La Recherche Quantitative et Qualitative
Quelle est la différence entre la recherche quantitative et la recherche qualitative?
En un mot, la recherche quantitative génère des données numériques ou des
informations qui peuvent être convertis en chiffres. La recherche qualitative, d'autre
part génère des données non numériques.
Seulementles données mesurables sont recueillies et analysées dans la recherche
quantitative, La recherche qualitative met l'accent sur la collecte de données
principalement verbales plutôt que des données qui peuvent être mesurées. Les
informations recueillies sont ensuite analysées de manière interprétative, subjective,
impressionniste ou même diagnostique.
Caractère qualitatif :non mesurable mais que l'on peut ranger en catégories,
alternatives... (couleur, âge, sexe, thèmes des izlans ou proverbes ou contes..
description d’une tradition ou d’un rite...)
Caractère quantitatif :mesurable ou dénombrable (exp : effectif d’une
population, nombre des élèves ou des instituteurs, fréquentation d’une bibliothèque ...)
Voici une description plus détaillée, comparaison entre les deux types de recherche:
1. But ou objectif de la recherche : La recherche quantitative se concentre davantage
dans les chiffres et la classification des caractéristiques et la construction de modèles
statistiques et des figures pour expliquer ce qui est observé.
L’enquête quantitative permet de mesurer des opinions ou des comportements. Elle
permet également de décrire les caractéristiques d’une population ayant une opinion ou
un comportement particulier. Elle se rattache à une vision strictement positive et
empiriste, inspirée des sciences de la nature[(Selon l’approche positive, il n’y a pas de
différence essentielle dans les méthodes à employer pour étudier les mondes de la
nature et les mondes sociaux, la primauté devant être donnée à l’expérience pour faire
progresser la connaissance). Au-delà du simple décompte d’individus émettant une
opinion ou faisant état d’un comportement, elle vise à tester des hypothèses et à
illustrer des théories par la mise en évidence de corrélations entre des variables.]
Or l'objectif principal d'une recherche qualitative c’est de recueillir des témoignages
détaillés et individualisés afin de comprendre les logiques qui sous-tendent les
pratiques, en provoquant chez les enquêtés la production de réponses à des questions.
2. Usage : L’analyse quantitative est centrée sur le groupe (un individu en tant que tel
ne compte pas), l’analyse qualitative est centrée sur l’individu et cherche à
l’appréhender dans toute sa complexité. Elle peut également porter sur des petits
groupes (mais non des populations).
L’analyse quantitative permet de mesurer l’ampleur de phénomènes mais reste
limitée pour en expliciter le sens, que l’analyse qualitative pourra approfondir.
L’analyse qualitative peut mettre en évidence des stratégies individuelles dans toute
leur complexité, mais aura besoin du recours aux données quantitatives pour préciser
s’il s’agit d’un comportement marginal ou général.
3. Instrument de collection des données :Le chercheur est l'instrument primaire de
collecte de données dans la recherche qualitative. Ici, le chercheur utilise diverses
stratégies de collecte de données, en fonction de l'orientation ou de l'approche de sa
recherche. Des exemples de collecte de données utilisés dans les stratégies de
recherche qualitative sont des entretiens, l'observation directe ou participante, des
groupes de discussion, l'analyse de contenu et la recherche archivistique…
D'autre part, la recherche quantitative utilise des outils tels que les
questionnaires(réponses perso sincères), les sondages(opinions),des mesures et autres
équipements pour collecter des données quantifiables numériques ou mesurables.
4. Type de données : Dans une recherche qualitative les données se présentent sous
forme de mots (à partir d'entretiens) et des images (vidéos) ou des objets (comme les
artefacts)... Si vous êtes en train d'effectuer une recherche qualitative, ce qui apparaîtra
probablement dans votre discussion sont des chiffres en forme de graphiques, des
tableaux contenant des données sous forme de chiffres et de statistiques.
5. Approche : L’approche qualitative est intensive par contre l’approche quantitative
est extensive. En plus la recherche qualitative est essentiellement de caractère
subjective ça veut dire qu'elle cherche à comprendre le comportement humain et les
raisons qui régissent ce type de comportement. Les chercheurs ont tendance à devenir
subjectivement immergés dans l'objet de ce type de méthode de recherche.
Dans la recherche quantitative, les chercheurs ont tendance à rester objectivement
séparés de l'objet. C'est parce que la recherche quantitative a une approche
‘‘objective’’ dans le sens où elle ne cherche qu'à des mesures précises et des analyses
de concepts cibles pour répondre à sa demande.
6. Déterminer quelle méthode doit être utilisée ?Chaque méthode a ses propres
forces et faiblesses qui varient selon le sujet que veut discuter le chercheur. Ceci nous
amène à nous poser la question suivante: «Quelle méthode devrait-on utiliser et dans
quel objectif?"Si votre étude vise à trouver la réponse à une question par évidence
numérique, alors vous devriez faire usage de la recherche quantitative. Néanmoins,
si dans votre étude vous désirez expliquer plus loin pourquoi cet événement
particulier s'est passé, ou pourquoi ce phénomène particulier est le cas, alors vous
devriez faire usage de la recherche qualitative.
Certaines études utilisent, à la fois, de la recherche quantitative et qualitative. Si votre
étude vise à savoir, par exemple, que le comportement ou le facteur humain est
dominant dans un phénomènedonné (par exemples : les accidents de la route,
l’abandon et la déperdition scolaire au primaire…)et en même temps, vise à
examiner pourquoi c'est le cas, cette étude est alors idéale pour faire usage des deux
méthodes.
Les méthodes quantitatives et qualitatives semblent donc complémentaires. Le choix
d’une méthode dépend de l’objet de la recherche et des questions auxquelles
cherche à répondre le chercheur. Dans certains cas, l’association des méthodes
quantitatives et qualitatives permet de comprendre plus complètement les phénomènes
dont chaque méthode ne saisit que certains aspects.
entretien
I) Qu’est-ce qu’un entretien ?
Une technique de collecte d’informations orales, un évènement de parole qui se
produit dans une situation d’interaction sociale entre un enquêteur et un enquêté.
II) Statut ou objectif de l’entretien:
Exploratoire:Chercher à dégager des thèmes, des points d’approche sur l’objet.
tâter un peu le terrain, apprendre à se repérer dans le milieu enquêté..
Principal: Plus long plus dense car plus réfléchis et plus mûris. On chercher à
creuser les informations qui sont données, et à tirer profit au maximum de ce
que dit l’interlocuteur. C’est le matériel principal d’analyse.
Contrôle: Vérification « systématique » des hypothèses, et des premières
analyses effectuées, du terrain et des différents interviewés.
II) Les différents types d’entretien: Directif / Semi-directif / Libre:
Directif: questionnaire oral ou chaque question est posée dans un ordre préétabli,
le chercheur arrive un guide d’entretien tout prêt et se cantonne à lire ses
questions et à cocher les cases (un peu comme les sondages dans la rue).
Semi-directif: Ni entièrement ouvert, ni entièrement fermé. Le chercheur
dispose d’un certain nombre de thèmes ou de questions guides, relativement
ouvertes, sur lesquels il souhaite que l’interviewé réponde
Libre: Pas de cadre prédéfini, il se passe sur le mode de la conversation «
naturelle ». Ce genreest souvent plus long et plus difficile pour le chercheur. Il
demande une plusgrande expérience
III) Comment préparer et négocier un entretien:
a) avec qui prendre contact ?Des personnes susceptibles de d’apporter quelque
chose à l’enquête : les « bons informateurs ».
b) comment prendre contact? Suivant le milieu le statut et la position de
l’enquêté/des contacts formels ou informels que vous avez dans le milieu étudié.
c) comment justifier son travail ?Attention au mot « enquête »il a une
connotation péjorative : enquête policière ; fiscale ; sociale etc. donc plutôt
utiliser le terme d’étude, de travail etc(si nécessaire: une accréditation ou une
lettre du directeur de recherche).
d) comment prendre RDV et négocier les conditions d’entretiens ?
* Négocier le temps de l’entretien:
- Différent du sondage..il est nécessaire de disposer d’un peu plus de temps.
- Envisager RDV dans une période ou l’enquêté aura suffisamment de temps.-
Plus l’entretien sera long, plus l’enquêté aura de chance dese libérer, prendra
confiance, oubliera le magnéto, et donc se livrera peut être davantage. (Attention
: ce n’est pas parce qu’un entretien est long qu’il est forcément meilleur).
Quelques aspects à éviter :
- Eviter de prendre RDV trop loin dans letemps sinon reconfirmer par phone.
- Eviter de prendre RDV si l’enquêté a des contraintes horaires à respecter. Il
faut avoir du temps devant soi (on ne sait jamais exactement combien de temps
va durer un entretien).
- Eviter de cumuler plusieurs entretiens (même matinée ou après-midi). Pas
évident: Interlocuteur différent et dynamique différente.
* Négocier le lieu d’entretien:Il faut êtreau calme, dans des conditions qui
favorisent le dialogue et l’échange.
IV) Comment conduire un entretien:
- Pas de jugement : pas de bonnes réponses, pas de mauvaises.
- Pas d’interviews de journaliste : le but n’est pas de soutirer des infos à tout
prix, de chercher l’inédit.
- Chercher une discussion, échange de points de vue
- S’appuyez sur des faits objectifs tirés de l’enquête et des lectures.
1. Un guide d’entretiens est-il nécessaire ?
• Avantages :
- Rassure l’enquêteur (en cas de « panne » d’idée, de relance) et l’enquêté(peut
apporter plus de caution. Officialise encore plus la situation d’enquête)
- Impression d’avoir recueilli matériaux conforme à la problématique.
- Autorise des comparaisons systématiques entre entretiens
• Inconvénients :
- Peut virer à l’interrogatoire, on finit par neplus vraiment écouterl’interviewé,
on est obnubilé par sa grille, on n’est pas vraiment attentif aux réactions de
l’individu. et finalement c’est peu de liberté pour l’interviewé.
- On renforce l’idée que l’interviewé doit répondre à des questions, et suggère
l’idée de bonnes réponses. Dans ce cas on rate l’occasion aussi de laisser
apparaître de nouvelles hypothèses émanant du terrain : On stérilise à l’avance
lafécondité de l’instrument d’enquête.
2. Aspect déontologique de l’entretien.
- Le principe d’anonymat (des enquêtés, et si besoin des lieux etc.)
- Demander l’autorisation d’enregistrer
-Ne jamais divulguer les propos d’un interlocuteur dans son milieu
d’interconnaissances.
-Tenir à dispositions les cassettes, transcriptionsetc. qui concernent votre
interlocuteur, s’il le désir.
V) Comment exploiter un entretien :
* Hiérarchisation des entretiens : Quatre types d’informations :
-Celles d’ordre général ou spécifique aisément vérifiables
- L’expression des points de vue, de jugement de valeurs, de prise de position,
d’explications ou même de descriptions spécifiques liées à notre objet.
- Celles liées au positionnement institutionnel de l’interviewé.QUI EST-IL ?
- Celles liées à sa trajectoire personnelle. D’OU VIENT-IL ?
* Retranscrire son entretien:
Lors de La transcription il y a l’illusion de la « fidélité pure », qui ne peut pas
vraiment être respectée, et ce pour deux raisons :
- On n’en peut pas écrire comme l’on [Link] du « bien parler » # du «
bien écrire » ;
- Transformer la parole en écrit fait forcément perdre une partie de la richesse
de l’interaction, et donc modifie le statut de lasource, puisqu’on va figer
certains instants de l’entretien qui paraissent intéressants pour l’analyse.
Donc comment retranscrire ? De manière à ce que cela soit compréhensible
sans dénaturer la parole de l’interviewé:
-Eviter les répétitions successives inutiles pour la compréhension, ponctuer de
façon à structurer les écrits,
-Supprimer les fautes manifestes d’accord etc. Par contre garder certaines
remarques utiles entre parenthèses (il hésite longuement, il bégaie, rire, il
cherche le mot juste, long silence etc.)
La retranscription = premier moyen d’analyse et même d’auto-analyse:
Analyse: En écoutant les entretiens et en les retranscrivant, on s’imprègne du
discours.
Auto-analyse: En écoutant les entretiens et en les retranscrivant, on repère notre
façon de conduire l’entretien et donc nos erreurs.
Observation
Si on consulte le dictionnaire Robert, le terme «observer» a, comme sens premier, « se
conformer, de façon régulière, à (une prescription, …)». Il s’agit donc d’accomplir ce qui est
prescrit par une règle, par exemple. D’autres acceptions sont proposées comme «considérer
avec attention, afin de connaître, d’étudier» dans le sens d’examiner. Le Robert indique
également qu’observer est un synonyme de «noter, constater, remarquer par l’observation».
Observer, c’est «considérer avec attention des phénomènes tels qu’ils se produisent sans
volonté de les modifier» et ce, au travers de tous les sens (ouïe, vue, odorat, toucher…).
C’est un outil pour approcher la réalité telle que le professionnel la voit, l’entend, la
perçoit….
1. Les manières d’observer
1.1. Comment on observe ?
1.1.1. Observation participante ou non participante
Observation participante : l'observateur se moule dans un rôle préexistant dans
le monde qu'il observe, il participe aux activités ordinaires du milieu étudié.
Observation non participante : l'observateur doit négocier une position de simple
observateur.
Ex. observation participante : Sébastien Chauvin, Les agences de la précarité
(2010). L'auteur s'est fait embaucher comme intérimaire dans des usines de
Chicago. Cela lui a permis de voir le fonctionnement des agences d'intérim et
la division du travail dans les usines (y compris en fonction du statut civique :
sans-papiers hispaniques, noirs sortis de prison...).
Ex. observation non participante : Marcelle Duc, Le travail en chantier (2002).
Elle observe le travail sur les chantiers sans y participer elle-même, ce qui
lui permet de prendre des notes notamment en chronométrant précisément les
opérations. Cela implique que pour avoir accès aux chantiers, elle a dû obtenir
l'autorisation des directions d'entreprise.
1.1.2. Observation à découvert ou non (incognito).
Ex. Donald Roy, Un sociologue à l'usine(2006 [1952]). En 1944, Donald Roy se
fait embaucher dans une usine, sans que la direction soit au courant. Cela lui
permet de recueillir des observations pour sa recherche sur la manière dont les
ouvriers réagissent au travail aux pièces.
Si parfois la dissimulation se révèle utile, c’est parce que l’enquêteur s’affronte
aux dissimulations du monde social lui-même, notamment lorsque les pratiques
étudiées sont susceptibles de faire l’objet de poursuites légales ou d’une
réprobation morale, mais aussi lorsque l’acuité des rapports de pouvoir qui s’y
manifestent interdit une insertion du chercheur qui serait transparente à tous les
Acteurs.
2.1 Outils et instruments d’observation :
Tenir un journal de terrain est le mode d’enregistrement le plus habituel et le
plus spécifique de l’observateur. Ce journal a pour fonction d’enregistrer ((a
chaud)) la découverte… C’est le carnet de l’explorateur, le carnet de bord du
capitaine…
Pour enregistrer sur le vif, al fonction du carnet de notes peut être assurée avec
une fiabilité et une précision supérieures par le magnétophone, l’appareil
photographique ou la camera… le magnétophone permet en outre, au même
titre que le journal de terrain, l’enregistrement des impressions, analyses,
questions ou conclusions provisoires.
En plus du journal de terrain ou carnet de notes qui peut être un appareil
enregistreur..pour pratiquer l’observation nous avons besoin d’un plan et une
grille d’observation.
Un plan d’observation est un plan de travail général définissant plus
précisément le but poursuivi, la région à étudier, les étapes de la recherche… A
plus court terme, certaines situations déjà préalablement repérés se prêtent à une
observation plus systématique : elle est préparée et contrôlée par la grille
d’observation, c’est une grille spatio-temporelle qui précise des actes
d’observation à réaliser.
Le plan et la grille s’élaborent en marge des situations d’observation (avant),
puis évoluent, se précisent et se spécifient au fur et à mesure que progressent
informations et analyses. Le plan vise plus particulièrement à favoriser et à
organiser la découverte et la grille à assurer les conditions d’observation les plus
systématiques en les assujettissant à de stricts protocoles.
2.2 L'élaboration des instruments d 'observation
Cette phase du travail consiste à construire l'instrument capable de recueillir ou
de produire l'information prescrite par les indicateurs. Cette opération ne se
présente pas de la même façon selon qu'il s'agit d'une observation directe ou
indirecte
a. L'observation directe et l'observation indirecte
Dans l'observation directe, le chercheur procède directement lui même
au recueil des informations sans s'adresser aux sujets concernés ;il fait
appel a son sens de l'[Link] exemple pour comparer le public du
théâtre à celui du cinéma, un chercheur peut compter les gens à la sortie,
observer s'ils sont jeunes ou vieux, comment ils sont habillés etc. Dans ce cas
l'observation porte sur tous les indicateurs pertinents prévus. Elle a pour
support, un guide d'observation qui est construit à partir de ces indicateurs et
qui désigne les comportements à observer ; mais le chercheur enregistre
directement les informations sans que n'interviennent les sujets observés dans la
production de l'information recherchée.
Dans le cas de l'observation indirecte, le chercheur s'adresse au sujet
pour obtenir l'information recherché[Link] répondant aux questions le sujet
intervient dans la production de l'information. Celle-ci n'est pas prélevée
directement et est donc moins objective. Elle l'est d'autant que la
construction de l'information fait intervenir deux liens : la personne qui élabore
l'information et l'instrument qui en permet la collecte. Il s'agit là de deux sources
possibles de déformation et d'erreurs que le chercheur doit contrôler pour
que l'information apportée ne soit pas faussée, volontairement ou non.
Dans l'observation indirecte, l'instrument d'observation est soit un questionnaire
soit un guide d'interview. L'un et l'autre ont pour fonction de produire ou
d'enregistrer les informations requises par les hypothèses et prescrites par les
indicateurs. (Quand on fait une enquête sur la pratique religieuse on aura comme
indicateurs la prière, le jeûne, les pèlerinages, les grandes fêtes religieuses etc.)
Conclusion
Toute observation est donc sélective et toute investigation, plus généralement,
est subjective. Les chercheurs sont loin d'être neutres: ils ont leur propre
personnalité, leurs propres préjugés et leurs propres stéréotypes religieux,
ethniques et sociaux qui sont enracinés en eux et qui sont susceptibles
d'intervenir à tout moment à leur insu. Il en résulte que, avant de tenter de
connaitre autrui, le chercheur a intérêt à se demander s'il n'est pas prudent de
commencer par se connaitre lui-même, par effectuer le bilan de sa propre
personnalité ou, pour mieux dire encore, par découvrir et construire son équation
personnelle. Cela permettra à tout chercheur consciencieux d'éviter ses propres
erreurs et de ne pas tomber dans ses propres pièges.