

Cas de charges

Le nœud 4 porte une charge de composantes (0, 0, −1000) daN

P a g e 41 | TP-RDM 1ère Année Cycle d’ingénieur GIL

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