Statue de l'Émir Abdelkader à Oran
Statue de l'Émir Abdelkader à Oran
Le Constat :
Chaque grande ville au monde est marquée par son patrimoine qui représente la
culture et l’identité de cette ville, ce patrimoine peut être matériel ou immatériel,
ancien ou nouveau, petit ou grand.
A cause de son emplacement stratégique, sa valeur économique et historique, la ville
d’Oran est considérée la plus grande ville de l’Algérie après la capital Alger, on justifie
cela par le fait d’être le premier choix pour accueillir les événements nationaux et
internationaux, sa grande attraction pour les touristes étrangers et locaux et la
disponibilité de toutes les installations nécessaires qui facilitent la vie de ses
résidants.
Comme plusieurs villes dans le monde, l’état algérien a essayé de marquer la
présence algérienne, arabe et musulmane à Oran, Un nouveau projet architectural
d’envergure va prendre place sous les prochains mois. Il s’agit d’une statue
gigantesque, érigée à l’effigie de l’éminent Émir Abdelkader sur les hauteurs de la
ville.
La statue majestueuse à l’effigie de l’illustre Émir Abdelkader, le fondateur du premier
Etat algérien moderne, à la fois chef de guerre, remarquable stratège, fin lettré et
héros magnanime, surplombera la radieuse cité portuaire de l’ouest algérien.
S’il n’a pas donné de date exacte pour la livraison du projet, le wali d’Oran a tout de
même révélé plusieurs détails intéressants sur la réalisation de la statue, notamment
ses principales caractéristiques, sa hauteur ainsi que son emplacement exact.
Pour ce qui est de l’emplacement, la statue sera érigée au sommet du mont
Murdjadjo, un endroit stratégique qui offre une vue dégagée sur la baie d’Oran. De
par sa localisation, la statue de l’Émir Abdelkader devrait aussi dépasser le fort Santa-
Cruz en hauteur, en faisant le nouveau monument le plus haut de la ville.
Cette statue a reçu de nombreuse critique du grand public, comme en témoignent les
articles de journaux et les interviews télévisées. Certains ont attribué cela au manque
de faisabilité et la rentabilité d’un statut, d’autres ont avancé que les dirigeants de la
ville d’Oran devraient concentrer et investir dans les problèmes de la ville, et d’autres
ont critiqué la statue elle-même après que des images imaginaires de sa hauteur et
de sa forme aient été publiées.
2. Les questions :
Est-ce que la statue de l’Emir Abdelkader est le Meilleur moyen pour presenter
la ville d’Oran ?
Comment on peut présenter la ville autrement ?
3. Les hypothèses :
Établir un contre-projet de la statue au niveau du plateau Mouley Abdelkader,
un projet rentable sur le plan économique et sociale en présentant la ville
d’Oran.
4. Les objectifs
Marquée la présence algérienne, arabe et musulmane.
Un projet rentable au niveau sociale et économique.
Ouvre les portes et motive l’évolution urbaine de la ville (par la vue sur la
cinquième façade urbaine).
1. La ville d’Oran, quelle image ?
Oran est une ville portuaire située sur la côte nord-ouest de l'Algérie, bordant la mer
Méditerranée. Elle est l'une des plus grandes villes du pays et joue un rôle
économique et culturel important. Oran possède une riche histoire, marquée par
diverses influences, notamment arabes, espagnoles et françaises.
La ville est réputée pour son port dynamique, qui a contribué à son développement
économique. Oran est également connue pour son mélange unique de cultures,
reflété dans son architecture, sa cuisine et son patrimoine artistique. Les visiteurs
peuvent découvrir des sites historiques tels que la vieille médina, la mosquée
Abdelhamid Ben Badis, ainsi que des places animées et des marchés colorés.
Oran est également renommée pour sa scène musicale vibrante, avec un héritage
musical diversifié allant du raï à la musique andalouse. La ville attire également les
amateurs de plage avec ses magnifiques côtes. En résumé, Oran est une destination
fascinante, mêlant histoire, culture, et une atmosphère méditerranéenne animée.
Dans nos jour, l’image patrimoniale et touristique de la ville d’Oran se limite à être le
berceau de la musique Rai, un bijou de l’architecture coloniale française et espagnole,
et pour certains, un lieu de plaisir, de jeu et de fête.
Pour beaucoup de gens, algériens ou étrangers, la ville d’Oran est une ville d’origine
espagnoles développée par les français, cela est le résultat d’un sondage établi par
1000 participants de différents origines et lieu de résidences.
En 2021, juste avant les jeux méditerranéens à Oran, l’Etat a motivé une compagne de
publicité et de promotion du tourisme dans la ville, menée au niveau des réseaux
sociaux (spécialement YOUTUBE par des influenceurs et des voyageurs connus au
niveau mondial comme Joe Hattab, Khoubey, Loukman DZ …)
Cette compagne, qui avait un succès remarquable dans la promotion de la ville à
grande échelle à l’intérieur et à l’extérieur du pays, a motivé le courant de pensé
mentionner, par la présentation du patrimoine espagnole et français comme le seul
dans la ville.
Cette idée a évalué pour plusieurs raisons :
Le manque des édifices qui marque la présence algérienne, arabe et
musulmane a cause de la politique du pays qui concentre sur la construction
des logements et les équipements en abondant le cotés touristique.
La disparition des anciens bâtiments de la période arabo-musulmane
(902/1506) a cause de la succession des civilisations.
Le manque de la promotion de la période arabo-musulmane à Oran
(902/1506)
2. Le tourisme à Oran
Oran, la deuxième ville d'Algérie, est un port animé avec une riche histoire et
beaucoup de dynamisme. La ville offre aux visiteurs une variété d'attractions,
notamment des sites historiques, des plages magnifiques, une vie nocturne animée et
une cuisine délicieuse.
D’après le même Sandage, la question été (pour les non oranais) : si un jour vous
venez à Oran, quels endroits visitiez-vous ?
Comme prévu, les réponses tournaient autour les anciens constructions espagnoles et
françaises (le santa Cruz, la cathédrale, le centre-ville …), en plus de certains bâtiment
modernes tels que le complexe sportif Miloud Hadfi, le Sheraton (hôtel Oran Bey
actuellement), la Mosquée Ibn Badis …
Dans la deuxième partie de la question, posé pour les gents qui ont visités Oran
auparavant et même pour les oranais : Y a-t-il une différence entre votre vision de la
ville avant et après votre visite ?
Comme prévu encore, la réponse est la même, les participant ont tous convenu que la
ville d’Oran a bien plus à offrir aux touristes que de simples antiquités espagnoles et
françaises, ils ne savaient pas que la ville avait des origines arabo-musulmanes et que
les ottomans y étaient passés et y ont laissé quelques monuments comme la
mosquée de la perle, le palais du bey, les bains turc ….
3. L’Emir Abdelkader
L'émir Abdelkader, né en 1808 dans la région de Mascara en Algérie, a émergé
comme une figure emblématique de la résistance algérienne face à la colonisation
française au XIXe siècle. Fils d'une lignée noble, il a montré très tôt des signes de
leadership et a été reconnu pour sa bravoure.
En 1830, lorsque les troupes françaises ont commencé à envahir l'Algérie, Abdelkader
a pris les rênes de la lutte contre l'occupation. Ses tactiques militaires habiles et sa
capacité à unir les tribus arabes et berbères en ont fait un leader respecté. Il a
remporté plusieurs victoires contre les forces françaises, devenant ainsi l'émir d'une
Algérie indépendante de facto.
Cependant, en 1847, Abdelkader a été capturé par les troupes françaises lors de la
prise de sa forteresse. Plutôt que d'être exécuté, il a été emmené en captivité en
France. Sa capture a suscité l'admiration même de ses ennemis, et il est finalement
libéré en 1852, après la pression internationale.
la France reconnaît plus tard son rôle et lui accorde l'exil en Orient, où il a poursuivi
une vie d'étude, d'écriture et de diplomatie. Il s'est forgé une réputation
internationale en tant que philosophe et homme d'État, recevant même la médaille
de la Légion d'honneur de la France.
L'émir Abdelkader est également loué pour son engagement envers la tolérance
religieuse. Pendant son règne en Algérie, il a protégé les minorités chrétiennes et
juives, ce qui a contribué à son image de leader humaniste. Son influence s'étend au-
delà des frontières de l'Algérie, laissant un héritage durable de courage, de tolérance
et de résistance. Il est décédé en 1883 en Syrie, mais son nom demeure synonyme de
la lutte pour la dignité et la justice dans l'histoire algérienne.
4. L’Emir Abdelkader dans le monde
En Algérie, plusieurs édifices, institutions et boulevards, et même communes sont
baptisés au nom de l’Émir Abdelkader. C’est le cas d’une commune de la wilaya d’Aïn
Témouchent, et une autre dans la wilaya de Jijel, une université à Constantine, une
mosquée et sa zaouïa, à Mascara.
À Alger, une place porte le nom de l’Émir Abdelkader avec une statue à son effigie.
A Oran, la rue Emir Abdelkader est un axe très important au niveau du centre-ville,
ainsi qu’une statue de ce dernier au niveau du rondpoint pépinière.
En Tunisie, une rue porte le nom d’AbdelKader à Sfax. En France, une place est
baptisée au nom de l’Émir Abdelkader à Paris, à Lyon, à Toulon, et à Amboise.
Dans cette dernière ville, une sculpture représentant l’Émir a été récemment
inaugurée. Aux États-Unis d’Amérique, une ville située dans l’Iowa porte le nom
d’Elkader. Au Mexique, une statue de l’Émir Abdelkader est aussi réalisée en 2008.
Enfin, un buste d’Abdelkader est inauguré à Genève.
La Wali d’Oran a mentionné que cette statue (42 mètres) va être la plus haute du
monde, plus que la statue du christ rédempteur (39 mètres), certains titres de la
presse algérienne notent toutefois que le Christ rédempteur n’est pas la plus haute
statue du monde et que celle de l’émir ne parviendra pas à détrôner les 182 mètres
de la Statue de l’Unité en Inde, ni un certain nombre d’autres statues à travers le
monde qui dépassent nettement les 42 mètres de hauteur.
Une tranche de la population oranaise voit qu’il y a plusieurs autres personnalités
célèbres et oranaises qui représentent la ville d’Oran, comme Ahmed Zabana, plus
que l’Emir Abdelkader qui est d’origine de la ville de Mascara.
Certain ont mentionné : Au-delà de l'incompréhension, le projet suscite la moquerie
de nombreux internautes, le laser évoquant d'autres épées plus hollywoodiennes....
6. Conclusion
On remarque que la ville d’Oran manque d’un édifices qui représentes la ville comme
un ville algérienne-musulmane, la raison pour laquelle l’Etat algérien a lancé ce projet
est de marquer la présence algérienne avec une métaphore de dominance au-dessus
du fort santa Cruz (espagnol) et l’église santa Cruz (française), mais le choix d’une
statue de l’Emir Abdelkader n’a pas été bien accueilli par la plupart des citoyens dans
leur différentes positions dans la société pour des raisons économique, identitaire et
de faisabilité.
2. L’histoire d’Oran
1.1 Origines d’Oran
Aux origines de la ville d’Oran, nous pouvons dire qu’elle n’existait que jusqu’au
10ème siècle1. En ce temps, il n’y avait qu’un ensemble de maisons entourées d’un
mur en maçonnerie (La Casbah n’existait pas encore), selon le récit de l’historien
arabe Abu Obeide-El Bekri dans son livre Description de l’Afrique du nord, écrit en
1067 (460 hégire).
Cet endroit fut fondé par Ibn Abi Aun Mohamed Iben Abdun, avec l’aide de marins
andalous qui fréquentaient un port voisin, et avec l’accord des deux tribus des Nefza
et des Mosguen qui occupaient cette région : précédant la tribu des Azdadja. En effet,
ce sont les musulmans andalous qui ont fondé la ville d’Oran et été les compagnons
du Corachi du général Omeya El Malek Iben Omeya en 902-903 (290 de l’hégire).
A cause d’une multitude de tribus qui se présentèrent à la ville, selon El Bekri,
demandant la reddition des Beni Mozguen, qui était une tribu vivant aux alentours
d’Oran pour se venger d’eux. Cela dit, les cordouans empêchèrent ce conflit qui avait
engendré une lutte pour la ville en l’assiégeant, en la conquérant et en empêchant
l’accès à l’eau.
Ainsi, les Beni Mozguen ont fui de la ville durant une nuit obscure profitant de la
protection des Azdadja. A la fin, les oranais se verront obligés de céder les villes avec
ses trésors et ses approvisionnements pour sauver leurs vies. La ville a été prise en
Juillet-Aout 910 (le mois de Dou-El-Caida 297).
Oran est redevenue une ville Fatimi entre les mois d’Avril et Mai 911. Les oranais
revénèrent à leurs maisons avec l’autorisation de Daud Iben Sulat, gouverneur de
« Tihert » (aujourd’hui Tiaret), Proclamant à Mohamed Ibn Aun gouverneur de la ville.
Avec le temps, il commença à développer et à embellir la ville plus qu’elle ne l’était
avant, en élargissant l’enceinte, créant la Alcazaba, construisant de belles maisons et
un « suk » (marché)4.
Dix-huit ans après, Oran tomba une autre fois dans la main des Omeya en 929.
Mohamed Iben Khazer, chef de Maghroua a pris pouvoir de la ville pour le compte du
Calife Omeya, Abdelrahman II, et établissant son fils El Kheir comme gouverneur5.
Toutefois, après une longue période, la lutte continua entre les Fatimis et les Omeya,
et Oran passa d’un gouvernement à un autre jusqu’à l’arrivé des Almoravides et les
Almohades.
Dès lors, commença un nouveau chapitre sur la lutte du pouvoir. De cette période, il
est difficile de trouver des documents sur la description de la ville d’Oran et de son
système défensif.
Jusqu’à 1347, le sultan Ali Abu El Hasen laissa les villes d’Oran et de Tlemcen sous la
dynastie des Merinides10. A Oran, Abu El Hasen édifia Bordj El Ahmar11 et Bordj El
Marsa12. Alonso Acero a développé en disant qu’après la venue des Merinides, Oran
possédait des murailles et des châteaux, tous deux à finalité défensive, un ensemble
de mosquées, des collèges, des hôpitaux et des marchés. Où se développaient les
différentes facettes de la vie civile et religieuse.
Il est indispensable de se rappeler qu’avant cette période Oran ne connaissait pas
d’ouvrages de fortification mais elle avait une muraille et une casbah. Les premières
fortifications connues étaient celles des deux châteaux qu’a construit Abu El Hasan,
Bordj el Marsa et Bordj el Almar étaient les premiers qu’a connu la ville d’Oran et son
port voisin Mers-El-Kebir.
Après l’occupation des Merinis, les Beni Zian aussi ont fait leur entrée à Oran et ont
profité de leur présence durant ce temps14. Plus tard, Oran et Mers-El-Kebir
passèrent sous domination espagnole, qui a durait trois siècles (1505-1509-1792).
Cela dit, sur l’occupation d’Oran par les portugais, durant le 15ème siècle, il existe
des divergences entre les historiens.
Commandés par les vétérans des guerres d’Italie, les espagnoles conquérèrent El
Marsa El Kebir en 1505 et Oran en 1509. Au lendemain de sa chute, le 17 mai 1509,
Oran est désertée de ses habitants et totalement occupée par les troupes
espagnoles. « C'est la plus belle ville au monde », s'écrie le cardinal Jiménez de
Cisneros après avoir vu la ville qu'il vient d'annexer pour le compte des rois
catholiques15. Cette même année, il fait construire sur les ruines de la mosquée Ibn
El Beitar l'église Saint-Louis qui domine la vieille ville.
Malgré ses fortifications, la ville est l'objet d'incessantes attaques jusqu'au pied
même des remparts. 1708, le Bey ottoman Mustapha Ben Youssef annexe la ville qui
devient pratiquement déserte. Les Espagnols la récupèrent en 1732. Oran retrouve
alors pour quelques années une croissance continue qui l'oblige à se développer hors
de ses murs. Les remparts sont peu à peu démolis. En 1770, Oran compte 532
maisons particulières et 42 édifices, une population de 2 317 personnes plus 2 821
déportés libres qui vivent du négoce. Entre 1780 et 1783, Charles III d'Espagne
propose à l’Angleterre d’échanger Oran contre Gibraltar. Mais en 1790 un
tremblement de terre et l'incendie qui s'ensuit font plus de 3 000 victimes et
détruisent complètement la ville.
Après une première annexion de la ville entre 1708 et 1730, le Dey d'Alger négocie
entre 1790 et 1792 la cession de la ville et en fait la capitale du beylik de l'Ouest
jusqu'en 1830 au détriment de Mascara.
Le 8 octobre 1792, il accorde diverses faveurs aux Juifs pour qu’ils se réinstallent à
Oran. En 1793 s'achève la construction de la Mosquée du bey Mohamed el Kébir, qui
servit de Médersa et de cimetière familial au bey. En 1793 toujours, le bey fait
reconstruire le mausolée (Goubba) du saint patron de la ville Sidi El Houari. En 1794,
des pèlerins venus de la Mecque apportent une nouvelle épidémie de peste et la ville
redevient pratiquement déserte.
À partir de 1890, la ville connait une croissance continue. La ville dépasse les 100 000
habitants au changement de siècle. À l'étroit à l'intérieur de ses remparts, elle sort de
ses limites, se développe sur le plateau vers Karguentah. De nombreux faubourgs se
créent : Saint-Antoine, Eckmuhl, Boulanger, Delmonte, Saint-Michel, Miramar, Saint-
Pierre, Saint Eugène, Gambetta.
L’idée est d’établir un projet qui représente cette période de la ville sur le plan urbanisme,
architectural, social et économique.
Le projet va être inspirer et une projection des idées du livre « condition de la renaissance »
du fameux chercheur musulman Malek Bennabi.
Dans ce livre, Bennabi analyse les causes de la décadence du monde musulman et propose
des solutions pour sa renaissance. Il s'appuie sur une analyse sociologique et historique pour
montrer que la décadence du monde musulman est due à une rupture entre la religion et la
civilisation.
Le terrain d’intervention va être le plateau Mouley Abdelkader, car son emplacement
stratégique (le point le plus haut de la ville, vue sur la mer et sur les différentes parties de la
ville) et la présence d’autre construction espagnole et françaises comment le fort santa Cruz
et l’Eglise santa Cruz (le projet sert comme un contreprojet des anciennes constructions et
qui marque la transition et les différentes époques témoignées par la ville d’Oran).
Oran a connu plusieurs civilisations qui ont occupé son territoire pendants un bon moment,
commençant par les arabo-andalous, les espagnoles, les ottomans et les français avant
l’indépendance, chaque civilisation a marqué sa présence par des construction qui
représentes ces dernières, comme le fort santa Cruz (espagnole), l’église santa Cruz
(français).
Dans nos jour, l’image patrimoniale de la ville d’Oran se limite à être le berceau de la
musique Rai, un bijou de l’architecture coloniale française et espagnole, et pour certains, un
lieu de plaisir, de jeu et de fête, cela est évidant à travers la compagne de publicité et de
promotion du tourisme dans la ville, menée au niveau des réseaux sociaux (spécialement
YOUTUBE par des influenceurs et des voyageurs connue au niveau mondial comme Joe
Hattab, Khoubey, Loukman DZ, Mohamed Djamel Taleb …).
Cette compagne, malgré son succès dans la promotion de la ville a grande échelle a
l’intérieur et à l’extérieur du pays, a négligé un des aspects importants de l’histoire oranaise,
qui est pour certains le plus important, la période arabo-musulmane.
Sur le plan historique, Oran a été fondée par les Arabes en 902. La ville a ensuite été
gouvernée par les dynasties arabes successives, dont les fatimides, les Almoravides, les
Almohades, les Zianides. Cette longue période de domination arabe a laissé une empreinte
profonde sur l'histoire, la culture et l'urbanisme de la ville.
Cette période, connue et étudiée que par quelques historiens contemporains, n’a pas été
intentionnellement ignorée, car le manque de manuscrits, les dessins, les plans et le peu
d’écrit et de détails sur cette époque, le manque des monuments et les traces qui
représentent et racontent l’histoire de cette période et la transformation des autres par les
civilisations qui ont venu après
La ville d'Oran a rapidement prospéré grâce à sa position stratégique sur la côte
méditerranéenne. Elle est devenue un important centre commercial et maritime, et a
également joué un rôle important dans la diffusion de l'islam en Afrique du Nord.
En 1509, la ville a été occupé par les espagnole, en 1709 par les ottomans, en 1732 encore
par les espagnoles, en 1792 encore par les ottomans, en 1831 par les français et de 1962
jusqu’à nos jour par les algériens, en basant sur la chronologie de la ville, on peut dire
qu’Oran a connu une période plus arabo-musulmane que les autres périodes, mais d’une
manière différentes par rapport à les autres ville arabo-musulmanes, à cause de l’influence
des autre civilisations qui ont occupé la ville pendant un bon moment et qui ont laisser des
traces architecturales et sociales jusqu’à nos jours.
Sur le plan social, la population d'Oran est majoritairement arabe et musulmane. Selon le
recensement de 2008, 95 % des habitants de la ville sont musulmans et 80 % sont d'origine
arabe. Cette composition démographique reflète le poids de l'histoire arabe et musulmane
dans la ville.
De nombreux chercheurs célèbres, arabes et non-arabes, anciens et actuels, ont touché au
côté arabo-islamique de la ville d’Oran, nous citons parmi eux :
Ibn Khaldoun, un historien et sociologue tunisien du XIVe siècle, a écrit dans son œuvre
"Muqaddimah" en que l'Algérie, y compris Oran, a joué un rôle majeur dans la diffusion de la
culture arabo-musulmane en Afrique du Nord. Il a mis en avant l'importance de la langue
arabe et de l'islam dans la région. Il a dit « Oran surpasse toutes les autres villes dans son
commerce et est un paradis pour les malheureux. Celui qui vient pauvre dans ses murs
deviendra riche. »
Al-Bakri (XIe siècle) : « Oran est une ville grande et prospère, située sur une côte fertile. La
plupart de ses habitants sont des Arabes. »
André Nouschi, un historien français spécialisé dans l'histoire de l'Algérie, a affirmé que
l'islamisation de l'Algérie a eu un impact significatif sur la culture et la société d'Oran. Les
coutumes, les traditions et la religion sont devenues des éléments centraux de l'identité de la
ville.
Albert Hourani, un historien britannique d'origine libanaise, a décrit dans son ouvrage
"Histoire des peuples arabes" comment la présence arabo-musulmane en Algérie a façonné
la ville d'Oran au fil des siècles. Il a souligné que la langue arabe, la culture islamique et la
tradition culinaire ont tous contribué à l'identité de la ville.
Ibn Battuta, un célèbre voyageur marocain du XIVe siècle, a visité Oran lors de ses voyages
en Afrique du Nord. Il a témoigné de la présence de la culture arabo-musulmane dans la ville,
soulignant la grande mosquée d'Oran comme un symbole de la foi islamique, « "Oran est une
grande ville musulmane avec une grande mosquée et un marché animé. »
Abdelwahab Meddeb (écrivain tunisien) : « Oran est une ville à la fois arabe et
méditerranéenne. Elle est le fruit d'un métissage culturel riche et complexe. »
Ces chercheurs ont tous mis en évidence l'influence historique et sociale de la culture arabo-
musulmane sur la ville d'Oran. Cependant, il est également important de noter que la
diversité culturelle et religieuse peut être présente dans de nombreuses villes, et Oran ne fait
pas exception. La ville peut également avoir des éléments culturels, linguistiques et religieux
diversifiés en raison de son histoire et de sa géographie unique.
L’état algérien a essayé de présenter ce côté de l’identité oranaise par un projet qui est la
statue de l’Emir Abdelkader au niveau du plateau Mouley Abdelkader, ce projet qui a subi
beaucoup de critique par rapport à sa faisabilité, utilité et la manière de présenter l’identité
d’Oran par un personnage qui n’est pas oranais (Masscara).
A la différence d'Alger, qui fut dès le XVIe siècle une capitale et qui compta dans ses murs au
XVIIe plus de 100.000 habitants l, Oran n'a jamais été qu'une petite ville dont la population
ne dépassa guère 20.000 âmes, aux plus beaux jours d'une prospérité fragile. Son avènement
comme grande cité est un fait tout contemporain.
Jusqu'en 1831, elle dut assurément quelque importance à sa position et à sa qualité de place
forte ; mais si elle put être, avant l'occupation espagnole, un entrepôt et un lieu d'échanges,
elle ne fut même pas, à vraiment parler, ce qu'on appelle un port.
Oran a été fondée par les Arabes en 902. La ville a ensuite été gouvernée par les dynasties
arabes successives, dont les Almoravides, les Almohades, et mérinides et les Zianides. Cette
longue période de domination arabe a laissé une empreinte profonde sur l'histoire, la culture
et l'identité de la ville.
La ville d'Oran a rapidement prospéré grâce à sa position stratégique sur la côte
méditerranéenne. Elle est devenue un important centre commercial et maritime, et a
également joué un rôle important dans la diffusion de l'islam en Afrique du Nord.
Une petite bourgade fondée en l'année 290 de l'Hégire (903), sur un territoire occupé par
des tribus berbères Azdadja, les Nefza et les Mosguen, par Mohammed ben Abou' Aoun,
Mohammed ben' Abdoun et une bande de marins andalous venus d'Espagne. Sans nul
doute, ils avaient en vue de créer un point d'appui pour les relations commerciales de leur
contrée d'origine avec l'intérieur du pays africain, notamment avec Tlemcen, ville marchande
déjà importante qui devait devenir la capitale du Maghreb central.
La nouvelle agglomération occupait la rive gauche du ravin et s'adossait aux premières
pentes du Murdjadjo pour des raisons défensives.
Oran ne fut jamais assez fort pour être la tête d'un Etat indépendant, même aussi réduit en
dimensions que celui de Ténès, et sa destinée a été d'être ballotté entre les maîtres de l'Est,
du Sud, de l'Ouest et du Nord, assiégé par les compétiteurs, pillé par eux, souvent aussi
bloqué par les tribus voisines.
Ce qui avait déterminé ses fondateurs à choisir cet emplacement, c'était évidemment la
présence d'une magnifique rade, dont la partie Nord-Ouest était particulièrement abritée.
C'est là, à Mers el-Kebir, qu'ils se seraient établis, si la topographie trop accidentée du littoral,
les difficultés de communication avec l'intérieur, et l'absence d'eau — raison capitale — ne
les en avaient écartés.
Oran comme Tlemcen, profita de l'exode des Juifs espagnols vers les villes africaines, et cela
dès la première migration qui suivit la persécution de 1391 et l'arrivée des Israélites de
Majorque, sous la conduite de Isaac ben Checheth Barfat, dit Ribach et de Rabbi Simon ben
Zemah Duran.
Les souverains du pays ont accueilli ces immigrants avec plus que de la bienveillance et les
ont traités souvent mieux que leurs coreligionnaires indigènes. Leur nombre. Fut renforcé
par de nouveaux arrivants expulsés d'Espagne après la prise de Grenade, en 1492.
Ibn Haouqâl, à la fin du Xe siècle, se contente de noter que « c'est au port d'Oran que se fait
le commerce avec l'Espagne ; les navires y apportent des marchandises et s'en retournent
chargés de blé. »
Edrisi, au milieu du XIIe, est le premier à signaler que l'on trouve à Oran « de grands bazars,
beaucoup de fabrique », et que le commerce y est florissant. « On y trouve des fruits en
abondance, du miel, du beurre, de la crème et du bétail, tout à très bon marché... Les
habitants de cette ville se distinguent par leur activité. »
Léon l'Africain — mais alors nous sommes au début du XVIe siècle — « Oran, écrit-il, est une
grande cité, contenant environ 6.000 feux. » Cela correspond à environ 25.000 habitants. «
Elle est bien fournie d'édifices et de toutes choses qui sont séantes à une bonne cité, comme
collèges, hôpitaux, étuves et hôtelleries, étant ceinte de belles et hautes murailles. » Il parle
au passé quand il ajoute : « La plus grande partie des habitants était d'artisans et tissiers de
toiles, avec plusieurs citoyens qui vivaient de leurs revenus, combien cfc'il fût petit : car à
vouloir s'y tenir sans s'adonner à quelque art, il se fallait contenter avec du pain d'orge. »
Sur la ville même d'Oran, les géographes, les voyageurs musulmans, trop discrets
généralement sur sa population.
Tout d'abord, si la ville fut, sous la domination musulmane, dotée de quelques améliorations
destinées à sa défense, la petite plage et l'abri sommaire qui s'étendaient à ses pieds, le
rivage étant à un « jet de pierre » de ses murs, en dehors de l'enceinte, ne paraissent pas
avoir reçu le moindre aménagement avant l'occupation espagnole. Ils ne constituèrent donc
qu'un embarcadère ou un débarcadère par temps calme. Les opérations se faisaient en
principe à Mers-el-Kebir, où les marchandises à destination ou en provenance d'Oran étaient
transbordées du navire sur des barques ou inversement. Elles ne pouvaient donc être
effectuées si la mer était trop agitée.
El Maqaddesi, au début du XIe, parle d'Oran comme d'un « port fortifié d'où l'on s'embarque
nuit et jour pour l'Espagne ». Edrisi déclare que « les navires espagnols se succèdent sans
interruption dans ses ports ». Le blé des environs de Tlemcen et sans doute aussi le bétail
étaient les objets principaux de l'exportation.
L'une des périodes marquantes de l'histoire d'Oran remonte à la période médiévale, lorsque
la ville était sous domination musulmane. Plusieurs dynasties arabes et berbères ont
gouverné la région au fil des siècles. Les principaux groupes incluent les Omeyyades, les
Almoravides, les Almohades, les Mérinides et les Zianides. Ces dynasties ont exercé leur
influence sur Oran à différentes époques, apportant avec elles leurs propres contributions
culturelles, économiques et architecturales
Oran fut en effet, pour toutes les civilisations qui ont l’occupée, comme port de Tlemcen, un
entrepôt du commerce du Soudan, spécialisé dans le commerce de transit, prospère sous les
Zeyanides, commerce sur lequel nous ne manquons pas de renseignements. Tous les ans une
caravane, à laquelle se mêlaient quelques marchands chrétiens, gagnait Sidjilmâssa, au
Tafilalet, par Oudjda, Fez, Tadelah Aghmat, et de là Oualata (Youalaten), puis Tokrour sur le
Niger, dans le royaume de Melli. Elle y portait les produits de l'industrie tlemcénienne et des
marchandises européennes et ramenait de l'ivoire, de la poudre d'or, de l'ambre gris, des
pluies d'autruche et des esclaves.
Les Génois et les Vénitiens, à l'époque de la splendeur de leurs républiques, furent
d'excellents clients pour tout ce trafic, même pour le moins avouable, on trouve même des
renseignements des hôtels destinés uniquement pour ces travailleurs au niveau du Marsa El-
Kébir.
Or la décadence de Tlemcen, prodrome de la ruine, était déjà consommée au début du XVIe
siècle : c'est une raison suffisante pour croire que les Espagnols, quand ils se rendirent
maîtres d'Oran, le 17 mai 1509, ne recueillirent qu'un médiocre héritage.
Analyse de site
Au niveau de la montagne :
1. Le plateau Mouley Abdelkader
2. Quartier les planteurs
3. Quartier ras el Ain
4. Fortification espagnole
5. Des maisons individuelles et des petits équipements
Au niveau du site :
1. La mosquée Ribat Al-Talaba
2. Caserne militaire
3. Air de jeux et de détente
4. Sanitaires
5. Cantine
6. Poste transformateur
7. Tour de communications
8. Kiosque
9. Station de téléphérique
Le Musée des civilisations de l'Iran est un musée construit en 2016 pour abriter les
antiquités de l'Iran. Le musée est conçu pour raconter l'histoire de l'Iran à travers les âges. Il
utilise une variété de styles architecturaux, y compris l'architecture antique iranienne, pour
créer un sentiment de profondeur et de richesse.
Le Musée des arts de la Chine est un musée construit en 2019 pour abriter les arts de la
Chine. Le musée est conçu pour présenter l'art chinois sous un jour nouveau. Il utilise des
technologies modernes, telles que les projections et les hologrammes, pour créer une
expérience immersive.
Le Louvre Abu Dhabi (Abou Dabi, Émirats arabes unis) - Style Contemporain inspiré de
l'Islam médiéval : Conçu par l'architecte Jean Nouvel, le musée s'inspire des cités historiques
avec ses dômes géométriques flottants rappelant l'architecture des souks arabes.
Le tourisme est une activité économique importante, générant des milliards de dollars de
revenus chaque année. Il crée des emplois dans les secteurs de l'hébergement, de la
restauration, des transports, des attractions et des loisirs. Le tourisme peut également
contribuer à la promotion de la culture et du patrimoine d'un pays ou d'une région.
Le tourisme culturel, qui consiste à visiter des sites historiques et culturels, tels que des
musées, des monuments et des sites archéologiques.
Le tourisme de loisirs, qui consiste à se détendre et à profiter de la nature, par exemple en
allant à la plage, en faisant du camping ou en pratiquant des sports nautiques.
Le tourisme d'affaires, qui consiste à voyager pour des raisons professionnelles, telles que
des conférences, des réunions ou des événements.
Le tourisme de santé, qui consiste à voyager pour des raisons de santé, telles que des
traitements médicaux ou du bien-être.
Le tourisme culturel est un type de tourisme qui consiste à visiter des sites historiques et
culturels, tels que des musées, des monuments et des sites archéologiques. Il peut
également inclure la participation à des événements culturels, tels que des festivals, des
concerts et des spectacles.
Il existe de nombreux types de tourisme culturel, chacun avec ses propres objectifs et
intérêts. Voici quelques-uns des types les plus courants :
Le tourisme historique consiste à visiter des sites historiques, tels que des ruines, des forts
et des châteaux. Il permet aux touristes d'en apprendre davantage sur le passé d'un lieu.
Le tourisme archéologique consiste à visiter des sites archéologiques, tels que des fouilles et
des musées. Il permet aux touristes d'en apprendre davantage sur l'histoire ancienne d'un
lieu.
Le tourisme artistique consiste à visiter des musées, des galeries d'art et des studios
d'artistes. Il permet aux touristes d'apprécier l'art et la culture d'un lieu.
Le tourisme littéraire consiste à visiter des lieux liés à des écrivains et à leurs œuvres. Il
permet aux touristes d'en apprendre davantage sur l'histoire littéraire d'un lieu.
Le tourisme musical consiste à visiter des lieux de musique live, tels que des salles de
concert et des festivals. Il permet aux touristes de profiter de la musique d'un lieu.
Le tourisme culinaire consiste à découvrir la cuisine d'un lieu. Il permet aux touristes de
goûter aux plats locaux et d'en apprendre davantage sur la culture culinaire d'un lieu.
Le tourisme culturel peut être un moyen enrichissant d'apprendre sur le passé, la culture et
l'art d'un lieu. Il peut également être un moyen de se détendre et de profiter de l'histoire et
de la culture.
Selon les données de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), voici les 10 pays les plus
visités au monde en 2022 :
1. France (89,4 millions de visiteurs)
2. Espagne (83,7 millions de visiteurs)
3. États-Unis (79,1 millions de visiteurs)
4. Chine (62,9 millions de visiteurs)
5. Italie (60,9 millions de visiteurs)
6. Turquie (52,6 millions de visiteurs)
7. Mexique (46,1 millions de visiteurs)
8. Allemagne (37,3 millions de visiteurs)
9. Royaume-Uni (36,7 millions de visiteurs)
10. Thaïlande (35,3 millions de visiteurs)
Ces pays sont populaires pour diverses raisons, notamment leurs sites historiques et
culturels, leurs paysages naturels, leur vie nocturne animée et leur cuisine délicieuse.
Les objectifs du tourisme peuvent être divisés en deux catégories principales : les objectifs
individuels et les objectifs collectifs.
Objectifs individuels
Les objectifs individuels du tourisme sont ceux qui sont poursuivis par les touristes eux-
mêmes. Ils peuvent être variés, mais certains des objectifs les plus courants incluent :
Objectifs collectifs
Les objectifs collectifs du tourisme sont ceux qui sont poursuivis par les destinations
touristiques elles-mêmes. Ils peuvent inclure :
L'Algérie a un potentiel touristique énorme, avec une riche histoire et culture, des paysages
magnifiques et un climat ensoleillé. Cependant, le secteur touristique algérien reste
relativement sous-développé.
La politique du pays
La sécurité sociale
L'insuffisance des infrastructures touristiques : L'Algérie manque d'infrastructures
touristiques de base, telles que des hôtels, des restaurants et des moyens de transport
adéquats.
Le manque d’entretien du patrimoine
Le manque de promotion touristique : L'Algérie ne promeut pas suffisamment son
patrimoine culturel et naturel à l'étranger.
L'image négative de l'Algérie à l'étranger : L'Algérie est souvent associée au terrorisme et à
la violence, ce qui nuit à son image à l'étranger.
Le tourisme à Oran :
Oran, la deuxième ville d'Algérie, est un port animé avec une riche histoire et beaucoup de
dynamisme. La ville offre aux visiteurs une variété d'attractions, notamment des sites
historiques, des plages magnifiques, une vie nocturne animée et une cuisine délicieuse.