Conjoncture Économique de Mai 2024
Conjoncture Économique de Mai 2024
Mai 2024
REVUE MENSUELLE DE LA CONJONCTURE
ÉCONOMIQUE, MONÉTAIRE ET FINANCIÈRE
Mai 2024
Table des matières
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Sur les marchés de change, l’euro s’est déprécié en avril face au dollar de 1,4% d’un mois
à l’autre et s’est en revanche apprécié par rapport au yen japonais de 1,3% et à la livre
sterling de 0,2%. S’agissant des monnaies des principaux pays émergents, elles se sont
globalement appréciées face au dollar, avec notamment une augmentation de 2,9% pour le
real brésilien.
Pour ce qui est des décisions de politique monétaire, la FED a décidé, à l’issue de sa
réunion des 30 avril et 1er mai de maintenir inchangée la fourchette cible à [5,25%-5,50%],
dans un contexte caractérisé par un rythme soutenu de l’activité économique et de forte
créations d’emplois, ainsi que par la stagnation des progrès vers l’objectif d’inflation ces
derniers mois. La FED a indiqué qu’elle continuera à réduire les avoirs en titres du Trésor
et en titres adossés à des créances hypothécaires, mais ralentira le rythme de réduction à
partir de juin 2024. Pour sa part, la BCE a également laissé inchangés ses trois taux
directeurs à l’issue de sa dernière réunion du 11 avril. Elle a, en outre, indiqué que son
Programme d’achat d’actifs (APP) se contracte à un rythme mesuré et prévisible,
l’Eurosystème ne réinvestissant plus les remboursements au titre du principal des titres
arrivant à échéance. Quant au Programme d’achats d’urgence face à la pandémie (PEPP),
le réinvestissement des remboursements des titres arrivant à échéance sera maintenu au 1er
semestre, et ce, avant sa réduction progressive au second semestre et son arrêt en fin
d’année.
Sur les marchés des matières premières, le cours du Brent a marqué une quatrième
hausse mensuelle de 5,4% en avril, s’établissant en moyenne à 90,05$/bbl. De même, le
prix du gaz naturel européen s’est accru de 6,3% entre mars et avril à 9,09$/mmBTU, mais
demeure en contraction de 32,8% en glissement annuel. Hors énergie, les prix ont enregistré
en avril une augmentation mensuelle de 5,3%, traduisant notamment celle de 8,9% des
cours des métaux et minerais. Pour ce qui est du phosphate et dérivés, les cours ont accusé
en avril une baisse mensuelle de 11,7% à 545 $/t pour le DAP et de 1,4% à 442,5 $/t pour
le TSP, et sont restés stables à 152,5 $/t pour le phosphate brut. En glissement annuel, les
prix ressortent en recul de 55,8% pour le phosphate brut, de 14,4% pour le DAP et de
19,5% pour le TSP.
S’agissant de l’inflation, elle a enregistré au mois de mars une nouvelle accélération aux
Etats-Unis de 3,2% à 3,5%, suite notamment à l’augmentation des coûts de l’énergie et du
transport. Dans la zone euro, elle s’est établie à 2,4% en avril résultat notamment d’une
légère accélération de 2,3% à 2,4% en Allemagne et de 3,3% à 3,4% en Espagne. En
revanche, elle a décéléré de 1,2% à 1% en Italie et s’est stabilisée à 2,4% en France.
Au niveau national, les données des comptes nationaux relatives au quatrième trimestre
de 2023 indiquent que la croissance économique s’est accélérée à 4,1%, après 0,7% un an
auparavant, résultat de hausses de 5,8%, au lieu d’un repli de 13,1%, de la valeur ajoutée
agricole et de 4,1%, après 2,2%, de celle non agricole. Sur l’ensemble de l’année 2023, la
progression du PIB aurait été de 3,2%, après 1,3% en 2022, reflétant des accroissements de
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6,2% de la valeur ajoutée agricole et de 3% de celle non agricole. Pour le premier trimestre
de 2024, l’activité aurait poursuivi son amélioration, à un rythme toutefois moins rapide,
reflétant un raffermissement des activités non agricoles, alors que la production agricole
continue de pâtir de conditions climatiques défavorables.
Au niveau sectoriel, la campagne agricole 2023/2024 a été marquée par une pluviométrie
faible avec une mauvaise répartition spatio-temporelle, impactant fortement la superficie
emblavée et le rendement céréalier. Toutefois, les pluies abondantes et généralisées
survenues notamment durant la dernière décade du mois de mars ont permis de réduire le
déficit pluviométrique et devrait favoriser le développement des cultures printanières et
l’amélioration du couvert végétal. Le cumul pluviométrique ressort ainsi au 30 avril 2024, à
239 mm, en hausse de 15,7% par rapport à la campagne précédente et en baisse de 3,4%
en comparaison avec la moyenne des cinq dernières années. Dans ces conditions, le taux
de remplissage des barrages demeure faible, se situant à 32,5% au 10 mai, contre 32,4% une
année auparavant.
La valeur ajoutée des industries manufacturières a enregistré un rebond de 8% au quatrième
trimestre, après une stagnation un an auparavant, tiré essentiellement par des augmentations
de 22% de l’activité dans la branche « Fabrication de produits chimiques » et de 24,6% pour
la « Fabrication de matériel de transport ». Cette performance se serait poursuivie au premier
trimestre 2024 comme le laissent présager les résultats de l’enquête mensuelle de
conjoncture dans l’industrie de Bank Al-Maghrib qui indiquent une hausse, en glissement
annuel, de 5,9 points du TUC à 78,8% en moyenne.
Dans le secteur du BTP, la valeur ajoutée s’est accrue au quatrième trimestre 2023 de 2,4%,
contre une baisse de 7,1% un an auparavant. Cette amélioration se serait poursuivie au cours
des quatre premiers mois de l’année comme le laisse indiquer le redressement de 3,5%,
après une diminution de 8,5% à la même période de l’année précédente, des ventes de
ciment.
Pour les industries extractives, l’activité a marqué un bond de 16,4% au quatrième trimestre
après un recul de 15,7% un an auparavant. Cette performance devrait se poursuivre au
premier trimestre de 2024 reflétant l’expansion de 32,1% de la production marchande de
phosphates après une contraction de 26,4% la même période de l’année précédente.
Concernant la branche « Electricité, gaz, eau, assainissement et déchets », sa valeur ajoutée
a augmenté de 4,2% au quatrième trimestre, au lieu d’un fléchissement de 7,7% un an
auparavant. Cette dynamique se serait maintenue au premier trimestre 2024, traduisant la
progression de 5,7% de la production d’électricité. Par source, celle-ci a affiché des rebonds
de 58,3% pour l’éolien et de 51,1% pour l’hydraulique et a accusé, en revanche, des replis
de 2,4% pour le thermique et de 12,2% pour le solaire. Cette dernière diminution devrait
s’accentuer dans les prochains mois sous l’effet de l’arrêt forcé de Noor Ouarzazate III,
annoncé le 24 mars et qui devrait durer jusqu’en novembre 2024. En parallèle, la demande,
appréhendée par les livraisons du réseau de transport, s’est améliorée de 2,7% et le solde
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des échanges extérieurs d’électricité est resté déficitaire de 370,7 GWh ; les exportations
s’étant accrues de 74,5% alors que les importations ont baissé de 5,4%.
De leur côté, les activités d’hébergement et de restauration ont vu leur rythme de croissance
nettement ralentir au quatrième trimestre, revenant à 6,9% après 63,2% un an auparavant.
Cette évolution se serait poursuivie au premier trimestre 2024, comme l’indiquent les
augmentations de 12,8%, au lieu de 237,6%, des arrivées touristiques et de 2,9%, après
161,2%, des nuitées recensées dans les établissements classés. Pour leur part, après un bond
de 141,4%, les recettes voyages ont régressé de 5% à 23,7 milliards de dirhams.
Sur le marché du travail, l’économie nationale a accusé, entre le premier trimestre 2023 et
la même période de 2024, une perte de 80 mille postes, après celle de 280 mille un an
auparavant. L’agriculture a accusé une baisse de 206 mille postes, alors que les autres
secteurs ont connu des hausses de 63 mille pour les services, de 34 mille pour l’industrie, y
compris l’artisanat, et de 25 mille pour le BTP. Tenant compte d’une sortie nette de 16 mille
demandeurs d’emplois, le taux d’activité a reculé de 43,1% à 42,6% et le taux de chômage
s’est accru, passant de 12,9% à 13,7% au niveau national, de 17,1% à 17,6% en milieu urbain
et de 5,7% à 6,8% en zones rurales.
Les données du commerce extérieur relatives au premier trimestre 2024 indiquent une
nouvelle baisse en glissement annuel des échanges extérieurs de biens, résultat d’un recul
de 4% des importations et d’une augmentation des exportations de 3%. Le déficit
commercial s’est, en conséquence, atténué de 14,6% et le taux de couverture s’est amélioré
à 64,7% au lieu de 60,3% sur la même période un an auparavant. Le repli des importations
intègre notamment un allégement de la facture énergétique de 13,6% et un recul des achats
de produits alimentaires de 7,7%. En parallèle, la hausse des exportations a été tirée
principalement par la poursuite de la forte dynamique des ventes du secteur automobile
avec une hausse de 13,1% et par les améliorations des expéditions du secteur aéronautique
de 13,7% et de la branche « électronique et électricité » de 5% ; les expéditions des
phosphates et dérivés ayant à l’inverse reculé de 2,3%. En parallèle, les recettes de voyages
ont accusé un repli de 5,1% à 23,7 milliards de dirhams, alors que les transferts des MRE
sont restés quasi stables à 27,4 milliards. Concernant les investissements directs étrangers,
le flux net d’IDE a affiché une augmentation de 56,2% à 5,8 milliards, tirée par une hausse
de 23,9% des recettes à 9,7 milliards, alors que les investissements directs marocains à
l’étranger ont reculé de 12,7% à 4,5 milliards. A fin mars 2024, l’encours des avoirs officiels
de réserve s’est établi à 362 milliards de dirhams, représentant l’équivalent de 5 mois et 10
jours d’importations de biens et services.
Sur le plan budgétaire, la situation des charges et ressources du Trésor au titre du premier
trimestre 2024 a fait ressortir un excédent budgétaire de 9,6 milliards de dirhams, contre 1,5
milliard un an auparavant. Les recettes ordinaires ont augmenté de 13,1% à 97,7 milliards,
reflétant des rebonds de 10,1% des rentrées fiscales et de 89,8% de celles non fiscales. En
parallèle, les dépenses ordinaires se sont alourdies de 2,7% à 86,1 milliards, recouvrant une
hausse de 5,2% de celles des biens et services ainsi que des baisses de 10,8% des charges de
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compensation et de 12,5% des paiements en intérêts de la dette. Le solde ordinaire est
ressorti ainsi excédentaire à 11,5 milliards contre 2,5 milliards à fin mars 2023. De leur côté,
les dépenses d’investissement ont diminué de 4,9 % à 22,1 milliards, portant ainsi les
dépenses globales à 108,3 milliards, en accroissement de 1,1%. Pour ce qui est du solde des
comptes spéciaux du Trésor, il s’est établi à 20,2 milliards, après 22,3 milliards. Compte
tenu d’une réduction des opérations en instance de 5,8 milliards de dirhams, le Trésor a
enregistré un excédent de financement de 3,7 milliards contre un déficit de caisse de 4,3
milliards un an auparavant. Le recours au marché des adjudications s’est élevé à 23,5
milliards au lieu de 44,6 milliards de dirhams à fin mars 2023 et les tirages extérieurs bruts
ont atteint 9,7 milliards au lieu de 29,5 milliards de dirhams.
Sur le plan monétaire, l’agrégat M3 s’est accru en mars de 4,4%. Par principales
composantes, les dépôts à vue auprès des banques ont augmenté de 7,2%, la circulation de
la monnaie fiduciaire de 10,2%, et les dépôts en devises de 5,5% alors que les titres des
OPCVM monétaires et les dépôts à terme auprès des banques ont reculé de 17,4% et 6,3%
respectivement. Pour le crédit bancaire destiné au secteur non financier, il a progressé de
3,4% avec des accroissements de 24,7% des concours aux entreprises publiques, de 1,9%
de ceux destinés aux entreprises privées et de 1% des prêts octroyés aux ménages. Le besoin
de liquidité des banques s’est quant à lui établi à 118,2 milliards de dirhams en moyenne
hebdomadaire en avril 2024, contre 113,4 milliards un mois auparavant. Dans ces
conditions, Bank Al-Maghrib a porté le volume global de ses injections à 130 milliards de
dirhams. Sur le marché interbancaire, le volume quotidien moyen des échanges s’est élevé
à 2,2 milliards et le taux moyen pondéré s’est situé à 3,00% en moyenne. Sur le marché des
bons du Trésor, les taux ont légèrement baissé en avril sur le marché primaire et sont restés
stables sur le compartiment secondaire. Pour ce qui est des taux créditeurs, ils ont accusé
en mars des baisses de 27 points de base (pb) à 2,38% pour les dépôts à 6 mois et de 13 pb
à 2,82% pour ceux à un an. Concernant les taux débiteurs, les résultats de l’enquête de Bank
Al-Maghrib auprès des banques relatifs au premier trimestre 2024 indiquent une quasi-
stabilité du taux moyen global à 5,40%. Par secteur institutionnel, les taux assortissant les
crédits aux particuliers ont augmenté de 15 pb à 6,09%, avec notamment une hausse de 4
pb à 7,22% pour les prêts à la consommation et un recul de 2 pb à 4,81% pour ceux à
l’habitat. S’agissant des taux appliqués aux crédits aux entreprises, ils ont baissé de 4 pb à
5,26% avec des replis de 5 pb à 5,30% pour les facilités de trésorerie, de 30 pb à 5,19%
pour les prêts à la promotion immobilière ainsi qu’un accroissement de 21 pb à 5,11% pour
les crédits à l’équipement.
Au niveau du marché boursier, le MASI s’est apprécié de 2,4% en avril, portant sa
performance depuis le début de l’année à 10,1% et la capitalisation boursière s’est élevée à
693,5 milliards en hausse de 10,8% par rapport à décembre 2023. Concernant le volume
mensuel des échanges, il s’est élevé à 10,5 milliards en avril contre 3 milliards en mars,
réalisé à hauteur de 69,2% sur le marché central actions. Sur le marché de la dette
souveraine, les émissions de bons du Trésor se sont chiffrées à 16,6 milliards en mars contre
12,4 milliards en février. Tenant compte des remboursements d’un montant de 13,1
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milliards de dirhams, l’encours des bons du Trésor s’est chiffré à 723 milliards, en hausse
de 3,4% depuis le début de l’année. Au niveau du marché de la dette privée, les souscriptions
aux titres de créances négociables ont atteint 8 milliards de dirhams en mars, après 5
milliards en février, et les levées sur le compartiment obligataire ont atteint 1,5 milliard,
après une absence d’émission durant les deux premiers mois de l’année. Tenant compte des
remboursements, l’encours de la dette sur ce marché s’est élevé à 189,3 milliards, en quasi-
stagnation par rapport à décembre 2023.
S’agissant de l’inflation, elle ressort à un niveau bas quoiqu’en légère accélération à 0,9%
en mars contre 0,3% en février, portant sa moyenne au premier trimestre de 2024 à 1,2%.
Sa composante sous-jacente s’est établie, pour sa part, à 2,1% après 1,9%, reflétant la hausse
du rythme de progression des prix des biens non échangeables de 2,2% à 2,6%, celui des
échangeables ayant connu une légère décélération de 1,8% à 1,7%.
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I. ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
En dépit d’un contexte international marqué par la persistance des tensions géopolitiques et le
durcissement des conditions financières, les principales économies avancées et émergentes
continuent globalement d’afficher une relative résilience. Ainsi, les données au premier trimestre
de 2024 font ressortir une croissance à 3% aux États-Unis en glissement annuel, après 3,1% un
trimestre auparavant. Dans la zone euro, elle s’est accélérée de 0,1 à 0,4%, avec des évolutions
disparates entre ses principaux pays membres. Le rythme de l’activité s’est ainsi renforcé de 0,8%
à 1,1% en France et de 2,1% à 2,4% en Espagne, a légèrement ralenti de 0,7% à 0,6% en Italie,
tandis qu’en Allemagne, le PIB a accusé une nouvelle contraction de 0,2%. L’évolution des
indicateurs avancés de l’activité montre que l’indice PMI composite de la zone euro s’est redressé
de 50,3 en mars à 51,7 en avril, tandis que l’ISM manufacturier américain est tombé en territoire
négatif passant de 50,3 à 49,2 sur la même période.
Pour ce qui est des autres économies avancées, le rythme de l’activité s’est accéléré au Royaume-
Uni de 0,2% au premier trimestre 2024 après la contraction de 0,2% un trimestre auparavant,
tandis qu’il a ralenti au Japon, revenant de 1,6% au troisième trimestre à 1,3% au quatrième
trimestre 2023.
S’agissant des principaux pays émergents, malgré la crise du secteur de l’immobilier en Chine, la
croissance s’est accélérée à 5,3% en glissement annuel au premier trimestre après 5,2% un
trimestre auparavant. Les données relatives au quatrième trimestre 2023 font également ressortir
une accélération de 8,1% à 8,4% en Inde et de 2% à 2,1% au Brésil, ainsi qu’un ralentissement de
6,1% à 4% en Turquie et de 5,7% à 4,9% en Russie.
Au niveau des marchés du travail, les données d’avril indiquent une légère hausse du taux de
chômage à 3,9% aux Etats-Unis, avec une création de 175 mille postes au lieu de 315 mille en
mars. Dans la zone euro, ce taux est ressorti en stagnation à 6,5% en mars, avec notamment une
stabilisation à 3,2% en Allemagne, ainsi que des baisses à 7,3% en France, à 11,7% en Espagne et
à 7,2% en Italie. Au Royaume-Uni, les dernières données relatives au mois de février font état
d’une légère progression à 4,2%.
Sur le marché des matières premières, le cours du pétrole « Brent » a marqué une quatrième
hausse mensuelle de 5,4% en avril, s’établissant en moyenne à 90,05$/bbl. Cette évolution reflète
la montée des incertitudes sur l’approvisionnement, dans un contexte géopolitique tendu au
Moyen-Orient. De même, le prix du gaz naturel européen s’est accru de 6,3% entre mars et avril
à 9,09 $/mmBTU, mais demeure en contraction de 32,8% en glissement annuel. Hors énergie, les
prix ont enregistré en avril une augmentation mensuelle de 5,3%, traduisant notamment celle de
8,9% des cours des métaux et minerais. Par rapport au même mois de l’année dernière, ils
ressortent en hausse de 1,4%, avec un accroissement de 2,8% des prix des produits agricoles et
de 2,9% de ceux des métaux et minerais. Pour ce qui est du phosphate et dérivés, les cours ont
accusé en avril une baisse mensuelle de 11,7% à 545 $/t pour le DAP et de 1,4% à 442,5 $/t pour
le TSP, et sont restés stables à 152,5 $/t pour le phosphate brut. En glissement annuel, les prix
ressortent en recul de 55,8% pour le phosphate brut, de 14,4% pour le DAP et de 19,5% pour le
TSP.
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
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Pour ce qui est de l’inflation, les données d’avril font ressortir une stagnation du rythme
d’évolution des prix dans la zone euro à 2,4%, résultat notamment d’une légère accélération de
l’inflation de 2,3% à 2,4% en Allemagne et de 3,3% à 3,4% en Espagne. En revanche, elle a
décéléré de 1,2% à 1% en Italie et s’est stabilisée à 2,4% en France. Aux Etats-Unis, les données
du mois de mars indiquent une nouvelle accélération de 3,2% à 3,5%, suite notamment à
l’augmentation des coûts de l’énergie et de transport. S’agissant des autres économies avancées, il
y a eu un ralentissement du rythme d’évolution des prix de 3,4% à 3,2% au Royaume-Uni et de
2,8% à 2,7% au Japon. Pour ce qui est des principales économies émergentes, l’inflation a
décéléré en avril à 3,7% au Brésil, traduisant un ralentissement du rythme d’évolution des prix du
logement et des transports. Pour le reste, les données restantes de mars font ressortir un recul de
l’inflation, revenant de 0,7% à 0,1% en Chine et de 5,1% à 4,9% en Inde, tandis qu’elle a stagné à
7,7% en Russie.
Concernant les décisions de politiques monétaires, la FED a décidé, à l’issue de sa réunion des 30
avril et 1er mai de maintenir inchangée la fourchette cible à [5,25%-5,50%], dans un contexte
caractérisé par un rythme soutenu de l’activité économique et de fortes créations d’emplois, ainsi
que par la stagnation des progrès vers l’objectif d’inflation ces derniers mois. La FED a
également indiqué qu’elle continuera à réduire les avoirs en titres du Trésor et en titres adossés à
des créances hypothécaires, mais ralentira le rythme de réduction à partir de juin 2024. La BCE a
elle aussi décidé de laisser inchangés ses trois taux d’intérêt directeurs à l’issue de sa réunion du
11 avril. Elle a, en outre, indiqué que son Programme d'achat d'actifs (APP) se contracte à un
rythme mesuré et prévisible, l’Eurosystème ne réinvestissant plus les remboursements au titre du
principal des titres arrivant à échéance. Quant au Programme d’achats d’urgence face à la
pandémie (PEPP), le réinvestissement des remboursements des titres arrivant à échéance sera
maintenu au 1er semestre, et ce, avant sa réduction progressive au second semestre et son arrêt en
fin d’année. Pour sa part, la Banque d’Angleterre a décidé le 9 mai, de maintenir inchangé son
taux directeur à 5,25% et a indiqué que sa politique monétaire devrait rester restrictive pendant
une certaine période pour ramener l’inflation à son objectif de manière durable à moyen terme.
Au niveau des économies émergentes, la Banque centrale chinoise (PBoC) a annoncé le 22 avril le
maintien de son principal taux directeur à 3,45%, à l’instar de la Banque centrale indienne (RBI)
dont le taux est resté à 6,5% à l’issue de la réunion de son Comité de politique monétaire du 3 au
5 avril. De même, la Banque centrale turque (CBRT) a informé le 25 avril de sa décision de laisser
inchangé son principal taux directeur à 50%, comme pour la Banque centrale russe (RCB) dont le
taux est demeuré à 16% à l’issue de sa réunion du 26 avril.
Sur les marchés financiers, l’orientation des principaux indices boursiers européens a été
hétérogène au cours du mois d’avril. Ainsi, des contractions en rythme mensuel de 0,2% et 0,5%
ont été enregistrées pour l’Eurostoxx et le CAC 40 respectivement, tandis que le DAX 30 et le
FTSE 100 ont connu des hausses de 0,2% et 2,6% respectivement. Aux Etats-Unis, le S&P 500 a
reculé de 1,2% et le Dow Jones de 1,9%. De même, le Nikkei a connu une nette chute (-3%) au
cours du mois d’avril. Le mois a été également marqué par une nette augmentation des indices de
volatilité financière, celui sur les marchés américains (VIX) a atteint 15,7 après 12,4 en mars, et du
côté de la zone euro l’indice VSTOXX s’est établi à 16,3 contre 13,4 en mars. Pour les économies
émergentes, l’indice composite MSCI EM est demeuré constant, avec toutefois une hausse de
1,7% de l’indice chinois.
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
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Concernant les marchés obligataires souverains, les rendements à long terme au sein des
principales économies avancées étaient orientés à la hausse en avril. En rythme mensuel, le taux
à 10 ans s’est accru de 33 points de base (pb) à 4,5% pour les Etats-Unis, de 11 pb à 2,5% pour
l’Allemagne et de 15 pb à 3% pour la France. Dans les économies émergentes, les rendements
souverains ont connu des tendances disparates, avec une nette augmentation pour la Turquie
(+39 pb à 25,9%) et l’Inde (+10 pb à 7,2%) tandis que celui de la Chine s’est orienté à la baisse
(-4 pb à 2,3%).
S’agissant des marchés interbancaires, une détente de la liquidité bancaire a été observée dans
les économies avancées. En effet, le Libor dollar et l’Euribor à 3 mois ont connu de nouvelles
diminutions en avril, de 0,3 pb à 5,6% pour le taux interbancaire américain et de 3,6 pb à 3,9%
pour la zone euro. Concernant le crédit bancaire, le marché américain a affiché une légère
progression de 0,5% en mars en glissement annuel (la première depuis juillet 2023), à l’instar de
la zone euro qui a également enregistré une augmentation de 0,8%.
Sur les marchés de change, l’euro s’est déprécié en avril face au dollar de 1,4%. En revanche, il
a connu une appréciation face au yen japonais (+1,3%) et à la livre sterling (+0,2%). S’agissant
des monnaies des principaux pays émergents, elles se sont globalement appréciées face au
dollar, avec notamment un gain de 2,9% pour le real brésilien.
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
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CROISSANCE ET INFLATION DANS LES PRINCIPAUX PAYS
PARTENAIRES
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
14
PRINCIPALES MESURES DE POLITIQUE MONÉTAIRE
CONDITIONS FINANCIÈRES
35000 7000
30000 6000
25000 5000
20000 4000
15000 3000
10000 2000
5000 1000
0 0
avr-20 oct-20 avr-21 oct-21 avr-22 oct-22 avr-23 oct-23 avr-24
8%
6%
4%
2%
0%
-2%
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
15
MARCHES MONDIAUX DES MATIÈRES PREMIÈRES
Évolution du cours du Brent et du Gaz naturel Évolution des indices des prix des produits énergétiques et
Europe hors énergie 2010=100
Évolution des indices des prix des produits agricoles Evolution des prix du phosphate roche et dérivés
et des métaux et minerais 2010=100
150 $/t
140 1000
130 900
120 800
110 700
100 600
90 500
80 400
70 300
60 200
50 100
0
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
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II. COMPTES EXTERIEURS
Les données du commerce extérieur relatives au premier trimestre 2024 indiquent une nouvelle baisse en
glissement annuel des échanges extérieurs de biens, résultat d’un recul de 4% des importations à 175,5 milliards
et d’une augmentation des exportations de 3% à 113,6 milliards de dirhams. Le déficit commercial s’est, en
conséquence, atténué de 14,6% à 61,9 milliards et le taux de couverture s’est amélioré à 64,7% au lieu de 60,3%
sur la même période un an auparavant.
Le repli des importations intègre en particulier un allégement de la facture énergétique de 13,6% à 28,1 milliards
de dirhams, reflétant des reculs de 33% des achats de « gaz de pétrole et autres hydrocarbures » et de 35,5% de
ceux des « houilles ; cokes et combustibles solides similaires » en raison du repli de leurs prix. A l’inverse, les
importations de « gas-oils et fuel-oils », qui ont accaparé près de la moitié des achats de produits énergétiques,
ont augmenté de 2%, résultat d’une hausse de 8% des quantités importées et d’un recul de 5,5% des prix. De
même, les acquisitions de produits bruts ont diminué de 22,3% à 7,2 milliards, en lien essentiellement avec des
baisses de 32,7% des importations de soufres bruts et non raffinés et de 35,5% pour celles de l’huile de soja brute
ou raffinée, attribuable en grande partie au repli de leur prix. Les achats de produits alimentaires se sont, pour
leur part, réduits de 7,7% à 21,9 milliards, reflétant des reculs respectifs de 50,1% et 39,8% des
approvisionnements en maïs et en tourteaux, ceux du blé ayant à l’inverse augmenté de 10% à 5,6 milliards de
dirhams. Quant aux acquisitions de demi-produits et de produits finis de consommation, elles ont quasiment
stagné à 37,6 milliards et 39,4 milliards de dirhams respectivement. En revanche, les achats de biens
d’équipements ont connu une expansion de 2,2% à 41,2 milliards, en relation notamment avec des hausses de
75,1% des acquisitions de voitures utilitaires à 2,6 milliards de dirhams et de 18,5% de celles des « appareils pour
la coupure ou la connexion des circuits électriques » à 4 milliards.
L’augmentation des exportations a été tirée principalement par la poursuite de la forte dynamique des ventes du
secteur automobile de 13,1% à 38,3 milliards. Cette progression intègre des hausses de 20,5% pour le segment de
la construction automobile et de 6,4% pour celui du « câblage ». De même, les expéditions du secteur
aéronautique se sont améliorées de 13,7% à 5,8 milliards, résultats d’augmentations de 20,3% des ventes de la
branche de l’assemblage et de 2,7% celle de l’EWIS*. Les exportations du secteur « électronique et électricité »,
ont progressé de 5% à 6 milliards. En revanche, les ventes des phosphates et dérivés ont accusé une baisse de
2,3% à 17,6 milliards, tirée par des replis de 11,2% des expéditions de l’acide phosphorique et de 8,3% pour le
phosphate brut, alors que celles des engrais ont progressé de 1%, en relation avec une hausse de 19,8% des
quantités expédiées. De même, les exportations agricoles et agro-alimentaires ont reculé de 3% à 25,6 milliards,
en lien notamment avec une diminution de 6,8% enregistrée pour l’industrie alimentaire. Quant aux expéditions
du secteur textile et cuir, elles ont baissé de 3,7% à 11,7 milliards.
S’agissant de la balance des services, son solde excédentaire s’est contracté de 11,6% à 29,1 milliards de dirhams,
résultat d’une hausse de 17,6% des importations de services, plus importante que celle de 2,2% des exportations.
En particulier, les recettes de voyages se sont contractées de 5,1% à 23,7 milliards de dirhams, alors que les
dépenses au même titre ont augmenté de 38,6% à 7,7 milliards. S’agissant des transferts des MRE, ils sont restés
quasi-inchangés à 27,4 milliards de dirhams.
En ce qui concerne les principales opérations financières, le flux net des IDE a affiché une augmentation de
56,2% à 5,8 milliards, tirée par une hausse de 23,9% des recettes à 9,7 milliards, les cessions ayant baissé de 5,1%.
Quant aux investissements directs marocains à l’étranger, leur flux net s’est replié de 1,8 milliard, résultat d’une
diminution de 649 millions de ces investissements et d’une hausse de 1,1 milliard des recettes.
A fin mars 2024, l’encours des avoirs officiels de réserve s’est établi à 362 milliards de dirhams, représentant
l’équivalent de 5 mois et 10 jours d’importations de biens et services.
28,0
60
26,0
50 24,0
22,0
40
20,0
30
18,0
20 16,0
14,0
10
12,0
0 10,0
mars-23 avr-23 mai-23 juin-23 juil-23 août-23 sept-23 oct-23 nov-23 déc-23 janv-24 févr-24 mars-24
Contributions des groupes de produits à l’évolution des Contributions des secteurs d’activité à l’évolution
importations à fin mars 2024 des exportations à fin mars 2024
(en points de %) (en points de %)
Produits énergétiques -2,4 Automobile 4,0
Aéronautique 0,6
Produits bruts -1,1
Electronique et Electricité 0,3
19 COMPTES EXTERIEURS
AUTRES COMPOSANTES DU COMPTE EXTERIEUR
20 COMPTES EXTERIEURS
III. PRODUCTION, DEMANDE ET MARCHE DU TRAVAIL
Au quatrième trimestre 2023, la croissance économique a connu une nette accélération à 4,1%,
après 0,7% un an auparavant, résultat de hausses de 5,8%, au lieu d’un repli de 13,1%, de la
valeur ajoutée agricole et de 4,1%, après 2,2%, de celle non agricole. Pour l’ensemble de l’année
2023, le PIB aurait progréssé en termes réels de 3,2%, après 1,3% en 2022, avec des
accroissements de 6,2% de la valeur ajoutée agricole et de 3% de celle non agricole. Pour le
premier trimestre de 2024, l’activité aurait poursuivi son amélioration, à un rythme toutefois
moindre, reflétant un raffermissement des activités non agricoles, alors que la production
agricole continue de pâtir de conditions climatiques défavorables.
Au niveau sectoriel, la campagne agricole 2023/2024 a été marquée par une faible pluviométrie
avec une répartition inégale, impactant fortement la superficie emblavée et le rendement
céréalier. Toutefois, les pluies abondantes et généralisées survenues durant la dernière décade
de mars ont permis de réduire le déficit pluviométrique et devraient favoriser le développement
des cultures printanières et du couvert végétal. Le cumul pluviométrique ressort ainsi au 30
avril 2024, à 239 mm, en hausse de 15,7% par rapport à la campagne précédente et en baisse de
3,4% en comparaison avec la moyenne des cinq dernières années. Dans ces conditions, le taux
de remplissage des barrages demeure encore faible, se situant à 32,5% au 10 mai, contre 32,4%
à la même période de l’année précédente.
Pour les industries manufacturières, leur valeur ajoutée a enregistré au quatrième trimestre un
bond de 8%, après une stagnation un an auparavant, tiré essentiellement par des augmentations
de 22% de l’activité dans la branche « Fabrication de produits chimiques » et de 24,6% pour
celle de « Fabrication de matériel de transport ». Cette performance se serait poursuivie au
premier trimestre 2024 comme en attestent les résultats de l’enquête mensuelle de conjoncture
dans l’industrie de Bank Al-Maghrib qui indiquent une hausse, en glissement annuel, de 5,9
points du TUC à 78,8% en moyenne.
Dans le secteur du BTP, la valeur ajoutée s’est accrue au quatrième trimestre 2023 de 2,4%,
contre une baisse de 7,1% un an auparavant. Cette amélioration se serait poursuivie au cours
des quatre premiers mois de l’année comme le laisse indiquer le redressement de 3,5%, après
une diminution de 8,5% à la même période de l’année précédente, des ventes de ciment.
S’agissant des industries extractives, l’activité a marqué un bond de 16,4% au quatrième
trimestre après un recul de 15,7% un an auparavant. Cette performance se serait confirmée au
premier trimestre de 2024, reflétant l’expansion de 32,1% de la production marchande de
phosphates après une contraction de 26,4% la même période de l’année précédente.
Concernant la branche « Electricité, gaz, eau, assainissement et déchets », sa valeur ajoutée a
augmenté de 4,2% au quatrième trimestre, au lieu d’un fléchissement de 7,7% un an
auparavant. Cette dynamique se serait maintenue au premier trimestre 2024, reflétant la
progression de 5,7% de la production d’électricité. Par source, celle-ci a affiché des rebonds de
58,3% pour l’éolien et de 51,1% pour l’hydraulique et a accusé, en revanche, des replis de 2,4%
pour le thermique et de 12,2% pour le solaire. Cette dernière diminution devrait s’accentuer
dans les prochains mois sous l’effet de l’arrêt forcé de Noor Ouarzazate III, annoncé le 24
mars et qui durera jusqu’en novembre 2024. En parallèle, la demande, appréhendée par les
livraisons du réseau de transport, s’est améliorée de 2,7% et le solde des échanges extérieurs
d’électricité est resté déficitaire de 370,7 GWh, les exportations s’étant accrues de 74,5% et les
importations ayant baissé de 5,4%.
21
De leur côté, les activités d’hébergement et de restauration ont vu leur rythme de croissance
nettement ralentir au quatrième trimestre, revenant à 6,9% après 63,2% un an auparavant.
Cette évolution se serait poursuivie au premier trimestre 2024, comme l’indiquent les
augmentations de 12,8%, au lieu de 237,6%, des arrivées touristiques et de 2,9%, après
161,2%, des nuitées recensées dans les établissements classés. Pour leur part, après un bond de
141,4%, les recettes voyages ont régressé de 5% à 23,7 milliards de dirhams.
S’agissant des services de transports et d’entreposage, leur valeur ajoutée a augmenté de 3,7%
au quatrième trimestre, un rythme similaire à celui observé un an auparavant. Pour le premier
trimestre 2024, les données à haute fréquence attestent d’une progression de 13,9% du trafic
aérien de passagers.
Par ailleurs, l’analyse des composantes de la demande au quatrième trimestre de 2023, montre
des améliorations de 3%, contre un repli de 1,6% un an auparavant, de la consommation des
ménages et de 4,6%, au lieu d’un accroissement de 2,6%, de celle des adminstriations
publiques. De même, l’investissement a marqué un bond de 19,6% après une contraction de
4,1%. Pour leur part, les échanges extérieurs de biens et services ont dégagé une contribution
négative à la croissance de 5,2 points de pourcentage, au lieu d’une participation positive de 2,4
points, la progression des exportations de biens et services en volume ayant ralenti de 20,1% à
6,4% et celle des importations s’étant accélérée de 9,4% à 13,3%.
Sur le marché du travail, l’économie nationale a accusé, entre le premier trimestre 2023 et la
même période de 2024, une perte de 80 mille postes, après celle de 280 mille un an auparavant.
L’agriculture a accusé une baisse de 206 mille postes, alors que les autres secteurs ont connu
des hausses de 63 mille pour les services, de 34 mille pour l’industrie, y compris l’artisanat et de
25 mille pour le BTP. Tenant compte d’une sortie nette de 16 mille demandeurs d’emplois, le
taux d’activité a reculé de 43,1% à 42,6% et le taux de chômage s’est accru, passant de 12,9% à
13,7% au niveau national, de 17,1% à 17,6% en milieu urbain et de 5,7% à 6,8% en zones
rurales.
22
COMPTES NATIONAUX
Evolution en glissement annuel des valeurs ajoutées (prix chaînés, base 2014) (en %)
2019 2020 2021 2022 2023
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
Agriculture et sylviculture -4,9 -5,4 -5,0 -4,8 -5,4 -7,0 -9,8 -10,2 21,1 19,1 18,2 19,5 -12,2 -13,5 -13,1 -13,1 6,9 6,3 5,7 5,8
Valeur Ajoutée Hors Agriculture 3,7 5,2 4,1 3,1 -0,4 -15,4 -7,0 -4,6 -0,4 13,0 7,0 6,3 2,4 4,0 3,3 2,2 3,2 2,1 2,7 4,1
Pêche et aquaculture 24,9 6,7 25,2 -0,6 8,2 -0,4 40,4 -3,1 2,0 33,5 -22,0 49,6 3,3 -14,6 -25,6 -2,3 0,3 0,5 80,7 -14,9
Extraction 3,4 0,2 2,5 3,1 -0,4 4,3 2,0 4,7 9,6 5,7 9,3 4,8 -4,4 -7,5 -10,1 -15,7 -11,8 -9,4 -3,7 16,4
Industries manufacturières 2,2 6,2 2,8 2,5 0,8 -21,7 -4,4 -4,1 0,8 22,1 4,2 6,8 -2,7 1,8 2,0 0,0 1,8 -2,1 1,1 8,0
20 30
15 20
10
10
5
0
0
-10
-5
-20
-10
-15 -30
-20 -40
T4 T2 T4 T2 T4 T2 T4 T2 T4 T2 T4 T2 T4 T2 T4
16 17 17 18 18 19 19 20 20 21 21 22 22 23 23
Source : HCP.
23
Contributions sectorielles à la croissance globale (en points de pourcentage)
15
20
10
10
5
0
0
-10
-5
-10 -20
-15 -30
T4 T2 T4 T2 T4 T2 T4 T2 T4 T2 T4 T2 T4 T2 T4
16 17 17 18 18 19 19 20 20 21 21 22 22 23 23
PIB PIB non agricole VA agricole
Source : HCP.
Source : HCP.
24
AGRICULTURE
25
INDUSTRIE
Indice de la production industrielle (base 2015) (Variation en glissement annuel en %)
25
20
15
10
5
0
-5
-10
-15
-20
-25
2022T1
2022T3
2023T1
2023T3
2017T1
2017T2
2017T3
2017T4
2018T1
2018T2
2018T3
2018T4
2019T1
2019T2
2019T3
2019T4
2020T1
2020T2
2020T3
2020T4
2021T1
2021T2
2021T3
2021T4
2022T2
2022T4
2023T2
2023T4
Résultats de l’enquête mensuelle de conjoncture de BAM dans l’industrie
(soldes d’opinion* en %)
* Différence entre les pourcentages des entreprises qui déclarent une amélioration et celles qui indiquent une baisse.
Source : Enquête mensuelle de conjoncture de BAM dans l’industrie.
Taux d’utilisation des capacités de production dans les industries manufacturières (en %)
26
MINES
Source : HCP.
27
ENERGIE
30
25
20
15
10
-5
-10
-15
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
17 17 17 17 18 18 18 18 19 19 19 19 20 20 20 20 21 21 21 21 22 22 22 22 23 23 23 23
Source : HCP.
TOURISME
Arrivées touristiques (en milliers) Nuitées dans les EHTC (en milliers)
28
PRINCIPAUX INDICATEURS DES ACTIVITÉS SECTORIELLES
29
MARCHE DU TRAVAIL
Population active en chômage (en milliers) 1 296 253 1 549 1 355 290 1 645
Taux de chômage (en %) 17,1 5,7 12,9 17,6 6,8 13,7
. Selon le sexe
Hommes 14,7 6,0 11,5 15,0 6,8 12,0
Femmes 25,3 4,8 18,1 26,5 6,8 20,1
. Selon l’âge
15 - 24 ans 49,6 18,9 35,3 47,7 20,2 35,9
25 - 34 ans 27,1 7,6 20,9 27,2 10,0 22,0
35 - 44 ans 9,4 2,6 7,1 10,2 3,4 8,0
45 ans et plus 5,2 1,8 3,8 5,9 2,5 4,5
. Selon le diplôme
Sans diplôme 7,8 2,6 4,9 8,3 3,2 5,5
Ayant un diplôme 21,7 13,0 19,8 21,8 14,3 20,3
Source : HCP.
30
IV. FINANCES PUBLIQUES
L’exécution budgétaire au titre du premier trimestre 2024 s’est soldée par un excédent budgétaire
de 9,6 milliards de dirhams, contre 1,5 milliard un an auparavant. Les recettes ordinaires ont
augmenté de 13,1% à 97,7 milliards, reflétant des rebonds de 10,1% des rentrées fiscales et de
89,8% de celles non fiscales. En parallèle, les dépenses ordinaires se sont alourdies de 2,7% à 86,1
milliards, recouvrant une hausse de 5,2% de celles des biens et services et des baisses de 10,8% des
charges de compensation et de 12,5% des paiements en intérêts de la dette. Le solde ordinaire est
ressorti ainsi excédentaire à 11,5 milliards contre 2,5 milliards à fin mars 2023. De leur côté, les
dépenses d’investissement ont diminué de 4,9% à 22,1 milliards, ramenant ainsi les dépenses
globales à 108,3 milliards, en accroissement de 1,1%. Pour ce qui est du solde des comptes
spéciaux du Trésor, il s’est établi à 20,2 milliards, après 22,3 milliards.
Les recettes au titre des impôts directs se sont améliorées de 12% à 41,3 milliards, résultat des
hausses de 17,4% à 25,8 milliards du produit de l’IS, tirées principalement par celles de 2,3 milliards
des recettes du complément de régularisation, de 703 millions du 1er acompte et de 343 millions de
l’IS sur les produits de placements à revenu fixe et de 3,2% à 14,6 milliards des rentrées de l’IR.
L’évolution de ces dernières inclut notamment celles générées par l’IR sur les salaires et sur les
produits fonciers qui ont progressé de 243 millions de dirhams et de 216 millions respectivement.
Pour leur part, les impôts indirects ont drainé un montant de 38,2 milliards, en accroissement de
9,9%, traduisant des améliorations de 12,1% à 30,9 milliards des rentrées de la TVA et de 1,3% à
7,3 milliards pour la TIC. Cette dernière recouvre en particulier une augmentation de 9,1% à 4,1
milliards des recettes de la TIC sur les produits énergétiques et un recul de 9,8% à 2,6 milliards de
celles de la TIC sur les tabacs. S’agissant de la TVA, son évolution reflète principalement le bond
de 38,6% à 12,6 milliards du produit de sa composante intérieure, compte tenu des
remboursements de crédit de TVA d’un montant de 3,1 milliards, au lieu de 3,4 milliards un an
auparavant, tandis que celui de la TVA à l’importation a diminué de 0,9% à 18,3 milliards. De leur
côté, les rentrées des droits de douane se sont repliées de 5,3% à 3,4 milliards, alors que celles des
droits d’enregistrement et de timbre se sont accrues de 9,1% à 7,3 milliards.
Les recettes non fiscales se sont améliorées de 2,9 milliards à 6,2 milliards, avec des encaissements
de 3,6 milliards au titre des autres recettes et de 2,6 milliards des produits provenant des
établissements et entreprises publics (EEP), au lieu de 1,4 milliard à la même période une année
auparavant, dont 2,3 milliards de dirhams versés par Bank Al-Maghrib.
En regard, les dépenses de biens et services se sont alourdies de 5,2% à 63 milliards, reflétant des
accroissements de 0,9% à 38,5 milliards des dépenses de personnel et de 12,7% à 24,5 milliards de
celles au titre des autres biens et services. Ces dernières recouvrent notamment une hausse de
30,2% à 13,8 milliards des transferts au profit des EEP et une contraction de 70,7% à 1,7 milliard
des versements aux comptes spéciaux du Trésor. L’évolution de la masse salariale, pour la partie
servie par la Direction des Dépenses de Personnel, traduit une progression de 3,6% de sa
composante structurelle et une baisse de 37,2% des rappels à 955 millions. Les charges en intérêts
de la dette ont diminué de 12,5% à 5,8 milliards de dirhams, résultat d’un recul de 38,1% à 3,3
milliards de celles sur la dette intérieure et d’un bond de 88,9% à 2,5 milliards de dirhams de celles
sur la dette extérieure. Pour leur part, les charges de compensation se sont allégées de 10,8% à 8,1
milliards de dirhams à fin mars 2024, soit un taux d’exécution de 47,9%, résultat notamment des
régressions de 482 millions de dirhams à 4,6 milliards de celle du gaz butane et de 1,1 milliard à 682
millions de celle allouée à la farine nationale de blé tendre. En revanche, la subvention du sucre
s’est accrue de 492 millions de dirhams à 1,8 milliard et le soutien accordé aux professionnels du
secteur du transport routier de 200 millions à 1 milliard.
Compte tenu d’une réduction des opérations en instance de 5,8 milliards de dirhams, la situation
des charges et ressources du Trésor a dégagé un excédent de financement de 3,7 milliards contre
un déficit de 4,3 milliards un an auparavant. Les tirages extérieurs bruts ont atteint 9,7 milliards,
dont 4,3 milliards provenant de la Banque mondiale et 3,3 milliards du FMI. Le recours au marché
des adjudications s’est élevé à 23,5 milliards, au lieu de 44,6 milliards de dirhams, portant ainsi
l’encours de la dette intérieure, selon la TGR, à 726,1 milliards, en hausse de 3,1% par rapport à fin
décembre 2023.
FINANCES PUBLIQUES
31
Situation des charges et ressources du Trésor à fin mars 2024
Recettes ordinaires
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
Recettes fiscales TVA IS IR Recettes non Recettes des Recettes de
fiscales financements dits certains CST
innovants
Milliards de Dh Soldes
18
16
14
12
10
8
6
4
2
0
Solde ordinaire Solde budgétaire global Solde primaire
20
10
-10
-20
-30
FINANCES PUBLIQUES
32
Charges et ressources du Trésor à fin mars 2024
En millions de dirhams
Janvier – Mars Janvier – Mars Variations Variations
2023 2024 en valeurs en %
Recettes ordinaires1 86 386 97 671 11 285 13,1
Recettes fiscales 81 906 90 211 8 305 10,1
Dont TVA 27 569 30 919 3 350 12,1
IS 21 963 25 785 3 822 17,4
IR 14 114 14 569 455 3,2
Recettes non fiscales 3 249 6 166 2 917 89,8
y.c. Dons CCG 0 0 0 -
Mécanismes de financement innovants 0 0 0 -
Recettes de certains CST 1 231 1 294 63 5,1
Dépenses globales 107 117 108 262 1 145 1,1
Dépenses ordinaires 83 847 86 134 2 287 2,7
Dépenses de biens et services 59 889 62 983 3 094 5,2
Personnel 38 178 38 519 341 0,9
Autres biens et services 21 711 24 464 2 753 12,7
Intérêts de la dette publique 6 585 5 761 -825 -12,5
Compensation 9 102 8 115 -987 -10,8
Transferts aux collectivités territoriales 8 271 9 276 1 005 12,1
Solde ordinaire 2 539 11 537 8 998
Dépenses d’investissement 23 270 22 128 -1 142 -4,9
Solde des CST 22 277 20 166 -2 111
Solde budgétaire global 1 546 9 576 8 029
Solde primaire 8 131 15 336 7 205
Variation des opérations en instance2 -5 830 -5 849
Besoin ou excédent de financement -4 283 3 727 8 010
Financement extérieur 27 324 7 415
Tirages 29 539 9 679
Amortissements -2 215 -2 263
Financement intérieur -23 040 -11 142
1 Incluent la TVA des collectivités territoriales et excluent le produit de cessions des participations de l’Etat.
2 Pour les opérations en instance, le signe (+) correspond à une constitution et le signe (-) à un règlement.
FINANCES PUBLIQUES
33
V. MONNAIE, TAUX D’INTERET ET LIQUIDITE
En avril 2024, le besoin de liquidité des banques s’est situé à 118,2 milliards de dirhams
en moyenne hebdomadaire, contre 113,4 milliards un mois auparavant. Dans ces
conditions, Bank Al-Maghrib a porté le volume global de ses injections à 130 milliards,
dont 48,2 milliards sous forme d’avances à 7 jours, 50,9 milliards à travers les
opérations de pension livrée à 1 et 3 mois et 31 milliards dans le cadre des prêts
garantis à long terme. Sur le marché interbancaire, le volume quotidien moyen des
échanges s’est élevé à 2,2 milliards et le taux moyen pondéré s’est situé à 3,00% en
moyenne.
Sur le marché des bons du Trésor, les taux ont légèrement baissé en avril sur le marché
primaire et sont restés stables sur le compartiment secondaire. Pour ce qui est des taux
créditeurs, ils ont accusé en mars des baisses de 27 points de base (pb) à 2,38% pour les
dépôts à 6 mois et de 13 pb à 2,82% pour ceux à un an. Concernant les taux débiteurs,
les résultats de l’enquête de Bank Al-Maghrib auprès des banques relatifs au premier
trimestre 2024 indiquent une quasi-stabilité du taux moyen global à 5,40%. Par secteur
institutionnel, les taux assortissant les crédits aux particuliers ont augmenté de 15 pb à
6,09%, avec notamment une hausse de 4 pb à 7,22% pour les prêts à la consommation
et un recul de 2 pb à 4,81% pour ceux à l’habitat. S’agissant des taux appliqués aux
crédits aux entreprises, ils ont baissé de 4 pb à 5,26% avec des replis de 5 pb à 5,30%
pour les facilités de trésorerie, de 30 pb à 5,19% pour les prêts à la promotion
immobilière ainsi qu’un accroissement de 21 pb à 5,11% pour les crédits à
l’équipement.
En ce qui concerne la masse monétaire, l’agrégat M3 s’est accru, en mars 2024, de 4,4%
en glissement annuel. Par principales composantes, les dépôts à vue auprès des
banques ont augmenté de 7,2%, résultat notamment de progressions de 6,5% de ceux
des ménages et de 11,2% de ceux des entreprises privées, la circulation de la monnaie
fiduciaire a enregistré une hausse de 10,2% et les dépôts en devises de 5,5%. A
l’inverse, les titres d’OPCVM monétaires ont reculé de 17,4% et les dépôts à terme
auprès des banques ont diminué de 6,3%, traduisant principalement les baisses des
dépôts des ménages et de ceux des sociétés non financières de 4,3% et 10,8%
respectivement.
Par source de création monétaire, le crédit bancaire s’est accru de 6,7%, avec des
hausses de 26,8% des prêts au secteur financier et de 3,4% de ceux au secteur non
financier. Par secteur institutionnel, les crédits aux entreprises publiques ont progressé
de 24,7%, reflétant des accroissements de 68,1% des facilités de trésorerie et de 3,6%
des prêts à l’équipement. Quant aux crédits aux entreprises privées, ils ont augmenté de
1,9%, avec une hausse des prêts destinés à l’équipement de 5,1% et un recul des
facilités de trésorerie de 4,6%. S’agissant des crédits destinés aux ménages, ils se sont
améliorés de 1%, avec une augmentation de 1,5% des prêts à l’habitat et une quasi-
stabilité de ceux à la consommation.
Evolution des taux débiteurs appliqués par les Evolution mensuelle des taux créditeurs
banques
Variation
T4-23 T1-24
(en pb)
Dernières émissions
avril-24
Taux Date Taux de rémunération des comptes d’épargne
13 semaines 2,86 2,90 fév-24
2ème semestre 1er semestre
26 semaines 2,85 2,85 mars-24 2023 2024
Comptes sur carnets
2,98 2,73
52 semaines - 2,94 mars-24 auprès des banques1
1 : Le taux des comptes sur carnets auprès des banques est indexé sur celui des bons du Trésor 52
2 ans 3,24 3,22 mars-24 semaines au cours du semestre précédent, diminué de 50 points de base.
M3 et ses composantes
Monnaie fiduciaire 400,0 1,3 10,8 11,9 16,4 12,8 10,9 10,2 10,2
Monnaie scripturale 906,9 2,4 9,8 10,6 9,4 8,5 6,0 6,2 6,5
M1 1 306,9 2,1 10,1 11,0 11,5 9,8 7,5 7,4 7,6
Placements à vue 184,4 0,6 2,9 2,5 2,5 2,0 1,8 2,2 2,7
M2 1 491,3 1,9 9,1 9,8 10,3 8,7 6,7 6,7 7,0
Autres actifs monétaires1 279,1 -5,3 3,2 -3,1 -3,5 2,0 -8,7 -8,9 -7,4
Dont : Dépôts à terme 112,7 -1,7 -4,9 -9,7 -3,5 -3,9 -10,9 -5,9 -6,3
OPCVM monétaires 72,9 -14,3 14,9 15,0 19,3 28,0 -7,6 -15,4 -17,4
M3 1 770,4 0,7 8,0 7,3 7,6 7,5 3,9 3,7 4,4
1 : Autres actifs monétaires = Comptes à terme et bons de caisse auprès des banques+Titres OPCVM monétaires+Dépôts en devises+Valeurs données en pension+
Certificats de dépôt à durée résiduelle inférieure ou égale à 2 ans +Dépôts à terme auprès du Trésor+Autres dépôts.
* Encours en milliards de DH.
Dépôts
1. à vue auprès 823,5 2,5 8,8 9,7 8,8 7,9 6,8 7,0 7,2
des banques
Placements à vue 184,4 0,6 2,9 2,5 2,5 2,0 1,8 2,2 2,7
Dépôts à terme 112,7 -1,7 -4,9 -9,7 -3,5 -3,9 -10,9 -5,9 -6,3
Dépôts en devises1 49,3 -1,3 13,7 2,6 -22,1 -15,2 -12,7 -2,0 5,5
Autres dépôts2 5,1 0,7 296,4 -8,3 21,5 -3,9 -34,8 26,3 -32,4
Total des dépôts 971,2 -0,1 6,7 5,3 4,3 4,2 2,8 3,6 4,5
1 : Autres actifs monétaires = Comptes à terme et bons de caisse auprès des banques+Titres OPCVM monétaires+Dépôts en devises+Valeurs données en pension+
1Certificats
Dépôts à de
vuedépôt à duréeenrésiduelle
et à terme inférieure
devises auprès ou égale à 2 ans +Dépôts à terme auprès du Trésor+Autres dépôts.
des banques.
2* Emprunts
Encours encontractés
milliardspar
de DH.
les banques auprès des sociétés financières.
* Encours en milliards de DH.
Crédit bancaire
Contributions des différentes catégories de crédit Croissance du crédit bancaire en glissement annuel
à sa croissance annuelle
Encours à
Variation Taux de croissance annuels (en %)
fin
mensuelle (en %)
mars-24 mars-23 juin-23 sept.-23 déc-23 févr-24 mars-24
Total du crédit bancaire 1107,9 1,7 5,1 4,7 4,6 5,3 5,7 6,7
Crédit au secteur non financier 925,7 1,1 5,7 4,6 2,2 2,7 2,5 3,4
Crédit aux entreprises 508,1 2,0 7,5 6,0 2,0 3,3 2,6 4,8
Facilités de trésorerie 221,5 4,2 9,7 2,1 -8,0 -3,0 -3,8 2,0
Crédits à l'équipement 147,7 1,6 4,8 6,0 5,8 5,4 3,1 4,7
Crédits aux promoteurs immobiliers 44,7 -0,4 -12,9 -8,9 -2,1 -1,5 3,3 5,1
Crédit aux ménages 386,1 0,3 3,7 2,8 2,3 1,8 1,3 1,0
Crédits à la consommation 57,6 0,1 2,8 1,8 0,6 0,5 0,5 0,3
*Crédits
Sociétés non financières publiques, administrations de sécurité sociale
immobiliers 252,2 0,9 3,2 2,5 1,9 1,5 1,0 1,5
et administrations locales
Crédits à l'habitat 244,3 0,2 2,7 2,5 2,1 2,0 1,6 1,5
Crédits aux promoteurs immobiliers 6,8 37,0 17,9 -0,9 -7,9 -17,7 -22,9 4,1
Créances en souffrances 95,5 0,4 5,0 5,8 7,1 5,9 6,0 5,3
Sociétés non financières privées 55,9 0,3 8,4 9,3 8,6 6,9 6,1 5,6
Ménages 39,1 0,7 1,6 2,7 5,3 4,2 5,2 5,1
Ratio des créances en souffrances - - MONNAIE,
8,7 TAUX
8,6 D’INTERET
8,8 ET
8,4 LIQUIDITE
8,7 8,6
38
Evolution des principales catégories de crédit en Evolution des crédits aux agents non financiers privés
glissement annuel en glissement annuel
Evolution des avoirs officiels de réserve Avoirs officiels de réserve en mars 2024
Avoirs officiels
359,6 362 0,8% 0,7% 8,2% 0,2%
de réserves
Variations en %
Encours en
milliards de DH
mensuelle glissement annuel
Evolution des titres des OPCVM Evolution des titres des OPCVM
obligataires inclus dans l’agrégat PL2 actions et diversifiés inclus dans l’agrégat PL3
Entre les mois de mars et avril 2024, l’euro s’est déprécié de 1,36% par rapport au
dollar américain. Sur le marché de change national, le dirham s’est déprécié de
0,46% vis-à-vis du dollar et s’est apprécié de 0,85% face à l’euro.
Concernant les opérations d’adjudications en devises de Bank Al-Maghrib, aucune
séance n’a été tenue depuis décembre 2021.
Sur le marché interbancaire, le volume des échanges de devises contre dirhams s’est
situé à 45,5 milliards de dirhams en avril 2024, en baisse de 20% d’une année à
l’autre.
Pour ce qui est des opérations des banques avec la clientèle, leur volume s’est situé
à 30,6 milliards de dirhams pour les achats au comptant et à 16,4 milliards pour ceux
à terme, contre respectivement 32 milliards et 15,6 milliards une année auparavant.
S’agissant des ventes, elles ont porté sur un montant de 33,7 milliards pour les
opérations au comptant et de 2,1 milliards pour celles à terme, après 32,5 milliards
et 3,7 milliards respectivement.
MARCHE
41
Cotation des devises
Evolution de l’Euro par rapport au Dollar U.S Evolution du cours de référence du Dirham par rapport
au Dollar U.S
1,3
10,9
10,7
10,5
1,2 10,3
10,1
9,9
1,1 9,7
9,5
9,3
1,0 9,1
8,9
8,7
8,5
0,9 avr.-23 mai-23 mai-23 juin-23 juil.-23 août-23 sept.-23 oct.-23 nov.-23 déc.-23 janv.-24 févr.-24 mars-24 avr.-24
avr.-20 oct.-20 avr.-21 oct.-21 avr.-22 oct.-22 avr.-23 oct.-23 avr.-24
Variation
2023 2024
avril 2023/avril 2024
(En millions de dirhams)
Moyenne Moyenne
avril avril En valeur en %
janv.-avril janv.-avril
MARCHE
42
VII. MARCHES DES ACTIFS
Au cours du mois d’avril, le MASI s’est apprécié de 2,4%, portant sa performance depuis le début de l’année
à 10,1%. Cette évolution traduit principalement les augmentations des indices des secteurs de
« participation et promotion immobilières » de 49,1%, des mines de 27,5% et des « bâtiments et matériaux
de construction » de 5,6%. En revanche, ceux relatifs aux secteurs des distributeurs et des banques ont
diminué de 3,4% et de 1,2% respectivement.
S’agissant de l’évolution des indicateurs de valorisation, le PER (1) est passé, d’un mois à l’autre, de 20,3 à
20,8 et le PB (2) de 2,45 à 2,51, tandis que le rendement de dividende est revenu de 2,75% à 2,69%. La
capitalisation boursière s’est quant à elle chiffrée à 693,5 milliards en hausse de 10,8% par rapport à son
niveau à fin décembre 2023.
Concernant le volume mensuel des échanges, il s’est élevé à 10,5 milliards en avril contre 3 milliards en
mars, réalisé à hauteur de 69,2% sur le marché central actions. Pour sa part, le ratio de liquidité (3) sur le
compartiment actions a atteint 7,2%, contre 6,4% le mois précédent.
Sur le marché de la dette souveraine, les émissions de bons du Trésor se sont établies à 16,6 milliards en
mars contre 12,4 milliards en février. Elles ont porté à hauteur de 57% sur des maturités longues, de 40%
sur celles moyennes et de 4% sur celles courtes, avec des taux en quasi-stagnation. Tenant compte des
remboursements d’un montant de 13,1 milliards de dirhams, l’encours des bons du Trésor s’est chiffré à
fin mars à 723 milliards, en hausse de 3,4% depuis le début de l’année.
Au niveau du marché des titres de créances négociables, les levées ont atteint 8 milliards de dirhams après
5 milliards en février. Par instrument, les souscriptions de certificats de dépôts sont passées, d’un mois à
l’autre, de 4,6 milliards à 5,9 milliards et ont porté à hauteur de 52% sur des maturités courtes, avec des
taux en quasi-stagnation. Les émissions de billets de trésorerie ont atteint 1,6 milliard en mars, alors
qu’aucune levée n'a été réalisée en février. Pour leur part, les émissions de bons des sociétés de financement
sont restées quasi-stables à 465 millions. Tenant compte des remboursements, d’un montant de 4,1
milliards, l’encours des titres de créances négociables a atteint 95,5 milliards de dirhams en accroissement
de 12,2% depuis le début de l’année.
Concernant le marché obligataire privé, après une absence durant deux mois successifs, les émissions ont
atteint 1,5 milliard de dirhams en mars. Tenant compte des remboursements, l’encours de la dette sur ce
marché s’est élevé à 189,3 milliards, en quasi-stagnation par rapport à décembre 2023.
Pour ce qui est des titres d’OPCVM, les souscriptions au cours du mois d’avril1 ont atteint 60,3 milliards et
les rachats 46,9 milliards, soit une collecte nette de 13,4 milliards de dirhams. Concernant les indices de
performance, ils ont progressé pour l’ensemble des catégories de fonds avec des taux allant de 0,9% pour
les OPCVM monétaires à 8,8% pour ceux actions. Dans ce contexte, l’actif net des OPCVM s’est élevé à
592,3 milliards, en progression de 5,8% depuis fin décembre 2023.
Au quatrième trimestre de 2023, l’indice des prix des actifs immobiliers a enregistré une hausse de 0,1%,
recouvrant des accroissements de 0,1% pour le résidentiel et de 0,3% pour les terrains ainsi qu’une baisse
de 2,5% pour les biens à usage professionnel. Pour sa part, le nombre de transactions a augmenté de 2%
globalement, de 13,2% pour le foncier et de 8,6% pour les biens à usage professionnel et a diminué de
1,4% pour les biens résidentiels.
(1) Price Earning Ratio : le PER d'une action est le rapport de son cours au bénéfice par action.
(2) Price to Book Ratio : le PB est le coefficient de la valeur de marché des capitaux propres (la capitalisation boursière) à leur valeur comptable.
(3) Représente le rapport entre la somme des transactions boursières et la moyenne de la capitalisation sur 12 mois glissants.
Sociétés de financement et Autres Activités Financières 1 7196,5 8056,6 8137,5 1,0 13,1
ACTIVITE
En milliards de DH En milliards de DH
700
705
650 700
600 695
550
690
685
500
680
450
675
400
670
350 665
300 660
250
655
200
Marché de
blocs
20 2,0%
15
Marché
central
10 69,2%
Autres
opérations*
5
28,8%
COURS
Cours Variations
Secteurs
Banques
BMCI 540,0 610,0 595,0 -2,5
ATTIJARIWAFA BANK 460,0 507,9 501,6 -1,2
CIH 351,6 369,5 379,0 2,6
Bank Of Africa 179,5 195,0 192,0 -1,5
BCP 275,0 295,9 292,0 -1,3
CDM 797,0 900,0 903,0 0,3
CFG BANK 141,5 154,9 151,0 -2,5
Sociétés de financement -
MAGHREBAIL 910,0 920,0 968,0 5,2
SALAFIN 520,0 599,0 558,0 -6,8
EQDOM 987,2 1150,0 1227,0 6,7
MAROC LEASING 360,0 385,0 387,0 0,5
Assurances -
ATLANTASANAD 127,0 124,0 144,0 16,1
SANLAM MAROC 1299,0 1455,0 1820,0 25,1
WAFA ASSURANCE 4000,0 4295,0 4200,0 -2,2
AGMA 6380,0 6610,0 6678,0 1,0
Source : Bourse de Casablanca
GESTION D’ACTIFS
Nombre à corriger
Répartition de l’actif net par catégorie d’OPCVM en avril 2024*
Variation
Catégories d'OPCVM Nombre Montant (en milliards) Structure(en %) Variation annuelle
mensuelle
Actions 111 47,8 8 2,7 10,6
Diversifiés 126 65,5 11 1,4 7,8
Monétaires 67 85,3 14 8,1 2,3
Obligations CT 67 77,9 13 3,4 -9,2
Obligations MLT 205 306,3 52 1,9 10,1
Contractuel 6 9,5 2 -11,0 13,0
Total 582 592,3 100 2,7 5,8
*Données arrêtées au 15 avril 2024.
610
600
590
500
570
550 400
530 300
510
200
490
100
470
450 0
430
OPCVM Actions OPCVM Diversifiés OPCVM Monétaires
410
OPCVM Obligations CT OPCVM Obligations MLT OPCVM Contractuel
avr. 22 juil. 22 oct. 22 janv. 23 avr. 23 juil. 23 oct. 23 janv. 24 avr. 24
AUTRES MARCHES
En valeur en % En valeur en %
Encours 85 140 91 661 95 507 -3 847 4,2 10 367 12,2
Certificats de dépôt 56 690 56 246 58 425 -2 179 3,9 1 735 3,1
Bons des sociétés de financement 25 642 27 797 27 942 -145 0,5 2 300 9,0
Billets de trésorerie 2 808 7 618 9 140 -1 522 20,0 6 332 -
Emissions 2 320 5 044 7 969 -2 925 58,0 5 650 -
Certificats de dépôt 1 352 4 584 5 904 -1 320 28,8 4 553 -
Bons des sociétés de financement 690 460 465 -5 1,1 -225 -32,6
Billets de trésorerie 278 0 1 600 -1 600 - 1 322 -
Remboursements 4 725 4 944 4 123 821 -16,6 -602 -12,7
0 60 29,3 30,3
-5 40 61,4
61,2
-10 20
-15 0
mars-22 juin-22 sept.-22 déc.-22 mars-23 juin-23 sept.-23 déc.-23 mars-24
Source : BAM.
Décembre 2023 Février 2024 Mars 2024 Mars 2024 / Février 2024 Mars 2024 / Décembre 2023
En valeur En % En valeur En %
Encours 699 382 719 375 722 926 3 551 0,5 23 544 3,4
13 semaines 515 609 609 0 0,0 93 18,1
26 semaines 2 079 850 750 -100 -11,8 -1 329 -63,9
52 semaines 30 501 25 348 25 648 300 1,2 -4 853 -15,9
2 ans 94 804 95 555 89 549 -6 006 -6,3 -5 255 -5,5
5 ans 130 793 133 563 135 230 1 667 1,2 4 437 3,4
10 ans 152 832 160 795 164 116 3 321 2,1 11 284 7,4
15 ans 154 900 161 286 161 952 666 0,4 7 051 4,6
20 ans 89 422 96 345 96 618 273 0,3 7 196 8,0
30 ans 43 537 45 025 48 456 3 431 7,6 4 919 11,3
Evolution de l’encours des titres de bons du Trésor Structure de l’encours des titres de bons du Trésor
En milliards de DH En milliards de DH
50 740 4% Mars
40 2024
30 720 4%
Février
20 700 2024
10 31%
32%
0 680
-10
-20 660
64%
-30 640 65%
-40
-50 620
mars-22 juin-22 sept.-22 déc.-22 mars-23 juin-23 sept.-23 déc.-23 mars-24
Source : BAM.
EVOLUTION DE L’INFLATION
50
Evolution de l’inflation et de ses composantes
1, 10,0
1,0 ,0
0,
,0
0,0
,0
0,
1,0 2,0
1, 0,0
mars 22 juil. 22 nov. 22 mars 2 juil. 2 nov. 2 mars 2 mars 22 juin 22 sept. 22 déc. 22 mars 2 juin 2 sept. 2 déc. 2 mars 2
Inflation Inflation sous jacente Inflation Inflation sous jacente
,0
,0
,0
,0
1,0
1,0
,0
mars 22 juin 22 sept. 22 déc. 22 mars 2 juin 2 sept. 2 déc. 2 mars 2
Inflation sous jacente Produits alimentaires exclus de l IPC
Carburants et lubrifiants Produits réglementés
EVOLUTION DE L’INFLATION
51
Evolution de l’inflation et de ses composantes
EVOLUTION DE L’INFLATION
52
Evolution de l’inflation et de ses composantes
Distribution des taux de variations annuelles des prix des 116 sections de l'IPC en mars 2024
70
64
60
50
40
30
20
20
14
10 7
3 2 2 3
1
0
-24 -24 -9 -9 -6 -6 -3 -3 0 0 3 3 6 6 9 9 12 12 15
Variation en %
2,0
10
0,0
2,0 0
mars 22 juin 22 sept. 22 déc. 22 mars 2 juin 2 sept. 2 déc. 2 mars 2
%
1
12
11
10
2
1
0
mars 22 juin 22 sept. 22 déc. 22 mars 2 juin 2 sept. 2 déc. 2 mars 2
EVOLUTION DE L’INFLATION
53
Contribution des prix des biens échangeables et non échangeables
hors produits volatils et réglementés à l’inflation (en glissement annuel)
Points %
11
10
2
1
0
1
2
mars 22 mai 22 juil. 22 sept. 22 nov. 22 janv. 2 mars 2 mai 2 juil. 2 sept. 2 nov. 2 janv. 2 mars 2
Prix des biens transformés et des services Prix des biens transformés et des services
(en variation mensuelle) (en glissement annuel)
% %
1, 10,0
1, ,0
1, ,0
1,2 ,0
1,0 ,0
0, ,0
0, ,0
0, ,0
2,0
0,2 1,0
0,0 0,0
0,2 mars 22 juin 22 sept. 22 déc. 22 mars 2 juin 2 sept. 2 déc. 2 mars 2
0,
mars 22 juin 22 sept. 22 déc. 22 mars 2 juin 2 sept. 2 déc. 2 mars 2 Prix des biens transformés Prix des services
Prix relatifs* des biens transformés et des services Prix relatifs* des biens transformés et des
(en variation mensuelle) services (en glissement annuel)
% %
2,0 10,0
1, ,0
1,0 ,0
0, ,0
0,0 2,0
0, 0,0
1,0 2,0
1, ,0
mars 22 juin 22 sept. 22 déc. 22 mars 2 juin 2 sept. 2 déc. 2 mars 2 mars 22 juin 22 sept. 22 déc. 22 mars 2 juin 2 sept. 2 déc. 2 mars 2
Prix des biens transformés Prix des services Prix des biens transformés Prix des services
(*) Il s’agit de l’écart entre le taux d’inflation des biens transformés/services et le taux d’inflation.
Sources : HCP et calculs de BAM
EVOLUTION DE L’INFLATION
54
Ecart des taux d'inflation entre biens transformés et services
(en glissement annuel)
Points de %
,0
,0
,0
,0
,0
,0
,0
2,0
1,0
0,0
mars 22 juin 22 sept. 22 déc. 22 mars 2 juin 2 sept. 2 déc. 2 mars 2
Points %
11,
1,
0,
2,
mars 22 mai 22 juil. 22 sept. 22 nov. 22 janv. 2 mars 2 mai 2 juil. 2 sept. 2 nov. 2 janv. 2 mars 2
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Source : HCP.
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