Ananlyse Numérique 2023-2024
Ananlyse Numérique 2023-2024
Analyse Numérique
Cours, 2`emeannée licence mathématiques
TAZEROUTI MOUSSA
[email protected]
1
Table des matières
Chapitre 1 : Analyse de l’erreur
1- Introduction
2- Terminologie
4- Chiffres significatifs
6- Arrondissement
7- Propagation d’erreurs
9- Arithmétique flottante
10-Série d’exercices N0 1
Introduction
1- Séparation de racines
5- Série d’exercices N0 2
1- Introduction
2- Polynôme d’interpolation
2
2-1- Méthode de Lagrange
3- Estimation d’erreurs
4- Série d’exercices N0 3
3
Analyse de l’erreur
1- Introduction : En analyse numérique les méthodes mathématiques d’écrits par des
algorithmes donnent naissance à des erreurs que proviennent des 3 sources principales :
a- L’erreur d’arrondi (de représentation) sont liées à la représentation des nombres rationnels
1/3 ;1/6…et les irrationnels √2 , 𝜋 , 𝑒, …etc.
c- L’erreur de modélisation : liée à la description des phénomènes physique par des équations
différentielles.
2- Terminologie : on distingue 3 types d’erreurs, erreur absolue, erreur relative, erreur relative
en pourcentage.
Définition 1 : soit x un nombre donnée et x* une valeur approchée de celui-ci.
L’erreur absolue notée ∆(𝑥)et définie par ∆(𝑥 ) = |𝑥 − 𝑥 ∗|.
|𝑥−𝑥∗| ∆(𝑥)
Définition 2 : l’erreur relative 𝑟(𝑥 ) = |𝑥 ∗ |
= |𝑥 ∗ |
.
Remarque 1:- Plus l’erreur absolue de x est petite, plus le nombre approché 𝑥 ∗ est précis.
valeurs approchées 𝑥1∗ , 𝑥2∗ , 𝑥3∗ , … relativement à déférentes valeurs exactes respectives
𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 .
En pratique, la valeur exacte x est souvent inconnue, il est donc impossible d’évaluer les
erreurs absolues et relatives, donc afin de pouvoir les apprécier, on introduit les notions de
borne absolue et de borne relative de ces erreurs.
4
Dentition 4 : On appelle borne supérieure de l’erreur absolue d’une valeur approchée 𝑥 ∗ de
la valeur exacte x, le nombre réel positif que l’on note par ∆𝑥 vérifiant :
∆ ( 𝑥 ) = | 𝑥 − 𝑥 ∗| ≤ ∆ 𝑥
Donc 𝑥 ∗ − ∆𝑥 ≤ 𝑥 ≤ 𝑥 ∗ + ∆𝑥
On écrit alors 𝑥 = 𝑥 ∗ ± ∆𝑥
- Plus ∆𝑥 est petit, plus 𝑥 ∗ est plus précise, d.où, en pratique, on prend la borne supérieure de
ces majorants.
∆(𝑥) ∆
Même remarque pour l’erreur relative 𝑟(𝑥 ) = |𝑥 ∗ |
≤ |𝑥𝑥∗ | ≃ 𝑟𝑥 , 𝑟𝑥 la borne supérieure de
r(x).
4- Représentation décimale des nombres approchées : tout nombre réel positif peut se mètre
sons forme :
𝑥 ∗ = 0.01 = 1 ∗ 10−2 , 𝑚 = −1
5- Chiffres significatifs
Définition 5: On appelle chiffre significatif d’un nombre approché x*, tout chiffre différent
de zéro dans sa représentation décimale. Les zéros sont non-significatifs s’ils sont à gauche
du premier chiffre non-nul et ils sont significatifs s’ils se trouvent entre deux chiffres
significatifs ou s’ils constituent des chiffres conservés. La notion de chiffres significatifs est
très importante dans la présentation des résultats.
6- Chiffres significatifs exacte (c.s.e) : dit que les n premier chiffres significatifs d’un nombre
x* sont exacte si ∆𝑥 ≤ 0.5 ∗ 10𝑚−𝑛+1 .
Exemple : soit x*=2.712 une valeur approchée de x=e on cherche le nombre de c.s.e.
𝑚 − 𝑛 + 1 = −1
Par identification entre (1) et (2) on trouve { ⇒𝑛=2
𝑚=0
5
𝑥 ∗ = 2.712 = 2 ∗ 100 + 7 ∗ 10−1 + 110−2 ∗ +2 ∗ 10−3 , 𝑚 = 0.
7- Arrondissement : Pour arrondir un nombre jusqu’à n chiffres significatifs, il faut éliminer les
chiffres à droite du nième chiffre significatif conservé si l’on se trouve après la virgule, sinon on
remplace par des zéros.
Règle d’arrondissement :
2- Si le 1ere chiffre à rejeter et >5 ajoute une unité au dernier chiffre conservé.
∗
Exemple :arrondi x*=0.014563 à 3 c.s. on a 6>5 donc𝑥𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛𝑑𝑖 = 0.0146.
a) Toutes les rejets des zéros alors, le nième chiffre reste inchangé s’il est pair et on lui ajoute
une unité s’il est impair.
b) Parmi les rejets ∃ un chiffre ≠ 0 ⇒ +(1) au dernier conservé.
∗
Exemple : arrondi x*=0.245000 à 2c.s. on a 5=5 donc 𝑥𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛𝑑𝑖 = 0.24
∗
arrondi x*=4.157500 à 4c.s. on a 5=5 donc 𝑥𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛𝑑𝑖 = 4.158
∗
arrondi x*=30.251 à 3 c.s. on a 5=5 donc 𝑥𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛𝑑𝑖 = 30.3
Remarque3 : l’erreur d’arrondi vérifie ∆𝑟 ≤ 0.5 ∗ 10𝑚−𝑛+1 , le résultat final après arrondissement
∗
s’écrit : 𝑥 = 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛𝑑𝑖 ± (∆𝑟 + ∆𝑥 ) = 𝑥𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛𝑑𝑖 ± 2∆𝑥 .
2. Un résultat final n’a jamais plus de précision que la précision des données.
8- Propagation d’erreurs
6
𝛿𝑓 𝛿𝑓 𝛿𝑓 𝛿𝑓
L’erreur absolue :∆𝑓= ∑𝑛𝑖=1 |𝛿𝑥 | ∆𝑥𝑖 = |𝛿𝑥 | ∆𝑥1 + |𝛿𝑥 | ∆𝑥2 + ⋯ + |𝛿𝑥 | ∆𝑥𝑛
𝑖 1 2 𝑛
Δ𝑓
L’erreur relative : 𝑟𝑓 = |𝑓|
Exercice d’application :
Solution :𝑣 = 𝜋𝑟 2 ℎ = 3.364
𝛿𝑓
on applique la formule générale de l’erreur ∆𝑓= ∑𝑛𝑖=1 |𝛿𝑥 | ∆𝑥𝑖
𝑖
𝛿𝑣 𝛿𝑣 𝛿𝑣
∆𝑣 = |𝛿𝜋| ∆𝜋 + |𝛿𝑟 | ∆𝑟 + |𝛿ℎ| ∆ℎ = 𝑟 2 ℎ ∆𝜋 + 2𝜋𝑟ℎ ∆𝑟 + 𝜋𝑟 2 ∆ℎ
∆𝜋 =? ; ∆𝑟 =? ; ∆ℎ =?
∆𝑣 0.5 ∗ 10−1
𝑟𝑣 = = = 0.047
|𝑣 ∗ | 3.364
Arrondi les résultats au nombre de c.s.e : ∆𝑣 = 0.5 ∗ 10−1 (1) ; ∆𝑣 ≤ 0.5 ∗ 10𝑚−𝑛+1 (2)
𝑚 − 𝑛 + 1 = −1 → 0 − 𝑛 + 1 = −1 ⇒ 𝑛 = 2
Par identification entre (1) et (2) on trouve {
𝑚=0
Donc 𝑣𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛𝑑𝑖 = 3.4 ; 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑣 = 3.4 ± 10−1
Pour représenter les nombres réels, l’informatique utilise le plus souvent les nombres à virgule
flottante ou nombres flottants. Ils sont codés sous la forme d’un signe s, d’un exposant e et d’une
mantisse m .
Un nombre à virgule flottante n peut donc être représenté par deux nombres m
7
fl(1/3)=0.3333.*100
fl(𝜋)=0.3142 *101
fl(12.4551)=0.1246*102
𝑥 + 𝑦 → 𝑓𝑙(𝑓𝑙 (𝑥 ) + 𝑓𝑙 (𝑦))
𝑥 − 𝑦 → 𝑓𝑙(𝑓𝑙 (𝑥 ) − 𝑓𝑙 (𝑦))
𝑥 ∗ 𝑦 → 𝑓𝑙(𝑓𝑙 (𝑥 ) ∗ 𝑓𝑙 (𝑦))
a-
1 1
∗ 3 → 𝑓𝑙 (𝑓𝑙 ( ) ∗ 𝑓𝑙(3)) = 𝑓𝑙((0.3333.∗ 100 ) ∗ (0.3000.∗ 101 )) = 𝑓𝑙((0.0.0999900.∗ 101 )
3 3
= 0.9999 ∗ 100
104
c- (0.56789 ∗ 104 )/(0.1234321 ∗ 10−3 ) → 𝑓𝑙 (0.56789 ∗ 0.1234321 ∗ 10−3 ) =
𝑓𝑙(4.602106969 ∗ 107 ) = 𝑓𝑙(0.4602106969 ∗ 108 ) = 0.4602 ∗ 108
Remarque5 : Il faut bien remarquer que dés opération mathématique équivalentes ne le sont pas
forcément en arithmétique flottante. L’ordre des opérations est très important.
Exemple :la propriété de distributivité de la multiplication sur l’addition n’est pas toujours
respectée en arithmétique flottant. En effet, en arithmétique exacte
= 0.126 ∗ 106
8
Et d’autre part :
On constate donc une légère différence entre les deux résultats, ce qui implique que les deux façons
d’effectuer les opérations ne sont pas équivalentes en arithmétique flottante.
9
Série d’exercice N01:
Exercice 1. Soit H la hauteur d'un barrage. Sa valeur mesurée h est 74.260m. Si l'erreur relative
Exercice 2 :
Donner une borne supérieure de l’erreur absolue et l’erreur relative. Si tous les chiffres significatifs
des nombres suivants sont exacts :
Exercice 3. Avec combien de c.s.e. faut-il calculer 𝑒 √2 pour que l'erreur relative ne dépasse pas
1%?
Exercice 4 :
Exercice 5 :
Exercice 6 :
2- En déduire l’erreur relative d’une puissance u=xn est telle que ru=n rx
𝑛
3- déterminer l’erreur absolue et l’erreur relative de la racine énième y= √𝑥 .
3 x
Calculer ln(x1/ x2)arrondir au nombre de c.s.e , et en déduire la valeur d √x1e arrondir au dernier
2
c.s.e.
Exercice 7 :
1 1
Deux résistances 𝑅1 = 100Ω et R2=200Ω sont installées en parallèle dans un circuit[𝑅 = 𝑅 +
1
1
]avec des erreurs relatives respectives 𝑟1 et 𝑟2 égales à 5%.
𝑅2
10
1) Déterminer l’erreur relative et l’erreur absolue de 𝑹
Exercice 8(sup) :
Exercice 9(sup) :
1) Donner une borne supérieure de l’erreur absolue et estimer l’erreur relative de la pression
2RT
P= avec R=0.082 ; T=27.102 et V=20.20 si tous les c.s sont exacts.
V
2) Avec combien de c.s.e faut-il calculer P pour que l’erreur ne dépasse pas 0.1% ?
Exercice 10 :(sup)
Soit le nombre réel x=2. 305 données avec une précision de 0.1% ?
On pose ( 𝑢 = ln(𝜋 𝑥 2 )), si on prend π =3.1415 avec tous les chiffres significatif sont exacts écrire
u sous la forme 𝑢 = 𝑢𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛𝑑𝑖 ± 2∆𝑢
Exercice 11(sup) : Soit T la période des petites oscillations du pendule qui est donnée par
𝑙
𝑇 = 2𝜋√
𝑔
g où𝑙est la longueur du pendule et g la gravité. Supposons que les mesures faites sur T et
𝑙 = 𝑙 ∗ ± ∆𝑙 = 92, 95 ± 0, 10 𝑐𝑚
11
Corrigée de série N°1
Exercice 1 :
- h : la valeur approchée de H
donc ℎ − ∆ℎ ≤ 𝐻 ≤ ℎ + ∆ℎ
Exercice 2 :
On calcule ∆𝑥 et 𝑟𝑥
∆𝑥 ≤ 0.5 ∗ 10𝑚−𝑛+1
𝑚 = −2; 𝑛 = 3
{ → ∆𝑥1 ≤ 0.5 ∗ 10−4
𝑚 − 𝑛 + 1 = −4
∆𝑥1 0.5∗10−4
𝑟𝑥1 = = = 0.34 ∗ 10−6 .
𝑥1 0.0145
𝑚 = 0; 𝑛 = 4
{ → ∆𝑥2 ≤ 0.5 ∗ 10−3
𝑚 − 𝑛 + 1 = −3
∆𝑥2 0.5∗10−3
𝑟𝑥2 = = = 0.23 ∗ 10−3 .
𝑥2 2.100
𝑚 = 4; 𝑛 = 5
{ → ∆𝑥3 ≤ 0.5
𝑚−𝑛+1=0
12
∆𝑥3 0.5
𝑟𝑥3 = = 45010 = 0.11 ∗ 10−6 .
𝑥3
𝑚 = 1; 𝑛 = 5
{ → ∆𝑥4 ≤ 0.5 ∗ 10−3
𝑚 − 𝑛 + 1 = −3
∆𝑥4 0.5∗10−3
𝑟𝑥4 = = = 0.22 ∗ 10−4 .
𝑥4 22.240
𝑚 = 0; 𝑛 = 4
{ → ∆𝑥5 ≤ 0.5 ∗ 10−3
𝑚 − 𝑛 + 1 = −3
∆𝑥5 0.5∗10−3
𝑟𝑥5 = = = 0.125 ∗ 10−3 .
𝑥5 4.000
𝑚 = −3; 𝑛 = 3
{ → ∆𝑥6 ≤ 0.5 ∗ 10−5
𝑚 − 𝑛 + 1 = −5
∆𝑥6 0.5∗10−5
𝑟𝑥6 = = = 0.495 ∗ 10−2 .
𝑥6 0.00101
Exercice 3. Avec combien de c.s.e. faut-il calculer 𝑒 √2 pour que l'erreur relative ne dépasse pas1%?
n= ?
∆𝑥
𝑟𝑥 = → ∆𝑥 = 𝑟𝑥 ∗ 𝑥 = 0.01 ∗ 𝑒 √2 = 0.041 = 0.41 ∗ 10−1
𝑥
𝑚 − 𝑛 + 1 = −1
Par identification entre (1) et (2) on trouve { →𝑛=2
𝑚=0
13
Exercice 4 :
𝑛 = ? → ∆𝑥
∆ ( 𝑥 ) = |𝑥 − 𝑥 ∗ |
- x1*=1.414236
𝑚 − 𝑛 + 1 = −4
Par identification entre (1) et (2) on trouve { →𝑛=5
𝑚=0
- x2*=1.414214
𝑚 − 𝑛 + 1 = −4
Par identification entre (1) et (2) on trouve { →𝑛=5
𝑚=0
- x3*=1.41421
𝑚 − 𝑛 + 1 = −4
Par identification entre (1) et (2) on trouve { →𝑛=5
𝑚=0
Exercice 5 :
n=4
- 𝑥1∗ = 20.38 ⏟ ∗
1 → 𝑥1𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛 = 20.38
<5
14
Le résultat final après arrondissement s’écrier 𝑥 = 𝑥𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛 ± 2∆𝑥 = 20.38 ± 10−2
- 𝑥2∗ = 0.4128 ⏟ ∗
7 62 → 𝑥1𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛 = 0.4129
>5
- 𝑥3∗ = 0.246 ⏟
1 ⏟ ∗
5 00 → 𝑥1𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛 = 0.2462
𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟 =5
- 𝑥4∗ = 0.241 ⏟
8 ⏟ ∗
5 00 → 𝑥1𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛 = 0.2418
𝑝𝑎𝑖𝑟 =5
- 𝑥5∗ = 0.02591 ⏟
50⏟ ∗
2 → 𝑥1𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛 = 0.02592
=5 ≠0
- 𝑥6∗ = 4362 ⏟ ∗
7 6 → 𝑥1𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛 = 4363 ∗ 102
>5
15
Exercice 6 :
= 𝑑 𝑙𝑛(𝑥 )
𝑑𝑥 ∆𝑥
= =
𝑥 𝑥
∆𝑥
Donc 𝛥 𝑙𝑛(𝑥 ) = 𝑥
2) en déduire l’erreur relative d’une puissance u=xn est telle que ru=n rx
donc 𝑟𝑢 = 𝑛𝑟𝑥
𝑛
3) déterminer l’erreur absolue et l’erreur relative de la racine énième y= √𝑥 .
∆𝑦 =? ; 𝑟𝑦 =?
𝑛 𝑛 1
on a 𝑦 = √𝑥 → 𝑙𝑛(𝑦) = 𝑙𝑛( √𝑥 ) = 𝑛 𝑙𝑛(𝑥 )
1
d’après la 2éme question en trouve que 𝑟𝑦 = 𝑛 𝑟𝑥 .
∆𝑦 ∆𝑥 ∆𝑦 1 ∆𝑥 𝑦 ∆𝑥 𝑥 1/𝑛 ∆𝑥
𝑦
= 𝑟𝑦 et 𝑥
= 𝑟𝑥 alors 𝑦
=𝑛 𝑥
→ ∆𝑦 = 𝑛 𝑥
= 𝑛 𝑥
1
1
Donc ∆𝑦 = 𝑛 𝑥 𝑛−1 ∆𝑥
𝑥 3 x
Calculer 𝑙𝑛(𝑥1 )arrondir au nombre de c.s.e , et en déduire la valeur de √x1arrondir au dernier c.s.e.
2 2
𝑥
On pose 𝑧 = 𝑙𝑛 (𝑥1 ) =2.871501876983189347167464037389
2
𝑧𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛𝑑 =? → 𝑛 =? → ∆𝑧 =?
16
𝑥
𝑥1 ∆( 1) 𝑥2 𝑥
𝑥2
∆𝑧 = ∆𝑙𝑛 ( ) → ∆𝑧 = 𝑥1 = ∆ ( 1 )…..(1)
𝑥2 ( ) 𝑥1 𝑥2
𝑥2
∆𝑥1 =? ; ∆𝑥2 =?
𝑚 − 𝑛 + 1 = −6
Par identification entre (1) et (2) on trouve { →𝑛=7
𝑚=0
Donc 𝑧 = 2.871501 ⏟
8 76983189347167464037389 → 𝑧𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛𝑑 = 2.871502
>5
3 x
déduire la valeur de √x1arrondir au dernier c.s.e.
2
3 x
on pose 𝑡 = √x1 =2.60430877
2
3 x1 3 𝑥1 1 𝑥1
𝑡=√ → ln(𝑡) = ln ( √ ) → 𝑙𝑛(𝑡) = 𝑙𝑛 ( )
x2 𝑥2 3 ⏟ 𝑥2
𝑧
Donc
1 1 ∆𝑡 1
ln(𝑡) = 𝑧 → ∆𝑙 𝑛(𝑡) = ∆𝑧 → = ∆𝑧
3 3 𝑡 3
𝑡 2.60430877
∆𝑡 = ∆𝑧 = 0.42 ∗ 10−6 = 0.36 ∗ 10−6 ≤ 0.5 ∗ 10−6 … … … (1)
3 3
D’autre part ∆𝑥1 ≤ 0.5 ∗ 10𝑚−𝑛+1 … … (2)
𝑚 − 𝑛 + 1 = −6
Par identification entre (1) et (2) on trouve { →𝑛=7
𝑚=0
17
Donc 𝑡 = 2.604308 ⏟
7 7 → 𝑡𝑎𝑟𝑟𝑜𝑛𝑑 = 2.604309
>5
Exercice 7 :
𝛿𝑓
En utilisant la formule générale ∆𝑓= ∑𝑛𝑖=1 |𝛿𝑥 | ∆𝑥𝑖 on trouve
𝑖
𝑅22 𝑅12 1
Donc ∆𝑅 = (𝑅 )2
∆𝑅1 + (𝑅 2 ∆𝑅2 = (𝑅 2
(𝑅22 ∆𝑅1 + 𝑅12 ∆𝑅2 )
1 +𝑅2 1 +𝑅2 ) 1 +𝑅2 )
5
𝑟𝑅1 % = 𝑟𝑅2 % = 5% → 𝑟𝑅1 = 𝑟𝑅2 = = 0.05
100
∆𝑅1
𝑟𝑅1 = → ∆𝑅1 = 𝑅1 ∗ 𝑟𝑅1 = 100 ∗ 0.05 = 5
𝑅1
∆𝑅2
𝑟𝑅2 = → ∆𝑅2 = 𝑅2 ∗ 𝑟𝑅2 = 200 ∗ 0.05 = 10
𝑅2
1 30 10
∆𝑅 = 2
(2002 ∗ 5 + 1002 ∗ 10) = =
(100 + 200) 9 3
200
∆𝑅
𝑟𝑅 = = 3
10 = 20
𝑅
3
On a
∆𝑅 = 3.33 < 0.5 ∗ 101 … … … … (1)
𝑚 − 𝑛 + 1 = 1 → 0 − 𝑛 + 1 = 1 ⇒ 𝑛 = 1 𝑐. 𝑠. 𝑒
Par identification entre (1) et (2) on trouve { .
𝑚=1
0.5
18
Chapitre 2 : Résolutions des équations non linaires 𝑓(𝑥) = 𝑜
Introduction : on se propose ici de donner quelques méthodes de résolution numérique des
équations f(x)=0.
Soit 𝑓: ℝ ⟶ ℝcontinue.
L’objectif est de déterminer là où les racines de f(x)=0 pour f un polynôme de degré ≥ 3où
l’expression de f est complexe.
1- Séparation de racines
La plupart des méthodes numériques supposent qu’on connait un intervalle [a ; b] dont se trouve la
racine 𝛼 ,la racine 𝛼 est dite localisée ou séparée dans [a ; b].
Définition 1 : une racine 𝜶 de f(x)=0 est dite séparée dans un intervalle 𝚰 si et seulement si 𝛼 est
unique dans I.
Pour réaliser la séparation de racines on fait appel au théorème des valeurs intermédiaires
Théorème d’existence :Si f est une fonction continue sur [a ; b] et si f(a)*f(b)<0 .alors il existe au
moins une solution de l’équation f(x)=0 (∃ 𝑎𝑢 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝛼 ∈ [𝑎; 𝑏] 𝑡𝑞 𝑓 (𝑥 ) = 0 ).
L’unicité : si la dérivée 𝑓 ′(𝑥)existe et garde un signe constant sur l’intervalle] a ;b[c.-à-d.f est
monotone sur[𝑎𝑏] (𝑓 ′ (x) ≠ 0) alors la racine 𝛼 est uniquedans[𝑎; 𝑏].
On pose 𝑓 (𝑥 ) = 𝑥 2 𝑒 𝑥 + 2𝑥 − 3
2) La réécriture de f(x) sous forme 𝑓1(𝑥 ) = 𝑓2 (𝑥) puis la recherche des points d’intersection
entre 𝑓1 𝑒𝑡𝑓2 .
19
1
Exemple : séparer les racines des équations a) 𝑓 (𝑥 ) = 𝑥 3 − 3𝑥 + 1 = 0b)𝑓(𝑥 ) = ln(𝑥 ) − 𝑥 =
0 𝑥 ∈ ]0; ∞[
x -∞ -1 1 +∞
a) 𝑓 (𝑥 ) = 𝑥 3 − 3𝑥 + 1
𝑓 ′(𝑥 ) = 3𝑥 2 − 3 = 3(𝑥 2 − 1)
f’ + - +
𝑓 ′(𝑥 ) = 0 ⟹ 𝑥 = ∓1
3 +∞
𝑓 (𝑥 ) = 0 admet (03) racines s1 , s2 et s3
1
𝑏) 𝑓 (𝑥 ) = ln(𝑥 ) − = 0 𝑥 ∈ ]0; ∞[
𝑥
1
La fonction f définie par𝑓 (𝑥 ) = 𝑙𝑛(𝑥 ) − 𝑥 = 0 𝑥 ∈ ]0; ∞[a une racine unique
5 5
𝛼1 ∈ [3 ; 2],
Remarque 1 : on suppose dans tout la suite que f est continue et que 𝛼 est séparée dans [𝑎; 𝑏].
L’idée est de construire une suite d’intervalles de plus petits contenants une racine séparée de
f(x)=0 dans [𝑎; 𝑏].
1ere étape : on note 𝑎 = 𝑎0 et 𝑏 = 𝑏0 ,on divise l’intervalle [𝑎; 𝑏] = [𝑎0 ; 𝑏0 ] en deux et on pose
𝑎0 +𝑏0
𝑥0 = 2
𝑎0 = 𝑎1 𝑥1 = 𝑏1
𝑏0
20
𝑏0 −𝑎0
|𝛼 − 𝑥0 | ≤
2
𝑎1 +𝑏1
2éme étape on prend [𝑎1 ; 𝑏1 ] et on pose 𝑥1 = 2 𝑎2 𝑎2 = 𝑥1 𝑏2 = 𝑏1
𝑏1 −𝑎1
si𝑓 (𝑥1 ) ∗ 𝑓 (𝑏1 ) < 0 ⟹ 𝛼 ∈ [𝑥1 ; 𝑏1 ] = [𝑎2 ; 𝑏2 ], (𝑎2 = 𝑥1 et 𝑏2 = 𝑏1 )et on a |𝛼 − 𝑥1 | ≤ et
2
ainsi de suite on obtient la suite des valeurs approchée
𝑎0 +𝑏0 𝑏0 −𝑎0 𝑏−𝑎
pour n=0 𝑥0 = et |𝛼 − 𝑥0 | ≤ =
2 2 2
⋮
𝑎𝑛 +𝑏𝑛 𝑏𝑛 −𝑎𝑛
pour n=n 𝑥𝑛 = et |𝛼 − 𝑥𝑛 | ≤ =
2 2
𝑏−𝑎
… … … . (1)
2𝑛+1
𝑏−𝑎
Remarque : Puisque tend vers 0 quand n tend vers +∞ alors cette méthode converge.
2𝑛+1
Par conséquent la suite (𝑥𝑛 )𝑛∈𝑁 converge vers 𝛼 c’est aussi vrai si 𝑥𝑛 = 𝛼.La méthode de la
bissection admet donc un taux de convergence linéaire
L’inégalité (1) permet d’estimer le nombre d’itération nécessaires pour approcher la racine exacte 𝛼
avec une précision donnée 𝜀 et on écrit :
𝑏−𝑎
|𝛼 − 𝑥𝑛 | ≤ ≤ 𝜀 ⟹ (𝑏 − 𝑎) ≤ 𝜀2𝑛+1
2𝑛+1
𝑏−𝑎
⟹ 2𝑛 ≥ 2𝜀
𝑏−𝑎
⟹ 𝑛 ln 2 ≥ ln ( 2 𝜀 )
𝑏−𝑎
ln( )
2𝜀
⟹𝑛≥ ln 2
Donc le nombre d’itération suffisant pour arriver à la solution approchée x est égal à
𝑏−𝑎
ln( )
2𝜀
𝑛 = Ε[ ] + 1.
ln 2
21
𝑎𝑖 +𝑏𝑖
𝑥𝑖 = 2
Donner une valeur approchée de la racine exacte 𝛼 si 𝜀 = 10−1 par la méthode de dichotomie.
0+1 1 −3
0 0 =2 1 1 -1
2
8
1 1
0 0+2 1 −3
1 = 2 1 0.26
2 4 8
1
1 1 1
+ 1 −3 𝑥3 = = 0.3125
2 4
4 2
=8
3
0.26 -0.07 4
2 2 8
1 3
1 +8 5 3
3 4
=
4 2 16 8
Introduction : Parmi les méthodes de résolution de l’équation f(x) = 0, la méthode dite du point
fixe (ou des approximations successives). Son principe est basé dans une première phase, à
transformer l’équation f(x) = 0 en un problème équivalent de type φ(x) − x = 0 où la fonction φ :
[𝑎 ; 𝑏] → 𝑅 est construite de façon à ce qu’elle admet les mêmes solutions que f(x) = 0.
Définition 1: Soit α un réel et φ une fonction définie sur un intervalle [a; b] de R et à valeurs dans
R, alors, α est dit point fixe de φ si φ (α) = α.
Interprétation géométrique :
_ Chercher α tel que f(α) = 0 revient à chercher l'intersection du graphe de f avec l'axe des
abscisses.
22
_ Chercher α tel que :φ (α) = α revient à chercher l'intersection du graphe de f avec la droite
La méthode de point fixe consiste à la construction d’une suite (𝑥𝑛 )𝑛𝜖𝑁 définie par récurrence
comme suit :
𝑥 𝜖[𝑎 , 𝑏]𝑑𝑜𝑛𝑛é𝑒
{ 0
xn+1 = φ(xn ) , 𝑛𝜖𝑁
Donc
x1 = φ ( x 0 )
x2 = φ(x1 )
xn+1 = φ(xn )
Remarque : Cette suite n’est pas forcément convergente, mais si elle converge, c’est-à- dire si la
suite (𝑥𝑛 )𝑛𝜖𝑁 a une limite qu’on note par l et si φ est continue, alors cette limite est nécessairement
un point fixe de φ, en effet :
La suite construite par la méthode de point fixe ne converge pas toujours vers la solution α
a) La stabilité
Définition 2:φ est dit stable sur [a ; b]si φ([a ; b])∁[a ; b]c.-à-d. ∀𝑥 ∈ [a ; b] , φ(𝑥 ) ∈ [a ; b].
b) La contractante :φ est dit contractante s’il existe une constant 𝑘 , 0 < 𝑘 < 1 𝑡𝑒𝑙𝑞𝑢𝑒 :
23
|φ(𝑥 ) − φ(𝑦)| < 𝑘 |𝑥 − 𝑦| , ∀(𝑥, 𝑦) ∈ ([𝑎 ; 𝑏])2
Proposition 1 : Si φ est une fonction de classe 𝐶 1 ([𝑎; 𝑏]) telque : sup |φ′(x)| = 𝑘 < 1 alors φ est
[a ,b]
strictement contractante sur [a; b] :
Théorème de point fixe : Soit φ : [𝑎; 𝑏] → 𝑅 une fonction. On se donne 𝑥0 𝜖[𝑎 ; 𝑏]. Si les deux
conditions suivantes sont satisfaites :
1- 𝜑 est stable
2- 𝜑 est contractante.
Alors
- la suite itérative xn+1 = φ(xn ) converge vers 𝛼 pour tout choix de 𝑥0 dans [a; b].
𝑘𝑛
- De plus on a l’estimation d’erreurs suivante |𝑥𝑛 − 𝛼 | ≤ 1−𝑘 |𝑥1 − 𝑥0 | … … … … (⋇)
Preuve :
Continuité : La condition de contraction stricte implique que φ est continue puisque, si on prend
une suite (𝑦𝑛 )𝑛𝜖𝑁 ∈ [𝑎; 𝑏] qui converge vers un élément x de [a; b]; alors nous avons
|𝜑(𝑥 ) − 𝜑(𝑦𝑛 )| < 𝑘 |𝑥 − 𝑦𝑛 | , ∀(𝑥, 𝑦) ∈ ([𝑎 , 𝑏])2 et par suite 𝑙𝑖𝑚 𝜑(𝑦𝑛 ) = 𝜑(𝑥 ).
𝑛→+∞
Existence : La fonction ℎ(𝑥) = 𝜑 (𝑥) − 𝑥 est continue dans [a; b] et, d’après la condition de
stabilité, on a ℎ(𝑎) = 𝜑(𝑎) − 𝑎 ≥ 0 et ℎ(𝑏) = 𝜑(𝑏) − 𝑏 ≤ 0: En appliquant le théorème des
valeurs intermédiaires, on en déduit que h a au moins un zéro dans [a; b]; i.e. 𝜑 a au moins un point
fixe dans [a; b].
Unicité : L’unicité du point fixe découle de la condition de contraction stricte. En effet, on suppose
qu’on a deux points fixes distincts 𝛼1 et 𝛼2 , alors
𝑘𝑛
lim |𝑥𝑛 − 𝛼 | ≤ lim |𝑥1 − 𝑥0 | = 0 , car 0 < 𝑘 < 1
𝑛→∞ 𝑛→∞ 1 − 𝑘
Remarque 1 :l’estimation (⋇) permet de calculer le nombre d’itérations n suffisant pour approcher
𝛼 avec une précision 𝜀 on écrit :
24
𝜀(1−𝑘)
𝑘𝑛 ln (|𝑥 −𝑥 |)
1 0
|𝑥𝑛 − 𝛼 | ≤ |𝑥1 − 𝑥0 | ≤ 𝜀 ⟹ 𝑛 ≥
1−𝑘 ln(𝑘 )
𝜀(1−𝑘)
ln(|𝑥 )
1 −𝑥0 |
Et on prend 𝑛 = Ε[ ] + 1.
ln(𝑘)
1
1) Montrer que 𝒇(x) = 0 ⟺ φ(x) = x , avec φ(x) = ex
3
2) Vérifier les conditions du théorème de point fixe pou la fonction φsur [2 ,2 ] = Ι.
1
⟺ = ln(x)
x
1
⟺ x = e x = φ ( x)
3
-2- vérifions les conditions du théorème du point fixe sur [2 ,2 ]
1 1 1
φ(x) = ex ⟹ φ′ (x) = − ex < 0 ⟹ φ(x) ↘ sur Ι
x2
2x + 1 1
φ′′(x) = 4
ex > 0 , ∀x ∈ Ι ⟹ φ′(x) ↗ sur Ι
x
x 3
2
2
N=56si eps=0.001
φ′′ +
-0.41
La contractante
φ′
-0.8657
1.947
La stabilité
φ 1.648
25
3 3
Stabilité : d’après le tableau φ ([2 ,2]) ∁ [φ (2) , φ(2)]car φ(x) ↘ c-à-d [1.64 ,1.94]∁[1.5 ,2].
x0 = 𝟐
On cal culer x1 et x2
Propriété1 : si φ est une fonction de l’intervalle I dans lui-même et de classe C1 sur I et adméttant
un point fixe unique α sur I
𝑥𝑛+1 − 𝛼 |𝑒𝑛+1 |
lim 𝑝
= 𝑙𝑖𝑚 = 𝑙 ; 𝑎𝑣𝑒𝑐 0 < 𝑙 < +∞
𝑛→∞ (𝑥𝑛 − 𝛼 ) 𝑛→∞ |𝑒𝑛 |𝑝
Dans le cas où φ est p fois dérivables sur [a, b], le développement de Taylor autour de 𝛼 donne :
Si 𝜑 ′(𝛼 ) ≠ 0 ,on obtient 𝑥𝑛+1 − 𝛼 ≈ 𝜑 ′(𝛼 )(𝑥𝑛 − 𝛼 )(𝑥𝑛 − 𝛼 )𝑎 . 𝑎 ≥ 2 , est assez petit devant
|𝑒𝑛+1 |
(𝑥𝑛 − 𝛼 ) quand n grand), d’où 𝑙𝑖𝑚 = |𝜑 ′(𝛼 )| ≠ 0 → 𝑃 = 1.
𝑛→∞ |𝑒𝑛 |𝑝
Si |φ′ (𝛼)| = |𝜑 ′′(𝛼)| = 0 et Si |φ′′′(𝛼)| ≠ 0la méthode de point fixe converge d’ordre 3
et ainsi de suite.
|𝒙 −𝜶|
Méthode (2) : |𝒙𝒏+𝟏 = 0.75.
−𝜶|𝟐
𝒏
Méthode (1) :|𝒙𝒏+𝟏 − 𝜶|= 0.75|𝒙𝒏 − 𝜶|= (𝟎. 𝟕𝟓)𝟐 |𝒙𝒏−𝟏 − 𝜶|= ... = (𝟎. 𝟕𝟓)𝒏 |𝒙𝟎 − 𝜶|.
Méthode (2) :
|𝒙(𝒏+𝟏)−𝜶| = 𝟎. 𝟕𝟓|𝒙𝒏 − 𝜶|𝟐 = (𝟎. 𝟕𝟓)(𝟎. 𝟕𝟓|𝒙𝒏−𝟏 − 𝜶|𝟐 )𝟐 = (𝟎. 𝟕𝟓)𝟑 (|𝒙𝒏−𝟏 − 𝜶|)𝟒 . . . =
𝒏+𝟏 −𝟏 𝒏+𝟏
(𝟎. 𝟕𝟓)𝟐 (|𝒙𝒏−𝟏 − 𝜶|)𝟐 .
Question : Quel est pour chacune des deux méthodes, le nombre minimal d'itérations pour
Donc la deuxième méthode converge plus rapidement que la première. D’où, plus l'ordre p est
grand, plus vite l'erreur décroît.
1. si |φ′(𝛼)| > 1 (figure 1), la suite ne converge pas vers 𝛼c’est un point répulsif
a- 0 ≤ φ′ (𝛼 ) < 1 Figures 2
27
3-3 Méthode de Newton (méthode de tangente)
On suppose que 𝛼 est une racine séparée dans[a , b] d’une fonction f vérifiant :
F de classe c2 sur [a , b](deux fois continument dérivable sur [a , b]) f ′′ ≥ 0 et f(b) > 0
f(x0 )
f(x1 )
On prend x0 = b
La droite tangente à la courbe de f au point (x0 , f(x0 )) est donnée par 𝑦 − y0 = f ′(x0 )(x − x0 )
Le point d’intersection de cette droite tangente avec l’axe de x est notée x1 .x1 vérifie
28
f ( x1 )
x 2 = x1 − ; f ′ ( x1 ) ≠ 0
f ′ ( x1 )
f(xn )
xn+1 = xn − ( ∗) ; f ′ ( x n ) ≠ 0
f ′ (x n )
Choix de 𝐱 𝟎
Dans l’exemple donnée par le graphe on a pris 𝐱 𝟎 = b et dans ce cas 𝐱 𝟎vérifie la condition
f(x0 ) ∗ f ′′(x0 ) > 0 .
Si on prend x0 = 𝛼 . On a f(x0 ) ∗ f ′′(x0 ) < 0 la 1ere droite tangent coupe l’axe de x de [a , b] ,on
s’eloignnera donc de la racine exacte 𝛼
Remarque1 : On peut dire alors que la méthode de Newton n’est autre qu’une méthode de point
fixe de la forme :x = φ(x);
f(x)
Où 𝜑(𝑥) = 𝑥 − f′ (𝑥 ) .
- On vérifie bien que chercher 𝛼 solution séparée de f(x) = 0 est équivalent à la recherche du point
fixe 𝛼 tel que 𝛼 = 𝜑 (𝛼) car
f(𝛼 )
𝜑(𝛼 ) = 𝛼 − f′ (𝛼 ) = 𝛼 Car ( f(𝛼 ) = 0 𝑒𝑡 𝑓 ′ (𝛼 ) ≠ 0).
- En appliquant le théorème du point fixe , le calcul de 𝜑′(𝑥 )et plus particulièrement 𝜑 ′(𝛼 )n’est
possible que si la fonction f(x) est deux fois dérivable ( f de classe C2 ([a; b])), en effet
f′′ (𝑥 )f(𝛼 )
𝜑′(𝑥 ) = [f′ (𝑥 )]2
Théorème de convergence :soit f une fonction deux fois continument dérivable sur [a ; b] telque
2) f ′(x) ≠ 0 sur [a ; b] ; (i.e., 𝑓′ne change pas de signe dans l’intervalle [a ; b]).
3) f ′′(x) ≠ 0 sur [a , b],( f ′′ne change pas de signe dans l’intervalle [a; b]) . Pour un choix
particulier de 𝑥0 vérifiant f(x0 ) ∗ f ′′(x0 ) > 0.
f(xn )
- La suite de newton xn+1 = xn − converge vers la racine 𝛼 .De plus, cette convergence est
f ′(xn )
𝑥𝑛+1 −𝛼 𝑓 ′′(𝛼)
quadratique tel que lim = 2𝑓 ′(𝛼).
𝑛→∞ (𝑥𝑛 −𝛼)2
29
de plus on a l’estimation suivante :
𝑀
|𝑥𝑛 − 𝛼 | ≤ |𝑥 − 𝑥𝑛−1 |2 (⋇)
2𝑚 𝑛
Avec 𝑀 = sup |𝑓′′(𝑥)| ; 𝑚 = inf |𝑓′(𝑥)|
[a ,b] [a ,b]
1
𝑓 ( ) ∗ 𝑓(1) = (−0.375)(1) < 0
2
Et
1
𝑓 ′(𝑥 ) = 3𝑥 2 + 1 > 0 ⟹ 𝑓(𝑥 ) ↗ 𝑠𝑢𝑟 [ ; 1]
{ 2
1
2) Vérifiants les conditions de newton sur[2 ; 1]
1
𝑓 ∈ 𝜑 2 ([2 ; 1]) car f est un polynôme.
1
𝑓 (2) ∗ 𝑓 (1) = (−0.375)(1) < 0 d’après 1ere question .
1
𝑓 ′(𝑥 ) = 3𝑥 2 + 1 ≠ 0𝑠𝑢𝑟 [2 ; 1]
1
𝑓 ′′(𝑥 ) = 6𝑥 > 0𝑠𝑢𝑟 [2 ; 1](elle change pas de signe)
On utilise l’estimation
𝑀
|𝑥𝑛 − 𝛼 | ≤ |𝑥 − 𝑥𝑛−1 |2 < 𝜀 (⋇ )
2𝑚 𝑛
f (x 0 )
x1 = x0 − ≃ 0.64
f ′ (x 0 )
On calcule d’abord M et m
7
𝑀 = sup|𝑓′′(𝑥)| = 6 ; 𝑚 = inf |𝑓 ′(𝑥)| =
1 1 4
[ ,1]
[ ,1] 2
2
30
𝑀
On testx1 : |𝑥1 − 𝛼 | ≤ 2𝑚 |𝑥1 − 𝑥0 |2 = 0.22 > 𝜀 = 0.05
On calcule 𝑥2
f(x1 )
x 2 = x1 − ≃ 0.67
f ′ ( x1 )
6
On testx2 : |𝑥2 − 𝛼 | ≤ 7 |0.67 − 0.64|2 = 0.0015 < 𝜀 = 0.05
2
4
𝑓 (𝑥𝑛 ) − 𝑓 (𝑥𝑛−1 )
𝑠(𝑥 ) = 𝑓 (𝑥𝑛 ) + (𝑥𝑛 − 𝑥𝑛 )
𝑥𝑛 − 𝑥𝑛−1
Si 𝑠(𝑥𝑛+1 ) = 0, en en déduit :
Finalement le processus itératif de la méthode de la sécante pour la résolution de f(x) = 0 pour tout
𝑥0 𝑒𝑡 𝑥1 𝑑𝑜𝑛𝑛é𝑒 , 𝑛 = 1,2, …
{ 𝑓 (𝑥𝑛 )(𝑥𝑛 − 𝑥𝑛−1 ) 𝑥𝑛 𝑓 (𝑥𝑛−1 ) − 𝑥𝑛−1 𝑓 (𝑥𝑛 )
𝑥𝑛+1 = 𝑥𝑛 − =
𝑓 (𝑥𝑛−1 ) − 𝑓(𝑥𝑛 ) 𝑓(𝑥𝑛−1 ) − 𝑓(𝑥𝑛 )
Exemple : En utilisant la méthode de la sécante, calculer la racine carrée d’un réel a > 0 en
résolvant f(x) = 0 pour
𝑓 (𝑥 ) = 𝑥 2 − 𝑎
𝑥0 = 1.000000
𝑥1 = 1.000000
𝑥2 = 1.500000
𝑥3 = 1.400000
⋮ = ⋮
Conclusion
1. L'avantage de la méthode du point fixe est que si elle converge, elle convergera quelle que soit la
valeur initiale choisie dans l'intervalle de convergence. Son inconvénient principal est sa lenteur de
convergence, on peut néanmoins l'accélérer.
2. La méthode de Newton-Raphson est plus rapide car la vitesse de convergence est d'ordre au
moins 2 ; la difficulté réside dans le choix de la valeur initiale !
On suppose que F est un polynôme de degré n n’ayant que des racines distinctes.
𝐹𝑛 (𝑥 ) = 𝑃𝑛 (𝑥 ) = 𝑎0 𝑥 𝑛 + 𝑎1 𝑥 𝑛−1 + ⋯ + 𝑎𝑛−1 𝑥 + 𝑎𝑛 ; 𝑎𝑛 ≠ 0
𝑆0 (𝑥 ) = 𝑃𝑛 (𝑥 )
𝑆1 (𝑥 ) = 𝑃′𝑛 (𝑥 )
𝑺 (𝒙)
𝑺𝟐 (𝒙) = −𝒓𝒆𝒔𝒕 (𝑺𝟎 (𝒙))
𝟏
𝑺 (𝒙)
𝑺𝒊 (𝒙) = −𝒓𝒆𝒔𝒕 (𝑺𝒊−𝟐 (𝒙))
𝒊−𝟏
𝑺 (𝒙)
𝑺𝒏 (𝒙) = −𝒓𝒆𝒔𝒕 (𝑺𝒏−𝟐 (𝒙))
𝒏−𝟏
32
Le nombre de racines réelles (qui sont supposées simples) de l’équation :𝑃𝑛 (𝑥 )=0 est égal à
: 𝑁(𝑎) − 𝑁 (𝑏) ou 𝑁 (𝜀), 𝜀 = 𝑎 𝑜𝑢 𝑏 est le nombre de changement de signe de la suite 𝑆𝑖 (𝑥 ) Les
réelles a et b sont les extrémités de l’intervalle contenant les racines.
Théorème 2 :
1
𝑇 = 1+ [ max |𝑎 |]
|𝑎0 | 𝑖=0…𝑛 𝑖
Propriétés : s’il existe j tel que 𝑆𝑗+1 = 0alors les racines multiples de 𝑃𝑛 (𝑥 )sont les racines simples
de𝑆𝑗 (𝑥)
Remarque : La divergence de la méthode de Newton dans le cas des polynômes est due à deux
raisons :
𝟏 𝟏
𝑻=𝟏+ [𝐦𝐚𝐱 |𝒂𝒊 |] = 𝟏 + |𝟑| = 𝟒
|𝒂𝟎 | 𝒊=𝟎…𝟑 𝟏
D’où 𝑖 ∈] − 4, 4 [
au polynôme 𝑷𝟑 (𝒙)
𝑺𝟎 (𝒙) = 𝒙𝟑 − 𝟑𝒙𝟐 + 𝒙 − 𝟑
𝑺𝟏 (𝒙) = 𝟑𝒙𝟐 − 𝟑𝒙 + 𝟏
𝑺 (𝒙) 𝟒 𝟖 𝟒
𝑺𝟐 (𝒙) = −𝒓𝒆𝒔𝒕 (𝑺𝟎 (𝒙)) = 𝟑 𝒙 − 𝟑 − 𝟑 (𝒙 + 𝟐), on prend 𝒔𝟐 (𝒙) = (𝒙 + 𝟐)
𝟏
𝑺𝟏 (𝒙) 𝟑𝒙𝟐 − 𝟑𝒙 + 𝟏
𝑺𝟑 (𝒙) = −𝒓𝒆𝒔𝒕 ( ) = −𝒓𝒆𝒔𝒕 ( ) = −𝟐𝟓
𝑺𝟐 (𝒙) ( 𝒙 + 𝟐)
En prenant les valeurs de cette suite pour -4 , 4 et 0 , on peut dresser le tableau suivant :
x 𝑺𝟎 𝑺𝟏 𝑺𝟐 𝑺𝟑 N
33
-4 - + - - 2
0 - + + - 2
4 + + + - 1
𝑁(0) − 𝑁(4) = 2 − 2 = 0La racine réelle se trouve dans [0, 4] ,𝑷𝟑 (𝟎) = −𝟑 𝒆𝒕 𝑷𝟑 (𝟒) > 0
𝑭 (𝒙 𝟎 )
𝒙𝟎 = 𝟒; 𝒙𝟏 = 𝒙𝟎 − = 𝟑. 𝟑𝟐
𝑭′(𝒙𝟎 )
𝑥2 = 3,05, 𝑥3 = 3,002. …. On remarque que cette suite converge vers la racine =3.
au polynôme 𝑷𝟒 (𝒙)
𝑺𝟎 (𝒙) = 𝑭(𝒙)
𝑺𝟎 ( 𝒙 ) 𝟗 𝟐𝟏 𝟑
𝑺𝟐 (𝒙) = −𝒓𝒆𝒔𝒕 ( ) = 𝒙𝟐 − 𝒙 + = 𝟔𝒙𝟐 − 𝟕𝒙 + 𝟐
𝑺𝟏 ( 𝒙 ) 𝟒 𝟖 𝟒
𝟏
Il existe donc des racines multiples qui sont racines de𝑺𝟑 (𝒙), soit 𝒙 = 𝟐
𝟏 𝟏
𝑻=𝟏+ [𝐦𝐚𝐱 |𝒂𝒊 |] = 𝟏 + |𝟒| = 𝟐
|𝒂𝟎 | 𝒊=𝟏…𝟒 𝟒
34
D’où 𝑖 ∈] − 4, 4 [
En prenant les valeurs de cette suite pour -2 ,2 et 0 , on peut dresser le tableau suivant :
x 𝑺𝟎 𝑺𝟏 𝑺𝟐 𝑺𝟑 N
-2 + - + - 3
0 - + + - 2
2 + + + + 0
𝑭 (𝒙 𝟎 )
𝒙𝟎 = 𝟒; 𝒙𝟏 = 𝒙𝟎 − = 𝟑. 𝟑𝟐
𝑭′(𝒙𝟎 )
𝑥2 = 3,05, 𝑥3 = 3,002. …. On remarque que cette suite converge vers la racine =3.
35
Série d’exercice N0 2
𝑒 𝑥 sin(𝑥 ) − 1 = 0 , 𝑥 ∈ [−𝜋 , 𝜋]
𝑥 3 − 3𝑥 + 1 = 0 , 𝑥 ∈ [−3 , 3]
Exercice 2. Soit 𝑓 ∶ [0; 1] → 𝑅 une fonction continue strictement décroissante telle que f (0)= 1 et f
(1) =-1.
a. Sachant que f (0.6)=0, déterminer la suite des premiers quatre itérés de la méthode de la
dichotomie dans l’intervalle [0;1] pour l’approximation du zéro de f .
a. Séparer les racines de f, puis montrer que f(x) = 0 admet une solution réelle unique 𝛼 et que 𝛼 ∈
1
[ ; 1].
2
b. Déterminer, par la dichotomie, une approximation de 𝛼 à 0.5 ∗ 10−1 près en utilisant le test
d'arrêt |𝑥𝑛+1 − 𝑥𝑛 | ≤ 𝜀. Déterminer le nombre d'itérations suffisant pour avoir cette précisionen
utilisant la formule de l'erreur. Commenter.
Exercice 4. Calculer les points fixes des fonctions suivantes et vérifier s’ils sont attractifs ou
répulsifs :
36
a. 𝜑(𝑥 ) = 4𝑥 − 𝑥 2 b.𝜑(𝑥 ) = 𝑎𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑥 ; c .𝜑(𝑥) = 5 + 𝑥 − 𝑥 2
Exercice 5. (a) Obtenir tous les points fixes de la fonction 𝜑(𝑥 ) = (𝜆 + 1)𝑥 − 𝜆𝑥 2
où 𝜆est un paramètre.
(b) Déterminer pour chaque point fixe trouvé en (a) les valeurs de 𝜆pour lesquelles ces points fixes
sont attractifs.
(c) Déterminer pour chaque point fixe trouvé en (a) la valeur de 𝜆pour laquelle la convergence de la
méthode des points fixes sera quadratique
Montrer que l'équation 𝑓(𝑥) = 0 admet une seule solution réelle 𝛼 puis vérifier que 𝛼 ∈
1
[ ; 1 ].
2
𝑥𝑛
𝑥𝑛+1 = 𝑒 − 3
Montrer que la suite{ 1 converge vers𝛼.
𝑥0 ∈ [ ; 1 ]
2
Conclure.
Vérifier les conditions du théorème de Newton pour la fonction f sur [2; 3].
Exercice 9.Le but de cet exercice est de calculer la racine cubique d’un nombre positif a. Soit g la
fonction définie sur𝑅+∗ par
37
2 1𝑎
𝜑 (𝑥 ) = 𝑥+ , (𝑎 > 0 𝑓𝑖𝑥é)
3 3 𝑥2
Comparer g à l’identité.
À l’aide des graphe de 𝜑 et de l’identité sur 𝑅+∗ , dessiner la suite (𝑥𝑛 )𝑛∈𝑁 sur l’axe des abscisses.
Observer graphiquement la convergence.
3
Écrire l’algorithme défini par la suite(𝑥𝑛 )𝑛∈𝑁 qui permet de déterminer √𝑎 a à une
précision de 10−6 .
1) Montrer à l’aide du théorème de Sturm que toutes les racines de cette fonction sont réelles puis :
a) Calculer l’une des racines à l’aide de la méthode du point fixe. On partira de x0=0.5
2 1
Montrer que f(x) = 0⟺ 𝜑(𝑥 ) = 𝑥 où 𝜑(𝑥 ) = 𝑒 −𝑥 sur [4; 1].
1
Montrer que 𝜑 vérifie les conditionsdu théorème du point fixe dans [4; 1].
Quel est le nombre d'itérations suffisant pour approcher la racine s à𝜀 = 10−2 près en
prenant x0 = 1.
1
La méthode de Newton est-elle applicable à f dans [4; 1]?
Montrer que l'équation h(x) = 0 admet une racine unique s dans [0; 𝜋].
Montrer que la méthode du point fixe est applicable dans [0.39; 0.65].
Quel est le nombre d'itérations suffisant pour approcher s à 10 -2 prèsen prenant x0 = 0.39.
Exercice 13(sup). Une variante de la méthode de Newton pour résoudre des ´équations de la forme
f (x) = 0 résulte en l’algorithme suivant :
𝑥0 𝑑𝑜𝑛𝑛é𝑒
{ 𝑓 (𝑥𝑛 )
𝑥𝑛+1 = 𝑥𝑛 −
𝑓′(𝑥0 )
On aimerait se servir de cette méthode pour évaluer la racine de l’équation𝑥 2 − 2 = 0 donner une
condition nécessaire sur x0 pour que la méthode converge vers la racine.
Exercice 14 (sup) :
a- Obtenir tous les points fixes de la fonction : 𝜑(𝑥) = 𝜆𝑥(1 − 𝑥), où 𝜆 est un paramètre
(𝜆 ≠ 0).
b- Déterminer pour chaque point fixe trouvé en a) les valeurs de 𝜆 pour lesquelles ces points
fixes sont attractifs.
c- Déterminer pour chaque point fixe trouvé en a) la valeur de 𝜆 pour laquelle la convergence
de la méthode des points fixes sera quadratique.
Exercice 15 sup : Déterminer la suite des premiers 3 itérés des méthodes de dichotomie dans
l’intervalle [1, 3] et de NEWTON avec 𝑥0 = 2 pour l’approximation du zéro de la
fonction𝑓 (𝑥) = 𝑥 2 − 2. Combien de pas de dichotomie doit-on effectuer pour améliorer d’un
ordre de grandeur la précision de l’approximation de la racine ?
Calculer le nombre d'itération suffisant pour approcher s à 0.5 ∗ 10−1 près par la bissection.
1 2
𝑥 = 𝜑 (𝑥 ) = (𝑥 + 2) (1)
3
Que représentent les points 𝛼= 1 et 𝛽 = 2 pour la fonction 𝜑 ?
1 4
Soit 𝑓 (𝑥 ) = 𝑥 3 + 5𝑥 – 1 . Montrer que f(x) = 0 admet une racine séparée s dans [ ; ].
2 3
39
Calculer le nombre d'itérations, uniquement, suffisant pour approcher𝛼à 10-3 près en partant
dex0 = 0.85
1- Montrer que f(x) = 0 admet deux racines réelles positives 𝛼et 𝛽 où 𝛼 ∈ [0; 1 ] et 𝛽 ∈
[1; 𝑒 ].
3
2-1 Montrer que l'équation f(x) = 0 est équivalente sur[1; 𝑒]à l'équation𝜑(𝑥 ) = 𝑥 où 𝜑(𝑥 ) = 4 𝑒 −
𝑒 1−𝑥
2-2 La fonction 𝜑 vérifie-t-elle les conditions du théorème du point fixe sur l'intervalle[1; 𝑒]?.
1
2-3Montrer que la suite itérative𝑥𝑛+1 = 𝜑(𝑥𝑛 ), 𝑛 ≥ 0converge vers la racine𝛽, ∀𝑥 ∈ [1 + 10 ; 𝑒 ].
x i (x)
2) Montrer que l’équation est équivalente à l’équation (1) sur I.
3) Montrer que la méthode du point fixe est applicable sur I pour l’une seulement des fonctions
i .
40
Correction de la série d’exercice N0 2
Exercice 1 :
3
On pose 𝑓 (𝑥 ) = −𝑥𝑒 −𝑥 − 𝑒 −𝑥 + 4 = 0 , 𝑥 ∈ 𝑅
𝑓 ′(𝑥 ) = 𝑥𝑒 −𝑥 → 𝑓 ′(𝑥 ) = 0 → 𝑥 = 0
x −∞ 0 +∞
𝑓′ - +
+∞ 3/4
f -1/4
3 1
𝛼1 ∈ [−1,0] 𝑐𝑎𝑟 (𝑓(−1) = ) ∗ (𝑓(0) = − ) < 0
4 4
1
𝛼2 ∈ [0,1] 𝑐𝑎𝑟 (𝑓(0) = − ) ∗ (𝑓(1) = 0.01) < 0
4
41
𝑒 𝑥 sin(𝑥 ) − 1 = 0 , 𝑥 ∈ [−𝜋 , 𝜋]
𝑓(𝑥 ) = 0 → 𝑒 𝑥 𝑠𝑖𝑛(𝑥 ) − 1 = 0
→ 𝑒 𝑥 𝑠𝑖𝑛(𝑥 ) = 1
−𝑥
⏟ (𝑥 ) = 𝑒⏟
→ 𝑠𝑖𝑛
𝑓1 𝑓2
𝑥 3 − 3𝑥 + 1 = 0 , 𝑥 ∈ [−3 , 3]
On pose 𝑓 (𝑥 ) = 𝑥 3 − 3𝑥 + 1 = 0 , 𝑥 ∈ [−3 , 3]
𝑓 ′ (𝑥 ) = 3(𝑥 2 − 1) → 𝑓 ′(𝑥 ) = 0 → 𝑥 = ±1
x -3 -1 1 3
′
𝒇 + - +
f 3 19
-17 -1
42
𝜶𝟑 ∈ [𝟏, 𝟑] 𝒄𝒂𝒓 𝒇(𝟏) ∗ 𝒇(𝟑) < 𝟎
Exercice 2. Soit 𝑓 ∶ [0; 1] → 𝑅 une fonction continue strictement décroissante telle que f (0)= 1 et f
(1) =-1.
a. Sachant que f (0.6)=0, déterminer la suite des premiers quatre itérés de la méthode de la
dichotomie dans l’intervalle [0;1] pour l’approximation du zéro de f .
+ -
0 0.6 1
0 0+1 1 1
0 = + + -
2 2
1
1/2 +1 3
1 2
= 1 + - -
2 4
1 1 3
+4 5 3
2 2 2
= + - -
2 8 4
1 5
1 +8 9 5
3 2
= + + -
2 2 16 8
5 9
9 + 16 19 5
4 8
=
16 2 32 8
𝒃−𝒂 𝟏−𝟎
𝐥𝐧 ( 𝟐 𝜺 ) 𝐥𝐧 (𝟐 ∗𝟐−𝟏𝟎 )
𝒏 = 𝚬[ ] + 𝟏 = 𝚬[ ] + 𝟏 = 𝚬[𝟗] + 𝟏 = 𝟏𝟎
𝐥𝐧 𝟐 𝐥𝐧 𝟐
a. Séparer les racines de f, puis montrer que f(x) = 0 admet une solution réelle unique 𝛼 et que 𝛼 ∈
1
[ ; 1].
2
43
f continue et dérivable sur R
x −∞ +∞
𝒇’ +
f +∞
-∞
Déterminer, par la dichotomie, une approximation de 𝛼 à 0.5 ∗ 10−1 près en utilisant le test d'arrêt
|𝑥𝑛+1 − 𝑥𝑛 | ≤ 𝜀.
1
1/2 +1 3 1
0 2
= -0.48 -0.05 0.63
2 4
3/4 3
+1 7
1 4
= 1 -0.05 0.25 0.63
2 8 0.125 > 𝜀 = 0.05
3 3 7
+8 13 7 0.625 > 𝜀 = 0.05
2 4 4
= -0.05 0.09 0.25
2 16 8
3 13
3 + 25 13 0.031 < 𝜀 = 0.05
3 4 16
= -0.05 + 0.09
4 2 32 16
44
25
Donc la valeur approchée et 𝑥3 = 32 = 0.7 ⏟
8 125
>5
𝑚 − 𝑛 + 1 = −1
{ → 𝑛 = 1 → 𝑥 = 0.8 ± 10−1
𝑚 = −1
b. Déterminer le nombre d'itérations suffisant pour avoir cette précision en utilisant la formule de
l'erreur. Commenter.
𝑏−𝑎 1−1/2
ln ( 2 𝜀 ) ln ( −1 )
𝑛 = Ε[ ] + 1 = Ε [ 2∗0.5 ∗10 ] + 1 = Ε[2.32] + 1 = 3
ln 2 ln 2
Exercice 4: Calculer les points fixes des fonctions suivantes et vérifier s’ils sont attractifs ou
répulsifs :
1- 𝝋(𝒙) = 𝟒𝒙 − 𝒙𝟐
𝒙 =𝟎
𝛗(𝐱) = 𝐱 → 𝟒𝒙 − 𝒙𝟐 = 𝒙 → 𝒙(𝟑 − 𝒙) = 𝟎 → { 𝟏
𝒙𝟐 = 𝟑
𝜑(𝑥 ) = 4𝑥 − 𝑥 2 → 𝜑 ′(𝑥 ) = 4 − 2𝑥 →
|𝜑 ′(0)| = 4 > 1 → 𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑓𝑖𝑥𝑒 𝛼1 = 0 𝑒𝑠𝑡 𝑟é𝑝𝑢𝑙𝑠𝑖𝑓
{ ′
|𝜑 (3)| = 2 > 1 → 𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑓𝑖𝑥𝑒 𝛼2 = 3 𝑒𝑠𝑡 𝑟é𝑝𝑢𝑙𝑠𝑖𝑓
2- 𝝋(𝒙) = 𝒂𝒓𝒄𝒔𝒊𝒏 𝒙
𝟏
𝝋(𝒙) = 𝒂𝒓𝒄𝒔𝒊𝒏 (𝒙) → 𝝋′ (𝒙) = → |𝝋′ (𝟎)| = 𝟏 est indéterminé
√𝟏−𝒙𝟐
3 - 𝝋(𝒙) = 𝟓 + 𝒙 − 𝒙𝟐
45
𝒙𝟏 = √𝟓
𝛗(𝐱) = 𝐱 → 𝟓 + 𝒙 − 𝒙𝟐 = 𝒙 → −𝒙𝟐 + 𝟓 = 𝟎 → {
𝒙𝟐 = −√𝟓
𝒙 =𝟎
𝛗(𝐱) = 𝐱 → 𝟒𝒙 − 𝒙𝟐 = 𝒙 → 𝒙(𝟑 − 𝒙) = 𝟎 → { 𝟏
𝒙𝟐 = 𝟑
𝜑(𝑥 ) = 𝟓 + 𝒙 − 𝒙𝟐 → 𝜑 ′(𝑥 ) = 1 − 2𝑥 →
|𝜑 ′(−√𝟓)| = 5.47 > 1 → 𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑓𝑖𝑥𝑒 𝛼1 = −√𝟓 𝑒𝑠𝑡 𝑟é𝑝𝑢𝑙𝑠𝑖𝑓
{
|𝜑 ′(√𝟓)| = 3.47 > 1 → 𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑓𝑖𝑥𝑒 𝛼2 = √𝟓 𝑒𝑠𝑡 𝑟é𝑝𝑢𝑙𝑠𝑖𝑓
Exercice 5 (a) Obtenir tous les points fixes de la fonction 𝜑(𝑥 ) = (𝜆 + 1)𝑥 − 𝜆𝑥 2
où 𝜆est un paramètre.
𝒙 =𝟎
𝜑(𝑥 ) = 𝑥 → (𝜆 + 1)𝑥 − 𝜆𝑥 2 = 𝑥 → 𝜆𝑥 − 𝜆𝑥 2 = 0 → 𝜆𝑥 (1 − 𝑥 ) = 0 →→ { 𝟏
𝒙𝟐 = 𝟏
𝜑(𝑥 ) = (𝜆 + 1)𝑥 admet deux points fixe 𝜶𝟏 = 𝟎 et 𝜶𝟐 = 𝟏
(b) Déterminer pour chaque point fixe trouvé en (a) les valeurs de 𝜆pour lesquelles ces points fixes
sont attractifs.
Pour 𝜶𝟏 = 𝟎
|𝝋′ (𝟎)| = |𝝀 + 𝟏|
Pour 𝜶𝟏 = 𝟏
|𝝋′ (𝟏)| = |𝟏 − 𝝀|
(c) Déterminer pour chaque point fixe trouvé en (a) la valeur de 𝜆pour laquelle la convergence
Pour 𝜶𝟏 = 𝟏
|𝝋′ (𝟏)| = 𝟎 → |𝟏 − 𝝀| = 𝟎 → 𝝀 = 𝟏 ∈ ]𝟎 , 𝟐[
Montrer que l'équation 𝑓(𝑥) = 0 admet une seule solution réelle 𝛼 puis vérifier que 𝛼 ∈
1
[ ; 1 ].
2
1
f est continue et dérivable sur ∈ [2 ; 1 ].
1
𝑓 ′(𝑥 ) = 3𝑥 2 + 𝑒 −𝑥 > 0 ∀𝑥 ∈ [ ; 1 ] → 𝑓𝑒𝑠𝑡 ↗.
2
1
𝑓 ( ) ∗ 𝑓 (1) = (−0.48 ∗ 0.63) < 0
2
Les trois conditions sont vérifiés donc l'équation 𝑓(𝑥) = 0 admet une seule solution réelle 𝛼 puis
1
vérifier que 𝛼 ∈ [2 ; 1 ].
𝑥𝑛
𝑥𝑛+1 = 𝑒 − 3
Montrer que la suite{ 1 converge vers𝛼.
𝑥0 ∈ [2 ; 1 ]
𝑥
On pose 𝜑(𝑥) = 𝑒 −3
1
- La fonction 𝜑 est de classe 𝐶 1 ([2 ; 1 ] )
x x
1 1 1
- φ(x) = e−3 → φ′(x) = − 3 e−3 < 0 ∀x ∈ [2 ; 1 ] → φest ↘ sur [2 ; 1 ] .
x
1 1 1
- φ′′(x) = 9 e−3 > 0 ∀x ∈ [2 ; 1 ] → φ′est ↗ sur [2 ; 1 ]
x 1
1
2
φ′′ +
-0.2388
φ′
-0.2821
47
0.8465
φ
0.7165 La contractante
La stabilité
1 1
Stabilité : d’après le tableau φ ([2 ,1]) ∁ [φ(1) , φ (2)]car φ(x) ↘ c-à-d
[0.5 ,1]∁[0.7165 ,0.8465].
xn+1 = φ(xn )
Le théorème du point fixe est vérifie φ(x) = x et la suite { 1 converge vers
𝑥0 ∈ [2 ; 1 ]
1
𝛼 𝑠𝑢𝑟[2 ; 1 ]
5.10−2 (1−0.2821 )
ln( |0.7165−1|
)
Donc 𝑛 = Ε [ ] + 1 = 𝛦 [1.63] + 1 = 2
ln(0.2821)
1
Peut-on appliquer la méthode de Newton dans[ ; 1 ] ?Donner l'expression de(𝑥𝑛 )𝑛 en
2
précisant le choix de𝑥0 .
1
d) la fonction 𝑓 est de classe 𝐶 2 ([2 ; 1 ] )
1
g) f ′′(x) = 6𝑥 − 𝑒 −𝑥 > 0 ne change pas de signe sur [2 ; 1 ]
48
Choix de 𝐱 𝟎 : on prendx0 = 1car 𝑓 (1) ∗ 𝑓 ′′(1) = (0.63)(3.28) = 2.07 > 0.
f(x )
Conclusion : pour x0 = 1la suite de newton xn+1 = xn − f ′(xn )converge vers𝛼
n
𝒙𝟑𝒏 − 𝒆−𝒙𝒏
xn+1 = xn − 2
3𝑥𝑛 + 𝑒 −𝑥𝑛
On utilise l’estimation
𝑀
|𝑥𝑛 − 𝛼 | ≤ |𝑥 − 𝑥𝑛−1 |2 < 𝜀 (⋇ )
2𝑚 𝑛
f(x0 )
x1 = x 0 − ≃ 0.8123
f ′ (x 0 )
On calcule d’abord M et m
𝑀
On testx1 : |𝑥1 − 𝛼 | ≤ 2𝑚 |𝑥1 − 𝑥0 |2 = 0.21 > 𝜀 = 0.05
On calcule 𝑥2
f(x1 )
x2 = x1 − ≃ 0.7803
f ′ ( x1 )
𝑀
On testx2 : |𝑥2 − 𝛼 | ≤ 2𝑚 |𝑥2 − 𝑥1 |2 = 0.006 < 𝜀 = 0.05
𝑚 − 𝑛 + 1 = −1
{ → 𝑛 = 1 → 𝑥2 = 0.8 ± 10−1
𝑚 = −1
Conclure.
49
′
𝑔(𝑥 ) = 𝑥𝑒 𝑥 − 2𝑥 → 𝑔′(𝑥 ) = (𝑥 + 1)𝑒 𝑥 − 2 → 𝑔′ (𝑥 ) = (𝑥 + 2)𝑒 𝑥 > 0; ∀𝑥 ∈ [0,1] → 𝑔′ 𝑒𝑠𝑡 ↗
x 0 𝛼 1
g ′′ +
3.44
g′ -1
0 0.71
g 𝑔 (𝛼 )
- 𝑔′(𝑥 ) = 0 𝑠𝑖 𝑥 = 𝛼
b Montrer que l’algorithme de Newton permet de déterminer une valeur approchée de ce minimum.
( 𝒙 𝒏 + 𝟐 ) 𝒆𝒙 𝒏 − 𝟐
xn+1 = xn −
(𝑥𝑛 + 2)𝑒 𝑥𝑛
50
Exercice 8.Soit𝑓(𝑥 ) = 2𝑥 − 2𝑥𝑙𝑛(𝑥 ) − 1 , 𝑥 > 0
Les trois conditions sont vérifiés donc l'équation 𝑓(𝑥) = 0 admet une seule solution réelle 𝛼 puis
vérifier que 𝛼 ∈ [2; 3 ] = 𝐼.
- 𝑓 (𝑥 ) = 0 → 𝛼𝑓 (𝑥 ) = 0 → 𝑥 + 𝛼𝑓 (𝑥 ) = 𝑥 → 𝜑𝛼 (𝑥 ) = 𝑥; 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝜑𝛼 (𝑥 ) = 𝑥 + 𝛼𝑓(𝑥 )
′ 𝛼
𝜑 ′𝛼 (𝑥 ) = 1 + 𝛼𝑓 ′(𝑥 ) → 𝜑 ′ 𝛼 (𝑥 ) = 𝛼𝑓 ′′(𝑥 ) = −2 < 0 𝑠𝑢𝑟 [2 ; 3] → 𝜑 ′𝑒𝑠𝑡 ↘.
𝑥
x 2 3
′′
φ -
1 − 2𝛼𝑙𝑛(2)
φ′ 1 − 2𝛼𝑙𝑛(3)
1
→ 0 < 𝛼 < 𝑙𝑛(2)
1
Donc 𝜑𝛼 (𝑥) est contractante si 𝛼 ∈ ]0; 𝑙𝑛(2)[pour sup |φ′(x)| = |1 − 2𝛼𝑙𝑛(2)|
Ι
1
→ 0 < 𝛼 < 𝑙𝑛(3)
1
Donc 𝜑𝛼 (𝑥) est contractante si 𝛼 ∈ ]0; 𝑙𝑛(3)[pour sup |φ′(x)| = |1 − 2𝛼𝑙𝑛(3)|
Ι
1 1 1
Alors ]0; 𝑙𝑛(2) = 1.443[ ∩ ]0; 𝑙𝑛(3) = 1.098[ = ]0; 𝑙𝑛(3) = 1.098[
Vérifier les conditions du théorème de Newton pour la fonction f sur [2; 3].
f(x )
Conclusion : pour x0 = 1la suite de newton xn+1 = xn − f ′(xn )converge vers𝛼
n
On utilise l’estimation
𝑀
|𝑥𝑛 − 𝛼 | ≤ |𝑥 − 𝑥𝑛−1 |2 < 𝜀 (⋇ )
2𝑚 𝑛
f(x )
x1 = x0 − f ′(x0 ) ≃2.27559807
0
On calcule d’abord M et m
52
𝑀
On testx1 : |𝑥1 − 𝛼 | ≤ 2𝑚 |𝑥1 − 𝑥0 |2 = 0.36 > 𝜀 = 0.01
On calcule 𝑥2
f(x )
x2 = x1 − f ′(x1 ) ≃2.15945684
1
𝑀
On testx2 : |𝑥2 − 𝛼 | ≤ 2𝑚 |𝑥2 − 𝑥1 |2 = 0.009 < 𝜀 = 0.01
𝑚 − 𝑛 + 1 = −2
{ → 𝑛 = 1 → 𝑥2 = 2.16
𝑚=0
Exercice 9.Le but de cet exercice est de calculer la racine cubique d’un nombre positif a. Soit g la
fonction définie sur𝑅+∗ par
2 1𝑎
𝜑 (𝑥 ) = 𝑥+ , (𝑎 > 0 𝑓𝑖𝑥é)
3 3 𝑥2
- 𝜑(𝑥 ) > 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑥 ∈ 𝑅∗+
𝜑(𝑥) 2 2 2 2
- lim+ = 𝑒𝑡 𝑙𝑖𝑚 𝜑(𝑥 ) − 𝑥 = 0 donc 𝑦 = 𝑥 est un asymptote et l'on a 𝜑(𝑥) > 𝑥
𝑥→0 𝑥 3 𝑥→∞ 3 3 3
pour tout x>0.
2 𝑎
- 𝜑 ′(𝑥 ) = 3 (1 − 𝑥3 )
3
- 𝜑 est croissante sur [0 ; +∞[, décroissante sur [0 ; + √𝑎]
3 3 3
- 𝑥 = √𝑎 est un minimum absolu et 𝜑( √𝑎) = √𝑎
2𝑎
- 𝜑 ′′(𝑥 ) = 𝑥4 > 0 𝜑 est convexe sur 𝑅∗+
3
x 0 √𝑎 +∞
′
𝜑 - +
+∞ +∞
𝜑
3
√𝑎
53
b) Comparer g a l'identité (i.e. y = x).
: On vérifie analytiquement qu'il existe une et une seule intersection entre la courbe d'équation
𝑦 = 𝜑 (𝑥) et la droite d'équation 𝑦 = 𝑥
2 1𝑎
𝜑 (𝑥 ) = 𝑥 ⇔ 𝑥 + = 𝑥 ⇔ 𝑥3 = 𝑎
3 3 𝑥2
À l’aide des graphe de 𝜑 et de l’identité sur 𝑅+∗ , dessiner la suite (𝑥𝑛 )𝑛∈𝑁 sur l’axe des abscisses.
Observer graphiquement la convergence.
54
(b) Étude graphique de la convergence de la méthode de point fixe.
Vérifions les hypothèses du théorème de point fixe qui fournit une condition suffisante de
convergence de la suite :
3 3 3 3
1. pour tout x dans [ √𝑎 ; +∞] on a 𝜑(𝑥) ≥ √𝑎 donc 𝜑( [ √𝑎 ; +∞[)∁[ √𝑎 ; +∞[ (i.e.
3
l’intervalle √a ; +∞ est stable).
3
2. 𝜑 ∈ 𝐶 1[ √𝑎 ; +∞[
3
3. pour tout x dans [ √𝑎 ; +∞[ on a
2 𝑥
𝜑 ′(𝑥 ) = |3 (1 − 𝑎3 )| < 1
55
2𝑎
𝜑 ′(𝑚) = 0 et 𝜑 ′′(𝑥 ) = 𝑚4 ≠ 0
3
Écrire l’algorithme défini par la suite(𝑥𝑛 )𝑛∈𝑁 qui permet de déterminer √𝑎 a à une
précision de 10−6 .
Autrement dit la méthode de point fixe assignée est la méthode de NEWTON (qu’on sait être
d’ordre de convergence égale à 2 lorsque la racine est simple).
56
Chapitre 3 : Interpolation polynômiale
1- Introduction :
En pratique la fonction f est connue explicitement, ou seulement par ses valeurs en certains points
(𝑥𝑖 , 𝑓(𝑥𝑖 ))𝑖=0,…,𝑛. Le but du problème d’interpolation est de déterminer une fonction
F(appartenant à une certaine classe) qui passe par les points (𝑥𝑖 , 𝑓 (𝑥𝑖 ))𝑖=0,…,𝑛 donnés. Cependant,
les fonctions les plus faciles à évaluer numériquement sont les polynômes, il est donc important de
savoir approximer une fonction arbitraire par des polynômes.
La notion d’interpolation polynomiale consiste donc à approcher f par une fonction F simple de
type polynomial que l’on note par Ρ𝑛 appelé l’interpolant de f.
2- Polynôme d’interpolation
𝑑𝑒𝑔𝑟é 𝑑𝑒 𝛲 ≤ 𝑛
{
P(𝑥𝑖 ) = 𝑓 (𝑥𝑖 ) , ∀ 𝑖 = 0,1, … , 𝑛
Remarque : si les points 𝑥𝑖 , 𝑖 = 0,1, … , 𝑛 soit distincts alors le polynôme d’interpolation existe et
il unique.
Démonstration :
𝑎0 + 𝑎1 𝑥0 + 𝑎1 𝑥02 + ⋯ + 𝑎𝑛 𝑥0𝑛 = 𝑦0
𝑎0 + 𝑎1 𝑥1 + 𝑎1 𝑥12 + ⋯ + 𝑎𝑛 𝑥1𝑛 = 𝑦1
(S) .
.
.
{𝑎0 + 𝑎1 𝑥𝑛 + 𝑎1 𝑥𝑛2 + ⋯ + 𝑎𝑛 𝑥𝑛𝑛 = 𝑦𝑛
(S) C’est un système linéaire par rapport à 𝑎𝑖 ; i = 0,…, n, on peut l’écrire sous forme matricielle :
57
1 𝑥0 ⋯ 𝑥0𝑛 𝑎0 𝑦0
1 𝑥1 ⋯ 𝑥1𝑛 𝑎1 𝑦1
( )( ⋮ ) = ( ⋮ )
⋮ ⋮ ⋱ ⋮
⏟1 𝑥𝑛 ⋯ 𝑥𝑛𝑛 𝑎𝑛 𝑦𝑛
∆
1 𝑥0 ⋯ 𝑥0𝑛 𝑛
1 𝑥1 ⋯ 𝑥1𝑛
∆= | | = ∏ (𝑥𝑖 − 𝑥𝑗 )
⋮ ⋮ ⋱ ⋮
𝑖=0;𝑗>𝑖
1 𝑥𝑛 ⋯ 𝑥𝑛𝑛
Exemple : On veut calculer le polynôme d’interpolation de la fonction f passant par les points (0; 1)
;(1; 2) ;(2; 9) et (3; 28): Etant donné ces 4 points, le polynôme recherché est de degré inférieur ou
égal à 3 et ses coefficients ai sont la solution du système suivant :
1 0 0 0 𝑎0 1
𝑎
1 1 ) ( 1) = ( 2 )
(1 1
𝑎3
1 2 4 8 9
1 3 9 27 𝑎4 28
𝑃3 (𝑥 ) = 1 + 𝑥 3
Parmi les polynômes suivants quel est celui qui interpole f aux points𝑥0 ; 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2 où
58
• Résolvons d'abord le problème partiel suivant :
1 𝑠𝑖 𝑖 = 𝑗
𝐿𝑖 (𝑥𝑗 ) = 𝛿𝑖,𝑗 = { i = 0, . . . , n fixé
0 𝑠𝑖 𝑖 ≠ 𝑗
Donc,
pour x = 𝑥𝑗 ∶ 𝐿𝑖 (𝑥𝑗 ) = 0, (j = 0, … , n, j ≠ i)
D’où la valeur de Ki
1
𝐾𝑖 =
(𝑥𝑖 − 𝑥0 ) … (𝑥𝑖 − 𝑥𝑖−1 )(𝑥𝑖 − 𝑥𝑖+1 ) … (𝑥𝑖 − 𝑥𝑛 )
Donc
𝑛
(𝑥 − 𝑥0 ) … (𝑥 − 𝑥𝑖−1 )(𝑥 − 𝑥𝑖+1 ) … (𝑥 − 𝑥𝑛 ) 𝑥 − 𝑥𝑗
𝐿𝑖 (𝑥 ) = = ∏( )
(𝑥𝑖 − 𝑥0 ) … (𝑥𝑖 − 𝑥𝑖−1 )(𝑥𝑖 − 𝑥𝑖+1 ) … (𝑥𝑖 − 𝑥𝑛 ) 𝑥𝑖 − 𝑥𝑗
𝑗=0
𝑗≠𝑖
Preuve : Il suffit de montrer que cette famille de polynômes est libre, puisqu’elle est formé de (n +
1) éléments de l’espace Ρ𝑛 . Qui est de dimension (n + 1). Soient (n + 1) réels 𝛼0 , 𝛼1 ,…, 𝛼𝑛 n tels
que, pour tout réel x on a :
𝑛
∑ 𝛼𝑖 𝐿𝑖 (𝑥 ) = 0
𝑖=0
Alors pour 𝑥 = 𝑥𝑘 on a :
D’où le résultat.
• Passant à la résolution du problème général qui consiste à former Ρ𝑛 vérifiant les conditions
indiquées plus haut. Ce polynôme est de la forme :
59
𝑛
Ρ𝑛 (𝑥 ) = ∑ 𝑓 (𝑥𝑖 ) 𝐿𝑖 (𝑥 )
𝑖=0
Solution
1) On a 4 points, le polynôme d’interpolation et de degré ≤ 3 on écrit donc Ρ3 sous forme de
Lagrange
3
𝑥 3 − 5𝑥 2 + 6𝑥
=
2
(𝑥 − 𝑥0 )(𝑥 − 𝑥1 )(𝑥 − 𝑥2 ) (𝑥 − 1)(𝑥 − 2)(𝑥 − 3) 𝑥 (𝑥 − 1)(𝑥 − 2)
𝐿 3 (𝑥 ) = = =
(𝑥3 − 𝑥0 )(𝑥3 − 𝑥1 )(𝑥3 − 𝑥2 ) (3 − 0)(3 − 1)(3 − 2) 6
𝑥 3 −3𝑥 2 +2𝑥
= 6
16 3 9 5
Ρ3 (𝑥 ) = − (𝑥 − 6𝑥 2 + 11𝑥 − 6) + (𝑥 3 − 5𝑥 2 + 6𝑥 ) − (𝑥 3 − 3𝑥 2 + 2𝑥 )
6 2 6
Ρ3 (𝑥 ) = −𝑥 3 − 4𝑥 2 − 4𝑥 + 16
60
7 7
3) 𝑓 (4) ⋍ Ρ3 (4) =0.46875
Solution
(𝑥 + 2) −1 −2 −4
1 (𝑥 + 1) −1 −3
2 1 (𝑥 − 0) −2
4 3 2 (𝑥 − 2)
61
(𝑥 + 2)(𝑥 + 1)(𝑥 − 0)(𝑥 − 2) 1
𝐿3 (𝑥 ) = = (𝑥 + 2)(𝑥 + 1)𝑥
(4)(3 )(2 )(𝑥 − 2) 24
3 2 1
D’où Ρ3 (𝑥 ) = − 8 𝑥(𝑥 + 1)(𝑥 − 2) + 3 𝑥 (𝑥 2 − 4) − 4 (𝑥 + 1)(𝑥 2 − 4)
𝛲3 (𝑥 ) = 0.0417 𝑥 3 + 0.1250𝑥 2 − 0.9167 𝑥 + 1.0000
1
2) La valeur approchée de 𝑓 (𝑥 )est donnée par 𝑓 (1) ⋍ Ρ3 (1) = 4
Remarque 1:
1. Si l’une des valeurs 𝑦𝑖 est nulle, on a pas besoin de calculer le 𝐿𝑖 correspondant à cette valeur (
car le produit :𝑦𝑖 𝐿𝑖 (x) sera nul pour tout 𝑥 ∈ 𝑅).
2.La formule de Lagrange est intéressante du point de vue numérique, car elle ne dépend que des
abscisses 𝑥𝑖 , i = 0, 1, . . . , n.
4. dans la méthode de Lagrange, si on ajoute un nouveau point d’interpolation, on dit refaire tous
les calculs de 𝐿𝑖 (𝑥 ), la méthode suivante permet-elle de compléter les valeurs déjà obtenues sans
refaire tous les calcule.
Ρ𝑛 (𝑥 ) = 𝑎0 + 𝑎1 (𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑎2 (𝑥 − 𝑥0 )(𝑥 − 𝑥1 ) + ⋯ + 𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 ) … (𝑥 − 𝑥𝑛−1 )
On obtient𝑎0 = 𝑓(𝑥0 )
𝑓(𝑥1 )−𝑓(𝑥0 )
Pour 𝑎1 : 𝑓 (𝑥1 ) = Ρ𝑛 (𝑥1 ) = 𝑎0 + 𝑎1 (𝑥1 − 𝑥0 ) ⟹ 𝑎1 = 𝑥1 −𝑥0
Définition :Soit 𝑓 une fonction définie sur [a, b] et 𝑥0 , 𝑥1 , … , 𝑥𝑛 (n+1) points distincts de [a, b].
62
𝛿 [𝑥1 ,𝑥2 ]𝑓−𝛿 [𝑥0 ,𝑥1 ]𝑓
𝑎2 = = 𝛿[𝑥0 , 𝑥1 , 𝑥2 ]𝑓
𝑥2 −𝑥0
𝑎𝑛 = 𝛿 [𝑥0 , 𝑥1 , … , 𝑥𝑛 ]𝑓
Ainsi 𝛿 [𝑥0 , 𝑥1 , … , 𝑥𝑛 , 𝑥 ] = 0
2-2-1 Schéma pour calculer les déférences devisées : Pour calculer la déférence divisée d'ordre n
de la fonction f aux points 𝑥0 , . . . , 𝑥𝑛 on forme le tableau suivant, en appliquant les formules (I)
colonne après colonne.
𝑥0 𝑓 (𝑥0 )
𝛿 [𝑥0 , 𝑥1 ]𝑓
𝑥1 𝑓 (𝑥1 ) 𝛿 [𝑥0 , 𝑥1 , 𝑥2 ]
𝛿 [𝑥1 , 𝑥2 ]𝑓
𝛿[𝑥0 , 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ]
𝑥2 𝑓 (𝑥2 ) 𝛿 [𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ]
𝛿 [𝑥2 , 𝑥3 ]𝑓
𝑥3 𝑓 (𝑥3 )
⋮ ⋮
𝑥𝑛 𝑓 (𝑥𝑛 )
63
Théorème 2 : Etant donnée f une fonction réelle à variable réelle et 𝑥0 , . . . , 𝑥𝑛 des points distincts
du domaine de définition de f. Le polynôme d’interpolation Ρ𝑛 (𝑥 ) de degré inférieur ou égal à n
passant par les points (𝑥𝑖 ; 𝑓(𝑥𝑖 ))𝑖=0,…,𝑛 peut s’écrire selon la formule d’interpolation de Newton
comme suit :
Solution :
𝑥0 = −2 𝟑
2−3
𝛿 [𝑥0 , 𝑥1 ]𝑓 = −1+2 = −𝟏
𝑥1 =-1 −1+1
2 𝛿 [𝑥0 , 𝑥1 , 𝑥2 ] = =𝟎
0+2
1−2 1 𝛿[𝑥0 , 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ]
𝛿 [𝑥1 , 𝑥2 ]𝑓 = 0+1 = −1 −2+1 1
𝛿 [𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ] = −0 𝟏
2+1 6
𝑥2 = 0 1 = =
1 2+2 𝟐𝟒
=
6
64
0−1
𝛿[𝑥2 , 𝑥3 ]𝑓 =
𝑥3 = 2 0 2−0
1
=−
2
1
Ρ3 (𝑥 ) = −2 + (𝑥 + 2)(−1) + (𝑥 + 2)(𝑥 + 1)(0) + (𝑥 + 2)(𝑥 + 1)(𝑥 − 0) ( )
24
3-si on veut d’ajouter p points supplémentaire il suffit de l’écrire à la suite du tableau et compléter
différences déviées de f
4-La différence divisée d’ordre (n+1) d’un polynôme d’ordre n, est nulle.
On considère ici le cas aux les points 𝑥𝑖 sont donnée en progression arithmétiques c.-à-d.
h h h …h
𝑥0 𝑥1 𝑥2 … 𝑥𝑛
Exemple 1,2,3,4
Définition : Soient 𝑓 (𝑥𝑖 ) = 𝑔(𝑥𝑖 ) , des nombres réels. On appelle différence finied’ordre 1
l’expression
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑘 = 0 : ∆0 𝑦𝑖 = 𝑓 (𝑥𝑖 )
∆𝑘 𝑓(𝑥𝑖 )
Alors 𝛿 [𝑥𝑖 , 𝑥𝑖+1 , … , 𝑥𝑖+𝑘 ] = 0≤i≤ i+k≤n
hk k!
Où 𝛿 [𝑥𝑖 , 𝑥𝑖+1 , … , 𝑥𝑖+𝑘 ] est la différence divisée d’ordre k aux points 𝑥𝑖 , 𝑥𝑖+1 , … , 𝑥𝑖+𝑘 et ∆𝑘 𝑓 (𝑥𝑖 ) est
la différence finie d’ordre k aux points 𝑓 (𝑥𝑖 )
Preuve :
∆𝑘 𝑓(𝑥𝑖 )
𝛿 [𝑥𝑖 , 𝑥𝑖+1 , … , 𝑥𝑖+𝑘 ] = 0≤k≤n
hkk!
Cette relation est vraie pour k=1 car
𝑓(𝑥1 ) − 𝑓 (𝑥0 ) 1
𝛿 [𝑥0 , 𝑥1 ]𝑓 = = (𝑓(𝑥1 ) − 𝑓 (𝑥0 ))
𝑥1 − 𝑥0 h
1 ∆𝑓(𝑥0 ) 1
= h (𝑓(𝑥0 + ℎ) − 𝑓 (𝑥0 )) = = h ∆𝑦0
h
Supposons- la vérifiée pour les différences divisées d’ordre k, et montrons qu’elle l’est alors pour
les différences divisées d’ordre k+1,on a
𝛿(𝑥1 …,,𝑥𝑘+1 )𝑓−𝛿(𝑥0 ,…,𝑥𝑘 )𝑓
𝛿 [𝑥0 , 𝑥1 , … , 𝑥𝑘+1 ]𝑓 =
𝑥𝑘+1 −𝑥0
1 1 1
𝑎1 = ∆𝑓(𝑥0 ) = ∆𝑦0 = 𝛿 [𝑥0 , 𝑥1 ]𝑓
1! h 1! h h
⋮
66
1
𝑎𝑛 = ∆𝑛 𝑦0 = 𝛿[𝑥0 , 𝑥1 , … , 𝑥𝑛 ]𝑓
n! hn
D’où le polynôme d’interpolation sous forme de newton et en utilisant la différence finie
𝑛−1
∆𝑦0 ∆2 𝑦0 ∆𝑛 𝑦0
Ρ𝑛 (𝑥 ) = 𝑓 (𝑥0 ) + (𝑥 − 𝑥0 ) + (𝑥 − 𝑥0 )(𝑥 − 𝑥1 ) + ⋯ + ∏(𝑥 − 𝑥𝑖 )
1! h 2! h2 n! hn
𝑖=1
𝑥0 𝑦0
𝑦1 ∆𝑦0
𝑥1 ∆2 𝑦0
∆𝑦1 ∆3 𝑦0
𝑥2 𝑦2 2
∆ 𝑦1
∆𝑦2
𝑥3 𝑦3
⋮ ⋮ ⋮ ⋮ ⋮
𝑥𝑛 𝑦𝑛
Comme c'est le cas dans de nombreuses méthodes d'analyse numérique, il est fondamental d'étudier
L’erreur d'approximation.
2. Comme f n’est pas toujours connue, on introduit la notion de la borne supérieure de l’erreur
commise, qu’on note " et on écrit :
𝐸 (𝑥) = |𝑓 (𝑥 ) − Ρ𝑛 (𝑥 )| ≤ 𝜀.
67
Par suite, on aura
𝛲𝑛 (𝑥 ) − 𝜀 ≤ 𝑓 (𝑥 ) ≤ Ρ𝑛 (𝑥 ) + 𝜀.
Ou encore : 𝑓 (𝑥 ) ≃ Ρ𝑛 (𝑥 ) ± 𝜀
Théorème 2:soit [a , b]un intervalle contenant les points 𝑥0 , 𝑥1 , … , 𝑥𝑛 .On suppose que f une
fonction (n+1) fois dérivables sur [a , b].
Ou
𝑛
𝑓(𝑛+1) (𝜉)
Or d’après la formule (1) on a 𝛿 [𝑥0 , 𝑥1 , … , 𝑥𝑛 , 𝑥 ] = (𝑛+1)!
; . 𝜉𝜖 [a , b]
Théorème 1:soit [a , b]un intervalle contenant les points 𝑥0 , 𝑥1 , … , 𝑥𝑛 et f une fonction n fois
dérivables sur [a , b].Alors il existe 𝜉𝜖 [a , b] tel que
𝑓 𝑛 (𝜉 )
𝛿 [𝑥0 , 𝑥1 , … , 𝑥𝑛 ]𝑓 = … . . (2)
𝑛!
Et donc on retrouve la formule 1) dans le cas de la forme d’interpolation de newton.
Remarque : 1. L’erreur d’interpolation (commise ou théorique) se donne par les mêmes relations,
quel que soit la méthode utilisée (de Lagrange, de Newton ou d’autres).
68
2. D’après la définition du l’erreur théorique (1); rien n’assure que l’erreur tend vers ’0’ lorsque
𝑛 → +∞
Solution 1
𝑥0 = 0 𝑦0 = 30
∆𝑦0 = 24 − 30 = −6
𝑥1 = 1 𝑦1 = 24 ∆2 𝑦0 = −12 + 6 = −6
∆𝑦1 = 12 − 24 = −12
∆3 𝑦0 = 0 + 6 = 6
𝑥2 = 2 𝑦2 = 12 ∆2 𝑦1 = −12 + 12 = 0
∆𝑦2 = 0 − 12 = −12
𝑥3 = 3 𝑦3 = 0
∆𝑦0 ∆2 𝑦0 ∆3 𝑦0
Ρ3 (𝑥 ) = 𝑓 (𝑥0 ) + (𝑥 − 𝑥0 ) + (𝑥 − 𝑥0 )(𝑥 − 𝑥1 ) + ( 𝑥 − 𝑥0 )( 𝑥 − 𝑥1 )( 𝑥 − 𝑥2 )
1! h 2! h2 3! h3
−6 −6 6
ℎ = 1 : Ρ3 (𝑥 ) = 30 + (𝑥 − 0) + (𝑥 − 0)(𝑥 − 1) + (𝑥 − 0)(𝑥 − 1)(𝑥 − 2) 3!
1! 2!
= 30 + 6𝑥 − 3𝑥 (𝑥 − 1) + 𝑥(𝑥 − 1)(𝑥 − 2)
= 𝑥 3 − 6𝑥 2 − 𝑥 + 30
3 3
2) 𝑓 (2) ≃ Ρ3 (2) = 18.375
3) Estimation
n
Μ Μ
|𝑓 (𝑥 ) − Ρ𝑛 (𝑥 )| ≤ |∏(x − xi )| = |(x − x0 )(x − x1 )(x − x2 )(x − x3 )|
(n + 1)! (n + 1)!
i=0
0.1 3 3 3 3
= |( − 0) ( − 1) ( − 2) ( − 3)| = 0.0074
4! 2 2 2 2
69
3 3 m − n + 1 = −1
Donc |𝑓 (2) − Ρ𝑛 (2)| ≤ 0.0074 ≤ 0.05 = 0.510−1 { ⟹n=3
m=1
3
𝑓 ( ) = nombre arrondi ± 2∆x = 18.4 ± 0.01
2
Conclusion
En fait, les méthodes d'interpolation polynomiale présentées dans ce cours (Lagrange, Newton) sont
assez peu utilisées dans la pratique. D'abord, il est difficile d'interpoler avec des polynômes de
degré très élevé : on voit alors apparaître un phénomène d'effets de bord dit phénomène de Runge.
Néanmoins, ces méthodes d'interpolation ont un intérêt pour construire des formules de quadrature
pour l'intégration numérique et des schémas pour résoudre des équations différentielles.
L'interpolation en utilisant des polynômes de degré élevé introduit aussi une grande sensibilité aux
erreurs.
4.1 L’interpolation de Tchebychev dans l’interval [-1,1] " Polynôme de Tchebychev "
Soit 𝑛 𝜖 𝑁: On définit le polynôme de Tchebychev d’ordre n; qu’on note par 𝑇𝑛 ; comme suit
𝑇𝑛 ∶ [−1; 1] → [−1; 1]
Proposition 4.1 Les polynôme de Tchebychev (𝑡𝑛 )𝑛 ont les propriétés suivantes :
1. ∀𝑛 ∈ 𝑁 ∗ ; ∀𝑥 ∈ [−1; 1],
2. Les racines de chaque polynôme 𝑇𝑛 (ou bien les points deTcheby ) sont :
2𝑖 + 1
𝑥̂𝑖 (𝑥 ) = 𝑐𝑜𝑠 ( 𝜋) ; 𝑖 = ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
0, 𝑛 − 1
2𝑛
70
𝑖𝜋
𝑧𝑖 (𝑥 ) = 𝑐𝑜𝑠 ( ) ; 𝑖 = ̅̅̅̅̅
0, 𝑛
𝑛
Avec 𝑇𝑛 (𝑧𝑖 ) = ∓1
𝑏+𝑎 𝑏−𝑎 2𝑖 + 1
𝑥̂𝑖 = + 𝑐𝑜𝑠 ( 𝜋) ; 𝑖 = ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
0, 𝑛 − 1
2 2 2𝑛
2. Soit 𝐸𝑡 (𝑥) l’erreur théorique en interpolant une fonction f en un point x; aux "n" points de
Tchebychev. Alors, on a :
𝑀
𝐸𝑡 (𝑥 ) = |𝑓(𝑥 ) − 𝑃𝑥 (𝑥)| ≤
(𝑛 + 1)! 2𝑛−1
71
Série d’exercice N03
Exercice 1 : a- Le polynôme P interpole la fonction f suivante aux points d’abscisses 1, 2, 4.
4 1 7
𝑓 (𝑥) = ; 𝑝 (𝑥 ) = 𝑥2 − 2 𝑥 + 7
𝑥 2
Exercice2:
Trouver le polynôme de l’espace vectoriel Vec{1 + 𝑥 2 , 𝑥 4 } qui interpole les points (0, 1) et (1, 3)
Exercice 3 :
1.Construire le polynôme de Lagrange P qui interpole les points (−1, 2), (0, 1), (1, 2) et (2, 3).
2. Soit Q le polynôme de Lagrange qui interpole les points (−1, 2), (0, 1), (1, 2). Montrer qu’il
existe un réel λ tel que : 𝑄(𝑥) − 𝑃(𝑥) = 𝜆(𝑥 + 1)𝑥(𝑥 − 1)
Exercice 4 (sup)
1- Construire le polynôme de Lagrange P qui interpole les trois points (−1,e), (0, 1) et (1,e).
2- Sans faire de calculs, donner l’expression du polynôme de Lagrange Q qui interpole les trois
points (−1,−1), (0, 0) et (1,−1).
3- Trouver le polynôme de l’espace vectoriel Vec{1, 𝑥, 𝑥 2 } qui interpole les trois points
(−1,−1), (0, 0) et (1,−1).
Exercice 5 (sup)
1.Construire le polynôme de Lagrange P qui interpole les trois points (−1,α), (0,β) et (1,α) où α et β
sont des réels.
2. Si α = β, donner le degré de P.
Exercice6 :
72
1 1
2. Calculer la valeur approchée de 𝑓 (5) et donner une estimation de l’erreur au point 𝑥 = 5
1
dans [0 , 2]
Exercice 7(sup) :
1 1
a) Montrer que P est le polynôme d'interpolation de f aux points −1, − 2 , 2 , 1.
1 1
b) Peut-on affirmer que P est le polynôme d'interpolation de f aux points −1, − 2 ,0, 2 , 1?
Exercice 8 :
Soit 𝑓 (𝑥) une fonction qui passe par les points 𝑞1 = (0 , 3), 𝑞2 = (2 , −1) 𝑒𝑡 𝑞3 = (5 , 8).
(a) À l’aide de la formule de Newton, trouver le polynôme d’interpolation de degré 2 qui passe par
les points 𝑞1 , 𝑞2 et 𝑞3 et proposer une approximation de f (3).
(b) Sachant que f (6) = 7, donner une approximation de l’erreur commise en (a).
(c) On sait aussi que 𝑓́ (0) = 6. Calculer le polynôme d’interpolation de degré minimal passant
par les points q1, q2 et q3, dont la dérivée en x = 0 est égale à 6.
Exercice9.
16𝑥 1 3
On considère la fonction 𝑓(𝑥) = 2
et on se donne les points𝑥0 = 0 ;𝑥1 = 2
;𝑥2 = 1 ; 𝑥2 = 2
4
Exercice 10 (sup) : Calculer le polynôme p de LAGRANGE qui interpole la fonction 𝑓 (𝑥) = 𝑥
aux points d’abscisse 𝑥0 = 1 ;𝑥1 = 2 et 𝑥2 = 4
2. Vérifier que l’erreur 𝜀(𝑥) = 𝑓 (𝑥) − 𝑝(𝑥) prend sa valeur maximale en un unique point 𝛼 dans
l’intervalle [2,4]. Calculer ensuite 𝛼 à 10−1 près (on pourra utiliser la méthode de dichotomie).
73
3. Comparer la fonction " avec l’estimation théorique de l’erreur.
Exercice 11 :
3- Soient f(x) = cos(x) et 𝑔(𝑥) = 𝑒 3𝑥 d´efinies sur [0, 1]. Estimer le nombre minimum de points
pour que l’erreur entre la fonction et son polynôme d’interpolation de Lagrange soit inferieure à 0.1,
0.01et 0.001
Exercice 12 : (sup)
Une voiture roulant à 60km/h accélère au temps t= 0s et sa vitesse v (en km=h) est mesurée
régulièrement:
N.B.: Attention aux unités utilisées pour chacune des variables de ce problème.
(a) En utilisant le meilleur polynôme de degré 2 possible, obtenir une approximation de la vitesse
(en km=h) en t . 1 ,2s.
1. Calculer l’erreur commise en interpolant la fonction (𝑡) = 𝑡 𝑛 , d´efinie sur l’intervalle [0,1], en
les points 𝑡𝑖 = 𝑖/𝑛, 𝑖 = 0,1, . . . , 𝑛, `a l’aide du polynôme d’interpolation de Lagrange de degré n.
Expliquer le résultat. 2. Même question pour la fonction 𝑔(𝑡) = 𝑡 𝑛+1
Exercice 14(sup) :
-0,127 975
74
2.3 0,74 571 ………………
-0,795 824
(b) En se servant de la table des différences divisées, calculer une approximation de f (1, 8) en
utilisant le polynôme de Newton passant par les 3 premiers points.
(d) Sachant que 𝑓 (𝑥) = 𝑠𝑖𝑛 (𝑥), calculer une borne supérieure de la valeur absolue de l’erreur
d’interpolation en x = 1, 8.
(e) Quel polynôme est le plus précis, celui trouvé en (b), ou le polynôme de Lagrange passant par f
(x) en x = 1,5; 1,9 et 2,3? Justifier votre réponse.
Exercice 15 :
Le temps t requis pour qu’une voiture accélère jusqu’a une vitesse 𝑣 à partir d’une vitesse initiale de
8m/s est donné dans le tableau suivant: (a) évaluer le temps requis pour que la voiture atteigne
18m/s. On utilisera un polynôme de newton de degré 2 en s’assurant de la plus grande précision
possible.
v[m/s] 8 11 15 20
Exercice 16(sup)
𝑥𝑖 -3 -2 -1 0 1 2 3
𝑓 (𝑥𝑖 ) 1 0 -1 2 1 -2 0
1. a) Déterminer le polynôme
d'interpolation de Lagrange P de f aux points −1, 0, 1.
√ 3
b) Montrer que ∀ 𝑥 ∈ [−1, 1], |𝐸 (𝑥 )| ≤ 27 Μ
1
c) Calculer 𝑓( 3) en arrondissant au dernier c.s.e, sachant que 𝑀 ≤ 10−1 .
75
2. Déterminer le polynôme d'interpolation de Newton Q de degré 3, qui permet de calculer une
1
bonne valeur approchée de 𝑓( 3) .
Exercice 1 :
𝑑0Ρ = 2 ≤ 2
𝑥𝑖 1 2 4
𝑓 (𝑥𝑖 ) 4 2 1
P(𝑥𝑖 ) 4 2 1
Les deux conditions sont vérifiées donc le polynôme p interpole bien f aux points d’abscisses 1, 2, 4
L’erreur vaut
4 1 7 1 1
𝐸 (𝑥 ) = 𝑥 − 2
𝑥 2 − 2 𝑥 + 7 = 2𝑥 (8 − 𝑥 3 + 7𝑥 2 − 14𝑥 ) = 2𝑥 (1 − 𝑥 )(2 − 𝑥 )(4 − 𝑥 )
76
3. Pour savoir où l’erreur prend sa valeur maximale sur [1 ; 4], on calcule sa dérivée. On a
4 7
𝐸 ′ (𝑥 ) = − 2
−𝑥+
𝑥 2
Il nous faut déterminer le signe de 𝐸′ pour connaitre les variations de 𝐸.Cependant ,ceci n’est pas
accessible directement. On va calculer la dérivée seconde 𝐸′ ′
8
𝐸′′ (𝑥 ) = −1
𝑥3
Et on a le tableau des variation suivant pour 𝐸′
Et d’après le théorème des valeurs intermédiaires ,il existe 𝑥1 ∈ ]1 ; 2[𝑒𝑡 𝑥2 ∈ ]2 ; 4[ tel que
𝐸 (𝑥1 ) = 𝐸 (𝑥2 ) = 0
Exercice 2 :
77
Il s’agit de trouver un polynôme p(x) qui soit combinaison linéaire des deux polynômes assignés
(i.e. 𝑝(𝑥 ) = 𝛼 (1 + 𝑥 2 ) + 𝛽𝑥 4 et qui interpole les deux points (0,1) et
(1,3) :
𝑝(0) = 1 𝛼 (1 + 0) + 𝛽(04 ) = 1,
{ ⇔{
𝑝(1) = 3 𝛼 (1 + 1) + 𝛽(14 ) = 3
Exercice 3 :
1.Construire le polynôme de Lagrange P qui interpole les points (−1, 2), (0, 1), (1, 2) et (2, 3).
On a 4 points donc 𝑑 0 Ρ ≤ 3 = 𝑛
Le polynôme d’interpolation de LAGRANGE de degré 3 sur l’ensemble des 4 points {(𝑥𝑖 , 𝑦𝑖 )}𝑛𝑖=0
s’écrit
On a 3 pts donc degré de P≤2. Le polynôme de Lagrange s’écrit :Ρ3 (𝑥 ) = ∑3𝑖=0 𝑓 (𝑥𝑖 ) 𝐿𝑖 (𝑥 ) =
𝑓 (𝑥0 )𝐿0 (𝑥 ) + 𝑓 (𝑥1 )𝐿1 (𝑥 ) + 𝑓 (𝑥2 )𝐿2 (𝑥 ) + 𝑓 (𝑥3 )𝐿3 (𝑥 ) = 2𝐿0 (𝑥 ) + 𝐿1 (𝑥 ) + 2𝐿2 (𝑥 ) +
3𝐿3 (𝑥 )
𝑛
𝑥 − 𝑥𝑗 (𝑥 − 𝑥0 )(𝑥 − 𝑥2 )(𝑥 − 𝑥3 ) 𝑥 (𝑥 − 1)(𝑥 − 2)
𝐿0 ( 𝑥 ) = ∏ ( )= =
𝑥𝑖 − 𝑥𝑗 (𝑥0 − 𝑥1 )(𝑥0 − 𝑥2 )(𝑥0 − 𝑥3 ) (−1 − 0)(−1 − 2)(−1 − 2)
𝑗=0
𝑗≠0
𝑛
𝑥 − 𝑥𝑗 (𝑥 − 𝑥0 )(𝑥 − 𝑥2 )(𝑥 − 𝑥3 ) (𝑥 + 1)(𝑥 − 1)(𝑥 − 2)
𝐿1 (𝑥 ) = ∏ ( )= =
𝑥𝑖 − 𝑥𝑗 (𝑥1 − 𝑥0 )(𝑥1 − 𝑥2 )(𝑥1 − 𝑥3 ) (0 + 1)(0 − 1)(0 − 2)
𝑗=0
𝑗≠1
𝑛
𝑥 − 𝑥𝑗 (𝑥 − 𝑥0 )(𝑥 − 𝑥1 )(𝑥 − 𝑥3 ) (𝑥 + 1)(𝑥 − 0)(𝑥 − 2)
𝐿2 (𝑥 ) = ∏ ( )= =
𝑥𝑖 − 𝑥𝑗 (𝑥2 − 𝑥0 )(𝑥2 − 𝑥1 )(𝑥2 − 𝑥3 ) (1 + 1)(1 − 0)(1 − 2)
𝑗=0
𝑗≠2
𝑛
𝑥 − 𝑥𝑗 (𝑥 − 𝑥0 )(𝑥 − 𝑥1 )(𝑥 − 𝑥2 ) (𝑥 + 1)(𝑥 − 0)(𝑥 − 1)
𝐿3 (𝑥 ) = ∏ ( )= =
𝑥𝑖 − 𝑥𝑗 (𝑥3 − 𝑥0 )(𝑥3 − 𝑥1 )(𝑥3 − 𝑥2 ) (2 + 1)(2 − 0)(2 − 1)
𝑗=0
𝑗≠3
Donc
1 1
Ρ3 (𝑥 ) = − 𝑥 3 + 𝑥 2 + 𝑥 + 1
3 3
2. Soit Q le polynôme de Lagrange qui interpole les points (−1, 2), (0, 1), (1, 2). Montrer qu’il
existe un réel λ tel que : 𝑄(𝑥) − 𝑃(𝑥) = 𝜆(𝑥 + 1)𝑥(𝑥 − 1)
Par construction
78
: 𝑄(−1) = 𝑃(−1) , 𝑄(0) = 𝑃(0) et 𝑄(1) − 𝑃(1)
donc le polynôme 𝑄(𝑥) − 𝑃(𝑥)) s’annule en -1, en 0 et en 1, ceci signifie qu’il existe un polynôme
R(x) tel que 𝑄(𝑥) − 𝑃(𝑥) = 𝑅(𝑥)(𝑥 + 1)𝑥(𝑥 − 1).
Puisque P(x) a degré 3 et Q(x) a degré 2, le polynôme 𝑄(𝑥) − 𝑃(𝑥) a degré 3, donc le polynôme
R(x) qu’on a mis en facteur a degré 0 (i.e. R(x) est une constante).
Si on n’a pas remarqué ça, on peut tout de même faire tous les calculs : dans ce cas n =2 donc on a
2
𝑄(𝑥 ) = ∑ 𝑓(𝑥𝑖 ) 𝐿𝑖 (𝑥 ) = 𝑓 (𝑥0 )𝐿0 (𝑥 ) + 𝑓 (𝑥1 )𝐿1 (𝑥 ) + 𝑓 (𝑥2 )𝐿2 (𝑥 ) = 2𝐿0 (𝑥 ) + 𝐿1 (𝑥 ) + 2𝐿2 (𝑥 )
𝑖=0
𝑛
𝑥 − 𝑥𝑗 (𝑥 − 𝑥0 )(𝑥 − 𝑥2 ) 𝑥 (𝑥 − 1)
𝐿0 (𝑥 ) = ∏ ( )= =
𝑥𝑖 − 𝑥𝑗 (𝑥0 − 𝑥1 )(𝑥0 − 𝑥2 ) (−1 − 0)(−1 − 2)
𝑗=0
𝑗≠0
𝑛
𝑥 − 𝑥𝑗 (𝑥 − 𝑥0 )(𝑥 − 𝑥2 ) (𝑥 + 1)(𝑥 − 1)
𝐿1 (𝑥 ) = ∏ ( )= =
𝑥𝑖 − 𝑥𝑗 (𝑥1 − 𝑥0 )(𝑥1 − 𝑥2 ) (0 + 1)(0 − 1)
𝑗=0
𝑗≠1
𝑛
𝑥 − 𝑥𝑗 (𝑥 − 𝑥0 )(𝑥 − 𝑥1 ) (𝑥 + 1)(𝑥 − 0)
𝐿2 (𝑥 ) = ∏ ( )= =
𝑥𝑖 − 𝑥𝑗 (𝑥2 − 𝑥0 )(𝑥2 − 𝑥1 ) (1 + 1)(1 − 0)
𝑗=0
𝑗≠2
𝑄 (𝑥 ) = 𝑥 2 + 1
Ainsi
1 1 1 1 1
𝑄(𝑥 ) − 𝑃 (𝑥 ) = 𝑥 2 + 1 − (− 𝑥 3 + 𝑥 2 + 𝑥 + 1) = 𝑥 3 − 𝑥 = 𝑥 (𝑥 2 − 1)
3 3 3 3 3
1
= 3 (𝑥 − 1)𝑥 (𝑥 + 1)
1
Alors 𝜆 = 3
Exercice 6 :
79
𝒙𝒊 0 1/6 1/2
𝒚𝒊 0 1/2 1
𝑛
𝑥 − 𝑥𝑗 (𝑥 − 𝑥0 )(𝑥 − 𝑥1 ) 𝑥 (𝑥 − 1/6)
𝐿 2 (𝑥 ) = ∏ ( )= = (6𝑥 2 − 𝑥)
𝑥𝑖 − 𝑥𝑗 ( )( ) 1 1
𝑥2 − 𝑥0 𝑥2 − 𝑥1 ( − 0) ( − ) 1
𝑗=0 2 2 6
𝑗≠2
−9 7
Donc 𝑃2 (𝑥 ) = (2𝑥 2 − 𝑥 ) + (6𝑥 2 − 𝑥 ) = −3𝑥 2 + 𝑥
2 2
Estimation
n=2
1 1 Μ Μ
|𝑓 (𝑥 = ) − Ρ𝑛 (𝑥 = )| ≤ |∏(x − xi )| = |(x − x0 )(x − x1 )(x − x2 )|
5 5 (n + 1)! (n + 1)!
i=0
1 1 𝜋3 𝜋3 1 1 1 1 1 1 1 1 1
|𝑓 (𝑥 = ) − Ρ𝑛 (𝑥 = )| ≤ |(= |( − 0) ( − ) ( − )| − 0) ( − ) ( − )|
5 5 3! 3! 5 5 6 5 2 5 6 5 2
≤ 0.0103
1 1 m − n + 1 = −1
Donc |𝑓 (5) − Ρ2 (5)| ≤ 0.0103 ≤ 0.05 = 0.510−1 { ⟹n=3
m = −1
80
1
𝑓 ( ) = nombre arrondi ± 2∆x = 0.6 ± 0.1
5
Exercice 8 :
Soit 𝑓 (𝑥) une fonction qui passe par les points 𝑞1 = (0 , 3), 𝑞2 = (2 , −1) 𝑒𝑡 𝑞3 = (5 , 8).
𝑥0 = 0 𝟑
−1−3
𝛿 [𝑥0 , 𝑥1 ]𝑓 = = −𝟐
2−0
𝑥1 =2 −1 3+2
𝛿[𝑥0 , 𝑥1 , 𝑥2 ] = = 𝟏
5−0
8+1
𝛿 [𝑥1 , 𝑥2 ]𝑓 = =3
5−2
𝑥2 = 5 8
Ρ2 (𝑥 ) = 3 − 2𝑥 + 𝑥(𝑥 − 2) = 𝑥 2 − 4𝑥 + 3
(b) Sachant que f (6) = 7, donner une approximation de l’erreur commise en (a).
n 𝑛
f (n+1)(ξ)
|𝑓 (𝑥 ) − Ρ𝑛 (𝑥 )| ≤ |∏(x − xi )| 𝑜𝑢 |∏(𝑥 − 𝑥𝑖 )|
(n + 1)!
i=0 𝑖=0
𝑓(𝑛+1) (𝜉)
Par la méthode de newton on a 𝛿[𝑥0 , 𝑥1 , … , 𝑥𝑛 , 𝑥 ] = (𝑛+1)!
; . 𝜉𝜖 [a , b]
81
𝑥0 = 0 𝟑
−1−3
𝛿 [𝑥0 , 𝑥1 ]𝑓 = = −𝟐
2−0
𝑥1 =2 −1 𝛿[𝑥0 , 𝑥1 , 𝑥2 ]
3+2
= = 𝟏
5−0
𝜹[𝒙𝟎 , 𝒙𝟏 , 𝒙𝟐 , 𝒙]
−𝟏 − 𝟏
8+1 =
𝛿 [𝑥1 , 𝑥2 ]𝑓 = =3 𝜹[𝒙𝟏 , 𝒙𝟐 , 𝒙] = 𝟔−𝟎
5−2 −𝟏−𝟑 𝟏
𝑥2 = 5 8 = −𝟏 = −
𝟔−𝟐
𝟑
7−8
x=6 7 𝛿 [𝑥2 , 𝑥 ]𝑓 = = −1
6−5
𝑓(𝑛+1) (𝜉)
Donc 𝛿[𝜹[𝒙𝟎 , 𝒙𝟏 , 𝒙𝟐 , 𝒙]] = (𝑛+1)!
= −1/3
𝟏
Alors E(3) = |𝑓 (3) − Ρ2 (3)| ≤ 𝟑 |(3 − 0)(3 − 2)(3 − 5)| = 2
(c) On sait aussi que 𝑓́ (0) = 6. Calculer le polynôme d’interpolation de degré minimal passant
par les points q1, q2 et q3, dont la dérivée en x = 0 est égale à 6.
𝑑 0 Ρ ≤ 𝑛 = 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡𝑠(𝑑𝑒𝑔𝑟é 𝑑𝑒 Ρ ≤ 𝑛)
Par définition on a {
P(𝑥𝑖 ) = 𝑓 (𝑥𝑖 ) , ∀ 𝑖
Donc on a 4 points → 𝑑 0 Ρ ≤ 3
𝒂=𝟑 𝒂=𝟑
𝒄 + 𝟐𝒅 = −𝟒 𝒅=𝟏
⇒{ ⇒{
𝒄 + 𝟓𝒅 = 𝟏 𝒃 = −𝟔
𝒃=𝟔 𝒃=𝟔
Exercice9.
82
16𝑥 1 3
On considère la fonction 𝑓(𝑥) = 2
et on se donne les points𝑥0 = 0 ;𝑥1 = 2
;𝑥2 = 1 ; 𝑥2 = 2
∆𝑦0 ∆2 𝑦0 ∆3 𝑦0
𝛲3 (𝑥 ) = 𝑓 (𝑥0 ) + (𝑥 − 𝑥0 ) + (𝑥 − 𝑥0 )(𝑥 − 𝑥1 ) + ( 𝑥 − 𝑥0 )( 𝑥 − 𝑥1 )( 𝑥 − 𝑥2 )
1! ℎ 2! ℎ2 3! ℎ3
On calcule les déférences finies
0 0.5
1.5
0.5 2 4.5
6 18 13.5
1 8
24
1.5 32
3
ℎ = 0.5 : Ρ3 (𝑥 ) = 1/2 + (𝑥 − 0) 1! + (𝑥 − 0)(𝑥 − 1/2)9 + (𝑥 − 0)(𝑥 − 1/2)(𝑥 − 1)18
15 1
= 18𝑥 3 − 18𝑥 2 + 𝑥+
2 2
3 3
1) 𝑓( √2) ≃ Ρ3 ( √2) = 17.3762
2) Estimation
n
Μ Μ
|𝑓 (𝑥 ) − Ρ𝑛 (𝑥 )| ≤ |∏(x − xi )| = |(x − x0 )(x − x1 )(x − x2 )(x − x3 )|
(n + 1)! (n + 1)!
i=0
M 3 3 3 3
= |( √2 − 0)( √2 − 1/2)( √2 − 1)( √2 − 1.5)|
4!
16𝑥 ln 16 𝑥 𝑙𝑛 16 ∗ 𝑙𝑛 16 𝑥 43 (𝑙𝑛 2)3 𝑥
𝑓(𝑥) = ⇒ 𝑓′(𝑥) = 16 ⇒ 𝑓′′(𝑥) = 16 ⇒ 𝑓′′′(𝑥) = 16
2 2 2 2
44 (𝑙𝑛 2)4 𝑥
𝑓 ′′′′ (𝑥 ) = 16 ⇒ 𝑀 = 𝑠𝑢𝑝|𝑓 ′′′′ (𝑥 )| = 𝑓 ′′′′(1.5) = 1891.0
2
83
3 3 m−n+1=1
Donc |𝑓( √2) − Ρ𝑛 ( √2)| ≤ 0.47 ∗ 10+1 ≤ 0.05 = 0.510+1 { ⟹n=1
m=1
3
𝑓( √2) = nombre arrondi ± 2∆x = 2 ∗ 10 ± 10
Exercice 11 :
∑ 𝜆𝑖 𝑙𝑖 (𝑥) = 0 ⇒ 𝜆𝑖 = 0 ∀𝑖
𝑖=𝑜
∑𝑛𝑖=𝑜 𝑓(𝑥𝑖 )𝑙𝑖 (𝑥) est le polynôme d’interpolation de Lagrange ,il est unique et vérifiant.
𝑝𝑛 (𝑥 ) = 𝑓(𝑥 )∀𝑥
Où
𝑝𝑛 (𝑥 ) = 𝑓 (𝑥𝑖 )∀𝑖
⇒ 𝑝𝑛 (𝑥 ) = 𝑓 (𝑥 ) = 0
⇒ 𝜆𝑖 = 0 ∀𝑖
= 𝑙0 (𝑥 ) + 𝑙1 (𝑥 ) … + 𝑙𝑛 (𝑥)
84
⇒ ∑𝑛𝑖=𝑜 𝑙𝑖 (𝑥) = 1
4- Soient f(x) = cos(x) et g(x) = e3x d´efinies sur [0, 1]. Estimer le nombre minimum de points
pour que l’erreur entre la fonction et son polynôme d’interpolation de Lagrange soit inferieure à
0.1, 0.01et 0.001
n
Μ
|𝑓 (𝑥 ) − Ρ𝑛 (𝑥 )| ≤ |∏(x − xi )|
(n + 1)!
i=0
𝜋
Avec Μ = sup|f (n+1)(x)| = 𝑠𝑢𝑝 |𝑐𝑜𝑠 (𝑥 + (𝑛 + 1) 2 )| ≤ 1 et |∏ni=0(x − xi ) | ≤ 1∀𝑥, 𝑥𝑖 ∈ [0,1],
[a ,b] [0,1]
Alors
1
|𝑓(𝑥 ) − Ρ𝑛 (𝑥 )| ≤ ≤ ε → (𝑛 + 1)! ≥ 𝜀 −1
(n + 1)!
D’où
𝜀 = 0.1 → 𝜀 −1 = 10:
(3)! = 6
(3 + 1)! = 24 ≥ 10 → 𝑛 ≥ 3
𝜀 = 0.01 → 𝜀 −1 = 100:
𝜀 = 0.01 → 𝜀 −1 = 100:
Alors
85
3𝑛+1 𝑒 3
|𝑓(𝑥 ) − Ρ𝑛 (𝑥 )| ≤ ≤ε
(n + 1)!
D’où
𝜀 = 0.1
39+1 𝑒 3
= 0.3268383 > 𝜀 = 0.1
(9 + 1)!
310+1𝑒 3
= 0.0891 < 𝜀 = 0.1 → 𝑛 ≥ 10
(10 + 1)!
𝜀 = 0.01
311+1 𝑒 3
= 0.02 > 𝜀 = 0.01
(11 + 1)!
312+1𝑒 3
= 0.0051 < 𝜀 = 0.1 → 𝑛 ≥ 12
(12 + 1)!
𝜀 = 0.001
313+1 𝑒 3
= 0.011 > 𝜀 = 0.001
(13 + 1)!
314+1𝑒 3
= 0.0002204 < 𝜀 = 0.001 → 𝑛 ≥ 14
(14 + 1)!
Exercice 15 :
(a) Évaluer le temps requis pour que la voiture atteigne 18m/s. On utilisera un polynôme de
newton de degré 2 en s’assurant de la plus grande précision possible.
Il faut classer les points par distance croissante par rapport à l’abscisse 𝑣 = 18.On prend donc les 3
abscisses : 20 ;15 et 11 .
86
𝑥𝑖 𝛿 (𝑥𝑖 )𝑡 1DD 2DD
𝑥0 = 20 𝟒. 𝟖
𝛿 [𝑥0 , 𝑥1 ]𝑡 =
3.2−4.8
= 𝟎. 𝟑𝟐
𝑥1 =15 3.2 15−20 0.4 − 0.32
𝛿 [𝑥0 , 𝑥1 , 𝑥2 ] = = −𝟎. 𝟎𝟎𝟖𝟖
11 − 20
𝑥2 = 11 𝛿[𝑥1 , 𝑥2 ]𝑡
1.6 − 3.2
1.6 = = 0.4
11 − 15
Donc
𝑡0 = 20 𝟒. 𝟖
𝛿[𝑡0 , 𝑡1 ]𝑡
3.2 − 4.8
𝑡1 =15 3.2 = 𝛿 [𝑡0 , 𝑡1 , 𝑡2 ]
15 − 20
= 𝟎. 𝟑𝟐 0.4 − 0.32
=
11 − 20
= −𝟎. 𝟎𝟎𝟖𝟖
18
87
𝛿 [𝑥𝑡2 , 𝑡2 ]𝑡
4.2133 − 1.6 = 0.3
=
18 − 11
= 0.371
4.2133
𝑓(𝑛+1) (𝜉)
Donc 𝛿[𝜹[𝒙𝟎 , 𝒙𝟏 , 𝒙𝟐 , 𝒙]] = (𝑛+1)!
= −0.00035
88
Chapitre4: Approximation au sens des moindres carrés
1- L’application
〈… 〉: Ε × Ε → 𝑅
(𝑥, 𝑦) ⟼ 〈𝑥, 𝑦〉
I. .
II.
III. ,
IV.
2- L’application
‖. ‖: Ε × Ε → 𝑅+
𝑥 ⟼ ‖𝑥 ‖ = √< 𝑥, 𝑥 >
3- Un espace vectoriel réel muni par un produit scalaire est dit préhilbertien sur R.
4- Un espace préhilbertien complet pour la norme associée à ce produit scalaire est dit espace
de
Hilbert.
0 𝑠𝑖 𝑖 ≠ 𝑗
< 𝜑𝑖 , 𝜑𝑗 >= {
1 𝑠𝑖 𝑖 = 𝑗
Exemple 3.1.
89
L'application
< . , . > : 𝑅𝑛 × 𝑅𝑛 → 𝑅
définit un produit scalaire sur 𝑅𝑛 et la norme associée à ce produit scalaire est définie par :
L'application
définit un produit scalaire sur C([a, b]) et la norme associée à ce produit scalaire est définie par :
𝑏 1/2
𝑥 = √< 𝑥, 𝑥 > = (∫ 𝑓 (𝑥 𝑑𝑥 ) )2
𝑎
1
3. La famille {1, 𝑥, 2 (3𝑥 2 − 1)} est une base orthonormée de P2 pour le produit scalaire
défini par
1
< 𝑥, 𝑥 >= ∫−1 𝑓 (𝑥 )𝑔(𝑥)𝑑𝑥
2 Position du problème
Soit E un espace vectoriel réel tel que Pn ∁ E, f ∈ E, où Pn est l'espace des polynômes de degré
‖𝑓 − 𝑃∗ ‖ = min‖𝑓 − 𝑃‖
𝑃∈𝑃𝑛
∀ 𝑓 ∈ 𝐸, ∃ 𝜑 ∗ ∈ 𝐹 ∶ ‖𝑓 − 𝜑 ∗ ‖ = min‖𝑓 − 𝜑‖
𝜑∈𝐹
90
De plus, 𝜑 ∗ est caractérisé par
< 𝑓 − 𝜑 ∗ , φ >= 0 ; ∀𝜑 ∈ 𝐹.
Dans notre cas : 𝐹 = 𝑃𝑛 et 𝑑𝑖𝑚(𝑃𝑛 ) = 𝑛 + 1 < ∞, alors d'une part, F est convexe, et d'autre
part, F est complet et donc il est fermé. Donc, le meilleur approximant au sens des moindres
carrésde f dans 𝑃𝑛 existe et il est unique.
P ∈ Pn ⇒ 𝑃 = ∑𝑛𝑗=𝑜 𝑎𝑗 𝜑𝑗 ; 𝑎𝑗 ∈ 𝑅
< 𝑓 − 𝑃 ∗ , P >= 0 ; ∀𝑃 ∈ 𝑃𝑛
𝑛
∗
⇔< 𝑓 − 𝑃 , ∑ 𝑎𝑗 𝜑𝑗 >= 0 ; ; 𝑎𝑗 ∈ 𝑅 , j = 0,1, … n
𝑗=𝑜
Remarquons que ce système admet une et une seule solution car 𝑃∗ existe et il est unique.
le système diagonal
91
< 𝝋𝟎 , 𝝋𝟎 > 𝟎 ⋯ 𝟎 𝒂∗𝟎 < 𝑓 , 𝝋𝟎 >
∗
𝟎 < 𝝋𝟏 , 𝝋𝟏 > ⋯ 𝟎 𝒂 < 𝑓 , 𝝋𝟏 >
( ) ( 𝟏) = ( )
⋮ ⋮ ⋮ ⋮ ⋮
…
𝟎 𝟎 < 𝝋𝒏 , 𝝋𝒏 > 𝒂∗𝒌 < 𝑓 , 𝝋𝒏 >
D'où
‖𝑓 − 𝑃 ∗ ‖ = √‖𝑓‖2 − ∑𝑁 ∗
𝑖=𝑜 𝑎𝑘 < 𝑓 , 𝜑𝑘 >
En effet ;
‖𝑓 − 𝑃∗ ‖2 =< 𝑓 − 𝑃∗ , 𝑓 − 𝑃 ∗ >
𝑁
∗‖
‖𝑓 − 𝑃 = √‖𝑓 ‖2 − ∑ 𝑎𝑘∗2
𝑖=𝑜
Soit F un espace de dimension finie. En partant d'une base quelconque de F, notée {𝜑0 , 𝜑1, . . . , 𝜑𝑛 }
On peut déterminer à la fois une base orthonormée de F, notée {𝑢0 , 𝑢1 , . . . , 𝑢𝑛 }et une autre base
92
𝑢0
ℎ0 = , 𝑜ù 𝑢0 = 𝜑0 ;
‖𝑢0 ‖
𝑢1
ℎ1 = , 𝑜ù 𝑢1 = 𝜑1−< 𝜑1 , ℎ0 > ℎ0 ;
‖𝑢1 ‖
𝑢2
ℎ2 = , 𝑜ù 𝑢2 = 𝜑2 −< 𝜑2 , ℎ0 > ℎ0 −< 𝜑2 , ℎ1 > ℎ1 ;
‖𝑢2 ‖
⋮
𝑘−1
𝑢𝑘
ℎ𝑘 = , 𝑜ù 𝑢𝑘 = 𝜑𝑘 − ∑ < 𝜑𝑘 , ℎ𝑚 > ℎ𝑚 1 ≤ 𝑘 ≤ 𝑛;
‖𝑢𝑘 ‖
𝑚=0
⋮
𝑛−1
𝑢𝑛
ℎ𝑛 = , 𝑜ù 𝑢𝑛 = 𝜑𝑛 − ∑ < 𝜑𝑛 , ℎ𝑚 > ℎ𝑚 .
‖𝑢𝑛 ‖
𝑚=0
{
4. Orthogonalisation de Gram-Schmidt
Lemme 1.21. Soit (𝑢1 , … , 𝑢𝑘 ) une famille orthogonale dans 𝐸 𝑒𝑡 𝑣 ∈ 𝐸. Nous posons :
𝑘
< 𝜑 , 𝑢𝑖 >
𝑢 = 𝜑−∑ 𝑢𝑖
‖𝑢𝑖 ‖2
𝑖=0
Alors
(i) 𝑢 ⊥ 𝑢1 , … , 𝑢𝑘
(i) La famille (𝑢0 , … , 𝑢𝑛 .) ainsi construite est une base orthogonale pour Vect(𝜑0 , … , 𝜑𝑛 )
𝑢
(ii) Si on pose ℎ𝑖 = ‖𝑢𝑖 ‖ , alors (ℎ0 , … , ℎ𝑛 )est une base orthonormée pour Vect(𝜑0 , … , 𝜑𝑛 ).
𝑖
𝑢
Variante : on peut normaliser ℎ𝑖 = ‖𝑢𝑖 ‖ pendant la construction et utiliser la formule
𝑖
𝑛−1
𝑢𝑛 = 𝜑𝑛 − ∑ < 𝜑𝑛 , ℎ𝑚 > ℎ𝑚
𝑚=0
Bien que cette formule semble plus simple, le vecteurs normalisés ei auront souvent une forme plus
compliquée et le plus souvent on n'y gagne rien.
93
3-Application au cas discret
< 𝑔, ℎ, >= ∑N
i=o wi g(xi )h(xi ) ; ∀g, h ∈ C([a, b])oùwi sont des poids.
wi sont des nombres positifs non nuls à la fois. En pratique, on prend des poids égaux.
Lemme : si A est la matrice dont les éléments sont définis par (10) alors det(A)>0.
Corollaire :soit 𝑷∗ (𝒙) = ∑𝒌𝒊=𝒐 𝜶𝒊 𝒙𝒊 la meilleure approximation de degré k au sens des moindres
carrés de f aux points 𝑥𝑖 , 𝑖 = ̅̅̅̅̅
0, 𝑛 avec les poids 𝑤𝑟 , 𝑡𝑞 𝑤𝑟 = 1 , 𝑟 = ̅̅̅̅̅
0, 𝑛, alors on a 𝛼 =
𝒕 𝒕
(𝛼0 , 𝛼1 , … , 𝛼𝑘 ) est la solution unique du système 𝑯 𝑯𝜶 = 𝑯 𝒚 , avec
𝟏 𝟏 ⋯ 𝟏 𝜶𝟎 𝒇 (𝒙 𝟏 )
𝒙 𝒙𝟐 ⋯ 𝒙𝒏 𝜶 𝒇 (𝒙 𝟐 )
𝑯𝒕 = ( ⋮𝟏 ) , 𝜶 = ( ⋮𝟏 ) , 𝒚 = ( ).
⋮ ⋮ ⋮
…
𝒙𝒌𝟏 𝒙𝒌𝟐 𝒙𝒌𝒏 𝜶𝒏 𝒇 (𝒙 𝒏 )
94
Lorsque les 𝑦𝑖 sont issus d’une expérimentation, l’expérimentateur peut effectuer de correction
(d’erreurs du aux appareils) par cette pondération 𝑤𝑖 .
Exemple 1 :soit f une fonction connue en trois points (voir la table 1).
𝑓(𝑥𝑖 ) = 𝑦𝑖 1 0 2
𝑷∗ (𝒙)estla meilleure approximation de degré k=1 au sens des moindres carrés de f aux points
̅̅̅̅ avec les poids 𝑤𝑖 , 𝑡𝑞 𝑤𝑖 = 𝟏 , 𝒊 = ̅̅̅̅̅
𝑥𝑖 , 𝑖 = 0,2 𝟎, 𝟐.
∑ 𝑤𝑟 ∑ 𝑤𝑟 𝑥𝑟 ∑ 𝑤𝑟 𝑓 (𝑥𝑟 )
𝑟=𝑜 𝑟=𝑜 𝑟=𝑜
𝐴= 𝑛 𝑛 ; 𝑏= 𝑛
1+1+1 1∗0+1∗1+1∗2 3 3
𝐴=( 1 2) = ( )
1∗0+1∗1+1∗2 1∗0+1∗1 +1∗2 3 5
1∗1+1∗0+1∗2 3
𝑏=( )=( )
1∗1∗0+1∗0∗1+1∗2∗2 4
𝟑𝜶 + 𝟑𝜶𝟏 = 𝟑 𝟏 𝟏
D’où on a { 𝟎 → 𝜶𝟎 = 𝟐 ; 𝜶𝟏 = 𝟐
𝟑𝜶𝟎 + 𝟓𝜶𝟏 = 𝟒
𝟏 𝟏 𝟏
Donc 𝑷∗ (𝒙) = 𝟐 + 𝟐 𝒙 = 𝟐 (𝒙 + 𝟏)
1 1
Exemple2 :Soient les points 𝑥0 = −1, 𝑥1 = − 2 , 𝑥2 = 2 , 𝑥3 = 1,trouverle polynôme 𝑃 ∈ 𝑃2 qui
réalise le min suivant :
𝑚𝑖𝑛{∑3𝑖=𝑜[|𝑥𝑖 | − 𝑝(𝑥𝑖 )]2 }ou𝑃2 est l’ensemble des polynômes à une variable de degré inférieure ou
égale à2.
95
Solution : 𝑤𝑖 = 𝟏 , 𝒊 = ̅̅̅̅̅
𝟎, 𝟑 𝒙𝒊 -1 -1/2 1/2 1
𝑷 𝒙) = ∑ 𝜶𝒊 𝒙𝒊 = 𝜶𝟎 𝒙𝟎 + 𝜶𝟏 𝒙𝟏 + 𝜶𝟐 𝒙𝟐
∗(
𝒊=𝒐
𝑛 𝑛 𝑛 𝑛
∑ 𝑤𝑟 ∑ 𝑤𝑟 𝑥𝑟 ∑ 𝑤𝑟 𝑥𝑟2 ∑ 𝑤𝑟 𝑓 (𝑥𝑟 )
𝑟=𝑜 𝑟=𝑜 𝑟=𝑜 𝑟=𝑜
𝑛 𝑛 𝑛 𝑛
4 0 5/2 3
𝐴=( 0 5/2 0 ),𝑏 = ( 0 )
5/2 0 17/8 9/4
63 3 𝟔𝟑 𝟑 𝟐
𝐴𝛼 = 𝑏 → 𝛼 = ( ,0 ,− ) → 𝑷∗ (𝒙) = − 𝒙
64 2 𝟔𝟒 𝟐
𝑤 ∶ [𝑎, 𝑏] → 𝑅 + s'annule un nombre fini de fois sur [a, b]. En pratique, on prend w= 1.
1
2 2
La norme associée à ce produit scalaire est définie par :‖g‖ = (∑N
i=o w(x) (g(x)) ) ; ∀g ∈
C([a, b])
96
𝑏 𝑏 𝑏 𝑏
∫ 𝑤(𝑥 )𝑑𝑥 ∫ 𝑤(𝑥 )𝑥𝑑𝑥 ⋯ ∫ 𝑤(𝑥 )𝑥 𝑛 𝑑𝑥 ∫ 𝑤(𝑥 )𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥
𝑎 𝑎 𝑎 𝑎
𝑏 𝑏 𝑏 𝒂𝟎∗ 𝑏
∗
∫ 𝑤(𝑥 )𝑥𝑑𝑥 ∫ 𝑤(𝑥 )𝑥 2 𝑑𝑥 𝑛+1 𝒂
⋯ ∫ 𝑤(𝑥 )𝑥 𝑑𝑥 ( 𝟏 ) = ∫ 𝑤(𝑥 )𝑥𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥
𝑎 𝑎 𝑎 ⋮ 𝑎
⋮ ⋮ ⋮ 𝒂 ∗ ⋮
𝑏 𝑏 𝑏 𝒏 𝑏
… ∫ 𝑤(𝑥 )𝑥 𝑛 𝑓 (𝑥 )𝑑𝑥
∫ 𝑤(𝑥 )𝑥 𝑛 𝑑𝑥 ∫ 𝑤(𝑥 )𝑥 𝑛+1 𝑑𝑥 ∫ 𝑤(𝑥 )𝑥 2𝑛 𝑑𝑥
( 𝑎 𝑎 𝑎 ) ( 𝑎 )
p1 (x) = a1 x + 𝑎0
𝜑1 = x; φ0 = 1; ℎ(𝑥 ) = 𝑓(𝑥)
𝟏 𝟏 𝟏
∫−𝟏 𝟏𝒅𝒙 ∫−𝟏 𝒙𝒅𝒙
𝒂𝟎 ∫−𝟏(𝒙𝟐 + 𝟐𝒙)𝒅𝒙
( 𝟏 𝟏 𝟐 ) (
(𝒂 ) = 𝟏 )
𝟏 ( 𝟐 )
∫−𝟏 𝒙𝒅𝒙 ∫−𝟏 𝒙 𝒅𝒙 ∫−𝟏 𝒙 + 𝟐𝒙 𝒙𝒅𝒙
𝟐
𝟐 𝟎 𝒂
( 𝟐 ) ( 𝟎 ) = (𝟑 )
𝟎 𝒂𝟏 𝟒
𝟑
𝟑
𝑎1 = 2; a0 = 1/3 ; donc
p1 (x) = 1/3 x + 2
𝑎0
Exemple 2 :calculer la meilleure approximation de la forme𝐹 (𝑥 ) = + 𝑎1 cos(𝑥 ) + 𝑎2 sin(𝑥)
2
pour la fonction h(x) = x 2 − 2πx + 2 sur [0,2𝜋]
b
Produit scalaire < 𝑔, ℎ, >= ∫a g(x)h(x)dx
97
2π 1 2π 1 2π 1
∫0 dx ∫0 cos(x)dx ∫0 sin(x)dx
4 2 2 a0
2π 1 2π 2π
∫0 2 cos(x)dx ∫0 cos 2
(x)dx ∫0 sin(x)cos(x)dx ( a1 ) =
2π 1 2π 2π a2
∫0 2 sin(x)dx ∫0 sin(x)cos(x)dx ∫0 sin2 (x)dx
( )
2π 1
∫0 (x 2 − 2πx + 2)dx
2
2π 2
∫0 (x − 2πx + 2)cos(x)dx
2π
∫0 (x 2 − 2πx + 2)sin(x)dx
( )
π 2
0 0 a0 − π3 + 2π
(2 ) (a1 ) = ( 3 )
0 π 0 a 4π
2
0 0 π 0
𝜋3 𝜋3
𝑎0 = 4 (1 − ) ; a1 = 4; 𝑎2 = 0 donc𝐹 (𝑥 ) = 2 (1 − ) + 4 cos(𝑥 )
3 3
98
Série d’exercice n°4
Exercice1 : calculer la droite de meilleure approximation de la fonction :h(x) = x 2 +
2x sur [−1,1]
𝑎0
Exercice 2 : calculer la meilleure approximation de la forme 𝐹 (𝑥 ) = + 𝑎1 cos(𝑥 ) + 𝑎2 sin(𝑥)
2
pour la fonction h(x) = x 2 − 2πx + 2 sur [0,2𝜋].
𝒙𝒊 0 1 2 3
𝒚𝒊 1 1 2 4
−1 1
−1; ; 0; ; 1
2 2
Exercice 5 : Le tableau ci-dessous donne la conductivité thermique k du sodium pour différentes
valeurs de la température. Calculer la parabole de meilleure approximation.
𝑓 (𝑥 ) = 𝑥 3 − 6𝑥 2 − 𝑥 +
1) Déterminer le polynôme 𝑝2∗ de meilleure approximation ausens des moindres carres de f (x)
pourw(x) = 1 et 𝑥𝜖[−1,1].
2) On considère les polynômes orthogonaux 𝐻𝑖 (𝑥) définis par larelation de récurrence :𝐻0 (𝑥 ) =
1; 𝐻1 (𝑥 ) = 2𝑥 𝑒𝑡 𝐻𝑛+1 (𝑥 ) = 2𝑥𝐻𝑛 (𝑥 ) − 2𝑛𝐻𝑛−1 (𝑥 )
Calculer𝐻2 , 𝐻3 et 𝐻4 .
𝑛
on donne :∫−∞ 𝐻𝑛 (𝑥 )𝐻𝑚 (𝑥 )𝑒 −𝑥 𝑑𝑥 = {2 𝑛! √2𝜋 𝑠𝑖 𝑛 = 𝑚
+∞ 2
0 𝑠𝑖 𝑛 ≠ 𝑚
99
Exercice 7 :On considère toujours la fonction f connue expérimentalement en trois points.
Cependant, on considère que les mesures sont entachées d’erreurs (f(0) ≈ 1, f(1) ≈ 3 et f(2) ≈ 7) et
on cherche une fonction f de la forme 𝑓(𝑥) = 𝑎 √ |𝑥 − 1| + 𝑏𝑥 2 .
2- Ecrire le problème de minimisation qui détermine les coefficients a et b au sens des moindres
carrés.
Exercice 8 :
Soient 𝑓 (𝑥 ) = |𝑥 |𝑒𝑡 < 𝑔, ℎ >= ∑4𝑖=0 𝑔(𝑥𝑖 ) ℎ(𝑥𝑖 ), ∀𝑔, ℎ ∈ 𝐶 ([−1; 1]) où
−1 1
𝑥0 = −1; 𝑥1 = ; 𝑥2 = 0; 𝑥3 = ; 𝑥4 = 1
2 2
1. Déterminer le polynôme P de P2 qui réalise la meilleure approximation de f au sens des moindres
carrés.
7 4
2. Vérifier que 𝑄(𝑥) = 3 x 2 − 3 x 4 est le polynôme d'interpolation de f aux points xi, i=0 ,…,4.
3. Dans un même repère, tracer les graphes de f, P et Q sur [−1, 1]. Commenter.
Exercice 9 :
1 −1 3
Exercice 10 : Soit 𝑢1 = (1) ; 𝑢2 = ( 1 ) , 𝑣 = (0)
1 0 3
(i) Vérifier que sont orthogonaux.
Exercice 11: Appliquer la méthode de Gram-Schmidt pour orthogonaliser les bases de sous-
espaces vectoriels de Rn suivantes.
1 0 0
1 1
3 1 1
a) 𝜑1 = (1) ; 𝜑2 = (2), 𝜑1 = ( ) ; 𝑏) 𝜑2 = ( ) , 𝜑2 = ( ),
2 1 0
1 1
1 0 0
101