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Statue de l'Émir Abdelkader à Oran

Le document décrit un projet de construire une grande statue de l'Emir Abdelkader à Oran pour honorer sa résistance contre la colonisation française et promouvoir l'identité algérienne. Cependant, le projet a reçu des critiques pour son coût et sa pertinence, alors que la ville fait face à d'autres défis. Le document explore également l'histoire d'Oran et le rôle de l'Emir Abdelkader.

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Statue de l'Émir Abdelkader à Oran

Le document décrit un projet de construire une grande statue de l'Emir Abdelkader à Oran pour honorer sa résistance contre la colonisation française et promouvoir l'identité algérienne. Cependant, le projet a reçu des critiques pour son coût et sa pertinence, alors que la ville fait face à d'autres défis. Le document explore également l'histoire d'Oran et le rôle de l'Emir Abdelkader.

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1.

Le Constat :
Chaque grande ville au monde est marquée par son patrimoine qui représente la
culture et l’identité de cette ville, ce patrimoine peut être matériel ou immatériel,
ancien ou nouveau, petit ou grand.
A cause de son emplacement stratégique, sa valeur économique et historique, la ville
d’Oran est considérée la plus grande ville de l’Algérie après la capital Alger, on justifie
cela par le fait d’être le premier choix pour accueillir les événements nationaux et
internationaux, sa grande attraction pour les touristes étrangers et locaux et la
disponibilité de toutes les installations nécessaires qui facilitent la vie de ses
résidants.
Comme plusieurs villes dans le monde, l’état algérien a essayé de marquer la
présence algérienne, arabe et musulmane à Oran, Un nouveau projet architectural
d’envergure va prendre place sous les prochains mois. Il s’agit d’une statue
gigantesque, érigée à l’effigie de l’éminent Émir Abdelkader sur les hauteurs de la
ville.
La statue majestueuse à l’effigie de l’illustre Émir Abdelkader, le fondateur du premier
Etat algérien moderne, à la fois chef de guerre, remarquable stratège, fin lettré et
héros magnanime, surplombera la radieuse cité portuaire de l’ouest algérien.
S’il n’a pas donné de date exacte pour la livraison du projet, le wali d’Oran a tout de
même révélé plusieurs détails intéressants sur la réalisation de la statue, notamment
ses principales caractéristiques, sa hauteur ainsi que son emplacement exact.
Pour ce qui est de l’emplacement, la statue sera érigée au sommet du mont
Murdjadjo, un endroit stratégique qui offre une vue dégagée sur la baie d’Oran. De
par sa localisation, la statue de l’Émir Abdelkader devrait aussi dépasser le fort Santa-
Cruz en hauteur, en faisant le nouveau monument le plus haut de la ville.
Cette statue a reçu de nombreuse critique du grand public, comme en témoignent les
articles de journaux et les interviews télévisées. Certains ont attribué cela au manque
de faisabilité et la rentabilité d’un statut, d’autres ont avancé que les dirigeants de la
ville d’Oran devraient concentrer et investir dans les problèmes de la ville, et d’autres
ont critiqué la statue elle-même après que des images imaginaires de sa hauteur et
de sa forme aient été publiées.
2. Les questions :
 Est-ce que la statue de l’Emir Abdelkader est le Meilleur moyen pour presenter
la ville d’Oran ?
 Comment on peut présenter la ville autrement ?

3. Les hypothèses :
 Établir un contre-projet de la statue au niveau du plateau Mouley Abdelkader,
un projet rentable sur le plan économique et sociale en présentant la ville
d’Oran.

4. Les objectifs
 Marquée la présence algérienne, arabe et musulmane.
 Un projet rentable au niveau sociale et économique.
 Ouvre les portes et motive l’évolution urbaine de la ville (par la vue sur la
cinquième façade urbaine).
1. La ville d’Oran, quelle image ?
Oran est une ville portuaire située sur la côte nord-ouest de l'Algérie, bordant la mer
Méditerranée. Elle est l'une des plus grandes villes du pays et joue un rôle
économique et culturel important. Oran possède une riche histoire, marquée par
diverses influences, notamment arabes, espagnoles et françaises.
La ville est réputée pour son port dynamique, qui a contribué à son développement
économique. Oran est également connue pour son mélange unique de cultures,
reflété dans son architecture, sa cuisine et son patrimoine artistique. Les visiteurs
peuvent découvrir des sites historiques tels que la vieille médina, la mosquée
Abdelhamid Ben Badis, ainsi que des places animées et des marchés colorés.
Oran est également renommée pour sa scène musicale vibrante, avec un héritage
musical diversifié allant du raï à la musique andalouse. La ville attire également les
amateurs de plage avec ses magnifiques côtes. En résumé, Oran est une destination
fascinante, mêlant histoire, culture, et une atmosphère méditerranéenne animée.
Dans nos jour, l’image patrimoniale et touristique de la ville d’Oran se limite à être le
berceau de la musique Rai, un bijou de l’architecture coloniale française et espagnole,
et pour certains, un lieu de plaisir, de jeu et de fête.
Pour beaucoup de gens, algériens ou étrangers, la ville d’Oran est une ville d’origine
espagnoles développée par les français, cela est le résultat d’un sondage établi par
1000 participants de différents origines et lieu de résidences.
En 2021, juste avant les jeux méditerranéens à Oran, l’Etat a motivé une compagne de
publicité et de promotion du tourisme dans la ville, menée au niveau des réseaux
sociaux (spécialement YOUTUBE par des influenceurs et des voyageurs connus au
niveau mondial comme Joe Hattab, Khoubey, Loukman DZ …)
Cette compagne, qui avait un succès remarquable dans la promotion de la ville à
grande échelle à l’intérieur et à l’extérieur du pays, a motivé le courant de pensé
mentionner, par la présentation du patrimoine espagnole et français comme le seul
dans la ville.
Cette idée a évalué pour plusieurs raisons :
 Le manque des édifices qui marque la présence algérienne, arabe et
musulmane a cause de la politique du pays qui concentre sur la construction
des logements et les équipements en abondant le cotés touristique.
 La disparition des anciens bâtiments de la période arabo-musulmane
(902/1506) a cause de la succession des civilisations.
 Le manque de la promotion de la période arabo-musulmane à Oran
(902/1506)
2. Le tourisme à Oran
Oran, la deuxième ville d'Algérie, est un port animé avec une riche histoire et
beaucoup de dynamisme. La ville offre aux visiteurs une variété d'attractions,
notamment des sites historiques, des plages magnifiques, une vie nocturne animée et
une cuisine délicieuse.
D’après le même Sandage, la question été (pour les non oranais) : si un jour vous
venez à Oran, quels endroits visitiez-vous ?
Comme prévu, les réponses tournaient autour les anciens constructions espagnoles et
françaises (le santa Cruz, la cathédrale, le centre-ville …), en plus de certains bâtiment
modernes tels que le complexe sportif Miloud Hadfi, le Sheraton (hôtel Oran Bey
actuellement), la Mosquée Ibn Badis …

Dans la deuxième partie de la question, posé pour les gents qui ont visités Oran
auparavant et même pour les oranais : Y a-t-il une différence entre votre vision de la
ville avant et après votre visite ?
Comme prévu encore, la réponse est la même, les participant ont tous convenu que la
ville d’Oran a bien plus à offrir aux touristes que de simples antiquités espagnoles et
françaises, ils ne savaient pas que la ville avait des origines arabo-musulmanes et que
les ottomans y étaient passés et y ont laissé quelques monuments comme la
mosquée de la perle, le palais du bey, les bains turc ….
3. L’Emir Abdelkader
L'émir Abdelkader, né en 1808 dans la région de Mascara en Algérie, a émergé
comme une figure emblématique de la résistance algérienne face à la colonisation
française au XIXe siècle. Fils d'une lignée noble, il a montré très tôt des signes de
leadership et a été reconnu pour sa bravoure.
En 1830, lorsque les troupes françaises ont commencé à envahir l'Algérie, Abdelkader
a pris les rênes de la lutte contre l'occupation. Ses tactiques militaires habiles et sa
capacité à unir les tribus arabes et berbères en ont fait un leader respecté. Il a
remporté plusieurs victoires contre les forces françaises, devenant ainsi l'émir d'une
Algérie indépendante de facto.
Cependant, en 1847, Abdelkader a été capturé par les troupes françaises lors de la
prise de sa forteresse. Plutôt que d'être exécuté, il a été emmené en captivité en
France. Sa capture a suscité l'admiration même de ses ennemis, et il est finalement
libéré en 1852, après la pression internationale.
la France reconnaît plus tard son rôle et lui accorde l'exil en Orient, où il a poursuivi
une vie d'étude, d'écriture et de diplomatie. Il s'est forgé une réputation
internationale en tant que philosophe et homme d'État, recevant même la médaille
de la Légion d'honneur de la France.
L'émir Abdelkader est également loué pour son engagement envers la tolérance
religieuse. Pendant son règne en Algérie, il a protégé les minorités chrétiennes et
juives, ce qui a contribué à son image de leader humaniste. Son influence s'étend au-
delà des frontières de l'Algérie, laissant un héritage durable de courage, de tolérance
et de résistance. Il est décédé en 1883 en Syrie, mais son nom demeure synonyme de
la lutte pour la dignité et la justice dans l'histoire algérienne.
4. L’Emir Abdelkader dans le monde
En Algérie, plusieurs édifices, institutions et boulevards, et même communes sont
baptisés au nom de l’Émir Abdelkader. C’est le cas d’une commune de la wilaya d’Aïn
Témouchent, et une autre dans la wilaya de Jijel, une université à Constantine, une
mosquée et sa zaouïa, à Mascara.
À Alger, une place porte le nom de l’Émir Abdelkader avec une statue à son effigie.
A Oran, la rue Emir Abdelkader est un axe très important au niveau du centre-ville,
ainsi qu’une statue de ce dernier au niveau du rondpoint pépinière.
En Tunisie, une rue porte le nom d’AbdelKader à Sfax. En France, une place est
baptisée au nom de l’Émir Abdelkader à Paris, à Lyon, à Toulon, et à Amboise.
Dans cette dernière ville, une sculpture représentant l’Émir a été récemment
inaugurée. Aux États-Unis d’Amérique, une ville située dans l’Iowa porte le nom
d’Elkader. Au Mexique, une statue de l’Émir Abdelkader est aussi réalisée en 2008.
Enfin, un buste d’Abdelkader est inauguré à Genève.

4. Le projet de la statue de l’Emir Abdelkader à Oran


Symbole de la lutte contre la colonisation française, l’émir Abdelkader reste une figure
forte et fédératrice en Algérie. Une statue géante du résistant se dressera dès la fin de
2024 au cœur de la ville portuaire. Une décision du président de la République en
personne.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a ordonné la réalisation d’une
statue représentant une figure importante de l’histoire d’Algérie : l’Émir Abdelkader.
La nouvelle a été diffusée le 24 Mai 2023 via le conseil de la wilaya, où le wali d’Oran,
Said Sayoud, s’est exprimé plus en détail sur le sujet : « Le président de la République
nous a accordé un financement de 1,2 milliard de dinars pour réaliser un musée doté
d’une statue à l’effigie de l’Émir Abdelkader, qui sera implanté sur le mont Murdjadjo.
Nous avons reçu la notification de financement, jeudi dernier, pour mener l’étude et
la réalisation de ce projet ».
« Nous avons déjà une idée bien précise sur la conception de ce projet. Avec une
hauteur de 42 mètres, la statue sera plus haute que Santa Cruz et dépassera même la
plus haute statue du monde qui domine la ville de Rio de Janeiro au Brésil qui a 39
mètres de hauteur. Ainsi, Oran sera dotée de la plus haute statue du monde », a
précisé le wali d’Oran.
Le wali d’Oran a donné aussi quelques détails sur ce projet. « L’épée de la statue sera
conçue de façon qu’elle soit dotée de laser qui sera dirigé vers la Qibla pour montrer
aux fidèles la direction de la Mecque. Le cheval de la statue s’appuiera sur cinq
supports en référence aux cinq piliers de l’Islam », a-t-il détaillé.
Jusqu’à présent, c’est qui a été annoncé par l’Etat algérien dans le conférence de
presse le 24 mercredi 2024 concernant ce projet. Ce qu’il en reste reste ambigu
malgré les nombreuses interrogations de la population à travers la presse.

5. la vision de la population algérienne


La majorité du peuple algérien, et au niveau de toutes ses classes, ont critiquées le
projet de la statue de l’Emir Abdelkader, ceci est attesté par des interviews télévisées
ou dans la presse écrite, mais aussi par un sondage établi au niveau de la ville d’Oran
avec ces habitant.
Après la récolte des différentes opinions et la recherche dans les différentes presses,
on peut classer ces critiques en 3 classes :
 5.1 Des raisons religieuses :
Sur les réseaux sociaux, certains considèrent que la construction de statues est
contraire à l’islam, est-ce que c’est vrai ?
La réponse à cette question reste ambiguë et non précisée et un champ de désaccord
entre les muftis musulmans :
1. Certains entre eux ont allé à l’interdiction des statues, ils ont cité le hadith du
messager Mohamed « que dieu le bénisse et lui accorde la paix » comme
preuve : Masruq a déclaré : "Nous sommes entrés avec Abdallah dans une
maison dans laquelle il y avait des statues, et il a montré l'une des statues : À
qui est cette statue ? Ils ont dit : 'La statue de Marie', a dit Abdallah. Le
Messager de Dieu a dit : « Les gens qui seront les plus tourmentés le Jour de la
Résurrection sont ceux qui font des images. »
Dans un autre récit, le Messager a dit : "Ceux qui fabriquent ces images seront
torturés le Jour de la Résurrection. On leur dira : "Donnez vie à ce que vous
avez créé".
2. D'autres ont soutenu qu'il est permis de sculpter, dessiner et photographier
des êtres humains et tout ce qui a une âme, mais à certaines conditions : que
leur but n'est pas le culte, qu'ils soient complets et non incomplets, qu'ils
soient honorables et non dégradants, et certains savants autorisèrent
l'érection de statues pour immortaliser de grands personnages, même si cela
leur déplaît, car cela pourrait conduire à les adorer, et il était préférable
d'immortaliser de grands personnages en construisant des installations utiles
telles que des écoles et des hôpitaux.
3. Cependant, ils ont exclu la photographie solaire (des appareils photo et les
smartphones) car elle piège les ombres avec un traitement chimique spécial et
n'inclut pas le traitement de peinture connu.
Quant à photographier des choses qui n'ont pas d'âme, comme les plantes, il
n'y a absolument aucune objection à cela, et c'est un des beaux-arts qui n'a
pas été interdit en soi.

 5.2 La faisabilité de ce projet et les besoins de la ville :


C’est la raison adoptée par la majorité, certains pensent que Oran des problèmes plus
importants que la représentation de la ville, autres pensent que la réhabilitation du
patrimoine matériel d’Oran est plus importante, et autres pensent que l’Algérie a déjà
des constructions représentatives de l’Etat algériens et on n’a pas besoin d’autres.
On a eu la mosquée de Bouteflika avec le plus haut minaret du monde et on aura la
plus haute statue du monde avec Tebboune.
Pour les hôpitaux, les centres de recherche et autres infrastructures stratégiques, les
Algériens attendront.
Les canalisations de la ville d'Oran n'ont pas été remplacés depuis le départ des
Françaeis en 1962. Les habitants de la ville portuaire sont victimes de coupures d'eau
régulièrement. Sur les réseaux sociaux un collectif d'habitants de la ville demande
que les infrastructures vitales d'Oran soient modernisées.
"L’idée de construire cette statue avec 1,2 milliard de dinars ne nous sert à rien. En
revanche, il serait plus judicieux de consacrer ce budget pour construire [à Oran] une
nouvelle ville de standard international avec ses écoles, ses universités, ses hôpitaux,
ses gratte-ciels, son aéroport, son tramway, etc. Elle serait un pôle scientifique et
religieux pour accueillir les grandes organisations africaines, arabes et maghrébines",
demande un collectif d'Oranais.
Un collectif d'architectes demande que l'argent prévu pour la statue soit investi dans
la construction d'un nouveau quartier pour la ville avec une tour sous le nom de
l’Emir Abdelkader pour des bureaux d’affaire et d’investissement.
Un habitant abonde dans le même sens. "Cet argent aurait pu être investi dans les
hôpitaux ou la réhabilitation des quartiers délabrés."
 5.3 Critiques de la statue elle-même :

La Wali d’Oran a mentionné que cette statue (42 mètres) va être la plus haute du
monde, plus que la statue du christ rédempteur (39 mètres), certains titres de la
presse algérienne notent toutefois que le Christ rédempteur n’est pas la plus haute
statue du monde et que celle de l’émir ne parviendra pas à détrôner les 182 mètres
de la Statue de l’Unité en Inde, ni un certain nombre d’autres statues à travers le
monde qui dépassent nettement les 42 mètres de hauteur.
Une tranche de la population oranaise voit qu’il y a plusieurs autres personnalités
célèbres et oranaises qui représentent la ville d’Oran, comme Ahmed Zabana, plus
que l’Emir Abdelkader qui est d’origine de la ville de Mascara.
Certain ont mentionné : Au-delà de l'incompréhension, le projet suscite la moquerie
de nombreux internautes, le laser évoquant d'autres épées plus hollywoodiennes....

6. Conclusion
On remarque que la ville d’Oran manque d’un édifices qui représentes la ville comme
un ville algérienne-musulmane, la raison pour laquelle l’Etat algérien a lancé ce projet
est de marquer la présence algérienne avec une métaphore de dominance au-dessus
du fort santa Cruz (espagnol) et l’église santa Cruz (française), mais le choix d’une
statue de l’Emir Abdelkader n’a pas été bien accueilli par la plupart des citoyens dans
leur différentes positions dans la société pour des raisons économique, identitaire et
de faisabilité.
2. L’histoire d’Oran
1.1 Origines d’Oran
Aux origines de la ville d’Oran, nous pouvons dire qu’elle n’existait que jusqu’au
10ème siècle1. En ce temps, il n’y avait qu’un ensemble de maisons entourées d’un
mur en maçonnerie (La Casbah n’existait pas encore), selon le récit de l’historien
arabe Abu Obeide-El Bekri dans son livre Description de l’Afrique du nord, écrit en
1067 (460 hégire).
Cet endroit fut fondé par Ibn Abi Aun Mohamed Iben Abdun, avec l’aide de marins
andalous qui fréquentaient un port voisin, et avec l’accord des deux tribus des Nefza
et des Mosguen qui occupaient cette région : précédant la tribu des Azdadja. En effet,
ce sont les musulmans andalous qui ont fondé la ville d’Oran et été les compagnons
du Corachi du général Omeya El Malek Iben Omeya en 902-903 (290 de l’hégire).
A cause d’une multitude de tribus qui se présentèrent à la ville, selon El Bekri,
demandant la reddition des Beni Mozguen, qui était une tribu vivant aux alentours
d’Oran pour se venger d’eux. Cela dit, les cordouans empêchèrent ce conflit qui avait
engendré une lutte pour la ville en l’assiégeant, en la conquérant et en empêchant
l’accès à l’eau.
Ainsi, les Beni Mozguen ont fui de la ville durant une nuit obscure profitant de la
protection des Azdadja. A la fin, les oranais se verront obligés de céder les villes avec
ses trésors et ses approvisionnements pour sauver leurs vies. La ville a été prise en
Juillet-Aout 910 (le mois de Dou-El-Caida 297).

1.2 Oran entre les Fatimides et les Omeyades :

Oran est redevenue une ville Fatimi entre les mois d’Avril et Mai 911. Les oranais
revénèrent à leurs maisons avec l’autorisation de Daud Iben Sulat, gouverneur de
« Tihert » (aujourd’hui Tiaret), Proclamant à Mohamed Ibn Aun gouverneur de la ville.
Avec le temps, il commença à développer et à embellir la ville plus qu’elle ne l’était
avant, en élargissant l’enceinte, créant la Alcazaba, construisant de belles maisons et
un « suk » (marché)4.
Dix-huit ans après, Oran tomba une autre fois dans la main des Omeya en 929.
Mohamed Iben Khazer, chef de Maghroua a pris pouvoir de la ville pour le compte du
Calife Omeya, Abdelrahman II, et établissant son fils El Kheir comme gouverneur5.
Toutefois, après une longue période, la lutte continua entre les Fatimis et les Omeya,
et Oran passa d’un gouvernement à un autre jusqu’à l’arrivé des Almoravides et les
Almohades.
Dès lors, commença un nouveau chapitre sur la lutte du pouvoir. De cette période, il
est difficile de trouver des documents sur la description de la ville d’Oran et de son
système défensif.

1.2 Oran entre les Almoravides et les Almohades :


En effet, la nouvelle secte religieuse des Almoravides dirigée par Techfin Ben Ali Ben
Youcef chef religieux et militaire, a réussi à établir un empire en Afrique du Nord
depuis le Maroc jusqu’à Alger, et dans la péninsule de Cuenca jusqu’à Gibraltar. Selon
Didier, se basant sur deux sources, la première de Ibn Khaldoun qui affirme que la
ville fut prise en 473 de l’hégire (1081-1082), et la deuxième de Ibn Abi Zera’a qui
affirme qu’elle fut prise en 4746. 1 SANCHEZ DONCEL, G (1991), Présence espagnole à
Oran (1509-792).
Dans l’Atlas marocain, a surgi une nouvelle force religieuse des Almohades dirigée par
el Emir Abed El Maamun. Ceux-là entrèrent dans une lutte sanglante poussant la fuite
de Techfin laissant ses armées sans chef et désorganisées.
Ainsi, Techfin essaya de s’échapper par la mer depuis Oran. Le jour suivant, il fut
découvert blessé dans une fosse, victime d’un accident7. Les Almohades lui
tronchèrent la tête et l’ont envoyé à Tinmel8.
En 1144 se termina l’hégémonie des Almoravides avec la mort de leur chef, malgré
que le jeune fils de Techfin, Ishac Ben Ali essaya en vain de prolonger son règne, qui
passa aux mains des Almohades9. Après beaucoup de temps, Oran vivait sous
l’autorité des Almohades. De cette période, je n’ai pas pu avoir d’informations sur
l’état de la ville, de sa muraille, de sa Alcazaba et de ses défenses.

1.3 Oran sous les Mérinides :

Jusqu’à 1347, le sultan Ali Abu El Hasen laissa les villes d’Oran et de Tlemcen sous la
dynastie des Merinides10. A Oran, Abu El Hasen édifia Bordj El Ahmar11 et Bordj El
Marsa12. Alonso Acero a développé en disant qu’après la venue des Merinides, Oran
possédait des murailles et des châteaux, tous deux à finalité défensive, un ensemble
de mosquées, des collèges, des hôpitaux et des marchés. Où se développaient les
différentes facettes de la vie civile et religieuse.
Il est indispensable de se rappeler qu’avant cette période Oran ne connaissait pas
d’ouvrages de fortification mais elle avait une muraille et une casbah. Les premières
fortifications connues étaient celles des deux châteaux qu’a construit Abu El Hasan,
Bordj el Marsa et Bordj el Almar étaient les premiers qu’a connu la ville d’Oran et son
port voisin Mers-El-Kebir.

Après l’occupation des Merinis, les Beni Zian aussi ont fait leur entrée à Oran et ont
profité de leur présence durant ce temps14. Plus tard, Oran et Mers-El-Kebir
passèrent sous domination espagnole, qui a durait trois siècles (1505-1509-1792).
Cela dit, sur l’occupation d’Oran par les portugais, durant le 15ème siècle, il existe
des divergences entre les historiens.

1.4 Oran espagnole :

Commandés par les vétérans des guerres d’Italie, les espagnoles conquérèrent El
Marsa El Kebir en 1505 et Oran en 1509. Au lendemain de sa chute, le 17 mai 1509,
Oran est désertée de ses habitants et totalement occupée par les troupes
espagnoles. « C'est la plus belle ville au monde », s'écrie le cardinal Jiménez de
Cisneros après avoir vu la ville qu'il vient d'annexer pour le compte des rois
catholiques15. Cette même année, il fait construire sur les ruines de la mosquée Ibn
El Beitar l'église Saint-Louis qui domine la vieille ville.

Les Espagnols procèdent à des travaux de restauration de la forteresse destinée à


loger les gouverneurs de la ville. « Les fortifications de la place se composaient d'une
enceinte continue, surmontée de fortes tours espacées entre elles, du château
proprement dit, ou casbah ». Le gouverneur espagnol « établira son quartier général
dans ce donjon »16. Au XVIe siècle, les Espagnols font d’Oran une place forte et
construisent une prison sur un éperon rocheux près de la rade de Mers El Kebir, avant
que le marquis de Santa Cruz n'entreprenne en 1563 la construction d'un fort à son
nom au sommet de l'Aïdour, baptisé Murdjadjo par les nouveaux maîtres de la ville.

Malgré ses fortifications, la ville est l'objet d'incessantes attaques jusqu'au pied
même des remparts. 1708, le Bey ottoman Mustapha Ben Youssef annexe la ville qui
devient pratiquement déserte. Les Espagnols la récupèrent en 1732. Oran retrouve
alors pour quelques années une croissance continue qui l'oblige à se développer hors
de ses murs. Les remparts sont peu à peu démolis. En 1770, Oran compte 532
maisons particulières et 42 édifices, une population de 2 317 personnes plus 2 821
déportés libres qui vivent du négoce. Entre 1780 et 1783, Charles III d'Espagne
propose à l’Angleterre d’échanger Oran contre Gibraltar. Mais en 1790 un
tremblement de terre et l'incendie qui s'ensuit font plus de 3 000 victimes et
détruisent complètement la ville.

La ville est devenue trop périlleuse et trop onéreuse à reconstruire et à défendre


pour le roi d'Espagne Charles IV ; il entame des discussions de plus d'un an avec le
Dey d'Alger pour la lui céder. Après un long siège et un nouveau tremblement de
terre qui désorganise les défenses espagnoles, un traité est signé le 12 septembre
1791 et les Espagnols évacuèrent la ville l'année suivante. Le Bey de Mascara
Mohamed Ben Othman, dit Mohamed El Kébir, prend possession d'Oran.

1.5 Oran ottomane :

Après une première annexion de la ville entre 1708 et 1730, le Dey d'Alger négocie
entre 1790 et 1792 la cession de la ville et en fait la capitale du beylik de l'Ouest
jusqu'en 1830 au détriment de Mascara.

Le 8 octobre 1792, il accorde diverses faveurs aux Juifs pour qu’ils se réinstallent à
Oran. En 1793 s'achève la construction de la Mosquée du bey Mohamed el Kébir, qui
servit de Médersa et de cimetière familial au bey. En 1793 toujours, le bey fait
reconstruire le mausolée (Goubba) du saint patron de la ville Sidi El Houari. En 1794,
des pèlerins venus de la Mecque apportent une nouvelle épidémie de peste et la ville
redevient pratiquement déserte.

En 1796, la mosquée du Pacha, nommée en l'honneur d'Hassan Pacha, dey d'Alger,


est construite par les ottomans avec l'argent provenant du rachat des prisonniers
espagnols, après le départ définitif de ces derniers.

1.6 Oran française :

Le 4 janvier 1831, Le général comte Charles-Marie Denys de Damrémont, chef de


l'expédition entre dans Oran qui porte encore les stigmates du tremblement de terre
de 1790 qui l'a en grande partie détruite. Le 17 août, le général Faudoas y installe une
garnison, dont le 4e bataillon de Légion étrangère et fait de la ville la tête de ligne de
la pénétration du Sud Oranais. Un premier recensement de 1831 indique que la ville
compte 3 800 habitants dont 3 531 juifs formant une écrasante majorité. Les
premières mesures de l'administration militaire sont de raser les habitations qui
masquent la vue à l'Est entre Château Neuf et le Fort Saint Philippe, puis au coteau du
Ras El Ain pour réduire les risques d'embuscades.

Entre 1841 et 1847, le général Lamoricière réorganise la ville par la création de


quartiers (village nègre, ville nouvelle), le déplacement de populations autochtones,
puis l'adaptation de la ville à la politique de colonisation de peuplement. C'est ainsi
qu'Oran voit une vague d'immigration européenne.

Devant la rapide croissance d'Oran le développement d'un port adapté à l'envergure


de la ville est décidé. Les premiers travaux commencent en 1848. Ils ne finiront que
lors de la décolonisation, en 1962, et donnent son aspect actuel au port.

À partir de 1890, la ville connait une croissance continue. La ville dépasse les 100 000
habitants au changement de siècle. À l'étroit à l'intérieur de ses remparts, elle sort de
ses limites, se développe sur le plateau vers Karguentah. De nombreux faubourgs se
créent : Saint-Antoine, Eckmuhl, Boulanger, Delmonte, Saint-Michel, Miramar, Saint-
Pierre, Saint Eugène, Gambetta.
L’idée est d’établir un projet qui représente cette période de la ville sur le plan urbanisme,
architectural, social et économique.
Le projet va être inspirer et une projection des idées du livre « condition de la renaissance »
du fameux chercheur musulman Malek Bennabi.
Dans ce livre, Bennabi analyse les causes de la décadence du monde musulman et propose
des solutions pour sa renaissance. Il s'appuie sur une analyse sociologique et historique pour
montrer que la décadence du monde musulman est due à une rupture entre la religion et la
civilisation.
Le terrain d’intervention va être le plateau Mouley Abdelkader, car son emplacement
stratégique (le point le plus haut de la ville, vue sur la mer et sur les différentes parties de la
ville) et la présence d’autre construction espagnole et françaises comment le fort santa Cruz
et l’Eglise santa Cruz (le projet sert comme un contreprojet des anciennes constructions et
qui marque la transition et les différentes époques témoignées par la ville d’Oran).
Oran a connu plusieurs civilisations qui ont occupé son territoire pendants un bon moment,
commençant par les arabo-andalous, les espagnoles, les ottomans et les français avant
l’indépendance, chaque civilisation a marqué sa présence par des construction qui
représentes ces dernières, comme le fort santa Cruz (espagnole), l’église santa Cruz
(français).
Dans nos jour, l’image patrimoniale de la ville d’Oran se limite à être le berceau de la
musique Rai, un bijou de l’architecture coloniale française et espagnole, et pour certains, un
lieu de plaisir, de jeu et de fête, cela est évidant à travers la compagne de publicité et de
promotion du tourisme dans la ville, menée au niveau des réseaux sociaux (spécialement
YOUTUBE par des influenceurs et des voyageurs connue au niveau mondial comme Joe
Hattab, Khoubey, Loukman DZ, Mohamed Djamel Taleb …).
Cette compagne, malgré son succès dans la promotion de la ville a grande échelle a
l’intérieur et à l’extérieur du pays, a négligé un des aspects importants de l’histoire oranaise,
qui est pour certains le plus important, la période arabo-musulmane.
Sur le plan historique, Oran a été fondée par les Arabes en 902. La ville a ensuite été
gouvernée par les dynasties arabes successives, dont les fatimides, les Almoravides, les
Almohades, les Zianides. Cette longue période de domination arabe a laissé une empreinte
profonde sur l'histoire, la culture et l'urbanisme de la ville.
Cette période, connue et étudiée que par quelques historiens contemporains, n’a pas été
intentionnellement ignorée, car le manque de manuscrits, les dessins, les plans et le peu
d’écrit et de détails sur cette époque, le manque des monuments et les traces qui
représentent et racontent l’histoire de cette période et la transformation des autres par les
civilisations qui ont venu après
La ville d'Oran a rapidement prospéré grâce à sa position stratégique sur la côte
méditerranéenne. Elle est devenue un important centre commercial et maritime, et a
également joué un rôle important dans la diffusion de l'islam en Afrique du Nord.
En 1509, la ville a été occupé par les espagnole, en 1709 par les ottomans, en 1732 encore
par les espagnoles, en 1792 encore par les ottomans, en 1831 par les français et de 1962
jusqu’à nos jour par les algériens, en basant sur la chronologie de la ville, on peut dire
qu’Oran a connu une période plus arabo-musulmane que les autres périodes, mais d’une
manière différentes par rapport à les autres ville arabo-musulmanes, à cause de l’influence
des autre civilisations qui ont occupé la ville pendant un bon moment et qui ont laisser des
traces architecturales et sociales jusqu’à nos jours.
Sur le plan social, la population d'Oran est majoritairement arabe et musulmane. Selon le
recensement de 2008, 95 % des habitants de la ville sont musulmans et 80 % sont d'origine
arabe. Cette composition démographique reflète le poids de l'histoire arabe et musulmane
dans la ville.
De nombreux chercheurs célèbres, arabes et non-arabes, anciens et actuels, ont touché au
côté arabo-islamique de la ville d’Oran, nous citons parmi eux :
Ibn Khaldoun, un historien et sociologue tunisien du XIVe siècle, a écrit dans son œuvre
"Muqaddimah" en que l'Algérie, y compris Oran, a joué un rôle majeur dans la diffusion de la
culture arabo-musulmane en Afrique du Nord. Il a mis en avant l'importance de la langue
arabe et de l'islam dans la région. Il a dit « Oran surpasse toutes les autres villes dans son
commerce et est un paradis pour les malheureux. Celui qui vient pauvre dans ses murs
deviendra riche. »
Al-Bakri (XIe siècle) : « Oran est une ville grande et prospère, située sur une côte fertile. La
plupart de ses habitants sont des Arabes. »
André Nouschi, un historien français spécialisé dans l'histoire de l'Algérie, a affirmé que
l'islamisation de l'Algérie a eu un impact significatif sur la culture et la société d'Oran. Les
coutumes, les traditions et la religion sont devenues des éléments centraux de l'identité de la
ville.
Albert Hourani, un historien britannique d'origine libanaise, a décrit dans son ouvrage
"Histoire des peuples arabes" comment la présence arabo-musulmane en Algérie a façonné
la ville d'Oran au fil des siècles. Il a souligné que la langue arabe, la culture islamique et la
tradition culinaire ont tous contribué à l'identité de la ville.
Ibn Battuta, un célèbre voyageur marocain du XIVe siècle, a visité Oran lors de ses voyages
en Afrique du Nord. Il a témoigné de la présence de la culture arabo-musulmane dans la ville,
soulignant la grande mosquée d'Oran comme un symbole de la foi islamique, « "Oran est une
grande ville musulmane avec une grande mosquée et un marché animé. »
Abdelwahab Meddeb (écrivain tunisien) : « Oran est une ville à la fois arabe et
méditerranéenne. Elle est le fruit d'un métissage culturel riche et complexe. »
Ces chercheurs ont tous mis en évidence l'influence historique et sociale de la culture arabo-
musulmane sur la ville d'Oran. Cependant, il est également important de noter que la
diversité culturelle et religieuse peut être présente dans de nombreuses villes, et Oran ne fait
pas exception. La ville peut également avoir des éléments culturels, linguistiques et religieux
diversifiés en raison de son histoire et de sa géographie unique.
L’état algérien a essayé de présenter ce côté de l’identité oranaise par un projet qui est la
statue de l’Emir Abdelkader au niveau du plateau Mouley Abdelkader, ce projet qui a subi
beaucoup de critique par rapport à sa faisabilité, utilité et la manière de présenter l’identité
d’Oran par un personnage qui n’est pas oranais (Masscara).
A la différence d'Alger, qui fut dès le XVIe siècle une capitale et qui compta dans ses murs au
XVIIe plus de 100.000 habitants l, Oran n'a jamais été qu'une petite ville dont la population
ne dépassa guère 20.000 âmes, aux plus beaux jours d'une prospérité fragile. Son avènement
comme grande cité est un fait tout contemporain.
Jusqu'en 1831, elle dut assurément quelque importance à sa position et à sa qualité de place
forte ; mais si elle put être, avant l'occupation espagnole, un entrepôt et un lieu d'échanges,
elle ne fut même pas, à vraiment parler, ce qu'on appelle un port.
Oran a été fondée par les Arabes en 902. La ville a ensuite été gouvernée par les dynasties
arabes successives, dont les Almoravides, les Almohades, et mérinides et les Zianides. Cette
longue période de domination arabe a laissé une empreinte profonde sur l'histoire, la culture
et l'identité de la ville.
La ville d'Oran a rapidement prospéré grâce à sa position stratégique sur la côte
méditerranéenne. Elle est devenue un important centre commercial et maritime, et a
également joué un rôle important dans la diffusion de l'islam en Afrique du Nord.
Une petite bourgade fondée en l'année 290 de l'Hégire (903), sur un territoire occupé par
des tribus berbères Azdadja, les Nefza et les Mosguen, par Mohammed ben Abou' Aoun,
Mohammed ben' Abdoun et une bande de marins andalous venus d'Espagne. Sans nul
doute, ils avaient en vue de créer un point d'appui pour les relations commerciales de leur
contrée d'origine avec l'intérieur du pays africain, notamment avec Tlemcen, ville marchande
déjà importante qui devait devenir la capitale du Maghreb central.
La nouvelle agglomération occupait la rive gauche du ravin et s'adossait aux premières
pentes du Murdjadjo pour des raisons défensives.
Oran ne fut jamais assez fort pour être la tête d'un Etat indépendant, même aussi réduit en
dimensions que celui de Ténès, et sa destinée a été d'être ballotté entre les maîtres de l'Est,
du Sud, de l'Ouest et du Nord, assiégé par les compétiteurs, pillé par eux, souvent aussi
bloqué par les tribus voisines.
Ce qui avait déterminé ses fondateurs à choisir cet emplacement, c'était évidemment la
présence d'une magnifique rade, dont la partie Nord-Ouest était particulièrement abritée.
C'est là, à Mers el-Kebir, qu'ils se seraient établis, si la topographie trop accidentée du littoral,
les difficultés de communication avec l'intérieur, et l'absence d'eau — raison capitale — ne
les en avaient écartés.
Oran comme Tlemcen, profita de l'exode des Juifs espagnols vers les villes africaines, et cela
dès la première migration qui suivit la persécution de 1391 et l'arrivée des Israélites de
Majorque, sous la conduite de Isaac ben Checheth Barfat, dit Ribach et de Rabbi Simon ben
Zemah Duran.
Les souverains du pays ont accueilli ces immigrants avec plus que de la bienveillance et les
ont traités souvent mieux que leurs coreligionnaires indigènes. Leur nombre. Fut renforcé
par de nouveaux arrivants expulsés d'Espagne après la prise de Grenade, en 1492.
Ibn Haouqâl, à la fin du Xe siècle, se contente de noter que « c'est au port d'Oran que se fait
le commerce avec l'Espagne ; les navires y apportent des marchandises et s'en retournent
chargés de blé. »
Edrisi, au milieu du XIIe, est le premier à signaler que l'on trouve à Oran « de grands bazars,
beaucoup de fabrique », et que le commerce y est florissant. « On y trouve des fruits en
abondance, du miel, du beurre, de la crème et du bétail, tout à très bon marché... Les
habitants de cette ville se distinguent par leur activité. »
Léon l'Africain — mais alors nous sommes au début du XVIe siècle — « Oran, écrit-il, est une
grande cité, contenant environ 6.000 feux. » Cela correspond à environ 25.000 habitants. «
Elle est bien fournie d'édifices et de toutes choses qui sont séantes à une bonne cité, comme
collèges, hôpitaux, étuves et hôtelleries, étant ceinte de belles et hautes murailles. » Il parle
au passé quand il ajoute : « La plus grande partie des habitants était d'artisans et tissiers de
toiles, avec plusieurs citoyens qui vivaient de leurs revenus, combien cfc'il fût petit : car à
vouloir s'y tenir sans s'adonner à quelque art, il se fallait contenter avec du pain d'orge. »
Sur la ville même d'Oran, les géographes, les voyageurs musulmans, trop discrets
généralement sur sa population.
Tout d'abord, si la ville fut, sous la domination musulmane, dotée de quelques améliorations
destinées à sa défense, la petite plage et l'abri sommaire qui s'étendaient à ses pieds, le
rivage étant à un « jet de pierre » de ses murs, en dehors de l'enceinte, ne paraissent pas
avoir reçu le moindre aménagement avant l'occupation espagnole. Ils ne constituèrent donc
qu'un embarcadère ou un débarcadère par temps calme. Les opérations se faisaient en
principe à Mers-el-Kebir, où les marchandises à destination ou en provenance d'Oran étaient
transbordées du navire sur des barques ou inversement. Elles ne pouvaient donc être
effectuées si la mer était trop agitée.
El Maqaddesi, au début du XIe, parle d'Oran comme d'un « port fortifié d'où l'on s'embarque
nuit et jour pour l'Espagne ». Edrisi déclare que « les navires espagnols se succèdent sans
interruption dans ses ports ». Le blé des environs de Tlemcen et sans doute aussi le bétail
étaient les objets principaux de l'exportation.
L'une des périodes marquantes de l'histoire d'Oran remonte à la période médiévale, lorsque
la ville était sous domination musulmane. Plusieurs dynasties arabes et berbères ont
gouverné la région au fil des siècles. Les principaux groupes incluent les Omeyyades, les
Almoravides, les Almohades, les Mérinides et les Zianides. Ces dynasties ont exercé leur
influence sur Oran à différentes époques, apportant avec elles leurs propres contributions
culturelles, économiques et architecturales
Oran fut en effet, pour toutes les civilisations qui ont l’occupée, comme port de Tlemcen, un
entrepôt du commerce du Soudan, spécialisé dans le commerce de transit, prospère sous les
Zeyanides, commerce sur lequel nous ne manquons pas de renseignements. Tous les ans une
caravane, à laquelle se mêlaient quelques marchands chrétiens, gagnait Sidjilmâssa, au
Tafilalet, par Oudjda, Fez, Tadelah Aghmat, et de là Oualata (Youalaten), puis Tokrour sur le
Niger, dans le royaume de Melli. Elle y portait les produits de l'industrie tlemcénienne et des
marchandises européennes et ramenait de l'ivoire, de la poudre d'or, de l'ambre gris, des
pluies d'autruche et des esclaves.
Les Génois et les Vénitiens, à l'époque de la splendeur de leurs républiques, furent
d'excellents clients pour tout ce trafic, même pour le moins avouable, on trouve même des
renseignements des hôtels destinés uniquement pour ces travailleurs au niveau du Marsa El-
Kébir.
Or la décadence de Tlemcen, prodrome de la ruine, était déjà consommée au début du XVIe
siècle : c'est une raison suffisante pour croire que les Espagnols, quand ils se rendirent
maîtres d'Oran, le 17 mai 1509, ne recueillirent qu'un médiocre héritage.
Analyse de site

Le plateau Mouley Abdelkader et un plateau qui se trouve au sommet de la montagne


Murdjajo (Aidour) à Oran, cette dernière est un symbole important de la ville et offre une
vue imprenable sur la mer Méditerranée.
D'un point de vue urbain, la montagne Murdjajo est un élément central de la ville d'Oran.
Elle est située au centre de la ville et est entourée par des quartiers résidentiels, des
commerces et des institutions. La montagne est également un lieu important de loisirs et de
détente pour les habitants d'Oran.
D'un point de vue architectural, la montagne Murdjajo est un site diversifié. Elle abrite un
mélange de bâtiments anciens et modernes. Parmi les bâtiments les plus remarquables, on
peut citer le château de Santa Cruz, qui date du XVIe siècle, et la mosquée El-Hamdani, qui
date du XVIIIe siècle.
Histoire de la montagne
La montagne est connue dès le Moyen Âge sous le nom d’Aidour d'après le savant et
théologien Sidi Haidour El-Maghraoui qui aurait vécu sur cette montagne au xie siècle. Son
mausolée, qui se trouvait au sommet, a été détruit pour construire sur ses ruines la chapelle
de Santa Cruz. Le nom est rapporté par des chroniqueurs arabes et berbères. Son nom plus
ancien rapporté par les chroniqueurs est Mont Guedéra4 ou Guedara
Le mausolée (goubba) édifié sur l'extrémité orientale du plateau qui domine Oran (notre
terrain d’intervention), et qui est dédié à Abdelkader al-Jilani Moul El Meida – le plateau
nommé par les Espagnols Meseta (plateau), était nommé par les Arabes El Maïda (la table) –
aurait été édifiée en 1425 par l’un des disciples d'Abou Madyane, saint réputé de Tlemcen.
Alors que l'Espagne occupait Oran depuis 1505, le marquis de Santa Cruz, gouverneur de la
ville, décida en 1563 de la construction du fort de Santa Cruz sur l'éperon rocheux de
l'Aïdour. Sa position était stratégique pour la défense d'Oran et de Mers El Kébir. Le point
d'eau le plus proche étant celui de Ras El Ain distant de 3 kilomètres.
Les espagnols actèrent avec la tribu des Hamyans, alors installée dans la plaine de la Mléta,
un pacte de non belligérance et de coopération. L'approvisionnement en eau du fort et de la
garnison fût troqué contre des produits manufacturés en Espagne : étoffes et outils de
travail. L'accord dura au moins durant la construction du fort.
Lorsque les Espagnols n’eurent plus besoin de ces services, ils libérèrent les hommes de leur
charge, mais retinrent le chef Merdja – ou Murdjajo selon les sources – pour des raisons de
sécurité : celui-ci connaissait parfaitement le fort pour avoir assisté à son érection. Les
Espagnols inquiets d'une éventuelle trahison, l'assassinèrent et le jetèrent dans l'un des
nombreux puits de la citadelle.
Situation du terrain
Une partie de chaine côtière Située à l’ouest de la ville d’Oran
Se développe sur une distance de 25 km dans une direction ouest-sud-ouest
Surplombant la ville d’Oran en s’étirant jusqu’à la mer
Elle aboutit à la mer dans son extrémité orientale par le Djbel Santon et la colline de santa
Cruz qui enferment la bais de la baie de Mersa el-Kebir
Le mont MURDJAJO est un site historique et touristique attractif
Atteignant près de 589 mètres d’altitude et faisant partie d’une chaine de montagne
s’étendant aux communes d’Oran
Le mont MURDJAJO recèle des monuments et vestiges de grande valeur historique dont le
fort santa Cruz, la chapelle de la vierge, les ruines de la route de bastion romains et prêt de
40 grottes datant du néolithique
L’environnement immédiat est constitué d’une immense forêt de pins d’Alep, appelée bois
des planteurs du nom de la compagnie du génie militaire français, sur ordre du général
Rondon en 1852, qui avait reboisé la montagne de 1853 à 1958, elle devint l’un des lieux de
promenade les plus agréables
Nature du sol
L’Aidour et ses abords sont de nature shisto-calcaire
Le sol est peu perméable et assez solide
Végétation
Les flacons sont et sud sont les mieux boisées
Le flacon oriental de l’Aidour dominant Oran est planté en pin d’Alep sur une surface de 668
hectares
Le versant nord-ouest du massif est couvert par le foret de chêne-liège de m’sila
Des figures de barbarie et des agaves notamment à l’abord immédiat de la montagne aussi
de nombreuses plantes et d’arbres formant un magnifique tapis colorant le plateau
Le climat
Oran bénéficie d’un climat méditerranéen classique, marqué par une sécheresse estivale et
des hivers doux
Un ciel lumineux et dégagé
Les observations des vents dans cette région (a 400 d’altitude) montrent que les vents les
plus dominant sont le vont nord avec 150 km/h pendant l’hiver et le vent sud avec une
vitesse de 90 km/h et cela pendant l’été
Accessibilité et système de voiries
Un seul accès véhiculaire au site
Le plateau Mouley Abdelkader est accessible par 3 voies (2 par l’ouest de la ville et 01 par la
commune d’El Marsa Elkebir)
La présence du téléphérique comme moyen d’accessibilité passant par 3 stations
Le site et richement entouré des vois mécanique et piétonne

Etat des lieux

 Au niveau de la montagne :
1. Le plateau Mouley Abdelkader
2. Quartier les planteurs
3. Quartier ras el Ain
4. Fortification espagnole
5. Des maisons individuelles et des petits équipements

 Au niveau du site :
1. La mosquée Ribat Al-Talaba
2. Caserne militaire
3. Air de jeux et de détente
4. Sanitaires
5. Cantine
6. Poste transformateur
7. Tour de communications
8. Kiosque
9. Station de téléphérique

Environnement et percés visuels


Ce qui rond notre zone d’étude intéressante c’est bien son emplacement stratégique, elle se
situe dans le point le plus haut de la ville avec une vue dégagé sur les différentes parties de la
ville avec une vue aérienne sur cette dernière.
L'architecture historique se réfère généralement à des bâtiments, structures et styles
architecturaux qui sont liés à des périodes spécifiques du passé et qui présentent des
caractéristiques typiques de ces époques. Elle implique souvent la préservation, la
restauration ou la recréation de styles architecturaux anciens, et elle peut être utilisée pour
désigner des édifices originaux ou des reproductions fidèles.

Voici quelques caractéristiques de l'architecture historique :


Styles Architecturaux : L'architecture historique peut inclure une variété de styles, tels que
le gothique, la Renaissance, le baroque, le rococo, l'Art déco, le néo-classique, etc., en
fonction de la période historique.
Matériaux Traditionnels : Les matériaux utilisés dans l'architecture historique sont souvent
choisis pour refléter ceux utilisés à l'époque à laquelle le style est associé. Par exemple,
l'utilisation de la pierre, du marbre, du bois sculpté, etc.
Détails Architecturaux : Les détails décoratifs et architecturaux, tels que les colonnes, les
arcs, les frises, les sculptures, sont importants dans l'architecture historique pour reproduire
l'esthétique de l'époque.
Restauration et Conservation : La préservation des bâtiments historiques existants, ainsi
que la restauration de ceux qui ont été endommagés ou altérés au fil du temps, sont des
aspects clés de l'architecture historique.
Reproductions : Dans certains cas, des architectes peuvent créer des reproductions fidèles
de bâtiments historiques qui ont été démolis ou endommagés. Ces reproductions visent à
recréer l'apparence et l'atmosphère d'une époque spécifique.
Contexte Culturel et Historique : L'architecture historique est souvent conçue en tenant
compte du contexte culturel et historique, cherchant à respecter les traditions et à préserver
le patrimoine.

L'objectif global de l'architecture historique est de préserver et de célébrer le patrimoine


culturel en maintenant ou en recréant les caractéristiques architecturales spécifiques
associées à des périodes historiques particulières.
L'architecture historique est importante car elle nous permet de comprendre le passé. Elle
nous renseigne sur les cultures, les technologies et les valeurs des sociétés anciennes.
L'architecture historique peut également être une source d'inspiration pour les architectes
modernes.
Voici quelques exemples d'architecture historique nouvelle qui évoque et représente une
ancienne période :
Le Musée de l'Acropole d'Athènes est un musée construit en 2009 pour abriter les
antiquités de l'Acropole. Le musée est conçu pour s'intégrer à la topographie et à
l'architecture de l'Acropole. Il utilise des matériaux et des techniques modernes pour créer
un sentiment de continuité avec l'architecture antique.

Le Musée des civilisations de l'Iran est un musée construit en 2016 pour abriter les
antiquités de l'Iran. Le musée est conçu pour raconter l'histoire de l'Iran à travers les âges. Il
utilise une variété de styles architecturaux, y compris l'architecture antique iranienne, pour
créer un sentiment de profondeur et de richesse.

Le Musée des arts de la Chine est un musée construit en 2019 pour abriter les arts de la
Chine. Le musée est conçu pour présenter l'art chinois sous un jour nouveau. Il utilise des
technologies modernes, telles que les projections et les hologrammes, pour créer une
expérience immersive.

Le Louvre Abu Dhabi (Abou Dabi, Émirats arabes unis) - Style Contemporain inspiré de
l'Islam médiéval : Conçu par l'architecte Jean Nouvel, le musée s'inspire des cités historiques
avec ses dômes géométriques flottants rappelant l'architecture des souks arabes.

Le Getty Villa (Malibu, Californie, États-Unis) - Style Romano-Grec Moderne : La villa,


conçue par l'architecte Richard Meier, s'inspire des villas romaines avec ses colonnades, ses
cours et son jardin.

La Bibliothèque Alexandrina (Alexandrie, Égypte) - Style Moderne inspiré de l'Antiquité :


Conçu comme un hommage à la célèbre Bibliothèque d'Alexandrie de l'Antiquité, le
bâtiment combine des éléments modernes avec des références à l'architecture classique.

Le Palais de Tokyo (Paris, France) - Architecture Contemporaine Inspirée de l'Exposition


Universelle de 1937 : Bien qu'il s'agisse d'une structure contemporaine, le Palais de Tokyo
s'inspire de l'esthétique de l'exposition universelle de 1937, mêlant modernité et rétro.

Le Musée d'Art Islamique (Doha, Qatar) - Architecture Moderne inspirée de l'Islam


médiéval : Conçu par I. M. Pei, le musée combine des éléments modernes avec des
références à l'architecture islamique historique.
Le tourisme est le déplacement de personnes d'un endroit à un autre, généralement pour
des raisons de loisirs ou de loisirs. Il peut être effectué sur une courte ou longue distance, et
pour une durée pouvant aller de quelques heures à plusieurs semaines ou mois.

Le tourisme est une activité économique importante, générant des milliards de dollars de
revenus chaque année. Il crée des emplois dans les secteurs de l'hébergement, de la
restauration, des transports, des attractions et des loisirs. Le tourisme peut également
contribuer à la promotion de la culture et du patrimoine d'un pays ou d'une région.

Il existe de nombreux types de tourisme, notamment :

Le tourisme culturel, qui consiste à visiter des sites historiques et culturels, tels que des
musées, des monuments et des sites archéologiques.
Le tourisme de loisirs, qui consiste à se détendre et à profiter de la nature, par exemple en
allant à la plage, en faisant du camping ou en pratiquant des sports nautiques.
Le tourisme d'affaires, qui consiste à voyager pour des raisons professionnelles, telles que
des conférences, des réunions ou des événements.
Le tourisme de santé, qui consiste à voyager pour des raisons de santé, telles que des
traitements médicaux ou du bien-être.

Le tourisme culturel est un type de tourisme qui consiste à visiter des sites historiques et
culturels, tels que des musées, des monuments et des sites archéologiques. Il peut
également inclure la participation à des événements culturels, tels que des festivals, des
concerts et des spectacles.

Il existe de nombreux types de tourisme culturel, chacun avec ses propres objectifs et
intérêts. Voici quelques-uns des types les plus courants :

Le tourisme historique consiste à visiter des sites historiques, tels que des ruines, des forts
et des châteaux. Il permet aux touristes d'en apprendre davantage sur le passé d'un lieu.
Le tourisme archéologique consiste à visiter des sites archéologiques, tels que des fouilles et
des musées. Il permet aux touristes d'en apprendre davantage sur l'histoire ancienne d'un
lieu.
Le tourisme artistique consiste à visiter des musées, des galeries d'art et des studios
d'artistes. Il permet aux touristes d'apprécier l'art et la culture d'un lieu.
Le tourisme littéraire consiste à visiter des lieux liés à des écrivains et à leurs œuvres. Il
permet aux touristes d'en apprendre davantage sur l'histoire littéraire d'un lieu.
Le tourisme musical consiste à visiter des lieux de musique live, tels que des salles de
concert et des festivals. Il permet aux touristes de profiter de la musique d'un lieu.
Le tourisme culinaire consiste à découvrir la cuisine d'un lieu. Il permet aux touristes de
goûter aux plats locaux et d'en apprendre davantage sur la culture culinaire d'un lieu.

Le tourisme culturel peut être un moyen enrichissant d'apprendre sur le passé, la culture et
l'art d'un lieu. Il peut également être un moyen de se détendre et de profiter de l'histoire et
de la culture.

Selon les données de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), voici les 10 pays les plus
visités au monde en 2022 :
1. France (89,4 millions de visiteurs)
2. Espagne (83,7 millions de visiteurs)
3. États-Unis (79,1 millions de visiteurs)
4. Chine (62,9 millions de visiteurs)
5. Italie (60,9 millions de visiteurs)
6. Turquie (52,6 millions de visiteurs)
7. Mexique (46,1 millions de visiteurs)
8. Allemagne (37,3 millions de visiteurs)
9. Royaume-Uni (36,7 millions de visiteurs)
10. Thaïlande (35,3 millions de visiteurs)
Ces pays sont populaires pour diverses raisons, notamment leurs sites historiques et
culturels, leurs paysages naturels, leur vie nocturne animée et leur cuisine délicieuse.
Les objectifs du tourisme peuvent être divisés en deux catégories principales : les objectifs
individuels et les objectifs collectifs.

Objectifs individuels

Les objectifs individuels du tourisme sont ceux qui sont poursuivis par les touristes eux-
mêmes. Ils peuvent être variés, mais certains des objectifs les plus courants incluent :

 Le divertissement et la relaxation : Les touristes voyagent souvent pour se divertir et


se détendre. Ils peuvent chercher à échapper au stress de la vie quotidienne, à
profiter du soleil et de la plage, ou à pratiquer des activités de loisirs telles que la
randonnée, le vélo ou la pêche.
 L'apprentissage et la découverte : Les touristes peuvent également voyager pour
apprendre et découvrir de nouvelles choses. Ils peuvent être intéressés par l'histoire,
la culture, la nature ou tout autre sujet qui les passionne.
 Les rencontres et les relations : Le tourisme peut être un moyen de rencontrer de
nouvelles personnes et de créer des relations. Les touristes peuvent rencontrer des
gens du monde entier, partager leurs cultures et leurs expériences.

Objectifs collectifs

Les objectifs collectifs du tourisme sont ceux qui sont poursuivis par les destinations
touristiques elles-mêmes. Ils peuvent inclure :

 La croissance économique : Le tourisme peut être un moteur important de


croissance économique pour les destinations touristiques. Il peut générer des
revenus, créer des emplois et stimuler les investissements.
 Le développement social : Le tourisme peut également contribuer au
développement social des destinations touristiques. Il peut promouvoir la
compréhension interculturelle, l'inclusion sociale et le respect de l'environnement.
 La protection du patrimoine : Le tourisme peut également aider à protéger le
patrimoine des destinations touristiques. Il peut sensibiliser le public à l'importance
du patrimoine et générer des fonds pour sa conservation.
Le tourisme en Algérie :
Le tourisme en Algérie est encore en développement, mais il a le potentiel de devenir une
industrie importante.
En 2022, l'Algérie a accueilli un peu plus de 2 millions de touristes internationaux, contre
environ 1 million en 2021.
Les Wilayas touristiques en Algérie : Alger, Oran, Telemcen, Tipaza, Batna, Bechar,
Tamantasset, Timimoune.

L'Algérie a un potentiel touristique énorme, avec une riche histoire et culture, des paysages
magnifiques et un climat ensoleillé. Cependant, le secteur touristique algérien reste
relativement sous-développé.

Voici quelques-uns des défis auxquels le tourisme en Algérie est confronté :

La politique du pays
La sécurité sociale
L'insuffisance des infrastructures touristiques : L'Algérie manque d'infrastructures
touristiques de base, telles que des hôtels, des restaurants et des moyens de transport
adéquats.
Le manque d’entretien du patrimoine
Le manque de promotion touristique : L'Algérie ne promeut pas suffisamment son
patrimoine culturel et naturel à l'étranger.
L'image négative de l'Algérie à l'étranger : L'Algérie est souvent associée au terrorisme et à
la violence, ce qui nuit à son image à l'étranger.

Le tourisme à Oran :
Oran, la deuxième ville d'Algérie, est un port animé avec une riche histoire et beaucoup de
dynamisme. La ville offre aux visiteurs une variété d'attractions, notamment des sites
historiques, des plages magnifiques, une vie nocturne animée et une cuisine délicieuse.

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