Traitements des effluents et des déchets
I. Effluents gazeux
Introduction
La pollution atmosphérique est l’une des inquiétudes majeures en termes d’environnement
et de protection de la planète.
L’industrialisation a entrainé une production importante d’éffluents gazeux (C.O.V
…), induisant un dérèglement des équilibres atmosphériques.
Les industriels s’orientent vers la mise en œuvre d’unité de traitement des effluents
gazeux pollué afin de satisfaire aux nouvelles normes de rejet.
I. Traitement des émissions atmosphériques
Beaucoup d’effluents atmosphériques constitués d’un gaz porteur inoffensif (air
ou air + vapeur d’eau) et d’éléments d’une autre phase (liquide ou solide).
Leur traitement consiste à :
- Piéger cette deuxième phase et de la traiter comme effluent liquide ou solide.
- D’autres effluents présentent un danger sous forme gazeuse. Ils sont absorbés
dans une phase liquide avant d’être traité avec les effluents liquides (transfert de
pollution).
A. Traitement des poussières, aérosols et gaz de procédé
Poussières : solide dans l’air
Effluents atmosphériques chargés de poussières dans différents procédés,
- Silice colloïdale très fine et extrêmement nocive,
- Noir de carbone même diamètre mais très peu nocif
Plus le spectre granulométrique est large, plus la séparation des poussières est
facile (effet d’entraînement des fines particules sur les grosses : auto-épuration)
Selon les procédés :
- Poussières d’origine mécanique (difformes)
- Poussières d’origine thermique (sphériques)
Choix du dépoussiéreur dépend également du fluide porteur et de ses
caractéristiques (débit, composition chimique, T°)
Aérosols :
liquide/solution dans l’air
Emissions vésiculaires d’origine
- Mécanique (entraînements de liquide dus aux dégagements gazeux,
agitation des bains) gouttes de diamètre de 15 à 20micron et parfois >
- Chimique (condensation des vapeurs ou gaz émis par les bains)
gouttelettes de diamètre de 0,4 à 3micron
1
Souvent deux types d’aérosols coexistent, difficulté d’établir le spectre
granulométrique, définir approximativement la répartition entre aérosols
chimiques et mécaniques.
Gaz de procédé :
gaz porteur + liquide et/ou solide
Procédés industriels faisant appel à des gaz dans leur fonctionnement = gaz
porteur inertes ou dangereux pour l’environnement
Traitement : Absorber en phase liquide par des séparateurs humides et sont
traités sous forme liquide
TECHNIQUES DE SEPARATION:
Les séparateurs mécaniques
Séparer les poussières et certaines vésicules par des forces mécaniques :
- Pesanteur (chambre de décantation)
- Force centrifuge (séparateurs centrifuges, cyclones : on met en rotation
les effluents gazeux, les particules solides et liquides sont projetées vers
l’extérieur et séparées du gaz vecteur, pour des grandes particules,
diamètre > 5 à 10micron)
- Inertie (séparateurs à chicanes : à l’entrée admission effluent gazeux à
traiter, à la sortie : effluent épuré + déchets, série d’obstacles entre les
deux : particules lourdes ne peuvent contourner l’obstacle et sont
récupérées en position inférieure)
Les séparateurs humides – laveurs
Emissions gazeuses inorganiques et gaz de traitement épurés par l’absorption
des gaz dans un liquide = lavage humide.
La phase liquide retourne vers l’épuration des effluents liquides.
Principe de l’absorption gaz/liquide :
Absorption d’une substance gazeuse dans un liquide, est limitée par la tension
de vapeur de cette substance et par sa solubilité :
- Tension de vapeur = f (T°, du produit dans la solution liq) = pression
partielle d’un produit dans la phase gazeuse au-dessus d’une solution de
ce produit lorsque l’équilibre est atteint : limite le transfert de la phase
gazeuse à la phase liquide
- Solubilité = f (T°)
Amélioration du transfert gaz/liquide en multipliant les étages de lavage : lavage
en plusieurs étapes et approcher le point de transfert maximum à chacune d’elles
(formation de brouillard pris par la phase liquide), renouveler la S de contact.
2
Laveur = un ou plusieurs étages de transfert gaz/liquide et un étage de
dévésiculage avant évacuation à la cheminée pour limiter l’échappement
d’aérosols vésiculaires
Principaux types de laveurs :
à barbotage, à garnissage, à plateaux, à pulvérisation
Annexe 1 : Application a l’absorption ( TD-page 7 corrigé page 9)
Les séparateurs à couches filtrantes
Dispositifs où l’effluent passe à travers une couche de matière solide (mur
poreux) et particules et aérosols sont retenus
Risque de colmatage des filtres : éléments retenus doivent être enlevés en
pulsant pour vider
Pour des vésicules < 1 : séparateurs à matelas de fibre
Très grand nombre de systèmes de filtration existe (média filtrants et techniques
de nettoyage/décolmatage différents)
Choix d’un séparateur à couches filtrantes dépend d’un grand nombre de
facteurs
Les électrofiltres
Séparation par précipitation électrique : effluent passe dans un champ électrique,
les poussières et vésicules chargées sous l’action du frottement ou de
l’ionisation du gaz porteur, un champ électrique est crée autour d’électrodes sur
lesquelles les polluants précipitent.
Domaine d’application : grands débits gazeux à forte concentration en
poussières dont le diamètre est faible (vésicules submicroniques)
Lavage des gaz justifiés si gaz est à traiter pour des raisons chimiques sinon il ne
faut pas transférer la pollution vers la phase aqueuse.
Plages d’utilisation des types de dépoussiéreurs :
- mécanique (chambre, cyclone) : > 10
- laveur : 0,1 < < 100
- filtres à tissu : < 10
- électrofiltre : < 10
Traitement des effluents gazeux organiques
Oxydables pour la plupart.
Solvants organiques soumis à une réglementation très stricte.
3
Solvants organiques non utilisés purs mais avec des additifs (stabilisants
organiques).
TECHNIQUE D’EPURATION:
- cryogénique ou à condensation : partie haute de la cuve refroidie
violemment condense le solvant et évacuation du gaz.
- par lavage à l’eau : séparation de phase (2 phases à traiter), ne permet pas
la récupération simultanée du solvant et additifs
- par combustion : uniquement si polluants à éliminer oxydables !
o torchère (raffinerie)
o incinérateur
o brûleurs de post-combustion (sortie des fours industriels)
o combustion catalytique
- par adsorption sur charbon actif : seule méthode recommandable quand
récupération du solvant avec ses additifs impérative
Principe de l’adsorption des solvants sur charbon actif :
Charbon actif = forme microporeuse de carbone fabriquée à partir de tourbe,
bois, lignite, anthracite, obtenue par un processus d’activation qui développe
d’innombrables pores dont la surface totale va de 1200 à 2500 m2 par gramme
de charbon actif
Structure poreuse du charbon actif.
A saturation du charbon actif en solvant :
4
- déchet combustible perte économique (destruction du charbon, perte
des solvants comme matière première) et dégâts environnementaux
(incinération solvants halogénés donne composés chlorés et fluorés dont
certains très toxiques : dioxines, furanes)
- régénération chez un récupérateur agréé du charbon et récupération
des solvants adsorbés
- régénération sur place pour réutiliser le charbon et réduire la
consommation des solvants (investissement dans l’équipement intéressant
pour de grandes quantités)
Récupération des solvants adsorbés et du support carboné :
Désorption par augmentation de la T° : air, vapeur d’eau, gaz inerte, ou vide
puis condensation.
condensats éliminés comme déchets auprès d’un récupérateur ou traités pour
obtention de solvants recyclables (économiquement plus rentable) mais si le
condensat est constitué de plusieurs solvants différents (mixte), ils seront
séparés pour être réutilisables.
Le procédé continu :
comporte au moins 2 lits de charbon actif en mode de fonctionnement alterné.
Un lit est en phase d’adsorption par filtration des effluents
gazeux au travers du lit pendant que l’autre est en phase de régénération
(désorption).
La désorption à la vapeur est très répandue. Elle est surtout utilisée pour les
COV non solubles, dont la séparation solvants - eau est facile.
La désorption au gaz inerte chaud (azote) permet d’éviter les inconvénients dus
à l’eau (COV solubles et risques de corrosion)
Avantages du procédé
- Procédé très efficace du fait de la surface d'échange élevée entre l'adsorbant et
le fluide (élimination des solvants et désodorisation).
- Plage d’application assez vaste (débit, concentration et type de produit).
- Accepte les variations de flux.
- Permet le traitement des solvants chlorés.
Limitations du procédé
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- Certains composés engendrent des réactions de polymérisation (styrène,
butène, formol, phénol, acrylonitrile …) durant les phases de régénération.
⇒ Blocage de la structure poreuse.
- Certains composés engendrent des réactions très exothermiques avec
risques de points chauds (cétones).
Paramètres fonctionnels
Pour le flux gazeux
1 – Débit
2 – Composition : nature et concentration des polluants
3 – Température
4 – Vitesse de passage
5 – Humidité relative du flux d'air ou de gaz.
Pour le charbon
1 – Capacité d'adsorption : surface interne distribution poreuse
2 – Granulométrie : diamètre , longueur
3 – Perte de charge
4 – Dureté
6
Annexe 1 Absorption ( TD )
Le schéma ci-contre représente une désorption à co-courant :
Equations de bilan matière
Schéma de principe
1/ Retrouver la droite opératoire (construction de MacCabe et Thiele à contre courant)
C'est l'équation de la droite opératoire, qui passe par les points (X 1 , Y0) et (X0 , Y1),
coordonnées des deux extrémités de la colonne.
Absorption d'ammoniac contenu dans l'air par de l'eau à pression atmosphérique entre 20 et
40°C, les isothermes d'absorption à 20, 30 et 40°C à partir des données du tableau suivant, en
coordonnées rapports molaires( on se limitera à des rapports molaires de 0.14 en phase
liquide et en phase gaz) :
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Solubilité de NH3 dans l’eau en fonction de la
pression partielle en NH3 (mmHg) et de la température
Solubilité de NH3 PNH3 PNH3 PNH3 PNH3 PNH3
g d’NH3/100g d’eau 0°C 10°C 20°C 30°C 40°C
100 947
80 636 987 1450 3300
70 500 780 1170 3130
60 380 600 945 2760
50 275 439 686 1520
40 190 301 470 719 1065
30 119 190 298 454 692
25 89.5 144 227 352 534
20 64 103.5 166 260 395
15 42.7 70.1 114 179 273
10 25.1 41.8 69.6 110 167
7.5 17.7 29.9 50 79.7 120
5 11.2 19.1 31.7 51 76.5
4 51 24.9 40.1 60.8
3 11.3 18.2 29.6 45
2 7 12 19.3 30
1 3 6 15.4
2/Calculer les rapports molaires de la phase liquide (eau - NH3) et de la phase gaz (air -
NH3) en équilibre, à pression atmosphérique. Tracer les isothermes.
On obtient les tableaux suivants, dans les quels seules les données en rapport molaire à 20, 30
et 40°C nous intéressent pour tracer les isothermes d'absorption.
Equilibre eau NH3 air à pression atmosphérique
en coordonnées rapports molaires en amoniaque
X Y (0°C) Y(10°C) Y(20°C) Y(30°C) Y(40°C)
NET d’une adsorption eau/NH3 (Construction de Mac Cabe et Thiele)
Lors du lavage par de l'eau pure d'un mélange air - NH3 au titre molaire de 8% dans une
colonne d'absorption fonctionnant à 20°C, on observe les titres molaires en NH 3 suivants en
sortie: phase gaz 0.2%, phase liquide 7.3%.
3/ Déterminer le nombre d'étages théoriques de la colonne à l'aide de la courbe
d'équilibre jointe, tracée en rapports molaires.
Annexe 1 Absorption (corrigé de TD)
Courbes d'équilibre isotherme en titre molaire y=f(x) et en rapport molaire Y=F(X)
Désorption à co-courant ou en discontinu
Le point bleu représente les phases liquide et gaz à l'entrée de l'appareil. Elles ne sont pas en
équilibre. Le long de leur parcours dans l'appareil, chaque phase se rapproche de l'équilibre:
la phase liquide cède du soluté et son rapport molaire évolue de X 0 vers X1
8
la phase gaz capte ce soluté et son rapport molaire évolue de Y0 vers Y1
le point représentatif des phases au cours de leur évolution dans l'appareil est situé sur la
droite verte, nommée droite opératoire, et de pente -L'/V' en absorption ou désorption à co-
courant
Le schéma ci-contre représente une désorption à co-courant idéale, ou les deux phases en
sortie, de rapports molaires X1 et Y1, sont en équilibre
Equations de bilan matière
Schéma de principe
Notations phase liquide:
L débit de la phase liquide, indice 0 à l'entrée, 1 à la sortie
x titre massique en soluté dans la phase liquide
X rapport massique en soluté dans la phase liquide, avec X = x/(1-x)
L', débit du liquide exempt de soluté, càd L' = L (1-x). Ce débit est constant tout le long de la
9
cette construction peut également être tracée sur la courbe d'équilibre en titre massique ou en
titre molaire avec une approximation tout à fait satisfaisante si les titres sont inférieurs à
quelques pourcent (1 à 5% par ex).
Droite opératoire et construction de MacCabe et Thiele à contre courant:
Débit de solvant pur: L' = L (1-x) = L0 (1-x0) = L1 (1-x1)
Débit d'inerte pur: V' = V (1-y) = V0 (1-y0) = V1 (1-y1)
Bilans sur l'enveloppe bleue: L x - L1 x1 = V y - V0 y0
En remplaçant L1 par L'/(1-x1) , L par L'/(1-x), V0 par V'/(1-y0) et V par V'/(1-y) on obtient:
L' x /(1-x) - L' x1 /(1-x1) = V' y /(1-y) - V' y0 /(1-y0 )
soit encore L' (X - X1) = V' (Y - Y0), qui s'écrit enfin: (Y - Y0) = (L'/V') (X - X1)
C'est l'équation de la droite opératoire, qui passe par les points (X 1 , Y0) et (X0 , Y1),
coordonnées des deux extrémités de la colonne. Le tracé de cette droite opératoire sur la
courbe d'équilibre permet de déterminer le Nombre d'Etage Théorique NET de la colonne.
Construction de MacCabe et Thiele, Absorption à contre courant
10
Courbe équilibre NH3/H2O
Pour étudier l'absorption d'ammoniac contenu dans l'air par de l'eau à pression atmosphérique
entre 20 et 40°C, on demande de tracer les isothermes d'absorption à 20, 30 et 40°C à partir
des données du tableau suivant, en coordonnées rapports molaires. Pour les échelles, on se
limitera à des rapports molaires de 0.14 en phase liquide et en phase gaz.
Solubilité de NH3 dans l’eau en fonction de la
pression partielle en NH3 (mmHg) et de la température
Solubilité de NH3 PNH3 PNH3 PNH3 PNH3 PNH3
g d’NH3/100g d’eau 0°C 10°C 20°C 30°C 40°C
100 947
80 636 987 1450 3300
70 500 780 1170 3130
60 380 600 945 2760
50 275 439 686 1520
40 190 301 470 719 1065
30 119 190 298 454 692
25 89.5 144 227 352 534
20 64 103.5 166 260 395
15 42.7 70.1 114 179 273
10 25.1 41.8 69.6 110 167
7.5 17.7 29.9 50 79.7 120
5 11.2 19.1 31.7 51 76.5
4 51 24.9 40.1 60.8
3 11.3 18.2 29.6 45
2 7 12 19.3 30
1 3 6 15.4
Pour tracer les isothermes, il faut calculer les rapports molaires de la phase liquide (eau -
NH3) et de la phase gaz (air - NH3) en équilibre, à pression atmosphérique.
Calcul du rapport molaire en phase liquide:
XNH3mol=(mNH3/MNH3)/(meau/Meau)
L'application numérique pour la solution contenant 7.5g d'NH3 pour 100 g d'eau donne:
XNH3mol=(7.5/17)/(100/18)=0.0794
Calcul du rapport molaire en phase gaz:
YNH3mol=PNH3/Pair =PNH3/(Ptotale-PNH3)
Pour l'équilibre avec la solution précédente à 20°C, on a une pression partielle en
NH3 PNH3,20°C=50 mmHg, d'ou:
YNH3,20°Cmol=50/(760-50)=0.0704
Si on voulait tracer les isothermes en titre molaire, on procèderait de même:
11
Calcul du titre molaire en phase liquide
xNH3mol=(mNH3/MNH3)/(mNH3/MNH3+meau/Meau)
soit xNH3mol=(7.5/17)/(7.5/17+100/18)=0.0736
Calcul du titre molaire en phase gaz
yNH3mol=PNH3/Ptotale=50/760=0.0658.
On obtient finalement les tableaux suivants, dans lequels seules les données en rapport
molaire à 20, 30 et 40°C nous intéressent pour tracer les isothermes d'absorption. L'exemple
choisi pour l'AN est mis en rouge.
Remarque: les données de pression partielles en NH3 qui dépassent la pression atmosphérique
ne sont pas utilisables pour notre équilibre, qui est à pression atmosphérique.
Equilibre eau NH3 air à pression atmosphérique
en coordonnées rapports molaires en amoniaque
X Y (0°C) Y(10°C) Y(20°C) Y(30°C) Y(40°C)
0.0106 0.0040 0.0080 0.0000 0.0207
0.0212 0.0093 0.0160 0.0261 0.0411
0.0318 0.0151 0.0245 0.0405 0.0629
0.0424 0.0201 0.0339 0.0557 0.0870
0.0529 0.0150 0.0258 0.0435 0.0719 0.1119
0.0794 0.0238 0.0410 0.0704 0.1172 0.1875
0.1059 0.0342 0.0582 0.1008 0.1692 0.2816
0.1588 0.0595 0.1016 0.1765 0.3081 0.5606
0.2118 0.0920 0.1577 0.2795 0.5200 1.0822
0.2647 0.1335 0.2338 0.4259 0.8627 2.3628
0.3176 0.1856 0.3333 0.6450 1.4837 10.1765
0.4235 0.3333 0.6558 1.6207 17.5366
0.5294 0.5670 1.3676 9.2703
0.6353 1.0000
0.7412 1.9231
0.8471 5.1290
Equilibre eau NH3 air à pression atmosphérique
en coordonnées titres molaires
x y (0°C) y(10°C) y(20°C) y(30°C) y(40°C)
1.05% 0.39% 0.79% 0.00% 2.03%
2.07% 0.92% 1.58% 2.54% 3.95%
3.08% 1.49% 2.39% 3.89% 5.92%
4.06% 1.97% 3.28% 5.28% 8.00%
5.03% 1.47% 2.51% 4.17% 6.71% 10.07%
7.36% 2.33% 3.93% 6.58% 10.49% 15.79%
9.57% 3.30% 5.50% 9.16% 14.47% 21.97%
13.71% 5.62% 9.22% 15.00% 23.55% 35.92%
17.48% 8.42% 13.62% 21.84% 34.21% 51.97%
12
20.93% 11.78% 18.95% 29.87% 46.32% 70.26%
24.11% 15.66% 25.00% 39.21% 59.74% 91.05%
29.75% 25.00% 39.61% 61.84% 94.61%
34.62% 36.18% 57.76% 90.26%
38.85% 50.00% 78.95%
42.57% 65.79%
45.86% 83.68%
Isothermes d'absorption, ternaire eau NH3 air, à pression atmosphérique et en rapports
molaires
Annexe 3.3 NET d’une adsorption eau/NH3
Construction de Mac Cabe et Thiele
Lors du lavage par de l'eau pure d'un mélange air - NH3 au titre molaire de 8% dans une
colonne d'absorption fonctionnant à 20°C, on observe les titres molaires en NH 3 suivants en
sortie:
phase gaz 0.2%,
phase liquide 7.3%.
Déterminer le nombre d'étages théoriques de la colonne à l'aide de la courbe d'équilibre jointe,
tracée en rapports molaires.
13
NET absorption eau NH3 air à 20°C en rapports molaires
Pour déterminer le NET, il faut convertir les titres molaires des flux entrants et sortants en
rapports molaires. Les titres molaires sont notés x (phase liquide) et y (phase gaz), et les
rapports molaires X et Y. L'indice e représente l'entrée, l'indice s la sortie. On obtient:
Xe =xe/(1-xe) =0 car alimentation en eau pure,
Xs =xs/(1-xs) =0.073/(1-0.073)= 0.0787,
Ye =ye/(1-ye) =0.08/(1-0.08)= 0.0870,
Ys =ys/(1-ys) =0.002/(1-0.002)= 0.0020.
Pour la construction de Mac Cabe et Thiele, on trace les points (Xe,Ys)=(0,0.0020) et
(Xs,Ye)=(0.0787,0.0870) qui représentent respectivement le haut et le bas de la colonne. On
relie ces deux points par une droite qui constitue ce que l'on nomme la droite opératoire. On
trace ensuite des étages d'équilibre entre cette droite opératoire et la courbe d'équilibre pour
déterminer le nombre d'étages d'équilibres, ou NET. Ici, on trouve NET=8.
14
Annexe 2 : DEPOLLUTION CATALYTIQUE AUTOMOBILES
Extrait du fichier pdf : TP – Catalyse hétérogène , appliquée à la dépollution automobile
(4AE03_TP_Catalyse_pdf)
1 Principe d’un catalyseur et définitions
Dans les systèmes de post-traitement des gaz d’échappement nous trouverons un ou plusieurs
catalyseurs, qui ont comme objectif l’accélération des réactions d’oxydation ou de réduction
des différents polluants.
Un catalyseur d’oxydation, par exemple un DOC (Diesel Oxydation Catalyst) est composé
d’une phase active, contenant les métaux Pt et Pd dispersés sur la surface d’un support,
l’alumine (oxyde d’aluminium Al2O3). Le catalyseur doit encore être déposé sur la surface
d’un monolithe (structure en nid d’abeille) qui permettra le passage du gaz d‘échappement à
son travers.
1) et 7) Diffusion externe
2) et 6) Diffusion interne (structure poreuse du catalyseur)
3) et 5) Adsorption des réactifs dans les sites actifs et désorption des produits
4) Réaction à la surface
2. Moteur essence
Formation des polluants
La combustion dans un moteur essence est dite "prémélangée". De ce fait il est nécessaire,
pour que la combustion soit optimale, d'avoir un mélange défini dans les proportions
stœchiométriques dans l’ensemble du cylindre. Dans ces conditions, les polluants majeurs
émis par le véhicule sont :
- le monoxyde de carbone (CO) ;
- les hydrocarbures (HC) imbrûlés ;
- les oxydes d'azotes (NOx) ;
- le dioxyde de carbone (CO2)
15
Les deux premiers polluants émis par les moteurs essences (CO et HC imbrûlés) sont associés
principalement à des combustions dites incomplètes. Dans un moteur essence, ces mauvaises
combustions se concentrent notamment aux bords du cylindre, où peut partiellement
condenser le carburant ainsi que dans les interstices (segmentation, crevasses).
Plusieurs voies réactionnelles peuvent mener à la formation des oxydes d'azote. Parmi celles-
ci, la contribution du mécanisme "NO thermique" (significatif au-delà de 1800K) tiens une
importance majeure du fait des hautes températures atteinte au sein de la chambre de
combustion (proche de 2200K). Le dioxyde de carbone est émis lors de la combustion d'un
hydrocarbure. Le seul moyen le limiter son émission est d'optimiser le rendement du moteur.
Systèmes de dépollution
La particularité des moteurs essences est que la combustion est réalisée en mélange
stœchiométrique. Ainsi, les gaz brûlés sont qualifiés de "chimiquement neutre", c'est à dire
qu'ils ne sont ni oxydants, ni réducteurs. Dans ces conditions, les systèmes de dépollutions
associés sont définis de la manière suivante : la réduction des polluants est réalisée à l'aide
d'un catalyseur 3 voies. Le nom de ce catalyseur est associé au fait qu'il permet de d'oxyder
simultanément le CO, et les hydrocarbures imbrûlés en CO 2 et les oxydes d’azote (NOx) en
N2. La dépollution est d'autant plus efficace que le mélange de gaz brûlés est neutre. La figure
2 présente l'efficacité en fonction de la richesse globale du mélange.
Figure 2. Schéma d’un catalyseur 3 voies (a)
et taux de conversion constatées en fonction de l’excès d’air (b)
A noter que les futurs moteurs visent à optimiser l’injection de sorte à générer un mélange
ciblé à la stœchiométrique au niveau de la bougie (pour permettre l’allumage) et pauvre à la
périphérie. Le mélange, dans l’ensemble de la chambre de combustion est donc "globalement
pauvre" (en excès d'oxygène). Ce mode de combustion permet de réduire la consommation de
carburant et ainsi de réduire les émissions de CO2. En revanche, dans de telles conditions, les
gaz d'échappements sont "oxydants" et la dépollution est plus complexe à effectuer. Les
lignes de dépollutions de ces véhicules sont alors très similaires à celles des véhicules Diesel.
16
2. Moteur Diesel
Formation des polluants
Dans un moteur Diesel, la combustion est dite de "diffusion". Dans ces conditions, les
émissions polluantes sont les suivantes :
- le monoxyde de carbone ;
- les hydrocarbures imbrûlés ;
- les oxydes d'azotes ;
- les particules de suies ;
- le dioxyde de carbone.
Le monoxyde de carbone, les hydrocarbures imbrûlés et les particules de suies sont associés
principalement à des combustions dites incomplètes. Dans un moteur Diesel, le monoxyde de
carbone et les hydrocarbures imbrûlés sont principalement générés par le « gel » de la
combustion lors des interactions flamme/paroi à l’intérieur du cylindre moteur.
Les émissions de suies, quant à elles, ont lieu notamment dans les zones riches en carburants.
De telles zones sont d'autant plus importantes que le mélange air/carburant est mauvais. Par
conséquent, la qualité de l’injecteur de carburant est primordiale pour les moteurs Diesel.
Egalement, en jouant sur les délais d'injection, il est possible d’améliorer/détériorer la
combustion et de « gérer » les proportions des polluants émis. Plus l'injection sera précoce et
plus le carburant aura le temps de se mélanger à l'air. Ainsi, la combustion sera meilleure et
les émissions de CO, HC et suies seront diminuées alors que les émissions d'oxydes d'azote
vont augmenter du fait d'une température de flamme plus élevée. A contrario, si l'injection est
plus tardive, les émissions de CO, HC et suies vont augmenter et celles des oxydes d'azote
diminuer.
Systèmes de dépollution
La particularité des moteurs Diesels est que la combustion, à l'intérieur du cylindre se déroule
en milieu globalement pauvre. Dans ces conditions, les gaz d'échappement contiennent de
l'oxygène.
Chimiquement, ils sont dits "oxydants".
Les systèmes de dépollution sont multiples selon les véhicules et selon les constructeurs.
Nous présenterons ici, à titre d'exemple, les lignes d'échappement mises en place pour des
véhicules particuliers des constructeurs Peugeot-Citroën et Renault dans le cadre des normes
anti-pollution Euro 6.
• Lignes d’échappement PSA Peugeot-Citroën
Les lignes d'échappement des véhicules Peugeot-Citroën sortis en 2014 (donc adaptés aux
normes Euro VI) se composent des éléments suivants :
- Catalyseur d'oxydation (Diesel Oxydation Catalyst, DOC)
Au sein de ce catalyseur aura lieu l'oxydation du monoxyde de carbone et des hydrocarbures
imbrûlés en CO2 ainsi que l'oxydation d'une partie des oxydes d'azote en NO2.
- Catalyseur de réduction sélective (Selective Catalytic Reduction, SCR)
Le catalyseur de réduction sélective permet de réduire NO et NO2 en N2. Etant donné que les
gaz à l'échappement sont globalement oxydants, il est nécessaire, pour que la réduction ait
lieu, d'ajouter des molécules réductrices. Pour ce faire, un système d'injection d'urée
(transformée en ammoniac) est placé en amont du catalyseur.
- Filtre à Particule (FAP) (Diesel Particulate Filter, DPF)
Le filtre à particule permet, comme son nom l'indique, de filtrer les particules de suies
présentes dans les gaz d'échappement. Le processus de filtration est réalisé en faisant passer
les gaz brûlés au travers des canaux composant le FAP. Dès que celui-ci est plein, il convient
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d'éliminer les particules au moyen d'un processus appelé "régénération". L'opération consiste
à envoyer une bouffée d'hydrocarbures dans la ligne d'échappement. Une part importante de
ces hydrocarbures est éliminée dans le DOC ; ces réactions d'oxydation étant exothermiques,
la température dans la ligne d'échappement est fortement augmentée autours de 400 - 500 C
dans le FAP. Les suies atteignent alors leurs températures d'inflammation et sont éliminées.
Figure 3. Ligne d’échappement Diesel Blue HDi © PSA Peugeot Citroën
• Lignes d’échappement Renault
Les lignes d'échappement des véhicules Renault sortis en 2014 sont représentées sur la figure
4. Ils se composent des éléments suivants :
- Piège à NOx (NOx Trap)
Le piège à NOx fonctionne selon 2 modes distincts schématisés sur la figure 5. Le premier, en
mode « oxydant », c’est-à-dire selon un mode de fonctionnement classique du moteur Diesel,
où la combustion a lieu en mélange globalement pauvre à l’intérieur du cylindre. Dans ce cas,
le monoxyde de carbone et les hydrocarbures imbrûlés sont oxydés en CO2.
Le monoxyde d’azote (NO) est d’abord converti en NO2 puis adsorbé sur les particules de
baryum.
Le second mode intervient lorsque les sites d’adsorption de baryum sont saturés. Le moteur
passe alors en mode de fonctionnement « riche ». Du carburant en excès est injecté dans la
chambre de combustion ou directement dans la ligne d’échappement afin de transiter vers un
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environnement réducteur au sein du catalyseur. Les nitrates stockés sur le baryum réagissent
avec les agents réducteurs que sont le CO et les HC imbrûlés et, de cette manière, les NOx
sont convertis en N2.
Figure 4. Ligne d’échappement Diesel Renault © Renault
Figure 5. Schéma de principe du fonctionnement d’un piège à NOx
- Filtre à Particule (Diesel Particulate Filter, DPF)
Le filtre à particule, décrit précédemment, permet la captation puis l’élimination des
particules de suies.
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Références bibliographiques a consulter
2011fevduke pdf (traitement biologique)
Traitements_Emissions pdf
08 Absorption and Stripping
Sptek-sis3-absorption
Exercice6_Stripping_solution (problème 2)
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