Loi sur l'élection des députés à Madagascar
Loi sur l'élection des députés à Madagascar
Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana
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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
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LOI N° 2002-004
L' Assemblée nationale et le Sénat ont adopté, en leurs séances respectives en date du 26
septembre 2002 et du 30 septembre 2002.
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
● Vu la Constitution,
● Vu la décision n°17-HCC/D.3 du 3 octobre 2002,
Article premier. La présente loi organique concerne l'élection des députés à l'Assemblée nationale.
CHAPITRE I
Article 2. Les membres de l'Assemblée nationale sont élus au suffrage universel direct pour un
mandat de cinq ans. Ils portent le titre de députés de Madagascar;
Article 3. Le nombre des membres de l' Assemblée nationale, la répartition des sièges sur
l'ensemble du territoire national, ainsi que le découpage des circonscriptions électorales, sont
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fixés par décret pris en conseil des Ministres, conformément aux dispositions de l'article 68 de la
Constitution.
Le mandat des députés à l' Assemblée nationale expire au plus tard, le premier mardi du mois de
mai de la cinquième année qui suit son élection, à la date d'ouverture de la première ordinaire de
l' Assemblée nationale nouvellement élue.
CHAPITRE II
Article 5. Les électeurs sont convoqués aux urnes par décret pris en conseil de Gouvernement, à
l'effet d'élire les député à l' Assemblée nationale.
Sauf pour le cas de dissolution prévu à l'article 95 de la Constitution, les élections générales ont
lieu dans les 60 jours qui précèdent l'expiration du mandat de l' Assemblée nationale.
Article 6. En cas de dissolution de l'Assemblée nationale avant l'expiration de son mandat, les
élections générales ont lieu trente jours au moins et soixante jours au plus après sa dissolution.
Article 7. Le décret de convocation des électeurs doit être publié au Journal officiel de la
République 60 jours au moins avant la date du scrutin ou porté à la connaissance des électeurs
par tous les moyens, notamment par voie radiodiffusée et/ou télévisée.
Il doit indiquer :
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Article 8. En cas de force majeure dûment constatée par la Haute Cour Constitutionnelle, la date
du scrutin peut être reportée et les électeurs sont convoqués dans les mêmes formes qu'à l'article
précédent.
CHAPITRE III
SECTION I
De l'éligibilité
Article 9. Tout citoyen qui a la qualité d'électeur peut être élu à l'Assemblée nationale dans les
conditions et sous les seules réserves énoncées ci-après :
SECTION II
Des inéligibilités
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inscription sur une liste électorale.
1. Article Les individus dont la condamnation empêche temporairement l'inscription sur une liste
électorale sont inéligibles pendant une période double de celle durant laquelle ils ne peuvent
être inscrits sur la liste électorale.
Article 12. En cas de condamnation pour crimes ou délits relatifs à l'exercice des droits civiques
par application des dispositions des articles 109 à 113 du Code pénal ou pour fraudes relatives à
l'inscription sur la liste électorale et à l'exercice du droit de vote, pour fraudes à la réglementation
de la propagande électorale, pour entrave à la liberté et à la sincérité du scrutin, pour corruption
ou violence en matière électorale, le condamné sera inéligible pendant une période de quinze ans
à compter de la date à laquelle la condamnation est devenue définitive.
Si le condamné est du député invalide, la période de quinze ans visée à l'alinéa ci-dessus courra à
partir de la date de l'invalidation.
Article 13. Les étrangers naturalisés ne sont éligibles qu'à l'expiration d'un délai de dix ans à
compter de la date du décret de naturalisation.
Article 14. Les femmes qui ont acquis la nationalité malagasy par mariage ne sont éligibles qu'à
l'expiration d'un délai de dix ans à compter de la date à laquelle cette acquisition ne peut plus
faire objet d'opposition.
CHAPITRE IV
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Du régime d'incompatibilité et de déchéance
SECTION I
Des incompatibilités
Article 15. Le mandat de député est incompatible avec l'exercice de tout autre mandat public
électif.
Tout député nommé sénateur ou tout sénateur élu député cesse, de ce fait même, d'appartenir à
la première assemblée dont il était membre. Toutefois, en cas de contestation, la vacance du
siège n'est proclamée qu'après décision de la Haute Cour Constitutionnelle confirmant l'élection.
Article 16. Le mandat de député est incompatible avec l'exercice des fonctions des membres du
Gouvernement.
Article 17. L'exercice d'un mandat à l' Assemblée nationale est incompatible avec l'exercice des
fonctions de médiateur et celle de membres du Conseil national électoral.
Article 18. Est également incompatible avec le mandat de député, l'exercice des fonctions de :
- Président de la République;
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- Membre de la Haute Cour Constitutionnelle;
Article 19. Le mandat de député est incompatible avec l'exercice de fonction d'autorité, civile ou
militaire.
Par application des dispositions de l'article 5, alinéa 2, de la loi organique n°2000-014 du 26 juillet
2000 portant code électoral, tous les fonctionnaires d'autorité, civils ou militaires désirant se
porter candidat aux élections législatives doivent, sous peine de déchéance, être mis en position
de disponibilité dès officialisation de sa candidature. En cas de non élection ou au terme de leur
mandat, ils sont réintégrés d'office dans leur corps d'origine.
Article 20. Dans tous les cas, le mandat de député est incompatible avec l'exercice de tout emploi
public à l'exception des activités d'enseignement.
Sans préjudice des dispositions de l'article précédent, toute personne visée à l'alinéa ci-dessus
élue à l'Assemblée nationale est remplacée dans ses fonctions et placée dans une des positions
prévues à cet effet par le statut la régissant, notamment dans la position de détachement, dans
les trente jours qui sui vent son entrée en fonction ou en cas de contestation, la décision de la
Haute Cour Constitutionnelle confirmant l'élection.
Article 21. L'exercice de fonctions conférées par un état étranger ou une organisation
internationale et rémunérées sur leurs fonds, est également incompatible avec le mandat de
député.
Article 22. Lorsqu'il est investi d'un mandat parlementaire, l'avocat ne peut, pendant la durée de
son mandat, accomplir aucun acte de sa profession, directement ou indirectement, ni pour, ni
contre l'Etat, les établissements publics de l'Etat, les entreprises nationales et les collectivités
territoriales décentralisées, ni d'une manière générale dans les affaires à l'occasion desquelles des
actions judiciaires sont engagées devant la juridiction pour la défense ou la sauvegarde des
intérêts de l'Etat.
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Article 23. Il est interdit à tout député de faire ou laisser figurer son nom suivi de l'indication de sa
qualité dans tout document ou publicité relatifs à une entreprise.
Seront punis d'un emprisonnement d'un à six mois et d'une amende de 2.500.000 à 10.000.000
FMG, les fondateurs, les administrateurs, les directeurs ou gérants de sociétés ou établissements à
objet commercial, industriel ou financier, qui auront fait ou laissé figurer le nom d'un député avec
mention de sa qualité dans tout document de l'entreprise ou dans toute publicité faite dans
l'intérêt de l'entreprise qu'ils administrent, dirigent, gèrent ou se proposent de fonder.
Article 24. Le député qui, lors de son élection, se trouve dans l'un des cas d'incompatibilité visés
au présent chapitre doit, dans les trente jours qui suivent son entrée en fonction ou, en cas de
contestation de son élection, la décision de la Haute Cour Constitutionnelle, se démettre des
fonctions ou mandats incompatibles avec son mandat parlementaire ou, s'il est titulaire d'un
emploi public, demander à être placé dans la position spéciale prévue par son statut.
Le député qui a accepté au cours de son mandat une fonction incompatible avec celui-ci qui a
méconnu les dispositions du présent chapitre, est également déclaré démissionnaire d'office, à
moins qu'il ne se démettre volontairement.
Le démission d'office est prononcée dans tous les cas, par arrêt de la Haute Cour
Constitutionnelle, à la requête du président de l'Assemblée nationale. Elle n'entraîne pas une
inéligibilité.
SECTION II
De la déchéance
Article 25. Sera déchu de plein droit de sa qualité de député, celui dont l'inéligibilité se révélerait
après proclamation des résultats et expiration du délai pendant lequel l'élection peut être
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contestée ou qui, pendant la durée de son mandat, viendrait, soit à se trouver dans l'un des cas
d'inéligibilité, soit à perdre l'une des conditions d'éligibilité, prévus par la présente loi.
Article 26. Sera déchu de son mandat, tout député qui n'aura pas assisté à une session de l'
Assemblée nationale sans motif reconnu valable par le bureau de l' Assemblée nationale.
Article 27. Sera également déchu de son mandat, tout député, qui, pendant la durée de ce
mandat, aura été frappé d' une condamnation comportant, aux termes de la législation en
vigueur. la privation du droit d'être élu.
Article 28. La déchéance est constatée, dans tous les cas, par arrêt de la Haute Cour
Constitutionnelle à la requête du président de l'Assemblée nationale.
CHAPITRE V
Du mode de scrutin
Article 29. Les députés sont élus au suffrage universel direct, soit au scrutin majoritaire uninominal
à un tour, soit au scrutin de listes à la représentation proportionnelle.
Dans les circonscriptions qui ne comportent qu'un siège à pourvoir, les députés élus au scrutin
majoritaire uninominal à un tour. Est déclaré élu, le candidat qui aura obtenu le plus grand nombre
de voix.
Dans les circonscriptions qui comportent plusieurs sièges à pourvoir, l'élection a lieu au scrutin de
liste à la représentation proportionnelle selon la règle du quotient électoral et celle de la plus forte
moyenne sans panachage ni vote préférentiel, ni liste incomplète. Les sièges sont répartis selon le
système de quotient électoral par circonscription et celui de la plus forte moyenne.
SECTION I
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Article 30. La période de dépôt du dossier de candidature auprès de la Commission administrative
de vérification des candidatures est fixée par décret en Conseil de Gouvernement.
Article 31. Le candidat qui se présente librement en son nom personnel dans une circonscription
ne comportant qu'un siège à pourvoir doit se présenter avec deux candidats remplaçants à peine
d'irrecevabilité.
Dans une circonscription qui comporte plusieurs sièges à pourvoir, les candidats se présentent sur
une liste comprenant autant de noms qu'il a de sièges plus trois noms de candidats remplaçants.
Article 32.Tout parti ou organisation politique légalement constitué, toute coalition de partis
politiques, tout groupement de personnes indépendantes jouissant de leurs droits civils et
politiques, peut présenter un candidat avec deux remplaçants ou une liste de candidats par
circonscription électorale.
Chaque parti ou organisation politique, chaque coalition de partis politiques, chaque groupement
de personne ne peut présenter, selon le cas et à peine de nullité de toutes ses candidatures, plus
d'un candidat avec deux remplaçants ou plus d'une liste de candidats avec trois remplaçants par
circonscription électorale.
Article 33. Nul ne peut figurer en qualité de candidat ou de remplaçant sur plusieurs déclarations
de candidatures.
SECTION II
Article 34. Le candidat aux élections législatives et les deux remplaçants, doivent faire une
déclaration individuelle autonome, revêtue de leur signature énonçant leur nom, prénoms, date et
lieu de naissance, domicile et profession, dont le modèle est fixé par le décret.
La signature du candidat et de chaque remplaçant doit être légalisée par le Préfet de Police pour
Antananarivo-Ville, par le Préfet ou Sous-Préfet ou par leurs adjoints ou le délégué administratif
d'arrondissement, selon le cas.
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La liste comportant la signature légalisée de chaque candidat et remplaçant est arrêtée par le
mandataire de la liste. Elle est accompagnée d'une déclaration collective des candidats, d'une
déclaration individuelle de candidature et d'un dossier de candidature.
Article 35. Le dossier de candidature à un mandat de député, établi en quatre exemplaires, doit
comporter à peine de nullité:
Une déclaration commune de candidature pour une circonscription de deux à plusieurs sièges à
pourvoir et dont le modèle est fixé par décret;
1. Un bulletin de naissance ou une fiche individuelle d'état civil ou une photocopie légalisée de la
carte nationale d'identité;
1. Un certificat délivré par l'Administration fiscale attestant que l'intéressé satisfait à la condition
fixée par l'article 9, paragraphe 7 ci-dessus (Etat 211 bis);
1. Une déclaration manuscrite sur l'honneur, selon laquelle le candidat s'est acquitté de tous les
impôts et taxes exigibles des trois années précédentes et dont la perception ne relève pas de la
compétence du service qui a délivré le certificat administratif visé à l'alinéa ci-dessus ;
1. Une déclaration sur l'honneur sur la composition exhaustive de biens immeubles du candidat,
ainsi que la nature de ses revenus;
2. Un certificat délivré par le Préfet de Police pour Antananarivo-Ville, par le Préfet ou le Sous-
Préfet, selon le cas, attestant que le candidat est électeur et indiquant le numéro, la date de sa
carte d'électeur ainsi que le lieu ou le numéro de son bureau de vote.
Si la1iste électorale en .cours n'a pas été confectionnée à la date de l'établissement du certificat, il
y a lieu d'indiquer le numéro d'enregistrement du candidat sur le registre du Fokontany, avec
l'appui d'un certificat de résidence;
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1. Un certificat de nationalité malagasy pour les étrangers naturalisés ;
Article 36. Un décret pris en Conseil. de Gouvernement fixe le modèle des pièces mentionnées aux
articles 34 et 35 de la présente loi organique.
Article 37. Le candidat ou la liste de candidats doit avoir un mandataire sous peine d'irrecevabilité
du dossier pour accomplir tout acte se rapportant aux élections.
Article 38. Le candidat ou le mandataire qui n'habite pas dans le périmètre de la Commune du
chef-lieu de la Préfecture ou de la Sous-Préfecture, siège de la Commission administrative de
vérification des candidatures, est tenu d'élire domicile dans cette dernière localité pour la.
notification des différents actes des opérations électorales le concernant.
Article 39. Nul ne peut être à la fois candidat de plus d'un parti politique ou d'une coalition de
partis politiques ou d'un groupement de personnes Indépendantes.
Dans ce cas, le candidat remplacé ne pourra valablement figurer sur une liste d'une quelconque
circonscription, sans préjudice de l'amende fixée à l'article 43 de la présente loi organique.
Article 40. Nul ne peut être candidat dans plus d'une circonscription électorale.
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Article 41. Le dossier de candidature doit être déposé auprès du Préfet de Police pour
Antananarivo, auprès du Préfet ou du Sous-Préfet, selon le cas, où siège la Commission
administrative de vérification des candidatures entre le soixantième et le quarantième jours avant
la date du scrutin.
Le dossier doit être accompagné d'un inventaire des pièces le composant, conformément aux
dispositions de l'article 35 ci-dessus.
Article 42. En cas de décès d'un candidat se présentant en son nom personnel ou un candidat de
la liste après l'expiration du délai prévu pour le dépôt des déclarations de candidature, le premier
remplaçant devient candidat et la liste doit désigner un deuxième nouveau remplaçant.
Article 43. Seront punis d'une amende de 200.000 à 2.000.000 FMG, les candidats qui auront
contrevenu aux dispositions des articles 39 et 40 ci-dessus.
Article 44. Il est interdit de signer ou d'apposer des affiches, des tracts et des pétitions, d'envoyer
ou de distribuer des bulletins de vote, circulaires ou professions de foi dans l'intérêt d'un candidat
qui aura violé les dispositions des articles 39 et 40 de la présente loi organique.
Sera punie de la même peine prévue à l'article 43 ci-dessus, toute personne qui agira en violation
du présent article.
SECTION III
Article 45. Le dossier de candidature est soumis à la vérification d'une Commission administrative
composée :
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- du Préfet ou du Sous-Préfet, selon le cas, du siège de la Commission ou, s'il est
candidat ou empêché, de son adjoint, président ;
Les membres de cette Commission ne peuvent pas être pris parmi les candidats.
Article 46. La Commission administrative de vérification de candidatures siège aux chefs lieux de
Préfecture ou Sous-Préfecture dont la liste est fixée par décret.
Le Préfet de Police, le Préfet ou Sous-Préfet, selon le cas, met à sa disposition les locaux
appropriés et un secrétariat technique comprenant le personnel, le mobilier et le matériel
adéquats.
Les crédits nécessaires au fonctionnement de la Commission sont imputés sur les dépenses
d'élection du budget général de l'Etat.
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Article 48. La Commission administrative de vérification de candidatures doit statuer sur toutes les
candidatures qui lui sont présentées, dans les quarante huit heures de la date de réception de
chaque dossier.
Lorsqu'elle constate qu'un dossier ne satisfait pas aux conditions de recevabilité prescrites par les
lois et règlements en vigueur, elle en refuse l'enregistrement par décision motivée qu'elle notifie
sans délai au domicile élu du candidat.
La liste des candidatures enregistrées doit être publiée par voie d'affichage à l'extérieur du siège
de la Commission et doit être mise à jour immédiatement. Cette liste doit être communiquée à la
Haute Cour Constitutionnelle par la voie la plus rapide.
Le président de la Commission transmet également par la voie la plus rapide à la Haute Cour
Constitutionnelle chaque dossier sur lequel la Commission s'est prononcée.
Article 49. La Haute Cour Constitutionnelle examine les dossiers dont l'enregistrement a été
refusé. Dans ce cas, elle statue dans les quarante huit heures qui suivent la réception du dossier.
Article 50. En cas de rejet ou d'annulation d'une candidature, l'arrêt est notifié par la voie la plus
rapide à la personne du candidat et éventuellement au parti ou organisation politique, à la
coalition de partis politique, ou au groupement de personnes intéressé qui a présenté la
candidature. Dans ce cas, le parti ou organisation politique, la coalition de partis politiques ou le
groupement de personnes ou le candidat qui se présente en son nom personnel dispose d'un délai
de quarante huit heures à compter de la notification de l'arrêt pour présenter une nouvelle et
dernière candidature de remplacement. Un délai supplémentaire de quarante huit heures est
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donné à la Commission administrative de vérification de candidatures.
Article 51. La Haute Cour Constitutionnelle arrête par circonscription électorale et pour l'ensemble
du territoire national, la liste des candidats qui sera publiée au Journal Officiel de la République,
Indépendamment de cette publication, ladite liste est portée à la connaissance des électeurs par
voie radiodiffusée et télévisée ou par tous autres moyens.
Article 52. Dans le cas où la candidature du candidat qui se présente en son nom personne ou d'un
candidat de la liste est rejetée, le premier remplaçant devient candidat et accepte la formalité
exigée à l'article 35 ci-dessus. La liste doit désigner un 2è nouveau remplaçant. Il en est de même
pour chacun de ses remplaçants.
Article 53. Dès la fin des opérations visées à l'article 48 de la présente loi organique, le président
de la Commission administrative d'enregistrement de candidatures, adresse le second exemplaire
de chaque dossier de candidature au président du Conseil National Electoral.
CHAPITRE VI
SECTION I
Article 54. Avant toute consultation électorale et en application de l'article 25 du Code électoral,
une nouvelle période de révision s'ouvrira, quarante huit heures après la publication du décret
portant convocation des électeurs. Pour l'élection des députés à l'Assemblée nationale, cette
révision sera une refonte des listes électorales et elle sera clôturée provisoirement le trente
cinquième jour avant le scrutin.
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Article 55. La liste électorale, après refonte provisoire est déposée au bureau du Fokontany pour y
être consultée par les électeurs. Avis de ce dépôt est donné le jour même par affiches apposées
sur les bureaux publics de la localité et aux principaux points de rassemblement..
Tout citoyen omis, peut, dans un délai de sept jours francs à compter de la date d'affichage,
présenter sa réclamation. Tout électeur peut contester toute inscription indue.
Article 56. Les contestations ou réclamations sont inscrites obligatoirement sur un registre ad'hoc,
coté et paraphé, soit par le Préfet ou le Sous-Préfet, selon le cas, soit par le délégué administratif
d'arrondissement.
L'intéressé signe sa déclaration dans ledit registre ad'hoc , lequel sera remis aux autorités
compétentes chargées de l'établissement des listes électorales telles qu'elles sont stipulées à
l'article 6 du Code électoral et ce, dans un délai prescrit. fixé au vingt sixième jour avant le scrutin.
Les autorités compétentes chargées de l'établissement des listes électorales sont seules habilitées
juges de redresser l'erreur, l'omission ou l'inscription indue. A cet effet, elles doivent notifier au
requérant le sort réservé à sa requête.
Le requérant peut, par la suite, saisir le Tribunal de première instance territorialement compétent
dans un délai de trois jours à compter de la notification de 1a décision intervenue. Celui-ci statue
dans un délai maximal de quarante huit heures et envoi copie de sa décision aux autorités
compétentes chargées de l'établissement des listes électorales. La décision du président du
Tribunal de première instance n'est susceptible d'aucun recours.
Article 57. La refonte des listes électirales est close et arrêtée définitivement sept jour avant le
scrutin.
SECTION II
De la campagne électorale
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Article 58. La campagne électorale commence quinze jours avant la date du scrutin. Elle prend fin,
dans tous les cas, vingt-quatre heures avant le jour du scrutin.
Article 59. Les conditions générales de la campagne, de l'affichage et de la tenue des réunions
électorales sont fixées par la loi organique n°2000-014 du 26 juillet 2000 précitée et par les textes
pris pour son application.
Article 60. Le Conseil national électoral assure la répartition équitable du service d'antenne gratuit
à la Radio Nationale Malagasy ou à leurs antennes régionales, telle que prévue à l'article 41 du
Code électoral, pour permettre à chaque candidat d'exposer son programme à l'attention des
électeurs.
SECTION III
Article 61. Les conditions d'impression des bulletins de vote sont celles fixées parla loi organique
n°2000-014 du 26 juillet 2000 portant Code électoral.
Article 62. Les caractéristiques des bulletins, leurs couleurs, leurs emblèmes, les conditions de leur
acheminement, la composition et le fonctionnement de la commission ad'oc chargée de leur
réception seront définis par décret pris en conseil de Gouvernement. En application des
dispositions de l'article 48 du Code électoral, l'Etat rembourse aux candidats et aux listes de
candidats qui ont obtenu au moins 10% des voix dans leur circonscription, les frais d'impression
des bulletins de vote jusqu'à concurrence de une fois et demi du nombre des électeurs inscrits et
sur présentation de facture, dans les six mois qui suivent la proclamation du résultat.
Article 63. La liste des bureaux de vote doit être fixée vingt cinq (25) jours avant le scrutin et,
éventuellement, toute modification, exclusivement à toute nouvelle création, apportée à cette
liste, ne doit pas être prise au delà du quinzième (15ème) jour avant le scrutin.
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SECTION IV
Article 64. Conformément aux .dispositions de l'article 108 du Code électoral, un décret pris en
conseil du Gouvernement fixe les sièges des Commissions chargées de procéder à la centralisation
et au recensement matériel des opérations de vote
Article 65. Le recensement général des votes se fait en public par les soins de la Commission de
recensement matériel des votes prévue à l'article 109 du Code électoral
Article 66. Le Préfet ou le Sous-préfet, selon le cas, met à la disposition de ladite Commission les
locaux appropriés et un secrétariat technique comprenant le personnel, le mobilier et le matériel
adéquats.
Article 67. Les dépenses afférentes au fonctionnement des Commissions de recensement matériel
des votes sont imputées sur le chapitre des dépenses d'élection du budget de l'Etat.
Les membres de la Commission de recensement matériel des votes bénéficient d'une indemnité
forfaitaire dont le montant est fixé par décret.
Article 68. Le procès-verbal des opérations électorales de chaque bureau de vote, la liste
électorale émargée, les bulletins déclarés blancs ou nuls, les enveloppes et bulletins contestés
ainsi que les feuilles de pointage signées par les scrutateurs et les délégués éventuels des
candidats sont placés sous pli fermé par le président du bureau de vote en présence des
signataires du procès-verbal, lesquels doivent parapher le bord de l'enveloppe et y recouvrir de
ruban adhésif transparent.
L'apposition de signature des délégués ne constitue pas toutefois une formalité substantielle.
Le pli est envoyé par la voie la plus rapide à 1a diligence du président du bureau de vote et du
chef de quartier (ex-PCLS) du Fokontany, au président de la Commission de recensement matériel
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des votes qui est seul habilité à l'ouvrir en présence des membres de la Commission.
Les observateurs agréés et les délégués des candidats peuvent surveiller les mesures prises par
ces autorités administratives.
Le pli contenant les documents électoraux émanant de chaque bureau de vote est ouvert par le
président de la Commission de recensement matériel des votes en présence des porteurs dudit pli.
Les deux parties remplissent et signent la partie encadrée située au bas de la deuxième page du
procès-verbal des opérations électorales et de chaque feuille de dépouillement et de pointage
pour certifier l'original des documents électoraux servant de base aux travaux de la Commission
de recensement matériel des votes.
L'inobservation du troisième alinéa du présent article sera poursuivie en tant qu'infraction pénale
passible des peines prévues à l'article .133 du Code électoral.
Au fur et à mesure de l'arrivée des plis fermés, elle dresse un procès-verbal constatant la date de
réception de chacun d'eux, l'état et le contenu des plis.
Elle s'assure que le nombre des enveloppes et bulletins annexés à chaque procès-verbal des
opérations électorales correspond au nombre énoncé dans ledit procès-verbal.
Article 70. La Commission vérifie et note dans son procès-verbal, sans procéder elle même aux
redressements ou rectifications :
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- les divers calculs effectués par les bureaux de vote ;
- chacun des bulletins déclarés nuls ou blancs par les bureaux de vote ;
Article 71. La Commission dispose d'un délai maximum de 24 heures à compter de la réception du
dernier pli fermé visé à l'article 68 ci-dessus pour clôturer ces opérations et arrêter :
-le nombre des suffrages exprimés recueillis par chaque candidat ou liste de candidat.
Elle dresse procès-verbal de toutes ses constatations, notamment des irrégularités ou des erreurs
qu'elle a relevées par bureau de vote.
Elle consigne dans ce procès-verbal tout fait, tout élément, toute anomalie qu'elle a pu relever sur
les documents, bureau de vote par bureau de vote. Si pour des raisons majeures, les résultats d'un
ou plusieurs bureaux de vote n'ont pas pu être acheminés à la Commission de recensement
matériel des votes, celle-ci dresse un procès-verbal de carence.
La Commission de recensement matériel des votes doit publier et afficher les résultats bureau de
vote par bureau de vote.
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Les délégués des candidats, les mandataires et les observateurs agréés assistent de plein droit
aux travaux de cette Commission et peuvent présenter des observations sur le déroulement
desdits travaux et à fortiori sur les résultats inscrits dans les procès-verbaux des opérations
électorales. La confrontation des procès-verbaux entre les mains de la Commission et ceux
détenus par les délégués des candidats, les mandataires et les observateurs agréés, doit avoir lieu
à leur demande. Les remarques ou contestations ou observations des délégués des candidats et
des observateurs agréés, doivent être consignées et signées par leurs auteurs dans le procès-
verbal de vérification de la Commission de recensement matériel des votes. Copie dudit procès-
verbal est remise aux représentants présents de ces entités, aux fins, de constituer des preuves à
l'appui de leur requête éventuellement auprès de la Haute Cour Constitutionnelle.
Cette transmission doit être effectuée, par la voie la plus rapide, sous la responsabilité respective
des autorités administratives représentant de l'Etat.
SECTION V
Article 72. La Haute Cour Constitutionnelle, au fur et à mesure de l'arrivée des plis fermé émanant
de Commission de
recensement matériel des votes, décide de la validité ou de l'annulation des bulletins contestés.
Elle se prononce également sur les réclamations, concernant le calcul des suffrages, déposées
pendant le déroulement des opérations électorales et le procès-verbal des travaux de la
Commission de recensement matériel des votes.
Article 73. La Haute Cour Constitutionnelle, dans un délai de vingt jours après la réception du
dernier pli fermé émanant de la dernière Commission de Recensement Matériel des Votes, totalise
les résultats qu'elle a arrêtés à l'issue des opérations prévues à l'article précédent.
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Elle procède en séance publique à la proclamation officielle des résultats en spécifiant :
-le nombre des suffrages exprimés recueillis par chaque candidat ou liste de candidats.
Article 74. La Haute Cour Constitutionnelle, dans le cadre de l'article 73 ci-dessus, doit publier et
afficher les résultats bureau de vote par bureau de vote et/ou utiliser d'autres moyens qu'elle juge
opportuns et opérants pour informer le public.
CHAPITRE VII
Du contentieux
Article 75. La Haute Cour Constitutionnelle est compétente pour connaître de toute requête ou
contestation qui pourrait s'élever tant au sujet des actes qui constituent les préliminaires des
opérations électorales qui de tous ceux qui ont trait au déroulement du scrutin et à l'élection des
députés. Dans tous les cas, les recours contentieux n'ont point d'effet suspensif.
Elle est la seule compétente pour apprécier la nullité totale ou partielle qui pourrait résulter de
l'omission de formalités substantielles. Lors du contrôle de la légalité des procès-verbaux des
bureaux de vote et de Commission de recensement matériel des votes, la Haute Cour
Constitutionnelle, en l'absence de tout recours, peut se saisir d'office lorsqu'elle estime qu'il y a eu
violation des dispositions législatives ou réglementaires ou pour des motifs d'ordre public.
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Article 76. Pour la procédure à suivre devant la Haute Cour Constitutionnelle toute contestation
relative à l'élection des députés doit être faite dans les conditions et formes prévues par la loi
organique n°2000-014 du 26 juillet 2000 portant Code électoral.
CHAPITRE VIII
Article 77. Conformément aux dispositions de l'article 114 du Code électoral, le Conseil national
électoral bénéficie d'une dotation spéciale de crédits sur le Budget général de l'Etat.
Dans 1.'exercice effectif de leurs fonctions, les membres du Conseil national électoral bénéficient
d'une vacation spéciale dont le montant est fixé par décret.
CHAPITRE IX
Article 78. La Haute Cour Constitutionnelle constate la vacance des sièges, quelqu'en soit le motif,
par attribution du siège vacant aux candidats remplaçant désignés sur la liste dans l'ordre de leur
présentation.
Article 79. En cas d'annulation des opérations électorales d'une circonscription électorale, dans les
cas de vacance autres que ceux mentionnés à l'article 78 ci-dessus, il est procédé à des élections
partielles dans un délai de 60 jours au plus tard après la constatation de la vacance par la Haute
Cour Constitutionnelle.
Toutefois, il n'est procédé à aucune élection partielle dans les douze mois qui précèdent
l'expiration des pouvoirs de l'Assemblée nationale.
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Article 80. Il n'est pas pourvu aux vacances qui viendraient à se produire après l'avant-dernière
session législative.
CHAPITRE X
Article 81. Sur tous les points qui n'auront pas été réglés par la présente loi organique, il est fait
application des textes législatifs relatifs à la Haute Cour Constitutionnelle ainsi que de la loi
organique n°2000-014 du 26 juillet 2000 portant Code électoral.
Article 82. Des textes réglementaires fixeront, en tant que de besoin, les modalités d'application
de la présente loi organique.
Article 83. Sont et demeurent abrogées, toutes dispositions antérieures, contraires à celles de la
présente loi organique.
Article 85. La présente loi organique sera publiée au Journal Officiel de la République.
Marc RAVALOMANANA
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