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N°1 Néolithique N°1 Néolithique

Vers 6 000 avant Jésus-Christ, les chasseurs Vers 6 000 avant Jésus-Christ, les chasseurs
deviennent progressivement des paysans deviennent progressivement des paysans
sédentaires. On appelle cette nouvelle période de la sédentaires. On appelle cette nouvelle période de la
préhistoire le Néolithique. Les hommes construisent préhistoire le Néolithique. Les hommes construisent
des villages qui regroupent de vastes maisons de des villages qui regroupent de vastes maisons de
bois et de terre. Ils défrichent la forêt pour en faire bois et de terre. Ils défrichent la forêt pour en faire
des champs où ils sèment du blé et de l’orge. des champs où ils sèment du blé et de l’orge.
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Nombre de mots : 55 Nombre de mots : 55


N°2 A bicyclette N°2 A bicyclette

Elle était déjà partie, pédalant comme un diable. Elle était déjà partie, pédalant comme un diable.
Je me donnais beaucoup de mal pour rester à sa Je me donnais beaucoup de mal pour rester à sa
hauteur. hauteur.

Tout en avançant, concentrés sur la conduite des Tout en avançant, concentrés sur la conduite des
bicyclettes, nous revivions les années passées ; bicyclettes, nous revivions les années passées ;
revoyant notre école, assis sur les bancs, écrivant revoyant notre école, assis sur les bancs, écrivant
les textes dictés par la maîtresse, hésitant sur les textes dictés par la maîtresse, hésitant sur
l’orthographe de tel mot, évoquant les soirées l’orthographe de tel mot, évoquant les soirées
merveilleuses passées à écouter notre tante merveilleuses passées à écouter notre tante
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adorée. adorée.

Nombre de mots : 66 Nombre de mots : 66


N°3 Un mystère N°3 Un mystère

Ce matin, comme tous les jours depuis le Ce matin, comme tous les jours depuis le
début de l'été, les enfants s'habillent, se début de l'été, les enfants s'habillent, se
préparent et partent pour la plage avec préparent et partent pour la plage avec
leurs moniteurs. leurs moniteurs.

Soudain, sur le chemin, David s'arrête Soudain, sur le chemin, David s'arrête
net. Il appelle Antoine et Sandrine. net. Il appelle Antoine et Sandrine.
D'habitude, à l'heure où ils s'en vont, la D'habitude, à l'heure où ils s'en vont, la
mystérieuse villa bleue dort encore. mystérieuse villa bleue dort encore.
Aujourd'hui, par la grille ouverte, ils Aujourd'hui, par la grille ouverte, ils
aperçoivent portes cassées et vitres aperçoivent portes cassées et vitres
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brisées. Que se passe-t-il ? brisées. Que se passe-t-il ?

Nombre de mots : 67 Nombre de mots : 67


N°4 Histoire N°4 Histoire

C'était l'heure d'emmener Victoria, notre C'était l'heure d'emmener Victoria, notre
labrador de pure race, et Charles, notre fils, faire labrador de pure race, et Charles, notre fils, faire
une promenade matinale. Nous entrâmes dans une promenade matinale. Nous entrâmes dans
le parc, et je libérai Victoria de sa laisse, quand, le parc, et je libérai Victoria de sa laisse, quand,
brusquement, un vulgaire bâtard surgit et brusquement, un vulgaire bâtard surgit et
commença à l'importuner. Je le chassai, mais le commença à l'importuner. Je le chassai, mais le
misérable corniaud se mit à poursuivre Victoria misérable corniaud se mit à poursuivre Victoria
à travers tout le parc. Je lui ordonnai de partir, à travers tout le parc. Je lui ordonnai de partir,
mais la sale bête m'ignora complètement. mais la sale bête m'ignora complètement.
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Nombre de mots : 68 Nombre de mots : 68


N°5 Perché sur un arbre N°5 Perché sur un arbre

Mon frère resta seul dans son arbre. Mon frère resta seul dans son arbre.

- Descends ! lui criaient les autres en se sauvant. - Descends ! lui criaient les autres en se sauvant.
Qu’est-ce tu fais ? Tu dors ? Qu’est-ce tu fais ? Tu dors ?

Saute pendant que la voie est libre !… Saute pendant que la voie est libre !…

Mais lui, serrant la branche entre ses genoux, Mais lui, serrant la branche entre ses genoux,
dégaina son épée. Les cultivateurs tentaient dégaina son épée. Les cultivateurs tentaient
d’arriver jusqu’à lui. d’arriver jusqu’à lui.

- Arrêtez ! cria une voix. C’est le jeune baron ! - Arrêtez ! cria une voix. C’est le jeune baron !
Mais que faites-vous là-haut ? Mais que faites-vous là-haut ?
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Nombre de mots : 69 Nombre de mots : 69


N°6 Au bord du cratère N°6 Au bord du cratère

Tassé sur les hanches, épaules levées, cou rentré, menton en l’air, Tassé sur les hanches, épaules levées, cou rentré, menton en l’air,
je scrutais au-dessus de moi cette voûte et j’entendais de sinistres je scrutais au-dessus de moi cette voûte et j’entendais de sinistres
miaulements. Tout autour, en une succession de « plop » étouffés, miaulements. Tout autour, en une succession de « plop » étouffés,
des bombes s’écrasaient, encore pâteuses… des bombes s’écrasaient, encore pâteuses…

Tout à coup les vrombissements s’espacèrent : l’averse avait pris fin. Tout à coup les vrombissements s’espacèrent : l’averse avait pris fin.

Avez-vous imaginé l’état d’âme d’un escargot sortant de sa coquille, Avez-vous imaginé l’état d’âme d’un escargot sortant de sa coquille,
après le danger ? après le danger ?

Je me remis aussitôt en marche. Déjà, les trois quarts du cratère Je me remis aussitôt en marche. Déjà, les trois quarts du cratère
étaient contournés. étaient contournés.
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Nombre de mots : 81 Nombre de mots : 81


N°7 Un appel N°7 Un appel

Pierre vient d’avoir une idée : Il va utiliser Pierre vient d’avoir une idée : Il va utiliser
la machine achetée alors qu’il était encore la machine achetée alors qu’il était encore
au lycée. Comme Ariane lui a révélé que son au lycée. Comme Ariane lui a révélé que son
père avait un moyen pour recevoir des père avait un moyen pour recevoir des
messages, il appelle les enfants : messages, il appelle les enfants :

- Il faut faire savoir au professeur Sic que - Il faut faire savoir au professeur Sic que
nous sommes à sa recherche. Nous allons nous sommes à sa recherche. Nous allons
composer un appel. composer un appel.

Toi, Alice, tu liras le message. Toi, Louis Toi, Alice, tu liras le message. Toi, Louis
viens à côté d’elle : tu épelleras et viens à côté d’elle : tu épelleras et
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répèteras les mots difficiles. Au travail ! répèteras les mots difficiles. Au travail !

Nombre de mots : 82 Nombre de mots :82


N°8 Une piste ? N°8 Une piste ?

On attend en vain des nouvelles du savant, enlevé depuis trois On attend en vain des nouvelles du savant, enlevé depuis trois
jours. jours.

C’est alors qu’une lumière rouge s’allume sur la machine de C’est alors qu’une lumière rouge s’allume sur la machine de
Jean et qu’on entend une curieuse voix métallique, semblable à Jean et qu’on entend une curieuse voix métallique, semblable à
celle des robots : celle des robots :

- Écoutez attentivement. Pour revoir vivant le professeur Sic, - Écoutez attentivement. Pour revoir vivant le professeur Sic,
venez dans le port et apportez cent billets de cinq cents francs venez dans le port et apportez cent billets de cinq cents francs
enveloppés dans un vieux manteau. Déposez-les au pied des enveloppés dans un vieux manteau. Déposez-les au pied des
poteaux annonçant les départs des bateaux portant des poteaux annonçant les départs des bateaux portant des
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drapeaux français. Puis repartez, sinon… drapeaux français. Puis repartez, sinon…

Nombre de mots : 82 Nombre de mots : 82


N°9 Tout l’or du monde N°9 Tout l’or du monde

Maintenant toute la France savait que le Maintenant toute la France savait que le
professeur Sic était en danger car tous les professeur Sic était en danger car tous les
journaux avaient parlé de sa disparition. Le chef de journaux avaient parlé de sa disparition. Le chef de
la Police était très ennuyé car l'enquête n'avait pas la Police était très ennuyé car l'enquête n'avait pas
beaucoup avancé. Il avait déclaré que de beaucoup avancé. Il avait déclaré que de
nombreuses équipes étaient parties à la recherche nombreuses équipes étaient parties à la recherche
du savant. du savant.
Le président de la République lui-même avait pris Le président de la République lui-même avait pris
la parole pour annoncer que le gouvernement la parole pour annoncer que le gouvernement
français avait décidé de tout faire pour retrouver le français avait décidé de tout faire pour retrouver le
professeur dont les secrets valaient tout l'or du professeur dont les secrets valaient tout l'or du
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monde. monde.

Nombre de mots : 86 Nombre de mots : 86


N°10 L’ours à collier N°10 L’ours à collier

Il est aisé de l’identifier : il pèse cent à cent trente kilogrammes, il Il est aisé de l’identifier : il pèse cent à cent trente kilogrammes, il
mesure un mètre quatre-vingts. Sa fourrure est frappée sur la mesure un mètre quatre-vingts. Sa fourrure est frappée sur la
poitrine d’un collier blanc en forme de V. C’est pour cela qu’il est poitrine d’un collier blanc en forme de V. C’est pour cela qu’il est
appelé « ours à collier». appelé « ours à collier».

Pendant l’hiver, lui et ses congénères se sont couchés sous un abri Pendant l’hiver, lui et ses congénères se sont couchés sous un abri
de roches et ils ont dormi. Ils se sont réveillés il y a peu de temps et de roches et ils ont dormi. Ils se sont réveillés il y a peu de temps et
se sont gavés d’insectes. Ils ont même grimpé aux arbres pour se sont gavés d’insectes. Ils ont même grimpé aux arbres pour
chercher des fruits. chercher des fruits.
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Nombre de mots : 88 Nombre de mots : 88


N°11 Le premier pas N°11 Le premier pas

C’était le 16 juillet 1969. Le vaisseau spatial C’était le 16 juillet 1969. Le vaisseau spatial
Apollo 11 se posa en douceur dans la mer de la Apollo 11 se posa en douceur dans la mer de la
Tranquillité. A son bord, Armstrong et Aldrin Tranquillité. A son bord, Armstrong et Aldrin
enfilèrent leurs combinaisons. C’est Armstrong qui, enfilèrent leurs combinaisons. C’est Armstrong qui,
le premier posa son pied sur la Lune. le premier posa son pied sur la Lune.

Les deux hommes ne restèrent que deux heures et Les deux hommes ne restèrent que deux heures et
demie hors de leur vaisseau, pour récolter des demie hors de leur vaisseau, pour récolter des
échantillons et installer des instruments de mesure, échantillons et installer des instruments de mesure,
et aussi pour planter le drapeau américain. et aussi pour planter le drapeau américain.

Le voyage de retour se déroula sans problèmes, Le voyage de retour se déroula sans problèmes,
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avec seulement 30 secondes de retard. avec seulement 30 secondes de retard.

Nombre de mots : 88 Nombre de mots : 88


N°12 Une famille au désespoir N°12 Une famille au désespoir

Cette nuit là, l’ouragan avait dispersé les Cette nuit là, l’ouragan avait dispersé les
pierres du foyer et le feu s’était éteint. La pierres du foyer et le feu s’était éteint. La
situation, sur cette île perdue du Pacifique, situation, sur cette île perdue du Pacifique,
était devenue intenable. Le pauvre marin en était devenue intenable. Le pauvre marin en
était anéanti. Le jeune Marc, qui n’avait pu était anéanti. Le jeune Marc, qui n’avait pu
empêcher l’accident de se produire, s’était empêcher l’accident de se produire, s’était
mis à pleurer. mis à pleurer.
Sa mère lui avait ouvert les bras et ne Sa mère lui avait ouvert les bras et ne
l’avait pas grondé. Pourtant elle était l’avait pas grondé. Pourtant elle était
désespérée. Le vent avait détruit toutes désespérée. Le vent avait détruit toutes
leurs cultures. Quant à leur bateau, ce leurs cultures. Quant à leur bateau, ce
n’était plus qu’un amas de planches échouées n’était plus qu’un amas de planches échouées
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sur la plage. sur la plage.

Nombre de mots : 89 Nombre de mots : 89


N°13 Un enlèvement N°13 Un enlèvement

Voici comment nous ferons, dit Pierre, le Voici comment nous ferons, dit Pierre, le
moniteur à qui les enfants viennent de tout moniteur à qui les enfants viennent de tout
raconter. D’abord, il faudra savoir où sont le raconter. D’abord, il faudra savoir où sont le
savant et sa fille : Sept d’entre vous viendront savant et sa fille : Sept d’entre vous viendront
avec moi dans la maison pendant que sept avec moi dans la maison pendant que sept
autres iront avec la monitrice examiner autres iront avec la monitrice examiner
l’extérieur de la villa. l’extérieur de la villa.
Pierre vient à peine de terminer sa phrase que Pierre vient à peine de terminer sa phrase que
Julia appelle tout le monde : elle vient de voir Julia appelle tout le monde : elle vient de voir
partir, dans une voiture verte, deux hommes en partir, dans une voiture verte, deux hommes en
noir emmenant le professeur Sic. Ils roulaient noir emmenant le professeur Sic. Ils roulaient
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en direction du port. en direction du port.

Nombre de mots : 90 Nombre de mots : 90


N°14 Vénus N°14 Vénus

Plus de 12 engins spatiaux ont pénétré dans l’atmosphère de Plus de 12 engins spatiaux ont pénétré dans l’atmosphère de
Vénus. Mais seulement deux engins soviétiques ont résisté aux Vénus. Mais seulement deux engins soviétiques ont résisté aux
conditions extrêmes qu’ils ont rencontrées et ont pu prendre des conditions extrêmes qu’ils ont rencontrées et ont pu prendre des
photos. photos.

Les nuages de Vénus sont formés d’acides concentrés et d’un gaz Les nuages de Vénus sont formés d’acides concentrés et d’un gaz
irritant. irritant.

En surface, la température dépasse 480 degrés, et le sol de Vénus En surface, la température dépasse 480 degrés, et le sol de Vénus
forme un désert aride où aucune forme de vie ne peut exister. forme un désert aride où aucune forme de vie ne peut exister.

Cette chaleur brûlante est due à un puissant effet de serre qui Cette chaleur brûlante est due à un puissant effet de serre qui
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pourrait se reproduire sur la Terre si les hommes polluaient trop pourrait se reproduire sur la Terre si les hommes polluaient trop
notre planète. notre planète.

Nombre de mots : 92 Nombre de mots : 92


N°15 La Chine N°15 La Chine

Avec un peu plus d’un milliard d’hommes, la Chine est le pays le Avec un peu plus d’un milliard d’hommes, la Chine est le pays le
plus peuplé du monde. Un être humain sur six est chinois, et plus peuplé du monde. Un être humain sur six est chinois, et
chaque année, la population s’accroît de soixante millions chaque année, la population s’accroît de soixante millions
d’habitants (soit la population française). d’habitants (soit la population française).

Les progrès de ce pays sont considérables : l’espérance de vie a Les progrès de ce pays sont considérables : l’espérance de vie a
doublé en quarante ans, le nombre d’illettrés a été divisé dans le doublé en quarante ans, le nombre d’illettrés a été divisé dans le
même temps par cinq. Les chinois voient leur salaire augmenter même temps par cinq. Les chinois voient leur salaire augmenter
de 10% par an depuis 1980. de 10% par an depuis 1980.

A l’avenir, la Chine devra veiller à ne pas détruire son A l’avenir, la Chine devra veiller à ne pas détruire son
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environnement pour poursuivre sa croissance exceptionnelle. environnement pour poursuivre sa croissance exceptionnelle.

Nombre de mots : 97 Nombre de mots : 97


N°16 Le rôle du pollen N°16 Le rôle du pollen

Dans une fleur, chaque étamine libère des milliers de Dans une fleur, chaque étamine libère des milliers de
grains de pollen. Ces grains peuvent être transportés grains de pollen. Ces grains peuvent être transportés
par le vent, les insectes. Quand ils tombent sur le pistil par le vent, les insectes. Quand ils tombent sur le pistil
de fleurs de la même espèce, ils assurent la de fleurs de la même espèce, ils assurent la
fécondation de l’ovule qui est dans le pistil. fécondation de l’ovule qui est dans le pistil.

Un seul grain de pollen assure la fécondation d’un Un seul grain de pollen assure la fécondation d’un
ovule. Une fois fécondé, l’ovule peut se transformer en ovule. Une fois fécondé, l’ovule peut se transformer en
graine et le pistil de la fleur devient un fruit. graine et le pistil de la fleur devient un fruit.

Il sera ensuite mangé par des animaux qui Il sera ensuite mangé par des animaux qui
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sèmeront ses graines dans leurs excréments. Et de sèmeront ses graines dans leurs excréments. Et de
nouvelles plantes pourront naître. nouvelles plantes pourront naître.

Nombre de mots : 97 Nombre de mots : 97


N°17 Comment j’ai appris à lire N°17 Comment j’ai appris à lire

On s'est aperçu un jour que je savais lire, mais on ne sait pas On s'est aperçu un jour que je savais lire, mais on ne sait pas
comment j'ai appris ! comment j'ai appris !

Voici ce que mon père m'a raconté, sur un ton amusé : Voici ce que mon père m'a raconté, sur un ton amusé :

- Ce jour là, comme tous les jours, ta mère t'a laissé dans ma - Ce jour là, comme tous les jours, ta mère t'a laissé dans ma
classe pendant qu'elle allait au marché : J'étais instituteur. Tu classe pendant qu'elle allait au marché : J'étais instituteur. Tu
t'es assis au fond et tu n'as rien dit. Mais lorsque j'ai écrit au t'es assis au fond et tu n'as rien dit. Mais lorsque j'ai écrit au
tableau : " La maman a puni l'enfant car il n'a pas été sage ", tableau : " La maman a puni l'enfant car il n'a pas été sage ",
alors tu t'es levé et tu as crié : " Ce n'est pas vrai ! je n'ai pas été alors tu t'es levé et tu as crié : " Ce n'est pas vrai ! je n'ai pas été
puni ! " puni ! "
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Tout le monde a été très étonné. Ta mère, elle, a été complètement Tout le monde a été très étonné. Ta mère, elle, a été complètement
effrayée ! effrayée !

Nombre de mots : 125 Nombre de mots : 125


N°18 Premier essai N°18 Premier essai

Sans passion ni talent, Billy apprend la boxe et subit défaite sur Sans passion ni talent, Billy apprend la boxe et subit défaite sur
défaite sous les rires moqueurs des filles du cours de danse voisin. défaite sous les rires moqueurs des filles du cours de danse voisin.
Alors, il n'est pas très fier lorsqu'on lui demande d'apporter un Alors, il n'est pas très fier lorsqu'on lui demande d'apporter un
trousseau de clés à leur professeur... trousseau de clés à leur professeur...

— Madame, voilà les clés... tenez! — Madame, voilà les clés... tenez!
Mais elle m'a ignoré. Mais elle m'a ignoré.
— Pas maintenant, trois, quatre. Et cinq, et six... — Pas maintenant, trois, quatre. Et cinq, et six...
Par contre, ça n'avait pas l'air de l'embêter que je regarde. […] Par contre, ça n'avait pas l'air de l'embêter que je regarde. […]
— Tu veux essayer ? — Tu veux essayer ?
C'était Debbie Wilkinson. On est dans la même classe à l'école. C'était Debbie Wilkinson. On est dans la même classe à l'école.
— Non, non, j'ai répondu. — Non, non, j'ai répondu.
Non, mais vous m'imaginez en train de faire de la danse classique ? Non, mais vous m'imaginez en train de faire de la danse classique ?
[. . . ] [. . . ]
— Je te parie que t'y arrives pas, m'a glissé Debbie. — Je te parie que t'y arrives pas, m'a glissé Debbie.
— Tu parles, tout le monde peut le faire! — Tu parles, tout le monde peut le faire!
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Elle a tendu la jambe avec le pied pointé. Elle a tendu la jambe avec le pied pointé.
Melvin Burgess, Billy Elliot, Folio Junior Melvin Burgess, Billy Elliot, Folio Junior

Nombre de mots : 135 Nombre de mots : 135


N°19 Qui fait la vaisselle ? N°19 Qui fait la vaisselle ?

Mercredi 27 Mercredi 27
Ce soir papa a dit à Céline d'aider maman pour la vaisselle. Ce soir papa a dit à Céline d'aider maman pour la vaisselle.
Céline était au téléphone avec sa copine Leïla. Elle a répondu que Yoan Céline était au téléphone avec sa copine Leïla. Elle a répondu que Yoan
n'avait qu'à le faire, pour une fois. C'est vrai : il la fait jamais, la n'avait qu'à le faire, pour une fois. C'est vrai : il la fait jamais, la
vaisselle. Il fait jamais rien de toute façon. vaisselle. Il fait jamais rien de toute façon.
Yoan a crié que ça faisait vraiment suer, ces filles, à toujours Yoan a crié que ça faisait vraiment suer, ces filles, à toujours
discuter quand on leur demande un truc. Et que faire la vaisselle, ce discuter quand on leur demande un truc. Et que faire la vaisselle, ce
n'est pas un boulot pour les mecs. n'est pas un boulot pour les mecs.
Je lui ai demandé : Je lui ai demandé :
— C'est quoi « un boulot pour les mecs » ? — C'est quoi « un boulot pour les mecs » ?
Ma soeur a dit: Ma soeur a dit:
— Regarder le foot en buvant des cannettes! — Regarder le foot en buvant des cannettes!
J'ai explosé de rire, parce que justement, Yoan, il regardait le foot, J'ai explosé de rire, parce que justement, Yoan, il regardait le foot,
et en buvant quoi ?... et en buvant quoi ?...
Ma mère m'a fait signe de venir dans la cuisine. Ma mère m'a fait signe de venir dans la cuisine.
Elle m'a grondée sans faire de bruit. Elle m'a grondée sans faire de bruit.
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Marie-Sabine ROGER, Le royaume des reines, Petite Poche Marie-Sabine ROGER, Le royaume des reines, Petite Poche

Nombre de mots : 142 Nombre de mots : 142


N°20 Un journaliste original N°20 Un journaliste original

Le directeur du Courrier populaire sursauta en lisant cette nouvelle Le directeur du Courrier populaire sursauta en lisant cette nouvelle
dans la rubrique des faits divers. Il fit appeler illico le rédacteur qui dans la rubrique des faits divers. Il fit appeler illico le rédacteur qui
avait pondu ce texte. avait pondu ce texte.

— Expliquez-moi ça ! Il y a même l'heure exacte à laquelle il ne s'est — Expliquez-moi ça ! Il y a même l'heure exacte à laquelle il ne s'est
rien passé ! Nous sommes en train de devenir un journal pour fantômes : rien passé ! Nous sommes en train de devenir un journal pour fantômes :
bientôt nous imprimerons à l'encre blanche ! bientôt nous imprimerons à l'encre blanche !
— Mais, monsieur le directeur, vous m'étonnez : pensez à la joie des — Mais, monsieur le directeur, vous m'étonnez : pensez à la joie des
lecteurs en apprenant qu'un accident de telles proportions ne s'est pas du lecteurs en apprenant qu'un accident de telles proportions ne s'est pas du
tout produit. Imaginez en revanche si c'était arrivé : cinq familles en tout produit. Imaginez en revanche si c'était arrivé : cinq familles en
deuil, peut-être de pauvres petits orphelins à Milan, en Belgique... deuil, peut-être de pauvres petits orphelins à Milan, en Belgique...
Personnellement, j'aurais réservé à cette nouvelle un titre sur cinq Personnellement, j'aurais réservé à cette nouvelle un titre sur cinq
colonnes. […] Il faut donner aux gens l'occasion d'apprécier la vie, leur colonnes. […] Il faut donner aux gens l'occasion d'apprécier la vie, leur
faire comprendre à quels périls et désastres, à quelles épouvantables faire comprendre à quels périls et désastres, à quelles épouvantables
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catastrophes nous échappons à chaque minute. catastrophes nous échappons à chaque minute.
Gianni Rodari, Scoop,Rue du monde. Gianni Rodari, Scoop,Rue du monde.

Nombre de mots : 146 Nombre de mots : 146


N°21 Le berger et ses arbres N°21 Le berger et ses arbres

Le berger qui ne fumait pas alla chercher un petit sac et déversa sur la Le berger qui ne fumait pas alla chercher un petit sac et déversa sur la
table un tas de glands. Il se mit à les examiner l'un après l'autre avec table un tas de glands. Il se mit à les examiner l'un après l'autre avec
beaucoup d'attention, séparant les bons des mauvais. Je fumais ma pipe. Je beaucoup d'attention, séparant les bons des mauvais. Je fumais ma pipe. Je
me proposai pour l'aider. Il me dit que c'était son affaire. En effet : en me proposai pour l'aider. Il me dit que c'était son affaire. En effet : en
voyant le soin qu'il mettait à son travail, je n'insistai pas. Ce fut toute notre voyant le soin qu'il mettait à son travail, je n'insistai pas. Ce fut toute notre
conversation. Quand il eut du côté des bons un tas de glands assez gros, il conversation. Quand il eut du côté des bons un tas de glands assez gros, il
les compta par paquets de dix. Ce faisant, il éliminait encore les petits fruits les compta par paquets de dix. Ce faisant, il éliminait encore les petits fruits
ou ceux qui étaient légèrement fendillés, car il les examinait de fort près. ou ceux qui étaient légèrement fendillés, car il les examinait de fort près.
Quand il eut ainsi devant lui cent glands parfaits, il s'arrêta et nous allâmes Quand il eut ainsi devant lui cent glands parfaits, il s'arrêta et nous allâmes
nous coucher. nous coucher.

La société de cet homme donnait la paix. Je lui demandai le lendemain la La société de cet homme donnait la paix. Je lui demandai le lendemain la
permission de me reposer tout le jour chez lui. permission de me reposer tout le jour chez lui.
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Jean GIONO, L’homme qui plantait des arbres, Folio Cadet Jean GIONO, L’homme qui plantait des arbres, Folio Cadet

Nombre de mots : 153 Nombre de mots : 153


N°22 Une poupée très précieuse N°22 Une poupée très précieuse

— Pouah, pouah, ça sent la chair fraîche! — Pouah, pouah, ça sent la chair fraîche!
Qui est là ? Qui est là ?
Vassilissa, effrayée, s'avança vers la vieille femme, s'inclina respectueusement Vassilissa, effrayée, s'avança vers la vieille femme, s'inclina respectueusement
et dit: et dit:
— C'est moi, grand-mère ! Les filles de ma marâtre m'ont envoyée te — C'est moi, grand-mère ! Les filles de ma marâtre m'ont envoyée te
demander du feu. demander du feu.
— C'est bon, je vois, dit la Baba Yaga. Si tu restes sagement ici et acceptes de — C'est bon, je vois, dit la Baba Yaga. Si tu restes sagement ici et acceptes de
travailler pour moi, je te donnerai du feu; sinon, je te dévorerai! travailler pour moi, je te donnerai du feu; sinon, je te dévorerai!
Elle se tourna vers les grilles et s'écria: Elle se tourna vers les grilles et s'écria:
— Holà ! Solides verrous, ouvrez-vous! Holà ! Larges battants, écartez-vous ! — Holà ! Solides verrous, ouvrez-vous! Holà ! Larges battants, écartez-vous !
Les battants des grilles s'écartèrent et la Baba Yaga entra dans un sifflement. Les battants des grilles s'écartèrent et la Baba Yaga entra dans un sifflement.
Vassilissa la suivit, et les battants se refermèrent derrière elles. Une fois dans la Vassilissa la suivit, et les battants se refermèrent derrière elles. Une fois dans la
maison, la Baba Yaga s'étira et dit à Vassilissa : maison, la Baba Yaga s'étira et dit à Vassilissa :
— Apporte-moi donc ce qui cuit dans le poêle : j'ai grand-faim. — Apporte-moi donc ce qui cuit dans le poêle : j'ai grand-faim.
Vassilissa tira du poêle une énorme marmite et servit la Baba Yaga, puis monta Vassilissa tira du poêle une énorme marmite et servit la Baba Yaga, puis monta
de la bière, du vin et des liqueurs du cellier. de la bière, du vin et des liqueurs du cellier.
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« Vassilissa la très belle », dans contes de russie, Actes sud junior « Vassilissa la très belle », dans contes de russie, Actes sud junior

Nombre de mots : 156 Nombre de mots : 156


N°23 Pour un monde meilleur N°23 Pour un monde meilleur

Il était une fois un homme nommé Yacoub. Il vivait pauvrement mais Il était une fois un homme nommé Yacoub. Il vivait pauvrement mais
sans souci, heureux de rien, libre comme un saltimbanque, et rêvant sans sans souci, heureux de rien, libre comme un saltimbanque, et rêvant sans
cesse plus haut que son front. En vérité, il était amoureux du monde. Or, cesse plus haut que son front. En vérité, il était amoureux du monde. Or,
le monde alentour lui paraissait morne, brutal, sec de cœur, sombre le monde alentour lui paraissait morne, brutal, sec de cœur, sombre
d'âme. Il en souffrait. d'âme. Il en souffrait.
« Comment, se disait-il, faire en sorte qu'il soit meilleur ? Comment « Comment, se disait-il, faire en sorte qu'il soit meilleur ? Comment
amener à la bonté ces tristes vivants qui vont et viennent sans un amener à la bonté ces tristes vivants qui vont et viennent sans un
regard pour leurs semblables ?» Il ruminait ces questions par les rues regard pour leurs semblables ?» Il ruminait ces questions par les rues
de Prague, sa ville, errant et saluant les gens qui ne lui répondaient pas. de Prague, sa ville, errant et saluant les gens qui ne lui répondaient pas.

Or, un matin, comme il traversait une place ensoleillée, une idée lui vint : Or, un matin, comme il traversait une place ensoleillée, une idée lui vint :
« Et si je leur racontais des histoires ? pensa-t-il. Ainsi, moi qui connais « Et si je leur racontais des histoires ? pensa-t-il. Ainsi, moi qui connais
la saveur de l'amour et de la beauté, je les amènerais assurément au la saveur de l'amour et de la beauté, je les amènerais assurément au
bonheur. » bonheur. »
Il se hissa sur un banc et se mit à parler. Il se hissa sur un banc et se mit à parler.

Henri Gougaud, « Le conteur de Prague », dans Contes d’Europe, Seuil. Henri Gougaud, « Le conteur de Prague », dans Contes d’Europe, Seuil.
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Nombre de mots : 158 Nombre de mots : 158


N°24 Le meilleur ami de mon père N°24 Le meilleur ami de mon père

Grand-père raconte l'histoire de sa vie à son petit-fils qui l'écoute attentivement. Grand-père raconte l'histoire de sa vie à son petit-fils qui l'écoute attentivement.
Il lui parle de son propre père au moment où la Première Guerre mondiale Il lui parle de son propre père au moment où la Première Guerre mondiale
éclate... éclate...

Père n'était qu'un garçon de ferme quand la guerre a éclaté ; il avait tout juste Père n'était qu'un garçon de ferme quand la guerre a éclaté ; il avait tout juste
quatorze ans. Comme moi, il n'avait pas été longtemps à l'école. Il n'avait pas quatorze ans. Comme moi, il n'avait pas été longtemps à l'école. Il n'avait pas
beaucoup de considération pour les études et ce genre de choses. Il disait beaucoup de considération pour les études et ce genre de choses. Il disait
qu'on pouvait apprendre ce qu'il fallait savoir en ouvrant ses yeux et ses oreilles. qu'on pouvait apprendre ce qu'il fallait savoir en ouvrant ses yeux et ses oreilles.
Le meilleur moyen d'apprendre, disait-il, est de faire les choses. Je reconnais Le meilleur moyen d'apprendre, disait-il, est de faire les choses. Je reconnais
que là, il n'avait pas tort. Enfin, je dis ça en passant. Il avait donc ce jeune que là, il n'avait pas tort. Enfin, je dis ça en passant. Il avait donc ce jeune
poulain qu'il avait habitué au licou, habitué à être monté, habitué à labourer. poulain qu'il avait habitué au licou, habitué à être monté, habitué à labourer.
Joey, il l'appelait. C'était un cheval bai, avec une étoile blanche sur le front, et Joey, il l'appelait. C'était un cheval bai, avec une étoile blanche sur le front, et
on aurait dit qu'il avait quatre chaussettes blanches. Il était devenu le meilleur on aurait dit qu'il avait quatre chaussettes blanches. Il était devenu le meilleur
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ami de mon père. [...] ami de mon père. [...]

Michael Morpurgo, Le secret de grand-père, Gallimard jeunesse. Michael Morpurgo, Le secret de grand-père, Gallimard jeunesse.

Nombre de mots : 159 Nombre de mots : 159


N°25 Un effrayant carnaval N°25 Un effrayant carnaval

On ne le regardait presque jamais. On ne le regardait presque jamais.


Sur la place de Rezé, le monument aux morts était sans vie. Sur la place de Rezé, le monument aux morts était sans vie.
Ce soir-là, on ne le voyait carrément plus lorsque dans le brouillard, ils Ce soir-là, on ne le voyait carrément plus lorsque dans le brouillard, ils
sont un à un apparus, se détachant lentement de sa masse de pierre. sont un à un apparus, se détachant lentement de sa masse de pierre.
Ni gens ni fantômes. Juste des apparences en manteaux bleu horizon dans Ni gens ni fantômes. Juste des apparences en manteaux bleu horizon dans
leurs pantalons rouge sang d'août 1914. leurs pantalons rouge sang d'août 1914.
À l'heure où toute la ville essaie de ne penser qu'à bien dormir, des À l'heure où toute la ville essaie de ne penser qu'à bien dormir, des
dizaines de soldats quittaient leur monument pour un effrayant carnaval dizaines de soldats quittaient leur monument pour un effrayant carnaval
militaire. militaire.
De l'un était partie la moitié du visage. De l'un était partie la moitié du visage.
À l'autre, manquaient une main, un œil. À l'autre, manquaient une main, un œil.
Des jambes presque emportées. Et cette boue séchée en plaques et toute Des jambes presque emportées. Et cette boue séchée en plaques et toute
cette poussière autour des molletières. cette poussière autour des molletières.
Des pieds nus rétrécis par la terreur, orphelins de leurs godillots. Et Des pieds nus rétrécis par la terreur, orphelins de leurs godillots. Et
tous ces fusils, certains tordus, d'autres fondus dans des mains qui tous ces fusils, certains tordus, d'autres fondus dans des mains qui
s'agrippaient encore. s'agrippaient encore.
Il y avait là deux cent quatre-vingt-huit soldats, debout comme ils étaient Il y avait là deux cent quatre-vingt-huit soldats, debout comme ils étaient
morts, regroupés en rangs brouillons. morts, regroupés en rangs brouillons.
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Pef, Zappe la guerre, Rue du monde. Pef, Zappe la guerre, Rue du monde.

Nombre de mots : 161 Nombre de mots : 161


N°26 Le renard et le bouc N°26 Le renard et le bouc

Capitaine Renard allait de compagnie Capitaine Renard allait de compagnie

Avec son ami Bouc des plus haut encornés. Avec son ami Bouc des plus haut encornés.

Celui-ci ne voyait pas plus loin que son nez ; Celui-ci ne voyait pas plus loin que son nez ;

L'autre était passé maître en fait de tromperie. L'autre était passé maître en fait de tromperie.

La soif les obligea de descendre en un puits. La soif les obligea de descendre en un puits.

Là chacun d'eux se désaltère. Là chacun d'eux se désaltère.

Après qu'abondamment tous deux en eurent pris, Après qu'abondamment tous deux en eurent pris,

Le Renard dit au Bouc : « Que ferons-nous, compère ? Le Renard dit au Bouc : « Que ferons-nous, compère ?

Ce n'est pas tout de boire, il faut sortir d'ici. Ce n'est pas tout de boire, il faut sortir d'ici.

Lève tes pieds en haut, et tes cornes aussi : Lève tes pieds en haut, et tes cornes aussi :

Mets-les contre le mur ; le long de ton échine Mets-les contre le mur ; le long de ton échine

Je grimperai premièrement ; Je grimperai premièrement ;

Puis sur tes cornes m'élevant, Puis sur tes cornes m'élevant,

À l'aide de cette machine, À l'aide de cette machine,

De ce lieu-ci je sortirai, De ce lieu-ci je sortirai,

Après quoi je t'en tirerai. Après quoi je t'en tirerai.

— Par ma barbe, dit l'autre, il est bon : et je loue — Par ma barbe, dit l'autre, il est bon : et je loue

Les gens bien sensés comme toi. Les gens bien sensés comme toi.

Je n'aurais jamais, quant à moi. Je n'aurais jamais, quant à moi.

Trouvé ce secret, je l'avoue. » Trouvé ce secret, je l'avoue. »

Le Renard sort du puits, laisse son compagnon, Le Renard sort du puits, laisse son compagnon,
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Et vous lui fait un beau sermon Et vous lui fait un beau sermon

Pour l'exhorter à patience. Pour l'exhorter à patience.

Jean de La Fontaine, Fables, Livre III, fable 5. Jean de La Fontaine, Fables, Livre III, fable 5.

Nombre de mots : 166 Nombre de mots : 166


N°27 Mes premières grandes questions N°27 Mes premières grandes questions

Salvador (RÉCIT). — Les petits faisaient la sieste enlacés, et, dans la chaleur intense du milieu du jour, ma Salvador (RÉCIT). — Les petits faisaient la sieste enlacés, et, dans la chaleur intense du milieu du jour, ma
mère écrasait avec ses ongles les poux qui transformaient ma tête en champ de bataille. mère écrasait avec ses ongles les poux qui transformaient ma tête en champ de bataille.

Benedicta chante. Benedicta chante.

Salvador (ACTION). — Qu'est-ce que ça veut dire être riche? Salvador (ACTION). — Qu'est-ce que ça veut dire être riche?

Salvador (RÉCIT). — À quatre ans, j'avais appris à baisser les yeux quand on passait devant les maisons de Salvador (RÉCIT). — À quatre ans, j'avais appris à baisser les yeux quand on passait devant les maisons de
carton ouvertes aux quatre vents et j'évitais le regard des enfants qui mendiaient sur la place de carton ouvertes aux quatre vents et j'évitais le regard des enfants qui mendiaient sur la place de
l'église. l'église.

Je savais aussi que de l'autre côté du village habitaient les riches bourgeois. On en parlait avec tant de Je savais aussi que de l'autre côté du village habitaient les riches bourgeois. On en parlait avec tant de
mystère et de sous-entendus que je n'arrivais pas à savoir s'il était bien ou non d'être riche. mystère et de sous-entendus que je n'arrivais pas à savoir s'il était bien ou non d'être riche.

Salvador (ACTION). — Maman, qu'est-ce que ça veut dire, être riche ? Salvador (ACTION). — Maman, qu'est-ce que ça veut dire, être riche ?

Benedicta. — Oh! Salvadorcito... Être riche.., ça veut dire marcher sur des planchers d'acajou frais si Benedicta. — Oh! Salvadorcito... Être riche.., ça veut dire marcher sur des planchers d'acajou frais si
brillants qu'on dirait des miroirs. C'est dormir dans des lits doux et moelleux, tendus de draps brillants qu'on dirait des miroirs. C'est dormir dans des lits doux et moelleux, tendus de draps
frais et blancs... et chaque enfant de la famille a le sien. frais et blancs... et chaque enfant de la famille a le sien.
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Suzanne Lebeau, Salvador, la montagne, l’enfant et la mangue, Théâtrales jeunesse. Suzanne Lebeau, Salvador, la montagne, l’enfant et la mangue, Théâtrales jeunesse.

Nombre de mots : 170 Nombre de mots : 170


N°28 La vie d’en bas N°28 La vie d’en bas

Akaruio s'arrêta pour souffler et s'appuya sur un rocher. De là-haut, il Akaruio s'arrêta pour souffler et s'appuya sur un rocher. De là-haut, il
voyait le plateau, les arbustes rabougris, les pauvres plantations, les voyait le plateau, les arbustes rabougris, les pauvres plantations, les
maisons misérables de ceux qu'il avait aimés et qui allaient bientôt maisons misérables de ceux qu'il avait aimés et qui allaient bientôt
partir. partir.

— Imbéciles ! grogna-t-il. Taoura leur a tourné la tête et ils le suivront — Imbéciles ! grogna-t-il. Taoura leur a tourné la tête et ils le suivront
comme des chiens, jeunes et vieux, avec leurs cervelles aussi petites comme des chiens, jeunes et vieux, avec leurs cervelles aussi petites
que des fourmis. que des fourmis.

Taoura était plus jeune que lui, il l'avait vu téter sa mère alors qu'il Taoura était plus jeune que lui, il l'avait vu téter sa mère alors qu'il
abattait déjà les arbres dans la forêt. Taoura était parti à l'aventure, abattait déjà les arbres dans la forêt. Taoura était parti à l'aventure,
pendant de nombreuses années, comme beaucoup d'autres jeunes pendant de nombreuses années, comme beaucoup d'autres jeunes
Indiens du plateau qui croient qu'en bas tout sera merveilleux. Mais Indiens du plateau qui croient qu'en bas tout sera merveilleux. Mais
lui, Taoura, était revenu, fringant, bien habillé, la mine réjouie, faisant lui, Taoura, était revenu, fringant, bien habillé, la mine réjouie, faisant
sonner ses pesos dans sa poche. sonner ses pesos dans sa poche.

Il avait raconté à ceux du plateau sa vie en bas, il avait décrit les Il avait raconté à ceux du plateau sa vie en bas, il avait décrit les
belles filles, les hommes bien vêtus, les nourritures succulentes, les belles filles, les hommes bien vêtus, les nourritures succulentes, les
alcools, les maisons avec leurs vérandas, leurs patios, leurs meubles, alcools, les maisons avec leurs vérandas, leurs patios, leurs meubles,
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leurs lits si doux où il faisait si bon dormir et rêver. leurs lits si doux où il faisait si bon dormir et rêver.

Nadèjda Garrel, Au pays du grand condor, Gallimard. Nadèjda Garrel, Au pays du grand condor, Gallimard.

Nombre de mots : 170 Nombre de mots : 170


N°29 Le chat et l’ogre N°29 Le chat et l’ogre

Le maître chat arriva enfin dans un beau château, dont le maître était un Le maître chat arriva enfin dans un beau château, dont le maître était un

ogre, le plus riche qu'on ait jamais vu, car toutes les terres par où le roi avait ogre, le plus riche qu'on ait jamais vu, car toutes les terres par où le roi avait

passé étaient de la dépendance de ce château. Le chat, qui eut soin de passé étaient de la dépendance de ce château. Le chat, qui eut soin de

s'informer qui était cet ogre, et ce qu'il savait faire, demanda à lui parler, s'informer qui était cet ogre, et ce qu'il savait faire, demanda à lui parler,

disant qu'il n'avait pas voulu passer si près de son château sans avoir disant qu'il n'avait pas voulu passer si près de son château sans avoir

l'honneur de lui faire la révérence. l'honneur de lui faire la révérence.

L'ogre le reçut aussi civilement que le peut un ogre, et le fit reposer. L'ogre le reçut aussi civilement que le peut un ogre, et le fit reposer.

« On m'a assuré, dit le chat, que vous aviez le don de vous changer en toutes « On m'a assuré, dit le chat, que vous aviez le don de vous changer en toutes

sortes d'animaux, que vous pouviez, par exemple, vous transformer en lion, en sortes d'animaux, que vous pouviez, par exemple, vous transformer en lion, en

éléphant. éléphant.

— Cela est vrai, répondit l'ogre brusquement, et, pour vous le — Cela est vrai, répondit l'ogre brusquement, et, pour vous le

montrer, vous m'allez voir devenir lion. » montrer, vous m'allez voir devenir lion. »

Le chat fut si effrayé de voir un lion devant lui, qu'il gagna aussitôt les Le chat fut si effrayé de voir un lion devant lui, qu'il gagna aussitôt les

gouttières, non sans peine et sans péril, à cause de ses bottes qui ne valaient gouttières, non sans peine et sans péril, à cause de ses bottes qui ne valaient
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rien pour marcher sur les tuiles. rien pour marcher sur les tuiles.

Charles Perrault, Le chat botté. Charles Perrault, Le chat botté.

Nombre de mots : 175 Nombre de mots : 175


N°30 La chute d’Alice N°30 La chute d’Alice

Voyons : ça ferait une chute de six à sept kilomètres, du moins je le crois... Voyons : ça ferait une chute de six à sept kilomètres, du moins je le crois...
» (car, voyez-vous, Alice avait appris en classe pas mal de choses de ce » (car, voyez-vous, Alice avait appris en classe pas mal de choses de ce
genre, et, quoique le moment fût mal choisi pour faire parade de ses genre, et, quoique le moment fût mal choisi pour faire parade de ses
connaissances puisqu'il n'y avait personne pour l'écouter, c'était pourtant un connaissances puisqu'il n'y avait personne pour l'écouter, c'était pourtant un
bon exercice que de répéter tout cela)... « Oui, ça doit être la distance exacte... bon exercice que de répéter tout cela)... « Oui, ça doit être la distance exacte...
mais, par exemple, je me demande à quelle latitude et à quelle longitude je mais, par exemple, je me demande à quelle latitude et à quelle longitude je
me trouve ? » (Alice n'avait pas la moindre idée de ce qu'était la latitude, me trouve ? » (Alice n'avait pas la moindre idée de ce qu'était la latitude,
pas plus d'ailleurs que la longitude, mais elle jugeait que c'étaient de très pas plus d'ailleurs que la longitude, mais elle jugeait que c'étaient de très
jolis mots, des mots superbes.) jolis mots, des mots superbes.)

Bientôt, elle recommença: « Je me demande si je vais traverser la Terre Bientôt, elle recommença: « Je me demande si je vais traverser la Terre
d'un bout à l'autre ! Ça sera rudement drôle d'arriver au milieu de ces gens d'un bout à l'autre ! Ça sera rudement drôle d'arriver au milieu de ces gens
qui marchent la tête- en bas! On les appelle les Antipattes, je crois... » (cette qui marchent la tête- en bas! On les appelle les Antipattes, je crois... » (cette
fois, elle fut tout heureuse de ce qu'il n'y eût personne pour écouter, car il lui fois, elle fut tout heureuse de ce qu'il n'y eût personne pour écouter, car il lui
sembla que ce n'était pas du tout le mot qu'il fallait)... sembla que ce n'était pas du tout le mot qu'il fallait)...
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Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles, Pauvert. Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles, Pauvert.

Nombre de mots : 185 Nombre de mots : 185

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