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Méthodologie de Recherche Universitaire

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UNIVERSITE DU BURUNDI

INSTITUT DE STATISTIQUE APPLIQUEE


CAMPUS NYAMUGERERA

Méthodologie de Recherche
Maitre Assistant :
Année Académique : 2019-2020
Zabulon BUCUMI,MSc
Table des matières

1 Introduction 1
1.1 Sens de Recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1

1.2 Objectifs de la Recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

1.3 Motivation dans une recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

1.4 Types de recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

1.5 Approches de la recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

1.6 Importance de la recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

1.7 Méthodes de recherche versus méthodologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

1.8 Recherche et méthode scientique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

1.9 Importance de savoir comment la recherche est eectuée . . . . . . . . . . . . . 8

1.10 Processus de recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

1.11 Critères d'une bonne recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

1.12 Problèmes rencontrés par les chercheurs au Burundi . . . . . . . . . . . . . . . 13

1.13 Questions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

2 Dénition du problème de recherche 15


2.1 Qu'est-ce qu'un problème de recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

2.2 Le choix d'un problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

2.3 Nécessité de dénir le problème. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

2.4 Technique impliquée dans la dénition d'un problème. . . . . . . . . . . . . . . . 16

2.5 Illustration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

2.6 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

2.7 Questions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

3 Plan de recherche 18
3.1 Signication du plan de la recherche. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

3.2 Caractéristique d'un bon plan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

3.3 Diérents plans de recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

3.3.1 Plan de la recherche en cas d'études de recherche exploratoire : . . . . . . 19

3.3.2 Plan de la recherche en cas d'études de recherche descriptive et diagnos-


tique : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

i
TABLE DES MATIÈRES

3.3.3 Plan de la recherche en cas d'études de recherche portant sur les tests
d'hypothèses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

3.4 Élaboration d'un plan de recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

3.5 Questions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

4 Plan d'échantillonnage 22
4.1 Caractéristiques d'un bon échantillon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

4.2 Critères de sélection d'une procédure d'échantillonnage . . . . . . . . . . . . . . 23

4.3 Diérents types de modèles d'échantillons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24

4.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24

4.5 Questions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25

5 Méthodes de collecte de données 27


5.1 Collecte des données primaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

5.1.1 La méthode d'observation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

5.1.2 Méthode d'entretien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28

5.1.3 Collecte des données à travers des questionnaires, . . . . . . . . . . . . . 28

5.1.4 Collecte de données par le biais des horaires. . . . . . . . . . . . . . . . . 28

5.2 Collecte de données secondaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28

5.3 Questions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29

6 Traitement et analyse des données 31


6.1 Opérations de traitement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

6.1.1 Édition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

6.1.2 Codage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

6.1.3 Classication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

6.1.4 Tabulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

6.2 Éléments / types d'analyse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

6.3 Rôle des statistiques dans la recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33

6.4 Questions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33

7 Interprétation et rédaction de rapports 35


7.1 Signication d'une interprétation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35

7.2 Pourquoi l'interprétation ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35

7.3 Technique d'interprétation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36

7.4 Précautions à prendre pendant l'interprétation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36

7.5 Importance de la rédaction du Rapport . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37

7.6 Diérentes étapes de la rédaction du rapport . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38

7.7 Précautions à prendre pour la rédaction des rapports de recherche . . . . . . . . 39

7.8 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40

7.9 Question . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40

Methodologie de Recherche Page ii MSc. Zabulon BUCUMI


Chapitre 1
Introduction

1.1 Sens de Recherche


La recherche dans le langage courant renvoie à la recherche de connaissances. On peut éga-
lement dénir la recherche comme une recherche scientique et systématique d'informations
pertinentes sur un sujet spécique. En fait, la recherche est un art d'investigation scientique.
Le Dictionnaire de l'anglais courant de l'apprenant avancé dénit le sens de la recherche comme
une enquête ou une enquête minutieuse, spécialement par la recherche de nouveaux faits dans
n'importe quelle branche du savoir. Redman et Mory dénissent la recherche comme un eort
systématisé pour acquérir de nouvelles connaissances. Certains considèrent la recherche comme
un mouvement, un mouvement du connu vers l'inconnu. C'est en fait un voyage de découverte.
Nous possédons tous l'instinct vital de la curiosité car, lorsque l'inconnu nous confronte, nous
nous émerveillons et notre curiosité nous fait sonder et atteindre une compréhension pleine et
plus complète de l'inconnu. Cette curiosité est la mère de toutes les connaissances et la méthode
que l'homme emploie pour obtenir la connaissance de l'inconnu, peut être appelé recherche.
La recherche est une activité académique et en tant que telle, le terme doit être utilisé dans un
sens technique.

Selon Cliord Woody, la recherche comprend la dénition et la redénition des problèmes,


la formulation d'hypothèses ou des solutions suggérées ; collecte, organisation et évaluation
des données ; faire des déductions et tirer des conclusions ; et enn tester soigneusement les
conclusions pour déterminer si elles correspondent à l'hypothèse de formulation. D. Slesinger
et M. Stephenson dans l'Encyclopédie des sciences sociales dénissent la recherche comme la
manipulation de choses, de concepts ou de symboles dans le but de généraliser pour étendre,
corriger ou vérier les connaissances, que ces connaissances aident à la construction de la théorie
ou à la pratique d'un art. 

La recherche est donc une contribution originale au stock de connaissances existant contri-
buant à son avancement. C'est la poursuite de la vérité à l'aide de l'étude, de l'observation,
de la comparaison et de l'expérience. En bref, la recherche de connaissances par une méthode
objective et systématique pour trouver une solution à un problème est la recherche. L'approche
systématique de généralisation et de formulation d'une théorie est aussi de la recherche.

En tant que tel, le terme  recherche  fait référence à la méthode systématique consistant à
énoncer le problème, à formuler une hypothèse, à collecter les faits ou les données, à analyser
les faits et à tirer certaines conclusions soit sous forme de solution(s) au problème concerné,
soit en certaines généralisations pour une formulation théorique.

1
1.2. OBJECTIFS DE LA RECHERCHE

1.2 Objectifs de la Recherche


Le but de la recherche est de découvrir des réponses aux questions à travers l'application de
procédures scientiques. Le but principal de la recherche est de découvrir la vérité qui est cachée
et qui n'a pas encore été découverte. Bien que chaque étude de recherche ait son propre objectif
spécique, nous pouvons penser que les objectifs de recherche relèvent d'un certain nombre de
grands groupes suivants :

1. Se familiariser avec un phénomène ou obtenir de nouvelles connaissances sur celui-ci


(les études avec cet objet en vue sont appelées études de recherche exploratoire ou de
formulation ) ;
2. Décrire avec précision les caractéristiques d'un individu, d'une situation ou d'un groupe
en particulier (les études avec cet objet en vue sont appelées études de recherche des-
criptives ) ;
3. Déterminer la fréquence à laquelle quelque chose se produit ou à laquelle il est asso-
cié à autre chose (les études avec cet objet en vue sont appelées études de recherche
diagnostique ) ;
4. Tester l'hypothèse d'une relation causale entre les variables (ces études sont appelées
études de recherche testant des hypothèses ).

1.3 Motivation dans une recherche


Qu'est-ce qui pousse les gens à entreprendre des recherches ? C'est une question d'une im-
portance fondamentale. Les motifs possibles pour faire de la recherche peuvent être l'un ou
plusieurs des suivants :

1. Le désir d'obtenir un diplôme de recherche avec ses avantages conséquents ;

2. Le désir de relever le dé de résoudre les problèmes non résolus ;

3. Le désir d'obtenir la joie intellectuelle de faire un travail créatif ;

4. Le désir d'être au service de la société ;

5. Le désir d'obtenir la respectabilité.

Cependant, il ne s'agit pas d'une liste exhaustive de facteurs qui motivent les gens à entreprendre
des études de recherche. De nombreux autres facteurs tels que les directives du gouvernement,
les conditions d'emploi, la curiosité pour de nouvelles choses, le désir de comprendre les relations
causales, la pensée sociale et l'éveil, etc. peuvent aussi motiver (ou parfois contraindre) les gens
à eectuer des opérations de recherche.

1.4 Types de recherche


Les types de base de la recherche sont les suivants :

1. Descriptive vs Analytique : La recherche descriptive comprend des enquêtes et des


enquêtes factuelles de diérents types. Le but principal de la recherche descriptive est
la description de l'état des choses tel qu'il existe actuellement. Dans la recherche en
sciences sociales et commerciales, nous utilisons assez souvent le terme recherche ex post
facto pour des études de recherche descriptives. La principale caractéristique de cette
méthode est que le chercheur n'a aucun contrôle sur les variables ; il ne peut rapporter
que ce qui s'est passé ou ce qui se passe. La plupart des projets de recherche ex post

Methodologie de Recherche Page 2 MSc. Zabulon BUCUMI


1.4. TYPES DE RECHERCHE

facto sont utilisés pour des études descriptives dans lesquelles le chercheur cherche à
mesurer des éléments tels que, par exemple, la fréquence des achats, les préférences
des personnes ou des données similaires. Les études ex post facto incluent également
les tentatives des chercheurs de découvrir les causes même lorsqu'ils ne peuvent pas
contrôler les variables. Les méthodes de recherche utilisées dans la recherche descriptive
sont des méthodes d'enquête de toutes sortes, y compris des méthodes comparatives et
corrélationnelles. Dans la recherche analytique, en revanche, le chercheur doit utiliser
des faits ou des informations déjà disponibles et les analyser pour faire une évaluation
critique du sujet.

2. Appliquée ou fondamentale : La recherche peut être soit appliquée , soit fondamentale (


ou pure). La recherche appliquée vise à trouver une solution à un problème immédiat
auquel est confrontée une société ou une organisation industrielle / commerciale, alors
que la recherche fondamentale s'intéresse principalement aux généralisations et à la
formulation d'une théorie. La collecte de connaissances pour la connaissance est appelée
recherche pure ou fondamentale. Les recherches concernant un phénomène naturel
ou relatives aux mathématiques pures sont des exemples de recherche fondamentale.
De même, les recherches sur le comportement humain menées en vue de généraliser le
comportement humain sont également des exemples de recherche fondamentale, mais la
recherche visant certaines conclusions (disons une solution) face à un problème social ou
commercial concret est un exemple de la recherche appliquée. La recherche pour identier
les tendances sociales, économiques ou politiques susceptibles d'aecter une institution
particulière ou la recherche de copie (recherche pour savoir si certaines communications
seront lues et comprises) ou la recherche marketing ou la recherche d'évaluation sont
des exemples de recherche appliquée. Ainsi, l'objectif central de la recherche appliquée
est de trouver une solution à un problème pratique pressant, alors que la recherche
fondamentale vise à trouver des informations qui ont une large base d'applications et
s'ajoutent ainsi au corpus organisé déjà existant de connaissances scientiques.

3. Quantitative vs qualitative : La recherche quantitative est basée sur la mesure de la


quantité ou du montant. Elle s'applique aux phénomènes qui peuvent être exprimés en
termes de quantité. La recherche qualitative, quant à elle, concerne les phénomènes
qualitatifs, c'est-à-dire les phénomènes liés à ou impliquant la qualité ou la nature. Par
exemple, lorsque nous sommes intéressés à enquêter sur les raisons du comportement
humain (c'est-à-dire pourquoi les gens pensent ou font certaines choses), nous parlons
assez souvent de recherche de motivation, un type important de recherche qualitative.
Ce type de recherche vise à découvrir les motivations et les désirs sous-jacents, en utilisant
des entretiens approfondis à cet eet. D'autres techniques de cette recherche sont les
tests d'association de mots, les tests de complétion de phrases, les tests de complétion
d'histoire et d'autres techniques projectives similaires. On peut toutefois armer que
l'application de la recherche qualitative dans la pratique est une tâche relativement
dicile et que, par conséquent, tout en eectuant de telles recherches, il convient de
demander conseil à des psychologues expérimentaux.

4. Conceptuel vs empirique : La recherche conceptuelle est celle liée à une ou plu-


sieurs idées ou théories abstraites. Il est généralement utilisé par les philosophes et les
penseurs pour développer de nouveaux concepts ou pour réinterpréter des concepts exis-
tants. D'un autre côté, la recherche empirique repose uniquement sur l'expérience
ou l'observation, souvent sans considération pour le système et la théorie. Il s'agit d'une
recherche basée sur des données, qui aboutit à des conclusions qui peuvent être vériées
par l'observation ou l'expérience. Nous pouvons également l'appeler comme type de re-
cherche expérimentale. Dans une telle recherche, il est nécessaire de connaître les faits de
première main, à leur source, et de faire activement certaines choses pour stimuler la pro-

Methodologie de Recherche Page 3 MSc. Zabulon BUCUMI


1.5. APPROCHES DE LA RECHERCHE

duction des informations souhaitées. Dans une telle recherche, le chercheur doit d'abord
se fournir une hypothèse de travail ou deviner les résultats probables. Il travaille ensuite
pour obtenir susamment de faits (données) pour prouver ou réfuter son hypothèse. Il
met alors en place des plans expérimentaux qui, selon lui, manipuleront les personnes ou
les matériaux concernés de manière à apporter les informations souhaitées. Une telle re-
cherche se caractérise ainsi par le contrôle de l'expérimentateur sur les variables étudiées
et sa manipulation délibérée de l'une d'entre elles pour en étudier les eets. La recherche
empirique est appropriée lorsque l'on cherche à prouver que certaines variables aectent
d'une manière ou d'une autre d'autres variables. Les preuves recueillies à travers des
expériences ou des études empiriques sont aujourd'hui considérées comme le support le
plus puissant possible pour une hypothèse donnée.

Tous les autres types de recherche sont des variations d'une ou plusieurs des approches énoncées
ci-dessus, basées soit sur le but de la recherche, soit sur le temps nécessaire pour accomplir la
recherche, sur l'environnement dans lequel la recherche est eectuée, ou sur la base d'un autre
facteur similaire.

1.5 Approches de la recherche


La description ci-dessus des types de recherche met en lumière le fait qu'il existe deux approches
fondamentales de la recherche, à savoir l'approche quantitative et l'approche qualitative.
Le premier implique la génération de données sous forme quantitative qui peuvent être sou-
mises à une analyse quantitative rigoureuse de manière formelle et rigide. Cette approche peut
être sous-classée enapproches inférentielles, expérimentales et de simulation de la recherche.
Le but de l'approche inférentielle de la recherche est de former une base de données à partir de
laquelle inférer des caractéristiques ou des relations de population. Cela signie généralement
une enquête par sondage où un échantillon de population est étudié (interrogé ou observé) pour
déterminer ses caractéristiques, et il est alors déduit que la population a les mêmes caracté-
ristiques. L'approche expérimentale est caractérisée par un contrôle beaucoup plus grand sur
l'environnement de recherche et dans ce cas, certaines variables sont manipulées pour obser-
ver leur eet sur d'autres variables. L'approche de simulation implique la construction d'un
environnement articiel dans lequel des informations et des données pertinentes peuvent être
générées. Ceci permet une observation du comportement dynamique d'un système (ou de son
sous-système) dans des conditions contrôlées. Le terme simulation dans le contexte des ap-
plications des entreprises et des sciences sociales fait référence à l'opération d'un modèle
numérique qui représente la structure d'un processus dynamique. Compte tenu des valeurs des
conditions initiales, des paramètres et des variables exogènes, une simulation est exécutée pour
représenter le comportement du processus dans le temps.  L'approche de simulation peut
également être utile dans la construction de modèles pour comprendre les conditions futures.

L'approche qualitative de la recherche concerne l'évaluation subjective des attitudes, opinions


et comportements. La recherche dans une telle situation est fonction des idées et des impressions
du chercheur.

1.6 Importance de la recherche


Tout progrès est né de l'enquête. Le doute vaut souvent mieux que l'excès de conance, car il
mène à l'enquête et l'enquête mène à l'invention. Hudson.

Methodologie de Recherche Page 4 MSc. Zabulon BUCUMI


1.6. IMPORTANCE DE LA RECHERCHE

Des recherches accrues rendent les progrès [Link] recherche inculque la pensée scientique
et inductive et favorise le développement d'habitudes logiques de pensée et d'organisation.
Le rôle de la recherche dans plusieurs domaines de l'économie appliquée, qu'ils soient liés aux
aaires ou à l'économie dans son ensemble, s'est considérablement accru dans les temps mo-
dernes. La nature de plus en plus complexe des entreprises et du gouvernement a attiré l'atten-
tion sur l'utilisation de la recherche pour résoudre les problèmes opérationnels. La recherche,
en tant qu'aide à la politique économique, a gagné en importance, tant pour le gouvernement
que pour les entreprises. Il nous reste à savoir si au Burundi ces recherches sont bien faites sans
manipulation des données et ou des résultats an d'atteindre le développement national tant
souhaité. Je me réserve...

La recherche fournit la base de presque toutes les politiques gouvernementales de notre système
économique. Par exemple, les budgets gouvernementaux reposent en partie sur une analyse des
besoins et des désirs de la population et sur la disponibilité de revenus pour répondre à ces
besoins. Le coût des besoins doit être assimilé aux revenus probables et c'est un domaine où
la recherche est le plus nécessaire. Grâce à la recherche, nous pouvons concevoir des politiques
alternatives et également examiner les conséquences de chacune de ces alternatives.

La prise de décision peut ne pas faire partie de la recherche, mais la recherche facilite cer-
tainement les décisions des décideurs politiques. Le gouvernement du Burundi doit également
élaborer des programmes visant à traiter toutes les facettes de l'existence du pays et la plupart
d'entre eux seront directement ou indirectement liés aux conditions économiques.

Le sort des cultivateurs, les problèmes des grandes et petites entreprises et de l'industrie, les
conditions de travail, les activités syndicales, les problèmes de distribution, voire la taille et la
nature des services de défense sont des sujets qui nécessitent des recherches.

Ainsi, des recherches sont jugées nécessaires en ce qui concerne l'allocation des ressources na-
tionales. Un autre domaine du gouvernement où la recherche est nécessaire est la collecte
d'informations sur la structure économique et sociale de la nation. Ces informations indiquent
ce qui se passe dans l'économie et les changements en cours. La collecte de ces informations
statistiques n'est en aucun cas une tâche de routine, mais elle implique une variété de problèmes
de recherche. Aujourd'hui, presque tous les gouvernements disposent d'un personnel important
de techniciens de recherche ou d'experts pour poursuivre ce travail. Ainsi, dans le contexte
du gouvernement, la recherche en tant qu'outil de politique économique comporte trois phases
distinctes de fonctionnement, à savoir :

i. l'enquête sur la structure économique grâce à une compilation continue de faits ;


ii. le diagnostic des événements en cours et l'analyse des forces qui les sous-tendent ; et
iii. le pronostic, c'est-à-dire la prédiction des développements futurs.

La recherche a son importance particulière dans la résolution de divers problèmes opérationnels


et de planication des entreprises et de l'industrie. La recherche opérationnelle et l'étude de
marché, ainsi que la recherche motivationnelle, sont considérées comme cruciales et leurs résul-
tats aident, de plusieurs manières, à prendre des décisions commerciales. L'étude de marché est
l'étude de la structure et du développement d'un marché dans le but de formuler des politiques
ecaces d'achat, de production et de vente. Tout cela est d'une grande aide pour les gens du
monde des aaires et de l'industrie qui sont chargés de prendre des décisions commerciales. La
recherche remplace ainsi les décisions commerciales intuitives par des décisions plus logiques et
scientiques.

La recherche est tout aussi importante pour les chercheurs en sciences sociales dans l'étude des
relations sociales et dans la recherche de réponses à divers problèmes sociaux. La recherche en

Methodologie de Recherche Page 5 MSc. Zabulon BUCUMI


1.7. MÉTHODES DE RECHERCHE VERSUS MÉTHODOLOGIE

sciences sociales s'intéresse à la fois à la connaissance pour elle-même et à la connaissance pour


ce qu'elle peut contribuer à des préoccupations pratiques.

En plus de ce qui a été dit ci-dessus, l'importance de la recherche peut également être comprise
en tenant compte des points suivants :
 Pour les étudiants qui doivent rédiger une thèse de maîtrise ou de doctorat ou un rapport
de stage, la recherche peut signier un moyen d'atteindre une position élevée dans la
structure sociale ;
 Pour les professionnels de la méthodologie de la recherche, la recherche peut être une
source de revenus ;
 Pour les analystes et les intellectuels, la recherche peut signier les généralisations de
nouvelles théories. etc.
Ainsi, la recherche est la source du savoir pour le savoir et une source importante de directives
pour résoudre diérents problèmes commerciaux, gouvernementaux et sociaux. C'est une sorte
de formation formelle qui permet de mieux comprendre les nouveaux développements dans son
domaine.

1.7 Méthodes de recherche versus méthodologie


Il semble opportun à ce stade d'expliquer la diérence entre l es méthodes de recherche et la
méthodologie de recherche.
Les méthodes de recherche peuvent être comprises comme l'ensemble des méthodes / tech-
niques utilisées pour la conduite de la recherche. Les méthodes ou techniques de recherche
renvoient ainsi aux méthodes utilisées par les chercheurs pour eectuer des opérations de re-
cherche. En d'autres termes, toutes les méthodes utilisées par le chercheur au cours de l'étude
de son problème de recherche sont qualiées de méthodes de recherche.

Les méthodes de recherche peuvent être mises en trois groupes :

1. Dans le premier groupe, nous incluons les méthodes qui concernent la collecte de données.
Ces méthodes seront utilisées lorsque les données déjà disponibles ne sont pas susantes
pour arriver à la solution requise ;

2. Le deuxième groupe comprend les techniques statistiques utilisées pour établir des rela-
tions entre les données et les inconnues ;

3. Le troisième groupe comprend les méthodes utilisées pour évaluer l'exactitude des résul-
tats obtenus.

Les méthodes de recherche entrant dans les deux derniers groupes mentionnés ci-dessus sont
généralement considérées comme les outils analytiques de la recherche.

La méthodologie de recherche est un moyen de résoudre systématiquement le pro-


blème de la recherche. Cela peut être compris comme une science qui consiste à étudier
comment la recherche est menée scientiquement. Nous y étudions les diérentes étapes géné-
ralement adoptées par un chercheur pour étudier son problème de recherche ainsi que la logique
qui les sous-tend. Il est nécessaire que le chercheur connaisse non seulement les méthodes / tech-
niques de recherche, mais aussi la méthodologie. Les chercheurs ont non seulement besoin de
savoir comment développer certains indices ou tests, comment calculer la moyenne, le mode,
la médiane ou l'écart type ou le chi carré, comment appliquer des techniques de recherche
particulières, mais ils ont également besoin de savoir lesquels de ces méthodes ou techniques
sont pertinentes et celles qui ne le sont pas, et que signieraient-elles et indiqueraient-elles et
pourquoi.

Methodologie de Recherche Page 6 MSc. Zabulon BUCUMI


1.8. RECHERCHE ET MÉTHODE SCIENTIFIQUE

D'après ce qui a été dit ci-dessus, nous pouvons dire que la méthodologie de recherche a de
nombreuses dimensions et que les méthodes de recherche font partie de la méthodologie de
recherche. Le champ de la méthodologie de recherche est plus large que celui des méthodes de
recherche.

Ainsi, lorsque nous parlons de méthodologie de recherche, nous ne parlons pas seulement des
méthodes de recherche, mais nous considérons également la logique derrière les méthodes que
nous utilisons dans le contexte de notre étude de recherche et expliquons pourquoi nous utilisons
une méthode ou une technique particulière et pourquoi nous n'utilisons pas d'autres an que les
résultats de la recherche puissent être évalués soit par le chercheur lui-même, soit par d'autres.
Pourquoi une étude de recherche a été entreprise, comment le problème de recherche a été déni,
de quelle manière et pourquoi l'hypothèse a été formulée, quelles données ont été collectées et
quelle méthode particulière a été adoptée, pourquoi une technique particulière d'analyse des
données a été utilisée et une foule d'autres questions similaires reçoivent généralement une
réponse lorsque nous parlons de méthodologie de recherche concernant un problème de recherche
ou une étude.

1.8 Recherche et méthode scientique


Pour une perception claire du terme recherche, il faut connaître la signication d'une méthode
scientique. Les deux termes, recherche et méthode scientique, sont étroitement liés. La re-
cherche, comme nous l'avons déjà dit, peut être qualiée d 'enquête sur la nature, les raisons
et les conséquences de tout ensemble particulier de circonstances, que ces circonstances soient
contrôlées expérimentalement ou enregistrées au moment où elles se produisent. De plus, la re-
cherche implique que le chercheur s'intéresse à plus que des résultats particuliers ; il s'intéresse
à la répétabilité des résultats et à leur extension à des situations plus complexes et générales.
En revanche, la philosophie commune à toutes les méthodes et techniques de recherche, bien
qu'elles puissent varier considérablement d'une science à une autre, est généralement appelée
méthode scientique. La méthode scientique est la recherche de la vérité déterminée par des
considérations logiques. L'idéal de la science est de parvenir à une interrelation systématique
des faits. La méthode scientique tente d'atteindre cet idéal par l'expérimentation, l'observa-
tion, des arguments logiques à partir de postulats acceptés et une combinaison de ces trois dans
des proportions variables. Dans la méthode scientique, la logique aide à formuler des propo-
sitions de manière explicite et précise an que leurs alternatives possibles deviennent claires.
De plus, la logique développe les conséquences de telles alternatives, et lorsque celles-ci sont
comparées à des phénomènes observables, il devient possible pour le chercheur ou le scientique
d'indiquer quelle alternative est la plus en harmonie avec les faits observés. Tout cela se fait
par l'expérimentation et les investigation d'enquête qui constituent les parties intégrantes de la
méthode scientique.

L'expérimentation est faite pour tester des hypothèses et découvrir de nouvelles relations. Le cas
échéant, parmi les variables. Mais les conclusions tirées sur la base de données expérimentales
sont généralement critiquées pour des hypothèses erronées, des expériences mal conçues, des
expériences mal exécutées ou des interprétations erronées. En tant que tel, le chercheur doit
prêter toute l'attention possible lors de l'élaboration du plan expérimental et ne doit énoncer
que des inférences probables. Le but des investigations d'enquête peut également être de fournir
des informations scientiquement rassemblées pour servir de base aux chercheurs pour leurs
conclusions.

La méthode scientique est donc basée sur certains postulats de base qui peuvent être énoncés
comme suit :

Methodologie de Recherche Page 7 MSc. Zabulon BUCUMI


1.9. IMPORTANCE DE SAVOIR COMMENT LA RECHERCHE EST EFFECTUÉE

1. Elle repose sur des preuves empiriques ;

2. Elle utilise des concepts pertinents ;

3. Elle n'est engagé que sur des considérations objectives ;

4. Elle présuppose la neutralité éthique, c'est-à-dire qu'elle vise à ne faire que des déclara-
tions adéquates et correctes sur les objets de population ;

5. Elle en résulte des prédictions probabilistes ;

6. Sa méthodologie est portée à la connaissance de toutes les parties concernées pour un


examen critique et doit être utilisée pour tester les conclusions par reproduction ;

7. Elle vise à formuler la plupart des axiomes généraux ou ce que l'on peut appeler des
théories scientiques.

Ainsi, la méthode scientique encourage un mode de procédure rigoureux et impersonnel dicté
par les exigences d'une procédure logique et objective.

1.9 Importance de savoir comment la recherche est eec-


tuée
L'étude de la méthodologie de recherche donne à l'étudiant la formation nécessaire à la collecte
de matériel et à son organisation ou à son indexation, la participation au travail de terrain
si nécessaire, ainsi qu'une formation aux techniques de collecte de données appropriées à des
problèmes particuliers, à l'utilisation des statistiques, des questionnaires et des expérimentations
contrôlées et dans l'enregistrement des preuves, les trier et les interpréter. En fait, l'importance
de connaître la méthodologie de la recherche ou la manière dont la recherche est menée découle
des considérations suivantes :

1. Pour celui qui se prépare à une carrière de recherche, l'importance de connaître la mé-
thodologie de la recherche et les techniques de recherche est évidente puisque celles-ci
constituent les outils de son métier. La connaissance de la méthodologie fournit une
bonne formation spécialement au nouveau chercheur et lui permet de faire de meilleures
recherches. Cela l'aide à développer une pensée disciplinée ou un penchant d'esprit
pour observer objectivement le champ. Par conséquent, ceux qui aspirent au carriérisme
dans la recherche doivent développer l'habileté d'utiliser des techniques de recherche et
doivent bien comprendre la logique qui les sous-tend.

2. La connaissance de la façon de faire de la recherche inculquera la capacité d'évaluer


et d'utiliser les résultats de la recherche avec une conance raisonnable. En d'autres
termes, nous pouvons armer que la connaissance de la méthodologie de recherche est
utile dans divers domaines tels que l'administration gouvernementale ou commerciale, le
développement communautaire et le travail social où les personnes sont de plus en plus
appelées à évaluer et à utiliser les résultats de la recherche pour agir.

3. Quand on sait comment se fait la recherche, alors on peut avoir la satisfaction d'acquérir
un nouvel outil intellectuel qui peut devenir une manière de regarder le monde et de
juger l'expérience quotidienne. En conséquence, il permet à l'utilisation de prendre des
décisions intelligentes concernant les problèmes auxquels nous sommes confrontés dans
la vie pratique aux diérents moments. Ainsi, la connaissance de la méthodologie de
recherche fournit des outils pour appréhender objectivement les choses de la vie.

4. A l'ère de la science, nous sommes tous à bien des égards des consommateurs de résultats
de recherche et nous pouvons les utiliser intelligemment à condition de pouvoir juger
de l'adéquation des méthodes par lesquelles ils ont été obtenus. La connaissance de la

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1.10. PROCESSUS DE RECHERCHE

méthodologie aide le consommateur des résultats de recherche à les évaluer et lui permet
de prendre des décisions rationnelles.

1.10 Processus de recherche


Avant de se lancer dans les détails de la méthodologie et des techniques de recherche, il semble
approprié de présenter un bref aperçu du processus de recherche. Le processus de recherche
consiste en une série d'actions ou d'étapes nécessaires pour mener ecacement la recherche et
le séquençage souhaité de ces étapes.

Parfois, la première étape détermine la nature de la dernière étape à entreprendre. Si les procé-
dures ultérieures n'ont pas été prises en compte dans les premiers stades, de sérieuses dicultés
peuvent survenir, pouvant même empêcher l'achèvement de l'étude. Il ne faut pas oublier que
les diérentes étapes d'un processus de recherche ne s'excluent pas mutuellement ; ni ils ne
sont séparés et distincts. Ils ne se succèdent pas nécessairement dans un ordre spécique et le
chercheur doit constamment anticiper à chaque étape du processus de recherche les exigences
des étapes suivantes. Cependant, l'ordre suivant concernant les diérentes étapes fournit une
directive procédurale utile concernant le processus de recherche :

1. formuler le problème de recherche ;

2. une vaste étude de la littérature ;

3. développer l'hypothèse ;

4. préparer la conception de la recherche ;

5. déterminer la conception de l'échantillon ;

6. collecte des données ;

7. exécution du projet ;

8. analyse des données ;

9. test d'hypothèse ;

10. généralisations et interprétation, et

11. préparation du rapport ou présentation des résultats, c'est-à-dire rédaction formelle des
conclusions tirées.

Voyons une brève description des étapes mentionnées ci-dessus qui sera utile.

1. Formulation du problème de recherche : Il existe deux types de problèmes de re-


cherche, à savoir ceux qui concernent les états de la nature et ceux qui concernent les
relations entre les variables. Au tout début, le chercheur doit identier le problème qu'il
veut étudier, c'est-à-dire qu'il doit décider du domaine d'intérêt général ou de l'aspect
d'un sujet sur lequel il souhaite enquêter. Au départ, le problème peut être énoncé de
manière générale et ensuite les ambiguïtés, le cas échéant, relatives au problème peuvent
être résolues. Ensuite, la faisabilité d'une solution particulière doit être envisagée avant
qu'une formulation fonctionnelle du problème puisse être établie. La formulation d'un
thème général en un problème de recherche spécique constitue donc la première étape
d'une enquête scientique. Essentiellement, deux étapes sont impliquées dans la formu-
lation du problème de recherche, à savoir, comprendre le problème à fond et reformuler
le même en termes signicatifs d'un point de vue analytique. La meilleure façon de com-
prendre le problème est d'en discuter avec ses propres collègues ou avec ceux qui ont
une certaine expertise en la matière. Dans une institution académique, le chercheur peut

Methodologie de Recherche Page 9 MSc. Zabulon BUCUMI


1.10. PROCESSUS DE RECHERCHE

demander l'aide d'un guide qui est généralement une personne expérimentée et qui a
plusieurs problèmes de recherche en tête.

Souvent, le guide présente le problème en termes généraux et il appartient au chercheur


de le préciser et de formuler le problème en termes opérationnels. Dans les unités commer-
ciales privées ou dans les organisations gouvernementales, le problème est généralement
signalé par les agences administratives avec lesquelles le chercheur peut discuter de la
façon dont le problème est apparu à l'origine et des considérations impliquées dans ses
solutions possibles.

Le chercheur doit en même temps examiner toute la littérature disponible pour se fa-
miliariser avec le problème choisi. Il peut passer en revue deux types de littérature :
la littérature conceptuelle concernant les concepts et les théories, et la littérature em-
pirique constituée d'études antérieures similaires à celle proposée. Le résultat de base
de cette revue sera la connaissance des données et autres matériels disponibles à des
ns opérationnelles, ce qui permettra au chercheur de spécier son propre problème de
recherche dans un contexte signicatif. Après cela, le chercheur reformule le problème
en termes analytiques ou opérationnels, c'est-à-dire pour mettre le problème en termes
aussi spéciques que possible. Cette tâche de formulation ou de dénition d'un problème
de recherche est une étape de la plus haute importance dans l'ensemble du processus de
recherche.

2. Étude approfondie de la littérature : Une fois le problème formulé, un bref résumé


de celui-ci doit être écrit. Il est obligatoire pour un chercheur qui rédige une thèse de
doctorat de rédiger un résumé du sujet et le soumettre au comité ou au conseil de
recherche pour approbation.

3. Élaboration d'hypothèses de travail : après une étude approfondie de la littérature,


le chercheur doit énoncer en termes clairs l'hypothèse ou les hypothèses de travail. L'hy-
pothèse de travail est une hypothèse provisoire faite an d'en dégager et de tester ses
conséquences logiques ou empiriques. En tant que telle, la manière dont les hypothèses
de recherche sont élaborées est particulièrement importante car elles constituent le point
focal de la recherche. Ils aectent également la manière dont les tests doivent être me-
nés lors de l'analyse des données et indirectement la qualité des données requises pour
l'analyse. Dans la plupart des types de recherche, l'élaboration d'hypothèses de travail
joue un rôle important. L'hypothèse doit être très spécique et limitée à la recherche
en cours car elle doit être testée. Le rôle de l'hypothèse est de guider le chercheur en
délimitant le domaine de recherche et de le maintenir sur la bonne voie. Cela aiguise
sa réexion et concentre son attention sur les aspects les plus importants du problème.
Il indique également le type de données requises et le type de méthodes d'analyse des
données à utiliser.

On peut aussi bien se rappeler que parfois nous pouvons rencontrer un problème où
nous n'avons pas besoin d'hypothèses de travail, spécialement dans le cas de recherches
exploratoires ou de formulation qui ne visent pas à tester l'hypothèse.

4. Préparation du plan de recherche : Le problème de recherche ayant été formulé en


termes clairs, le chercheur devra préparer un plan de recherche, c'est-à-dire qu'il devra
énoncer la structure conceptuelle dans laquelle la recherche sera menée. La préparation
d'une telle conception facilite la recherche pour être aussi ecace que possible en pro-
duisant un maximum d'informations. En d'autres termes, la fonction de la conception
de la recherche est de permettre la collecte de preuves pertinentes avec un minimum
d'eorts, de temps et d'argent. Mais la manière dont tout cela peut être réalisé dépend
principalement du but de la recherche. La préparation du plan de la recherche, appro-
priée à un problème de recherche particulier, implique généralement la prise en compte

Methodologie de Recherche Page 10 MSc. Zabulon BUCUMI


1.10. PROCESSUS DE RECHERCHE

des éléments suivants :

(a) les moyens d'obtenir les informations ;

(b) la disponibilité et les compétences du chercheur et de son personnel (le cas échéant) ;

(c) une explication de la manière dont les moyens sélectionnés pour obtenir des informa-
tions seront organisés et le raisonnement menant à la sélection ;

(d) le temps disponible pour la recherche ; et

(e) le facteur de coût relatif à la recherche, c'est-à-dire le nancement disponible à cet


eet.

5. Détermination du plan d'échantillonnage : tous les éléments considérés dans tout


domaine d'enquête constituent un univers ou une population. Une énumération
complète de tous les éléments de la population est appelée enquête de recensement.
On peut supposer que dans une telle enquête, lorsque tous les éléments sont couverts,
aucun élément de hasard n'est laissé et que la plus grande précision est obtenue. Mais en
pratique, cela peut ne pas être vrai. Même le moindre élément de biais dans une telle en-
quête deviendra de plus en plus grand à mesure que le nombre d'observations augmente.
De plus, il n'existe aucun moyen de vérier l'élément de biais ou son étendue, sauf par une
nouvelle enquête ou l'utilisation d'échantillons de contrôle. En outre, ce type d'enquête
implique beaucoup de temps, d'argent et d'énergie. De plus, l'enquête de recensement
n'est pas possible dans la pratique dans de nombreuses circonstances. Le chercheur doit
décider de la manière de sélectionner un échantillon ou de ce que l'on appelle commu-
nément le plan d'échantillonnage. En d'autres termes, un plan d'échantillonnage est un
plan déni déterminé avant que des données ne soient réellement collectées pour obtenir
un échantillon d'une population donnée.

6. Collecte des données : En traitant tout problème de la vie réelle, on constate souvent
que les données disponibles sont inadéquates et, par conséquent, il devient nécessaire
de collecter des données appropriées. Il existe plusieurs façons de collecter les données
appropriées qui dièrent considérablement en fonction des coûts en argent, du temps
et des autres ressources dont dispose le chercheur. Les données primaires peuvent être
collectées soit par expérience, soit par enquête. Si le chercheur mène une expérience, il
observe des mesures quantitatives, ou des données, à l'aide desquelles il examine la vérité
contenue dans son hypothèse. Mais dans le cas d'une enquête, les données peuvent être
collectées de l'une ou plusieurs des manières suivantes :

(a) par une observation ;

(b) par un entretien personnel. ;

(c) par des entretiens téléphoniques ;

(d) par envoi de questionnaires.

Le chercheur doit choisir l'une de ces méthodes de collecte des données en tenant compte
de la nature de l'enquête, de l'objectif et de la portée de l'enquête, des ressources nan-
cières, du temps disponible et du degré de précision souhaité. Bien qu'il doive prêter
attention à tous ces facteurs, cela dépend en grande partie de la capacité et de l'expé-
rience du chercheur.

7. Exécution du projet : L'exécution du projet est une étape très importante dans le
processus de recherche. Si l'exécution du projet se déroule sur des lignes correctes, les
données à collecter seraient adéquates et ables. Le chercheur doit voir que le projet est
exécuté de manière systématique et dans le temps. Si l'enquête doit être menée au moyen
de questionnaires structurés, les données peuvent être facilement traitées par machine.
Dans une telle situation, les questions ainsi que les réponses possibles peuvent être codées.

Methodologie de Recherche Page 11 MSc. Zabulon BUCUMI


1.11. CRITÈRES D'UNE BONNE RECHERCHE

Si les données doivent être collectées par le biais des enquêteurs, des dispositions doivent
être prises pour une sélection et une formation appropriées des enquêteurs.

8. Analyse des données : Une fois les données collectées, le chercheur se tourne vers la
tâche de les analyser. L'analyse des données nécessite un certain nombre d'opérations
étroitement liées telles que l'établissement de catégories, l'application de ces catégories
aux données brutes à travers le codage, la tabulation puis le tirage des inférences statis-
tiques. Les données lourdes doivent nécessairement être condensées en quelques groupes
et tableaux gérables pour une analyse plus approfondie. Ainsi, le chercheur doit classer
les données brutes en certaines catégories utiles et utilisables. L'opération de codage est
généralement eectuée à ce stade par lequel les catégories de données sont transformées
en symboles qui peuvent être tabulés et comptés. L'édition est la procédure qui amé-
liore la qualité des données pour le codage. Avec le codage, le chercheur est prêt pour la
tabulation. La tabulation fait partie de la procédure technique dans laquelle les données
classiées sont présentées sous forme de tableaux. Les dispositifs mécaniques peuvent
être utilisés à ce stade. Une grande partie des données, en particulier dans les grandes
enquêtes, est compilée par des ordinateurs. Les ordinateurs permettent non seulement
de gagner du temps, mais aussi d'étudier simultanément un grand nombre de variables
aectant un problème.

9. Test d'hypothèses : Après avoir analysé les données comme indiqué ci-dessus, le cher-
cheur est en mesure de tester les hypothèses, le cas échéant, qu'il avait formulées précé-
demment. Les faits appuient-ils les hypothèses ou sont-ils contraires ? C'est la question
habituelle à laquelle il faut répondre lors du test d'hypothèses. Le test d'hypothèse abou-
tira soit à accepter l'hypothèse, soit à la rejeter. Si le chercheur n'avait pas d'hypothèses
au départ, les généralisations établies sur la base de données peuvent être formulées
comme des hypothèses à tester par des recherches ultérieures dans les temps à venir.

10. Généralisations et interprétation : Si une hypothèse est testée et conrmée plusieurs


fois, il peut être possible pour le chercheur d'arriver à une généralisation, c'est-à-dire de
construire une théorie. En fait, la vraie valeur de la recherche réside dans sa capacité à
arriver à certaines généralisations. Si le chercheur n'avait aucune hypothèse pour com-
mencer, il pourrait chercher à expliquer ses découvertes sur la base d'une théorie. C'est ce
qu'on appelle l'interprétation. Le processus d'interprétation peut souvent déclencher de
nouvelles questions qui, à leur tour, peuvent conduire à des recherches supplémentaires.

11. Préparation du rapport ou de la thèse : Enn, le chercheur doit préparer le rapport


de ce qui a été fait par lui.

1.11 Critères d'une bonne recherche


Quels que soient les types de travaux de recherche et d'études, une chose importante est qu'ils
se réunissent tous sur le terrain commun de la méthode scientique qu'ils utilisent. On s'attend
à ce que la recherche scientique satisfasse aux critères suivants :

1. Le but de la recherche doit être clairement déni et des concepts communs doivent être
utilisés.

2. La procédure de recherche utilisée doit être décrite de manière susamment détaillée


pour permettre à un autre chercheur de répéter la recherche pour de nouveaux progrès,
en conservant la continuité de ce qui a déjà été atteint.

3. La conception procédurale de la recherche doit être soigneusement planiée pour produire


des résultats aussi objectifs que possible.

Methodologie de Recherche Page 12 MSc. Zabulon BUCUMI


1.12. PROBLÈMES RENCONTRÉS PAR LES CHERCHEURS AU BURUNDI

4. Le chercheur doit signaler en toute franchise les défauts de conception des procédures et
estimer leurs eets sur les résultats.

5. L'analyse des données doit être susamment adéquate pour révéler son importance et
les méthodes d'analyse utilisées doivent être appropriées. La validité et la abilité des
données doivent être soigneusement vériées.

6. Les conclusions devraient être limitées à celles justiées par les données de la recherche
et limitées à celles pour lesquelles les données fournissent une base adéquate.

7. Une plus grande conance dans la recherche est justiée si le chercheur est expérimenté,
a une bonne réputation en recherche et est une personne intègre.

En d'autres termes, une bonne recherche est systématique, logique, empirique et reproductible.

1.12 Problèmes rencontrés par les chercheurs au Burundi


Les chercheurs au Burundi, en particulier ceux engagés dans la recherche empirique, sont
confrontés à plusieurs problèmes. Certains des problèmes importants sont les suivants :

1. Le manque de formation scientique en méthodologie de la recherche est un obstacle


majeur pour les chercheurs de notre pays. Avant d'entreprendre des projets de recherche,
les chercheurs doivent être bien équipés avec tous les aspects méthodologiques. À ce
titre, des eorts devraient être faits pour orir des cours intensifs de courte durée pour
répondre à cette exigence.

2. L'interaction entre les centres ou les laboratoires de recherche universitaires et les établis-
sements commerciaux, les administrations et les instituts de recherche est insusante.
Des eorts devraient être faits pour développer une liaison satisfaisante entre tous les
intéressés pour des recherches meilleures et réalistes.
3. La plupart des unités commerciales de notre pays peuvent ne pas être convaincues que
le matériel qu'elles fournissent aux chercheurs ne sera pas utilisé à mauvais escient et, à
ce titre, elles hésitent souvent à fournir les informations nécessaires aux chercheurs. Le
concept de secret semble être sacro-saint pour les entreprises du pays à tel point qu'il
se révèle une barrière imperméable aux chercheurs. Ainsi, il est nécessaire de générer la
certitude que les informations/données obtenues d'une unité commerciale ne seront pas
utilisées à mauvais escient.
4. Il n'existe pas de code de conduite pour les chercheurs et les rivalités interuniversitaires
et interministérielles sont également assez fréquentes. Par conséquent, il est nécessaire
d'élaborer un code de conduite pour les chercheurs qui, s'il est respecté sincèrement,
peuvent vaincre ce problème.

5. Des chercheurs dans notre pays sont également confrontés à la diculté d'une assistance
administrative adéquate et opportune, y compris une assistance informatique. Cela en-
traîne des retards inutiles dans l'achèvement des études de recherche. Tous les eorts
possibles doivent être faits dans ce sens pour qu'une assistance ecace soit mis à la
disposition des chercheurs et cela trop bien dans le temps.

1.13 Questions
1. Décrivez brièvement les diérentes étapes d'un processus de recherche.

2. Qu'entendez-vous par recherche ? Expliquez sa signication dans les temps modernes.

Methodologie de Recherche Page 13 MSc. Zabulon BUCUMI


1.13. QUESTIONS

3. Distinguer les méthodes de recherche et la méthodologie de recherche.

4. Décrivez les diérents types de recherche, en soulignant clairement la diérence entre


une expérience et une enquête.

5. Écrivez de courtes notes sur :


 Conception du projet de recherche ;
 Recherche ex post facto ;
 Motivation dans la recherche ;
 Objectifs de la recherche ;
 Critères de bonne recherche ;
 Recherche et méthode scientique.

6. Un chercheur doit travailler en tant que juge et tirer la vérité et non en tant que plaideur
qui ne souhaite que prouver sa cause en faveur de son plaignant. Discutez de l'énoncé
indiquant les objectifs de la recherche.

7. La gestion créative, que ce soit dans l'administration publique ou dans le secteur privé,
dépend de méthodes d'enquête qui maintiennent l'objectivité, la clarté, l'exactitude et
la cohérence. Discutez de cette déclaration et examinez l'importance de la recherche.

8. On dit souvent qu'il n'y a pas de lien adéquat entre certaines des activités en cours dans
le monde universitaire et dans la plupart des entreprises de notre pays. Expliquez cet
état de fait et donnez des suggestions pour amélioration.

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Chapitre 2
Dénition du problème de recherche

Dans le processus de recherche, la première étape est celle de sélectionner et de dénir correcte-
ment un problème de recherche. Un chercheur doit trouver le problème et le formuler de manière
à ce qu'il devienne sensible à la recherche. Comme un médecin, un chercheur doit examiner tous
les symptômes (présentés à lui ou observés par lui) concernant un problème avant de pouvoir
diagnostiquer correctement. Pour dénir correctement un problème, un chercheur doit savoir :
qu'est-ce qu'un problème ?

2.1 Qu'est-ce qu'un problème de recherche


Un problème de recherche, en général, fait référence à une diculté qu'un chercheur éprouve
dans le contexte d'une situation soit théorique soit pratique et souhaite obtenir une solution
pour celle-ci.

Un problème de recherche est un problème qui oblige un chercheur à trouver la meilleure solution
pour le problème donné, c'est-à-dire à découvrir par quelle ligne d'action l'objectif peut être
atteint de manière optimale dans le contexte d'un environnement donné.

2.2 Le choix d'un problème


Le problème de recherche entrepris pour l'étude doit être soigneusement sélectionné. La tâche
est dicile, même si elle ne semble pas l'être. L'aide peut être tirée d'un guide de recherche à
ce sujet. Un problème doit jaillir de l'esprit du chercheur comme une plante issue de sa propre
graine. Si nos yeux ont besoin de lunettes, ce n'est pas seulement l'opticien qui décide du nombre
de lentilles dont nous avons besoin. Nous devons nous voir et lui permettre de nous prescrire
le bon numéro en coopérant avec lui. Ainsi, un guide de recherche ne peut tout au plus aider
qu'un chercheur à choisir un sujet. Cependant, les points suivants peuvent être observés par un
chercheur lors du choix d'un problème de recherche ou d'un sujet de recherche :

1. Le sujet qui est exagéré ne doit normalement pas être choisi, car ce sera une tâche dicile
de jeter une nouvelle lumière dans un tel cas.

2. Le sujet controversé ne doit pas devenir le choix d'un chercheur moyen.

3. Les problèmes trop étroits ou trop vagues doivent être évités.

4. Le sujet choisi pour la recherche doit être familier et faisable an que le matériel de
recherche connexe ou les sources de recherche soient à portée de main. Même dans ce

15
2.3. NÉCESSITÉ DE DÉFINIR LE PROBLÈME.

cas, il est assez dicile de fournir des idées dénitives sur la manière dont un chercheur
doit obtenir des idées pour ses recherches. À cette n, un chercheur doit contacter un
expert ou un professeur de l'Université qui est déjà engagé dans la recherche. Il peut aussi
lire des articles publiés dans la littérature courante disponible sur le sujet et rééchir à
la manière dont les techniques et les idées qui y sont évoquées pourraient être appliquées
à la solution d'autres problèmes. Il peut discuter avec d'autres de ce qu'il a à l'esprit
concernant un problème. De cette manière, il doit faire tous les eorts possibles pour
sélectionner un problème.

5. L'importance du sujet, les qualications et la formation d'un chercheur, les coûts impli-
qués, le facteur temps sont quelques autres critères qui doivent également être pris en
compte dans le choix d'un problème.

6. La sélection d'un problème doit être précédée d'une étude préalable. Cela peut ne pas
être nécessaire lorsque le problème nécessite la conduite d'une recherche étroitement
similaire à celle qui a déjà été fait. Mais lorsque le domaine d'enquête est relativement
nouveau et ne dispose pas d'un ensemble de techniques bien développées, une brève
étude de faisabilité doit toujours être entreprise.

Si le sujet de la recherche est correctement sélectionné en observant les points mentionnés


ci-dessus, la recherche ne sera pas une corvée ennuyeuse, mais plutôt un travail d'amour.

2.3 Nécessité de dénir le problème.


Très souvent, nous entendons tous qu'un problème clairement énoncé est un problème à moitié
résolu. Cette déclaration signie la nécessité de dénir un problème de recherche. Le problème
à étudier doit être déni sans ambiguïté, car cela aidera à distinguer les données pertinentes
des données non pertinentes. Une bonne dénition du problème de recherche permettra au
chercheur d'être sur la bonne voie alors qu'un problème mal déni peut créer des obstacles.
Ainsi, dénir correctement un problème de recherche est une condition préalable à toute étude et
une étape de la plus haute importance. En fait, la formulation d'un problème est souvent
plus essentielle que sa solution. Ce n'est qu'en détaillant soigneusement le problème de
recherche que nous pouvons élaborer la conception de la recherche et que nous pouvons mener
à bien toutes les étapes consécutives impliquées lors de la recherche.

2.4 Technique impliquée dans la dénition d'un problème.


Comment dénir un problème de recherche est sans aucun doute une tâche herculéenne. Cepen-
dant, c'est une tâche qui doit être abordée intelligemment pour éviter la perplexité rencontrée
dans une opération de recherche.

La technique utilisée à cet eet implique la réalisation des étapes suivantes généralement l'une
après l'autre : (i) énoncé du problème d'une manière générale ; (ii) comprendre la nature du
problème ; (iii) étudier la littérature disponible (iv) développer les idées par le biais de dis-
cussions ; et (v) reformuler le problème de recherche en une proposition de travail. En plus de
cela, les points suivants doivent également être observés lors de la dénition d'un problème de
recherche :
 Les termes techniques et les mots ou expressions, avec des signications spéciales utilisées
dans l'énoncé du problème, doivent être clairement dénis.

Methodologie de Recherche Page 16 MSc. Zabulon BUCUMI


2.5. ILLUSTRATION

 Les hypothèses ou postulats de base (le cas échéant) relatifs au problème de recherche
doivent être clairement énoncés.
 Un énoncé simple de la valeur de l'enquête (c'est-à-dire les critères de sélection du pro-
blème) doit être fourni.
 L'adéquation de la période et les sources des données disponibles doivent également être
prises en considération par le chercheur pour dénir le problème.
 La portée de l'enquête ou les limites dans lesquelles le problème doit être étudié doivent
être mentionnées explicitement lors de la dénition d'un problème de recherche.

2.5 Illustration
Supposons qu'un problème de recherche au sens général soit le suivant :

Pourquoi la productivité au Burundi est-elle tellement moins élevée qu'en Tanzanie  ?

2.6 Conclusion
On peut conclure en disant que la tâche de dénir un problème de recherche suit très souvent un
schéma séquentiel - le problème est énoncé de manière générale, les ambiguïtés sont résolues, le
processus de réexion et de méditation aboutit à une formulation plus spécique du problème tel
qu'il peut être réaliste en termes de données et de ressources disponibles et qu'il a également une
signication analytique. Tout ceci aboutit à un problème de recherche bien déni, non seulement
signicatif d'un point de vue opérationnel, mais également capable de préparer le terrain pour
le développement d'hypothèses de travail et pour des moyens de résoudre le problème lui-même.

2.7 Questions
1. Décrivez complètement les techniques de dénition d'un problème de recherche.

2. Qu'est-ce qu'un problème de la recherche ? Dénir les principaux problèmes qui devraient
retenir l'attention du chercheur lors de la formulation du problème de recherche. Donnez
des exemples appropriés pour élucider vos points.

3. Comment dénissez-vous un problème de recherche ? Donnez trois exemples pour illus-


trer votre réponse.

4. Quelle est la nécessité de dénir un problème de recherche ? Expliquez.

5. La tâche de dénir le problème de recherche suit souvent un modèle séquentiel. Ex-
pliquez.

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Chapitre 3
Plan de recherche

3.1 Signication du plan de la recherche.


Le redoutable problème qui suit la tâche de dénition du problème de recherche est la prépa-
ration de la conception du projet de recherche, communément appelée conception ou plan de
la recherche. En fait, la conception de la recherche est la structure conceptuelle dans laquelle
la recherche est menée ; il constitue le schéma directeur pour la collecte, la mesure et l'analyse
des données. En tant que tel, la conception comprend un aperçu de ce que le chercheur fera
de la rédaction de l'hypothèse et de ses implications opérationnelles pour l'analyse nale des
données. Plus explicitement, les décisions de conception concernent :

1. Sur quoi porte l'étude ?

2. Pourquoi l'étude est-elle faite ?

3. Où l'étude sera-t-elle menée ?

4. Quel type de données est requis ?

5. Où trouver les données requises ?

6. Quelles périodes l'étude comprendra-t-elle ?

7. Quelle sera la conception de l'échantillon ?

8. Quelles techniques de collecte de données seront utilisées ?

9. Comment les données seront-elles analysées ?

10. Dans quel style le rapport sera-t-il préparé ?

En bref, la conception de la recherche doit au moins contenir : (a) un énoncé clair du problème
de recherche ; (b) les procédures et techniques à utiliser pour recueillir des informations ; (c) la
population à étudier ; et (d) les méthodes à utiliser pour traiter et analyser les données.

3.2 Caractéristique d'un bon plan


Un plan de recherche adapté à un problème de recherche particulier implique généralement la
prise en compte des facteurs suivants :

1. les moyens d'obtenir des informations ;

2. la disponibilité et les compétences du chercheur et de son personnel, le cas échéant ;

3. l'objectif du problème à étudier ;

4. la nature du problème à étudier ; et

18
3.3. DIFFÉRENTS PLANS DE RECHERCHE

5. la disponibilité de temps et d'argent pour les travaux de recherche.

Si l'étude de recherche se révèle être exploratoire ou formulative, dans laquelle l'accent principal
est mis sur la découverte d'idées et de connaissances, la conception de la recherche la plus ap-
propriée doit être susamment exible pour permettre la prise en compte de nombreux aspects
diérents d'un phénomène. Mais quand le but d'une étude est une description précise d'une
situation ou d'une association entre des variables (ou dans ce que l'on appelle les études des-
criptives), l'exactitude devient une considération majeure et un plan de recherche qui minimise
les biais et maximise la abilité des preuves recueillies est considéré comme un bon plan. Les
études impliquant le test d'une hypothèse d'une relation causale entre des variables nécessitent
une conception qui permettra des inférences sur la causalité en plus de la minimisation du biais
et de la maximisation de la abilité.

3.3 Diérents plans de recherche


Diérents plans de recherche peuvent être convenablement décrits si nous les catégorisons
comme suit : (1) conception de la recherche dans le cas d'études de recherche exploratoire ;
(2) la conception de la recherche dans le cas d'études de recherche descriptives et diagnos-
tiques, et (3) la conception de la recherche dans le cas d'études de recherche portant sur les
tests d'hypothèses.

3.3.1 Plan de la recherche en cas d'études de recherche exploratoire :


En général, les trois méthodes suivantes dans le contexte du plan de la recherche pour de telles
études sont évoquées : (a) l'étude de la littérature concernée ; b) l'enquête d'expérience et c)
l'analyse d'exemples stimulants.

L'étude la littérature concernée se trouve être la méthode la plus simple et la plus fructueuse
pour formuler précisément le problème de recherche ou développer une hypothèse. Les hypo-
thèses formulées par des chercheurs précédents peuvent être examinées et leur utilité peut être
évaluée comme base de recherches ultérieures. On peut également se demander si les hypothèses
déjà énoncées suggèrent une nouvelle hypothèse. De cette manière, le chercheur devrait revoir
et s'appuyer sur le travail déjà eectué par d'autres, mais dans les cas où les hypothèses n'ont
pas encore été formulées, sa tâche est de passer en revue le matériel disponible pour en tirer les
hypothèses pertinentes.

L'enquête d'expérience désigne l'enquête menée auprès de personnes ayant une expérience pra-
tique du problème à étudier. L'objet d'une telle enquête est d'obtenir un aperçu des relations
entre les variables et les nouvelles idées liées au problème de recherche. Pour une telle enquête,
des personnes compétentes et capables d'apporter de nouvelles idées peuvent être soigneuse-
ment sélectionnées comme répondants an de garantir une représentation des diérents types
d'expérience. Les répondants ainsi sélectionnés peuvent ensuite être interrogés par l'enquêteur.
Ainsi, une enquête d'expérience peut permettre au chercheur de dénir le problème de manière
plus concise et aider à la formulation de l'hypothèse de recherche.

L'analyse d'exemples stimulants est également une méthode fructueuse pour suggérer des
hypothèses de recherche. Il est particulièrement adapté dans les zones où il y a peu d'expérience
pour servir de guide. Cette méthode consiste en l'étude intensive d'instances sélectionnées du
phénomène auquel on s'intéresse.

Methodologie de Recherche Page 19 MSc. Zabulon BUCUMI


3.4. ÉLABORATION D'UN PLAN DE RECHERCHE

3.3.2 Plan de la recherche en cas d'études de recherche descriptive et


diagnostique :
Dans les études descriptives comme dans les études diagnostiques, le chercheur doit être capable
de dénir clairement ce qu'il veut mesurer et doit trouver des méthodes adéquates pour le
mesurer ainsi qu'une dénition claire de la population qu'il souhaite étudier. La conception
de la recherche doit prévoir susamment de protection contre les préjugés et doit maximiser la
abilité, tout en veillant à la réalisation économique de l'étude de recherche. La conception de
ces études doit être rigide et non exible et doit concentrer l'attention sur les éléments suivants :
 Formulation de l'objectif de l'étude (en quoi consiste l'étude et pourquoi est-elle réali-
sée ?)
 Conception des méthodes de collecte de données (quelles techniques de collecte de don-
nées seront adoptées ?)
 Sélection de l'échantillon (combien de matériel sera nécessaire ?)
 Collecte des données (où peut-on trouver les données requises et avec quelle période de
temps les données doivent-elles être liées ?)
 Traitement et analyse des données.
 Rapporter les résultats.
Dans une étude descriptive / diagnostique, la première étape consiste à spécier les objectifs
avec une précision susante pour s'assurer que les données collectées sont pertinentes. Si cela
n'est pas fait avec soin, l'étude peut ne pas fournir les informations souhaitées. Vient ensuite la
question du choix des méthodes par lesquelles les données doivent être obtenues. En d'autres
termes, des techniques de collecte des informations doivent être conçues.

3.3.3 Plan de la recherche en cas d'études de recherche portant sur


les tests d'hypothèses
Les études de recherche testant des hypothèses (généralement appelées études expérimentales)
sont celles où le chercheur teste les hypothèses de relations causales entre les variables. De
telles études nécessitent des procédures qui non seulement réduiront les biais et augmenteront
la abilité, mais permettront également de tirer des conclusions sur la causalité. Les expériences
répondent généralement à cette exigence. Par conséquent, lorsque nous parlons de conception
de la recherche dans de telles études, nous entendons souvent la conception d'expériences.

3.4 Élaboration d'un plan de recherche


Le plan de recherche doit contenir les éléments suivants :

1. L'objectif de la recherche doit être clairement énoncé dans une ou deux lignes qui in-
diquent exactement ce que le chercheur s'attend à faire.

2. Le problème à étudier par le chercheur doit être explicitement énoncé pour que l'on sache
quelles informations doivent être obtenues pour résoudre le problème.

3. Le plan doit contenir la méthode à utiliser pour résoudre le problème. Une descrip-
tion générale de l'approche à adopter est généralement donnée et les hypothèses, le cas
échéant, de la méthode à utiliser sont clairement mentionnées dans le plan de recherche.

4. Le plan doit également préciser les détails des techniques à adopter.

Methodologie de Recherche Page 20 MSc. Zabulon BUCUMI


3.5. QUESTIONS

5. Une mention claire de la population à étudier doit être faite. S'il s'avère que l'étude
est basée sur un échantillon, le plan de recherche doit énoncer le plan d'échantillon-
nage, c'est-à-dire comment l'échantillon doit être identié. La méthode d'identication
de l'échantillon doit être telle que la généralisation de l'échantillon à la population d'ori-
gine soit possible.

6. Le plan doit également contenir les méthodes à utiliser pour traiter les données. Les
méthodes statistiques et autres à utiliser doivent être indiquées dans le plan.

7. Le temps et le coût budgétaire du projet de recherche doivent également être préparés


et dénis dans le plan lui-même.

3.5 Questions
1. Expliquez la signication et l'importance d'un plan de recherche.

2. Décrivez quelques-uns des principaux modèles de recherche utilisés dans les études ex-
périmentales de recherche portant sur les tests d'hypothèses.

3. Rédigez une brève note sur l'enquête d'expérience expliquant pleinement son utilité
dans les études de recherche exploratoire.

4. Donnez votre compréhension d'une bonne conception de recherche. Une conception de


recherche unique convient-elle à toutes les études de recherche ? Si non, pourquoi ?

Methodologie de Recherche Page 21 MSc. Zabulon BUCUMI


Chapitre 4
Plan d'échantillonnage

Lors de l'élaboration d'un plan d'échantillonnage, le chercheur doit prêter attention aux points
suivants :

1. Type d'univers : La première étape du développement d'un plan d'échantillonnage consiste


à dénir clairement l'ensemble des objets, techniquement appelés l'Univers, à étudier.
L'univers peut être ni ou inni. Dans un univers ni, le nombre d'éléments est certain,
mais dans le cas d'un univers inni, le nombre d'éléments est inni.

2. Unité d'échantillonnage : Une décision doit être prise concernant une unité d'échantillon-
nage avant de sélectionner l'échantillon. L'unité d'échantillonnage peut être géographique
telle que l'état, le district, le village, etc., ou une unité de construction telle qu'une mai-
son, un appartement, etc., ou il peut s'agir d'une unité sociale telle qu'une famille, un
club, une école, etc., ou ce peut être un individu. Le chercheur devra choisir une ou
plusieurs de ces unités qu'il devra sélectionner pour son étude.

3. Liste des sources : elle est également appelée base d'échantillonnage à partir de laquelle
l'échantillon doit être tiré. Il contient les noms de tous les éléments d'un univers (dans le
cas d'un univers ni uniquement). Si la liste des sources n'est pas disponible, le chercheur
doit la préparer. Une telle liste doit être complète, correcte, able et approprié. Il est
extrêmement important que la liste des sources soit aussi représentative que possible de
la population.

4. Taille de l'échantillon : il s'agit du nombre d'éléments à sélectionner dans l'univers


pour constituer un échantillon. C'est un problème majeur pour un chercheur. La taille
de l'échantillon ne doit être ni excessivement grande, ni trop petite. Cela devrait être
optimal. Les paramètres d'intérêt dans une étude de recherche doivent être gardés en
vue, tout en décidant de la taille de l'échantillon. La contrainte budgétaire doit toujours
être prise en considération lorsque nous décidons de la taille de l'échantillon.

5. Paramètres d'intérêt : Pour déterminer le plan d'échantillonnage, il faut considérer la


question des paramètres spéciques de la population qui présentent un intérêt. Par
exemple, nous pouvons être intéressés à estimer la proportion de personnes ayant une
caractéristique dans la population, ou nous pouvons être intéressés à connaître une
moyenne ou une autre mesure concernant la population.

6. Contrainte budgétaire : les considérations de coût, d'un point de vue pratique, ont un
impact majeur sur les décisions relatives non seulement à la taille de l'échantillon, mais
aussi au type d'échantillon. Ce fait peut même conduire à l'utilisation d'un échantillon
non probabiliste.

7. Procédure d'échantillonnage : Enn, le chercheur doit décider du type d'échantillon qu'il


utilisera. Lors de la sélection d'une procédure d'échantillonnage, le chercheur doit s'as-

22
4.1. CARACTÉRISTIQUES D'UN BON ÉCHANTILLON

surer que la procédure provoque une erreur d'échantillonnage relativement faible et aide
à mieux contrôler le biais systématique.

4.1 Caractéristiques d'un bon échantillon


D'après ce qui a été indiqué ci-dessus, nous pouvons énumérer les caractéristiques d'un bon
plan d'échantillonnage comme suit :

1. La conception de l'échantillon doit aboutir à un échantillon vraiment représentatif.

2. La conception de l'échantillon doit être telle qu'elle entraîne une petite erreur d'échan-
tillonnage.

3. La conception de l'échantillon doit être viable dans le contexte des fonds disponibles
pour l'étude de recherche.

4. La conception de l'échantillon doit être telle que le biais systématique puisse être mieux
contrôlé.

5. L'échantillon doit être tel que les résultats de l'étude par sondage puissent être appliqués,
en général, à l'univers avec un niveau de conance raisonnable.

4.2 Critères de sélection d'une procédure d'échantillonnage


Dans ce contexte, il faut se rappeler que deux coûts sont impliqués dans une analyse d'échan-
tillonnage à savoir, le coût de la collecte des données et le coût d'une inférence incorrecte résul-
tant des données. Le chercheur doit garder à l'esprit les deux causes des inférences incorrectes,
à savoirle biais systématique et l'erreur d'échantillonnage.
Un biais systématique résulte d'erreurs dans les procédures d'échantillonnage, et il ne peut être
réduit ou éliminé en augmentant la taille de l'échantillon. Au mieux, les causes responsables
de ces erreurs peuvent être détectées et corrigées. Habituellement, un biais systématique est le
résultat d'un ou plusieurs des facteurs suivants :

1. Cadre de sondage inappropriée : si le cadre de sondage est inapproprié, c'est-à-dire une


représentation biaisée de l'univers, cela entraînera un biais systématique.

2. Appareil de mesure défectueux : Si l'appareil de mesure est constamment en erreur, il en


résultera un biais systématique. Dans le travail d'enquête, un biais systématique peut
survenir si le questionnaire ou l'enquêteur est biaisé. De même, si le dispositif de mesure
physique est défectueux, il y aura un biais systématique dans les données collectées à
travers un tel dispositif de mesure.

3. Non-répondants : Si nous ne sommes pas en mesure d'échantillonner toutes les personnes


initialement incluses dans l'échantillon, il peut y avoir un biais systématique. La raison
en est que, dans une telle situation, la probabilité d'établir un contact ou de recevoir
une réponse d'un individu est souvent corrélée à la mesure de ce qui doit être estimé.

4. Principe d'indétermination : Parfois, nous constatons que les individus agissent dié-
remment lorsqu'ils sont maintenus sous observation que ce qu'ils font lorsqu'ils sont
maintenus dans des situations non observées. Par exemple, si les travailleurs savent que
quelqu'un les observe au cours d'une étude de travail sur la base de laquelle la durée
moyenne pour accomplir une tâche sera déterminée et, par conséquent, le quota sera
xé pour le travail, ils ont généralement tendance à travailler lentement par rapport à
la vitesse à laquelle ils fonctionnent s'ils ne sont pas observés. Ainsi, le principe d'indé-
termination peut également être à l'origine d'un biais systématique.

Methodologie de Recherche Page 23 MSc. Zabulon BUCUMI


4.3. DIFFÉRENTS TYPES DE MODÈLES D'ÉCHANTILLONS

5. Biais naturel dans la déclaration des données : Le biais naturel des répondants dans la
déclaration des données est souvent la cause d'un biais systématique dans de nombreuses
enquêtes. Il y a généralement un biais à la baisse dans les données sur le revenu collectées
par le service des impôts du gouvernement, alors que nous constatons un biais à la
hausse dans les données sur le revenu collectées par une organisation sociale. Les gens
en général sous-estiment leurs revenus s'ils sont interrogés à ce sujet à des ns scales,
mais ils surestiment la même chose si on leur demande leur statut social ou leur richesse.
En général, dans les enquêtes psychologiques, les gens ont tendance à donner ce qu'ils
pensent être la bonne réponse plutôt que de révéler leurs vrais sentiments.

Les erreurs d'échantillonnage sont les variations aléatoires des estimations de l'échantillon au-
tour des véritables paramètres de population. Puisqu'elles se produisent au hasard et sont
également susceptibles d'être dans les deux sens, leur nature se trouve être de type compensa-
toire et la valeur attendue de ces erreurs se trouve être égale à zéro. L'erreur d'échantillonnage
diminue avec l'augmentation de la taille de l'échantillon, et elle se trouve être d'une ampleur
moindre en cas de population homogène.

L'erreur d'échantillonnage peut être mesurée pour un plan et une taille d'échantillon donnés.
La mesure de l'erreur d'échantillonnage est généralement appelée précision du plan d'échan-
tillonnage. Si nous augmentons la taille de l'échantillon, la précision peut être améliorée. Mais
l'augmentation de la taille de l'échantillon a ses propres limites, à savoir, un échantillon de
grande taille augmente le coût de la collecte des données et renforce également le biais sys-
tématique. Ainsi, le moyen ecace d'augmenter la précision est généralement de sélectionner
un meilleur plan d'échantillonnage qui a une erreur d'échantillonnage plus petite pour une
taille d'échantillon donnée à un coût donné. Dans la pratique, cependant, les gens préfèrent
une conception moins précise parce qu'il est plus facile de l'adopter et aussi parce que le biais
systématique peut être mieux contrôlé dans une telle conception.

En bref, lors de la sélection d'une procédure d'échantillonnage, le chercheur doit s'assurer que
la procédure provoque une erreur d'échantillonnage relativement faible et aide à mieux contrôler
le biais systématique.

4.3 Diérents types de modèles d'échantillons


Il existe diérents types de plans d'échantillonnage basés sur deux facteurs, à savoir la base
de représentation et la technique de sélection des éléments. Sur la base de la représentation,
l'échantillon peut être un échantillonnage probabiliste ou un échantillonnage non probabiliste.
L'échantillonnage probabiliste est basé sur le concept de sélection aléatoire, tandis que l'échan-
tillonnage non probabiliste est un échantillonnage non aléatoire. Sur la base de la sélection
des éléments, l'échantillon peut être illimité ou restreint. Lorsque chaque élément de l'échan-
tillon est tiré individuellement de la population dans son ensemble, l'échantillon ainsi prélevé est
appelé échantillon sans restriction, tandis que toutes les autres formes d'échantillonnage sont
couvertes par le terme échantillonnage restreint. Le tableau suivant présente les conceptions
de base d'échantillonnage comme expliqué dans la table 4.3.

4.4 Conclusion
À partir d'une brève description des divers plans d'échantillonnage présentés ci-dessous, nous
pouvons dire que normalement on devrait recourir à un échantillonnage aléatoire simple parce

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4.5. QUESTIONS

Technique de sélection Échantillonnage Échantillonnage

des éléments probabiliste non probabiliste

Échantillonnage Échantillonnage Échantillonnage aléatoire

sans restriction aléatoire simple ou échantillonnage de commodité

Échantillonnage Échantillonnage Échantillonnage raisonné

sans restriction aléatoire complexe (échantillonnage par quotas,

(l'échantillonnage en grappes, l'échantillonnage par jugement)

l'échantillonnage systématique,

l'échantillonnage stratié, etc.)

Table 4.1  Tableau montrant les conceptions de base d'échantillonnage


que sous celui-ci le biais est généralement éliminé et l'erreur d'échantillonnage peut être es-
timée. Mais l'échantillonnage raisonné est considéré comme plus approprié lorsque l'univers
est petit et qu'une caractéristique connue de celui-ci doit être étudiée de manière intensive. Il
existe des situations dans la vie réelle dans lesquelles des plans d'échantillonnage autres que
de simples échantillons aléatoires peuvent être considérés comme meilleurs (disons plus faciles
à obtenir, moins chers ou plus informatifs) et, en tant que tels, peuvent être utilisés. Dans
une situation où l'échantillonnage aléatoire n'est pas possible, nous devons alors nécessaire-
ment utiliser un plan d'échantillonnage autre que l'échantillonnage aléatoire. Parfois, plusieurs
méthodes d'échantillonnage peuvent très bien être utilisées dans la même étude.

4.5 Questions
1. Qu'entendez-vous par conception d'échantillons ? Quels points doivent être pris en
considération par un chercheur lors de l'élaboration d'un plan d'échantillonnage pour ce
projet de recherche.

2. Comment feriez-vous la diérence entre un plan d'échantillonnage aléatoire simple et


un plan d'échantillonnage aléatoires complexes ? Expliquez clairement en donnant des
exemples.

3. Pourquoi l'échantillonnage probabiliste est-il généralement préférable à l'échantillonnage


non probabiliste ? Expliquer la procédure de sélection d'un échantillon aléatoire simple

4. Dans quelles circonstances un plan d'échantillonnage aléatoire stratié est-il considéré


comme approprié ? Comment choisiriez-vous un tel échantillon ? Expliquez à l'aide d'un
exemple.

5. Distinguer entre :

(a) Échantillonnage restreint et non restreint ;

(b) Échantillonnage de commodité et raisonné ;

(c) Échantillonnage systématique et stratié ;

6. Dans quelles circonstances recommanderiez-vous :

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4.5. QUESTIONS

(a) Un échantillon probabiliste ?

(b) Un échantillon non probabiliste ?

(c) Un échantillon stratié ?

(d) Un échantillon en grappes ?

7. Un biais systématique résulte d'erreurs dans les procédures d'échantillonnage. Qu'entendez-
vous par un tel biais systématique ? Décrivez les causes importantes responsables d'un
tel biais.

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Chapitre 5
Méthodes de collecte de données

La tâche de collecte de données commence après qu'un problème de recherche a été déni et la
conception / le plan de recherche bien élaboré. Tout en décidant de la méthode de collecte de
données à utiliser pour l'étude, le chercheur doit garder à l'esprit deux types de données à savoir,
primaires et secondaires. Les données primaires sont celles qui sont collectées à nouveau et pour
la première fois, et qui se trouvent donc être de caractère original. Les données secondaires, par
contre, sont celles qui ont déjà été collectées par quelqu'un d'autre et qui sont déjà passées par
le processus statistique. Le chercheur devra décider quel type de données il utiliserait (donc
collecter) pour son étude et en conséquence il devra choisir l'une ou l'autre méthode de collecte
de données. Les méthodes de collecte des données primaires et secondaires dièrent puisque
les données primaires doivent être collectées à l'origine, alors que dans le cas des données
secondaires, la nature du travail de collecte de données est simplement celle de la compilation.

5.1 Collecte des données primaires


Il existe plusieurs méthodes de collecte de données primaires, en particulier dans les enquêtes
et les recherches descriptives. Les plus importants sont : (i) la méthode d'observation, (ii) la
méthode d'entretien, (iii) à travers des questionnaires, (iv) par le biais des (plages) horaires, et
(v) d'autres méthodes qui incluent (a) des cartes de garantie ; (b) les audits des distributeurs ;
(c) des vérications de garde-manger ; (d) des panels de consommateurs ; (e) en utilisant des
dispositifs mécaniques ; (f ) par des techniques projectives ; (g) des entretiens approfondis et (h)
une analyse du contenu. Nous abordons brièvement chaque méthode séparément.

5.1.1 La méthode d'observation


La méthode d'observation est la méthode la plus couramment utilisée notamment dans les
études relatives aux sciences du comportement. D'une certaine manière, nous observons tous les
choses autour de nous, mais ce genre d'observation n'est pas une observation scientique. L'ob-
servation devient un outil scientique et la méthode de collecte des données pour le chercheur,
lorsqu'elle sert un objectif de recherche formulé, est systématiquement planiée et enregistrée
et est soumise à des contrôles de validité et de abilité.

Cependant, la méthode d'observation a diverses limites. Premièrement, c'est une méthode coû-
teuse. Deuxièmement, les informations fournies par cette méthode sont très limitées. Troisième-
ment, des facteurs parfois imprévus peuvent interférer avec la tâche d'observation. Parfois, le
fait que certaines personnes soient rarement accessibles à l'observation directe crée un obstacle
à cette méthode pour collecter des données ecacement.

27
5.2. COLLECTE DE DONNÉES SECONDAIRES

5.1.2 Méthode d'entretien


La méthode d'entretien de collecte de données implique la présentation de stimuli oraux-verbaux
et la réponse en termes de réponses orales-verbales. Cette méthode peut être utilisée par des
entretiens personnels et, si possible, par des entretiens téléphoniques.

5.1.3 Collecte des données à travers des questionnaires,


Cette méthode de collecte de données est très populaire, en particulier en cas de grandes
enquêtes. Il est adopté par des particuliers, des chercheurs, des organisations privées et publiques
et même par les gouvernements. Un questionnaire consiste en un certain nombre de questions
imprimées ou tapées dans un ordre déni sur un formulaire ou un ensemble de formulaires.
Le questionnaire est envoyé par courrier aux répondants qui doivent lire et comprendre les
questions et noter la réponse dans l'espace prévu à cet eet dans le questionnaire lui-même.
Les répondants doivent répondre seuls aux questions.

5.1.4 Collecte de données par le biais des horaires.


Cette méthode de collecte de données ressemble beaucoup à la collecte de données par ques-
tionnaire, avec peu de diérence qui réside dans le fait que les horaires (formulaire contenant
un ensemble de questions) sont remplis par les agents recenseurs spécialement désignés à cet
eet. Ces agents recenseurs, accompagnés des horaires, vont aux répondants, leur posent les
questions du formulaire dans l'ordre dans lequel les questions sont énumérées et enregistrent
les réponses dans l'espace prévu à cet eet dans le formulaire. Les enquêteurs expliquent les
buts et les objets de l'enquête et suppriment également les dicultés que tout répondant peut
éprouver à comprendre les implications d'une question particulière ou la dénition ou le concept
de termes diciles.

Cette méthode de collecte de données est très utile dans les enquêtes approfondies et peut
conduire à des résultats assez ables. Il est cependant très coûteux et est généralement adopté
dans les enquêtes menées par des agences gouvernementales ou par certaines grandes organisa-
tions. Le recensement de la population dans le monde entier est eectué selon cette méthode.

5.2 Collecte de données secondaires


Les données secondaires désignent les données qui sont déjà disponibles, c'est-à-dire qu'elles se
réfèrent aux données qui ont déjà été collectées et analysées par quelqu'un d'autre. Lorsque
le chercheur utilise des données secondaires, il doit rechercher diverses sources d'où il peut
les obtenir. Dans ce cas, il n'est certainement pas confronté aux problèmes qui sont habituel-
lement associés à la collecte des données originales. Secondaire les données peuvent être des
données publiées ou des données non publiées. Les données habituellement publiées sont dispo-
nibles dans : (a) diverses publications du gouvernement central, les gouvernements locaux ; (b)
diverses publications de gouvernements étrangers ou d'organismes internationaux et de leurs
organisations subsidiaires ; c) revues techniques et commerciales ; (d) livres, magazines et jour-
naux ; (e) les rapports et publications de diverses associations liées au commerce et à l'industrie,
aux banques, aux bourses, etc. (f ) des rapports préparés par des chercheurs, des universités, des
économistes, etc. dans diérents domaines ; et g) archives et statistiques publiques, documents
historiques et autres sources d'informations publiées.

Methodologie de Recherche Page 28 MSc. Zabulon BUCUMI


5.3. QUESTIONS

Les sources de données non publiées sont nombreuses ; ils peuvent être trouvés dans des jour-
naux, des lettres, des biographies non publiées et des autobiographies et peuvent également
être disponibles auprès des chercheurs, d'associations professionnelles, de bureaux de travail
et d'autres personnes et organisations publiques / privées. Le chercheur doit être très pru-
dent lorsqu'il utilise des données secondaires. Il doit faire un examen minutieux car il est juste
possible que les données secondaires soient inadaptées ou inadéquates dans le contexte du pro-
blème que le chercheur souhaite étudier. Par prudence, le chercheur, avant d'utiliser des données
secondaires, doit constater qu'elles possèdent les caractéristiques suivantes :

1. Fiabilité des données : La abilité peut être testée en découvrant de telles choses
sur lesdites données : (a) Qui a collecté les données ? (b) Quelles étaient les sources des
données ? (c) Ont-ils été collectés en utilisant des méthodes appropriées (d) À quelle
période ont-ils été collectés ? (e) Y avait-il un biais de la part du compilateur ? (t) Quel
niveau de précision était souhaité ? At-il été réalisé ?

2. Adéquation des données : les données qui conviennent pour une enquête peuvent ne
pas être nécessairement jugées appropriées dans une autre enquête. Par conséquent, si
les données disponibles s'avèrent inappropriées, elles ne doivent pas être utilisées par le
chercheur. Dans ce contexte, le chercheur doit examiner très attentivement la dénition
des diérents termes et unités de collecte utilisés au moment de la collecte des données
à partir de la source primaire à l'origine. De même, l'objet, la portée et la nature de
l'enquête initiale doivent également être étudiés. Si le chercheur trouve des diérences
entre ces derniers, les données resteront inadaptées à la présente enquête et ne devront
pas être utilisées.

3. Adéquation des données : Si le niveau de précision atteint dans les données est jugé
insusant aux ns de la présente enquête, elles seront considérées comme inadéquates et
ne devraient pas être utilisées par le chercheur. Les données seront également considérées
comme inadéquates, si elles sont liées à un domaine qui peut être plus étroit ou plus
large que le domaine de la présente enquête.

De tout cela, nous pouvons dire qu'il est très risqué d'utiliser les données déjà disponibles. Les
données déjà disponibles ne devraient être utilisées par le chercheur que lorsqu'il les trouve
ables, appropriées et adéquates. Mais il ne doit pas abandonner aveuglément l'utilisation de
ces données si elles sont facilement disponibles auprès de sources authentiques et sont également
appropriées et adéquates car dans ce cas, il ne sera pas économique de consacrer du temps et de
l'énergie à des enquêtes sur le terrain pour collecter des informations. Parfois, les données déjà
disponibles peuvent contenir une multitude d'informations utilisables qui doivent être utilisées
par un chercheur intelligent, mais avec les précautions nécessaires.

5.3 Questions
1. Énumérez les diérentes méthodes de collecte des données. Laquelle est la plus appro-
priée pour mener une enquête sur le programme du bien-être de la famille au Burundi ?
Expliquez ses mérites et ses inconvénients.

2. Expliquez les diérents points à considérer avant d'utiliser des données publiées. Illustrez
votre réponse par des exemples dans la mesure du possible.

3. Examiner les mérites et les limites de la méthode d'observation dans la collecte de


données. Illustrez votre réponse avec des exemples appropriés.

4. Expliquez clairement la diérence entre la collecte de données au moyen de questionnaires


et de horaires.

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5.3. QUESTIONS

5. Discutez de l'entretien comme technique de collecte de données.

6. Quelles sont les considérations directrices dans la construction du questionnaire ? Expli-


quez.

7. Examinez de manière critique l'élément suivant :

Les entretiens introduisent plus de biais que l'utilisation du questionnaire.

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Chapitre 6
Traitement et analyse des données

Les données, après collecte, doivent être traitées et analysées conformément au schéma déni
à cet eet au moment de l'élaboration du plan de recherche. Ceci est essentiel pour une étude
scientique et pour s'assurer que nous avons toutes les données pertinentes pour faire des com-
paraisons et des analyses envisagées. Techniquement parlant, le traitement implique l'édition,
le codage, la classication et la tabulation des données collectées an qu'elles se prêtent à l'ana-
lyse. Le terme analyse fait référence au calcul de certaines mesures ainsi qu'à la recherche de
modèles de relation qui existent entre les groupes de données.

6.1 Opérations de traitement


Avec cette brève introduction concernant les concepts de traitement et d'analyse, nous pouvons
maintenant procéder à l'explication de toutes les opérations de traitement.

6.1.1 Édition
L'édition des données est un processus d'examen des données brutes collectées (en particulier
dans les enquêtes) an de détecter les erreurs et les omissions et de les corriger lorsque cela
est possible. En fait, la révision implique un examen minutieux des questionnaires et / ou
des calendriers remplis. L'édition est eectuée pour s'assurer que les données sont exactes,
cohérentes avec les autres faits recueillis, entrés uniformément, aussi complétés que possible et
ont été bien organisés pour faciliter le codage et la tabulation.

6.1.2 Codage
Le codage fait référence au processus d'attribution de chires ou d'autres symboles aux réponses
an que les réponses puissent être classées dans un nombre limité de catégories ou de classes.
Ces classes devraient être adaptées au problème de recherche considéré. Ils doivent également
posséder la caractéristique d'exhaustivité (c'est-à-dire qu'il doit y avoir une classe pour chaque
élément de données) et aussi celle de mutuelle exclusivement, ce qui signie qu'une réponse
spécique peut être placée dans une et une seule cellule d'un ensemble de catégories donné.
Une autre règle à observer est celle de l'unidimensionnalité par laquelle on entend que chaque
classe est dénie en termes d'un seul concept.

Le codage est nécessaire pour une analyse ecace et, grâce à lui, les diérentes réponses peuvent
être réduites à un petit nombre de classes contenant les informations critiques nécessaires à

31
6.2. ÉLÉMENTS / TYPES D'ANALYSE

l'analyse. Les décisions de codage devraient généralement être prises au stade de la conception
du questionnaire. Quelle que soit la méthode adoptée, il faut voir que les erreurs de codage sont
totalement éliminées ou réduites au niveau minimum.

6.1.3 Classication
La plupart des études de recherche aboutissent à un grand volume de données brutes qui doivent
être réduites en groupes homogènes si nous voulons obtenir des relations signicatives. Ce fait
nécessite une classication des données qui se trouve être le processus consistant à organiser
les données en groupes ou en classes sur la base de caractéristiques communes. Les données
ayant une caractéristique commune sont placées dans une classe et de cette manière, toutes les
données sont divisées en un certain nombre de groupes ou de classes. La classication peut être
l'un des deux types suivants, selon la nature du phénomène impliqué : Classication selon les
attributs ou Classication selon les intervalles de classe.

6.1.4 Tabulation
Lorsqu'une masse de données a été rassemblée, il devient nécessaire pour le chercheur de les
organiser dans une sorte d'ordre concis et logique. Cette procédure est appelée tabulation.
Ainsi, la tabulation est le processus de synthèse des données brutes et d'achage de celles-ci
sous forme compacte (c'est-à-dire sous la forme de tableaux statistiques) pour une analyse plus
approfondie. Dans un sens plus large, la tabulation est une disposition ordonnée des données
en colonnes et en lignes. La tabulation est essentielle pour les raisons suivantes :

1. Elle conserve de l'espace et réduit au minimum les déclarations explicatives et descrip-


tives.

2. Elle facilite le processus de comparaison.

3. Elle facilite la sommation des articles et la détection des erreurs et omissions.

4. Elle fournit une base pour divers calculs statistiques.

La tabulation peut être faite à la main ou par des appareils mécaniques ou électroniques. Le
choix dépend de la taille et du type d'étude, des considérations de coût, des contraintes de
temps et de la disponibilité des machines à tabuler ou des ordinateurs.

6.2 Éléments / types d'analyse


Comme indiqué précédemment, par analyse, nous entendons le calcul de certains indices ou
mesures ainsi que la recherche de modèles de relation qui existent entre les groupes de données.
L'analyse, en particulier en cas d'enquête ou de données expérimentales, consiste à estimer les
valeurs de paramètres inconnus de la population et le test d'hypothèses pour tirer des inférences.
L'analyse peut donc être catégorisée comme une analyse descriptive et une analyse inférentielle
(l'analyse inférentielle est souvent appelée analyse statistique). L'analyse descriptive est en
grande partie l'étude des distributions d'une variable. Cette étude nous fournit des prols
d'entreprises, de groupes de travail, de personnes et d'autres sujets sur l'une des multiples
caractéristiques telles que la taille, la composition, l'ecacité, les préférences, etc.

On peut aussi parler d'analyse de corrélation et d'analyse causale. L'analyse de corrélation


étudie la variation conjointe de deux ou plusieurs variables pour déterminer le degré de corré-
lation entre deux ou plusieurs variables. L'analyse causale concerne l'étude de la manière dont

Methodologie de Recherche Page 32 MSc. Zabulon BUCUMI


6.3. RÔLE DES STATISTIQUES DANS LA RECHERCHE

une ou plusieurs variables aectent les changements d'une autre variable. Il s'agit donc d'une
étude des relations fonctionnelles existant entre deux ou plusieurs variables. Cette analyse peut
être qualiée d'analyse de régression. L'analyse causale est considérée comme relativement plus
importante dans les recherches expérimentales, alors que dans la plupart des recherches sociales
et commerciales, notre intérêt réside dans la compréhension et le contrôle des relations entre
les variables puis dans la détermination des causes en soi et, en tant que telle, nous considérons
l'analyse de corrélation comme relativement plus importante.

Dans les temps modernes, avec la disponibilité des installations informatiques, il y a eu un dé-
veloppement rapide de l'analyse multivariée qui peut être dénie comme toutes les méthodes
statistiques qui analysent simultanément plus de deux variables sur un échantillon d'observa-
tions

L'analyse inférentielle concerne les diérents tests de signication pour tester des hypothèses
an de déterminer avec quelles données de validité on peut dire qu'elles indiquent une ou
plusieurs conclusions. Il s'intéresse également à l'estimation des valeurs de la population. C'est
principalement sur la base de l'analyse inférentielle que la tâche d'interprétation (c'est-à-dire
la tâche de tirer des inférences et des conclusions) est eectuée.

6.3 Rôle des statistiques dans la recherche


Le rôle des statistiques dans la recherche est de fonctionner comme un outil pour concevoir la
recherche, analyser ses données et en tirer des conclusions. La plupart des études de recherche
aboutissent à un grand volume de données brutes qui doivent être réduites de manière appro-
priée an que celles-ci puissent être lues facilement et puissent être utilisées pour une analyse
plus approfondie. Il est clair que la science statistique ne peut être ignorée par aucun chercheur,
même s'il n'a peut-être pas l'occasion d'utiliser les méthodes statistiques dans tous leurs détails
et ramications. La classication et la tabulation, comme indiqué précédemment, permettent
d'atteindre cet objectif dans une certaine mesure, mais nous devons aller plus loin et développer
certains indices ou mesures pour résumer les données collectées / classiées.

En fait, il existe deux grands domaines de la statistique à savoir, les statistiques descriptives
et les statistiques inférentielles. Les statistiques descriptives concernent le développement de
certains indices à partir des données brutes, tandis que les statistiques inférentielles concernent
le processus de généralisation. Les statistiques inférentielles sont également appelées statistiques
d'échantillonnage et concernent principalement deux grands types de problèmes : (i) l'estimation
des paramètres de la population et (ii) le test d'hypothèses statistiques.

6.4 Questions
1. Le traitement des données implique l'édition, le codage, la classication et la tabula-
tion. Décrivez brièvement ces quatre opérations en soulignant l'importance de chacune
dans le contexte d'une étude de recherche.

2. Pourquoi la tabulation est-elle considérée comme essentielle dans une étude de recherche ?
Racontez les caractéristiques d'une bonne table.

3. Écrivez une brève note sur les diérents types d'analyse des données en soulignant l'im-
portance de chacun.

4. Qu'entendez-vous par analyse multivariée ? Expliquez en quoi elle dière de l'analyse


bivariée.

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6.4. QUESTIONS

5. Comment allez-vous diérencier les statistiques descriptives des statistiques inféren-


tielles ? Décrivez les mesures statistiques importantes souvent utilisées pour résumer
les données d'enquête / de recherche.

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Chapitre 7
Interprétation et rédaction de rapports

Après avoir collecté et analysé les données, le chercheur doit accomplir la tâche de tirer des
inférences suivies de la rédaction du rapport. Cela doit être fait très soigneusement, sinon
des conclusions trompeuses pourraient être tirées et l'objectif même de la recherche pourrait
être vicié. Ce n'est que par l'interprétation que le chercheur peut exposer les relations et les
processus qui sous-tendent ses découvertes. Dans le cas des études concernant les tests d'hy-
pothèses, si les hypothèses sont testées et conrmées plusieurs fois, le chercheur peut arriver à
des généralisations. Mais au cas où le chercheur n'aurait aucune hypothèse pour commencer, il
essaierait d'expliquer ses découvertes sur la base d'une théorie. Cela peut parfois entraîner de
nouvelles questions, conduisant à de nouvelles recherches. Toutes ces informations analytiques
et inférence(s) qui en découlent peuvent bien être communiquées, de préférence par le biais
d'un rapport de recherche, aux consommateurs de résultats de recherche qui peuvent être soit
un individu, soit un groupe d'individus ou une organisation publique / privée.

7.1 Signication d'une interprétation


L'interprétation fait référence à la tâche de tirer des inférences à partir des faits recueillis après
une étude analytique et / ou expérimentale. En fait, il s'agit d'une recherche d'un sens plus
large des résultats de la recherche. La tâche d'interprétation comporte deux aspects majeurs
à savoir, (i) l'eort pour établir la continuité dans la recherche en reliant les résultats d'une
étude donnée à ceux d'une autre, et (ii) l'établissement de certains concepts explicatifs. Ainsi,
l'interprétation est le dispositif par lequel les facteurs qui semblent expliquer ce qui a été observé
par le chercheur au cours de l'étude peuvent être mieux compris et elle fournit également une
conception théorique qui peut servir de guide pour de recherches futures.

7.2 Pourquoi l'interprétation ?


L'interprétation est essentielle pour la simple raison que l'utilité des résultats de la recherche
résident dans une interprétation correcte. Il est considéré comme un élément fondamental du
processus de recherche pour les raisons suivantes :

1. C'est par l'interprétation que le chercheur peut bien comprendre le principe abstrait qui
sous-tend ses découvertes. Grâce à cela, il peut relier ses découvertes à celles d'autres
études, ayant le même principe abstrait, et ainsi pouvoir prédire le monde concret des
événements. De nouvelles enquêtes peuvent tester ces prédictions plus tard. De cette
façon, la continuité de la recherche peut être maintenue.

35
7.3. TECHNIQUE D'INTERPRÉTATION

2. L'interprétation conduit à l'établissement de concepts explicatifs pouvant servir de guide


pour de futures recherches ; il ouvre de nouvelles voies d'aventure intellectuelle et stimule
la quête de plus de connaissances.

3. Le chercheur ne peut mieux apprécier que par l'interprétation pourquoi ses résultats
sont ce qu'ils sont et peut amener les autres à comprendre la véritable signication de
ses résultats de recherche.

4. L'interprétation des résultats d'une étude de recherche exploratoire aboutit souvent à des
hypothèses pour la recherche expérimentale et, à ce titre, l'interprétation est impliquée
dans la transition de la recherche exploratoire à la recherche expérimentale. Étant donné
qu'une étude exploratoire n'a pas d'hypothèse pour commencer, les résultats d'une telle
étude doivent être interprétés sur base posteriori, auquel cas l'interprétation est techni-
quement qualiée d'interprétation post factum.

7.3 Technique d'interprétation


La tâche d'interprétation n'est pas une tâche facile, elle nécessite plutôt une grande compétence
et dextérité (délicatesse,) de la part du chercheur. L'interprétation est un art que l'on apprend
par la pratique et l'expérience. Le chercheur peut parfois solliciter les conseils d'experts pour
accomplir la tâche d'interprétation.

La technique d'interprétation implique souvent les étapes suivantes :

1. Le chercheur doit donner des explications raisonnables des relations qu'il a trouvées
et il doit interpréter les lignes de relation en termes de processus sous-jacents et doit
essayer de découvrir le l d'uniformité qui se trouve sous la couche supercielle de ses
résultats de recherche diversiés. En fait, c'est la technique de la généralisation et de la
formulation des concepts.

2. Les informations superues., si elles sont collectées au cours de l'étude, doivent être
prises en compte lors de l'interprétation des résultats naux de l'étude de recherche, car
elles peuvent s'avérer être un facteur clé pour comprendre le problème à l'étude.

3. Il est conseillé, avant de se lancer dans l'interprétation nale, de consulter quelqu'un


qui a un aperçu de l'étude et qui est franc et honnête et n'hésitera pas à signaler les
omissions et les erreurs dans l'argumentation logique. Une telle consultation aboutira
à une interprétation correcte et, par conséquent, renforcera l'utilité des résultats de la
recherche.

4. Le chercheur ne doit accomplir la tâche d'interprétation qu'après avoir pris en compte


tous les facteurs pertinents aectant le problème pour éviter une fausse généralisation.
Il ne doit pas être pressé d'interpréter les résultats, car bien souvent les conclusions, qui
semblent bonnes au début, peuvent ne pas être exactes du tout.

7.4 Précautions à prendre pendant l'interprétation


Il faut toujours se rappeler que même si les données sont correctement collectées et analysées,
une mauvaise interprétation conduirait à des conclusions inexactes. Il est donc absolument
essentiel que la tâche d'interprétation soit accomplie avec patience, de manière impartiale et
également dans une perspective correcte. Le chercheur doit prêter attention aux points suivants
pour une interprétation correcte :

Methodologie de Recherche Page 36 MSc. Zabulon BUCUMI


7.5. IMPORTANCE DE LA RÉDACTION DU RAPPORT

1. Au départ, le chercheur doit invariablement s'assurer que (a) les données sont appro-
priées, able et adéquat pour tirer des inférences ; (b) les données reètent une bonne
homogénéité ; et que c) une analyse appropriée a été eectuée au moyen de méthodes
statistiques.

2. Le chercheur doit rester prudent sur les erreurs qui peuvent éventuellement survenir dans
le processus d'interprétation des résultats. Des erreurs peuvent survenir en raison d'une
fausse généralisation et / ou d'une mauvaise interprétation des mesures statistiques,
telles que l'application de résultats au-delà de la plage des observations, l'identication
de la corrélation avec la causalité, etc. Un autre écueil majeur est la tendance à armer
que des relations dénies existent sur la base de la conrmation d'hypothèses particu-
lières. En fait, les résultats de test positifs acceptant l'hypothèse doivent être interprétés
comme étant en accord avec l'hypothèse, plutôt que comme conrmant la validité
de l'hypothèse. Le chercheur doit rester vigilant sur toutes ces choses an que la fausse
généralisation ne se produise pas. Il doit être bien équipé et doit connaître l'utilisation
correcte des mesures statistiques pour tirer des inférences concernant son étude.

3. Il doit toujours garder à l'esprit que la tâche d'interprétation est étroitement liée à
l'analyse et ne peut être distinctement séparée. En tant que tel, il doit prendre la tâche
d'interprétation comme un aspect particulier de l'analyse et doit donc prendre toutes
les précautions que l'on observe habituellement lors du processus d'analyse, à savoir les
précautions concernant la abilité des données, les contrôles informatiques, la validation
et la comparaison des résultats.

4. Il ne doit jamais perdre de vue le fait que sa tâche n'est pas seulement de faire des
observations sensibles des événements pertinents, mais aussi d'identier et de dégager
les facteurs qui sont initialement cachés à l'÷il. Cela lui permettra de faire son travail
d'interprétation sur les bonnes lignes. Une généralisation large doit être évitée car la
plupart des recherches ne s'y prêtent pas car la couverture peut être limitée à un moment
particulier, à une zone particulière et à des conditions particulières. De telles restrictions,
le cas échéant, doivent toujours être spéciées et les résultats doivent être encadrés dans
leurs limites.

5. Le chercheur doit se rappeler que idéalement au cours d'une étude de recherche, il devrait
y avoir une interaction constante entre l'hypothèse initiale, l'observation empirique et les
conceptions théoriques. C'est précisément dans ce domaine d'interaction entre l'orienta-
tion théorique et l'observation empirique que se trouvent les opportunités d'originalité et
de créativité. Il doit accorder une attention particulière à cet aspect lorsqu'il est engagé
dans la tâche d'interprétation.

7.5 Importance de la rédaction du Rapport


Le rapport de recherche est considéré comme un élément majeur de l'étude de recherche car la
tâche de recherche reste incomplète jusqu'à ce que le rapport ait été présenté et / ou rédigé.
En fait, même l'hypothèse la plus brillante, une étude de recherche très bien conçue et menée,
ainsi que les généralisations et les résultats les plus frappants sont de peu de valeur à moins
qu'ils ne soient eectivement communiqués aux autres. Le but de la recherche n'est pas bien
servi tant que les résultats ne sont pas connus des autres. Les résultats de la recherche doivent
invariablement entrer dans la réserve générale des connaissances.

Tout cela explique l'importance de rédiger un rapport de recherche. Il y a des gens qui ne
considèrent pas la rédaction d'un rapport comme faisant partie intégrante du processus de
recherche. Mais l'opinion générale est en faveur de considérer la présentation des résultats de

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7.6. DIFFÉRENTES ÉTAPES DE LA RÉDACTION DU RAPPORT

recherche ou la rédaction de rapport comme faisant partie intégrante du projet de recherche. La


rédaction d'un rapport est la dernière étape d'une étude de recherche et nécessite un ensemble de
compétences quelque peu diérentes de celles requises pour les premières étapes de la recherche.
Cette tâche doit être accomplie par le chercheur avec le plus grand soin ; il peut demander
l'assistance et les conseils d'experts à cette n.

7.6 Diérentes étapes de la rédaction du rapport


Les rapports de recherche sont le produit d'un travail inductif lent, minutieux et précis. Les
étapes habituelles de la rédaction du rapport sont les suivantes : (a) analyse logique du sujet
traité ; (b) préparation du plan nal ; (c) la préparation du brouillon ; (d) réécriture et mise au
point ; (e) préparation de la bibliographie nale ; et (f ) rédiger le projet nal. Bien que toutes
ces étapes soient explicites, une brève mention de la préparation de la bibliographie nale sera
appropriée pour une meilleure compréhension.

La bibliographie, qui est généralement annexée au rapport de recherche, est une liste d'ou-
vrages en quelque sorte pertinents à la recherche qui a été eectuée. Il doit contenir tous les
travaux que le chercheur a consultés. La bibliographie doit être classée par ordre alphabétique
et peut être divisée en deux parties ; la première partie peut contenir les noms de livres et de
brochures et la seconde partie peut contenir les noms d'articles de magazines et de journaux.
En général, ce modèle de bibliographie est considéré comme pratique et satisfaisant du point de
vue du lecteur, bien que ce ne soit pas la seule façon de présenter la bibliographie. Les entrées
de la bibliographie doivent être faites dans l'ordre suivant :

1. Pour les livres et brochures, l'ordre peut être sous :

(a) Nom de l'auteur, nom de famille en premier.

(b) Titre, souligné pour indiquer les italiques.

(c) Lieu, éditeur et date de publication.

(d) Nombre de volumes.

Exemple : Kothari, C.R., Quantitative Techniques, New Delhi, Vikas Publishing House
Pvt. Ltd., 1978.

2. Pour les magazines et journaux, l'ordre peut être sous :

(a) Nom de l'auteur, nom de famille en premier.

(b) Titre de l'article, entre guillemets.

(c) Nom du périodique, souligné pour indiquer les italiques.

(d) Le volume et le numéro.

(e) La date de l'émission.

(f ) La pagination.

Exemple : Robert V. Roosa, Coping with Short-term International Money Flows, The
Banker, London, September, 1971, p. 995.
Les exemples ci-dessus ne sont que des exemples d'entrées de bibliographie et peuvent être
utilisés, mais il ne faut pas oublier qu'ils ne sont pas les seuls formulaires acceptables. La seule
chose importante est que, quelle que soit la méthode choisie, elle doit rester cohérente.

Methodologie de Recherche Page 38 MSc. Zabulon BUCUMI


7.7. PRÉCAUTIONS À PRENDRE POUR LA RÉDACTION DES RAPPORTS DE

RECHERCHE

7.7 Précautions à prendre pour la rédaction des rapports


de recherche
Le rapport de recherche est un moyen de communiquer les résultats de la recherche aux lecteurs
du rapport. Un bon rapport de recherche est celui qui accomplit cette tâche de manière ecace
et eciente. En tant que tel, il doit être préparé en tenant compte des précautions suivantes :

1. Tout en déterminant la longueur du rapport (étant donné que les rapports de recherche
varient considérablement en longueur), il faut garder à l'esprit qu'il doit être susam-
ment long pour couvrir le sujet mais susamment court pour maintenir l'intérêt.

2. Un rapport de recherche ne devrait pas, si cela peut être évité, être ennuyeux ; il doit
être de nature à maintenir l'intérêt du lecteur.

3. La terminologie abstraite et le jargon technique doivent être évités dans un rapport de


recherche. Le rapport devrait être en mesure de transmettre la question aussi simplement
que possible. En d'autres termes, cela signie que le rapport doit être rédigé dans un
style objectif dans un langage simple, en évitant les expressions telles que il semble,
il peut y en avoir, etc.

4. Les lecteurs sont souvent intéressés à acquérir une connaissance rapide des principaux
résultats et, à ce titre, le rapport doit fournir une disponibilité immédiate des résultats.
À cette n, des graphiques et des tableaux statistiques peuvent être utilisés pour les
diérents résultats du rapport principal en plus du résumé des résultats importants.

5. La disposition (format) du rapport doit être bien pensée et doit être appropriée et
conforme à l'objectif du problème de recherche.

6. Les rapports doivent être exempts d'erreurs grammaticales et doivent être préparés en
stricte conformité avec les techniques de composition de rédaction de rapports telles que
l'utilisation de citations, notes de bas de page, documentation, ponctuation appropriée
et utilisation d'abréviations dans les notes de bas de page, etc.

7. Le rapport doit présenter l'analyse logique du sujet. Il doit reéter une structure dans
laquelle les diérentes analyses relatives au problème de recherche s'intègrent bien.

8. Un rapport de recherche doit faire preuve d'originalité et doit nécessairement être une
tentative de résoudre un problème intellectuel. Elle doit contribuer à la solution d'un
problème et doit ajouter à la réserve de connaissances.

9. Vers la n, le rapport doit également indiquer les recommandations liées au problème
considéré. Il est généralement jugé souhaitable que le rapport fasse une prévision de
l'avenir probable du sujet concerné et indique les types de recherche qui restent à faire
dans ce domaine particulier.

10. Des annexes doivent être jointes en ce qui concerne toutes les données techniques du
rapport.

11. La bibliographie des sources consultées est indispensable pour un bon rapport et doit
nécessairement être fournie.

12. L'index est également considéré comme une partie essentielle d'un bon rapport et, en
tant que tel, doit être préparé et annexé à la n.

13. Le rapport doit être attrayant en apparence, net et propre, qu'il soit tapé ou imprimé.

14. Les limites de conance calculées doivent être mentionnées et les diérentes contraintes
rencontrées dans la conduite de l'étude de recherche peuvent également être indiquées
dans le rapport.

Methodologie de Recherche Page 39 MSc. Zabulon BUCUMI


7.8. CONCLUSION

15. L'objectif de l'étude, la nature du problème, les méthodes employées et les techniques
d'analyse adoptées doivent tous être clairement énoncés au début du rapport sous forme
d'introduction.

7.8 Conclusion
Malgré tout ce qui a été dit ci-dessus, il faut toujours garder à l'esprit le fait que la rédaction
de rapports est un art qui s'apprend par la pratique et l'expérience, plutôt que par une simple
doctrine.

7.9 Question
1. Rédigez une brève note sur la tâche d'interprétation dans le contexte de la méthodo-
logie de recherche.

2. L'interprétation est une composante fondamentale du processus de recherche, Expli-


quez. Pourquoi ça ?

3. Décrivez les précautions que le chercheur devrait prendre lors de l'interprétation de ses
résultats.

4. L'interprétation est un art de tirer des inférences, selon l'habileté du chercheur. Élu-
cidez l'énoncé donné en expliquant la technique d'interprétation.

5. Ce n'est que par l'interprétation que le chercheur peut exposer les relations et les
processus qui sous-tendent ses découvertes. Expliquez en donnant des exemples.

6. Expliquez l'importance d'un rapport de recherche et racontez les diérentes étapes de la


rédaction d'un tel rapport.

7. Décrivez brièvement la présentation d'un rapport de recherche, couvrant tous les points
pertinents.

8. Quels points garderez-vous à l'esprit lors de la préparation d'un rapport de recherche ?


Expliquez.

9. Quelles sont les diérentes formes sous lesquelles un travail de recherche peut être pré-
senté. Décriver.

10. Écrivez de courtes notes sur les points suivants :

(a) Les techniques de rédaction du rapport ;

(b) Caractéristiques d'un bon rapport de recherche ;

(c) Bibliographie et son importance dans le contexte du rapport de recherche ;

(d) Réécriture et mise au point du rapport.

11. La rédaction de rapports est davantage un art qui repose sur la pratique et l'expérience.
Discuter.

Methodologie de Recherche Page 40 MSc. Zabulon BUCUMI


Bibliographie
1. KOTHARI, D.R., Research Methodology, Methods and Techniques, New Delhi, New Age
International Publishers,2004.

2. Acko, Russell L., The Design of Social Research, Chicago : University of Chicago Press,
1961.

3. Bailey, Kenneth D.,  Methods of Social Research, New York, 1978.


4. Baker, R.P., and Howell, A.C., The Preparation of Reports, New York : Ronald Press,
1938.

5. Burgess, Ernest W., Research Methods in Sociology in Georges Gurvitch and W.E.
Moore (Ed.), Twentieth Century Sociology, New York : New York Philosophical Library,
1949.

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