ALÉA, RISQUE, CATASTROPHE
Aléa : C'est le facteur physique à l'origine du risque.
Catastrophe : Réalisation d'un risque potentiel. Une catastrophe a un caractère excep tionnel qui se
traduit par d'importants dégâts matériels et de lourdes pertes humaines,
Risque : Danger potentiel qui pourrait affecter une société.
Vulnérabilité : La vulnérabilité exprime les préjudices potentiels aux personnes, aux biens et aux
activités.
Aléas, risques et catastrophes
Par définition, il n'y a risque que pour des sociétés qui peuvent être affectées par les accidents d'origine
naturelle ou technologique. L'histoire de l'humanité est ponctuée de catastrophes, dont certaines, par
l'ampleur des pertes humaines et des dégâts matériels qu'elles ont occa- sionnée, ont provoqué une
prise de conscience du risque.
Mais, pourquoi alors s'installer dans les régions où les aléas sont connus ? Sur les pentes de volcan à
Java, au Japon, en Italie ? C'est que les avantages que ces sociétés en tirent com- pensent les
inconvénients.
Quels risques pour les sociétés ?
Il en existe deux :
1. Les risques naturels qui sont liés aux dynamiques internes et externes de la pla- nète, provoquant
tremblement de terre et éruptions volcaniques résultant de forces qui s'exercent à l'intérieur de l'écorce
terrestre. D'autres risques naturels sont dus aux aléas climatiques : cyclones, tempêtes, chutes de neige
ou pluies abondantes (causes d'inondation), grêle, sécheresse, canicule.
2. Les risques technologiques sont engendrés par les activités humaines, en particulier les activités
industrielles et nucléaires, ainsi que le transport et le stockage des matières dange- reuses. Ces risques
provoquent généralement : explosion, incendie, pollution de l'eau, de l'air, des sols... Parfois, ces
dangers affectent toute la planète. Ex. : Effet de serre.
Inégalité des sociétés face aux risques
1. Face aux risques, les pays moins avancés sont particulièrement vulnérables pour les raisons suivantes
:
Ignorance du danger;
Dans certaines sociétés, les catastrophes sont ressenties comme une sanction divine et, à ce titre,
acceptées ou subies ;
Le nombre de victimes lors des catastrophes est souvent amplifié par les épidémies ou les crises
alimentaires qui les accompagnent.
2. Les pays riches quant à eux sont moins vulnérables aux risques pour les raisons suivantes :
Connaissance du danger ;
Leur développement technique les rend plus vulnérables à d'autres risques;
En cas de catastrophe, les dégâts matériels sont parfois plus importants, mais le nombre de victimes est
souvent plus faible.