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Introduction

Transféré par

Maéva DA COSTA
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Introduction

- L'existence d'un droit administratif découle en réalité de quelque chose qui n'est pas né de
soi, qui est la soumission de l'administration au droit. Il y a deux sortes de régimes juridiques
qui peuvent gouverner l'action de l'administration selon qu'on se trouve dans un état de
police, caractérisé par le fait que l'administration est affranchie des règles de droit, agissant
donc de manière discrétionnaire, l'autre régime est celui de l'état de droit, dans lequel
l'administration agit en se conformant à des règles de droit.
- Le régime français va donc dans le second cas, l'état de droit, l'administration est donc
soumise à 2 séries de règles, les règles élaborées en dehors d'elle, la C°, et à coté de cette
catégorie de norme il y a les règles que l'administration se fixe à elle même, l'administration
se soumet à des règles internes.
- Cette soumission de l'administration au droit est désignée par l'expression essentielle qui est
le principe de légalité, au sens de soumission à la loi, le principe de légalité c'est le principe
qui signifie que l'administration est soumise au droit.
- La première étape de cette soumission était une soumission à la loi, d'où l'expression, mais
qui aujourd'hui a une signification beaucoup plus vaste qui signifie le principe de la
soumission à toutes les normes supérieures à l'administration.
- Lorsque l'on affirme le principe de cette soumission au droit par l'administration il convient de
s'assurer que ce principe est respecté, ce respect est assuré par des juridictions et par un
ordre juridictionnel spécifique, c'est à dire la juridiction administrative.
- L'administration est soumise au droit administratif, il faut donc définir ce qu'est
l'administration car l'administration c'est l'objet même du droit administratif, et dans le
langage courant quand on évoque l'administration on a tout d'abord une référence qui se fait
à l'administration en tant qu'organe, servie, fonctionnaire, agent public, l'administration en
tant qu'objet du droit administratif.
- Par ailleurs, une des questions qu'il faudra se poser, est de savoir si l'administration est
soumise à un droit particulier, ou si c'est le droit commun ? Il faudra donc chercher les
caractéristiques du droit administratif.

I. La notion d'administration
- Dès lors que le droit administratif s'applique à l'administration il faut comprendre ce qu'est
l'administration, dans le langage juridique l'administration désigne la fonction d'administrer,
on parle non pas de l'organe qui administre mais de son activité, c'est donc l'activité au sens
matériel et non formel.
- Cette activité sera exercée par des personnes publiques, sachant que les personnes
publiques peuvent avoir d'autres activités qu'administratives, par exemple les magistrats
n'ont pas une activité administrative, il en va de même pour le parlement.
- Les personnes publiques elles n'ont plus ne se limitent pas à une activité administrative, mais
parfois l'activité administrative peut être exercée par des personnes privées.

II. L'activité administrative


Qu'est ce qu'une activité administrative ?
- Elles sont regroupées dans une première approche simpliste en 3 catégories
- La réglementation de la vie en société
- Le maintient de l'ordre public, la police administrative qui doit maintenir l'ordre public
(à distinguer de la police judiciaire, c'est la police de la recherche des auteurs des infractions)
- La prestation de service
- Ces activités sont en principe exercées par des personnes publiques, mais il arrive que des
personnes privées soient amenées à exercer des activités administratives, parfois une
personne publique peut avoir et une activité administrative, et une autre activité.
- Ex: L'activité principale de l'AN c'est de voter la loi, mais c'est une institution qui a des
fonctionnaires, du personnel, qui va avoir besoin de matériel pour fonctionner. Lorsque l'AN agit
en tant qu'administration quand elle sanctionne un agent qui a commis une faute, ou
promouvoir un agent, ou commander des ordinateurs, là c'est une activité administrative.
- Les personnes privées peuvent avoir une activité administratives,
- Celles ou certaines personnes juridiquement privées exercent une activité
administrative. C'est l'activité de cette personne qui est considérée comme
administrative, le cas des CPAM, organisme de droit privé qui sont de service public.

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- Dans des cas plus fréquent, ce sera des personnes privées qui vont exercer une
activité administrative car l'activité est confiée par une personne publique, c'est la
délégation de service public (à ne pas confondre avec la privatisation). Ici on parle d'une
personne publique en charge d'un service public, mais elle fera appel à une société
privée, qui gèrera sous son contrôle, le service public à sa place. Dans ce cas la
société privée va exercer une activité au lieu et place de l'administration.
- Le droit administratif forme un ensemble de règles spécifiques, mais en réalité
l'administration si elle être soumise à ce droit spécial peut également se trouver soumise à
des règles de droit privé.
- Cette dualité de droit est une spécifié du droit français, mais qui a une conséquence qui est
parfois source de complexité, qui est que l'administration a un juge naturel, le juge
administratif, mais que pour autant elle pourra aussi dans certaines circonstance être
soumise au juge judiciaire.
- Cela prend vigueur d'une loi révolution, celle du 16 et 24 aout 1790, principe de non
immixtion du juge judiciaire dans les fonction administratives. Cette loi a conduit a la
nécessité d'un ordre juridictionnel dédié à l'administration et donc cela a obligé l'existence
d'une juridiction dédiée à l'administration.
- Mais comme l'administration est le plus souvent soumise au droit administratif, elle va donc
relever de ce juge administratif, mais comme il arrive que parfois ses activités ne soient pas
considérées comme administrative, elle pourra dans ce cas être soumise aux règles du droit
privé et donc relever pour ces activités du juge judiciaire.
- Quand un litige met en cause l'administration il faudra d'abord déterminer le juge qui sera
compétent, judiciaire qui appliquera à l'administration les règles de droit privé, ou le juge
administratif qui appliquera le droit administratif.
- La tendance est quand même à laisser l'administration au JA, et il y aura donc un droit
spécifique qui va tenir compte de la spécificité du droit administratif. On peut donc citer
l'arrêt Blanco 8.02.1873 arrêt du TDC, petite fille blessé dans un wagonnet dans une
manufacture de tabac, action contre l'état détenteur de la fabrique. Parents portent plainte,
le préfet lève le conflit au TDC qui va trancher dans le sens d'une compétence du JA, jugeant
que la responsabilité qui peut incomber à l'état pour des dommages qu'il cause aux
particuliers en embauchant des personnes du service public doit être régit par des principes
autres que ceux du © civil car ceux là valent pour les rapport entre particuliers. Oui l'état est
responsable, mais cette responsabilité doit obéir à des règles spéciales variants en fonction
du service, et c'est là où on a la naissance de la spécificité du droit administratif

III. Le droit administratif


C'est le droit de l'administration en tant qu'il englobe un ensemble de règles qui sont le plus
souvent des règles spécifiques mais peuvent être privées.

1. Les caractéristiques générales


- Ce qui faisait la spécificité du DA s'estompe, cela était divisé entre l'état et les particuliers,
l'état est moins responsable, il a plus d'autorité, il a des prérogatives spécifiques, l'idée qu'il
y a ce droit révélait une inégalité.
- Aujourd'hui le DA est un droit très largement écrit, car il est soumis à toute une série de
texte, c'était un droit marqué par la verticalité, la conception d'un état fort, qui agit
uniquement en fonction d'une logique propre qui est la sienne.

1.1. La mutation des sources du DA


- Le CE reste un grand promoteur en matière de DA, mais clairement par rapport à l'époque ou
le GAJA suffisait, depuis les années 1970 on sent une modification, le DA n'est plus
qu'uniquement d'origine JP, voir même plus principalement, le principe de la légalité fait que
la hiérarchie des normes oblige le DA a se soumettre à la C°, au droit international, et donc
l'écrit a envahi le DA, ce n'est plus que la JP, même si le décline de la JP est relatif.
- Depuis 1989 ce sont plus de 22 © qui ont été créés, on a rationalisé, éliminé certaines
règles, et aujourd'hui le DA est rassemblé dans ces codes, notamment celui entré en vigueur
en 2016 qui est le © des relations entre le public et l'administration.
- Mais si aujourd'hui le DA est de + en + écrit, codifié, il est vrai qu'il n'existe pas de © à
proprement parlé. Aujourd'hui on peut dire qu'il est + textuel que JP, mais les règles
fondamentales demeurent fixées par le JA et notamment le CE.

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- A coté de ces règles il y a une influence de normes qui ne sont pas de nature administratives,
mais qui portent sur ce droit, un des mouvements de fond les plus considérable, c'est le
nombre de source qui prennent place sur le DA, que ce soit le constitutionnel, international et
d'autres.
- Cette diversification s'est manifestée autour d'un phénomène de constitutionnalisation et
aussi une européanisation. Le [Link] peut révoquer une norme administrative pour irrespect
de la C°.
- Après avoir résisté longuement, le DA, surtout le CE, a finalement dans toute une série de
décision, notamment Nicolo en 1989, et donc cela va influencer le fond du droit, c'est le droit
lui même, sa substance même.

1.2. La mutation des règles de fond


Il est encore aujourd'hui parfois difficile d'identifier certaines règles, puisque le droit a évolué,
c'est lié à la modification du contexte, et des sources

1.2.1. Les caractères traditionnels du DA


Il était qualifié par son autonomie et par son exorbitance (les restes de la verticalité).
- L'autonomie, un JA n'applique jamais le droit privé, jamais le CE ne se réfèrera à un article
du © civil, en revanche il dira qu'il applique « les principes dot s'inspire le © civil ». Jugeant
ainsi que certains principes formalisés dans le © civil sont des principes qui étaient déjà là
avant l’écriture du © en lui même. Le DA est donc formé sur ses propres règles, et sur ce
point, du fait de l’imprégnation d’autres normes, cette autonomie est de + en + relative.
- L’exorbitance, signifie que l’administration a des prérogatives que n’ont pas les personnes
privées, et que ces prérogatives aboutissent à imposer des sujétions aux administrés.
- L’administration peut donc procéder à l’exécution forcée de ses décisions, et ses biens sont
insaisissables quand bien même elle devrait des sommes supérieures à ses comptes.
- Les recours contre celle ci ne vont aboutir que s’il est démontré qu’elle agit illégalement, hors
de sa compétence.

1.2.2. Les évolutions récentes de ce DA


- Il y a eu un grand effet de balancier, on est passé d’un droit de prérogative, caractérisé par la
verticalité avec des droits des administrés plutôt réduites à un renforcement constant des
droits et garanties des administrés.
- La tendance de fond de l’évolution du DA contemporain c’est le ré-équilibrage entre
l’administration et les administrés dans leurs rapports et on est passé à l’attribution d’un
certain nombre de garantie, ce qu’on a appelé le droit des personnes et a plus pris en compte
un certains nombre de garanties à une véritable participation des administrés à la production
des règles du DA, la citoyenneté du DA.
- Il y a eu un rôle très important joué par le législateur, début des années 1970 c’est le début
des règles qui viennent régir les relations entre les administrés et l’administration. Le juge a
joué un rôle très important, surtout en élargissant son rôle.
- C’est arrivé fin des année 70 (année Giscard d’Estaing) avec des lois de 1978- 79
avec une loi sur la motivation des actes administratifs car l’ADM doit motiver ses
actes, accès aux documents, multiplications des textes imposant les enquêtes
publiques.
- Au delà même de simplement s’assurer que l’administration ne commet pas d’inégalité, c’est
que l’administration doit évoluer dans un contexte de transparence, elle doit être juste et
transparente. Cela passe par la motivation ainsi que l’accès aux documents, le mouvement
s’est prolongé par une véritable association des administrés à la production du DA.
- Le juge lui même n’est pas resté inactif dans ces mouvements, il est doté de nouveaux
pouvoirs (développement des procédures d’urgence, permet de faire valoir plus rapidement les droits), et
création de beaucoup d’AAI, reconnaissance du droit à la sécurité juridique, à la stabilité
juridique pour éviter les changements brutaux que certaines obligations peuvent engendrer.

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