Droits de l’homme Droits de l’homme
COMBATTRE LA TORTURE
NATIONS UNIES
Fiche d’information n° 4 (Rev.1)
Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants.
Déclaration universelle des Droits de l’homme (1948, art. 5)
PACTE INTERNATIONAL RELATIF AUX DROITS CIVILS ET POLITIQUES
(1976, art.7)
[L]e terme «torture» désigne tout acte par lequel une douleur ou
des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement
infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une
tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte
qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir
commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de
faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur
une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur
ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction
publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son insti-
gation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend
pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions
légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles.
CONVENTION CONTRE LA TORTURE ET AUTRES PEINES, TRAITEMENTS
CRUELS, INHUMAINS OU DÉGRADANTS (1984, art. 1, par. 1)
Introduction
La torture vise à briser la personnalité de la victime et constitue
une négation de la dignité inhérente à la personne humaine. L’Organisa-
tion des Nations Unies a condamné dès le début la torture comme l’un
des actes les plus vils perpétrés par des êtres humains contre leurs sem-
blables.
La torture est un crime en vertu du droit international. Dans tous
les instruments pertinents, elle fait l’objet d’une interdiction absolue et
ne peut être justifiée en aucune circonstance. Cette interdiction fait
partie du droit international coutumier, ce qui signifie qu’elle est obliga-
toire pour chaque membre de la communauté internationale, indépen-
damment du fait qu’il a ratifié ou non les instruments internationaux
dans lesquels la torture est expressément interdite. La pratique systéma-
tique ou généralisée de la torture constitue un crime contre l’humanité.
En 1948, la communauté internationale condamnait la torture et
autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants dans la Dé-
claration universelle des droits de l’homme qui a été adoptée par
l’Assemblée générale des Nations Unies. En 1975, répondant à une ac-
tion vigoureuse de la part d’organisations non gouvernementales
(ONG), l’Assemblée générale a adopté la Déclaration sur la protection
de toutes les personnes contre la torture et autres peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants.
Au cours des années 80 et 90, des progrès ont été accomplis aussi
bien dans l’élaboration de normes et d’instruments juridiques que dans
la mise en œuvre de l’interdiction de la torture. En 1981, l’Assemblée
générale des Nations Unies a créé le Fonds de contributions volontaires
des Nations Unies pour les victimes de la torture afin de financer les
organisations qui fournissent une aide aux victimes de la torture et à
leurs familles. La Convention contre la torture et autres peines ou traite-
ments cruels, inhumains ou dégradants a été quant à elle adoptée par
l’Assemblée générale en 1984 et est entrée en vigueur en 1987. Son ap-
plication par les États parties est surveillée par un organe d’experts
indépendants, le Comité contre la torture. Le premier Rapporteur spécial
sur la torture, qui était un expert indépendant chargé de faire rapport sur
3
la situation de la torture dans le monde, a été nommé par la Commission
des droits de l’homme en 1985. À la même période, l’Assemblée géné-
rale des Nations Unies adoptait des résolutions dans lesquelles elle
soulignait le rôle du personnel de santé dans la protection des prisonniers
et des détenus contre la torture et établissait des Principes généraux pour
le traitement des détenus. En décembre 1997, l’Assemblée générale a
proclamé le 26 juin Journée internationale des Nations Unies pour le
soutien aux victimes de la torture.
L’Organisation des Nations Unies a maintes fois reconnu le rôle
important joué par les ONG dans la lutte contre la torture. En plus de
leurs campagnes pour l’élaboration d’instruments des Nations Unies et
la mise en place de mécanismes de surveillance, elles apportent une
précieuse contribution à l’application desdits instruments. Différents
experts, notamment le Rapporteur spécial sur la torture et le Rapporteur
spécial sur la violence contre les femmes et des organes conventionnels
tels que le Comité contre la torture sont très tributaires des renseigne-
ments portés à leur attention par des ONG et des particuliers.
4
I. Instruments internationaux relatifs à la
question
Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus
(1955)
L’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus a été
adopté en 1955 par le premier Congrès des Nations Unies pour la pré-
vention du crime et le traitement des délinquants et approuvé par le Con-
seil économique et social dans ses résolutions 663 C (XXIV) et
2076 (LXII) en date respectivement du 31 juillet 1957 et du 13 mai
1977.
L’Ensemble de règles minima vise « à définir les principes et la
pratique généralement reconnus comme constituant la base d’un bon
traitement des prisonniers et d’une bonne gestion des institutions
pénitentiaires ». Les règles sont applicables à toutes les catégories de
détenus, y compris les prisonniers condamnés, ceux qui font l’objet
d’une mesure d’internement administratif et les personnes détenues sans
chef d’accusation. En somme, les règles représentent « les conditions
minimales considérées comme acceptables par l’Organisation des
Nations Unies.
L’Ensemble de règles minima fixe des normes minimales pour
l’enregistrement, la séparation et la classification des détenus, les locaux
de détention, les installations sanitaires, l’alimentation, l’eau potable, les
articles nécessaires pour l’hygiène personnelle, les vêtements et la lite-
rie, la pratique de la religion, l’éducation, l’exercice physique et le sport,
les services médicaux et le traitement des prisonniers malades mentaux.
Il réglemente le système disciplinaire et la procédure de plainte,
l’utilisation des moyens de contrainte et le transfèrement des détenus.
Tous les traitements ou peines cruels, inhumains ou dégradants, y
compris les châtiments corporels, utilisés en tant que punition en cas
d’infraction à la discipline sont complètement interdits. L’Ensemble de
règles contient également une section régissant les qualifications et le
comportement du personnel pénitentiaire.
5
Dans sa résolution 2858 (XXVI) en date du 20 décembre 1971,
l’Assemblée générale a recommandé aux États Membres d’appliquer
effectivement l’Ensemble de règles minima dans l’administration des
établissements pénitentiaires et correctionnels. Elle les a invités en outre
à songer à incorporer les règles dans la législation nationale.
Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre
la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains
ou dégradants (1975)
La Déclaration a été adoptée par l’Assemblée générale dans sa ré-
solution 3452 (XXX) en date du 9 décembre 1975. Son article premier
définit la torture comme suit :
1. Aux fins de la présente Déclaration le terme « torture » désigne tout acte par lequel
une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont délibérément in-
fligées à une personne par des agents de la fonction publique ou à leur instigation,
aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’un tiers des renseignements ou des aveux,
de la punir d’un acte qu’elle a commis ou qu’elle est soupçonnée d’avoir commis, ou
de l’intimider ou d’intimider d’autres personnes. Ce terme ne s’étend pas à la douleur
ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces
sanctions ou occasionnées par elles, dans une mesure compatible avec l’Ensemble de
règles minima pour le traitement des détenus.
2. La torture constitue une forme aggravée et délibérée de peines ou de traitements
cruels, inhumains ou dégradants.
L’article 3 de la Déclaration stipule qu’aucune circonstance
exceptionnelle, telle qu’un état de guerre ou une menace de guerre, l’ins-
tabilité politique intérieure ou tout autre état d’exception, ne peut être in-
voquée pour justifier la torture et autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants.
Code de conduite pour les responsables de l’application des
lois (1979)
L’Assemblée générale a adopté le Code de conduite pour les res-
ponsables de l’application des lois dans sa résolution 34/169 du
17 décembre 1979. Il contient des principes directeurs concernant le
recours à la force, y compris l’utilisation des armes à feu, et la fourniture
de soins médicaux aux personnes en détention. L’expression
« responsables de l’application des lois » est interprétée au sens large
6
comme désignant tous les fonctionnaires autorisés par la loi à exercer
des pouvoirs de police, en particulier des pouvoirs d’arrestation et de
détention.
L’interdiction de la torture qui figure à l’article 5 du Code procède
de la Déclaration contre la torture :
Aucun responsable de l’application des lois ne peut infliger, susciter ou tolérer un
acte de torture ou quelque autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant,
ni ne peut invoquer un ordre de ses supérieurs ou des circonstances exceptionnelles
telles qu’un état de guerre ou une menace de guerre, une menace contre la sécurité
nationale, l’instabilité politique intérieure ou tout autre état d’exception pour justi-
fier la torture ou d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Il ressort du commentaire relatif à l’article 5 que « l’expression
peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants » doit être inter-
prétée « de façon à assurer une protection aussi large que possible contre
tous abus, qu’ils aient un caractère physique ou mental ».
Le Code n’autorise les responsables de l’application des lois à re-
courir à la force que « lorsque cela est strictement nécessaire et dans la
mesure exigée par l’accomplissement de leurs fonctions » (art. 3). La
force ne peut donc être utilisée que pour empêcher un crime ou pour ar-
rêter ou aider à arrêter légalement des délinquants et son emploi doit être
proportionnel au but légitime recherché. Les armes à feu ne doivent être
employées qu’en cas de résistance armée ou de menace à la vie d’autrui
et seulement lorsque des moyens moins radicaux ne sont pas suffisants
pour appréhender le suspect. Les responsables de l’application des lois
doivent veiller à ce que la santé des personnes dont ils ont la garde soit
pleinement protégée et prendre immédiatement des mesures pour que
des soins médicaux soient dispensés chaque fois que cela s’impose
(art. 6).
En 1989, le Conseil économique et social a adopté les Principes
directeurs en vue d’une application efficace du Code de conduite pour
les responsables de l’application des lois (résolution 1989/61), dans
lesquels il a invité instamment les États, entre autres, à tenir compte des
principes consacrés par le Code dans la législation et la pratique natio-
nales et à mettre en place des mécanismes efficaces pour assurer la
discipline interne et le contrôle et la supervision externes des responsa-
bles de l’application des lois.
7
Principes de base sur le recours à la force et l’utilisation des
armes à feu par les responsables de l’application des lois
(1990)
Les Principes de base sur le recours à la force et l’utilisation des
armes à feu par les responsables de l’application des lois ont été adoptés
lors du huitième Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime
et le traitement des délinquants, à La Havane (Cuba), le 7 septembre
1990. Ils réglementent l’utilisation légale de la force et des armes à feu,
le maintien de l’ordre, en cas de rassemblements illégaux et parmi les
prévenus et condamnés incarcérés, et les procédures d’établissement de
rapports et d’enquête concernant l’utilisation de la force et des armes à
feu par les responsables de l’application des lois dans l’exercice de leurs
fonctions. Le principe 7 stipule que l’usage arbitraire ou abusif de la
force ou des armes à feu par les responsables de l’application des lois
sera puni comme une infraction pénale, en application de la législation
nationale. Le principe 8 dispose qu’aucune circonstance exceptionnelle,
comme l’instabilité de la situation politique intérieure ou un état
d’urgence, ne peut être invoquée pour justifier une dérogation aux
principes.
La force et les armes à feu ne peuvent être utilisées que si les autres
moyens restent sans effet ou ne permettent pas d’obtenir le résultat
désiré (principe 4). Les responsables de l’application des lois sont tenus
d’agir proportionnellement à la gravité de l’infraction et à l’objectif
légitime à atteindre. Ils s’efforceront de ne causer que le minimum de
dommages et d’atteintes à l’intégrité physique et veilleront à ce qu’une
assistance médicale soit fournie aux personnes blessées et à ce que la
famille ou les proches soient avertis le plus rapidement possible
(principe 5).
8
Principes d’éthique médicale applicables au rôle du person-
nel de santé, en particulier des médecins, dans la protection
des prisonniers et des détenus contre la torture et autres
peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants
(1982)
L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté les Principes
d’éthique médicale dans sa résolution 37/194 en date du 18 décembre
1982. Dans le préambule de cette résolution, l’Assemblée générale se
déclare « alarmée par le fait qu’il n’est pas rare de voir des membres de
la profession médicale ou d’autres membres du personnel de santé se li-
vrer à des activités difficilement conciliables avec l’éthique médicale ».
Les États, les associations professionnelles et d’autres organismes sont
invités instamment à prendre les mesures requises contre toute tentative
visant à soumettre des membres du personnel de santé ou des membres
de leur famille à des menaces ou à des représailles du fait que ce person-
nel aurait refusé de cautionner le recours à la torture ou à d’autres formes
de traitement cruel, inhumain ou dégradant. D’autre part, le personnel de
santé en particulier les médecins devrait être tenu de rendre compte de
toute violation de l’éthique médicale pouvant lui être imputée.
Le principe premier stipule que les membres du personnel de santé
sont tenus d’assurer la protection de la santé physique ou mentale des
prisonniers et des détenus et de leur dispenser un traitement de la même
qualité et répondant aux mêmes normes que celui dont bénéficient les
personnes qui ne sont pas incarcérées. Une participation active ou passi-
ve ou l’appui à toute forme de torture ou de mauvais traitement constitue
une violation flagrante de l’éthique médicale (principe 2).
Il y a aussi violation de l’éthique médicale si des membres du per-
sonnel de santé aident à soumettre des prisonniers ou des détenus à un
interrogatoire qui risque d’avoir des effets néfastes sur leur santé physi-
que ou mentale, s’ils certifient que des prisonniers ou des détenus sont
aptes à subir une forme quelconque de traitement ou de châtiment qui
peut avoir des effets néfastes sur leur santé physique ou mentale
(principe 4) ou s’ils participent à la contention d’un prisonnier ou d’un
détenu à moins que cette procédure ne soit nécessaire pour la protection
de la santé ou de la sécurité de la personne concernée, des autres prison-
niers ou détenus ou des gardiens, et ne présente aucun danger pour la
santé physique ou mentale du détenu (principe 5).
9
Convention contre la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants (1984)
La Convention contre la torture et autres peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants a été adoptée le 10 décembre 1984 par
l’Assemblée générale et est entrée en vigueur le 26 juin 1987.
La Convention fait obligation aux États parties, entre autres, d’in-
corporer le crime de torture dans la législation nationale et de réprimer
les actes de torture par des peines appropriées; d’entreprendre une en-
quête rapide et impartiale sur tout acte de torture présumé; de faire en
sorte qu’aucune déclaration obtenue par la torture ne puisse être invo-
quée comme élément de preuve dans une procédure (sauf contre la per-
sonne accusée de torture pour établir que la déclaration a été faite) et
d’établir pour les victimes de la torture et les personnes à leur charge un
droit exécutoire à une indemnisation équitable et adéquate et à une réa-
daptation.
Aucune circonstance exceptionnelle, qu’il s’agisse d’un état de
guerre ou d’une menace de guerre, d’une instabilité politique intérieure
ou de tout autre état d’exception, ne peut être invoquée pour justifier la
torture. De même, un délinquant individuel, ne peut en aucun cas invo-
quer l’ordre d’un supérieur ou d’une autorité publique pour justifier la
torture.
Il est interdit aux États parties de renvoyer une personne dans un
autre État où elle court le risque d’être torturée (principe de non-refou-
lement). Ils doivent veiller, d’autre part, à ce qu’un auteur présumé d’ac-
tes de torture qui se trouve sur un territoire relevant de leur juridiction
soit poursuivi ou extradé vers un autre État pour y faire l’objet de
poursuites.
Ensemble de principes pour la protection de toutes les
personnes soumises à une forme quelconque de détention
ou d’emprisonnement (1988)
L’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes
soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement,
qui a été adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa
résolution 43/173 du 9 décembre 1988, définit notamment le droit des
personnes arrêtées et détenues à l’assistance judiciaire, aux soins médi-
10
caux et à l’accès aux dossiers concernant leur détention, arrestation, in-
terrogatoire et traitement médical. Les États devraient interdire tout acte
contraire aux principes, prévoir des sanctions appropriées contre les
auteurs de tels actes et enquêter impartialement en cas de plainte
(principe 7).
Le principe 6 dispose ce qui suit : « Aucune personne soumise à
une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement ne sera sou-
mise à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou
dégradants ». Il ressort d’une note de bas de page se rapportant à ce prin-
cipe que l’expression « peines ou traitements cruels, inhumains ou
dégradants » doit être interprétée « de façon à assurer une protection
aussi large que possible contre tous sévices, qu’ils aient un caractère
physique ou mental, y compris le fait de soumettre une personne détenue
ou emprisonnée à des conditions qui la privent temporairement ou en
permanence de l’usage de l’un quelconque de ses sens, tels que la vue
ou l’ouïe, ou de la conscience du lieu où elle se trouve et du passage du
temps ».
Quant au principe 21, il dispose qu’aucune personne détenue ne
sera soumise, pendant son interrogatoire, à des actes de violence, des
menaces ou des méthodes d’interrogatoire de nature à compromettre sa
capacité de décision ou son discernement. Aucun détenu ne pourra,
même s’il y consent, faire l’objet d’expériences médicales ou scientifi-
ques de nature à nuire à sa santé (principe 22).
Le non-respect des principes dans l’obtention de preuves sera pris
en compte pour déterminer si des preuves produites contre une personne
détenue sont admissibles (principe 27).
Toute personne détenue ou son représentant légal a le droit de dé-
poser une plainte au sujet de la façon dont elle est traitée, en particulier
dans le cas de torture ou d’autres mauvais traitements, aux autorités
chargées de l’administration du lieu de détention et, si nécessaire, aux
autorités de contrôle compétentes. Toute plainte doit être examinée
rapidement et une réponse doit être donnée sans retard injustifié. Aucun
plaignant ne doit subir de préjudice pour avoir présenté une plainte
(principe 33).
Dans les plus brefs délais après l’arrestation et après chaque trans-
fert d’un lieu de détention à un autre les membres de la famille du détenu
ou d’autres personnes de son choix doivent être avisés du lieu où il est
retenu (principe 16). Un examen médical approprié sera offert aux
personnes détenues ou emprisonnées dans un délai aussi bref que possi-
11
ble après leur entrée dans le lieu de détention ou d’emprisonnement. Par
la-même, les soins et traitements médicaux seront dispensés autant que
le besoin s’en fera sentir. Dans tous les cas ces soins et traitements seront
gratuits (principe 24).
Le principe 29 stipule que les lieux de détention doivent être ins-
pectés régulièrement par des personnes qualifiées et expérimentées,
nommées par une autorité compétente distincte de l’autorité directement
chargée du lieu de détention. Les détenus doivent avoir le droit de
« communiquer librement et en toute confidence » avec les personnes
qui procèdent à l’inspection.
Principes fondamentaux relatifs au traitement des prison-
niers (1990)
Les principes fondamentaux relatifs au traitement des prisonniers
ont été adoptés par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa
résolution 45/111 du 14 décembre 1990. Ils requièrent essentiellement
que les prisonniers soient traités avec le respect dû à la dignité inhérente
à la personne humaine. Ils ne doivent souffrir d’aucune discrimination
et leurs convictions religieuses et préceptes culturels doivent être respec-
tés. Ils doivent avoir accès aux activités culturelles et éducatives visant
au plein épanouissement de la personne humaine, à un emploi utile et ré-
munéré qui facilitera leur réinsertion dans la société et à tous les services
de santé sans distinction. Les efforts pour abolir le régime cellulaire sont
encouragés.
Statut de Rome de la Cour pénale internationale (1998)
Le Statut de Rome, qui met en place un tribunal international pour
juger les auteurs de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes
de guerre a été adopté par la Conférence diplomatique de plénipotentiai-
res des Nations Unies le 17 juillet 19981.
Selon l’article 7 du Statut, la pratique systématique ou généralisée
de la torture et « d’autres actes inhumains de caractère analogue causant
intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’in-
tégrité physique ou à la santé physique ou mentale » constituent des cri-
1
Document de l’ONU A/CONF.183/9.
12
mes contre l’humanité. La torture est définie comme « le fait d’infliger
intentionnellement une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou
mentales, à une personne se trouvant sous [la] garde ou sous [le] contrôle
[de l’accusé]; acception de ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux
souffrances résultant uniquement de sanctions légales, inhérentes à ces
sanctions ou occasionnées par elles ».
Manuel pour enquêter efficacement sur la torture et autres
peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants
(Protocole d’Istanbul) [1999]
Le Manuel et les Principes qu’il contient ont été élaborés par un
groupe d’experts représentant 40 organisations ou institutions. Dans sa
résolution 55/89, qui contient en annexe les Principes, l’Assemblée gé-
nérale a vivement encouragé les gouvernements à « réfléchir aux Princi-
pes en tant que moyen efficace de combattre la torture » (par. 3).
Le Protocole d’Istanbul décrit d’une manière détaillée les mesures
que doivent prendre les États, les enquêteurs et les experts médicaux
pour enquêter et établir la réalité des faits rapidement et de manière im-
partiale en ce qui concerne les plaintes et les rapports faisant état de tor-
ture. L’enquête doit être menée par des experts compétents et impartiaux
qui sont indépendants vis-à-vis des suspects et de l’organisme qui les
emploie (principe 2). Lesdits experts doivent avoir accès à tous les ren-
seignements, ressources budgétaires et moyens techniques nécessaires.
Ils doivent également avoir le pouvoir d’obliger à comparaître les sus-
pects et les témoins et à exiger la présentation d’éléments de preuve
[principe 3 a]. Les conclusions de l’enquête doivent être rendues publi-
ques [principe 5 b]. Les victimes présumées et leurs représentants lé-
gaux doivent avoir accès à toute audition et à toute information touchant
l’enquête (principe 4).
Le principe 3 b contient ce qui suit : « Les victimes présumées de
torture ou de mauvais traitements, les témoins, les personnes chargées
de l’enquête et leur famille doivent jouir d’une protection contre la vio-
lence, les menaces de violence ou toute forme d’intimidation qui peut
être liée à l’enquête. Les personnes éventuellement impliquées dans des
actes de torture ou des mauvais traitements doivent être écartées de toute
fonction leur permettant d’exercer une autorité, directe ou indirecte, sur
les plaignants, les témoins et leur famille ainsi que sur les personnes
chargées de l’enquête. »
13
II. Organes conventionnels
Comité contre la torture
En application de l’article 17 de la Convention contre la torture, les
États parties élisent 10 experts « de haute moralité et possédant une
compétence reconnue dans le domaine des droits de l’homme » en tant
que membres du Comité contre la torture. Le Comité tient chaque année
à Genève deux sessions ordinaires en avril/mai et en novembre.
Le mandat du Comité comprend quatre principales activités : il
examine les rapports périodiques des États parties (art. 19); entreprend
des enquêtes confidentielles en cas d’indications bien fondées que la tor-
ture est pratiquée systématiquement sur le territoire d’un État partie
(art. 20); examine des communications émanant de particuliers qui
affirment être victimes d’une violation de la Convention (art. 22); et
examine les plaintes inter-États (art. 21)2. Les plaintes émanant de par-
ticuliers et les plaintes inter-États ne peuvent être examinées que dans le
cas des États parties qui ont reconnu la compétence du Comité pour
recevoir et examiner de telles plaintes. D’autre part, le Comité présente
un rapport annuel sur ses activités aux États parties et à l’Assemblée
générale des Nations Unies.
Examen des rapports des États parties (art. 19)
Les États parties s’engagent à soumettre au Comité un rapport ini-
tial sur les mesures qu’ils ont prises pour donner effet à la Convention
dans un délai d’un an à compter de l’entrée en vigueur de la Convention,
et de présenter des rapports complémentaires tous les quatre ans sur tou-
tes nouvelles mesures prises ainsi que tous autres rapports demandés par
le Comité. Les représentants des États parties sont invités à présenter les
rapports, à répondre aux questions et à fournir les renseignements com-
2
Aux termes de l’article 21, les États parties peuvent présenter des communications
alléguant qu’un autre État partie ne s’acquitte pas de ses obligations au titre de la Con-
vention. À ce jour, aucune plainte de ce type n’a été présentée.
14
plémentaires demandés. Après avoir examiné un rapport, le Comité
adopte des « conclusions et recommandations » structurées comme
suit : aspects positifs; facteurs et difficultés entravant l’application de la
Convention; sujets de préoccupation; et recommandations. Les
« conclu-sions et recommandations » sont rendues publiques.
En examinant les rapports des États parties, le Comité tient compte
de toutes les informations crédibles présentées par des organisations non
gouvernementales, des représentants de la profession juridique et des
particuliers. Les ONG peuvent tenir des réunions informelles avec des
membres du Comité avant l’examen du rapport d’un État partie en vue
de leur faire part de leurs préoccupations au sujet du pays concerné.
Enquêtes confidentielles (art. 20)
Le Comité peut ouvrir une enquête confidentielle en application de
l’article 20 de la Convention lorsqu’il reçoit des renseignements crédi-
bles indiquant que la torture est pratiquée systématiquement sur le terri-
toire d’un État partie à moins que l’État concerné ait déclaré,
conformément à l’article 28, qu’il ne reconnaissait pas au Comité de
compétence en la matière.
Le Comité considère que la torture est pratiquée d’une manière
systématique
lorsqu’il apparaît que les cas de torture rapportés ne se sont pas produits fortuite-
ment en un endroit ou à un moment donné, mais comportent des éléments d’habi-
tude, de généralité et de finalité déterminé au moins sur une portion non
négligeable du territoire du pays en cause. D’autre part, la torture peut avoir un ca-
ractère systématique sans qu’elle résulte de l’intention directe d’un gouvernement.
En effet, celle-ci peut être la conséquence de facteurs que le gouvernement peut
avoir des difficultés à contrôler, et son existence peut signaler une lacune entre la
politique déterminée au niveau du gouvernement central et son application au ni-
veau de l’administration locale. Une législation insuffisante qui laisse en fait la
possibilité de recourir à la torture peut encore ajouter au caractère systématique de
cette pratique3.
Quand il reçoit des renseignements du type mentionné à
l’article 20, le Comité invite l’État partie concerné à coopérer dans
l’examen de ces renseignements. S’il juge utile que l’enquête compren-
ne une visite dans l’État partie d’un ou de plusieurs de ses membres, le
3
Documents officiels de l’Assemblée générale, quarante-huitième session, Supplé-
ment n° 44 (A/48/44/Add.1), par. 39.
15
Comité demande l’autorisation de l’État concerné. Au cours de telles
visites, les membres du Comité rencontrent généralement des autorités
compétentes, des membres du judiciaire et des représentants d’ONG et
se rendent dans les lieux de détention. Les conclusions du Comité ainsi
que tout commentaire ou suggestion jugés appropriés sont transmis à
l’État partie, auquel il est demandé de fournir des informations sur les
mesures prises pour y donner suite.
Après avoir consulté l’État partie, le Comité peut décider de faire
figurer un compte rendu succinct des résultats de ses travaux sur la ques-
tion dans son rapport annuel à l’Assemblée générale.
Procédure de plainte individuelle (art. 22)
En application de l’article 22 de la Convention, les particuliers
peuvent présenter des communications lorsqu’ils se considèrent
victimes de violations d’une ou de plusieurs dispositions de la Conven-
tion par un État partie qui a reconnu la compétence du Comité pour exa-
miner de telles communications (voir annexe 1, formulaire type pour la
communication d’une plainte).
Recevabilité
Une communication n’est considérée recevable que lorsqu’elle
remplit les critères suivants :
a) Elle n’est pas anonyme et émane d’un particulier relevant de la
juridiction d’un État partie qui a reconnu la compétence du
Comité visée à l’article 22;
b) La personne affirme être victime d’une violation par l’État par-
tie des dispositions de la Convention;
c) La communication a été présentée par le plaignant, ses proches,
des personnes dûment autorisées par elle ou, lorsque le
plaignant n’est pas en mesure de la présenter lui-même, par
d’autres personnes pouvant prouver qu’elles agissent en son
nom;
d) La communication ne constitue pas un abus du droit de présen-
ter une communication en vertu de l’article 22 ou n’est pas in-
compatible avec les dispositions de la Convention;
16
e) La même question n’a pas été examinée et n’est pas en cours
d’examen devant une autre instance internationale d’enquête
ou de règlement4;
f) Le particulier a épuisé tous les recours internes disponibles5.
La plupart des affaires soumises au Comité en application de
l’article 22 portent sur un risque de torture en cas d’expulsion (art. 3)6.
À cet égard, le Comité a adopté plusieurs décisions dans lesquelles il a
interprété certains critères de recevabilité7. Il a conclu, par exemple, ce
qui suit en ce qui concerne l’épuisement des recours internes : les requé-
rants doivent contester la légalité des décisions et des actes de l’adminis-
tration qui font partie du processus de règlement dans le pays concerné;
les requérants doivent utiliser la possibilité de faire examiner leur requê-
te par la plus haute instance judiciaire chargée des affaires d’asile; et les
requérants doivent déposer une demande de dérogation ministérielle
pour des raisons humanitaires dans les États parties où un tel recours
4
Le Comité a estimé que la présentation d’une communication à un mécanisme
régional des droits de l’homme tel que la Commission européenne des droits de l’homme,
la Cour européenne des droits de l’homme, la Commission interaméricaine des droits de
l’homme, la Cour interaméricaine des droits de l’homme et son examen ultérieur par un
tel mécanisme font que cette communication est irrecevable car lesdits mécanismes sont
des procédures internationales d’enquête ou de règlement. Cela ne s’applique pas à des
mécanismes non conventionnels de la Commission des droits de l’homme tels que le Rap-
porteur spécial sur la torture ou le Rapporteur spécial sur la violence contre les femmes.
5
Le Comité n’examinera une plainte quant au fond que si le requérant a d’abord
saisi les autorités judiciaires de l’État partie concerné utilisant toutes les voies de recours.
Il n’y a de dérogation à cette règle que lorsque la procédure interne est déraisonnablement
longue ou n’est pas susceptible d’assurer un recours utile. C’est ainsi que le Comité a jugé
irrecevables des communications dont l’auteur a déclaré de façon générale que les recours
internes étaient inefficaces sans avoir pris le soin de soumettre d’abord de plainte aux
autorités nationales ou lorsqu’une enquête judiciaire sur des allégations de torture a été
ordonnée ou va l’être et que rien n’indique qu’il y a obstruction à la justice.
6
Article 3 :
1) Aucun État partie n’expulsera, ne refoulera, ni n’extradera une personne vers un
autre État où il y a des motifs sérieux de croire qu’elle risque d’être soumise à la
torture;
2) Pour déterminer s’il y a de tels motifs, les autorités compétentes tiendront
compte de toutes les considérations pertinentes, y compris, le cas échéant, de
l’existence, dans l’État intéressé, d’un ensemble de violations systématiques des
droits de l’homme, graves, flagrantes ou massives.
7
Voir également l’Observation générale no 1 du Comité (1996) sur l’application de
l’article 3 de la Convention dans le contexte de l’article 22 (document de l’ONU HRI/
GEN/1/Rev.5).
17
légal existe et demander la révision de la décision si une telle dérogation
leur était refusée.
Dans certains cas, le Comité était d’avis qu’il n’était pas compé-
tent pour examiner les motifs servant à déterminer si une personne est
autorisée à rester dans un pays, dans la mesure où l’État partie s’était
acquitté des obligations qui lui incombaient en vertu de l’article 3. Il a
déclaré des plaintes irrecevables en vertu de cet article dans les cas où
l’ordre d’expulsion initial n’était plus applicable ou lorsque l’auteur
s’était vu délivrer un document lui permettant de rester temporairement
dans le pays et ne courait pas un « danger immédiat d’expulsion ».
Mesures provisoires de protection
Au cours de l’examen de la recevabilité ou du fond d’une commu-
nication (par. 9 de l’article 108 et par. 3 de l’article 110 du Règlement
intérieur), le Comité peut demander à l’État partie de prendre des mesu-
res pour éviter de porter un préjudice irréparable au requérant. Lorsqu’il
y a un risque d’expulsion (art. 3), il peut demander à l’État partie de ne
pas expulser l’auteur pendant que sa communication est à l’examen.
Une demande de mesure provisoire est sans préjudice de la décision du
Comité sur la recevabilité ou le fond de la communication.
Examen quant au fond
Les communications recevables sont examinées quant au fond.
Dans les six mois qui suivent la décision de recevabilité, l’État partie
concerné doit soumettre des explications ou des déclarations éclaircis-
sant la question à l’examen et indiquant, le cas échéant, les mesures qu’il
a pu prendre pour remédier à la situation. De telles déclarations sont
communiquées à l’auteur de la communication pour commentaires.
Les constatations finales du Comité sur la communication sont transmi-
ses à l’auteur et à l’État partie. Lorsque le Comité estime que la Conven-
tion a été violée, il demande à l’État partie de l’informer dans un délai
de 90 jours de toute mesure qu’il aura prise pour donner effet à ses cons-
tatations. Les décisions par lesquelles le Comité déclare des communi-
cations irrecevables et ses constatations sur les communications
recevables sont publiées dans son rapport annuel.
18
Des rappels sont envoyés aux États parties qui ne font pas rapport
dans un délai de trois mois sur les mesures prises pour remédier à une
situation que le Comité a jugée contraire à la Convention.
Autres organes conventionnels
Plusieurs autres instruments internationaux relatifs aux droits de
l’homme qui interdisent la torture et autres formes de mauvais traite-
ments ont mis en place des organes de surveillance composés d’experts
indépendants en vue d’examiner l’application desdits instruments par
les États parties. Leurs méthodes de travail sont similaires à celles du
Comité contre la torture. Le Comité des droits de l’homme, le Comité
pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes et le Comi-
té pour l’élimination de la discrimination raciale, notamment, peuvent
recevoir de particuliers des plaintes contre des États parties qui ont re-
connu leur compétence pour recevoir et examiner des communications.
Ils appliquent des critères de recevabilité similaires à ceux du Comité
contre la torture.
Comité des droits de l’homme
L’article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politi-
ques (1966) contient ce qui suit : « Nul ne sera soumis à la torture ni à
des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ». Quant au
paragraphe 1 de l’article 10, il stipule ce qui suit : « Toute personne pri-
vée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité
inhérente à la personne humaine ».
Dans son Observation générale no 20 (1992), le Comité des droits
de l’homme note que les États parties ont le devoir d’assurer à toute per-
sonne, par des mesures législatives ou autres, une protection contre les
actes prohibés par l’article 7, « que ceux-ci soient le fait de personnes
agissant dans le cadre de leurs fonctions officielles, en dehors de
celles-ci ou à titre privé ». Cette interdiction s’étend aux peines corpo-
relles, y compris les châtiments excessifs infligés en guise de sanction
pénale ou de mesure éducative ou disciplinaire. Les États parties ne
doivent pas exposer les personnes à un risque de torture ou de peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants en les renvoyant dans un
autre pays en vertu d’une mesure d’extradition, d’expulsion ou de refou-
lement.
19
Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard
des femmes
Bien que la Convention sur l’élimination de toutes les formes de
discrimination à l’égard des femmes de 1979 ne contienne aucune dis-
position interdisant expressément la violence contre les femmes, le Co-
mité déclare dans sa recommandation générale no 19 (1992) que la
violence fondée sur le sexe constitue une discrimination, au sens de l’ar-
ticle premier de la Convention, et que la jouissance du droit de ne pas
être soumis à la torture et à d’autres peines ou traitements cruels, inhu-
mains ou dégradants, qui est consacré par le droit international, est rendu
nul par une telle violence8.
Dès réception d’une communication au titre du Protocole facultatif
se rapportant à la Convention et avant de prendre une décision finale
quant au fond, le Comité a la possibilité de demander aux États parties
de prendre des mesures pour protéger la (les) victime(s) présumée(s)
d’un dommage irréparable (art. 5). Une telle demande de mesures con-
servatoires est sans préjudice de la décision sur la recevabilité et le fond
de la communication.
Comité des droits de l’enfant
L’article 37 de la Convention relative aux droits de l’enfant de
1989 fait obligation aux États parties de veiller à ce que nul enfant ne soit
soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou
dégradants. Quant à l’article 19, il contient une disposition plus large
portant sur la protection des enfants contre les brutalités mentales et
physiques :
Les États parties prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et
éducatives appropriées pour protéger l’enfant contre toute forme de violence, d’atteinte
ou de brutalités physiques ou mentales, d’abandon ou de négligence, de mauvais trai-
tements ou d’exploitation, y compris la violence sexuelle, pendant qu’il est sous la gar-
de de ses parents ou de l’un d’eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre
personne à qui il est confié.
8
Ibid.
20
D’autre part, en vertu de l’article 34 de la Convention, les États
parties « s’engagent à protéger l’enfant contre toutes les formes
d’exploitation sexuelle et de violence sexuelle » et de prendre à cette fin
toutes les mesures appropriées sur les plans national, bilatéral et
multilatéral.
En septembre 2000, le Comité a consacré une journée de débat
général9 au thème de la violence endurée par les enfants dans le contexte
des préoccupations de « maintien de l’ordre » et par les enfants vivant
dans des établissements gérés, autorisés ou supervisés par l’État.
Le Comité a adopté à l’intention des États, de la communauté inter-
nationale et des ONG 36 recommandations concernant les mesures lé-
gislatives, la sensibilisation et la formation ainsi que le suivi et les
mécanismes de plainte. Les États parties ont, par exemple, été instam-
ment invités à revoir leur législation applicable en la matière, y compris
leur législation pénale, en vue de faire en sorte « que toutes les formes
de violence contre les enfants, quel qu’en soit le degré, soient interdites,
notamment le recours à la torture ou à des traitements cruels, inhumains
ou dégradants … lors de l’imposition de châtiments ou de mesures
disciplinaires au sein du système de justice pour mineurs ou dans tout
autre cadre » (recommandation 8). Le Comité a aussi recommandé
« d’accorder d’urgence toute l’attention voulue à la mise en place et au
fonctionnement efficace de systèmes de surveillance du traitement reçu
par les enfants privés de leur famille ou soupçonnés ou convaincus
d’infractions à la loi pénale » (recommandation 26).
Comité pour l’élimination de la discrimination raciale
En vertu de l’article 5 de la Convention internationale sur l’élimi-
nation de toutes les formes de discrimination raciale de 1965, « les États
parties s’engagent à interdire et à éliminer la discrimination raciale sous
toutes ses formes et à garantir le droit de chacun à l’égalité devant la loi
sans distinction de race, de couleur ou d’origine nationale ou ethnique »,
notamment dans la jouissance du droit « à la sûreté de la personne et à
la protection de l’État contre les voies de faits ou les sévices de la part
soit de fonctionnaires du gouvernement, soit de tout individu, groupe ou
institution ».
9
En septembre 2001, le thème de la journée de débat général était « La violence
contre les enfants au sein de la famille et à l’école ».
21
Comment porter des informations à l’attention des
différents Comités ?
Toute information relevant de la Convention contre la torture, du
Pacte international relatif aux droits civils et politiques, de la Conven-
tion relative aux droits de l’enfant ou de la Convention internationale sur
l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale doit être en-
voyée à l’adresse suivante :
Président du Comité contre la torture/
Comité des droits de l’homme/Comité des droits de l’enfant/
Comité pour l’élimination de la discrimination raciale
c/o Haut-Commissariat aux droits de l’homme
Office des Nations Unies à Genève
1211 Genève 10
Fax : +41-22-917 9022
Adresse électronique : [Link]@[Link]
Téléphone : +41-22-917 9000 ou +41-22-917 1234
Toute information relevant de la Convention sur l’élimination de
toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes est à envoyer
à l’adresse suivante:
Présidence du Comité pour l’élimination de la discrimination à
l’égard des femmes
c/o Haut-Commissariat aux droits de l’homme
Organisation des Nations Unies
New York
Fax : +1-212-963-3463
Adresse électronique : daw@[Link]
Les rapports annuels de ces organes conventionnels ainsi que
d’autres et les décisions, communiqués de presse et autres documents
pertinents peuvent être consultés sur le site Web du Haut-Commissariat
aux droits de l’homme ([Link]; cliquer sur Programme,
Mécanismes conventionnels, Comité contre la torture/Comité des droits
de l’homme/Comité des droits de l’enfant/Comité pour l’élimination de
la discrimination raciale/Comité pour l’élimination de la discrimination
à l’égard des femmes).
22
III. Rapporteurs spéciaux
Rapporteur spécial sur la torture
Dans sa résolution 1985/33, la Commission des droits de l’homme
de l’Organisation des Nations Unies a décidé de nommer un Rapporteur
spécial chargé d’examiner les questions relatives à la torture, de
rechercher et d’obtenir des informations crédibles et fiables sur ces
questions et de réagir efficacement à ces informations. Le Rapporteur
spécial présente chaque année à la Commission un rapport complet sur
ses activités, examinant la fréquence et l’ampleur de la pratique de la
torture et faisant des recommandations pour aider les gouvernements à
y mettre fin. Le mandat du Rapporteur spécial couvre tous les pays, in-
dépendamment du fait qu’un État a ratifié ou non la Convention contre
la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou
dégradants.
Le mandat du Rapporteur spécial comporte trois principales
activités : transmettre des communications contenant des appels urgents
et des lettres d’allégation (cas présumés de torture) aux gouvernements,
entreprendre des missions d’établissement des faits (visites de pays)
dans des pays d’où proviennent des renseignements qui donnent à pen-
ser que la torture ne s’y limite pas à des incidents isolés et sporadiques,
et présenter des rapports annuels sur les activités, le mandat et les mé-
thodes de travail du Rapporteur spécial à la Commission des droits de
l’homme et à l’Assemblée générale.
Contrairement aux organes créés en vertu d’instruments interna-
tionaux, le Rapporteur spécial ne pose pas comme condition l’épuise-
ment des recours internes pour intervenir dans des situations où des
personnes risquent d’être torturées (« appels urgents ») ou en cas d’actes
présumés de torture (« allégations »). En outre, lorsque les faits en ques-
tion relèvent de plusieurs mandats, le Rapporteur spécial peut décider de
prendre contact avec un ou plusieurs mécanismes thématiques ou rap-
porteurs spéciaux en vue de l’envoi de communications conjointes ou de
demander à effectuer des missions communes.
23
Appels urgents
Le Rapporteur spécial a conçu une procédure d’« appel urgent »
qui permet de réagir promptement à des informations indiquant qu’une
personne ou un groupe risquent d’être victimes d’actes de torture ou
d’autres formes de mauvais traitement, souvent en détention, infligés par
des agents de l’État ou des personnes agissant à leur instigation ou avec
leur consentement exprès ou tacite. Compte tenu de l’urgence d’un tel
appel, le Rapporteur spécial envoie directement une télécopie au Minis-
tère des affaires étrangères du pays concerné dans laquelle il demande,
sans tirer de conclusions quant aux faits, au gouvernement de protéger
l’intégrité physique et mentale de la (des) personne(s) concernée(s).
Le Rapporteur spécial intervient également lorsqu’il est craint que
des personnes risquent d’être torturées ou de subir des mauvais traite-
ments [châtiments corporels, utilisation de moyens de contention con-
traires aux instruments internationaux relatifs à la question, détention
prolongée au secret, isolement cellulaire, « conditions de détention assi-
milables à la torture, déni de traitement médical et d’une nourriture adé-
quate, expulsion imminente vers un pays où l’intéressé court le risque
d’être torturé ou de subir d’autres mauvais traitements et menace de re-
cours à la force ou recours excessif à la force par des responsables de
l’application des lois (voir « Questions diverses » ci-après)]. Le Rappor-
teur spécial envoie également des appels urgents en cas d’adoption de
textes de loi qui risquent de porter atteinte à l’interdiction internationale
de la torture, par exemple en proclamant l’impunité des actes de torture.
Allégations
Les allégations de torture reçues par le Rapporteur spécial qui ne
nécessitent pas de sa part de mesures immédiates sont communiquées
aux gouvernements sous forme de « lettres d’allégation ». Ces lettres
contiennent le résumé d’allégations de torture émanant de particuliers
reçues par le Rapporteur spécial et, le cas échéant, des références géné-
rales à la pratique de la torture. Ces allégations générales font état d’une
pratique systématique de la torture ou d’une pratique concernant des
groupes déterminés de victimes ou d’auteurs, l’utilisation de méthodes
particulières de torture, la détention dans des conditions constituant des
mauvais traitements ou des lois spécifiques qui ont une incidence sur le
recours à la torture. Dans ce contexte, le Rapporteur spécial peut s’occu-
24
per de dispositions du Code pénal (permettant par exemple les châti-
ments corporels), de dispositions du Code de procédure pénale
(concernant par exemple les périodes de détention au secret, les interro-
gatoires, etc.), des dispositions légales régissant l’octroi d’une amnistie,
et d’autres mesures instituant une impunité de facto ou de jure allant à
l’encontre de l’interdiction de la torture au niveau international.
Le Rapporteur spécial demande au gouvernement d’éclaircir la
teneur des allégations et de lui faire parvenir des renseignements sur
l’évolution de toute enquête menée, les conclusions de tout examen
médical effectué, l’identité des personnes responsables des actes de tor-
ture, les mesures disciplinaires et les sanctions pénales prises à leur en-
contre et la nature ou le montant de l’indemnisation accordée aux
victimes ou à leur famille. Le Rapporteur spécial attire en outre l’atten-
tion du gouvernement concerné sur les instruments internationaux
relatifs aux droits de l’homme interdisant les actes allégués tels que la
Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention contre la
torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants,
la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à
l’égard des femmes et l’Ensemble de règles minima pour le traitement
des détenus.
Missions d’établissement des faits (visites de pays)
Les visites effectuées dans des pays permettent au Rapporteur spé-
cial d’obtenir des informations de première main sur la situation concer-
nant la torture et d’autres formes de mauvais traitements dans un pays
particulier, l’objectif étant de repérer les facteurs institutionnels et légis-
latifs qui contribuent à de telles pratiques et faire au gouvernement des
recommandations détaillées. Bien que les missions ne soient effectuées
qu’à l’invitation d’un gouvernement, le Rapporteur spécial peut prendre
l’initiative de demander une telle invitation. Lorsqu’il envisage une telle
mesure, il tient compte, d’abord et avant tout, du nombre, de la nature et
de la gravité des allégations reçues et des effets que la mission peut avoir
sur la situation générale dans le domaine des droits de l’homme.
Avant qu’une mission d’établissement de faits n’ait lieu, le gou-
vernement est prié de fournir au Rapporteur spécial et au personnel de
l’Organisation des Nations Unies qui l’accompagne les garanties
suivantes : liberté de circulation dans tout le pays; liberté d’enquêter,
25
notamment liberté de l’accès à toutes les prisons, centres de détention et
lieux d’interrogatoire; possibilité de s’entretenir en toute liberté avec les
autorités centrales et locales de toutes les branches du gouvernement;
possibilité de s’entretenir en toute liberté avec les représentants d’ONG,
d’autres organismes privés et de médias; lorsque le mandat du Rappor-
teur spécial le requiert, possibilité de s’entretenir confidentiellement
sans surveillance avec des témoins et d’autres personnes, notamment
des personnes privées de leur liberté; et plein accès à toute la documen-
tation revêtant un intérêt dans le cadre du mandat. Il est également de-
mandé au gouvernement de donner l’assurance qu’aucune des
personnes, qu’il s’agisse d’agents de l’État ou de particuliers, qui ont eu
des contacts avec le Rapporteur spécial dans le cadre de son mandat ne
fera l’objet de menaces, de harcèlement, de sanctions de ce fait ou de
poursuites judiciaires.
Au cours de la mission, le Rapporteur spécial rencontre les autori-
tés (y compris le chef du gouvernement), des représentants d’ONG, des
représentants de la profession juridique, des victimes présumées d’actes
de torture et des proches de victimes. En outre, il visite des prisons, des
centres de détention et des lieux d’interrogatoire pour obtenir des infor-
mations de première main sur la manière dont le processus de justice pé-
nale opère depuis l’arrestation jusqu’à l’exécution de la sentence. En
outre, le Rapporteur spécial a des entretiens confidentiels en tête-à-tête
avec des victimes d’actes de torture, des témoins et des particuliers,
y compris des personnes privées de leur liberté. Dans son rapport de
mission, le Rapporteur spécial peut rendre compte des allégations faites
par des personnes. Bien que la surveillance des conditions de détention
n’est pas expressément mentionnée dans son mandat, elle peut s’avérer
utile, en particulier lorsque ces conditions mettent gravement en danger
la santé ou la vie des détenus (voir « Questions diverses » ci-après).
Dans son rapport de mission, le Rapporteur spécial passe en revue
les textes législatifs se rapportant à l’interdiction de la torture tels que les
dispositions érigeant la torture en infraction pénale et celles régissant
l’arrestation et la détention. Une attention particulière est accordée aux
périodes de détention au secret, aux sanctions disciplinaires, à l’accès à
des représentants en justice qualifiés et à l’aide judiciaire, aux disposi-
tions relatives à la libération sous caution, à la protection des témoins, à
la recevabilité des aveux, à la situation et à l’indépendance des experts
médicaux et des services de médecine légale et à l’accès des membres
de la société civile aux lieux de détention. Enfin, le Rapporteur spécial
26
invite à la fois les représentants de l’État et ceux des ONG à faire part de
leurs suggestions en ce qui concerne les conclusions et les recommanda-
tions de la mission.
Rapports du Rapporteur spécial
Le Rapporteur spécial présente des rapports annuels à la Commis-
sion des droits de l’homme et, depuis 1999, des rapports annuels intéri-
maires à l’Assemblée générale. Le rapport à la Commission contient le
résumé de toutes les lettres adressées par le Rapporteur spécial
aux gouvernements (« appels urgents » et « autres allégations ») et des
lettres reçues des gouvernements. Le Rapporteur spécial peut également
inclure dans le rapport à la Commission des observations générales sur
certains pays. Aucune conclusion n’est tirée quant aux allégations de
torture émanant de particuliers. Le rapport peut traiter de questions
spécifiques10. Le rapport intérimaire à l’Assemblée générale décrit les
tendances générales et l’évolution récente dans les faits et sur le plan de
la législation et de la procédure revêtant un intérêt dans le cadre du
mandat du Rapporteur spécial11. Le Rapporteur spécial présente les rap-
ports à l’Assemblée générale et à la Commission des droits de l’homme
à leur session annuelle, et ses rapports sont examinés par les gouverne-
ments et les ONG.
10
Les questions suivantes ont été abordées : intangibilité de l’interdiction de la
torture (E/CN.4/2002/137), racisme et torture (E/CN.4/2001/66), châtiments corporels
(E/CN.4/1997/7), violation de l’interdiction de torturer des enfants (E/CN.4/1996/35),
formes de torture visant les femmes (E/CN.4/1995/34); relations entre le Rapporteur
spécial sur la torture et le Comité contre la torture (E/CN.4/1988/17); rôle du personnel
médical dans la torture, responsabilité pour la violation de l’interdiction de la torture,
normes nationales pour lutter contre la torture et/ou la prévenir (E/CN.4/1987/13); types
et méthodes de torture, commerce des instruments de torture, torture et violation des
autres droits de l’homme (E/CN.4/1986/15).
11
Les questions suivantes ont été abordées : l’intimidation comme forme de torture,
disparitions forcées ou involontaires en tant que forme de torture, torture et discrimi-
nation à l’égard des minorités sexuelles, torture et impunité, prévention et transparence
(A/56/156); formes de torture visant en particulier l’un ou l’autre sexe, torture et enfants,
tortures et défenseurs des droits de l’homme, indemnisation des victimes de la torture, et
torture et pauvreté (A/55/290); détention au secret, Manuel pour enquêter efficacement
sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (Protocole
d’Istanbul) et Statut de Rome de la Cour pénale internationale (A/54/426).
27
Rapporteur spécial sur la violence contre les femmes, ses
causes et ses conséquences
Le mandat du Rapporteur spécial sur la violence contre les femmes
a été établi par la Commission des droits de l’homme en 199412. Le pre-
mier Rapporteur spécial a structuré les activités relevant du mandat en
fonction des éléments constitutifs de la violence contre les femmes pas-
sés en revue dans la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard
des femmes13 : violence à l’égard des femmes dans la famille, violence
au sein de la collectivité, violence perpétrée ou tolérée par l’État. La
Déclaration définit la violence comme
Tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer
aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologi-
ques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de
libertés, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée.
Selon la Déclaration, la violence contre les femmes englobe, sans
y être limitée, la violence physique, sexuelle et psychologique :
a) Exercée au sein de la famille, y compris les coups, les sévices
sexuels infligés aux enfants de sexe féminin au foyer, les violences liées
à la dot, le viol conjugal, les mutilations génitales et autres pratiques tra-
ditionnelles préjudiciables à la femme, la violence non conjugale, et la
violence liée à l’exploitation;
b) Exercée au sein de la collectivité, y compris le viol, les sévices
sexuels, le harcèlement sexuel et l’intimidation au travail, dans les éta-
blissements d’enseignement et ailleurs, le proxénétisme et la prostitu-
tion forcée;
c) Perpétrée ou tolérée par l’État, où qu’elle s’exerce, y compris
en période de conflit.
Les méthodes de travail du Rapporteur spécial sur la violence con-
tre les femmes sont similaires à celles du Rapporteur spécial sur la tor-
12
Résolution 1994/45, intitulée « Question de l’intégration des droits des femmes
dans les mécanismes de l’Organisation des Nations Unies s’occupant des droits de l’hom-
me et de l’élimination des violences à l’encontre des femmes », adoptée sans être mise
aux voix à la cinquante-sixième session de la Commission, le 4 mars 1994.
13
Résolution 48/104 de l’Assemblée générale en date du 20 décembre 1993.
28
ture (voir ci-dessus) : envoi d’appels urgents et transmission
d’allégations, missions d’établissement des faits et présentation de rap-
ports annuels à la Commission des droits de l’homme sur un type parti-
culier de violence contre les femmes.
Allégations et appels urgents
En vue de trouver des solutions durables au problème de la violen-
ce contre les femmes, le Rapporteur spécial a établi des procédures pour
obtenir, dans un esprit humanitaire, des éclaircissements et des rensei-
gnements des gouvernements sur les allégations portant sur des
cas précis de violence contre les femmes ou sur les situations générales
qui favorisent une telle violence. Des appels urgents concernant une
menace imminente ou une menace présumée au droit à la vie d’une
femme ou à sa sécurité personnelle peuvent également être envoyés au
Rapporteur spécial.
Le Rapporteur spécial ne peut intervenir qu’en cas de violence
sexospécifique à l’égard des femmes, c’est-à-dire de violence ou de
menaces de violence dont font l’objet des femmes en raison de leur
sexe14. Lorsque des communications lui parviennent le Rapporteur spé-
cial cherche d’abord à vérifier les allégations et transmet ensuite l’infor-
mation au gouvernement concerné. Lorsqu’il porte des cas à la
connaissance des gouvernements, le Rapporteur spécial :
1. Se réfère aux normes internationales relatives aux droits de
l’homme applicables, y compris aux normes évolutives du droit in-
ternational, qui auraient été violées.
2. Demande instamment aux autorités nationales compétentes de four-
nir au Rapporteur spécial tous les renseignements sur le cas en ques-
tion en vue de la recherche d’une solution ou de la formulation
d’une recommandation.
3. Peut également demander au gouvernement concerné d’enquêter,
d’entamer des poursuites, d’imposer les sanctions voulues, d’oc-
troyer une indemnisation ou de corriger une situation plus générale
à la lumière des normes internationales en vue d’empêcher que des
violations déterminées ne se produisent à nouveau.
14
La définition de la violence sexospécifique utilisée par le Rapporteur spécial
provient de la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
29
Missions d’établissement des faits (visites de pays)
Lors des visites qu’il a effectuées dans des pays, le Rapporteur
spécial a mis l’accent sur les différentes formes de violence notamment
l’esclavage sexuel militaire, la traite et la prostitution forcée, les viols
commis par des personnes qui ne sont pas des agents de l’État et la
violence au foyer. Cette démarche a permis au Rapporteur spécial d’en-
treprendre une analyse plus détaillée de l’application des normes inter-
nationales à des formes déterminées de violence dans un contexte
national et de procéder à des évaluations plus détaillées des causes et des
conséquences et de l’efficacité de certaines initiatives préventives et
correctives.
Rapports
Le Rapporteur spécial est tenu de présenter des rapports annuels à
la Commission des droits de l’homme. Les rapports sur ses missions et
un rapport contenant le résumé de toutes les lettres qu’il a adressées aux
gouvernements (« appels urgents » et « autres allégations ») et des let-
tres reçues des gouvernements sont publiés en tant qu’additifs au rapport
à la Commission. Les rapports sont présentés par le Rapporteur spécial
au cours de la session annuelle de la Commission à Genève et sont exa-
minés en public par les gouvernements et les organisations non gouver-
nementales.
Chaque année le rapport annuel du Rapporteur spécial fait le point
sur une des formes de violence à l’égard des femmes relevant des trois
catégories suivantes : violence dans la famille, violence au sein de la col-
lectivité ou violence perpétrée ou tolérée par l’État, y compris dans le
cadre de conflits armés. Les documents font rapport sur les normes juri-
diques naissantes ayant trait à la question, examinent les orientations fu-
tures et les questions non encore réglées et présentent des réflexions
générales sur la violence à l’égard des femmes et le thème à l’étude, et
notamment des monographies nationales.
Le Rapporteur spécial a qualifié l’impunité comme la principale
cause de violence à l’égard des femmes. Les autres causes mentionnées
par le Rapporteur spécial sont « les rapports de force historiquement
inégaux » entre les hommes et les femmes tels qu’ils sont mis en éviden-
ce par la discrimination économique et la subordination des femmes au
sein de la famille, les attitudes à l’égard de la sexualité féminine qui
30
encouragent ou exigent le contrôle de cette sexualité, les idéologies cul-
turelles qui justifient la subordination des femmes, y compris les rôles
stéréotypés assignés aux deux sexes, les croyances qui légitiment certai-
nes pratiques violentes en tant qu’expression de la religion, de la culture
ou de la tradition, les images stéréotypées négatives de la femme trans-
mises par les médias et les théories relatives à la vie privée qui dissua-
dent les actions visant à éliminer la violence contre les femmes dans la
famille. Le Rapporteur spécial a également examiné la manière dont la
relation entre le sexe et d’autres facteurs tels que la race, l’identité
ethnique, l’orientation sexuelle et la classe sociale déterminent la violen-
ce à l’égard des femmes.
En ce qui concerne la violence perpétrée par des individus et des
groupes privés (non gouvernementaux), le Rapporteur spécial note que
les États peuvent également être tenus responsables d’une telle violence
en vertu du droit international si des actes privés tombent sous le coup
des dispositions d’un instrument international (comme la Convention
sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des
femmes), si l’État est complice de ceux qui commettent les sévices en
question ou s’il dénie aux femmes une égale protection devant la loi en
n’appliquant pas avec la même rigueur la législation pénale aux cas de
violence à l’égard des femmes et aux autres infractions violentes ou en-
core si l’État ne fait pas preuve de la diligence requise pour empêcher les
violations, enquêter sur celles qui se produisent, imposer les sanctions
requises et assurer l’indemnisation voulue à la victime15.
Comment porter des renseignements à l’attention des rap-
porteurs spéciaux ?
Tout groupe, personne, organisation non gouvernementale,
organisme intergouvernemental ou gouvernement qui a connaissance
d’actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements
(allégations) ou qui craint qu’un tel mauvais traitement soit infligé ou
l’est peut-être déjà (appels urgents) peut porter l’information à l’atten-
15
Voir également la Déclaration des Nations Unies sur l’élimination de la violence
à l’égard des femmes dont l’article 4 fait obligation aux États de mettre en œuvre sans
retard, par tous les moyens appropriés, une politique visant à éliminer la violence à
l’égard des femmes.
31
tion des rapporteurs spéciaux. Les renseignements suivants concernant
des cas individuels devraient être transmis (si disponibles) :
a) Nom complet de la victime;
b) Date (au moins le mois et l’année) à laquelle l’acte ou les actes
de torture ont eu lieu;
c) Lieu où la personne a été appréhendée (ville, province, etc.) et
lieu où la torture a été pratiquée (si ce lieu est connu);
d) Description des auteurs présumés de la violation (avec indica-
tion notamment de leur position et/ou de leur rang dans l’État);
e) Description de la forme de torture utilisée et des lésions causées
ou énoncé des raisons pour lesquelles on pense que la personne en ques-
tion risque d’être torturée;
f) Identité de la personne ou de l’organisation dont émane l’infor-
mation (nom et adresse, lesquels seront gardés secrets).
Le Rapporteur spécial sur la violence contre les femmes a besoin
des informations suivantes (au cas où elles seraient disponibles) :
a) Un résumé des principales circonstances de l’affaire avec indi-
cation des droits qui ont été ou auraient été violés. Si l’État concerné a
ratifié des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, la
source indiquera les dispositions de ces instruments qui selon elle ont été
violées;
b) Si l’information concerne une loi, une pratique ou une politique
qui a des répercussions sur les femmes en général ou les femmes appar-
tenant à un groupe donné, une explication de la manière dont d’autres
femmes ou un groupe déterminé de femmes sont touchées. Un ensemble
de cas individuels qui se répètent peut servir à démontrer une absence
générale de mesures pour prévenir les violations commises par des
particuliers et y répondre.
Si l’information concerne des violations commises par des parti-
culiers ou des groupes privés (plutôt que par des agents de l’État), le
Rapporteur spécial demande que lui soit fournie toute information sus-
ceptible d’indiquer que le gouvernement n’a pas agi avec la diligence
voulue pour prévenir les actes de violence à l’égard des femmes, enquê-
ter sur ces actes, punir leurs auteurs et faire en sorte qu’une indemnisa-
tion soit accordée, notamment qu’on lui fasse savoir :
32
a) S’il existe une loi portant sur cette violation;
b) S’il y a des insuffisances dans les lois en vigueur (se traduisant
par exemple par des recours ou des définitions des droits inadéquats);
c) Si les autorités n’ont pas enregistré ou ont refusé d’enregistrer
le cas en question et d’autres cas similaires ou de leur consacrer une
enquête;
d) Si les autorités n’ont pas mené les poursuites nécessaires dans
le cas d’espèce ou dans d’autres cas similaires;
e) S’il y a une tendance à la discrimination fondée sur le sexe dans
la façon de poursuivre en justice ou de condamner les auteurs d’actes de
violence contre les femmes;
f) S’il y a des statistiques et autres données concernant la fré-
quence des violations du type décrit dans la lettre.
Toute information touchant le mandat des rapporteurs spéciaux est
à envoyer à l’adresse suivante :
Rapporteur spécial sur la torture/sur la violence contre les femmes
c/o Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de
l’homme
Office des Nations Unies à Genève
1211 Genève 10
Fax : +41-22-917 9006
Adresse électronique : [Link]@[Link]
Téléphone : +41-22-917 9000 ou +41-22-917 1234
Tous les rapports annuels du Rapporteur spécial sur la torture, du
Rapporteur spécial sur la violence contre les femmes et d’autres
rapporteurs par thème et par pays ainsi que leurs rapports de mission,
résolutions, communiqués de presse et autres documents relatifs à la
question sont accessibles sur le site Web du Haut-Commissariat
([Link]; cliquer sur Programme, Mécanismes extra-
conventionnels, Mandats thématiques, Rapporteur spécial sur la torture/
Rapporteur spécial sur la violence contre les femmes).
33
IV. Fonds de contributions volontaires des
Nations Unies pour les victimes de la torture
Administration du Fonds
Les séquelles physiques et psychologiques de la torture peuvent
être dévastatrices et durer des années, touchant non seulement les victi-
mes mais aussi les membres de leur famille. Une assistance pour se
remettre du traumatisme subi peut être obtenue auprès d’organisations
qui se spécialisent dans l’aide aux victimes de la torture. Le Fonds de
contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la
torture a été créé par l’Assemblée générale en décembre 1981 aux fins
de recevoir des contributions volontaires et de les distribuer aux ONG
qui fournissent une assistance humanitaire aux victimes de la torture et
aux membres de leur famille. Le Fonds est administré par le Secrétaire
général avec l’aide d’un Conseil d’administration composé d’un Prési-
dent et de quatre membres ayant une vaste expérience dans le domaine
des droits de l’homme, agissant à titre personnel en tant qu’experts de
l’Organisation des Nations Unies. Le Conseil est autorisé par l’Assem-
blée générale à favoriser et solliciter les contributions. En règle générale,
il tient au mois de mai de chaque année une session de 10 jours ouvra-
bles. Au cours de cette session, le Conseil adopte des recommandations
sur les rapports relatifs à l’utilisation des subventions affectées et aux
demandes de nouvelles subventions. Il tient en outre des réunions avec,
entre autres, des donateurs réguliers, le Comité contre la torture et le
Rapporteur spécial sur la torture. Le secrétariat du Fonds et son Conseil
d’administration ont leur siège au Haut-Commissariat aux droits de
l’homme à Genève.
Type de projets et de bénéficiaires
Le Fonds subventionne partiellement des projets portant sur la
fourniture d’une assistance médicale, psychologique, sociale, économi-
que et juridique et d’autres formes d’assistance humanitaire aux victi-
mes de la torture et aux membres de leur famille. Chaque année, le
Fonds finance des projets destinés à aider plus de 60 000 victimes et des
34
membres de leur famille à travers le monde. Dans la limite des ressour-
ces disponibles, il subventionne également un nombre restreint de pro-
jets visant à former des professionnels de la santé et autres à la fourniture
d’une assistance spécialisée aux victimes de la torture. En mai 2001, sur
recommandation du Conseil, le Secrétaire général a approuvé des sub-
ventions d’un montant total de 8 millions de dollars des États-Unis pour
187 projets dans 70 pays.
Subventions du Fonds
Une subvention du Fonds couvre une période de 12 mois. Le
budget d’un projet doit rendre compte des coûts réels locaux. La somme
demandée au Fonds ne doit pas dépasser le tiers du budget total du pro-
jet. Les subventions destinées à la formation ou à un séminaire ne
doivent pas excéder un montant fixé par le Conseil. De nouvelles de-
mandes pour la poursuite d’un projet peuvent être présentées et une nou-
velle subvention sera recommandée à condition que le Conseil reçoive
un rapport moral et un rapport financier satisfaisants quant à l’utilisation
de la précédente subvention.
Les demandes de subvention sont examinées selon les mérites; il
est tenu compte notamment du nombre de victimes de la torture et des
membres de leur famille que le projet vise à aider, du type de torture et
des séquelles dont souffrent les victimes, du type d’assistance requise,
de l’expérience professionnelle du personnel du projet dans le domaine
de l’aide aux victimes de la torture et des monographies des victimes à
aider. Des renseignements confidentiels de ce type ne sont fournis qu’au
Conseil. Le nombre de subventions accordées et leur montant ne sont
pas prédéterminés ou soumis au critère de la répartition géographique
équitable. Le Conseil tient compte de la nécessité croissante d’appuyer
de petits projets d’aide humanitaire aux victimes de la torture dont la
plupart ont des moyens financiers très restreints.
Cycle du Fonds
Chaque année, le secrétariat analyse les demandes de projet pour
déterminer leur recevabilité. Le Conseil recommande des subventions
pour approbation par le Secrétaire général sur la base des nouvelles
contributions enregistrées et de demandes recevables reçues. Les béné-
35
ficiaires des subventions doivent présenter des notes explicatives ainsi
que des rapports financiers et des audits sur leur utilisation.
Critères d’acceptabilité et de sélection des projets
Les critères d’acceptabilité des projets ainsi que d’autres critères
de sélection sont présentés dans les lignes directrices du Fonds qui sont
régulièrement mises à jour. Pour être acceptées les demandes de subven-
tion doivent être rédigées sur le formulaire de demande du Fonds. Les
lignes directrices et les formulaires sont disponibles sur le site Web du
Haut-Commissariat aux droits de l’homme ([Link]) sous la
rubrique « Civil Society Support Initiatives » ou peuvent être demandés
au secrétariat du Fonds (les numéros à contacter sont fournis plus loin).
Contributions au Fonds
Depuis 1983, le Fonds est une des principales institutions interna-
tionales octroyant des subventions aux ONG pour une assistance directe
aux victimes de la torture à travers le monde. Les donateurs sont invités
à faire des contributions bien avant la session annuelle du Fonds pour
que leurs dons puissent être dûment enregistrés et utilisés au cours de
l’année. La pratique suivie par le Conseil au cours de sa session annuelle
consiste à recommander l’affectation de tous les fonds disponibles pour
les subventions. De nouvelles contributions volontaires sont donc
nécessaires chaque année.
L’assistance aux victimes de la torture pourrait être compromise si
les demandes croissantes qui parviennent au Fonds ne sont pas satisfai-
tes annuellement. L’appui du Fonds est essentiel pour de nombreuses or-
ganisations à travers le monde et l’on s’attend à ce que les demandes
continuent de croître dans les années à venir. L’Assemblée générale, la
Commission des droits de l’homme, le Comité contre la torture, le Rap-
porteur spécial sur la torture, le Secrétaire général, le Haut-Commissaire
aux droits de l’homme et le Président du Conseil lancent par conséquent
des appels réguliers aux gouvernements, aux organisations et aux parti-
culiers pour qu’ils contribuent chaque année au Fonds.
Les contributions au Fonds peuvent être effectuées : a) par
virement bancaire à l’« United Nations Geneva General Fund » soit en
dollars des États-Unis (c/o UBS AG, case postale 2770,
36
CH-1211 Genève 2, compte no 240-CO-590-160.1) ou en d’autres
monnaies (c/o UBS AG, à la même adresse, compte
n° 240-CO-590-160.0, adresse Swift UBSWCHZH12A), ou b) au
moyen d’un chèque à l’ordre de l’« Organisation des Nations Unies »,
à adresser au Trésorier, Office des Nations Unies à Genève,
CH-1211 Genève 10, Suisse. Dans tous les cas, les donateurs sont
invités à préciser dans leur ordre de paiement : « Pour le Fonds de
contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la
torture, compte CH ».
Rapport sur les activités du Fonds
Le Secrétaire général présente un rapport annuel à l’Assemblée gé-
nérale indiquant les contributions versées ou annoncées et le montant
total des subventions approuvées. Le rapport contient également toutes
les recommandations adoptées par le Conseil et approuvées par le Secré-
taire général et une liste des projets subventionnés. Pour protéger les
victimes de la torture, les membres de leur famille et le personnel des
projets financés par le Fonds, aucun autre détail n’est donné sur les
projets subventionnés.
Documents et contacts au secrétariat du Fonds
Les lignes directrices, les formulaires de demande et de présenta-
tion de rapports, et les rapports à l’Assemblée générale et à la Commis-
sion des droits de l’homme peuvent être consultés sur le site Web du
Haut-Commissariat aux droits de l’homme qui est mis à jour régulière-
ment ([Link]/Programmes/Voluntary or Trust Funds/United
Nations Voluntary Fund for Victims of Torture).
Pour obtenir une documentation ou pour toute autre information
sur le Fonds, prière de s’adresser à son secrétariat à l’adresse suivante :
Unité des fonds de contributions à but humanitaire, Service
d’appui (SSB)
Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme
Office des Nations Unies à Genève
CH-1211 Genève 10
Tél. : 0041-22 917 9315
Fax : 0041-22 917 9017
Adresse électronique : [Link]@[Link]
37
V. Questions diverses
Viol et formes de violence visant les femmes
Conformément à la jurisprudence internationale, en vertu de la-
quelle le viol constitue une forme de torture16, aussi bien le Rapporteur
spécial sur la torture17 que le Rapporteur spécial sur la violence contre
les femmes (voir ci-dessus) interviennent en cas d’allégation de viol ou
de violence sexuelle. Le Rapporteur spécial sur la torture ne peut inter-
venir en cas de violence visant les femmes que si cette violence est exer-
cée par des agents de l’État ou avec leur consentement exprès ou tacite18.
Le Rapporteur spécial sur la violence contre les femmes considère que
les pratiques culturelles qui causent « une douleur ou des souffrances
aiguës » (et peuvent être assimilées à des actes de torture) telles que la
mutilation génitale féminine, les crimes d’honneur, le sati et autres pra-
tiques culturelles analogues qui brutalisent le corps des femmes doivent
être éliminées aussi vite que possible. Des normes internationales faisant
clairement obligation à l’État d’éliminer la violence au foyer existent
16
Dans sa résolution 1998/38, la Commission des droits de l’homme a invité le
Rapporteur spécial à « continuer d’examiner les questions relatives à la torture et autres
peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants dirigés contre les femmes, ainsi
que les conditions qui favorisent cette torture, à faire les recommandations voulues
concernant la prévention des formes de torture visant les femmes, notamment le viol, et
à poursuivre ses échanges de vues avec le Rapporteur spécial sur la violence contre les
femmes, en vue de renforcer leur efficacité et leur coopération mutuelle » (par. 22).
17
En présentant son rapport de 1992 à la Commission des droits de l’homme,
le Rapporteur spécial a déclaré qu’il était évident que dans la mesure où, de manière
particulièrement ignominieuse, ils portaient atteinte à la dignité et au droit à l’intégrité
physique de la personne, le viol et toutes les autres formes de violences sexuelles
dont pouvaient être victimes les femmes placées en détention constituaient des actes de
torture (compte rendu analytique de la 21e séance, document de l’ONU publié sous la cote
E/CN.4/1992/SR.21, par. 35).
18
En particulier, le Rapporteur spécial sur la torture s’est occupé des questions
suivantes : sévices et harcèlement sexuels, tests de virginité et avortements et fausses
couches forcés (voir documents E/CN.4/1995/34 et A/55/290).
38
depuis les années 8019. La coutume, les traditions et la religion ne peu-
vent être invoquées par les États parties pour défendre la violence contre
les femmes dans la famille ou pour mettre à l’abri de tout contrôle inter-
national les pratiques culturelles qui sont violentes à l’égard des
femmes20.
En mars 2000, le Comité des droits de l’homme a adopté son Ob-
servation générale no 28 sur l’égalité entre les hommes et les femmes; au
paragraphe 11 de cette observation, le Comité invite les États parties à
l’aider à évaluer le respect de l’article 7 relatif à la torture et autres
traitements cruels, inhumains ou dégradants en lui fournissant des ren-
seignements sur les mesures prises pour éliminer la mutilation génitale
et empêcher les avortements forcés et la stérilisation forcée et pour don-
ner aux femmes, devenues enceintes à la suite d’un viol, la possibilité
d’interrompre leur grossesse dans de bonnes conditions21.
Détention au secret
La torture est le plus souvent pratiquée lorsqu’une personne est dé-
tenue sans possibilité de voir un avocat, sa famille et ses proches ou des
groupes de la société civile (détention au secret). Dans sa résolution
1999/32, la Commission des droits de l’homme a rappelé à tous les États
« qu’une période prolongée de détention au secret [pouvait] faciliter la
pratique de la torture et [pouvait], en soi, constituer une forme de traite-
ment cruel, inhumain ou dégradant » (par. 5). Ainsi, même dans les cas
où il n’y a pas de risque parallèle de torture pour une personne détenue
au secret, le Rapporteur spécial considère qu’il y a lieu d’agir en en-
voyant un appel urgent si une telle détention se prolonge. Le Rapporteur
spécial estime en outre qu’une détention prolongée de ce type dans un
lieu secret ou inconnu peut être assimilée à un acte de torture au sens de
l’article premier de la Convention contre la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants.
19
Voir en particulier la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des
femmes et la Recommandation no 19 du Comité pour l’élimination de la discrimination à
l’égard des femmes.
20
Voir le document de l’ONU publié sous la cote E/CN.4/2002/83.
21
Document de l’ONU publié sous la cote HRI/GEN/1/Rev.5.
39
Châtiments corporels
Bien que les « sanctions légales » ne relèvent pas de la définition
internationale de la torture, les peines cruelles, inhumaines ou dégradan-
tes, dont les châtiments corporels, sont considérées comme illégales en
droit international. Les sanctions légales s’entendent uniquement des
pratiques pénales qui sont généralement jugées comme légitimes par la
communauté internationale et sont compatibles avec les normes fonda-
mentales universellement acceptées. Dans sa résolution 1998/38, la
Commission des droits de l’homme a estimé que les châtiments corpo-
rels « [pouvaient] être assimilés à des peines cruelles, inhumaines ou dé-
gradantes, voire à la torture ».
Intimidation/menaces
Dans sa résolution 2001/62, la Commission des droits de l’homme
a condamné « toutes les formes de torture, notamment par voie d’intimi-
dation, visées à l’article premier de la Convention contre la torture et
autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants » (par. 2).
Selon le Rapporteur spécial sur la torture, les informations sur les mena-
ces et l’intimidation sont souvent un élément capital lorsqu’il s’agit de
déterminer si une personne risque de subir des tortures physiques et
d’autres formes de mauvais traitement.
Dans sa résolution 2001/11, la Commission des droits de l’homme
s’est déclarée de nouveau préoccupée par la « persistance des cas
signalés d’intimidation et de représailles contre des particuliers et des
groupes qui cherchent à coopérer avec l’Organisation des Nations Unies
et les représentants de ses organes de défense des droits de l’homme » et
a invité le Secrétaire général à lui présenter un rapport contenant une
compilation et une analyse de tous renseignements disponibles sur les
représailles dont auraient été victimes lesdits particuliers et groupes.
Représailles contre les victimes, les témoins et toute autre
personne agissant au nom des victimes de la torture
Le Rapporteur spécial sur la torture intervient également en cas de
mesures ou de menaces de représailles contre des victimes de la torture,
leurs proches, des membres de la société civile, des avocats s’occupant
40
de plaintes contre la torture et des experts médicaux et autres intervenant
au nom de personnes victimes de la torture22. Les rapporteurs spéciaux
accordent une attention particulière aux représailles contre les personnes
ou les groupes qui coopèrent avec eux et demandent aux gouvernements
de prendre les mesures efficaces voulues pour protéger les intéressés
contre toute forme d’intimidation. Les rapporteurs spéciaux peuvent
agir à cet égard de concert avec le Représentant spécial du Secrétaire
général chargé de rendre compte de la situation des défenseurs des droits
de l’homme.
Torture et éléments non étatiques
Selon la définition de la torture figurant au paragraphe 1 de la Con-
vention contre la torture, un acte par lequel « une douleur ou des souf-
frances aiguës » sont causées ne peut être considéré comme un acte de
torture que s’il est infligé « par un agent de la fonction publique ou toute
autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son
consentement exprès ou tacite ». Les actes de torture et autres formes de
mauvais traitement infligés par des membres d’organes chargés de l’ap-
plication de la loi, de groupes paramilitaires, de forces de défense civile
et d’autres forces opérant pour le compte du gouvernement ou tolérés
par lui relèvent de cette définition. Le Rapporteur spécial sur la torture
considère que la responsabilité de l’État est aussi engagée lorsque les
autorités nationales sont « incapables ou ne sont pas disposées » à
accorder une protection efficace contre les mauvais traitements
(c’est-à-dire lorsqu’elles ne prennent pas les mesures requises pour em-
pêcher de tels actes ou y remédier), y compris les mauvais traitements
infligés par des éléments non étatiques.
22
Le Rapporteur spécial sur la torture tient compte en particulier de l’article 13 de
la Convention contre la torture et du paragraphe 2 b du Protocole d’Istanbul (voir plus
haut la section « Instruments internationaux relatifs à la question »). L’article 13 de la
Convention stipule ce qui suit : « Tout État partie assure à toute personne qui prétend
avoir été soumise à la torture sur tout territoire sous sa juridiction le droit de porter plainte
devant les autorités compétentes dudit État qui procéderont immédiatement et impartia-
lement à l’examen de sa cause. Des mesures seront prises pour assurer la protection du
plaignant et des témoins contre tout mauvais traitement ou toute intimidation en raison de
la plainte déposée ou de toute déposition faite. ».
41
Expulsion imminente d’une personne vers un pays où elle
risque d’être torturée (refoulement)
Lorsqu’une personne ou un groupe de personnes sont menacés
d’expulsion « imminente » vers un pays où il y a des motifs sérieux de
croire qu’ils courent un risque identifiable d’être soumis à la torture ou
à d’autres mauvais traitements et qu’il n’y a aucun moyen de recours
juridique national efficace ayant par exemple un effet suspensif sur
l’expulsion, cette personne ou ce groupe de personnes peuvent s’adres-
ser aux mécanismes ci-après23.
Dans les affaires où il est question d’un risque d’expulsion (viola-
tion présumée de l’article 3 de la Convention) et soumises au Comité
contre la torture, ce dernier peut demander à l’État partie concerné de
prendre des mesures conservatoires, c’est-à-dire de ne pas expulser
l’auteur de la communication tant que son cas est à l’examen. Pour
bénéficier de la protection prévue à l’article 3 de la Convention, les
requérants doivent prouver que leur expulsion aurait comme conséquen-
ce prévisible de les exposer à un risque « réel et personnel » d’être tor-
turés. Le Comité a maintes fois souligné que cette protection était
absolue et que des considérations de procédure ou « la nature des activi-
tés auxquelles une personne s’est livrée n’[étaient] pas un élément à
prendre en considération dans l’adoption d’une décision conforme à
l’article 3 de la Convention ». Le Comité a expressément déclaré que
l’article 3 s’appliquait « indépendamment de la question de savoir si
l’intéressé a commis des délits et quelle que soit la gravité de ces
délits ».
Le Rapporteur spécial sur la torture peut demander instamment à
un gouvernement de s’abstenir d’expulser des personnes vers un pays où
elles risquent d’être torturées (ou vers un pays de transit où elles risquent
sérieusement d’être expulsées vers un tel pays) à moins qu’il n’obtienne
la garantie absolue que les personnes en question ne feront pas l’objet de
mauvais traitements et qu’il n’établisse un système pour surveiller leur
23
Lorsque le pays qui procède à l’« expulsion » est un État partie à la Convention
européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, les
requérants préféreront peut-être s’adresser à la Cour européenne des droits de l’homme
qui est intrinsèquement compétente pour demander à un État partie de prendre des mesu-
res conservatoires efficaces comme une suspension de la mesure d’expulsion.
42
traitement après leur renvoi dans le pays en question. Le Rapporteur
spécial sur la torture considère que l’État qui procède à l’expulsion en-
gage également sa responsabilité lorsque les autorités du pays destina-
taire sont « incapables ou ne sont pas disposées » à fournir une
protection effective contre des mauvais traitements infligés par des
agents non étatiques. Si l’urgence de la situation ou d’autres facteurs im-
périeux empêchent des personnes de présenter leur cas au Comité contre
la torture, le Rapporteur spécial agira en leur nom si elles apportent la
preuve que l’expulsion est imminente et qu’il y a un « sérieux risque de
torture » dans le pays destinataire.
Conditions de détention
Il a été jugé que des conditions de détention très sévères relevaient
du mandat du Rapporteur spécial sur la torture parce que la douleur ou
les souffrances ainsi infligées plaçaient de telles conditions à la frontière
entre les traitements cruels, inhumains ou dégradants et la torture.
Elles sont parfois décrites comme se situant dans une « zone grise » en-
tre la torture et d’autres formes de peines ou traitements cruels, inhu-
mains ou dégradants parce que l’existence de l’élément d’intentionnalité
inhérent au terme « torture » fait défaut. En évaluant la sérénité des con-
ditions carcérales, le Rapporteur spécial sur la torture prend en considé-
ration des facteurs tels que : l’espace dont disposent les détenus,
l’approvisionnement en eau et autres articles d’hygiène personnelle, la
fourniture de vêtements et d’une literie adéquate, la quantité et la qualité
de la nourriture et de l’eau potable, les installations récréatives
(y compris les possibilités d’exercice physique en plein air), l’admission
des visiteurs, la fourniture d’une assistance médicale, l’assainissement,
le chauffage, l’éclairage et la ventilation, le régime disciplinaire, la
procédure de présentation de plaintes et le comportement du personnel
pénitentiaire.
Déni de traitement médical
Le déni intentionnel d’un traitement médical aux personnes se
trouvant dans des lieux de détention ou dans d’autres établissements pu-
blics, tels que les orphelinats, ou aux personnes blessées du fait d’un acte
attribuable à des agents de l’État relève du mandat du Rapporteur spécial
sur la torture. Lorsqu’il reçoit des renseignements à ce sujet, le Rappor-
teur spécial demande que le traitement médical requis soit rapidement
43
dispensé aux personnes concernées, invoquant en particulier les
règles 22, 25 et 26 de l’Ensemble de règles minima pour le traitement
des détenus. En application de la règle 22, les détenus doivent bénéficier
des services d’au moins un médecin qualifié, qui devrait avoir des
connaissances en psychiatrie, et des soins d’un dentiste qualifié.
Les prisonniers malades qui ont besoin de soins spéciaux doivent être
transférés vers des établissements pénitentiaires spécialisés ou des
hôpitaux civils. La règle 25 stipule que les médecins devraient voir cha-
que jour tous les détenus malades, tous ceux qui se plaignent d’être
malades et tous ceux sur lesquels leur attention est particulièrement atti-
rée, et présenter un rapport au directeur de l’établissement chaque fois
qu’ils estiment que la santé physique ou mentale d’un détenu a été ou
sera affectée par la prolongation ou par une modalité quelconque de la
détention. Ils doivent faire des inspections régulières et conseiller le
directeur en ce qui concerne la quantité et la qualité des aliments,
l’hygiène et la propreté de l’établissement et des détenus et l’observation
des règles concernant l’éducation physique (règle 26).
Moyens de contrainte
En droit international, l’utilisation de moyens de contrainte est
essentiellement régie par l’Ensemble de règles minima pour le
traitement des détenus. La règle 33 stipule que les instruments de con-
trainte tels que menottes, chaînes, fers et camisoles de force ne doivent
jamais être appliqués en tant que sanction et que les chaînes et les fers
ne doivent pas être utilisés en tant que moyens de contrainte. Les autres
instruments de contrainte ne peuvent être utilisés que pour empêcher une
évasion pendant un transfert, pour des raisons médicales ou en dernier
ressort pour empêcher des détenus de porter préjudice à eux-mêmes ou
à autrui ou de causer des dégâts. La règle 34 dispose que l’application
des méthodes de contrainte ne doit pas être prolongée au-delà du temps
strictement nécessaire. Le Rapporteur spécial sur la torture peut interve-
nir en réponse à une information indiquant que ces règles ne sont pas
respectées.
44
Annexe 1
Formulaire type pour l’introduction d’une requête
au titre :
• du Protocole facultatif se rapportant au Pacte international
relatif aux droits civils et politiques
• de la Convention contre la torture, ou
• de la Convention sur l’élimination de la discrimination raciale
Veuillez indiquer lequel des instruments ci-dessus vous invoquez :
.........................................................
Date : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
I. Renseignements sur l’auteur de la requête :
Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom(s) : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Nationalité : . . . . . . . . . . . . . Date et lieu de naissance : . . . . . . . . . .
Adresse de correspondance pour la présente requête :
.........................................................
Personne présentant la communication :
– pour le compte de l’auteur : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
– pour le compte d’un tiers : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
[Si la requête est introduite pour le compte d’un tiers :]
Veuillez fournir les données personnelles à son sujet ci-après :
Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom(s) : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Nationalité : . . . . . . . . . . . . Date et lieu de naissance : . . . . . . . . . .
45
Adresse ou lieu de séjour actuel :
.........................................................
Si vous agissez au su et avec le consentement de ladite personne,
veuillez joindre une déclaration par laquelle elle vous autorise à intro-
duire la présente requête : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Ou
Si vous n’y êtes pas autorisé, veuillez expliquer le type de relation qui
vous lie à ladite personne : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
et indiquez en détail les raisons pour lesquelles vous jugez bon d’intro-
duire la présente requête : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
II. État en cause/articles violés/recours internes
Nom de l’État partie au Protocole facultatif (dans le cas d’une requête
introduite auprès de la Commission des droits de l’homme) ou ayant fait
la déclaration pertinente (dans le cas de requêtes introduites auprès du
Comité contre la torture ou du Comité pour l’élimination de la discrimi-
nation raciale) : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
.........................................................
Articles du Pacte ou de la Convention qui auraient été violés :
.........................................................
Épuisement des recours internes :
Dispositions prises par la ou les victimes des violations alléguées ou en
leur nom pour obtenir réparation sur le territoire de l’État en cause de la
violation alléguée; indiquez en détail les procédures engagées, y com-
pris les recours devant les tribunaux et autres autorités publiques, les de-
mandes que vous avez soumises, à quelles dates et avec quels résultats :
.........................................................
Si vous n’avez pas épuisé ces recours internes parce que leur mise en
œuvre occasionnerait des retards indus, qu’ils n’auraient aucun effet,
qu’ils ne vous sont pas accessibles, ou pour toute autre raison, veuillez
en donner les motifs en détail :
.........................................................
46
III. Autres procédures internationales
La même question a-t-elle été soumise à une autre instance internationa-
le d’enquête ou de règlement (par exemple à la Commission interaméri-
caine des droits de l’homme, à la Cour européenne des droits de
l’homme ou à la Commission africaine des droits de l’homme et des
peuples) ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Si tel est le cas, indiquez les procédures engagées, les demandes qui ont
été soumises, à quelles dates et avec quels résultats : . . . . . . . . . . . . . . .
IV. Exposé des faits
Signalez en détail, dans l’ordre chronologique, les faits et circonstances
concernant la ou les violations alléguée(s). Notez tout ce qui pourrait
être utile pour l’évaluation et l’examen de votre cas particulier. Veuillez
expliquer en quoi, selon vous, les faits et circonstances décrits consti-
tuent une violation de vos droits :
.........................................................
.........................................................
.........................................................
Signature de l’auteur : . . . . . . . . . . . . . . . .
[Les espaces laissés en blanc dans les différentes sections du présent
formulaire type indiquent simplement les passages où vous devez
apporter une réponse. Utilisez autant d’espaces que nécessaire pour vos
réponses.]
Liste des pièces à fournir (veuillez en donner des copies, et non les ori-
ginaux) à l’appui de votre demande :
• Autorisation écrite à agir (si vous introduisez la requête pour le
compte d’un tiers et ne justifiez pas autrement l’absence d’autori-
sation expresse) : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
47
• Décisions rendues par des tribunaux nationaux et autres autorités na-
tionales au sujet de votre requête (un exemplaire de la législation na-
tionale pertinente serait également utile) : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
• Requêtes introduites auprès de toute autre instance internationale
d’enquête ou de règlement, et décisions rendues : . . . . . . . . . . . . . .
• ......................................................
• Tout document ou autre élément de preuve en votre possession
étayant les faits décrits dans la partie IV de votre requête et/ou les ar-
guments que vous avancez pour démontrer que les faits décrits cons-
tituent une violation de vos droits : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Si vous ne joignez pas les renseignements ci-dessus, et s’il faut vous les
réclamer expressément ou si les documents fournis à l’appui de votre de-
mande ne sont pas rédigés dans les langues de travail du Secrétariat,
l’examen de votre requête pourra s’en trouver retardé.
48
Annexe 2
Directives pour l’introduction d’une requête
au titre de la procédure de communication prévue
par le Protocole facultatif se rapportant à
la Convention sur l’élimination de toutes les formes
de discrimination à l’égard des femmes
1. Renseignements sur l’auteur ou les auteurs de la com-
munication
1. • Nom de famille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Prénom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Nationalité/citoyenneté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Numéro de passeport ou de carte d’identité (si disponible)
1. • Sexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Situation matrimoniale/enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Profession . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Origine ethnique, religion, groupe social (si pertinent) . . . . . .
1. • Adresse actuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Adresse à utiliser pour la correspondance confidentielle (si
différente de l’adresse actuelle) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Fax/téléphone/courrier électronique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Veuillez indiquer à quel titre vous présentez la
communication :
— en qualité de victime(s) présumée(s). Si plusieurs person-
nes sont présumées victimes, veuillez fournir des renseig-
nements de base pour chacune d’entre elles;
— au nom de la ou des victimes présumées. Veuillez fournir
une attestation du consentement de la ou des victimes ou
indiquer les motifs pour lesquels vous présentez la commu-
nication sans cette attestation.
49
2. Renseignements concernant la ou les victimes présumées (s’il ne
s’agit pas de l’auteur de la communication)
1. • Nom de famille
1. • Prénom. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Date et lieu de naissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Nationalité/citoyenneté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Numéro de passeport ou de carte d’identité (si disponible) . . .
1. • Sexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Situation matrimoniale/enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Profession . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Origine ethnique, religion, groupe social (si pertinent). . . . . . .
1. • Adresse actuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Adresse à utiliser pour la correspondance confidentielle (si dif-
férente de l’adresse actuelle) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Fax/téléphone/courrier électronique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
3. Renseignements sur l’État partie en cause
1. • Nom de l’État partie (pays) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
4. Nature de la ou des violations présumées
4. Veuillez fournir des renseignements détaillés à l’appui de votre
plainte, y compris les suivants :
1. • Description de la ou des violations présumées et de l’auteur ou
des auteurs présumés
1. • Date (s)
1. • Lieu (x)
1. • Dispositions de la Convention sur l’élimination de toutes les for-
mes de discrimination à l’égard des femmes qui auraient été vio-
lées. Si la communication porte sur plusieurs dispositions,
veuillez décrire chaque point séparément.
50
5. Actions entreprises en vue d’épuiser les recours internes
4. Veuillez décrire les actions entreprises en vue d’épuiser les recours
internes; par exemple, tentatives visant à obtenir un recours juridi-
que, administratif ou législatif, ou réparation au titre d’une politique
ou d’un programme, en fournissant notamment les renseignements
suivants :
1. • Type (s) de recours déposé(s)
1. • Date (s)
1. • Lieu (x)
1. • Personne ayant déposé le recours
1. • Autorité ou organe auquel le recours a été adressé
1. • Nom du tribunal saisi de l’affaire (le cas échéant)
1. • Si les recours internes n’ont pas été épuisés, veuillez expliquer
pourquoi.
N. B. —Veuillez fournir une copie de tous les documents pertinents.
6. Autres procédures internationales
La même question a-t-elle déjà été examinée ou est-elle en cours
d’examen au titre d’une autre procédure internationale d’enquête ou
de règlement ? Dans l’affirmative, veuillez fournir les renseigne-
ments suivants :
1. • Type de procédure(s)
1. • Date (s)
1. • Lieu (x)
1. • Résultats (le cas échéant)
N. B. —Veuillez fournir une copie de tous les documents pertinents.
7. Date et signature
1. • Date et lieu : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1. • Signature de l’auteur ou des auteurs et/ou de la ou des
victimes : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
8. Liste des documents joints (n’envoyez pas d’originaux mais
uniquement des copies)
51
Annexe 3
RAPPORTEUR SPÉCIAL DE LA COMMISSION
DES DROITS DE L’HOMME SUR LA TORTURE
Modèle de questionnaire à remplir par les victimes présumées
d’actes de torture ou par leurs représentants
Les renseignements concernant des actes de torture doivent être
communiqués par écrit au Rapporteur spécial, Haut-Commissariat des
Nations Unies aux droits de l’homme, Office des Nations Unies à Genè-
ve, CH-1211 Genève 10 (Suisse). Bien qu’il soit essentiel de fournir le
plus de précisions possible, l’absence de compte rendu détaillé ne doit
pas constituer un obstacle à la communication d’informations.
Toutefois, le Rapporteur spécial n’examinera que les communications
clairement identifiées comprenant au moins les éléments d’information
suivants :
a. Nom et prénom de la victime;
b. Date à laquelle les actes de torture ont été commis (au moins
le mois et l’année);
c. Lieu où la personne a été arrêtée (ville, province, etc.) et lieu
où les actes de torture ont été commis (s’il est connu);
d. Autorité dont relèvent les auteurs des actes de torture;
e. Description de la méthode de torture employée et des blessu-
res qui en ont éventuellement résulté;
f. Identité (nom et adresse) de la personne ou de l’organisation
qui présente la communication (ce renseignement restera con-
fidentiel).
Si vous manquez d’espace pour fournir tous les renseignements
demandés, veuillez utiliser des feuillets supplémentaires. Veuillez éga-
lement fournir une copie de tout document pouvant étayer vos affirma-
tions et permettant de mieux rendre compte de l’incident (dossier
médical, procès-verbaux de police). Conservez les originaux.
53
I. Identité de la ou des personnes ayant subi les actes de torture
I. A. Nom de famille
I. B. Prénom (s)
I. C. Sexe
I. D. Date de naissance ou âge
I. E. Nationalité
I. F. Profession
I. G. Numéro de carte d’identité (le cas échéant)
I. H. Activités (syndicales, politiques, religieuses, humanitaires/
d’entraide, presse, etc.)
I. I. Adresse personnelle ou professionnel
II. Exposé des faits
I. A. Date et lieu de l’arrestation et de la commission des actes de
torture
I. B. Autorité (s) dont relèvent les personnes qui ont arrêté la victime
et/ou celles qui ont commis les actes de torture (police, services
de renseignements, forces armées, groupes paramilitaires, per-
sonnel pénitentiaire, autre)
I. C. Des personnes telles qu’un avocat, des membres de la famille
ou des amis ont-elles pu voir la victime durant sa détention ?
Dans l’affirmative, combien de temps après son arrestation ?
I. D. Veuillez décrire les méthodes de torture employées
I.
I.
I. E. Quelles blessures ont-elles été infligées ?
54
I. F. À votre avis, quel était le but poursuivi par les auteurs des actes
de torture ?
I. G. La victime a-t-elle été examinée par un médecin pendant ou
après les actes de torture ? Dans l’affirmative, à quel moment ?
S’agissait-il d’un médecin de prison ou d’un médecin relevant
des autorités publiques ?
I. H. La victime a-t-elle bénéficié de soins appropriés ?
I. I. Le médecin a-t-il procédé à un examen qui lui permette de
déceler toute blessure ayant pu résulter des actes de torture ?
A-t-il établi un rapport ou délivré un certificat ? Dans l’affirma-
tive, quel en était le contenu ?
I. J. Si la victime est décédée durant sa détention, une autopsie ou un
examen médico-légal ont-ils été effectués ? Quelles en ont été
les conclusions ?
55
III. Recours
La victime, sa famille ou ses représentants ont-ils engagé des re-
cours internes (plaintes auprès de l’autorité responsable ou d’un organe
politique, action en justice, etc.) ? Dans l’affirmative, quels en ont été les
résultats ?
IV. Renseignements sur l’auteur de la communication
I. TA. Nom de famille
I. TB. Prénom
I. TC. Type de relation entretenue avec la victime
I. TD. Organisation représentée (le cas échéant)
I. TE. Adresse actuelle complète
56
Annexe 4
CONFIDENTIEL
VIOLENCE CONTRE LES FEMMES
FORMULAIRE D’INFORMATION
INFORMATEUR. — Le nom et l’adresse de la personne ou de l’or-
ganisation dont émanent les renseignements demeureront confidentiels.
Veuillez également indiquer si nous pouvons vous contacter pour obte-
nir un complément d’information et, dans l’affirmative, par quel moyen.
Nom de la personne/de l’organisation :
Adresse :
Fax/téléphone/courrier électronique :
VICTIME(S). — Renseignements sur la ou les victimes, y compris le
nom complet, l’âge, le sexe, le domicile, les activités professionnelles et/
ou autres en relation avec la violation présumée, et tout autre renseig-
nement pouvant aider à identifier une personne (numéro de passeport
ou de carte d’identité, par exemple). Veuillez indiquer si la victime
souhaite que son cas soit transmis au gouvernement concerné.
Nom :
Adresse :
Date de naissance :
Nationalité :
Sexe :
Profession :
Origine ethnique, religion, groupe social (si ces renseignements sont
pertinents) :
57
LES FAITS. — Y compris les dates, lieu et préjudice subi ou à em-
pêcher. Si votre communication porte sur une loi ou une politique plutôt
que sur un fait précis, veuillez résumer le texte de loi ou la politique en
indiquant les effets de sa mise en œuvre sur les droits fondamentaux des
femmes. Veuillez donner des renseignements sur les auteurs présumés :
leur nom (s’il est connu), leur relation éventuelle avec les victimes et/ou
le gouvernement, et une explication des raisons qui vous portent à croire
qu’ils sont les auteurs de l’acte. Si vous communiquez des renseigne-
ments sur des violations commises par des particuliers ou par des
groupes (plutôt que par des fonctionnaires de l’État), veuillez donner
toute information qui pourrait indiquer que le gouvernement n’a pas fait
preuve de toute la diligence requise pour empêcher les violations, en-
quêter sur les faits, sanctionner les coupables et indemniser les victimes.
Inclure des renseignements sur les mesures prises par les victimes ou
par leurs proches pour obtenir réparation, y compris les plaintes dépo-
sées auprès de la police, d’autres fonctionnaires ou d’institutions natio-
nales indépendantes de défense des droits de l’homme. Si aucune plainte
n’a été déposée, veuillez en donner les raisons. Signaler les mesures
prises par les autorités pour enquêter sur les violations présumées (ou
sur la menace de violation) et pour empêcher que de tels actes ne se re-
produisent à l’avenir. Si une plainte a été déposée, donner des rensei-
gnements sur les mesures prises par les autorités, l’état d’avancement
de l’enquête lors de la présentation de la communication et/ou les rai-
sons qui portent à croire que les résultats de l’enquête ne sont pas
satisfaisants.
Date : Heure : Lieu/pays :
Nombre d’agresseurs :
La victime connaît-elle le ou les agresseurs ?
Nom de l’agresseur ou des agresseurs :
La victime a-t-elle une relation avec le ou les agresseurs ?
Dans l’affirmative, quelle en est la nature ?
Description de l’agresseur ou des agresseurs (donner tous les détails
permettant une identification :
58
DESCRIPTION DES FAITS
La victime pense-t-elle avoir été spécialement prise comme cible parce
qu’elle est une femme ? Dans l’affirmative, pourquoi ?
L’incident a-t-il été déclaré aux autorités publiques compétentes ? Dans
l’affirmative, lesquelles et quand ?
Les autorités ont-elles pris des mesures après l’incident ?
Dans l’affirmative, de quelles autorités s’agit-il ?
Quelles sont les mesures qui ont été prises ?
Quand ont-elles été prises ?
Veuillez porter à l’intention du Rapporteur spécial toute information
dont vous disposerez après avoir soumis les renseignements ci-dessus.
Veuillez signaler, par exemple, au Rapporteur spécial s’il a été dûment
répondu à votre préoccupation en matière de droits de l’homme, ou s’il
y a eu des résultats dans le cadre d’une enquête ou d’un procès ou encore
si une mesure prévue a été appliquée ou une menace mise à exécution.
59
VEUILLEZ RETOURNER LE PRÉSENT FORMULAIRE AU
RAPPORTEUR SPÉCIAL CHARGÉ
DE LA QUESTION DE LA VIOLENCE
CONTRE LES FEMMES
HAUT-COMMISSARIAT AUX DROITS DE L’HOMME,
OFFICE DES NATIONS UNIES À GENÈVE,
1211 GENÈVE 10 (SUISSE)
(Fax : 00 41 22 917 9006, courrier électronique :
[Link]@[Link])
60
Fiches d’information sur les droits de l’homme :
N° 2 Charte internationale des droits de l’homme (Rev. 1)
N° 4 Mécanismes de lutte contre la torture
N° 3 Services consultatifs et de la coopération technique dans
le domaine des droits de l’homme (Rev. 1)
N° 5 Programme d’action pour la deuxième Décennie de la lutte
contre le racisme et la discrimination raciale
N° 6 Disparitions forcées ou involontaires (Rev. 2)
N° 7 Procédures d’examen des communications
N° 8 Campagne mondiale d’information sur les droits de
l’homme
N° 9 Les droits des peuples autochtones (Rev. 1)
N° 10 Les droits de l’enfant (Rev. 1)
N° 11 Exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires
(Rev. 1)
N° 12 Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale
N° 13 Le droit international humanitaire et les droits de l’homme
N° 14 Formes contemporaines d’esclavage
N° 15 Droits civils et politiques : le Comité des droits de l’homme
N° 16 Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels
(Rev. 1)
N° 17 Le Comité contre la torture
N° 18 Droits des minorités (Rev.1)
N° 19 Institutions nationales pour la promotion et la protection des
droits de l’homme
N° 20 Droits de l’homme et réfugiés
61
N° 21 Le droit à un logement convenable
N° 22 Discrimination à l’égard des femmes : la Convention et le
Comité
N° 23 Pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des
enfants
N° 24 Les droits des travailleurs migrants
N° 25 L’éviction forcée et les droits de l’homme
N° 26 Le Groupe de travail sur la détention arbitraire
N° 27 Dix-sept questions souvent posées au sujet des rapporteurs
spéciaux de l’Organisation des Nations Unies
No 28 L’impact du mercenariat sur le droit des peuples à disposer
d’eux-mêmes
62
Les Fiches d’information sur les droits de l’homme sont publiées
par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, à
l’Office des Nations Unies à Genève. Elles portent sur des questions de
droits de l’homme dont l’examen est en cours ou qui présentent un inté-
rêt particulier.
Les Fiches d’information sur les droits de l’homme ont pour objet
de faire mieux connaître à un public de plus en plus large les droits
fondamentaux de l’homme, ce que l’ONU fait pour les promouvoir et
les protéger, et le mécanisme international qui existe pour en assurer le
respect effectif. Les Fiches d’information sur les droits de l’homme sont
gratuites et diffusées dans le monde entier. Elles peuvent être reprodui-
tes dans des langues autres que les langues officielles des Nations Unies
à condition que le contenu n’en soit pas modifié, que le Haut-
Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, à Genève, en
soit informé par l’organisation qui les reproduit et qu’il soit cité comme
en étant la source d’information.
Pour tout renseignement, veuillez vous adresser à l’un des deux services ci-après :
Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme
Office des Nations Unies à Genève
8-14, avenue de la Paix
1211 Genève 10
Suisse
Bureau de New York
Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme
Organisation des Nations Unies
New York, NY 10017
États-Unis d’Amérique
Printed at United Nations, Geneva ISSN 1014-5605
GE.02-41784–April 2003–6,285