Chap 2
Chap 2
Deuxième Chapitre
GENERALITES
Introduction.
En se référant au canevas des trois spécialités auxquelles est destinée cette matière ce
chapitre sera entamé par des descriptions détaillées des différents appareils disponibles à
notre université toute fois nous tenons à signaler que cette description n’est aucunement
destinée à un but publicitaire. Un aperçu sur les plans et les cartes suivra afin d’initier les
étudiants à ces nouvelles notions. Pour terminer l’importance des notions de fautes et erreurs
sera traitée.
LEVE T
Traitement des Données Détails Naturels et Artificiels
E
P R
L R
A SUIVI
A
PROJET FINAL I
PROJET FINAL
N Echelle Réelle N
IMPLANTATION
Figure (2.1) : Schéma du rôle de la topographie dans un projet
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Chapitre 2 Généralités
Levé de détails.
L’opération de levé consiste à lever touts les détails naturels (Rivières, Végétation
ruissellement lac etc…) et artificiels (Bâtiment, Regard, Route, pilonne électrique etc…)
Un levé peut être planimétrique (Angles et Distances) ou altimétrique (Nivellement). Si le
levé rassemble les eux adjectifs on dit qu’il est complet.
Les informations fournies par un levé topographique nous permettent alors d’établir un plan
de levé d’assiette du projet qui diffère selon la spécialité et le pan projet final résultant:
Génie Civil : plan d’architecture, plan de fondation
Hydraulique : Tracé du réseau d’assainissement
Travaux public : Un tracé en plan.
Implantation.
L’implantation est une étape primordiale qui représente le report en échelle réelle du
projet final sur son site. Il est recommandé de prendre toutes mesures nécessaires afin
d’éviter les fautes qui incombent un grand désagrément à l’entreprise réalisatrice et causer un
remarquable retard d’exécution. Cependant pour les projets de routes et assainissement un
deuxième levé altimétrique obligatoire doit suivre le tracé pour les traitements des données et
la finalisation du projet.
Ce qui entraine la nécessité d’une deuxième implantation altimétrique dans ces cas
alors que pour les projets de construction l’implantation altimétrique peut se faire
simultanément.
Appareils topographiques.
Selon la fabrication ou le mode d’emploi, on peut distinguer plusieurs types
d’appareils de mesures topographiques néanmoins nous allons citer quelques appareils en
relation avec les opérations de mesures programmées dans la matière à savoir mesure
angulaires, des distances et nivellement.
Théodolite :
Le théodolite est un appareil de mesure angulaire à grande précision. Il présente un
avantage très important par les deux rotations de son objectif nous permettant ainsi de
mesurer les angles horizontaux et verticaux. Ses deux de grés de liberté lui donnent accès à
touts les terrains.
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Chapitre 2 Généralités
Dans ce qui suit nous allons donner les descriptions des deux types de théodolites existants à
l’université.
Aperçu de la Lunette N° 10
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Figure (2.2) : Eléments nécessaires au réglage et centrage de l’appareil [[Link] 2019]
- La lunette nous montre le point de stationnement et à l’aide du cercle de milieu on
peut centrer le point. La même lunette est dotée de vis de réglage de la netteté de
l’image et de l’épaisseur des traits des cercles.
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Chapitre 2 Généralités
Une fois la première étape achevée on peut directement visualiser notre point objet en
regardant sur la lunette de visualisation (N° 16) qui est dotée localement de deux vis de
réglage de netteté et trait (trait horizontal et vertical) apparaissant sur l’image qui est
agrandie (rapprochée) grâce à la lentille d’objectif (N° 3)
Aperçu de l’objectif N° 3
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Sur la figure (2.4) on peut rendre l’image de l’objectif plus nette à l’aide du bouton (N° 4)
De la figure (2.3). En jouant sur la vis de réglage de trait de la lunette de visée (N°16)
On remarque les traits de repérage que nous exhibons par la figure (2.4) suivante :
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Chapitre 2 Généralités
2 Lignes Verticales
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Chapitre 2 Généralités
Lecture d’angles.
Une fois l’opération de réglage fin, des lignes repères sur le point, effectuée on peut
alors procéder à la lecture en s’assurant tout d’abord que le miroir de lumière (N° 14) est
bien ouvert et en regardant sur la lunette de lecture d’angle (N° 15) qui est aussi dotée d’une
vis tournante pour réglage de netteté.
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Sur la lunette de lecture d’angles apparaissent deux cadres lumineux. Sur le cadre
supérieur on peut lire les angles verticaux alors que sur le cadre inférieur on peut lire les
angles horizontaux. Comme on peut facilement constater sur la figure (2.8) chaque cadre est
indiqué par un triangle avec la lettre V pour l’angle vertical et H pour horizontal.
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Chapitre 2 Généralités
Eléments complémentaires
On peut aussi constater la présence de certains éléments sur la figure (2.9) qui
viennent compléter l’utilisation de l’appareil et améliorent ainsi ses performances à savoir :
L’élément de l’étalonnage de l’appareil (N° 6)
Le niveau tubulaire (N° 08) qui permet l’horizontalité pour des mesures
altimétriques.
Le bouton poussoir de vérification de la visée (N° 9).
L’accessoire (N° 13) sur la figure (2.8) sert par exemple à doter l’appareil d’une
boussole pour chercher le nord comme direction repère.
Le bouton de blocage du cercle de graduation (N° 19). Ce bouton sert aussi à
fixer l’appareil sur son socle (N° 11) donc il doit être bloqué tout de suite après son
utilisation car tout oubli pourrait causer un accident fatal à l’appareil.
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Chapitre 2 Généralités
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Chapitre 2 Généralités
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Lectures d’angles
Le système de lecture d’angles a complètement changer d’élément et de principe au
lieu de la lunette et de l’appréciation visuelle de la lecture d’angle par l’opérateur le
théodolite numérique doté de part et d’autre de deux cadres numériques affichant
directement les lectures verticale et horizontale avec la précision requise par l’appareil.
Comme on peut remarquer sur la figure (2.13) l’existence de plusieurs bouton parmi
lesquels le point de (ON/OF) qui allume et éteint l’appareil. Ces cadres sont appelés panneau
de commande et leur fonctionnement sera exposé ultérieurement.
Figure (2.13) : Panneau de Commande et affichage des lectures ET-5 [[Link] 2019]
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Chapitre 2 Généralités
Eléments Complémentaires
Pour le théodolite ET-500 la présence d’un poignet est très utile au déplacement de l’appareil
alors que la batterie est nécessaire au fonctionnement de l’appareil et les panneaux de
commande. Ce théodolite est aussi accompagné par un fil à plomb pour une première
approche de centrage.
BATTERIE D’ALIMENTATION POIGNET DE DEPLACEMENT
FIL A PLOMB
Niveau automatique :
Le niveau automatique est un appareil de nivellement de premier ordre par son
réglage simple et sa facilité de déplacement. Par le même procédé que pour les théodolites
nous allons donner sa description par étape de fonctionnement.
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Chapitre 2 Généralités
Visée de la mire.
Le niveau automatique fonctionne obligatoirement avec la mire donc on peut voir sur
la figure (2.16) que le procédé est le même que pour les théodolites sauf que cette fois c’est
le sommet du triangle blanc du collimateur qui doit s’aligner avec l’œil de l’opérateur et la
mire posée bien droite sur le point objet de l’opération
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Chapitre 2 Généralités
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Figure (2.17) : Eléments de visualisation et réglage fin de la Mir par le niveau automatique
Figure (2.18) : Lecture sur Mir par le niveau automatique [[Link] 2019]
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Chapitre 2 Généralités
Eléments Complémentaires.
Dans le cas où on désire utiliser le niveau automatique dans une mesure d’angle
horizontal, il est doté comme le montre la figure (2,19) d’un cercle de graduation (5) divisé
en unités de 1 grade par graduation. D’autre part le niveau possède une marque (6) qui
indique la lecture de départ ou la mise à zéro. Pour le centrage de l’appareil sur le sommet
de l’angle le niveau est accompagné d’un fil à plomb (7) qui permet un centrage plus ou
moins grossier.
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Figure (2.19) : Eléments de mesure angulaire du niveau automatique[[Link] 2019]
Accessoires.
Ces dits appareils sont accompagnés de nombreux accessoires afin de rendre possible leur
fonctionnement. Nous allons dans ce qui suit décrire ces éléments
Trépieds.
Le trépied est un élément nécessaire aussi bien aux Théodolites qu’aux niveaux
automatique car il joue le rôle important de support pour ces appareils. Il est constitué,
comme on peut le voir sur la figure (2.20), par une plate forme en acier ( 1 ) triangulaire
trouée au milieu et dotée d’un système de fixation de l’appareil (2) à filetage externe
permettant à la lunette de centrage de visualiser le point de stationnement. Chaque côté de la
plate forme triangulaire est ainsi relié à un pied (3 ). Chacun des trois pieds est constitué
d’un système glissant qui offre la possibilité de réglage de la plateforme en hauteur. Les trois
pieds sont aussi terminés par des pointes en acier ( 1 ) qui enfoncées dans le terrain donnent
une meilleure stabilité à l’appareil.
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Chapitre 2 Généralités
Remarque :
Il est nécessaire de rappeler que pour le transport à vide du trépied les pieds doivent être
assemblés en position fermée par la ceinture ( 5 ) et le trépied porté avec l’autre partie de la
ceinture ( 6 ) comme un « Sac à dos » et non comme un « cartable » car cette dernière
position pourrait facilement quelqu’un.
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Figure (2.20) :Le Trépied [[Link] 2019]
La Mire.
Comme il est illustré sur la figure (2.21) la mire est une règle graduée en centimètre et
marquée en chaque décimètre (10cm). Pour tout décimètre nous avons pour les cinq 05
premiers centimètres le premier et le troisième sont colorés (Rouge ou Noir) le reste et blanc
alors que pour les cinq autres ils forment la lettre « E » qui est normale pour les décimètres
impairs et qui est inversée pour les pairs. Chaque fois qu’on passe d’un mètre à un supérieur
la couleur change du noir vers le rouge ou l’inverse. Ce changement de couleur permet une
meilleure visibilité. La mire est généralement équipée d’un niveau circulaire afin de
permettre à l’aide topographe de la maintenir bien droite et éviter ainsi les fautes. Pour le
transport de la mire elle est fabriquée en système glissant comme les anciennes antennes des
radios ou en système rabattable en 1m. Elle peut être en bois ou en aluminium afin d’avoir
un poids portable par l’aide topographe qui est aussi appelé « Porte-Mire ».
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Chapitre 2 Généralités
Le Jalon.
Le jalon est un tube cylindrique en bois ou en métal terminé en bas par une pointe
toujours en métal afin de lui permettre de marquer un point sur le terrain. Sa forme
symétrique nous permet soit de centrer le fil vertical de l’appareil sur son axe ou le limiter
entre les deux fils verticaux et parallèle. Dans d’absence d’obstacle il est toujours préférable
de viser la pointe du jalon. Il est toujours utilisé avec les théodolites.
Il est coloré en bandage Rouge et Blanc pour une bonne visibilité même dans les
pays de neige. En bois, il est constitué en un seul bâton alors qu’en métal il est constitué
comme on peut le voir sur la figure (2.22) en plusieurs bâtonnets qu’on peut assembler
suivant la hauteur désirée. On peut le maintenir en position verticale « debout » par un
soutien à trois pieds et une pince tenante.
Jalon
Pince
Pied du soutien
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Chapitre 2 Généralités
Le fil à Plomb.
Un fil tenant à son extrémité une masse de plomb sous forme conique se terminant
par une tête très pointue nous permettant d’avoir une projection d’un point sur le sol. Tel
qu’il est constitué et représenté sur la figure (2.23) il est basé sur le principe de la pesanteur
qui est représentée par la pointe du cône et par la verticale du point, confondues lors de la
projection. Il est différent du fil à plomb du maçon en conception car le premier cherche un
point sur le sol alors que le second cherche une ligne verticale parallèle au fil tendu.
, , ( n entier positive)
On appelle :
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Chapitre 2 Généralités
Sur un plan l’échelle est indiquée sous forme décimale suivie de la forme fractionnaire ()
EXP : ECHELLE 0 ,002 ( 1/500 )
Les Plans.
Les plans sont considérés comme des pièces graphiques à très grandes échelles
représentants le projet sujet de notre étude. On peut suivant leurs utilités topographiques
distinguer :
Le Plan de masse.
Le plan de masse est une pièce graphique nécessaire dans tout projet elle permet de
représenter graphiquement l’état actuel du terrain autour du projet de construction tout en
exhibant le futur projet de construction.
Dans un plan de masse doivent être représentées à l’échelle et avec précision toutes
les cotations nécessaires des différents éléments du plan. Touts les détails naturels ou
artificiels se trouvant à proximité du projet de construction doivent figurer sur le plan. Il est
aussi très important de montrer les accès au terrain assiette du projet. Ce plan nous permet
l’implantation des limites de la propriété ( projet).
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Chapitre 2 Généralités
Le Plan de situation.
Le plan de situation donne la situation géographique d’un terrain au sein de la
commune dont il dépend. En topographie ce plan nous permet d’effectuer une visite de
reconnaissance du terrain et nous aide à choisir les moyens matériels humains à maitre en
œuvre pour aborder ce terrain.
Le Plan de fondations
Le plan de fondation est une dernière étape dans tout calcul de structures ou bâtiment.
Il représente graphiquement les semelles sur les quelles va reposer la structure. Toutes les
dimensions doivent se trouver sur le plan en caractères clairs et lisibles.
Les plans de fondations qui constituaient la dernière étape pour l’étude deviennent la
base de départ du travail du topographe qui va déduire de ce plan le plan d’implantation du
projet sur le site.
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Chapitre 2 Généralités
Les Cartes.
Les cartes sont des pièces graphiques à moyenne ou petite échelle ou même très petite
échelle selon l’échelle on peut distinguer :
-Très petite échelle : 1cm 10 km
Ce sont des cartes « ATLAS » c'est-à-dire que leur but est beaucoup plus informateur et
donne des généralités comme l’exemple que nous présentons dans la figure (2.27) et qui
donne les frontières des quarante huit wilayas de l’Algérie.
Ces cartes peuvent contenir des statistiques sur différents thèmes (Habitat, Agriculture etc..)
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Chapitre 2 Généralités
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Chapitre 2 Généralités
Fautes et Erreurs
Définitions
--Fautes:
Les fautes, au sens des mesures physiques et topographiques , sont des imperfections
évitables ,généralement grossières , dues à des inadvertances opératoires qu’une organisation
judicieuse et une discipline plus stricte dans les travaux eussent permis de déceler et
d’éliminer .
faute de lecture,_ faute de réglage de l’appareil etc.…
--Erreurs :
Au contraire, sont des inexactitudes inévitables, généralement dues à des imperfections
indépendantes de la volonté de l’opérateur
Erreur d’instruments ; Erreur d’Ambiance
Erreurs systématiques
Les erreurs systématiques suivent des lois généralement connues lors de plusieurs
mesurages effectués dans les mêmes conditions et restent constantes en valeur absolue et en
signe. Elles varient suivant une loi définie quand les conditions changent. Par exemple, les
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Chapitre 2 Généralités
mesures faites avec une chaîne de 20 m trop courte de 5 mm seront entachées d’une erreur
systématique ; son importance et son signe sont connus si l’étalonnage nécessaire a été fait,
et son influence peut s’éliminer par la correction conséquente des mesures effectuées.
Les erreurs systématiques sont généralement cumulatives par voie d’addition.
Exemple 1:
L’erreur commise, sur la mesure totale d’une distance de 800m avec une chaîne de 20 m
trop courte de « 5 mm »,est : ei = - 5mm
Remarque :
En résume, les erreurs systématiques pouvant être quantifiées alors leur influence peut
être éliminée par des méthodes d’observations adoptées .
Exemple 2 :
Calcul de l’allongement d’un ruban sous l’effet de traction ou de chaleur ambiante :
Erreurs accidentelles
Les erreurs accidentelles sont des inexactitudes ou imperfections qui sont commises
lors d’un nombre important ( n ) de mesurages. Ce sont alors des erreurs fortuites ou
aléatoires qui varient de façon imprévisibles en valeurs absolues et en signe (±).
Pour pouvoir corriger ces erreurs on a recours aux méthodes statistiques de gestion de
telles données.
Erreur absolue
L’erreur absolue pou chaque mesure est définie comme étant la différence entre le
résultat de mesurage et la valeur de comparaison et qu’on note :
Pour le premier terme de cette expression c’est le résultat du mesurage « i » effectué corrigé
bien sur des erreurs systématiques.
Alors que le deuxième terme influence l’appellation même de l’erreur absolue. On peut
distinguer alors suivant la valeur de comparaison :
La valeur de comparaison dans ce cas est vraie par évidence telle distance maximale pour
créer un joint de dilatation dans un bâtiment, la pente minimale d’écoulement de l’eau etc..
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Chapitre 2 Généralités
Par contre si la valeur est conventionnellement vraie cela signifie qu’il y a des normes ou
conventions sur cette valeur comme la distance de 20 m entre deux regards etc…
Indices de dispersion :
Les différents indices de dispersion sont :
1- Ecart type σ ; 2- Erreur de probabilité ep ; 3 – Erreur moyenne em.
Sont tous des grandeurs de mesures des erreurs fortuite et sont liées par la relation :
σ ep = em
En topométrie bien qu’il soit possible d’utilisé l’une des trois valeurs on adopte sauf
spécification contraire L’écart type encore appelé Erreur Moyenne quadratique de fidélité.
L’écart type :
Un écart type moyen quadratique est égal à la racine carré de la moyenne arithmétique des
erreurs vraies :
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Chapitre 2 Généralités
Remarque importante :
Les considérations relatives aux erreurs accident telles n’ont pas de caractère
rigoureusement absolu; elles se rattachent à la théorie des probabilités.
De toute façon, elles n’ont de signification raisonnable que si l’on respecte les deux
hypothèses fondamentales et préalables, à savoir :
a) les mesures sont expurgées des erreurs systématiques ;
b) Elles sont effectuées en grand nombre ; deux ou trois mesures ne rentre pas dans cette
catégorie.
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