5 Composantes du Contrôle Interne
5 Composantes du Contrôle Interne
1. LE CONTROLE INTERNE
1.1. Définition et éléments constitutifs
1.2. Mesures générales de contrôle interne
1.3. Mesures spécifiques de contrôle interne
1.4. Responsabilité du conseil d’administration (principe n° 1)
1.5. Responsabilité du comité de direction (principe n° 2)
2. L’AUDIT INTERNE
2.1. Définition
2.2. Caractère permanent (principe n° 3)
2.3. Indépendance de l’audit interne par rapport aux activités auditées (principe n° 4)
2.3.1. Généralités
2.3.2. Charte d’audit
2.3.3. Impartialité
2.4. Compétence (principe n° 5)
2.5. Portée de l’audit interne (principe n° 6)
2.6. Planification, exécution, rapport et suivi (principe n° 7)
2.6.1. Planification
2.6.2. Méthode de travail et types d’audit
2.6.3. Programme de travail
2.6.4. Documents de travail
2.6.5. Rapport écrit
2.6.6. Suivi
2.7. Direction du service d’audit interne (principe n° 8)
2.8. Sous-traitance de la fonction d’audit interne dans les entreprises
de moindre taille
3. LE COMITE D’AUDIT
3.1. Définition
3.2. Recommandation
3.3. Composition, compétences et fonctionnement
3.4. Champ d’action
Dispositions légales
L’article 62 de la loi du 6 avril 1995 relative aux marchés secondaires, au statut des
entreprises d’investissement et à leur contrôle, aux intermédiaires et conseillers en
placements prévoit notamment que chaque entreprise d’investissement doit disposer d’une
organisation administrative et comptable appropriée et de procédures de contrôle interne
adéquates1.
Principe n° 1 :
Dans le cadre de sa mission de surveillance, le conseil d’administration vérifie
régulièrement si l’entreprise dispose d’un contrôle interne adéquat. Le conseil
d’administration stimule également une attitude positive à l’égard du contrôle.
Principe n° 2 :
Le comité de direction met en place un contrôle interne adéquat et procède à son
évaluation au moins chaque année. Il informe le conseil d’administration au moins une
fois par an de l’état de la situation, le cas échéant par l’intermédiaire du comité d’audit.
Principe n° 3 :
Le comité de direction prend, dans le cadre de ses devoirs et responsabilités, les mesures
nécessaires pour que l’entreprise dispose en permanence d’une fonction d’audit interne
adéquate.
Principe n° 4 :
Le service d’audit interne est indépendant des activités auditées. Cela implique que le
service dispose, au sein de l’organisation, d’un statut approprié et qu’il exécute sa
mission avec impartialité.
Principe n° 5 :
La compétence de chaque auditeur interne et du service d’audit interne dans son ensemble
est essentielle pour le bon fonctionnement de la fonction d’audit interne.
Principe n° 6 :
Chaque activité et chaque entité de l’entreprise entrent dans le champ d’investigation du
service d’audit interne.
Principe n° 7 :
Le travail d’audit comprend l’établissement d’un plan d’audit, l’examen et l’évaluation de
l’information disponible, la communication des résultats et leur suivi.
Principe n° 8 :
Le responsable du service d’audit interne dirige son service de manière adéquate.
1
L’article 62 de la loi du 6 avril 1995 transpose en droit belge l’article 10, premier tiret, de la directive
93/22/CEE du Conseil du 10 mai 1993 concernant les services d’investissement dans le domaine des
valeurs mobilières, qui prévoit que chaque entreprise d’investissement doit disposer de procédures de
contrôle interne adéquates. La directive 92/30/CEE du Conseil du 6 avril 1992 sur la surveillance
des établissements de crédit sur une base consolidée (telle que codifiée par la Directive 2000/12/CE
du 20 mars 2000), applicable aux entreprises d’investissement en vertu de l’article 7 de la directive
93/6/CEE du Conseil sur l’adéquation des fonds propres des entreprises d’investissement et des
établissements de crédit, prévoit une obligation similaire.
2
COMMISSION BANCAIRE ET FINANCIERE
1. LE CONTROLE INTERNE
Le contrôle interne se définit généralement comme l’ensemble des mesures qui, sous la
responsabilité de la direction de l’entreprise d’investissement, doivent assurer avec une
certitude raisonnable :
♦ une conduite des affaires ordonnée et prudente, encadrée d’objectifs bien définis;
♦ une utilisation économique et efficace des moyens engagés;
♦ une connaissance et une maîtrise adéquate des risques en vue de protéger le
patrimoine;
♦ l’intégrité et la fiabilité de l’information financière et de celle relative à la gestion;
♦ le respect des lois et règlements ainsi que des politiques générales, plans et
procédures internes.
Le contrôle interne se compose des éléments suivants, étroitement liés entre eux :
♦ un environnement d’entreprise qui encourage une attitude positive à l’égard du
contrôle ;
♦ l’établissement d’objectifs, suivi de l’identification des risques et de leur analyse;
♦ l’élaboration de normes et de procédures destinées à maîtriser les risques afin de
permettre la réalisation des objectifs fixés;
♦ la mise en place de systèmes d’information et de communication afin de permettre la
divulgation et le suivi des objectifs en matière de contrôle interne au sein de
l’entreprise;
♦ l’identification, l’enregistrement et la communication d’informations pertinentes de
manière à permettre aux diverses entités de l’entreprise d’exercer de manière
effective les responsabilités qui leur sont assignées;
♦ un reporting - tant interne qu’externe - correct et effectué à temps, en recourant à des
systèmes d’information adéquats;
♦ la surveillance et l’évaluation régulière des mesures prises.
La responsabilité finale de la mise en place d’un contrôle interne adéquat repose tant sur
le conseil d’administration que sur le comité de direction, ainsi qu’il est précisé aux
paragraphes 1.4. et 1.5. ci-dessous.
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COMMISSION BANCAIRE ET FINANCIERE
Parmi les mesures générales de contrôle interne, on peut citer les mesures d’organisation
(telles que les définitions de fonctions et de responsabilités, le contrôle hiérarchique, la
séparation des fonctions), les mesures de contrôle (telles que les contrôles croisés, la
double signature, la vérification périodique des inventaires), les mesures comptables
(telles que la réconciliation des comptes, la justification des soldes, la tenue de registres
de contrôle) ainsi que les mesures visant à assurer la sécurité des personnes et des actifs.
Les risques peuvent se répartir en deux groupes : les risques mesurables tels que, par
exemple, le risque de crédit, le risque de liquidité, le risque de marché et le risque général
de taux d’intérêt, et les risques non ou difficilement mesurables tels que, par exemple, le
risque d’erreurs et de fraude, le risque de conventions ou de documents juridiquement
imparfaits (dit “legal risk”), le risque de réputation et le risque fiduciaire.
Pour que l’information financière et celle relative à la gestion soient complètes et fiables,
il est nécessaire que la continuité et la fiabilité des systèmes d’information électroniques
soient assurées.
Principe n° 1 :
Dans le cadre de sa mission de surveillance, le conseil d’administration vérifie
régulièrement si l’entreprise dispose d’un contrôle interne adéquat. Le conseil
d’administration stimule également une attitude positive à l’égard du contrôle.
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COMMISSION BANCAIRE ET FINANCIERE
Il peut, à cette fin, s’appuyer notamment sur le rapport que lui fait périodiquement le
comité de direction (voir paragraphe suivant). Le conseil d’administration doit également
stimuler au sein de l’entreprise un environnement qui encourage une attitude positive à
l’égard du contrôle.
Principe n° 2 :
Le comité de direction met en place un contrôle interne adéquat et procède à son
évaluation au moins chaque année. Il informe le conseil d’administration au moins une
fois par an de l’état de la situation, le cas échéant par l’intermédiaire du comité d’audit.
Cette évaluation s’appuie sur le rapport opéré par le service d’audit interne (voir le
chapitre 2 ci-dessous) ainsi que sur d’autres sources, telles que les rapports et/ou notes
des divers services2, implantations et/ou fonctions de l’entreprise. Cette évaluation porte
sur tous les aspects du contrôle interne, tels que les objectifs, les moyens mis en oeuvre,
les méthodes utilisées, les lacunes constatées ainsi que le caractère adéquat et l’efficacité
du contrôle interne.
Le comité de direction informe au moins une fois par an le conseil d’administration ou,
s’il existe, le comité d’audit (voir le chapitre 3 ci-dessous) de l’état de la situation. Les
procès-verbaux du conseil d’administration et du comité de direction font mention des
délibérations relatives à l’état du système de contrôle interne et à l’évaluation de celui-ci.
2. L’AUDIT INTERNE
2.1. Définition
L’audit interne est, au sein de l’organisation, une fonction d’évaluation indépendante qui
a pour objet d’examiner et d’évaluer le bon fonctionnement, l’efficacité et l’efficience du
contrôle interne. L’audit interne assiste les personnes chargées de l’organisation dans
l’exercice effectif de leurs responsabilités et leur fournit à cet effet des analyses,
évaluations, recommandations, avis et informations sur les activités examinées.
2
A cet égard, on peut mentionner la technique de l’autocontrôle (self assessment) pour évaluer
l’efficacité du contrôle interne. L’autocontrôle est un processus formel et documenté dans le cadre
duquel la direction et/ou une équipe de personnes analysent leur activité ou fonction et évaluent
l’efficacité des mesures de contrôle interne qui s’y rapportent.
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COMMISSION BANCAIRE ET FINANCIERE
Principe n° 3 :
Le comité de direction prend, dans le cadre de ses devoirs et responsabilités, les mesures
nécessaires pour que l’entreprise dispose en permanence d’une fonction d’audit interne
adéquate.
Principe n° 4 :
Le service d’audit interne est indépendant des activités auditées. Cela implique que le
service dispose, au sein de l’organisation, d’un statut approprié et qu’il exécute sa
mission avec impartialité.
2.3.1. Généralités
Le service d’audit interne peut, de sa propre initiative, exercer sa mission dans tous les
services, implantations et fonctions de l’entreprise. Il a la possibilité d’exprimer et de
faire connaître librement ses constatations et ses appréciations. Le principe
d’indépendance implique que le service d’audit interne dépende, sous l’angle
hiérarchique, directement du comité de direction, de préférence en tant que fonction de
staff relevant directement de l’autorité du président du comité de direction de
l’entreprise d’investissement.
Le responsable du service d’audit interne a la possibilité d’informer directement et de
sa propre initiative le président du conseil d’administration ou les membres du comité
d’audit ou encore les commissaires, selon des modalités à définir par chaque entreprise.
La charte est établie - et si nécessaire revue - par le service d’audit interne, elle est
approuvée par le comité de direction et est ensuite confirmée par le conseil
d’administration dans le cadre de sa mission de surveillance, le cas échéant par
l’intermédiaire du comité d’audit.
Il est recommandé que la charte d’audit précise les modalités selon lesquelles il peut
être fait appel à l’audit interne pour un avis, une assistance ou d’autres missions
spéciales.
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COMMISSION BANCAIRE ET FINANCIERE
2.3.3. Impartialité
L’impartialité exige que le service lui-même veille à éviter les conflits d’intérêts. A
cette fin, il conviendra, dans la mesure du possible, d’assurer une rotation régulière des
tâches et d’éviter que les auditeurs recrutés au sein de l’entreprise n’auditent des
activités ou fonctions qu’ils exerçaient eux-mêmes auparavant, surtout dans un passé
récent.
La fonction consultative est en effet une fonction accessoire qui ne peut en aucun cas
compromettre la mission de base, la responsabilité et l’indépendance de jugement du
service d’audit interne.
2.4. Compétence
Principe n° 5 :
La compétence de chaque auditeur interne et du service d’audit interne dans son
ensemble est essentielle pour le bon fonctionnement de la fonction d’audit interne.
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COMMISSION BANCAIRE ET FINANCIERE
Le service d’audit interne doit tenir compte du fait que le caractère répétitif de missions
du même type peut être source d’accoutumance et entamer l’esprit critique. De manière
générale, cela vaut d’ailleurs également pour la mission d’auditeur interne en soi. Il est
dès lors recommandé de prévoir, dans la mesure du possible, une rotation des tâches au
sein même du service d’audit interne ainsi que vers d’autres services ou fonctions de
l’entreprise.
Le service d’audit interne d’une entreprise doit disposer d’une compétence suffisante
pour examiner les activités clés de l’entreprise et évaluer le bon fonctionnement,
l’efficacité et l’efficience du contrôle interne qui s’y rapporte. Il peut toutefois faire
appel à un expert externe pour procéder à certains examens lorsque lui-même ne dispose
pas - ou pas de manière suffisante - de la compétence requise à cette fin. Les différents
points énumérés au paragraphe 2.8. ci-dessous concernant la sous-traitance de la fonction
d’audit interne dans les entreprises de moindre taille s’appliquent, mutatis mutandis, au
cas présent, notamment en ce qui concerne l’indépendance de l’expert par rapport au
commissaire. Le responsable du service d’audit interne veillera en outre à ce que les
connaissances apportées par l’expert soient, dans la mesure du possible, intégrées dans
son service; pour ce faire, il pourra éventuellement associer un ou plusieurs de ses
collaborateurs à l’examen en question.
Principe n° 6 :
Chaque activité et chaque entité de l’entreprise entrent dans le champ d’investigation du
service d’audit interne.
Aucune activité ni entité de l’entreprise - et donc pas davantage les activités des
succursales et filiales - ne peut être exclue du champ d’investigation du service d’audit
interne. A cet égard, le service d’audit interne peut prendre connaissance de tous les
documents, fichiers et informations de l’entreprise, en ce compris l’information en
matière de gestion et les procès-verbaux des organes consultatifs et décisionnels, et ce
dans la mesure requise pour l’exercice de sa mission.
Il vérifie, plus particulièrement, le respect des politiques, la maîtrise des risques (qu’il
s’agisse de risques mesurables ou non mesurables), la fiabilité (en ce compris l’intégrité,
l’exactitude et l’exhaustivité) ainsi que le caractère ponctuel de l’information financière
et de celle relative à la gestion ainsi que du reporting externe, la continuité et la fiabilité
des systèmes d’information électroniques et le fonctionnement des services de staff.
Il porte également une attention particulière au statut légal de contrôle, en ce compris les
principes et/ou recommandations en matière d’organisation et de fonctionnement
formulés par la Commission. Il ne faut d’ailleurs pas perdre de vue que ces principes
et/ou recommandations prévoient certaines tâches pour le service d’audit interne.
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COMMISSION BANCAIRE ET FINANCIERE
Certaines entreprises ont créé des services distincts chargés de contrôler ou de surveiller
une activité spécifique ou une entité de l’entreprise. Ces services font partie du système
de contrôle interne et ne déchargent dès lors pas le service d’audit interne de l’examen de
ces activités spécifiques ou entités. Il n’en demeure pas moins que, pour des raisons
d’efficacité, le service d’audit interne peut faire usage, dans l’exercice de sa mission, des
constatations opérées par les différents services de contrôle. Le service d’audit interne
conserve toutefois l’entière responsabilité de l’examen et de l’évaluation du bon
fonctionnement, de l’efficacité et de l’efficience du contrôle interne de l’activité ou de
l’entité concernée de l’entreprise.
Par souci d’efficacité, les entreprises d’investissement disposeront, dans leurs succursales
à l’étranger d’une certaine taille ou exerçant des activités à risques, d’un service d’audit
interne propre à l’implantation en question. Sous l’angle fonctionnel, ces services locaux
font partie du service d’audit interne du groupe dans son ensemble et sont dès lors
soumis aux dispositions de la présente circulaire, sans préjudice des dispositions légales
et/ou réglementaires et des instructions en vigueur au niveau local. Du point de vue
hiérarchique, le service d’audit interne local peut dépendre de la direction locale ou du
service d’audit interne du siège principal.
En tant qu’entités juridiques distinctes, les filiales sont responsables de leur propre
contrôle interne et de leur propre fonction d’audit interne conformément aux dispositions
de la présente circulaire, compte tenu des dispositions légales et/ou réglementaires et des
instructions en vigueur au niveau local. Les services d’audit interne des filiales font
rapport au service d’audit interne de l’entreprise mère. Cette dernière prend les mesures
nécessaires pour que son service d’audit interne ait un accès illimité à toutes les activités
et entités des filiales et effectue des missions sur place avec une fréquence suffisante.
Tant dans le cas de succursales à l’étranger que dans le cas de filiales, les principes en
matière d’audit interne sont établis par l’entreprise mère. Celle-ci édicte les instructions
d’audit pour l’ensemble du groupe. Le responsable du service d’audit interne de
l’entreprise mère est associé au recrutement et à l’évaluation des auditeurs internes
locaux.
Dans le cas de structures de groupe plus complexes que celles évoquées ci-dessus, la
fonction d’audit interne est organisée de manière à respecter les principes énoncés par la
présente circulaire.
Principe n° 7 :
Le travail d’audit comprend l’établissement d’un plan d’audit, l’examen et l’évaluation
de l’information disponible, la communication des résultats et leur suivi.
2.6.1. Planification
Chaque mission d’audit est effectuée selon un plan. Ce plan est suffisamment
documenté. Il mentionne les objectifs et la portée de la mission et détermine les
moyens requis.
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COMMISSION BANCAIRE ET FINANCIERE
A cet égard, le service d’audit interne ne se limite pas davantage à l’audit des différents
services de l’entreprise, mais porte également une attention particulière à l’audit d’une
activité au travers de toutes les entités de l’entreprise.
Chaque mission d’audit est préparée. Ses objectifs ainsi que le canevas des travaux
considérés comme nécessaires pour les atteindre sont décrits dans un programme de
travail. Il s’agit ici d’un instrument relativement flexible qui devra être adapté et
complété au regard des constatations effectuées.
Les divers travaux que comporte l’exécution de la mission sont documentés dans des
documents de travail. Ceux-ci reflètent les contrôles effectués et permettent d’étayer et,
le cas échéant, de justifier les appréciations formulées dans le rapport. Les documents
de travail sont établis selon une méthode bien déterminée. Cette méthode permet
notamment de vérifier si la mission a été effectuée dans son intégralité et de quelle
manière elle a été exercée.
Chaque mission fait, dans les meilleurs délais, l’objet d’un rapport écrit, destiné à
l’audité et à sa direction ainsi que - éventuellement sous forme de synthèse - au comité
de direction.
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COMMISSION BANCAIRE ET FINANCIERE
Le service d’audit interne tient à jour un relevé des missions effectuées ainsi que des
rapports établis.
2.6.6. Suivi
Le service d’audit interne développe une méthode adéquate pour vérifier dans quelle
mesure ses recommandations sont suivies. Les constatations en la matière sont
communiquées au moins chaque semestre au comité de direction.
Principe n° 8 :
Le responsable du service d’audit interne dirige son service de manière adéquate.
Il veille au respect des principes édictés par la Commission en matière d’audit interne. Il
assure en particulier l’établissement d’une charte d’audit, d’un plan d’audit, de politiques
et de procédures écrites (pour ses collaborateurs). Il veille en permanence à la
compétence et à la formation de ces derniers ainsi qu’aux moyens nécessaires. Il porte
également une attention particulière à la motivation de ses collaborateurs et au souci de
la qualité au sein de son service.
Le plan d’audit est réaliste, c’est-à-dire qu’il prévoit du temps pour d’autres missions et
activités telles que les examens spécifiques, les avis et la formation.
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COMMISSION BANCAIRE ET FINANCIERE
Le plan est accompagné d’un état répertoriant les moyens humains et matériels
nécessaires. En ce qui concerne les moyens humains, il est tenu compte non seulement
du nombre de personnes mais également de la compétence requise.
Le plan d’audit est établi par le service d’audit interne et approuvé par le comité de
direction. Cette approbation implique que ce dernier mette les moyens requis à la
disposition du service d’audit interne. Le plan d’audit est confirmé par le conseil
d’administration dans le cadre de sa mission de surveillance, le cas échéant par
l’intermédiaire du comité d’audit.
Lorsque le responsable du service d’audit interne est remplacé (par exemple, parce qu’il
est chargé d’une autre mission, en cas de démission, etc.), la Commission bancaire et
financière en est informée sans délai et les motifs justifiant ce remplacement lui sont
communiqués.
2.8. Sous-traitance de la fonction d’audit interne dans les entreprises de moindre taille
Dans certaines entreprises plus petites dont la taille et l’ampleur des risques encourus ne
justifient pas que la fonction d’audit interne soit confiée à au moins un membre du
personnel travaillant à temps plein, cette fonction peut être sous-traitée à un expert
externe.
Tous les principes énoncés au chapitre 2 concernant l’audit interne restent d’application
dans le cas de la sous-traitance de la fonction d’audit interne (cf. notamment le
paragraphe 2.4. ci-dessus).
La sous-traitance est établie formellement dans une convention écrite conclue entre
l’entreprise d’investissement et l’expert externe. Le comité de direction veille à ce que
l’entreprise conclue une convention d’une durée suffisamment longue avec un expert
disposant de la compétence requise, en tenant compte des caractéristiques de l’entreprise.
La convention précitée détermine les missions et les responsabilités de l’expert ainsi que
le caractère permanent de celles-ci en faisant référence aux principes de la présente
circulaire. La convention prévoit explicitement que le comité de direction marquera
préalablement son accord sur l’analyse des risques effectuée par l’expert et sur le plan
établi. La convention stipule en outre que le comité de direction ou son (ses)
représentant(s), le (les) commissaire(s) ou son (ses) collaborateur(s) et le service
d’inspection de la Commission peuvent à tout moment prendre connaissance de tout
document de l’expert relatif à sa mission, et notamment de son programme de travail et
de ses documents de travail.
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COMMISSION BANCAIRE ET FINANCIERE
3. LE COMITE D’AUDIT
3.1. Définition
Le comité d'audit est un comité créé au sein du conseil d'administration; il est composé
d'administrateurs non membres du comité de direction et a pour but de faciliter l'exercice
effectif de la surveillance par le conseil d'administration.
3.2. Recommandation
La Commission considère la création d'un comité d'audit permanent comme une réponse
aux difficultés pratiques auxquelles peut se heurter l'exercice collégial de la mission de
surveillance du conseil d'administration au sein des (grandes) entreprises
d’investissement. Elle est par ailleurs d'avis qu'un tel comité renforce le contrôle interne
ainsi que l'audit interne. La Commission recommande dès lors à ces entreprises de créer
un comité d'audit permanent, en particulier lorsqu'elles encourent des risques nombreux
et complexes. Lorsqu'une entreprise d’investissement souhaite créer un comité d'audit,
elle consulte préalablement la Commission.
Le comité d'audit peut se faire produire tout renseignement ou document utile et faire
procéder à toute investigation. Il fait à cet égard appel au service d'audit interne de
l'entreprise d’investissement, celui-ci demeurant toutefois sous la dépendance
hiérarchique du comité de direction. Le comité d'audit fait régulièrement rapport au
conseil d'administration. Son rôle ne peut en aucune façon faire double emploi avec
celui de l'audit interne ni s'y substituer.
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COMMISSION BANCAIRE ET FINANCIERE
Le comité d'audit confirme la charte d'audit du service d'audit interne (voir chapitre 2,
paragraphe 2.3.2).
Le comité d'audit confirme le plan d'audit (voir chapitre 2, paragraphe 2.7) ainsi que les
moyens engagés (tant humains que matériels). Il prend connaissance des rapports
d'activité et du résumé des principales recommandations individuelles formulées par le
service d’audit interne ainsi que de l’état de la situation quant à la suite qui leur a été
donnée.
Le commissaire expose au comité d'audit son programme d'audit et lui fait part de ses
conclusions d'audit ainsi que de ses recommandations.
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