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Physique Chimie 9ème 2021-2022 Nouveau

Le document traite de la notion de poids d'un corps et des forces. Il définit le poids comme l'attraction exercée par la Terre sur un corps et décrit ses caractéristiques. Le document présente ensuite la notion de force de manière générale et ses différents types. Il introduit le principe d'action-réaction et l'équilibre d'un corps soumis à deux forces.

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Physique Chimie 9ème 2021-2022 Nouveau

Le document traite de la notion de poids d'un corps et des forces. Il définit le poids comme l'attraction exercée par la Terre sur un corps et décrit ses caractéristiques. Le document présente ensuite la notion de force de manière générale et ses différents types. Il introduit le principe d'action-réaction et l'équilibre d'un corps soumis à deux forces.

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LE POIDS D’UN CORPS LA VERTICALE

I. Action exercée sur un objet par la terre


La terre exerce sur tout objet une action appelée action de la pesanteur. Cette action une force
appelée poids du corps.
II. Définition
Le poids d’un corps est l’attraction que la terre exerce sur ce corps.
III. caractéristiques du vecteur poids d’un corps
Le poids d’un corps homogène est une force représentée par un vecteur noté P dont les
caractéristiques sont :
- La direction : la droite rectiligne suivie par un corps qui tombe en chute libre. Elle est la
verticale du lieu où se trouve l’objet.
- Le sens : il est dirigé de haut en bas.
- Le point d’application : c’est le centre de gravité de l’objet.
- L’intensité : c’est la grandeur du poids.
L’intensité du poids d’un corps se mesure à l’aide d’un dynamomètre. Son unité dans le
système international est le Newton de symbole (N).
IV. Représentation
Le poids d’un corps est représenté par un vecteur P.
V. la verticale
Définition : la verticale est la trajectoire suivie par un corps qui tombe en chute libre.

NOTION DE FORCE
1. Effet dynamique

COMPTE MICROSOFT 1

Timothé Diarra SNPC Tel: 76449575/66449575


I. DEFINITION
Une force est toute action capable :
- de mettre un solide en mouvement ou de modifier le mouvement d’un solide (effet
dynamique) ;
- de déformer un corps ou de maintenir un solide en équilibre (effet statique).
II. DIFFERENTES SORTES DE FORCES
1. Les forces de contact

Il y a contact entre le corps (l’objet) qui subit la force et celui qui la crée.
Les forces de contact peuvent être ponctuelles (agissent en un point) ou repartis (agissent en
tous les points du corps ou sur une large surface).
Exemples : force musculaire, force de frottement, force élastique, force pressante.
2. Les forces à distance
Les forces à distance se manifestent sans qu’il ait contact entre l’objet qui subit la force et celui
qui crée cette force.

Exemples
La pesanteur, les forces magnétiques, les forces électriques, les forces d’attraction entre les
astres. Les forces à distance sont toujours reparties.
III. Les caractéristiques d’une force ponctuelle
Une force est une grandeur vectorielle elle est donc modélisée par un vecteur dont les
caractéristiques sont :
- La direction : droite suivant laquelle s’exerce la force ;
- Le sens : C’est le sens du mouvement ;
- Le point d’application : point où s’exerce la force (pour les actions localisées) pour les
forces réparties comme les forces de gravitation (force de pesanteur) le PA est le centre
de gravité du corps ;
- L’intensité : qui rend compte de l’importance des effets de la force. Elle se mesure à
l’aide d’un instrument appelé dynamomètre et s’exprime en Newton (N).

COMPTE MICROSOFT 2

Timothé Diarra SNPC Tel: 76449575/66449575


EXERCICES
1. Une force d’intensité F =20 N est représenté par un vecteur de norme 10 cm. Détermine,
à la même échelle, la norme du vecteur représentant une force de 3 N, de 6 N.
2. Une force de 3 N, appliquée à un dynamomètre à ressort provoque un allongement de
24 mm. Calcule l’allongement produit par une force de 7N.
3. Les vecteurs représentatifs de deux forces mesurent respectivement 60 mm et 40 mm.
Calcule l’intensité des forces correspondante à l’échelle de 1 mm pour 5 N.
Solution 1 : la norme du vecteur représentant 3N ; 6N

- 20N → 10 cm
3 𝑁∗10 𝑐𝑚
- 3N → x ⇒ x= = 1,5 cm
20 𝑁

𝑥 = 1,5 𝑐𝑚

- 20N → 10 cm
6 𝑁∗10 𝑐𝑚
- 6N → x ⇒ x= = 3 cm
20 𝑁
𝒙 = 𝟏, 𝟓 𝒄𝒎
Solution 2 : l’allongement produit par une force de 7N

- 3 𝑁 → 24 𝑚𝑚
7 𝑁∗24 𝑚𝑚
- 7𝑁 → 𝑥 ⇒ x= = 56 mm
3𝑁

𝒙 = 𝟓𝟔 𝒎𝒎
Solutions 3 : l’intensité des forces correspondantes
Pour 60 mm

- 5 𝑁 → 1 𝑚𝑚
5 𝑁∗60 𝑚𝑚
- 𝑥 → 60𝑚𝑚 x= = 360 mm
1 𝑚𝑚

𝑥 = 360 𝑚𝑚
Pour 40 mm

- 5 𝑁 → 1 𝑚𝑚
5 𝑁∗40 𝑚𝑚
- 𝑥 → 40𝑚𝑚 x= = 200 mm
1 𝑚𝑚

𝑥 = 200 𝑚𝑚

COMPTE MICROSOFT 3

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PRINCIPE DES ACTIONS RECIPROQUES
I. Exemples d’actions réciproques
1. Interactions à distance

a. Lorsqu’un aimant est en interaction avec un morceau de fer l’aimant attire le fer et
le fer attire l’aimant. Les deux bouchons se mettent en en mouvement.
Conclusion : l’aimant attire le fer, et réciproquement le fer attire l’aimant. Les deux actions
observées sont appelées actions réciproques. On dit aussi que les deux solides interagissent,
qu’il y a interaction à distance.
b. Deux pendules chargés électriquement interagissent à distance. Il y a répulsion si les
charges sont de même signe, et attraction dans le cas contraire.
Ces forces d’interaction sont toujours directement opposées.
2. Interaction de contact
La brique exerce sur la table et réciproquement la table exerce une force 𝐹⃗ identique à son
poids

𝐹⃗ 1: 𝑒𝑥𝑒𝑟𝑐é𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑖𝑛 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒


𝐹⃗ 2: 𝑒𝑥𝑒𝑟𝑐é𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑎 𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑖𝑛
Conclusion ; entre vos mains et la règle s’exerce une interaction de contact.
L’action est égale et opposée à la réaction, ce qui se traduit par les relations :
𝐹⃗ 𝐵͢ 𝑇 = − 𝐹⃗ 𝑇 𝐵͢
𝐹𝐵͢ 𝑇 = 𝐹𝑇 𝐵͢ (Ou P =R)
II. Etude quantitative
Interaction de contact entre deux dynamomètres : les indications sont égales (même si les
dynamomètres sont différents)
D’autre part, les vecteurs 𝐹⃗ 2/1 𝑒𝑡 𝐹⃗ 1/2 ont même direction, et des sens opposés. On peut
donc conclure que les vecteurs force sont opposés. 𝐹⃗ 2/1 = − ⃗⃗⃗⃗ 𝐹 1/2
III. Enonce du principe des actions réciproques
Lorsqu’un corps A exerce sur un corps B une force FA/ B, le corps B exerce sur le corps A une
force FB/A. Ce principe s’écrit :

𝐹⃗ 𝐴⁄ = - 𝐹⃗ 𝐵͢⁄ ou 𝐹⃗ 𝐴⁄ + 𝐹⃗ 𝐵͢⁄ = O
𝐵͢ 𝐴 𝐵͢ 𝐴
Ces deux forces ont :
- même point d’application ;
- même intensité ;
- de sens contraire ;

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- même direction
Exercice 1
Soient deux pendules électriques A et B porteurs de charges de mêmes signes : il y a répulsion
entre ces deux pendules donne la nature de l’interaction entre les deux pendules.
Sur un schéma, représente les forces 𝐹⃗ 𝐴/𝐵͢ 𝑒𝑡 𝐹⃗ 𝐵͢/𝐴
Exercice 2:
Deux enfants tirent sur une corde, leur action se compense, on coupe la corde et on intercale
à l’endroit de la coupure un dynamomètre lié aux extrémités. Les deux enfants exercent à
nouveau la même action. Le dynamomètre indique 300 N. Un observateur dit que chaque
enfant exerce une force de 150N ; alors qu’un autre dit chaque enfant exerce une force de
300N. Qui a raison ? Pourquoi ?
Solution 1
Les deux pendules électriques sont porteurs de charges. L’interaction entre les deux pendules
est électrique. Cette interaction se manifeste à travers les forces 𝐹⃗ 𝐴/𝐵͢ 𝑒𝑡 𝐹⃗ 𝐵͢/𝐴
Ceci peut être représenté par le schéma ci-après.
Schéma
Solution 2
L’interaction des deux enfants est caractérisée par les forces 𝐹⃗ 1/2 𝑒𝑡 𝐹⃗ 2/1
𝐹⃗ 1/2 est la force exercée par le premier enfant sur le second
𝐹⃗ 2/1 est la force exercée par le second enfant sur le premier
Ces deux forces ont même ligne d’action et les actions se compensent : 𝐹⃗ 1/2 = 𝐹⃗ 2/1.
Donc les deux forces ont la même intensité : 𝐹⃗ 1/2 = 𝐹⃗ 2/1
Après la coupure de la corde
𝐹⃗ 2/1 ⃪ → 𝐹⃗ 1/2
Le dynamomètre étant relié aux extrémités de la corde, il indiquera l’action d’une seule force.
Les actions étant toujours les mêmes l’indication du dynamomètre est l’intensité de chacune
des forces. Donc 300N est la bonne réponse.

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EQUILIBRE D’UN CORPS SOUMIS A DEUX FORCES : LOI
I. Condition d’équilibre d’un solide soumis à deux forces
1. Expérience
a. Poids négligeable

b. Poids compensé

2. Condition d’équilibre
Loi
Lorsqu’un solide soumis à deux forces ponctuelles en en équilibre, ces forces ont :
- même support (ou droite d’action) ;
- de sens contraires ;
- même intensité. 𝐹⃗ 1= - 𝐹⃗ 2 ou 𝐹⃗ 1 + 𝐹⃗ 2 = 𝑂
⃗⃗
II. Application
Equilibre stable, instable, indifférent
- Equilibre stable : un équilibre est dit stable lorsque le corps légèrement écarté de sa
position d’équilibre tend à y revenir.
- Equilibre instable : un équilibre est dit instable lorsque le corps écarté de sa position
d’équilibre tend à s’en écarté d’avantage.
- Equilibre indifférent : un équilibre est dit indifférent lorsque le corps légèrement
écarté de sa position d’équilibre, reste dans la nouvelle position.

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VARIATION DU POIDS D’UN CORPS AVEC L’ALTITUDE ET LA LATITUDE ;
RELATION ENTRE POIDS ET MASSE
I. Variation du poids d’un corps avec l’altitude et la latitude ;
1. Observations
a. Soit un corps suspendu au crochet d’un dynamomètre on mesure son poids P
à Paris P = 9,81 N
à Libreville P = 9,78 N
au Pôle Nord P = 9,83 N
Le poids varie donc avec la latitude du lieu.
N.B : La latitude d’un lieu est la distance de ce lieu à l’équateur.
b. On mesure ensuite dans la même ville par exemple
A paris (à la surface du sol) P = 9,81 N
Au sommet de la Tour Eiffel (320 m) P = 9,80 N
4
A une altitude de 10 m au-dessus de Paris P = 9,78 N
A une altitude de 106m P = 7,16 N
Le poids d’un corps varie donc avec l’altitude du lieu. Il diminue lorsque l’altitude augmente.
2. Remarque :
L’altitude d’un lieu est la hauteur (élévation de ce lieu par rapport au niveau de la mer).
Le poids d’un corps n’est pas une grandeur constante.
Le poids d’un corps est la force avec laquelle la terre attire un corps. Cette force d’attraction est
autant plus faible que le corps est plus éloigné de la terre.
II. Comparaison entre le poids et la masse
Le poids d’un corps est l’attraction que la terre exerce sur ce corps. Il varie d’un lieu à un autre.
Le poids d’un objet dépend de l’objet considéré.
Le poids dépends à la fois du lieu et de l’objet considéré.
La masse d’un objet est lié à la quantité de matière qui le constitue. Elle est mesurable.
Comparaison entre poids et masse
Grandeur Unité Instrument de mesure Propriétés
Masse Kilogramme (Kg) Balance Invariable
Poids Newton (N) dynamomètre variable
III. Relation entre poids et masse
L’intensité de la pesanteur dépend du lieu considéré
𝑷
g= 𝒎

Le poids d’un corps est proportionnel à la masse du corps et à l’intensité de la pesanteur.

P=mxg
P s’exprime en newton (N)
m s’exprime en kilogramme (Kg)
g s’exprime en newton par kilogramme (N/Kg)
Exercices
Exercice 1 : La masse d'un vaisseau spatial est m = 2 tonnes. Calculer le poids du vaisseau
sur la Terre puis sur la Lune. On donne : g Terre = 9.8 N/Kg ; g Lune = 1,6 N/Kg.
Exercice 2 :
Calculer la mase d’une sphère d’acier de rayon r = 2.10-2 m. Sachant que la masse
volumique de l’acier est a = 7,8 10 kg/m3 , calculer le poids de la sphère. (g = 9,81 [Link]-1)
Volume de la sphère de rayon R ; V = 4/3 π r3

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NOTION DE TRAVAIL D’UNE FORCE
I. Notion de travail
1. Exemples

Un ouvrier qui fait monter un fardeau produit du travail.


Un cheval qui tire un chariot produit aussi du travail
Une personne qui puise de l’eau produit également du travail.
2. Conclusion
Une force travaille quand son point d’application se déplace d’un point à l’autre.
Pour qu’il y’ait travail, deux conditions sont nécessaires :
- Existence d’une force ;
- Déplacement du point d’application de la force.
II. Proportionnalité du travail d’une force
a. Expérience

Soulevons successivement un poids de 20 N à


des hauteurs h ; h1 h2 ; h3 correspondant
respectivement aux travaux W ; W1 ; W2 et
W3. Ainsi, le travail effectué par une force est
proportionnel au déplacement du point
d’application de cette force.
b. Remarque : A une même hauteur si le
poids est doublé, le travail est aussi doublé.
Pour un même déplacement donné, le travail
est proportionnel à la force.
III. Travail d’une force
a. Expression du travail
Le travail d’une force dont le point
d’application se déplace sur sa droite d’action,
est proportionnel à l’intensité de cette et à la longueur du déplacement de son point
d’application.

W = F.l
F est l’intensité de la force (s’exprime en newton).
L est la longueur du déplacement (s’exprime en mètre).
W est le travail de la force (s’exprime en Joule).

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𝑊 𝑊
F= l=
𝑙 𝐹

b. Définition du travail d’une force


Le travail d’une force est le produit de cette force par un déplacement donné.
c. Cas particulier de la pesanteur

W=Pxh ou W = m x g x h

P = poids du corps ;
h = hauteur du déplacement ;
M = masse du corps ;
G = l’intensité de la pesanteur.
3. Unité du travail
L’unité du travail dans le système international est le Joule de symbole (J).
Le Joule est le travail d’une force constante d’un Newton qui se déplace de 1 m dans la
direction de cette force.
4. Autres unités du travail

Nom Symbole Valeur en Joule


kilojoule Kj 103
Mégajoule Mj 106
Watt-heure Wh 3600
Kilowatt-heure Kwh 36.105
III. Travail moteur-travail-resistant
1) Travail moteur
Une force est dite motrice lorsqu’elle favorise le déplacement produit (la force et le
déplacement ont même sens).
Une force motrice effectue un travail moteur.

Wm = F x l

2) Travail résistant
Une force qui s’oppose au déplacement produit en est une force résistante. Le travail
effectué par une force résistante est un travail résistant (Wr).

Wr = P x h

Exercice1 : calcule le travail de la force de traction de 400 N qu’un cheval exerce sur trajet de
1 Km.
Exercice2 : En fournissant un travail de 150 joules on soulève verticalement une pierre de
masse égale à 7,5kg.
Détermine la haute que l’on peut atteindre (Intensité de la pesanteur g = 9,81N/kg).

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PUISSANCE

I. Notion de puissance
1. Exemples

Un manœuvre met 40 secondes pour monter une charge


de 200 N sur un échafaud situé à 15m du sol.
Un monte-charge actionné par un moteur ne met que 8
secondes.
Le travail effectué par unité de temps dans les deux cas
est :
W = P x h = 200N x 15m = 3000J
Le travail effectué par le manœuvre en une seconde est :
300𝐽
W1 = 40𝑠 = 75J
Le travail effectué par le monte-charge en une seconde
est :
300𝐽
W2 = 8𝑠 = 375J
375𝐽
Par comparaison =5
75𝐽
On dit que la puissance du manœuvre est 75J par seconde
et celle du monte-charge est 375J par seconde.
Le monte-charge est 5 fois plus puissant que le
manœuvre.

2. Définition de la puissance: On appelle puissance d’une force pendant un temps t, le


quotient du travail par le temps mis pour l’accomplir.
𝑾
P= 𝒕

II. Expression de la puissance


La puissance P se calcule par la relation suivante :
𝑾
P= 𝒕
III. Autres expression de la puissance
𝑙
Quand le point d’application d’une force se déplace à la vitesse V = 𝑡
𝑾 𝑭𝒙 𝒍 𝒍
P= = = 𝑭. donc P = F. V
𝒕 𝒕 𝒕
IV. Unités de la puissance
L’unité de la puissance dans le système international est le Watt (W).
Le Watt est la puissance d’une force qui effectue un travail de 1 Joule pendant une seconde.

Nom Symbole Valeur en watt


Le kilowatt Kw 103
Le mégawatt Mw 106
Le cheval-vapeur Ch 736
Le cheval-vapeur est la puissance d’un moteur qui fournit un travail de 736 Joules en une
seconde.

1 ch = 736 watts

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Remarque : Si la puissance P est exprimée en watts et le temps t en heures, le travail
développé s’exprime en wattheures (Wh).

W = P x t⟹ W = 1 x 3600 = 3600J

1 Wh = 3600Joules

Un multiple du wattheure est le Kilowatt heure : 1Kwh = 103Wh.


Exercices
Exercice 1 : Calcule la puissance d’un moteur qui accomplit pendant 25 secondes un travail de 5000
joules. Exprime cette puissance en chevaux-vapeur.
Exercice 2 : Calcule le travail fourni par un moteur pendant 35minutes. La puissance du moteur est
1500 watts.
Exercice 3 : La puissance du moteur est 5300 watts. Calcule le temps mis par ce moteur pour fournir
un travail de 350000 joules
Exercice4 : Un âne exerce sur une charrette une force de 80 N en tirant sur une distance de
300 mètres.
1. Calcule le travail fourni par l’âne.
2. Quelle puissance développe- t-il s’il a mis 40 minutes ?
Exercice 5 : Un Livreur monte un sac de 450 N au 5ème étage d’une maison en 2mn 40s. La
hauteur de chaque étage est 4 mètres.
Calcule la puissance moyenne développée par ce livreur.

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LES MACHINES SIMPLES
Définition
On appelle machines simples des instruments (ou dispositifs simples) qui facilitent certaines
tâches dans le domaine de la vie courante en fournissant peu d’effort.
Nous étudierons dans ce chapitre les leviers, les poulies et le treuil.
A. LES LEVIERS
I. Description
1. Principe de fonctionnement
Pour vaincre la force R appliquée en A, il faut
appliquer en B une force motrice F.
2. Description
Un levier est une barre rigide AB s’appuyant dur
un point autour duquel elle peut tourner (point
d’appui).
Les segments OA et OB sont appelés bras de levier.
Sur la barre agissent deux forces :
- L’une en A, la force résistante R ;
- L’autre en B la force motrice F.
3. Condition d’équilibre
Les deux forces R et F sont parallèles, le levier
est en équilibre si
[Link] = [Link]
𝐹.𝑂𝐵 𝑅.𝑂𝐴 𝐹.𝑂𝐵 𝑅.𝑂𝐴
R = 𝑂𝐴 ; F = 𝑂𝐵 ; OA = 𝑅 ; OB = 𝐹
F et R s’expriment en Newton;
OA et OB s’expriment en mètre.
II. Les trois genres de leviers
1) Le levier inter-appui ou levier du premier genre
Le point d’appui est situé entre la force motrice(F) et la force résistante(R).
Exemples : les ciseaux, les tenailles, les pinces coupantes, le pied de biche.

2) Le levier inter-résistant ou levier du deuxième genre


Le point d’appui de la force résistante (R) est situé entre celui de la force motrice (F) et le point
d’appui (O).
Exemples : brouette, couteau du boulanger, casse noix.
N.B. La force supportée par le sol est : F’ = R – F

3) Le levier inter-moteur ou levier du troisième genre


Le point d’application (B) de la force motrice est situé entre celui (A) de la force résistante et
le point d’appui (O).
Exemples : l’étau, l’avant-bras, la pédale d’une machine à coudre.

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B. LES POULIES

I. DESCRIPTION ET PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT


1. Principe
Une poulie permet de soulever plus facilement une charge et de
transmettre un mouvement.
2. Description
Une poulie est un disque D tournant sans frottement autour d’un axe O
soutenu par un étrier ou chape. Aux extrémités d’une corde ou câble sont
appliquées les forces motrice 𝐹⃗ et résistante 𝑅⃗⃗ situées dans le plan de la
circonférence de la gorge.
II. CONDITION D’EQUILIBRE
3. Poulie fixe
Une poulie est fixe lorsque sa chape est liée à un support.
Une poulie fixe est en équilibre lorsque la force motrice est égale à la force
résistante.
F=P
4. Poulie mobile
Une poulie est mobile lorsque l’un des
brins est lié à un support et l’autre appliqué
la force motrice.
𝑃
La poulie est en équilibre lorsque : F = 2

5. Assemblage de poulies : le palan


Le palan est une association de poulies mobiles et de poulies fixes.
𝑃
Avec une poulie mobile, F = 2
𝑃
Avec 2 poulies mobiles, F = 4
𝑃
Avec 3 poulies mobiles, F = 6
𝑃
Avec n poulies mobiles, F =
2.𝑛
6. Poulies et courroie de transmission
Si A est mise en rotation par un moteur, son mouvement entraine celui de B qui a son tour, fait
fonctionner une machine- outil. A est alors la poulie motrice et B, la poulie menée.

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C. LE TREUIL

I. DESCRIPTION ET PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT

Un treuil comprend :
Un cylindre ou tambour tournant autour d’un axe OO’
Une manivelle actionnée à la main entraine la rotation
du tambour ou cylindre sur lequel s’enroule une corde
ou câble supportant un fardeau.

II. CONDITION D’EQUILIBRE


Un treuil est en équilibre :
P. r = F. R
P : poids du fardeau ;
F : force motrice exercée sur la manivelle :
OB = r : rayon du tambour ou cylindre
OA = R : rayon ou longueur de la manivelle
De la relation

P. r = F. R

𝑷.𝒓 𝑭.𝑹 𝑷.𝒓 𝑭.𝑹


F= ;P= ;R= ;r=
𝑹 𝒓 𝑭 𝑷

𝒅𝒊𝒂𝒎è𝒕𝒓𝒆
N.B: Le rayon R (ou r) = 𝟐

Le nombre de tours de la manivelle est :


𝒉𝒂𝒖𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒉
ntrs = 𝒑é𝒓𝒊𝒎è𝒕𝒓𝒆 𝒅𝒖 𝒄𝒚𝒍𝒊𝒏𝒅𝒓𝒆= 𝟐Π 𝒓

La distance parcourue par l’extrémité de la manivelle est :

D = ntrs x P = ntrs x2. Π. R

III. TRAVAIL MOTEUR ET TRAVAIL RESISTANT


Wm = F.l avec l la circonférence du grand cercle

D’où Wm = F. 2π.R Wr = P . 2π.r

Exemples de treuil :
Le pédalier d’une bicyclette, le treuil du puits, le treuil des grues.
IV. Rendement
𝑊𝑚
R = 𝑊𝑟 ˂ 1

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Le levier :
Exercice1 : A l’extrémité A d’une règle de poids négligeable, de longueur 0,5 m s’exerce une
force de 5 N.
Calcule la force parallèle à la précédente qu’on doit exercer à l’autre extrémité B pour
maintenir la règle en équilibre si le point d’appui est ç 0,05 m de A.
Exercice2 : une barre de 0,60 m de longueur est mobile autour d’un axe horizontal situé en
son milieu. On accroche un poids de 1N à l’une des extrémités.
a. Cette barre est maintenue horizontale par un poids placé à l’autre côté de l’axe, à 0.08 m de
celui-ci. Calcule l’intensité de ce poids.
b. Même question la barre étant maintenue horizontale par un poids placé à 0,20 m de l’axe.
Exercice3 : dans une brouette la distance entre l’axe de la roue et la poignée est 1,2 m. La
charge qui pèse 600 N s’exerce à 0,40 m de l’axe.
a. calcule la force motrice exercée sur la poignée à l’équilibre.
b. calcule la force supportée par le sol. On rappelle que cette force est la différence entre la
force résistante et la force motrice.

Le treuil
Exercice 1 :
On dispose d’un treuil pour remonter d’un puits, un sceau d’eau de masse 25 kg. Le diamètre
du tambour est 15 cm, la longueur de la manivelle est de 37,5 cm. Quel effort faut-il fournir
pour équilibrer le poids du sceau ?
Exercice 2 :
Le cylindre d’un treuil a un rayon de 10 cm, la manivelle à une longueur de 80 cm.
1. Détermine l’intensité de la force qu’il faut appliquer à la manivelle pour équilibre une
charge P de 50 N suspendue à la corde.
2. Calcule le travail moteur et le travail résistant pour un tour complet du cylindre.
Exercice 3 :
La manivelle d’un treuil à 60 cm de rayon. Le cylindre sur lequel s’enroule la corde a un rayon
de 15cm.
On utilise ce treuil pour tirer de l’eau d’un puits dont la profondeur est de 10 m. le seau employé
contient 10 litres d’eau dont le poids est 98,1 N.
1. Calcule la force exercée perpendiculairement sur la manivelle quand on tire un seau
d’eau.
2. Calcule le nombre de tours de manivelle pour tirer un seau d’eau.
3. Calcule la distance parcourue par l’extrémité de la manivelle pour tirer un seau d’eau.
On donne le périmètre de tambour P = 2 π r.

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RAPPELS SUR LA QUATITE DE CHALEUR

I. Qu’est-ce que la chaleur ?


1. Expérience
Elévation de la température de l’eau et ébullition de l’eau. La chaleur reçue devient alors cause
de changement d’état de l’eau.
2. Conclusion
La chaleur est la forme d’énergie qui provoque :
- Soit une variation de température d’un corps.
- Soit un changement d’état physique d’un corps (fusion, vaporisation).
II. Les sources de chaleur
1. Définition
Une source de chaleur est un corps qui peut échanger de la chaleur avec son environnement en
gardant sa température.
2. Exemples de sources de chaleur
- Le soleil ;
- Les combustions de charbon dans un foyer ;
- Les combustions de l’essence dans un moteur ;
- Les combustions de l’essence, du gaz dans les réchauds ;
- Les chauffe-eau ;
- Les fours électriques.
III. Expression de la quantité de chaleur
La quantité de chaleur Q reçue ou cédée par un corps est :
- Proportionnelle à la masse m de ce corps ;
- Proportionnelle à l’élévation de la température t2 – t1
- dépend de la nature du corps
Q = mc (t2 – t1)
✓ Q : s’exprime en Joules (J) ;
✓ C : s’exprime en joules par kilogramme par degrés Celsius ;
✓ (t2 – t1) : s’exprime en degré kelvin ou degré Celsius.
✓ C : est la chaleur massique du corps.
IV. Unité de quantité de chaleur
L’unité de la quantité de chaleur dans le système international est le Joule de symbole (J).
Autres unités de quantité de chaleur
✓ La calorie : 1 Cal = 4,18 J ;
✓ La kilocalorie : 1Kcal = 1000 Cal ;
✓ La Thermie : (th).
V. Principes fondamentaux de la calorimétrie
1. Définition : la calorimétrie est la mesure
de la quantité de chaleur.
2. Enoncés des principes fondamentaux
a. Le principe des transformations inverses
La quantité de chaleur fournie à un corps pour élever sa température de t1 à t2 degrés Celsius
est la même qu’il cède en se refroidissant de t2 à t1 Celsius.
b. Le principe des échanges de chaleur
Quand on mélange deux corps à des températures différentes, le corps froid s’échauffe et corps
chaud se refroidit. La quantité de chaleur fournie au corps froid est égale à la quantité de chaleur
cédée par le corps chaud.

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VI. Chaleur massique et pouvoir calorifique d’un combustible
1. chaleur massique
La chaleur massique d’un corps est la quantité de chaleur qu’il faut fournir à l’unité de masse
de ce corps pour élever sa température de 1 degré Celsius.
𝑸
Q = m.C (t2 – t1) ; C = 𝒎(𝒕𝟐−𝒕𝟏)

Le produit m.C est appelé capacité calorifique.


𝑸
m.C = 𝒕𝟐−𝒕𝟏

2. Pouvoir calorifique
Le pouvoir calorifique d’un combustible est la quantité de chaleur fournie par la combustion
complète de 1Kg de ce combustible s’il est solide ou liquide et d’un mètre cube s’il est gazeux.
Le pouvoir calorifique s’exprime en J/Kg ou J/m3

VII. Expression de la température finale d’un mélange

𝒎𝟏.𝒕𝟏+𝒎𝟐.𝒕𝟐
tf = 𝒎𝟏+𝒎𝟐

Exercice1 : calcule la quantité de chaleur qu’il faut fournir à 14500 g d’eau pour en élever la
température de 15°C à 65°C.

Chaleur massique de l’eau Ce = 4,18.103 J/kg. °C

Exercice2: Une masse d’eau reçoit 10032 joules et la température s’élève de 25°C. Calcule la
masse d’eau chauffée. Chaleur massique de l’eau Ce = 4180 J/kg. °C.

Exercice3: on mélange 2000 g d’eau à 60°C et 500 g d’eau à 15°C. Calcule la température
finale de l’eau issue de ce mélange. Chaleur massique de l’eau Ce = 4,18.103 J/kg. °C

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TRANSFORMATION RECIPROQUE DU TRAVAIL MECANIQUE EN CHALEUR

I. Transformation réciproque du travail mécanique en chaleur


1. Exemple
- Les freins d’une voiture ou d’un vélo s’échauffent lorsque le conducteur freine.
- La balle d’un fusil s’écrasant sur un mur peut produire un dégagement de chaleur.
- Une joue ayant reçue une gifle s’échauffe.
- Une allumette s’enflamme par frottement.
- Le frottement des mains engendre de la chaleur.
2. Conclusion
Les frottements, les chocs, les déformations s’accompagnent toujours de dégagement de
chaleur.
Il y a transformation de l’énergie mécanique en chaleur.
II. Transformation de la chaleur en travail mécanique
1. Expérience

2. Conclusion
La chaleur peut se transformer en travail mécanique.
Le travail et la chaleur sont deux formes particulières de l’énergie : l’énergie mécanique et
l’énergie calorifique.
III. Energie mécanique – énergie calorifique
1. Expression de l’énergie mécanique produite lors d’un
déplacement
Le travail W d’une force F dont le point d’application se déplace d’une longueur donnée sur sa
droite d’action est :
W = F. l

2. Expression de la quantité de chaleur transformée par un


corps qui subit une variation de température
La quantité de chaleur Q nécessaire pour élever la température de t1 à t2 d’une masse m d’un
corps de chaleur massique C est :

Q = m x C (t2 – t1)

J Kg J./Kg°C °C

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MOTEURS THERMIQUES
Définition
Un moteur thermique est une machine qui transforme l’énergie calorifique en énergie
mécanique.
La machine à vapeur et le moteur à explosion sont des moteurs thermiques.

A. LA MACHINE A VAPEUR
1. Principe

a. Mise en évidence
La pression de la vapeur fait sauter le bouchon

b. Enoncé du principe
La pression de la vapeur émise par l’eau chauffée en vase
clos peut produire le déplacement d’un corps.

. De la chaleur disparait pour se transformer en travail.


2. Description et fonctionnement

La vapeur produite
dans la chaudière
arrive dans un
cylindre où se
trouve un piston
mobile qui fait un
mouvement de va
et vient. Ce
mouvement de va et vient est transformé en mouvement de rotation du volant par un (le)
système bielle-manivelle.
La machine est à double effet quand la vapeur agit successivement sur chaque face du piston
(un aller- retour du piston correspond à un tour du volant).

3. Expression du travail et de la puissance


a. Le travail
Désignons par :
- Pad : la pression de la vapeur à l’admission ;
- Pec : la pression de la vapeur à l’échappement ;
- Pe : la pression effective qui agit sur le piston.
D’une par : Pe = Pad – Pec
𝐷2
- S : la surface du piston de rayon R (S = π.R2 = π 4 𝑜ù𝐷 = 𝑑𝑖𝑎𝑚è𝑡𝑟𝑒𝑑𝑢𝑝𝑖𝑠𝑡𝑜𝑛) ;
- l : la course du piston ;
- F : l’intensité de la force pressante exercée par la vapeur sur le piston.

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𝐹
D’autre part Pe = 𝑆
F = Pe x S
F = (Pad – Pec)xS
W=Fxl
W = (Pad – Pec) x S x l

W = (Pad – Pec) x S x l (simple effet)

Ce travail correspond à un tour du Volant dans une machine à simple effet.


Dans une machine à double effet, le travail correspond à un tour du volant ou un aller-retour du
piston

W = (Pad – Pec) x l x 2 (double effet)

b. Expression de la puissance
La puissance d’une machine est le travail qu’elle accomplit en une seconde.
Dans une machine à vapeur le temps apparait dans le nombre de tours du volant.

Dans une machine à simple effet

P=Wxn

P = (Pad – Pec) x S x l x n

Remarque
n est le nombre de tours par seconde (c’est une vitesse de rotation).

Dans une machine à double effet :

P = (Pad – Pec) x S x l x n x 2

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LE MOTEUR A EXPLOSION

I. PRINCIPE

Il se produit une détonation


due à la combustion rapide de
la vapeur d’essence. Les gaz
acquièrent une forte pression
et ils peuvent actionner le
piston : c’est le principe du
moteur à explosion.

II. DESCRIPTION

Dans un moteur à explosion, le mélange


de vapeur d’essence et d’air est comprimé
dans la chambre d’explosion située dans la
partie supérieure d’un cylindre. Il est
enflammé à l’aide d’une étincelle produite
par une bougie. La pression de gaz issue
de la combustion pousse un piston. Une
bielle relie ce dernier à une manivelle
solidaire de l’arbre du moteur.
Un carburateur assure la vaporisation de
l’essence et son mélange.

III. FONCTIONNEMENT DU MOTEUR A QUATRE TEMPS

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1. Admission
Le piston en haut de sa course descend et par la soupape d’admission ouverte, les gaz pénètrent
dans le cylindre.
2. Compression
Lorsque le piston est arrivé au bas de sa course, la soupape d’admission se ferme. Le piston
remonte et comprime le mélange.
3. Explosion et détente
Quand le piston est en haut de sa course, la bougie délivre une étincelle. Le mélange explose
on obtient des gaz très chauds et à très haute pression qui repoussent le piston vers le bas : c’est
le temps moteur.
4. Echappement
La soupape d’échappement s’ouvre et en remontant le piston chasse les gaz brûlés. Quand il est
en haut de sa course, la soupape d’admission s’ouvre et le cycle peut recommencer.
N.B : Sur les quatre temps du moteur à explosion, seul le troisième temps est moteur.
Il existe des moteurs à explosion à deux temps (moteurs des motos et moteurs diesels).

IV. RENDEMENT D’UN MOTEUR THERMIQUE

DEFINITION
On appelle rendement d’un moteur thermique, le rapport entre le travail W produit par le moteur
et l’énergie calorifique Q fournie par le combustible pendant le même temps.

𝒕𝒓𝒂𝒗𝒂𝒊𝒍𝒇𝒐𝒖𝒓𝒏𝒊𝒑𝒂𝒓𝒍𝒆𝒎𝒐𝒕𝒆𝒖𝒓 𝑾
R = é𝒏𝒆𝒓𝒈𝒊𝒆𝒕𝒉𝒆𝒓𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆𝒅é𝒑𝒆𝒏𝒔é𝒆R = <1 avec W = P.t
𝑸

Q = m x Pouvoir calorifique

Le rendement s’exprime également par :


𝑾 𝑸𝟏−𝑸𝟐 𝑸𝟐
W = Q1 – Q2 R = 𝑸 = 𝑸𝟏 = 1 – 𝑸𝟏

REMARQUE
Pour améliorer le rendement il faut soit augmenter la température de la source chaude, soit
diminuer la température de source froide (condenseur).

Exercice 1
Dans un moteur à explosion l’énergie thermique produite par la combustion du carburant est de
1000kj. La fraction de chaleur dissipée par le gaz brulé et le circuit de refroidissement est
750kj. Calcule le rendement du moteur.
Exercice 2:
Un moteur à explosion d’une puissance de 40 chevaux consomme 15 litres d’essence par heure.
Calcule :
a) La quantité d’énergie qu’on obtiendrait en 1 heure si la chaleur dégagée par le combustible
était intégralement transformée en travail.
b) Le rendement du moteur ;
La masse volumique de l’essence utilisée est 0,72/dm3.
Le pouvoir calorifique de cette essence est 46000kj /kg.

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INTENSITE DU COURANT ELECTRIQUE

I. DEFINITION DU COURANT ELECTRIQUE

Le courant électrique est un déplacement décharges électriques (généralement des électrons) au


sein d’un matériau conducteur.

a. Dans un conducteur métallique, les porteurs de charges sont des électrons libres qui se
déplacent de la borne négative (-) à la borne positive (+).
Le pôle négatif chasse les électrons tandis que le pôle positif les attire.
b. Dans un électrolyte les porteurs de charges sont des ions (cations et anions).
Le passage du courant est assuré par le déplacement en sens opposé des anions et des cations.
II. COURANT CONTINU
1. Notion d’intensité
Une ampoule brille plus vivement avec une pile neuve qu’avec une pile usée. Nous disons que
l’intensité du courant qui la traverse est plus grande.
2. Définition
On appelle intensité du courant continu qui circule dans un conducteur, la charge qui traverse
par seconde une section de ce conducteur. Elle est représentée par la lettre I.

III. SENS CONVENTIONNEL DU COURANT ELECTRIQUE

A l’extérieur du générateur le
courant circule de la borne positive
à la borne négative.
Dans un conducteur métallique, le
sens de circulation des électrons est
le sens contraire à celui du courant.
Dans une solution ionique, les ions
positifs se déplacent dans le sens du courant, les ions négatifs dans le sens contraire.
IV. UNITE DU COURANT
Dans le système international, l’unité du courant électrique est l’ampère (son symbole est A).
Les sous-multiples de l’ampère sont :

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- Le milliampère mA : 1mA = 10-3A
- Le microampère µA : 1µA = 10-6A
Les multiples de l’Ampère
- Le kilo ampère KA : 1KA = 103A
V. MESURE

L’appareil de mesure de l’intensité du courant électrique est


l’ampèremètre. Il se branche en série dans un circuit électrique (f).
Exemple de lecture
L’ampèremètre est de calibre 5A.
Sa graduation est de 100(échelle).
L’aiguille indique la graduation 54.
Quelle est l’intensité du courant qui traverse cet ampèremètre ?
𝒄𝒂𝒍𝒊𝒃𝒓𝒆𝑿𝒈𝒓𝒂𝒅𝒖𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏
Intensité = 𝑬𝒄𝒉𝒆𝒍𝒍𝒆
𝟓𝑿𝟓𝟒
I = 𝟏𝟎𝟎
I = 2,70A
VI. UNICITE DE L’INTENSITE
a. Expérience
L’intensité mesurée est la même dans les trois positions de l’ampèremètre.

b. Interprétation
L’intensité du courant qui parcourt un circuit sans
dérivation a la même valeur en chaque point (valeur
unique).
L’indication d’un ampèremètre ne dépend pas de sa
position dans un circuit série.
Le nombre d’électrons reste invariable au cours du temps. On dit qu’il y a conservation de la
charge
VII. LE RHEOSTAT, AJUSTEUR D’INTENSITE

Le rhéostat ou ajusteur d’intensité est un fil enroulé en


spirale entre deux bornes A et B sur lequel se déplace un
curseur mobile relié à la troisième borne C.
Il permet de modifier l’intensité du courant qui circule
dans le circuit.

Exercice 1 : On te présente un ampèremètre comportant les calibres suivant : 0,01 A ; 0,03 A


0,1 A ; 0,3 A ; 1A et les échelles 30 et 100 divisions. On te demande de lire l’intensité qui a
pour valeur 0,25 A environ.
a. Utilise le calibre 1 A. Sur quelle
échelle dois – tu lire ?
b. Quel est le calibre qu’il Faut pour un meilleur choix.
Indique dans ce cas l’échelle sur la quelle tu dois faire la lecture.

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QUANTITE D’ELECTRICITE

I. NOTION DE QUATITE D’ELECTRICITE


DEFINITION

La quantité d’électricité transportée par un électron


ou ion est égale à la valeur absolue de sa charge
électrique.

La quantité d’électricité associée à ce transport de charge électrique est :


q = n x e (n = nombre d’électrons)

e = - 1,6.10-19C
q = e = - 1,6 x 10-19C = 1,6 x 10-19C
𝒒
n = 𝟏,𝟔.𝟏𝟎−𝟏𝟗 𝑪
Expériences
Expérience 1 :

Montons en série aux bornes d’un accumulateur


trois voltamètres (électrolyseurs) une solution
d’acide. Les volumes de dihydrogène recueilli
dans les électrolyseurs sont les mêmes. Ils ont
été traversés par la même quantité d’électricité.
Dans l’électrolyse, à des volumes égaux de
dihydrogène libérés correspondent des
quantités d’électricité égales.

Expérience 2 :
Soient trois électrolyseurs V, V1, V2 contenant
une solution d’acide. V1 et V2 sont montés en
dérivation ou en parallèle. Le courant principal
I se partage en 2 branches AMB et ANB et les
courants I1 et I2 qui les traversent sont des
courants dérivés. Nous observons que le
volume de dihydrogène recueilli dans
l’électrolyseur V est égal à la somme des
volumes de dihydrogène recueilli dans les
électrolyseurs V1 et V2

Conclusion
La quantité d’électricité dans le circuit principal est égale à la somme des quantités d’électricité
des circuits dérivés.
Une quantité d’électricité est une grandeur mesurable.

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II. FORMULE – UNITES
1. Formule (ou expression)
Si q désigne la quantité d’électricité débitée, par un courant d’intensité I pendant un temps t, on
a:
𝒒 𝒒
q = I .t et I = ; t =
𝒕 𝑰
2. Unité
L’unité de la quantité d’électricité dans le système international est le Coulomb, symbole (C).
Le coulomb est la quantité d’électricité transportée en une seconde par un courant de un
ampère.
3. Autre unité : l’Ampèreheure
L’ampèreheure est la quantité d’électricité qui traverse en une heure une section du circuit
parcourue par un courant d’un ampère.
1Ah = 3600C.
L’ampère est l’intensité du courant constant qui dépose 1,118mg d’argent à la cathode d’un
voltamètre à nitrate d’argent.

Exercice1 :
Une lampe à incandescence alimentée par une batterie d’accumulateurs est parcourue par un
courant d’intensité 0.25A. Elle fonctionne pendant 1h30m par jour. Calcule en coulombs et
en ampères-heures quantité d’électricité qui la traverse en une semaine.
Exercice2 :
Une ampoule électrique est allumée pendant 3heures et 25minutes .Détermine en coulomb et
en ampères heures la quantité d’électricité qui a traversé cette ampoule électrique sachant que
l’intensité du courant est de 0,45 A
Exercice3 :
Calcule en coulombs puis en ampères-heures quantité d’électricité qui traverse une lampe
électrique pendant 1h15mn ; sachant que l’intensité du courant est de 5A.
Calcule l’intensité du courant qui alimente un fer à repasser sachant qu’en 12 mn la quantité
d’électricité qui le traverse est de 5760 coulombs.

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ELECTROLYSE : ETUDE QUALITATIVE ET QUANTITATIVE DE
L’ELECTROLYSE

I. ETUDE QUALITATIVE
1. DEFINITION
L’électrolyse est la décomposition chimique de certaines substances en fusion ou en solution
par le passage du courant électrique.
Ces substances sont des électrolytes.
Un électrolyte est une substance qui se laisse traverser par le courant électrique.
L’appareil utilisé est l’électrolyseur ou voltamètre. Il est composé de deux électrodes : anode
(+) et cathode (-).
2. Exemples d’électrolyses simples
a. Electrolyse d’une solution de
chlorure de cuivre (II) CuCl2

Un tube en U contient une solution de chlorure de cuivre II.


Deux électrodes en charbon plongent dans l’électrolyte.
Elles sont reliées aux pôles d’une source de courant à l’aide
de fils conducteurs et d’un interrupteur. Fermons
l’interrupteur :
A l’anode se dégage le dichlore ;
A la cathode se dépose le cuivre.

CuCl2

Cathode (-) anode (+)


Cu se dépose Cl2 se dégage

Les produits de la décomposition n’apparaissent que sur les électrodes.

c. Electrolyse d’une solution d’acide chlorhydrique

Dans un électrolyseur à électrodes en charbon on


introduit une solution de HCl. Chacune des électrodes est
coiffée d’une éprouvette.
Fermons l’interrupteur :
- A l’anode, le dichlore apparait ;
- A la cathode, le dihydrogène se dégage.
Aucun phénomène n’est visible à l’intérieur de la
solution.

3. Interprétation des électrolyses : les ions


- Un ion positif ou cation : est un atome ou un groupe d’atomes qui a perdu un ou
plusieurs électrons.
La plupart des cations sont des ions métalliques.
Exemples : H+ ; Ag+ ; Cu+ ; Cu2+ ; Fe2+ ; Fe3+

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- Un ion négatif ou anion : est un atome ou un groupe d’atomes qui a gagné un ou
plusieurs électrons.
Exemples:Cl- ; O2- ; SO42- ; OH-

CuCl2 Cu2+ + 2Cl-


Les ions Cu2+ se dirigent vers la cathode. Un ion Cu2+ capte deux électrons cédés par la cathode
et se transforme en atome de cuivre.
Cu2+ + 2e- Cu

Tout se passe comme si, par l’intermédiaire des ions, les électrons étaient transportés de la
cathode sur l’anode.
Que le courant passe parce qu’il y a transport des électrons.
Que des réactions n’ont lieu qu’au contact des électrodes.
II. LOIS QUALITATIVES
a. Lors de l’électrolyse, les anions et les cations de l’électrolyte se mettent en
mouvement ordonné :
A la cathode se dirigent les cations.
A l’anode se dirigent les anions.
b. Il se produit un échange d’électrons entre les ions et les électrodes.
Les produits de l’électrolyse n’apparaissent que sur les électrodes mais jamais au sein de la
solution.
V. Electrolyse d’une solution de chlorure de sodium NaCl.
Le chlorure de sodium se dissocie en ions Na+ et Cl-
NaCl Na+ + Cl-

- A l’anode : 2Cl- Cl2 +2e-

- A la cathode : 2H2O + 2e- H2 + OH-

Bilan de la réaction

2Cl- + 2Na+ + 2H2O Cl2 + NaOH + H2

2Cl- + 2Na+ 2H2O 2Na+ + 2OH- + H2 + Cl2

VI. Electrolyse d’une solution de soude


Expérience

On électrolyse une solution de soude.


Le volume de dihydrogène à la cathode est le
double du volume du dioxygène à l’anode.

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Interprétation
Dissolution
NaOH Na+ + OH-
Al’anode
4OH- 2H2O + O2 + 4e-
A la cathode
2Na+ + 2H2O + 4e- H2 + 2OH- + 2Na+
L’équation bilan de la réaction:
4OH- + 4Na + 2H2O O2 + H2 + 4NaOH
Tout se passe en définitive comme si l’eau seule était décomposée
2H2O O2 + 2H2
VII. Electrolyse d’une solution d’acide sulfurique H2SO4
L’électrolyse d’une solution d’acide sulfurique H2SO4 donne de dihydrogène à la cathode et le
dioxygène à l’anode.
Interprétation
La solution d’acide sulfurique se dissocie en 2 ions H3O+ et un ion SO42-
H2SO4 + 2H2O SO42- + 2HO3+
A la cathode
Les ions H3O+ se dirigent à la cathode et captent deux électrons pour donner le dihydrogène.
2H3O++ 2e- H2 + 2H2O
A l’anode
SO42- + 2H2O SO42- + 4H+ + O2 + 4e-
Tout se passe comme si l’eau seule était décomposée.
2H2O O2 + 2H2

VIII. Electrolyse d’une solution de sulfate de cuivre avec anode de cuivre (CuSO4)
a. Expérience

Faisons l’électrolyse d’une solution


bleue de sulfate de cuivre avec anode en
cuivre, la cathode se recouvre de cuivre
et l’anode est rongée.

b. Interprétation
Le sulfate de cuivre CuSO4 en solution est dissocié en ion Cu2+ et SO42-
CuSO4 Cu2+ + SO42-
Les ions Cu2+ se dirigent vers la cathode, captent des électrons, ils sont réduits, le métal cuivre
apparait.
Cu2+ + 2e- Cu (dépôt)
Le nombre d’ions Cu2+ reste constant

A l’anode les ions SO42+ ne sont pas transformés. Les atomes de cuivre sont oxydés en ions
Cu2+
Cu Cu2+ + 2e-

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Tout se passe comme si le cuivre était transporté de l’anode sur la cathode.
L’anode disparait peu à peu comme si elle se dissolvait : on l’appelle anode soluble.
Au contraire, la cathode se recouvre d’une couche de cuivre dont l’épaisseur augmente
progressivement.
III. ETUDE QUANTITATIVE
1. Quantité d’électricité dans une électrolyse

Ag+ + e- Ag
Ion cédé atome
par la cathode

Pour un dépôt de Ɲ d’argent l’électrolyseur est traversé par Ne coulombs


Conclusion : Les quantités des produits formés aux électrodes sont proportionnelles à la
quantité d’électricité qui a traversé l’électrolyseur.

IV. LOI QUANTITATIVE DE L’ELECTROLYSE : LOI DE FARADY


- Première loi
La masse de métal (ou dihydrogène) libérée est proportionnelle à la quantité d’électricité qui
traverse le voltamètre.
- Deuxième loi
Lorsqu’une même quantité d’électricité traverse différents électrolytes, les masses des
différents métaux ou volumes de gaz dégagés sont proportionnelles aux valences de ces métaux
ou de gaz.
1. Calcul des quantités de matière formées aux électrodes
a. Définition de la mole
On appelle mole de particules, la quantité de matière qui contient N particules.
N est appelé nombre d’Avogadro.
N = 6,02.1023Mmol-1
b. Définition du Faraday
On appelle Faraday, la quantité d’électricité portée par une mole d’électrons.
F =Ne
F = 6,02.1023 X 1,6.10-19
F = 96320C = 96500C
Relation entre la quantité d’électricité et le nombre de mole d’électrons échangés au cours de
l’électrolyse.
On sait que q = Ixt
Le nombre de moles d’électrons transportés au cours de l’électrolyse est
𝑞
Ne- = 𝐹
3. Calcul des quantités de matière formées aux électrodes
𝑞.𝑀(𝑚é𝑡𝑎𝑙)
m(métal) = 𝑛.𝐹
n = électrovalence
m = masse du métal
q = quantité d’électricité (I.t)
M = masse molaire
F = Faraday
𝑞.𝑉𝑚
V(gaz) = 𝑛.𝐹

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Exemple 1.
Un courant de 3A traverse pendant 4 minutes un électrolyseur contenant du chlorure de cuivre
(II) en solution aqueuse.
Calculer la masse de cuivre déposée à la cathode et le volume de dichlore dégagé à l’anode.
On supposera le volume molaire égal à 24 l dans les conditions de l’expérience et le dichlore
insoluble dans l’eau salée. M(Cu) = 63,5g.
Solution
Les réactions électroniques aux électrodes
CuCl2 se dissocie en ions Cu2+ et Cl-
CuCl2 Cu2+ + 2Cl-
A la cathode :
Cu2+ + 2e- Cu
𝑛𝐶𝑢 𝑛𝑒
= 2
1
𝑞 𝐼𝑡 𝐼𝑡
Or : ne- = 𝐹 = 𝐹 d’où : n(Cu) = 2𝐹
La masse du cuivre déposé est :
𝐼𝑡
M(Cu) = n(Cu) X M(Cu)= 2𝐹 𝑀(𝐶𝑢)
3 𝑋 4 𝑋 60
m(Cu) = X 63,5 = 0,237g
2 𝑋 96500
m(Cu) = 237mg
A l’anode : 2Cl- Cl2 + 2e-
𝑛𝐶𝑙2 𝑛𝑒−
= 2
1
Le volume de dichlore dégagé est :
𝐼𝑡
V(Cl2) = n(Cl2) xV0 = x Vo
2𝐹
3𝑋4𝑋60
V(Cl2) = 2𝑋96500 𝑥24 = 0,090𝑙
Exemple 2
On fait l’électrolyse d’une solution de chlorure d’étain. Les électrodes sont en graphite.
L’intensité traversant l’électrolyseur est de 0,80 A.
L’électrolyse dure 30 mn.
1. Quelle est le nombre de moles d’électrons mis en jeu aux électrodes ?
2. Quelle est la masse d’étain formée ?
3. Quel est le volume (pris dans les conditions normales) de dichlore dégagé ?
(Vo = volume molaire normale). M(Sn) = 118,7 [Link]-1
Solution
1. Le nombre de mol d’électrons ne mis en jeu
𝐼𝑡
ne- = 𝑁𝑥𝑒

0,80 𝑋 1800
ne- =6,02𝑋1,6.104

ne- = 1,5 X 102mol


2. A la cathode les ions étain(II) sont réduits en étain
Sn2+ + 2e- Sn
Le nombre de moles d’étain formés n(Sn), est égal à la moitié du nombre de moles d’électrons
cédés par la cathode.
1
N(Sn) = 2 ne-
1
La masse d’étain formée, m(Sn) = M(Sn) = 2 ne- x M(Sn)

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m(Sn) = 0,89g
3. A l’anode, les ions chlorures sont oxydés en dichlore.
2Cl- Cl2 + 2e-
1
Le nombre de moles de dichlore n(Cl2) = 2 ne-
Le volume de dichlore dégagé est donc :
1
V(Cl2)= n(Cl2)X Vo = 2 X ne- X Vo
Soit V(Cl2)= 0,17l
Exemple 3
On fait passer un courant d’intensité 200 mA pendant une durée de 10 mn dans un électrolyseur
contenant une solution d’acide sulfurique. Calculer les volumes gazeux recueillis aux électrodes
(conditions normales).
- Nombre d’Avogadro : N = 6,02 X 1023mol-1
- Charge élémentaire : e = 1,60 X 10-19C.
Solution
Calculons la quantité d’électricité mise en jeu :
q = I X t ; q = 200.10-3 X 10 X 60 = 120C
q = 120C
Calculons le nombre de moles d’électrons correspondant à cette charge électrique.
1F = 6,02 X 1023 X 1,60 X 10-19C
1F = [Link]-1
Le nombre de moles transportés au cours de l’électrolyse est donc:
𝑞
Ne- = 𝐹
120
Ne- = = 1,24 X 10-3mol
96500
Calculons les quantités de produits formés.
L’équation-bilan de la réaction qui se produit à la cathode :
2H3O+ + 2e- H2 + 2H2O
Montre que le passage d’une mole d’électron correspond à la formation d’une demi-
mole de dihydrogène H2, il s’est donc formé :
𝑛𝑒−
nH2 = 2
120
soit : nH2 = 96500𝑋2 = 6,[Link]
Le volume de ce gaz mesuré dans les conditions normales de température et de pression vaut :
V(H2) = nH2 X Vo
V(H2) = 6,22 x10-4 X 22,4l
V(H2) = 1,4 X 10-2l = 14 cm3
Equation-bilan de l’électrolyse est:
2H2O 2H2 + O2
Le volume de dioxygène formé simultanément à l’anode est la moitié de celui du dihydrogène.
VO2 = 7 cm3

Exercice :
Calcule la masse de cuivre déposé en un quart d’heure dans un voltamètre à sulfate de cuivre
par un courant de 3,6 A. On donne M(Cu) = 64 g/mol ; 1F = 96 500C/mol.

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LOIS DE FARADAY

I. APPLICATIONS INDUDTRIELLES
L’électrolyse en solution aqueuse a de nombreuses applications industrielles : c’est un procédé
coûteux, mais qui a l’avantage de conduire à des produits très purs.
II. PREPARATION INDUSTRIELLES
1. De métaux électrolytiques
a. Le zinc
L’électrolyse du sulfate de zinc acidifié par l’acide sulfurique donne du zinc pur à 99,97%
L’équation à la cathode est :
Zn2+ + 2e- Zn
b. Le manganèse
L’électrolyse du sulfate de manganèse (II) acidifié par l’acide sulfurique donne du Mn (pur à
99,9%).
L’équation à la cathode est :
Mn2++ 2e- Mn
2. De gaz
a. Le dichlore
Le dichlore est obtenu par électrolyse d’une solution de chlorure de sodium ou potassium.
Cl- Cl2 + 2e-
2Na+ + 2e- + 2H2O H2 + NaOH X 2
d. Le dihydrogène et le dioxygène
Très purs ils sont préparés par électrolyse de l’hydroxyde de potassium en solution.
III. Purification de certains métaux
Les purifications du cuivre, de l’étain, du plomb, du zinc, du nickel, du fer, de l’argent et de
l’or se font par l’électrolyse à << anode >>.
IV. Dépôt métalliques
Les dépôts métalliques ont pour but de protéger certains métaux contre la corrosion ou décorer
certains objets.
V. La galvanoplastie
C’est la reproduction d’objet à partir d’un moule capteur qui constitue la cathode.
Le métal se dépose sur le moule en prenant sa forme ; on détache ensuite le métal du moule.
On fabrique avec cette méthode des médailles, des moules pour disques d’électrophone, des
clichés d’imprimerie.

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EFFETS CALORIFIQUES DU COURANT OU EFFET JOULE
I. APPLICATIONS DE L’EFFET JOULE
1. Qu’est-ce que l’effet Joule?
Le passage du courant électrique dans un conducteur s’accompagne toujours d’un dégagement
de chaleur.
On donne à ce phénomène le nom de l’effet Joule.
Définition : L’effet Joule est la transformation de l’énergie électrique en chaleur lors du
passage du courant électrique dans un conducteur.
2. Mise en évidence, de l’effet Joule

Lorsque le courant passe dans les circuits électriques :


a. il provoque la dilatation du fil de cuivre qui s’incurve ;
b. il porte le filament de la lampe à l’incandescence et le rend lumineux ;
c. il échauffe le liquide contenu dans le calorimètre.
II. Loi de Joule
1. Enoncé
La quantité de chaleur dégagée dans un conducteur par le passage du courant électrique est
proportionnelle au temps de passage du courant, au carré de l’intensité et à la résistance de ce
conducteur.
2. Formule ou expression de Joule
2
W = R.I .t
III. PUISSANCE ELECTRIQUE
Rappel : Loi d’Ohms – Puissance électrique
U = RxI P = UxI
P = R.I2 Q = P.t
IV. APPLICATIONS
L’effet Joule peut être utile et nuisible
1. Effets utiles
a. Chauffage électrique
Nombreux appareils comportent une résistance chauffante sont utilisés : les fers à repasser, les
bouilloires électriques, les radiateurs, les chauffe-eau, les réchauds, les fours électriques, les
cuisinières électriques.
b. Eclairage électrique par incandescence
Le filament placé dans une ampoule est porté à incandescence par le courant électrique.
e. Coupe-circuit ou fusible
Le coupe-circuit ou fusible protège les appareils contre un échauffement excessif en fondant.
3. Effets nuisibles
L’effet Joule est nuisible lorsqu’il occasionne :
- des risques d’incendies ;
- des pertes d’énergie en ligne lors du transport du courant électrique.

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Exercice1
Une lampe d’une puissance de 20 watts fonctionne sous une tension de 15 volts.
Calcule :
1. L’intensité du courant qui traverse la lampe.
2. La résistance de la lampe
3. L’énergie consommée en 12 heures de fonctionnement.
Exercice 2
Un courant 3 A passe pendant ¾ d’heure dans un radiateur dont le fil résistant a 40 Ohms de
résistance. Calcule la quantité de chaleur dégagée par effet Joule (en joules et en calories).

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RESISTANCE
Tout élément de circuit électrique possédant deux bornes, s’appelle dipôle.
Une résistance est l’opposition d’un conducteur au passage du courant.
- Le conducteur qui est un composant physique est appelé RESISTOR.
Un conducteur ohmique est un conducteur qui a une propriété particulière intéressante.
- Une résistance est représentée par un rectangle marqué par la lettre R.

Les résistors (résistances) permettent de modifier l’intensité du courant dans un circuit.


I. INFLUENCE D’UN CONDUCTEUR OHMIQUE DANS UN CIRCUIT.
Un résistor permet de modifier l’intensité du courant.
Un résistor est un frein au passage des électrons dans le circuit.
II. ETUDE D’UNE RESISTANCE
Lorsque l’intensité I du courant qui traverse le résistor varie, la tension U varie dans le même
sens.
Notons les valeurs de I pour différentes valeurs de U.
U (V) 0 1 2 3 4 5
I (A) 0 0,06 0,11 0,17 0,22 0,29
Interprétation de l’expérience
Portons ces résultats de mesures sur un graphique avec U en ordonnée et I en abscisse. Nous
constatons que les points correspondants sont pratiquement alignés.
La droite passant le plus près possible de tous ces points est appelée caractéristique de la
résistance.
III. RESISTANCE D’UN CONDUCTEUR OHMIQUE
La résistance R d’un conducteur de résistivité P, de longueur l et de section S est donnée par la
formule :
𝒍
R=ρ
𝑺
R : s’exprime en Ω
ρ : s’exprime en Ωm
l : s’exprime en m
S : s’exprime en m2
Définition de la résistance
La résistivité d’une substance est la
résistance d’un cylindre de cette substance
ayant 1cm de long et 1m2 de section.
Exercice :

Une lampe de puissance 30W fonctionne sous une tension de 24V.

a. Calculer l’intensité du courant qui traverse cette lampe ;


b. La résistance de la lampe ;
c. L’énergie dissipée pendant 15 h de fonctionnement ;
d. Le coût de fonctionnement pour cette durée, le prix du kilowattheure étant de 60 Frs.
Exercice :
Le passage d’un courant de 2 A pendant 8 mn dégage une quantité de chaleur de 7680
joules dans le résistor. Calcule la résistance

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ASSOCIATION EN SERIE ET EN PARALLELE DE RESISTANCES
Un dipôle équivalent est un dipôle unique qui, placé entre deux points A et B ne modifie ni la
tension U entre ces points, ni l’intensité I du courant qui circule dans le circuit principal.
DIPÔLES EQUIVALENTS A QUELQUES ASSOCIATIONS SIMPLES DE
CONDUCTEURS OHMIQUES

I. EXPERIENCE QUALITATIVE

Deux lampes montées en série Deux lampes montées en parallèles.


Une lampe branchée à la source de courant éclaire. Les lampes billent normalement.
Avec deux lampes, la lumière baisse.
Avec trois lampes la luminosité baisse encore

II. ASSOCIATION EN SERIE


Montons en série trois conducteurs de résistances ohmiques R1, R2, R3 connues.
La résistance équivalente Re est égale à la somme des résistances R1 + R2 + R3.
Re = R1 + R2 + R3
La résistance Re d’un ensemble de conducteurs de résistances ohmiques montées en série est
égale à la somme de toutes les résistances.

Re = R1 + R2 + R3 +…Rn
Remarques
En série l’intensité I ne varie pas
I = I1 = I2 = I3 = In
La tension U varie

Ut = U1 + U2 + U3

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III. ASSOCIATION EN PARALLELE OU EN DERIVATION

Lorsque des conducteurs ohmiques sont montés en parallèle, on peut les remplacer par un
conducteur ohmique unique dont l’intensité de la résistance est égale à la somme des inverses
des résistances des conducteurs ohmiques donnés.

𝟏 𝟏 𝟏 𝟏 𝟏
= 𝑹𝟏 + 𝑹𝟐 + 𝑹𝟑 +……… 𝑹𝒏
𝑹𝒆
N.B : En parallèle
It varie
It = I1 + I2 + I3 + ….In
Ut ne varie pas
Ut = U1 = U2 = U3 = Un

IV. APPLICATION
Les rhéostats et les shunts sont des applications de l’association des résistances. Dans un circuit,
un rhéostat est une résistance variable qui permet de faire varier l’intensité du courant.
Un shunt est un conducteur de faible résistance que l’on monte en dérivation avec un appareil
électrique (ampèremètre par exemple).
A. Exercice : Soit trois conducteurs ohmiques de résistances respectives R1 ; R2 ; R3 et Re la
résistance du conducteur équivalent.
Fait le schéma du montage puis donne d’une part, la formule générale et d’autre part, la valeur numérique
de la résistance Re du conducteur équivalent dans les cas suivants :
1°) Les trois conducteurs sont montés en séries : R1 = 3 ohms ; R2 = 6 ohms ; R3 = 8 ohms ;
2°) les trois conducteurs sont montés en parallèle : R1 = 2 ohms ; R2 = 2 ohms ; R3 = 6 ohms.
B. Exercice : Dans le montage de la figure ci – dessous, on place, entre A et B un conducteur
ohmique de résistance R1 = 3Ω, tandis qu’entre B et C sont montés en parallèle des conducteurs
ohmiques de résistances R2= 5Ω et R3 = 4Ω. Calcule la résistance
du conducteur ohmique équivale

C. Exercice : Deux résistances R1 et R2 montées dans un circuit électrique sont


parcourues par un même courant dont l’intensité est 0,2 A. La tension aux bornes de R1
est 8,4 V et celle aux bornes de R2 est 3,6 V.
a. R1 et R2 sont- elles montées en séries ou en parallèle ? Justifie ta réponse ;
b. quelle est la tension aux bornes du générateur ?
c. calcule la valeur de la résistance équivalente de deux façons.

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RAPPELS DES REACTIONS ET EQUATIONS CHIMIQUES
I. Réaction chimique
Une réaction chimique est une transformation au cours de laquelle la ou les espèces chimiques
mises en présence disparaissent en donnant naissance à une ou d’autres espèces chimiques.
Les espèces chimiques qui disparaissent s’appellent réactifs. Les espèces chimiques formées
s’appellent produits de la réaction.
II. Equation bilan d’une réaction chimique
L’équation d’une réaction chimique traduit le bilan de cette réaction.
L’équation bilan est une représentation symbolique qui prend en compte les états initial
et final d’une réaction chimique.
1. Exemples d’équations chimiques
a. Combustion du carbone : C + O2 → CO2
b. Combustion du soufre : S + O2 → SO2
c. La synthèse de l’eau : H2 +O2 → 2H2O
d. La décomposition de l’eau : 2H2O → H2 +O2
e. Action des solutions acides sur les métaux :
➢ 2HCl + Zn → ZnCl2 + H2
➢ 6HCl + Al → AlCl3 + 3H2
➢ H2SO4 + Zn → ZnSO4 + H2
Acide + métal → sel métallique + dihydrogène

f. Action des solutions acides sur les solutions basiques


➢ HCl + NaOH → NaCl + H2O
➢ H2SO4 + KOH → K2SO4 + 2H2O
➢ 2HNO3 + Ca(OH)2 → Ca(NO3)2 + 2H2O
Acide + base → Sel + eau
g. Action d’une solution d’acide chlorhydrique sur le calcaire
2HCl + CaCO3 → CaCl2 + CO2 + H2O
III. Conservation de la masse : loi de Lavoisier
1. Enoncé
La masse des produits formés lors d’une réaction chimique est égale à la masse des réactifs
consommés.
Ca(OH)2 + Na2CO3 → 2Na(OH) + Ca(CO3)
40 + 34 + 46 + 12 + 48 80 + 40+ 12+ 48
180g/mol = 180g/mol
IV. Quantité de matière ou Nombre de mole (n)
1. Nombre de moles d’un corps de masse m
𝑚
n=𝑀; m = n. M
2. Nombre de moles d’un gaz de volume v
𝑣
n = 𝑉0 ; v = n. V0
V0 = 22,4l/mol (Volume molaire).
3. Relation stœchiométrique
xA+YB → zC+tD
𝑛(𝐴) 𝑛(𝐵) 𝑛(𝐶) 𝑛(𝐷)
= 𝑦 = 𝑧 = 𝑡
𝑥
n (A); n(B); n(C); n(D) sont les nombres de mol des corps A, B, C et D ; a, b, c, d, sont les
coefficients stœchiométriques.

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STRUCTURE DE L’ATOME ET CLASIFICATION PERIODIQUE DES ELENENTS
I. L’atome
1. Modèle de l’atome
Les chimistes ont montré que les particules formant la matière sont toutes formées à partir
d’atomes.
L’atome est semblable à une sphère (orange) dont on connait le rayon et la masse.
2. Définition
L’atome d’un élément est la plus petite particule de cet élément qui puisse exister à l’état libre
et stable.
3. Particules fondamentales ou constituants fondamentaux
a. Electron (e-)
Particule de masse (me) très petit et de charge électrique négative.
qe = -1,6.10−19 𝐶 ; me = 9,1.10−31 Kg
Tous identiques, les électrons sont les constituants universels de la matière.
b. Le proton (P)
Le proton est une particule de charge positive.
qp = +1,6.10−19 𝐶 = +𝑒; 𝑚𝑝 = 1836. 𝑚𝑒; 𝑚𝑝 = 1,67. 10−27 Kg
c. Le neutron (N)
Le neutron est une particule de charge électrique nulle.
qN = 0C ; mN = mP = 1,67.10−27 𝐾𝑔
Remarque
L’atome est électriquement neutre car il possède autant d’électrons que de protons.
La charge totale des électrons est noté Ze-.
4. Structure de l’atome
Un atome est constitué d’un noyau central et d’un nuage électronique.
a. Le noyau central
Il se compose de nucléons (protons et neutrons). Sa charge est positive
A=Z+N
Z=A–N
N=A–Z
A = nombre de nucléons ou nombre de masse ;
Z = numéro atomique ou nombre de protons
N = nombre de neutrons
Un atome X donné est symboliquement représenté par 𝐴𝑍𝑋
23
Exemple : 11 𝑁𝑎
b. Le nuage électronique
Les électrons, en mouvement autour d’un noyau central sont placés sur des couches successives
ou niveaux d’énergie K ; L ; M ; N.
La répartition des électrons sur les couches électroniques obéit à des lois bien précises.
Une couche électronique ne peut contenir au maximum que 2.n2 où n indique le numéro de la
couche.
La couche K est saturée à 2 électrons.
La couche L prend 8 électrons.
La dernière couche ou couche externe est saturé au maximum à 8 électrons.
Remarque:
- Sur une même couche, les électrons sont couplés en paires ou doublets.
- Un électron isolé est dit célibataire ou singlet.
- L’atome est électriquement neutre, car il a autant de charges positives (+Ze) que
de charges négatives (-Ze) dans le noyau.

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Exemple : 𝟏𝟐𝟔𝑪
+Ze = 6x1,6.10−19 𝐶
-Ze = 6(-1,6).10−19C
+Ze - Ze = 0
- Le nombre d’Avogadro (N = 6,02.𝟏𝟎𝟐𝟑 ) Permet de calculer la masse d’un seul
atome ou d’une seule molécule.
Exemple :
12g de carbone contiennent N atomes soit 6,02.1023 𝑎𝑡𝑜𝑚𝑒𝑠.
II. Classification périodique des éléments : tableau de Mendeleïev
Les 109 éléments sont placés par ordre croissant de leur numéro atomique Z, dans un tableau.
Ce tableau est formé de 7 lignes (ou périodes) et de 8 colonnes (ou groupes).
Le numéro de la ligne ou période représente le nombre de couches électroniques.
1. Intérêt
En général, les éléments de la même colonne ont le même nombre d’électrons sur la dernière
couche (couche externe). D’où numéro de colonne = nombre d’électron de la couche externe.
Les électrons de la couche externe déterminent les propriétés chimiques semblables des atomes.
D’où les familles suivantes :
- Colonne I : métaux alcalins
- Colonne VII : halogènes
- Colonne VIII : gaz inertes.

Colonne
ligne I II III IV V VI VII VIII

1
1𝐻 4
1 Hydrogè 2𝐻𝑒
Hélium
ne
12
7 8 11 6𝐶 14 16 18 20
2 3𝐿𝑖 4𝐵͢𝑒 5𝐵͢ Carbo 7𝑁 8𝑂 9𝐹 10𝑁𝑒
Lithium Béryllium Bore Azote Oxygène Fluor Néon
ne
23 24 27 28 31 32 35 40
3 11𝑁𝑎 12𝑀𝑔 13𝐴𝑙 14𝑆𝑖 15𝑃 16𝑆 17𝐶𝑙 18𝐴𝑟
Sodium Magnésium Aluminium Silicium Phosphore Soufre Chlore Argon

39 40 80 84
4 19𝐾 20𝐶𝑎 35𝐵͢𝑟 36𝐾𝑟
potassium Calcium Brome Krypton

Evaluation
1.
a. Compléter et équilibrer les équations chimiques suivantes :
NaCl + H 2SO4 →. ............... + ..............
Al(OH)2 + CaCl2 → .................. + .............
HNO3 + Ca(OH)2 → .................. + ...............
b. Nommer tous les corps (réactifs et produits formés)
c. Définis : une réaction chimique, une équation chimique, le nombre de masse d’un
atome.
2. Le nombre de masse d'un atome est de 127. Son numéro atomique est de 53.
a. Combien de protons, de nucléons et de neutrons son noyau renferme-t-il?

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b. Combien d'électrons cet atome possède-t-il?

3.
✓ Fais la représentation de la structure électronique des atomes suivants : 27 13𝐴𝑙 ;
23 16
11𝑁𝑎 ; 8𝑂
✓ donne le nombre de protons et de neutrons contenus dans le noyau de chacun de ces
atomes.
4. la réaction de l’acide chlorhydrique avec zinc donne le chlorure de zinc plus un dégagement
gazeux.
1. Ecris et équilibre l’équation-bilan de cette réaction.
2. Donne le nom de gaz qui se dégage et sa formule.
3. Précise dans cette équation les réactifs et les produits puis tu calcules la masse
moléculaire du chlorure de zinc(ZnCl2) formé.
4. Enonce la loi de conservation de la masse.
Justifie ta réponse à partir de l’équation ci-dessus.
On donne M(Zn)= 65g/mol, M(Cl)= 35,5g/mol
5. En versant de l’acide chlorhydrique sur de la soude, la réaction donne de l’eau et un autre
corps.
a. Ecris l’équation de la réaction et nomme le corps formé.
b. Calcule la masse de ce corps qu’on peut obtenir à partir de 1 kg de soude pure.
M (C1) = 35,5g/mol ; M (Na) = 23g/mol ; M (O) = 16 g/mol ; M (H) = 1g/mol
6. On donne des corps purs simples suivants : dioxygène, carbone, Soufre, Zinc, dihydrogène,
diazote.
1. Dans les conditions normales de température et de pression cite :
a. Ceux qui sont à l’état solide ;
b. Ceux qui sont à l’état gazeux ;
2. Deux de ces corps se combinent pour donner l’eau.
a. Lesquels ?
b. Donne le nom de cette réaction chimique ;
c. Ecrit l’équation bilan de cette réaction.
3. Deux de ces corps se combinent pour donner un gaz polluant qu’on identifie
avec de l’eau de chaux.
a. Lesquels ?
b. Donne le nom, la formule moléculaire de ce gaz.

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OXYDATION ET REDUCTION
OXYDO-REDUCTION
I. Oxydation
1. Définitions
- Oxydation
L’oxydation est la fixation d’atomes d’oxygène sur un corps pur simple ou composé.
- Oxyder un corps
Oxyder un corps c’est lui ajouter un ou des atomes d’oxygène.
- Un oxydant
Un oxydant est un corps pouvant fournir des atomes d’oxygène.
Exemples d’oxydants : le dioxygène (O2), l’eau (H2O), l’oxyde de cuivre II (CuO), l’acide
nitrique (HNO3), l’acide sulfurique (H2SO4).
2. Réactions d’oxydation
a. Combustion ou oxydation du
carbone par le dioxygène

La combustion du carbone dans le


dioxygène produit le dioxyde de carbone
qui trouble l’eau de chaux. Le carbone est
oxydé par le dioxygène : c’est un oxydant.
L’équation bilan de la réaction
C + O2 → CO2

b. Oxydation du carbone par l’oxyde de cuivre II


Un mélange de carbone et d’oxyde de cuivre II fortement
chauffé produit un gaz qui trouble l’eau de chaux, c’est le
dioxyde de carbone. Le carbone est oxydé par l’oxyde de
cuivre II qui est un oxydant.
- L’équation bilan de la réaction :

2CuO + C → CO2 + 2Cu

c. Oxydation du carbone par l’acide nitrique


En n’ajoutant goutte à goutte de l’acide nitrique
HNO3 fumant sur du charbon chauffé, il se produit
une réaction vive, des vapeurs rousses de dioxyde
d’azote NO2, du dioxyde de carbone CO2 et de l’eau
H2O se dégagent.
L’équation bilan de la réaction de la réaction :
4HNO3 + C → CO2 + 4NO2 + 2H2O
L’acide nitrique (oxydant) a cédé des atomes
d’oxygène qui se sont fixés (oxydation) sur le
carbone. On dit que le carbone est oxydé.
II. Réduction
1. Définitions
- Réduction

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Une réduction est toute réaction avec enlèvement d’atomes d’oxygène à un composé oxygéné.
- Réduire un corps
Réduire un corps c’est lui enlever des atomes d’oxygène.
- Réducteur
Un réducteur est un corps capable d’enlever des atomes d’oxygène.
2. Réactions de réduction
a. Réduction de l’oxyde de cuivre II par le dihydrogène

Le dihydrogène réagit à chaud sur de l’oxyde


de cuivre II. Il se forme de la vapeur d’eau
et, après refroidissement, du cuivre
métallique.
L’oxyde de cuivre a perdu des atomes
d’oxygène qui se sont combinés avec des
atomes d’hydrogène. L’oxyde de cuivre est
alors réduis par le dihydrogène.
L’équation bilan de la réaction s’écrit :
Cu + H2 → Cu + H2O

b. Réduction de l’oxyde de cuivre II par l’oxyde de carbone

A chaud, l’oxyde de carbone enlève l’atome d’oxygène de


l’oxyde de cuivre II et l’oxyde en dioxyde de carbone CO2.
L’oxyde de cuivre qui cède son atome d’oxygène est réduit
en cuivre.
Equation bilan de la réaction:
CuO + CO → Cu + CO2

III. Oxydo-réduction
1. Définition
On appelle oxydoréduction toute réaction au cours de laquelle l’oxydant oxyde le réducteur,
tandis que simultanément le réducteur réduit l’oxydant.

O + R → OR + RO

Oxydant Réducteur → Oxydant réduit Réducteur oxydé

1. Questions de Cours :
Compte rendu d’expérience : Réduction de l’oxyde de cuivre II par l’oxyde de carbone.
a. Décris l’expérience ;
b. Montre que la réaction est une réaction d’oxydo - réduction.

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2. Application Numérique :
2.1. On fait un courant d’oxyde de carbone sur 64 g d’oxyde de cuivre (II) à chaud.
Dites la nature du gaz dégagé, calculer sa masse.
M (Cu) = 64g/mol ; M(O) = 16g/mol ; M(C ) =12g/mol.
2.2 De la tournure de cuivre chauffée dans la flamme d’un labo gaz se recouvre d’une pellicule
noire. Ecrire l’équation de la réaction. Quel est le nom du corps noir obtenu ?
Ce corps noir mélangé dans les proportions convenables avec du charbon de bois en poudre est
chauffé fortement. Quels sont les produits de la réaction ?
Ecris l’équation de la réaction.
Dans cette réaction, indique le corps qui a été oxydé, réduit, le corps réducteur.
2.3. On réduit 160g d’oxyde de cuivre II par l’oxyde de carbone :
a. Écris l’équation bilan de la réaction
b. Calcule le volume de dioxyde de carbone formé
c. Calcule la masse de cuivre obtenue.
On donne M(Cu) = 64g/mol ; M(C) =12g/mol ; M(O) = 16g/mol; Volume molaire normal
V0 = 22,4l/mol.
2.4. On chauffe 18 grammes de carbone en présence d’acide nitrique fumant.
a. Ecris l’équation de la création.
b. Calcule le volume du dioxyde d’azote dégagé.
M (N) =14g /mol; M(C) =12g/mol ; M(O) = 16g/mol ; M (H) = 1 g/mol; V0 = 22,4L

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INTRODUCTION A L’ETUDE DES METAUX USUELS
I. Propriétés physiques
1. Eclat métallique
Grand pouvoir réflecteur de la surface métallique.
2. Masse volumique
𝑚
µ= 𝑣
103 Kg/m3≤ 𝜇 < 22. 103 Kg/m3
3. Fusibilité
Les métaux usuels fondent à des températures déterminées : le point de fusion.
4. Conductibilité
Les métaux usuels sont des bons conducteurs thermiques et électriques (Zn, Al ; Fe ; Cu).
II. Propriétés mécaniques
1. La Ténacité
La ténacité d’un métal est la résistance qu’il oppose à la rupture.
Ordre de ténacité croissante des métaux : zinc, aluminium, cuivre, fer.
2. La dureté
La dureté d’un métal est la résistance à la pénétration d’un autre ou la propriété de rayer un
autre.
Ordre de dureté croissante : aluminium, cuivre, zinc, fer.
3. La malléabilité
La malléabilité est la propriété qu’ont les métaux de pouvoir être réduits en lames minces par
martelage ou laminage.
Ordre de malléabilité croissante : fer, zinc, cuivre, aluminium.
4. La ductilité
La ductilité est la propriété que possède les métaux de se laisser étirer en fils par passage à
travers la filière (tréflières).
Ordre de ductilité croissante des métaux : zinc, cuivre, fer, aluminium.

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ALUMINIUM
Symbole : Al
Masse molaire : M(Al) = 27g/mol
Valence : 3
I. Etat naturel
Le principal minerai de l’aluminium est la bauxite ou oxyde d’aluminium (Al2O3;2H2O).
Ce minerai existe au Mali (Kayes) ; en Guinée ; au Cameroun et au Ghana.
1. Propriétés physiques et mécaniques
Métal blanc et très léger ; la masse volumique = 2,7.103kg/m3. L’aluminium qui fond à 660°C
et bout à 2056°C est un bon conducteur thermique et électrique. L’aluminium est peu tenace et
assez mou, malléable, ductilité plastique.
II. Propriétés chimiques
1. Action de l’air

L’aluminium pur est pratiquement inaltérable à l’air.


La combustion de la poudre d’aluminium est vive et
exothermique avec formation d’une poudre blanche d’oxyde
d’aluminium ou alumine Al2O3).
L’équation bila de la réaction est :
4Al +3 O2 → 2 Al2O3
2. Réduction du dichlore

La combustion de la poudre d’aluminium dans le dichlore


produit une fumée blanche et de fins cristaux de chlorure
d’aluminium.
L’équation bilan est :
2Al + 3Cl2 → 2AlCl3

3. Action du soufre

L’aluminium fortement chauffé déclenche une réaction


incandescente avec formation de sulfure d’aluminium Al2S3
L’équation bilan est :
Al + 3S → Al2S3

Réduction du soufre par l’aluminium

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4. Réduction de la vapeur d’eau

La poudre d’aluminium fortement chauffée et introduite


dans un ballon réduit la vapeur d’eau avec formation
d’oxyde d’aluminium ou alumine Al2O3.
L’aluminium est oxydé en alumine. L’aluminium a réduit
l’eau en dihydrogène.
L’équation bilan est :
4Al + 3O2 → 2Al2O3 +3 H2
5. Réduction du dioxyde de carbone

De la poudre d’aluminium continu à brûler dans le dioxyde de


carbone. Il en résulte de l’alumine Al2O3 et du carbone C.
L’équation bilan de la réaction
4Al + 3CO2 → 2Al2O3 + 3C
L’aluminium s’oxyde en aluminium et réduit CO2 en C ; d’où
une réaction d’oxydo-réduction.

6. Réduction des oxydes métalliques

A chaud l’aluminium réduit l’oxyde de fer II avec un


grand dégagement de chaleur (aluminothermie).
L’aluminium s’oxyde en alumine et l’oxyde de fer III
est réduit en fer.
L’aluminothermie est un procédé industriel utilisé
principalement pour souder bout à bout deux pièces
d’acier (deux rails).
L’équation bilan de la réaction est :
2Al + Fe2O3 → Al2O3 +2Fe

7. Réduction des solutions acides


L’aluminium réduit à froid la solution d’acide chlorhydrique en chlorure d’aluminium AlCl3 et
en dihydrogène H2
L’équation bilan est :
2Al + 6HCl → 2AlCl3 + 3H2
8. Réduction de solution basique

A froid l’aluminium réduit lentement une solution d’hydroxyde de


sodium (NaOH) pour donner de l’aluminate de sodium et un
dégagement de dihydrogène.
L’équation bilan de la réaction

2H2O + 2NaOH + 2Al → 2NaAlO2 + 3H2

Réduction d’une solution


de soude par l’aluminium

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III. Usages
L’aluminium est utilisé pour la fabrication d’ustensiles de cuisine de cuisine, de lignes
électriques, de portes. Il est également utilisé dans l’industrie alimentaire (emballages), dans
l’industrie chimique pour la fabrication de dérivés. Il entre dans la constitution de certaines
peintures.
L’aluminium entre dans la construction de tanks destinés à recevoir l’acide nitrique, l’acide
sulfurique, l’acide sulfurique, l’éther, l’acétone…
Il sert à la préparation de nombreux alliages qui présentent des qualités que ne possède pas le
métal pur.
I. Questions de Cours :
1. Décris l’expérience de la réduction de la vapeur d’eau par l’aluminium :
Schéma – Interprétation – Équation.
2. Décris l’action d’une solution d’hydroxyde de sodium sur l’aluminium
- Ecris l’équation bilan de la réaction.
- Caractérise le gaz qui se dégage.
II. Application Numérique :
Exercice1 : On utilise 162kg d’aluminium pour réduire la vapeur d’eau.
1. Calcule la masse d’alumine obtenue ;
2. Calcule le volume d’hydrogène.
M (Al) = 27g/mol; M (O) = 16g/mol; M (H) = 1g/mol. Volume molaire = 22, 4 l/mol.
Exercice 2: Dans une réaction de réduction, on fait agir 30g de vapeur d’eau sur l’aluminium. Calcule
1. La masse d’aluminium utilisée
2. Le volume de gaz dégagé.
On donne M (Al) = 27g/mol ; M(H) = 1g/mol ; M(O) = 16g/mol Volume molaire = 22, 4 l/mol.
Exercice 3 : On réduit 72g de vapeur d’eau par l’aluminium. Calcule la masse d’alumine formée et le
volume de gaz dégagé dans les conditions normales de température et de pression. M(Al) = 27g/mol ;
M(O) = 16g/mol ; M(H) = 1g/mol
Exercice 4: On traite 6 grammes d’aluminium content 10% d’impuretés par une solution d’hydroxyde
de sodium en excès. Calcule le volume du gaz dégagé.
On donne : M(Al) = 27g/mol ; M(Na) = 23g/mol ; M(O) = 16g/mol ; 1g/mol ; volume molaire normal :
22,41 .mol-1

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LE FER
Symbole : Fe
Masse molaire : M(Fe) = 56g /mol
Valence : 2 et 3
I. Etat naturel
Les minerais de fer sont : les oxydes de fer III (Fe2O3) ; les oxydes magnétiques (Fe3O4) ; les
carbonates (FeCO3).
Il existe des gisements de fer au Mali (Kayes), en Afrique du Sud, e Sierra Léone, en Europe :
la Suède, la France, l’URSS, le Royaume-Uni
II. Propriétés physiques
1. Aspect
Le fer est un métal blanc grisâtre, blanc quand il est pur.
2. Constances physiques
Température de fusion : 1535°C.
Le fer est assez-bon conducteur thermique et électrique.
3. Propriétés mécaniques
Le fer est le plus dur des métaux usuels. Il est malléable et ductile à chaud. Il est très tenace.
4. Propriétés magnétiques
Le fer est un métal magnétique ; il s’aimante lorsqu’il est placé dans un champ magnétique.
III. Propriétés chimiques
1. Action de l’air
a. L’air sec

L’air sec est pratiquement sans action sur le fer à la température


ordinaire.
Par contre à chaud, le fer s’oxyde rapidement ; il se forme de
l’oxyde magnétique de fer (Fe3O4).
L’équation bilan de la réaction
3Fe + 2O2 → Fe3O4
b. L’air humide et froid

Au contact de l’air humide, le fer se recouvre de rouille qui le


ronge.
On le recouvre d’une couche de peinture, de graisse, d’huile
ou de métaux inoxydables (galvanoplastie) qui le protège
contre la corrosion.

c. Action de l’oxygène pur


La combustion du fer dans l’oxygène est très vive et accompagnée de deux oxydes : oxyde de
fer III (Fe2O3) et oxyde magnétique de fer (Fe3O4).
Les équations bilans :
4Fe + 3O2 → 2Fe2O3
3Fe + 2O2 → Fe3O4

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2. Action du dichlore

Un fil de fer chauffé et introduit dan flacon de dichlore brûle en


donnant le chlorure ferrique FeCl3
L’équation bilan est :
2Fe + 3Cl2 → 2FeCl3

3. Action du soufre

Le fer se combine au soufre pour donner le sulfure ferreux


noir.
L’équation bilan est :
Fe + S → Fe S

4. Réduction de la vapeur d’eau par le fer

Le fer chauffé au rouge réduit la vapeur d’eau en


dihydrogène. Le fer est oxydé en magnétique de fer :
Fe3 O4.
L’équation bilan est
3Fe + 4H2O → 4H2 + Fe3O4

5. Action des acides


a. Action des acides chlorhydrique et sulfuriques
A froid, l’acide chlorhydrique et l’acide sulfurique attaque le fer avec dégagement de
dihydrogène et formation de chlorure ferreux ou sulfate ferreux.
Les équations bilan s’écrivent :
2HCl + Fe → H2 + FeCl2
H2SO4 + Fe → H2 + FeSO4
b. Action de l’acide nitrique

L’acide nitrique attaque le fer à froid. La réaction


complexe conduit à la formation d’un sel ferrique
Fe(NO3) et de vapeurs nitreuses NO2.
L’équation bilan est
Fe + 4HNO3 → Fe (NO3)3 + NO + 2H2O
2NO + O2 → 2NO2
Action sur les bases
Les bases sont sans action sur le fer

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Questions de cours
1. Citer deux minerais de fer.
2. Citer deux usages du fer.
3. Décris l’expérience de la réduction de la vapeur d’eau par le fer.
- Dispositif expérimental
- Interprétation
- Equation bilan.
Application numérique
Exercice 1: On réduit 50,4g de vapeur d’eau par le fer.
1. Ecris l’équation bilan de réaction.
2. Calcule la masse de l’oxyde magnétique formé.
3. Calcule le volume d’hydrogène dégagé.
On donne M (Fe) = 56 g/mol ; M (O) = 16 g/mol ; M (H) = 1 g/mol. V0 = 22,41/mol
Exercice 2: On réduit entièrement 30 grammes de vapeur d’eau par du fer.
1. Écrire l’équation de la réaction ;
2. Calculer la masse d’oxyde magnétique de formé ;
3. Calculer le volume de dihydrogène dégagé.
M(Fe) = 56g/mol ; M(H) = 1 g/mol ; M(O) =16 g/mol ; Le volume molaire normal est de: 22,4l/mol

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LE CUIVRE
Symbole : Cu
Masse molaire : M(Cu) = 64g/mol
Valence : 1 et 2
I. ETAT NATUREL
Minerais :
- Les minerais sulfurés : la chalcosine Cu2S et La chalcopyrite, qui contient un sulfure de
fer Fe2S3 et CuS
- Les minerais oxydés : la malachite : CuCO3, Cu(OH)2
II. PROPRIETES PHYSIQUES ET MECANIQUES
Le cuivre est un métal rouge, qui acquiert un bel éclat après polissage. Sa densité d = 8,9. Il
fond à 1083°C et bout à 2336°C. Il est un excellent conducteur thermique et un des meilleurs
conducteurs électriques. Le cuivre est un métal mou, très ductile.
III. PROPRIETES CHIMIQUES
1. Action de l’air
a. A la température ordinaire
L’air sec est sans action sur le Cu. Il se recouvre d’une couche protectrice de vert de gris.

b. A chaud : le cuivre se recouvre d’une couche noir irisée. Il s’est


formé de cuivre II. Noir (CuO) et de l’oxyde de cuivre I rouge (Cu2O).
2Cu + O2 → 2CuO
4Cu + O2 → 2Cu2O

2. Action du dichlore

Du dichlore attaque du fil de cuivre chauffé avec formation de


deux sels : le chlorure de cuivre II (CuCl2) qui colore la
solution en bleu et le chlorure de cuivre I (CuCl) poudre
blanche insoluble.
Cu + Cl2 → CuCl2
2Cu + Cl2 → 2CuCl

3. Action du soufre

A chaud, le soufre fond et le cuivre brûle avec incandescence


dans les vapeurs de soufre. On obtient un solide gris, le sulfure
de cuivre
L’équation bilan est :
2Cu + S → Cu2S

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4. Action des acides oxydants
a. Acide sulfurique H2SO4 concentré et bouillant

L’acide sulfurique attaque le cuivre à chaud. Cette


réaction nous conduit à une solution bleuâtre de sulfate de
cuivre CuSO4 et de dioxyde de soufre SO2 qui décolore
un papier de permanganate.
Equation bilan de la réaction
2H2SO4 + Cu → CuSO4 + 2H2O + SO2

b. Acide nitrique

A froid, l’acide nitrique attaque vivement le


cuivre. Il se produit un gaz, le monoxyde d’azote
NO et du nitrate de cuivre Cu(NO3)2.
L’équation bilan de la reaction est:
8HNO3+Cu → 3Cu(NO3)2 + 2NO +4H2O
NO + O2 → NO2
Le nitrosyle (ou monoxyde d’azote au contact de
l’air devient le dioxyde d’azote ou peroxyde
d’azote).
c. L’acide chlorhydrique :
L’acide chlorhydrique pur n’attaque pas le cuivre ni à froid ni à chaud.
Par contre en ajoutant un oxydant énergique (le dioxygène de l’air ou HNO3) il donne, à chaud,
le chlorure de cuivre I et de l’eau.
L’équation bilan de la réaction

4Cu + O2 + 4HCl → 4CuCl + 2H2O

5. Action des bases


Les bases n’attaquent pas le cuivre.
IV. USAGES
Le cuivre est un bon conducteur thermique et électrique, il est utilisé pour la fabrication
d’appareils calorifiques (chaudières) et pour la confection de câbles, de fils électriques.
A. Questions de cours
1. Compte rendu d’expérience : Action de l’acide sulfurique sur le cuivre :
- Décris l’expérience ;
- Interprète la réaction – équation globale.
2. Réduction des acides par le cuivre
3. Complete et équilibre s’il y a lieu les équations suivantes :
Cu + HNO3 → ……………………..
4Cu + O2 + 4HCI → …………………..
Cu + NaOH → ………………………….
Dis pour quelle raison utilise t- on le cuivre pour la confection des câble et des fils électriques.

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B. Application numérique
Exercice 1: On traite le cuivre par de l’acide sulfurique concentré et bouillant. Le volume du gaz obtenu
est de 1,12L.
1. Ecris l’équation bilan de la création.
2. Comment identifie –t- on le gaz qui se dégage.
3. Calcule la masse de cuivre attaqué.
4. Calcule la masse de sulfate de cuivre il obtenue.
On donne: M(Cu) =64g/mol ; M(S) =32g/mol ; M(O) =16g/mol; M(H) = 1g/mol; VO = 22.4L/mol.
Exercice 2 : On fait agir de l’acide nitrique sur 12g de cuivre.
1. Calcule la masse de nitrate de cuivre obtenu ;
2. Calcule la masse d’acide nitrique qui a disparu.
M(Cu) = 64g/mol ; M(O) = 16g/mol ; M(H) = 1g/mol. M(N) =14g/mol.

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LE ZINC : M(Zn) = 65g/mol
I. ETAT NATUREL
Le zinc se rencontre dans la nature à l’état naturel combiné. Les minerais les plus importants
sont le sulfure de zinc (ZnS) appelé blende ; les minerais de zinc carbonatés (ZnCO3) et silicatés
appelés calamine.
Le zinc est abondant en Allemagne, aux Etats-Unis, le Zaïre, le Zimbabwé, l’Afrique du Sud,
le Maroc, l’Algérie.
II. PROPRIETES PHYSIQUES ET MECANIQUES
1. Aspect
Le zinc est un métal blanc d’aspect légèrement bleuâtre.
2. Constantes physiques
Le zinc est un métal assez dense : masse volumique = 7130Kg/m3 (d = 7,13).Il est très volatile.
Sa température de fusion est 419°C.
Sa température d’ébullition est 906°C sous la pression normale.
A une température relativement modérée, il est possible de l’obtenir sous forme de vapeur.
Cette propriété est mise à profit pour sa purification : la condensation de la vapeur fournit un
métal très pur.
3. Propriétés mécaniques
Les qualités mécaniques du zinc sont très médiocres :
- il est assez peu mécaniques tenace
- il est peu malléable, sauf entre 150°C et 180°C où il devient laminable, propriété utilisée dans
la fabrication des plaques ou des feuilles de zinc.
III. PROPRIETES CHIMIQUES
1. Action du dioxygène
a. Air sec
L’air sec à la température ordinaire est pratiquement sans effet sur le zinc.
b. A chaud, la poudre de zinc brûle rapidement en donnant des fumées blanches
d’oxyde de zinc ZnO (blanc de zinc).
L’équation bilan de la réaction est :
2Zn + O2 → 2ZnO

c. A l’air humide, le zinc se ternit et se couvre de vert de gris qui protège le métal.

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2. Réduction du dichlore
De la poudre de zinc fortement chauffée continue à brûler dans un
flacon de dichlore. Il se forme une fumée blanche et du chlorure de
zinc.
L’équation bilan de la réaction :
Zn + Cl2 → ZnCl2

3. Réduction du soufre

Un mélange de poudre de zinc et de soufre, brûle avec


incandescence. La réaction produit du sulfure de zinc ZnS.
L’équation bilan de la réaction :
Zn + S → ZnS

4. Réduction de la vapeur d’eau

A température élevée, le zinc réagit avec la vapeur d’eau pour


donner de l’oxyde de zinc et un dégagement de dihydrogène H2.
L’équation bilan de la réaction:
Zn + H2O → ZnO + H2

5. Réduction des solutions chlorhydrique et sulfurique


a. Solutions chlorhydrique et sulfurique
Le zinc réduit les solutions chlorhydrique et sulfurique à froid. L’hydrogène se dégage et un
sel se forme.
L’équation bilan de la réaction:
Zn + 2HCl → ZnCl2 + H2

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Zn+ + 2H+ + 2Cl → -
Zn2+ + 2Cl- + H2O
Zn + H2SO4 → ZnSO4 + H2
Réaction d’oxydo-réduction
Le Zinc Zn réducteur est oxydé en oxyde de zinc ZnO : l’ion H+ oxydant est réduit en H2.
6. Acides à ions oxydant

Le zinc réduit l’acide nitrique dilué à froid avec formation de


vapeurs nitreuses NO et NO2 et d nitrate de zinc en solution.
2Zn + 8HNO3 → 2Zn (NO3)2 + 4NO2 + 4H2O
Avec l’acide sulfurique concentre et chaud, il se forme du
sulfate de zinc ZnSO4 et du dioxyde de soufre SO2.
L’équation bilan de la réaction:
Zn + 2H2SO4 → ZnSO4 + SO2 + 2H2O

7. Réduction des solutions basiques

Un mélange d’hydroxyde de zinc et zinc chauffé produit du


dihydrogène et du zincate de sodium Na2(ZnO2).
L’équation bilan de la réaction
Zn + 2NaOH → Na2(ZnO2) + H2

IV. Usages
Le zinc est utilisé pour la couverture des toits (feuilles minces), la fabrication du fer, la
galvanisation du fer.
Exercice : Calculer dans les conditions normales, le volume de gaz obtenu par l’action de 2 grammes
de zinc, supposé pur, sur l’acide chlorhydrique en excès.
M(O) = 16g/mol ; M(H) = 1 g/mol ; M(Zn) =65 g/mol ; M(Cl) =35,5g/mo. Le volume molaire normal
est de: 22,4l/mol.

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LA CHIMIE ORGANIQUE
I. Définition :
La chimie organique est la chimie des composés du carbone.
II. Caractères communs aux composés organiques :
Ils contiennent tous l’élément C
Ils contiennent un nombre restreint d’éléments : C, H, O, N, halogènes, ...
III. Mise en évidence de l’élément carbone par pyrolyse du composé organique.
La pyrolyse d’un composé est sa décomposition chimique lorsqu’il est porté à température
élevée.
Exemples : pyrolyse du sucre, pyrolyse du bois
Pyrolyse du sucre
Chauffons fortement un morceau. Le sucre fond en donnant naissance à un liquide jaune qui
se transforme progressivement en une substance visqueuse de couleur marron : le caramel
Puis le caramel se transforme en un résidu, noir, poreux et léger : il s’agit du carbone. Le
sucre contient l’élément carbone.
IV. Formule des composés organiques
1. Formule brute ou moléculaires : elle donne les nombres et types d’atomes constituant
une molécule.
2. Formule développée ou structurale : elle donne les arrangements ou modes de
liaisons des atomes
3. Formule semi-développée : elle met en évidence les regroupements
4. Formule générale: elle permet d’établir les formules des composes d’un même groupe.
Tableau récapitulatif

Formule Formule Formule semi- Formule


Nom
moléculaire ou structurale développée générale
brute

Méthane CH4 CH4 CnH2n+2

Ethylène ou C2H4
CH2=CH2 CnH2n
éthène

Acétylène C2H2 CnH2n-2

Ethanol C2H6O CH3 – CH2 - OH CnH2n+2 - OH

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Le Méthane : CH4
M(CH4)=16 g/mol
I. Etat Naturel :
Le méthane se forme dans la décomposition à l’abri de l’air des matières organiques soumises
à l’action des micro-organismes. Produit industriel important, il sert à préparer le dihydrogène
et les dérivés halogènes.
II. Propriétés physiques :
Le méthane est un gaz incolore, inodore, insipide sans saveur et transparent .Le méthane est
très peu soluble dans l’eau et il se liquéfie difficilement. C’est le plus léger des composés
𝑀 16 16
organiques : (d = 29 = 29=0,55), masse volumique µ =22,4𝑙 = 0,71g/l.
III. Propriétés Chimiques :
1. Réaction de destruction :
a. Destruction par la chaleur :
Chauffer le méthane se décompose pour donner un dépôt de carbone et du dihydrogène qui se
dégage qui se dégage. Cette décomposition est limitée par la réaction inverse.
Equation : CH4 → C + 2 H2
Vers 15000c la décomposition est totale
b. Destruction par le dioxygène : en présence d’une quantité suffisante d’oxygène, le
méthane brûle complètement en donnant du gaz carbonique et de l’eau.
Equation: CH4 + 2O2 → 2H2O + CO2 + chaleur
c. Destruction par le dichlore: descendons une flamme de méthane dans un flacon
rempli de dichlore sec, le méthane y brûle avec une flamme rougeâtre ; il se dépose
du carbone sur les parois du flacon et il se produit du chlorure d’hydrogène.
Equation: CH4 + 2Cl2 → C + 4HCl
2. Réaction de substitution:
a) Action du dichlore sur le méthane :
Expérience : remplissons deux éprouvettes à gaz de façon identique d’un mélange de
méthane (CH4) et de dichlore (Cl2) à volumes égaux .Retournons - les sur une cuve à eau
salée.
L’éprouvette (1) est exposée à la lumière et l’éprouvette (2) est préservée grâce à un cache.

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Résultat :
➢ Dans l’éprouvette (1) : après 30 mn on observe :
- une ascension de l’eau salée ;
- la disparition de la couleur jaune vert du dichlore ;
- l’apparition des de gouttelettes huileuses sur les parois ;
- l’eau de la cuve devient légèrement acide
➢ Dans l’éprouvette(2) : pas de changement
Interprétation : l’analyse chimique montre qu’il s’est formé quatre dérivés :
- CH3Cl : chlorométhane (gaz)
- CH2Cl2 : dichlorométhane (liquide)
- CHCl 3 : trichlorométhane ou chloroforme (liquide)
- CCl4 : tétrachlorométhane (liquide)
Il y a eu remplacement successif des atomes d’hydrogène H par de atomes de chlore Cl. Une
telle réaction porte le nom de réaction de substitution.
Les équations-bilan :
- CH4 + Cl2 → CH3Cl + HCl
- CH3Cl + Cl2 → CH2Cl2 + HCl
- CH2Cl2 + Cl2 → CHCl3 + HCl
- CHCl 3 + Cl2 → CCl4 + HCl
b) Action des autres halogènes sur le méthane: les halogènes (élément de la famille du
chlore) peuvent aussi se substituer à l’hydrogène de la molécule de méthane.
IV. Structure moléculaire
Le méthane est un hydrocarbure sature

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V. Préparation
a. Méthode de laboratoire :
Le méthane s’obtient en chauffant légèrement un mélange d’eau et de carbure de
d’aluminium : il y a formation d’hydroxyde d’aluminium et de méthane.
Le méthane est recueilli sur une cuve à eau.
Equation: Al4C3 + 12H2O → 4Al (OH)3 + 3CH4

b. Méthode industrielle : le méthane est obtenu, dans l’industrie, par addition


fractionnée du gaz de cokerie, du gaz de pétrole et du gaz naturel.
VI. Hydrocarbures satures ou alcanes
Formule générale CnH2n + 2, (n est un nombre non nul)
TABLEAU DES NOMS DES DIX (10) premiers alcanes

Nom N Formule brute Nom N Formule brute

Méthane 1 CH4 Hexane 6 C6H14

Ethane 2 C2H6 Heptane 7 C7H16

Propane 3 C3H8 Octane 8 C8H18

Butane 4 C4H10 Nonane 9 C9H20

Pentane 5 C5H12 décane 10 C10H22

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Evaluation
Question de Cours :
Fais le compte rendu de l’expérience de l’action ménagée du dichlore sur le méthane.
- Dispositif expérimental et interprétation ;
- Les équations bilans des réactions en nommant les corps formés.
Application :
On fait réagir lentement du dichlore sur 250 g de méthane à la lumière diffuse. Sachant que 60% du
méthane n’ont pas été transformé en tétrachlorométhane
1) Calcule la masse du tétrachlorométhane obtenu.
2) Calcule la masse de dichlore qui a réagi.
On donne M (C) = 12 g/mol ; M (H) = 1 g/mol ; M (CI) = 35,5 g/mol
Question de Cours :
i. Préparation du méthane au laboratoire :
a. Fais le schéma du dispositif expérimental ;
b. Décris l’expérience ;
c. Ecris l’équation de la réaction.
Exercice1 :
On fait agir de l’eau en excès sur 50 g de carbure d’aluminium contenant 20% d’impuretés calcule :
a. Le volume de méthane obtenu.
b. La masse d’hydroxyde d’aluminium formée.
On donne : M(C) = 12 g/mol ; M(Al) = 27 g/mol ; M(H) = 1 g/mol ; M(O) = 16 g/mol ; Volume molaire
normal : Vo = 22,4 l/mol.
Exercice2 : Pour préparer la chloroforme, un laborantin fait réagir lentement du dichlore sur 56g de
méthane à la lumière diffuse. Calcule :
a. Le volume de chlore nécessaire
b. La masse de chloroforme formée.
On donne M(C) = 12g/mol ; M(Cl) = 35,5g/mol ; M(H) = 1g/mol.
Exercice3 : On réalise les conditions d’obtention du dérivé di-substitué par l’action du chlore sur le
méthane sachant qu’on a utilisé 4,8 g de méthane, calcule :
a. La masse de corps substitué formée.
b. Le volume de gaz chlorhydrique dégagé.
M( C)=12g/mol ; M(H)= 1g/mol ; M(Cl)=35,5g/mol.

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L’ETHYLENE OU ETHENE C2H4 : M(C2H4) = 28g/mol

I. Propriétés physiques
L’éthylène est un gaz incolore, à odeur légèrement éthérée. Il est peu soluble dans l’eau, soluble
dans certains solvants. Sa température de liquéfaction est -14°C. Sa densité est 0,9 et sa masse
volumique est 1,26g/l.
II. Structure de la molécule
L’éthylène ou l’éthène de formule moléculaire est un hydrocarbure de formule C 2H4. Dans la
molécule d’éthylène, chaque atome de carbone est lie entre eux par une double liaison de
covalence. L’éthylène est un carbure d’hydrogène non sature. La molécule d’éthylène se
représente comme suit :

CH2 = CH2 ou

La molécule d’éthylène est plane


Remarque : Sous l’effet d’un choc de molécules de certains réactifs, ou dans certaines
conditions, la double liaison d’éthylène s’ouvre conformément au schéma suivant.
Ce explique les réactions d’addition et de polymérisation de l’éthylène.
III. Propriétés chimiques
1. Réactions de destruction
a. Stabilité (décomposition thermique)
L’éthylène est complètement décompose a une température de l’ordre de 700°C
C2H4 → 2C + 2H2
b. Oxydation avec destruction de la molécule d’éthylène
- Combustion dans le dioxygène

L’éthylène brule dans l’air avec une flamme peu éclairante que celle du méthane, il se forme
du dioxyde de carbone et de la vapeur d’eau.
L’équation bilan de la réaction s’écrit :
C2H4 + 3O2 → 2CO2 + 2H2O + énergie
Remarque
La combustion est explosive si le mélange est fait selon les proportions stœchiométriques: un
volume d’éthylène pour trois volumes de dioxygène.
- Combustion dans le dichlore
Enflammons un mélange d’éthylène et de di chlore contenu dans un flacon. Il se forme du
chlorure d’hydrogène tandis que le carbone est libère.
C2H4 + 2Cl2 → 2C + 4HCl

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2. Réactions d’addition
a. Addition de dihalogène
- Addition du dichlore

Mélangeons à volume égaux de l’éthylène et du di chlore dans


une éprouvette retournée sur l’eau saturée.
Les deux gaz disparaissent, il se forme sur les parois de
l’éprouvette des gouttelettes huileuses d’un liquide insoluble
dans l’eau répondant à la formule C2H4Cl2 (dichlorométhane).
L’équation bilan s’écrit:
C2H4 + Cl2 → C2H4Cl2
CH2 = CH2 + Cl2 → CH2Cl + CH2Cl

- Addition du dibrome
Le dibrome se fixe sur les molécules d’éthylène lors du mélange de l’éthylène et du dibrome.
L’équation bilan s’écrit:
CH2= CH2 + Br2 → CH2Br = CH2Br

- Addition du dihydrogène: Hydrogénation


A 180 degrés Celsius, en présence du nickel l’éthylène et le dihydrogène donne l’éthane (C2H6).
L’équation bilan s’écrit:
C2H2 = C2H2 + H2 → CH3-CH3
- Addition du chlorure d’hydrogène
A 170°C l’éthylène et le chlorure d’hydrogène donne le monochloroéthane ou chlorure d’éthyle
CH3 –CH2Cl
L’équation bilan est:
CH2 = CH2 + HCl → CH3- CH2Cl

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- Addition d’eau : hydratation
En présence de l’acide sulfurique (H2SO4) l’éthylène et l’eau donnent de l’éthanol C2H6O.
L’équation est:
H2SO4
C2H4 + H2O → C2H6O
CH2 = CH2 + H2O → CH3 – CH2OH
IV. Préparation de l’éthylène
1. Au laboratoire
L’éthylène est obtenu par :
a. Déshydratation catalytique des vapeurs d’alcool
éthylique sur l’alumine.
L’équation bilan s’écrit :
Al2O3
C2H5OH → H2O + C2H4
Température

b.
Déshydratation de l’alcool éthylique par l’acide sulfurique concentré à
chaud à 180°C.
H2SO4
C2H5OH → H2O + C2H4
180°C
3. Méthode industrielle
Dans l’industrie l’éthylène est obtenu à partir du gaz de cokerie et des gaz de cracking et de
raffinage des pétroles.
V. Hydrocarbures éthyléniques ou alcènes
Les alcènes sont des hydrocarbures insaturés à double liaison - C = C – entre deux carbones
consécutifs de formule générale CnH2n (n ≥ 2).
Exemple : C3H6 (Propène) ; C4H8 (butène) ; C5H10 (pentène) ; C6H12 (hexène).
Question de Cours :
Définis : Un hydrocarbure –une déshydratation catalytique –une substance organique-formule brute-
formule développée..

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L’ACETYLENE OU ETHYNE : M(C2H2) = [Link]-1

I. PROPRIETES PHYSIQUES
Gag incolore inodore peu soluble dans l’eau, mais soluble dans les solvants organiques. Sa
𝑀 26
masse volumique est 1,77g litre. Sa densité est 29 = 29 = 0,9.
II. PROPRIETES CHIMIQUES
1. Réactions de destruction
a. Stabilité
Instable l’acétylène se décompose à 400oC en libérant une grande quantité d’énergie.
L’équation bilan de la réaction s’écrit :
C2H2 → 2C + H2
b. Combustion complète
Un mélange de deux volumes d’acétylène et cinq volumes d’oxygène explose à l’approche
d’une flamme en libérant de la vapeur d’eau, du gaz carbonique et de la chaleur.
L’équation bilan de la réaction s’écrit :
2C2H2 + 5O2 → 2H2O + 4CO2 + Q
c. Combustion dans le dichlore

On fait passer de l’acétylène bulle à bulle dans un


flacon de dichlore. Chaque bulle s’enflamme en
produisant un nuage noir de carbone, de l’acide
chlorhydrique.
L’équation bilan est :
C2H2 + Cl2 → 2C + 2HCl

III. REACTIONS D’ADDITION


1) Addition de dihydrogène :
hydrogénation
Hydrogénation catalytique de l’acétylène peut produire l’éthylène C2H4 ou l’éthane C2H6
C2H2 + H2 → C2H4
C2H2 + H2 → C2H6
2) Addition de dihalogènes Cl2 , Br2
C2H2 + Cl2 → C2H2Cl4 (Tétrachloroéthane)
C2H2 + Br2 → C2H2Br4 (Tetrabromoéthane)
3) Addition de chlorure d’hydrogène
Elle produit le monochlroéthyne C2H3Cl
C2H2 + HCl → C2H3Cl
4) Addition d’eau
L’hydrogénation catalytique de l’acétylène forme l’éthanal ou aldéhyde acétique (CH3CHO)
C2H2 + H2O → C2H4O

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IV. PREPARATION
1. Au laboratoire

Au laboratoire, on prépare l’acétylène en faisant tomber goutte


à goutte de l’eau additionnée d’acide chlorhydrique sur carbure
de calcium. Il se forme de l’hydroxyde de calcium et l’acétylène
est recueilli sur une cuve à eau.
L’équation bilan de la réaction est
CaC2 + 2H2O → Ca(OH)2 + C2H2
2. Méthode industrielle
Dans l’industrie le C2H2 est obtenu en traitant du carbure de calcium par l’eau à 200°C.
A 1500°C dans l’arc électrique le méthane se transforme en acétylène.
2CH4 → C2H2 + 3H2.
V. HYDROCARBURES ACTYLENIQUES ALCYNES
Les alcynes sont des hydrocarbures insaturés à triple liaison (C C) et de
fo𝑟𝑚𝑢𝑙𝑒𝑔é𝑛é𝑟𝑎𝑙𝑒 (𝑛 ≥2).
Le nom des alcynes est obtenu en remplaçant la terminaison <<ane >> des alcanes par la
terminaison <<yne≫
La formule générale des alcynes est : formule générale CnH2 – 2 (n ≥ 2)
Nombre
de carbone
FORMULE MOLECULAIRE NOM
(n)

2 C2H2 Etyne

3 C3H4 Propyne

4 C4H6 Butyne

5 C5H8 Pentyne

6 C6H10 Hexyne

Question de Cours :
1) Donne la formule développée du méthane et celle de l’acétylène.
2) Pourquoi dit-on que l’acétylène est une molécule linéaire ?
3) Décris la préparation l’acétylène au laboratoire.

Application Numérique :
Pour préparer de l’acétylène au laboratoire, on utilise 975 gramme de carbure de calcium contenant 20%
d’impuretés.
1) Calculer le volume d’acétylène recueilli dans les conditions normales.
2) Calculer le volume d’air (mesuré dans les conditions normales) nécessaire pour effectuer la
combustion complète de l’acétylène obtenu.
M( C ) =12g/mol ; M(Ca) = 40g/mol ; M(H) =1g/mol ; M(O) = 16g/mol, Vo = 22,4 L/mol.

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L’ETHANOL OU ALCOOL ETHYLIQUE M(C2H5OH) = 46g/mol
I. PROPRIETES PHYSIQUES ET USAGE
1. Propriétés physiques
L’alcool éthylique ou éthanol est un liquide incolore très mobile à odeur agréable et à saveur
brûlante. Il est très soluble dans l’eau et dans un grand nombre de substances : iode, camphre,
essences végétales. Sa densité est 0,8 et sa température d’ébullition 78°C. Sa concentration ou
titre alcoolique se mesure en degré Gay Lussac (°GL).
Exemple : 90°GL = 90 Cm3 d’alcool et 10 Cm3 d’eau.
2. Usages
Antiseptique local, combustible et liquide thermométrique.
Solvant dans la fabrication des produits pharmaceutiques et parfums.
Préparation des boissons alcooliques (vin, bière, liqueurs).
II. STRUCTURE
1) Formule brute: C2 H6 O
2) La formule structurale est :

3) La formule semi-développée :
III. PROPRIETES CHIMIQUES
1. Oxydation de l’éthanol
a. Combustion complète
L’alcool éthylique enflammé brule avec une flamme bleuâtre très chaude. Il se forme de la
vapeur d’eau et du dioxyde de carbone.
C2H5OH + 3O2 → 2CO2 + 3H2O

b. Addition des oxydants


Elle transforme l’éthanol en éthanal CH3CHO ou acide éthanoïque.
Ethanol → Ethanal → Acide éthanoïque
L’ion permanganate MnO en milieu acide
4-

MnO4- MnO4-
C2H5 – OH → CH3 – CHO → CH3COOH
L’ion bichromate CrO72- en milieu acide
Cr2O72- Cr2O72-
C2H5 – OH → CH3 – CHO → CH3COOH

2. Action des acides


L’estérification est l’action d’un acide sur un alcool avec formation d’eau et d’un ester.

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La réaction inverse dite hydrolyse est l’action d’un ester sur l’eau avec formation d’un acide et
d’un alcool.
Estérification
Acide + Alcool Ester + Eau
Hydrolyse
L’estérification et l’hydrolyse sont deux réactions lentes, limitées et athermiques.
Remarque
L’alcool est-il un acide ou une base ?
Acide + alcool → Ester + eau
HCl + C2H5OH → C2H5Cl + H2O
Salification
Acide + base → Sel + eau
HCl + NaOH → NaCl + H2O
En considérant les deux réactions produites par leurs équations on constate que l’alcool
éthylique a une certaine analogie avec les bases.
L’analogie est purement formelle.
L’alcool est un liquide neutre : il ne bleuit pas le tournesol rougi par un acide. Les solutions
aqueuses de l’alcool ne s’ionisent pas (la solution de soude est ionisée)
L’action de l’alcool sur l’acide n’est jamais immédiate, elle est lente et incomplète ;
l’estérification est limitée par la réaction inverse appelée hydrolyse (saponification).
Un ester n’est donc pas un sel.
L’alcool éthylique n’est donc pas un acide.
IV. REACTION DE DESHYDRATATION
1. Déshydratation complète
La déshydratation catalytique de l’éthanol par l’alumine à 400°C ou par action de l’acide
sulfurique concentré à 180°C donne de l’éthylène.
CH3 – CH2 – OH → C2H4 + H2O
Ou
CH3-CH2-OH → CH2=CH2 + H2O.
2. A 250°C avec Al2O3 et 140°C avec H2SO4 la déshydratation de
l’éthanol a lieu entre deux molécules.
Il se forme de l’oxyde d’éthyle de formule (C2H5)2O.
C2H5 – OH
+ → H2O + (C2H5)2O
C2H5 – OH
V. PREPARATION DE L’ALCOOL ETHYLIQUE OU ETHANOL
1. Fermentation alcoolique
Sous l’action de la levure de bière, le glycose C6H12O6 se fermente en éthanol et en dioxyde de
carbone
C6H12O6 → 2C2H5OH + 2CO2
2. Alcool de synthèse
a. Hydratation de l’éthylène
L’hydratation de l’éthylène donne l’alcool éthylique
H2SO4
C2H4 + H2O → 2CH3-CH2OH
b. L’éthylène sous pression de 30 atmosphères réagit
sur la vapeur d’eau à 300°C sur des catalyseurs
H3PO4
Evaluation : Explique la préparation de l’alcool éthylique par fermentation alcoolique.

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