Chap 1
Chap 1
Pour but d'aider à reconnaître les composants lors de la conception et montage d’un circuit
électronique. Le principe de fonctionnement ou le rôle de ces composants est laissé a étudier
par l’étudiant selon le rôle a jouer dans son projet a réaliser.
Chaque composant possède des caractéristiques qui permettent de l'identifier, et si besoin est
de l'orienter, sans aucun doute : nombre de pattes, forme, marquage et/ou couleurs,
détrompeurs. Les composants orientés ne doivent en aucun cas être montés à l'envers.
Les sérigraphies des circuits imprimés et les composants montrés ici correspondent à ceux que
nous utilisons pour nos kits. Leur aspect n'est pas obligatoirement le même chez tous les
fabricants ni chez les autres fournisseurs de kits.
1. Résistances
La valeur des résistances se lit avec
les anneaux de couleurs. Les
résistances à 4 anneaux sont les
plus courantes et leurs valeurs se
lisent ainsi :
Il faut que l'anneau de tolérance soit placé à droite pour ne pas lire à l'envers. L'anneau de
tolérance est plus écarté. Ici, dans cet exemple, on voit « 6 2 3 », c'est à dire 6 2 x 1000 Ohm,
c'est à dire 62 kOhms. Sur les CMS, les valeurs sont indiquées à l'aide de chiffres uniquement,
dans ce cas, les multiplicateurs x 0,1 et x 0,01 sont respectivement notés 9 et 8.
Exemple : rouge vert jaune brun brun = 2541 1% = 254 x 10 = 2540 Ohm (tolérance 1%)
Le but du code des couleurs est de n'utiliser que 3 anneaux de couleur pour écrire les valeurs
possibles. Lorsque la valeur est à virgule (4,7 Ohms ou 0,33 Ohm par exemple), on remplace la
virgule par R.
La valeur peut ainsi être écrite sur le composant avec 3 caractères, le séparateur décimal (à la
place de la virgule) étant R pour les Ohms, K pour les kOhm, et M pour les MOhm. Divers
exemples sont repris dans le tableau ci dessous.
Après avoir compris le principe des codes couleurs des résistances, il est intéressant de se
pencher sur la façon de les utiliser et de les associer.
2. Condensateurs
a - Condensateurs non orientés = non polarisés
Composant
Les valeurs des condensateurs non orientés que nous utilisons dans nos kits varient entre 22
picoFarads et 1 microFarad.
Certains marquages sont directs : 22p pour 22 picoFarads, 100n pour 100 nanoFarads.
D'autres marquages utilisent un code : les deux premiers chiffres représentent la valeur, le
troisième le nombre de zéros à ajouter (comme pour les couleurs des résistances), le tout
s'exprimant en picoFarads.
Ainsi 104 indiquent 100 nF, c'est-à-dire 10 x 10000 pF, 473 indiquent 47 nF = 47 x 1000 pF.
Les condensateurs les plus fréquemment trouvés dans nos kits sont :
- 22 pF, marqués 22p ou 22 souligné, toujours placés par deux à proximité d'un quartz ;
- 47 nF, marqués 473 ou 47n ;
- 100 nF, marqués 104 ou 100n ;
- 220 nF, marqués 224 ;
- 470 nF, marqués 474 ou 470n.
Pour de plus amples détails sur les capacités, vous pouvez consulter le site :
Sérigraphie
Représentations sur circuit imprimé de condensateurs non orientés de capacités 22 pF, 100 nF
et 47 nF. Un marquage de type C1 ou C2 (voire Cdec) indique un condensateur dont la valeur
est comprise entre 47 nF et 1 microF. Si cette valeur est critique, elle est indiquée dans la
documentation spécifique, sinon elle correspond aux valeurs fournies avec le kit. C1 / C2 ne
représentent jamais des picoFarads.
Montage
Les valeurs des condensateurs orientés que nous utilisons dans nos kits varient entre 1 et 1000
microFarads (µF). Ils se partagent en deux familles : les électrochimiques (en forme de bidon)
et les Tantale goutte (en forme de goutte...). Il ne faut pas les monter à l'envers, sous risque de
destruction des composants.
Les condensateurs électrochimiques les plus fréquemment trouvés dans nos kits sont de
valeurs 10, 22, 220, 680 ou 1000 microFarads.
Les condensateurs Tantale trouvés dans nos kits sont de valeurs 3,3 ou 4,7 microFarads.
Sérigraphie
A droite : Représentations sur circuit imprimé de condensateurs Tantale goutte orientés. Les
valeurs fournies peuvent être indifféremment 3,3 ou 4,7 microFarads.
Montage
Condensateur électrochimique 220 µF soudé. La barre verticale claire indique la patte (-).
3- bobines (inductance)
Il s’agit d’ un Fil enroulé, utilisé pour créer une inductance pour un circuit électrique ou un flux
magnétique quand le courant le traverse, ou pour répondre à un flux magnétique changeant.
L'impédance électrique d'une bobine croît avec la fréquence....
La bobine parfaite est modélisée par une auto-inductance notée le plus souvent L.
Mais la bobine réelle (spécifiquement si elle est bobinée autour d'un matériau ferromagnétique)
est un dipôle complexe possédant de nombreux paramètres et aussi le siège de phénomènes
physiques dont certains sont la cause de non-linéarité (par exemple les phénomènes
d'hystérésis).
Modèles à dipôles
Les modèles les plus simples et les plus souvent utilisés sont ceux correspondant à l'association
d'une inductance et d'une résistance :
Le comportement d'une bobine réelle en régime sinusoïdal, il est indispensable d'utiliser un des
modèles décrit ci-dessus et de calculer l'impédance de la bobine soit en utilisant la
représentation de Fresnel, soit en utilisant la transformation complexe.
Du fait de son caractère inductif, l'intensité du courant sinusoïdal qui traverse la bobine soumise
à une tension sinusoïdale présente un retard de phase comparé à cette dernière. Ce retard est
compris entre 0 et 90° (ou 0 et π /2 radians). On dit que le courant est en retard sur la tension.
Pour marquer la valeur de l'inductance d'une bobine, il est quelquefois utilisé un code de couleur
normalisé.
3. Anneau 4. Anneau
Couleur 1. Anneau 2. Anneau
multiplicateur tolérance
aucune — — — ±20 %
argent — — 10-2 µH ±10 %
or — — 10-1 µH ±5 %
noir 0 0 100 µH —
marron 1 1 101 µH —
rouge 2 2 102 µH —
orange 3 3 103 µH —
jaune 4 4 104 µH —
vert 5 5 105 µH —
bleu 6 6 106 µH —
violet 7 7 107 µH —
gris 8 8 108 µH —
blanc 9 9 109 µH —
1. Anneau 2. à 4. Anneau 5. Anneau 6. Anneau
Couleur
(large) chiffre multiplicateur tolérance
aucune — — — ±20 %
argent Début — — ±10 %
or — virgule — ±5 %
noir — 0 100 µH —
marron — 1 101 µH ±1 %
rouge — 2 102 µH ±2 %
orange — 3 103 µH —
jaune — 4 104 µH —
vert — 5 105 µH ±0, 5 %
bleu — 6 106 µH —
violet — 7 107 µH —
gris — 8 108 µH —
blanc — 9 109 µH —
Le troisième chiffre est optionnel.
4 - Diodes et LED
Une diode laisse passer le courant dans un sens (sens dit "passant") et pas dans l'autre (sens dit
"bloqué"). Le courant circule de l'anode à la cathode. La diode est un composant orienté.
Diodes variées.
Pour de plus amples détails sur les diodes, vous pouvez consulter les pages :
[Link] ou
[Link]
b - Diodes de redressement
Ces diodes servent à assurer une alimentation de type continu et non alternatif. Ce sont elles
qui permettent d'alimenter la plupart de nos modules avec n'importe quel bloc secteur de basse
tension (entre 9V et 24 V).
Les diodes de redressement sont groupées par 4 sur nos montages (circuit dit "pont de diodes").
Une tension alternative arrivant sur le pont de diodes est transformée en tension redressée et
polarisée de manière compatible avec le reste de l'électronique. Une tension continue en entrée
reste continue. Ce montage permet de ne pas avoir de polarité à respecter au niveau du
connecteur.
Les diodes livrées peuvent être indifféremment des 1N4001 à 1N4007, ou des 1N4937.
Sur nos sérigraphies, les diodes de redressement sont situées près de l'alimentation et sont
représentées par un rectangle avec une barre transversale d'un côté. La bague de la diode doit
être placée du même côté que cette barre.
Mise en place d'une diode de redressement orientée correctement. La seule chose importante
est l'orientation des diodes sur le circuit : l'anneau sur la diode doit être du même côté que la
petite barre transversale dans le rectangle sur la sérigraphie. Le non respect de ces orientations
peut être destructif.
Elles sont toujours présentes sur des montages risquant de contenir des bobines, des électro-
aimants ou des moteurs. Tous ces montages ont tendance à provoquer des surtensions très
élevées (allant jusqu'à des étincelles de rupture) si l'on coupe brutalement leur alimentation. Or
la coupure d'alimention périodique, à rythme rapide, est à la base du principe utilisé sur les
cartes 8 Transistors pour faire varier la puissance fournie aux actionneurs. La diode de roue
libre empêche ces surtensions, qui seraient destructives pour la carte sinon.
d - Diode de signal
Les diodes livrées sont des 1N4148. Elles sont petites, rouges, avec un anneau noir d'un côté.
Ce sont des diodes très rapides, aussi rapides que les diodes de roue libre mais de faible
puissance.
Sur nos sérigraphies, les diodes de signal sont représentées par le symbole classique de la diode
: un triangle (plat du côté de l'anode) suivi d'une barre (côté cathode). La bague de la diode doit
être placée du même côté que cette barre.
e - LED
Les LED sont des diodes luminescentes. Il en existe de différentes tailles et couleurs. Elles sont
utilisées soit en tant qu'actionneurs (dans ce cas pilotables par cartes dédiées en gradation
d'intensité), soit utilisées comme témoins lumineux sur des montages électroniques.
LED variées
Sur nos marquages, les LED sont représentées par un cercle. L'une des pattes est marquée d'un
signe (+).
Orientation des LED : Dans le cas des LED que nous fournissons avec les kits, la patte (+) est
la plus longue des deux et le côté (-) est repéré par un méplat sur le bord en plastique de la LED.
Exemple de LED en place : le replat/patte courte est du côté (-), la pattelongue/bord rond est du
côté (+).
Lorsque vous achetez des LED en magasin d'électronique, vous constatez qu'elles sont très
variées : il existe des boîtiers de LED différents de celui cylindrique à méplat. Très
généralement la patte longue identifie le (+). Vérifiez dans le catalogue ou avec le vendeur la
polarité de la LED.
5- Transistor
Il existe plusieurs familles de transistors, chacun voué à une tache qui se résume souvent à deux
fonctions : la commutation (fonctionnement dit en tout ou rien) ou l'amplification
(fonctionnement dit linéaire).
Par exemple, on peut utiliser un transistor pour commander une ampoule de puissance à partir
d'un circuit intégré, qui lui-même n'aurait pas été capable de commander directement l'ampoule
(à cause de valeurs de courant ou de tension non compatibles).
Les anciens transistors étaient au germanium, les transistors actuels sont au silicium.
Il existe différents types de transistors : bipolaires, unipolaires (FET, JFET, JUGFET, IGFET),
uni jonction (UJT, anciennement appelé transistor filamentaire). Tous ont des caractéristiques
qui leur sont propres, et sont capables de travailler sur des plages de puissances très variées (de
quelques milliwatts à plusieurs centaines de watts), et sur des plages de fréquences elle aussi
très variées (de quelques hertz à plusieurs gigahertz), selon le modèle.
C’est le type le plus employé, aussi bien dans le domaine des basses fréquences que des hautes
fréquences, des faibles puissances que des hautes puissances.
C’est un transistor unipolaire, particulièrement employé quand il est nécessaire d'avoir une très
haute impédance d'entrée. Contrairement à l'impédance d'entrée d'un transistor bipolaire, qui
varie selon son mode de branchement mais qui reste tout de même assez faible dans tous les
cas, le FET présente une résistance d'entrée de plusieurs MOhms à plusieurs dizaines de
MOhms. Cette caractéristique principale le destine tout particulièrement aux étages d'entrée BF
ou aux étages d'entrée d'appareils de mesure (voltmètre ou fréquencemètre par exemple), où
son influence sur le signal "prélevé" pourra être insignifiante. Le transistor FET peut également
être utilisé en résistance variable : usage dans des VCA ou dans des régulateurs de niveau
(compresseur ou limiteur de modulation pour ne citer qu'eux). Un transistor FET possède trois
électrodes nommées D (drain), S (source) et G (gate ou porte).
Il existe des transistors MOSFET de petite puissance et de forte puissance. Ceux de forte
puissance sont capables de supporter des courants de plusieurs ampères à plusieurs centaines
d'ampères, ce qui bien entendu impose une résistance ohmique à l'état passant (RdsOn) très
faible. On ne peut en effet envisager d'utiliser un transistor dont la résistance est de 1 ohm pour
faire passer 50 ampères. C'est pourquoi il n'est pas rare de trouver des transistors de cette
catégorie qui affichent une résistance passante de quelques milli-ohms ou quelques dizaines de
milli-ohms. Globalement, et par comparaison aux transistors bipolaires, on arrive à commuter
des puissances importantes avec moins de pertes et moins d'échauffement. Ce type de transistor
est souvent préféré pour la commande de charges importantes ou pour limiter la taille - ou
même supprimer complètement - les encombrants dissipateurs thermiques.
Exemples en forte puissance : BUZ10, BUZ20, IRF540, IRF840 (8 A / 0,85 ohm), IRFZ44
(49 A / 0,022 ohms), IRF3205 (110 A / 0,008 ohms).
La majorité des transistors classiques (courants) acceptent de travailler sans dommage avec des
tensions de quelques dizaines de volts. Quand on veut travailler avec des tensions supérieures
à 80 V, il faut commencer à regarder de près le type de transistor qui convient le mieux à
l'application envisagée. Pour des tensions de plusieurs centaines de volts, il faut employer des
transistors vraiment fait pour.
Transistors RF
Il s'agit de transistors spécialement conçus pour des applications "rapides". Les capacités
parasites entre les jonctions d'un transistor limitent la fréquence de fonctionnement d'un
transistor, et si ces capacités parasites sont élevées, le transistor ne peut pas fonctionner
rapidement. On ne se pose pas trop la question quand on veut utiliser un transistor en
commutation lente, par exemple pour piloter un relais. Mais quand on veut qu'il suive la
cadence, il faut bien regarder tout ça de près. Notez que même pour une commutation lente, la
vitesse de passage de l'état bloqué à l'état passant est importante, surtout si les courants à
commuter sont importants. Plus le transistor commute vite, et moins on perd de puissance. A
partir de quelle fréquence peut-on dire qu'un transistor est rapide ? Comme toujours, tout est
relatif. Un "bête" 2N2222 est capable de "monter" à 250 MHz, on peut donc l'employer dans le
domaine de l'émission radio en FM (bien sûr avec une puissance somme toute modérée). La
série des transistors BCxxx est parfaite pour travailler dans le domaine BF, et ces transistors ne
s'arrêtent pas à 50 KHz... Aujourd'hui, on peut peut-être dire qu'un transistor dont la fréquence
de travail peut grimper à 2 GHz (BFR91 ou BFR96 par exemple, tout deux très rependus et bon
marché) est un transistor rapide; demain, il fera peut-être partie de la famille des "lents".
Appelé aussi "Diode à double base", le transistor unijonction est un transistor bipolaire un peu
particulier, qui possède trois connexions mais une seule jonction (d'où son nom). Ses trois
électrodes sont nommées E (émetteur), B1 (base 1) et B2 (base 2). L''UJT est principalement
utilisé pour la réalisation d'oscillateurs (à relaxation, pour être précis), car possède la
particularité d'offrir une résistance négative dans une partie de sa courbe de caractéristiques. Un
transistor unijonction peut être assimilé à une diode associée à un diviseur de tension. Exemples
: 2N2646, ...
Un transistor bipolaire peut se voire confier plusieurs taches, les plus courantes étant
l'amplification et la commutation. Mais il trouve aussi sa place pour adapter une impédance,
pour inverser un état logique, ou encore pour constituer un oscillateur.
Types de boitiers
La majorité des transistors - qu'ils soient bipolaires ou à effet de champs - possèdent trois pattes,
avec parfois une quatrième patte raccordée au boitier (ce dernier étant alors métallique). La
correspondance entre schéma électronique et brochage physique n'est pas toujours la même
selon le type de transistor employé. Prenons l'exemple du transistor très répandu portant la
référence 2N2222 et qui est un transistor NPN présenté dans un boîtier métallique. On trouve
pour ce dernier un équivalent appelé PN2222 qui est en boîtier plastique TO92. Pour connaitre
le brochage de ce dernier il convient de se référer aux indications fournies par le fabricant
dans ses documents techniques (datasheet).
Un transistor de type BC237, également NPN et également en boîtier plastique TO92, présente
un brochage inversé par rapport à celui du PN2222 (les connexions E et C sont interverties).
Trois pattes suffisent pour disposer d'un nombre suffisant de configurations de câblage
dangereuses et brancher un transistor de façon incorrecte et le griller. Il faut donc bien faire
attention et toujours vérifier leur câblage avant mise sous tension. Pour faciliter la chose,
certains boîtiers intègrent deux transistors, portant le nombre de pattes à 6. Mais cela n'est
finalement pas plus compliqué, dans tous les cas il faut se référer au document constructeur
correspondant à la marque et au modèle de composant que vous avez sous les yeux.
Il existe plusieurs types de brochages, et un composant de même référence peut même parfois
exister avec différents brochages (ce genre de cas n'est heureusement pas majoritaire) ! Vous
devez donc impérativement vous renseigner pour savoir comment se branche tel ou tel
transistor. Vous trouverez quelques exemples de brochages à la page Transistors - Brochages.
Notons que certains transistors peuvent fonctionner de façon quasiment identique en
intervertissant deux électrodes entre elles (échange Émetteur et Collecteur pour les transistors
bipolaires, ou Source et Drain pour les transistors FET). Ces transistors reçoivent la désignation
de transistors bidirectionnels.
6 - Circuits Intégrés
Le circuit intégré (souvent abrégé CI, à ne pas confondre avec CI de circuit imprimé), est un
composant dit actif. Il s'agit d'un composant possédant un certain nombre de patte (deux à
plusieurs centaines), et qui intègre en son sein un certain nombre de composants tels que
transistors, résistances, diodes, etc. Certains circuits intégrés, comme le NE555, ne possède que
quelques dizaines de composants, alors que d'autres, comme les micro-processeurs, peuvent en
intégrer plusieurs millions (voir paragraphe Intégration).
Il s'agit de circuits travaillant avec des tensions pouvant prendre différentes amplitudes :
régulateurs de tension genre LM7812, amplificateurs opérationnels genre LM741 ou NE5532,
amplificateurs BF de type LM386 ou TDA2030...
Il s'agit de circuits travaillant en tout ou rien, généralement avec des tensions d'entrée et de
sorties égales à ou proche de leur tension d'alimentation. Exemple : circuits de la famille
SN74xx ou CD40xx, familles dans lesquelles on trouve des circuits assurant des fonctions très
diverses : simples portes logiques (NAND, OR, etc), diviseurs de fréquences,
(dé)multiplexeurs, mémoires vives et mémoires mortes, micro-processeurs...
Ces circuits ont été développés pour remplir une tache particulière. Ils peuvent travailler dans
le domaine de l'analogique et/ou du numérique. Exemple : les enregistreurs de son de type
ISD1016, les convertisseurs Numérique/Analogique et Analogique/Numérique, les drivers de
LEDs en barographe genre U257 ou LM3914 ...
Intégration
L'intégration définie le nombre de composants que le circuit intégré peut contenir. Elle est
définie par des initiales (SSI pour Small Scale Integration, VLSI pour Very Large Scale
Integration, ULSI pour Ultra Large Scale Integration, etc). Il faut reconnaitre cependant que les
circuits intégrés comportent de plus en plus de composants (transistors notement), et que ces
termes sont de moins en moins utilisés. Il n'est en effet plus "futuriste" de parler de plusieurs
centaines de millions de transistors dans un seul boitier (CPU et GPU en sont de bons
exemples).
Précautions à prendre
Un circuit intégré est un composant fragile. Il craint parfois les décharges électrostatiques
(ESD) et la statique.
Les supports DIL sont des éléments qui facilitent la mise en place et l'échange de composants
enfichables. Il vaut mieux en effet planter ces composants dans un support plutôt que de les
souder directement sur le circuit imprimé. Le terme DIL désigne un type de boîtier de
composants électroniques.
Les supports tulipe ont des trous ronds, les supports double lyre ont des trous carrés. Ces
supports permettent à la fois de maintenir en place le composant enfichable et de faire contact
électrique pour le relier au circuit imprimé. Cela permet aussi de changer facilement le
composant en cas d'accident.
Les supports DIL ont un repère en forme d'encoche ronde ou de creux sur l'un des petits côtés.
Cette encoche est représentée sur la sérigraphie du circuit imprimé et correspond à un repère
sur le composant enfichable.
Attention aux pattes tordues : il faut vérifier avant de souder le support que toutes les pattes
sont bien passées à travers la plaque du circuit imprimé.
Une fois que les soudures sont terminées pour une carte électronique, les composants
enfichables doivent être mis en place. Ces composants sont orientés, il ne faut pas les placer à
l'envers sous risque de destruction du composant.
Attention aux pattes tordues ! Vérifiez qu'il n'y a pas de pattes tournées vers l'intérieur du
support, sinon le montage risque de ne pas marcher...
Il arrive que ce repère soit un point brillant ou creux plutôt qu'une encoche, par exemple sur
certains 6N137. Attention aux composants AD, le triangle dans un carré est le logo du fabricant,
pas le repère du composant.
8 - Régulateurs de tension
Un régulateur de tension permet d'obtenir une tension précise et continue dans un montage
électronique. Par exemple un régulateur 7805 permet d'alimenter une carte en 5 Volts. En
pratique dans nos montages, le régulateur le plus souvent utilisé est le 7805. Il faut cependant
que la source de tension soit de plus de 5 V pour que le montage fonctionne, en particulier à
cause des diodes de redressement présentes sur la plupart de nos cartes.
Pour plus de renseignement sur le régulateur de tension, vous pouvez consulter la page :
[Link]
Exemple de régulateurs de tension : un 78L05, un 7809 et un 7805. Ils possèdent trois pattes.
Ces deux groupes correspondent à des formes différentes. Les TO220 sont plats, avec un
radiateur métallique percé plat sur une face. Les TO92 sont arrondis d'un côté et plats de l'autre.
Sérigraphie
Les régulateurs TO220 peuvent se monter soit droits soit couchés. La sérigraphie pour le
montage droit représente deux rectangles : un vide du côté noir du composant et un strié du côté
du radiateur.
Pour le montage couché, les trois pattes doivent être pliées à 90° avant de souder le composant.
Le radiateur métallique doit être plaqué contre le circuit imprimé et le côté noir doit être sur le
dessus. Dans ce cas, la sérigraphie montre l'orientation du radiateur métallique par rapport aux
pattes du composant.
Montage
Valeurs de fréquence
La fréquence d'un quartz est choisie en fonction du programme intégré dans le microcontrôleur
et du protocole choisi pour communiquer avec l'extérieur de la carte électronique.
Pour le protocole Midi, les fréquences des quartz utilisés sont des multiples de 1 MHz
(mégaHertz). Pour le protocole RS232, ce sont des multiples de 3,6864 MHz.
Sur nos cartes Midi, les fréquences rencontrées sont 4, 12, 20, 24 et 30 MHz.
Les différences de valeurs s'expliquent par le type de microcontrôleur et les nécessités de vitesse
d'exécution des instructions du programme. Nous choisissons toujours nos quartzs de manière
à ce que le contrôleur soit capable de supporter une transmission Midi full speed (flot
d'informations ininterrompu) tout en réalisant les opérations prévues pour la carte.
Aspect et marquages
Sur nos montages, les deux boîtiers les plus fréquemment utilisés sont le HC49S (bas profil) et
le HC33U (haut). Ces composants sont métalliques, argentés et ont deux pattes.
Le marquage est en général la fréquence en MHz (4 MHz, 20.0000 par exemple). Il arrive
cependant que certains marquages soient peu compréhensibles (19ABOL pour du 12 MHz par
exemple).
Sérigraphie et montage
Valeurs et marquages
Sérigraphie
Montage