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Anapath 2

Ce rapport décrit le processus de traitement des échantillons en anatomopathologie, y compris la réception, la fixation, l'examen macroscopique, la circulation, l'enrobage, la microtomie et les colorations. Le document fournit des détails sur l'organisation des laboratoires d'anatomopathologie à l'hôpital militaire Avicenne et au CHU Mohammed VI.

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Anapath 2

Ce rapport décrit le processus de traitement des échantillons en anatomopathologie, y compris la réception, la fixation, l'examen macroscopique, la circulation, l'enrobage, la microtomie et les colorations. Le document fournit des détails sur l'organisation des laboratoires d'anatomopathologie à l'hôpital militaire Avicenne et au CHU Mohammed VI.

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Rapport de stage

ANATOMO-PATHOLOGIE
Hôpital militaire Avicenne
CHU Mohammed VI - Laboratoire Errazi

L’INSTITUT SUPERIEURE DES PROFESSIONS INFERMIERES ET TECHNIQUES DE SANTE MARRAKECH


Réalisé par
BAHADI Aicha – SATAR Oumnia – RABAA Fadila

Promotion :

2020-2023

Année universitaire

2022-2023

Filière

Techniques de santé

Option

Laboratoire S5

Encadré par
Dr Abdelmalek HAKMAOUI
Objectifs de stage :
• Réceptionner, trier et enregistrer les prélèvements
• Assister aux examens macroscopiques des pièces opératoires et des
biopsies réalisées par les médecins anatomopathologistes
• Réaliser la circulation par Histokinette
• Réaliser l'enrobage des prélèvements
• Réaliser des coupes par microtomie et confectionner les lames
• Préparer les lames pour les examens cytologiques
• Réaliser des colorations standards (HE, Pap)
• Réaliser des colorations spéciales Assister à des techniques
immuno-marquage et maitriser les étapes
• Archiver les blocs et les lames

REMERCIEMENTS :
Nous remercions toute l’équipe pédagogique de L’ISPITS, et tous ceux
qui ont participé au succès de notre stage, en Particulier, notre
coordinatrice Mme SINE Hasna ,Mme EL MOUAHID Souad, Mr
Abdelmalek HAKMAOUI et Dr. Amine qui nous ont formé et accompagné
tout au long de cette expérience professionnelle avec beaucoup de
patience et de pédagogie.

Merci évidemment à tous les personnels du laboratoire de l'anapath, qui


n’ont jamais hésité de partager les informations avec nous.
Plan
1. Introduction

• Définition De l'anatomopathologie

• Organisation des laboratoire : Hôpital Militaire Avicenne


Hôpital CHU Mohammed VI

2. Traitement des prélèvements

A. Histologie

1. Accueil et réception des prélèvements


2. Fixation
3. Examen macroscopique
4. Circulation
5. Enrobage et microtomie
6. Colorations ; protocole et résultats

B. Cytologie

• Définition
• Méthode d’ultracentrifugation
• Préparation des lames
• Fixation
• Coloration

C. Immunohistochimie

D. Examen extemporané
Introduction
L’anatomie pathologique est une discipline médicale qui consiste à examiner
les organes, les tissus ou les cellules, pour repérer et analyser des anomalies
liées à une maladie. L'examen se fait d'abord à l'œil nu, puis il est complété par
une analyse à l'aide d'un microscope. On parle aussi d'anatomo-cytopathologie
ou encore, par abréviation, d'anapath". Le médecin en charge de cet examen est
appelé anatomopathologiste ou pathologiste ; son rôle est capital pour
déterminer le diagnostic de cancer et les traitements à envisager.

De manière générale, un examen anatomopathologique est réalisé :

• Au moment du diagnostic, lorsque l’on réalise un examen


anatomopathologique de la biopsie ;
• Après la chirurgie, lorsqu’un examen anatomopathologique de la
pièce opératoire est demandé.

Organisation des laboratoire

❖ Hôpital Militaire Avicenne


• Une sale de macroscopie et circulation (histokinette).
• Une salle de l'enrobage; microtomie; et coloration.
• Une salle de l'immunohistochimie.

❖ Hôpital CHU Mohammed VI


• Une salle de réception des prélèvements et distribution des
résultats aux patients.
• Une pièce centrale réservée à l’enrobage et la microtomie.
• Une salle pour la coloration et la cytologie
• Une salle réservée à l’Immunohistochimie
• Une chambre pour la lecture au microscope
• Une chambre au-dessous de macroscopie
Traitement des prélèvements

A. HISTOLOGIE
1. Accueil et réception des prélèvements

Les prélèvements reçus au laboratoire sont enregistrés avec un numéro unique qui va être
ensuite transcrit dans les blocs et les lames.

Lors de la réception, il faut vérifier la fiche des renseignements accompagnée au prélèvement,


cette fiche doit comporter :

• L’identité du patient : nom, prénom, date de naissance, sexe.


• Le nom et coordonnées du médecin prescripteur.
• Le siège, la date (jour et heure) et la nature du prélèvement (biopsie ou exérèse).
• Les circonstances cliniques et paracliniques qui ont motivé le prélèvement,
éventuellement les hypothèses diagnostiques.
• L'aspect macroscopique ou endoscopique des lésions (un compte-rendu opératoire
peut être utilement joint) ; éventuellement l'aspect d'imagerie, en particulier pour
les tumeurs osseuses.
• Les antécédents pathologiques du patient, en particulier, dans la mesure du
possible, les antécédents d’examens anatomopathologiques effectués dans un autre
laboratoire.
• La nature des traitements éventuellement administrés au malade.

2. Fixation

La fixation est destinée à immobiliser et maintenir les structures cellulaires et tissulaires dans
un état aussi proche que possible de leur état vivant:

i) Elle préserve les composants cellulaires, les protéines, les acides nucléiques et
conserve leur emplacement tissulaire;
ii) Elle prévient l’autolyse et l’activité bactérienne;
iii) Elle stabilise le matériel cellulaire contre les effets délétères potentiels de
certaines techniques d’analyse telles que les colorations et les immunohistochimies
Formaldéhyde, formol et dérivés
• Le formol est resté le fixateur de référence en anatomie pathologique.

• Le formaldéhyde est commercialisé à une concentration 37 % p/p ou 40 % p/v sous le nom


de formol, lui-même dilué au 10ème lors de son utilisation en laboratoire.

• il réunit à la fois les propriétés d’un liquide fixateur et d’un liquide conservateur.

Mécanisme de la fixation d’échantillons au formol

✓ Temps et durée de fixation


La fixation doit être aussi précoce que possible (délai <15min).

Durée à adapter au volume et au caractère adipeux de la pièce fixée. Les pièces de


mastectomie nécessitent un temps de fixation plus long (24-48h)

Biopsies : minimum 6h

Pièces opératoires : minimum 24h

✓ Volume du fixateur
Le volume du liquide fixateur doit être au moins trois fois équivalent à celui du tissu à fixer

(3 vol formol/1 vol tissu).

✓ Température de fixation
Le procédé de fixation des tissus par des fixateurs pontants (cross-linking) comme le formol
est un procédé chimique température-dépendant. Il doit donc être réalisé à température
ambiante.

3. Examen macroscopique

• Les échantillons sont décrits macroscopiquement (la pièce est examinée, mesurée, pesée,
palpée) puis des fragments à étudier au niveau histologique sont préparés.

• Les fragments d’organe doivent être orientés par rapport à la pièce initiale

• Les tissus doivent être découpés en tranches fines proprement pour maintenir l’architecture
tissulaire
Au niveau de laboratoire d’anatomopathologie du CHU Mohamed VI

L’examen macroscopique : réalisé par les cliniciens

Côlon irritable Des coupes fines de côlon irritable

Au niveau de laboratoire de l’HÔPITAL MILITAIRE AVICENNE


Pour l’examen macroscopique : réalisé par les techniciens
4. Circulation

Étape consistant à faire pénétrer la paraffine au sein du tissu, puisque la paraffine n’est pas
miscible à l’eau, les échantillons doivent être alors complètement déshydratés avant
l’inclusion dans la paraffine. Cette dernière n'est plus soluble dans l'alcool utilisé pour la
déshydratation, on assiste donc à une substitution par le xylène ou le toluène.

Cette technique se déroule selon les étapes suivantes :

Déshydratation : se fait par immersion des casettes (contenant les fragments) dans des bains
d’alcool de degré croissant (70°, 90°, 100°) pour éliminer l’eau des tissus.

Éclaircissement : Les casettes sont ensuite émergés dans les bains du xylène ou du toluène
qui servent à remplacer l’alcool dans les tissus afin que celui-ci soit miscible dans la
paraffine.

Imprégnation dans la paraffine: C’est la dernière étape de la circulation, la paraffine doit


être chauffée pour se liquéfier, dans deux bain successifs de paraffine pure afin d’éliminer le
xylène.

L’ensemble des étapes est effectué dans un automate de type Thermo SCIENTIFIC.

5. Enrobage et microtomie

Enrobage :

A pour but de permettre la réalisation de coupes fines et régulières. Le milieu d’inclusion le


plus utilisé est la paraffine ; l’inclusion est réalisée selon les étapes suivantes :

• Écoulement de la paraffine chauffé a 60° C dans les


moules métalliques.
• Orientation des fragments dans la
paraffine (les fragments sont placés
d’une facon de voir toutes les
structures désirées lors de l’examen
microscopique)

• Placer les cassettes identifiées au dessus des moules.


Après refroidissement, on a formation d’un bloc de
paraffinel’intérieur duquel le fragment prélevé est
inclus.

• Les blocs sont ensuite démoulés.

La microtomie :

C’est une technique de la réalisation des coupes. Les cassettes de paraffine contenant les
prélèvements sont fixés sur un microtome pour réaliser des ruban de coupes d’organe a une
épaisseur de 4 µm après l’élimination d’excès de paraffine à 40µm. Les rubans de paraffine
obtenus sont étalés sur des lames porte-objet au niveau du bain marie identifiées.

Les lame vont subir un préchauffage dans l’étuve pour le déparafinage


6. Colorations ; protocole et résultats

• Coloration standard HE (Hemateine Eosin)


Principe:

La coloration à l'hématoxyline et à l'éosine est une technique de coloration d'usage courant


en histologie et en histopathologie.

C'est une coloration bichromatique qui se compose d'un colorant nucléaire, l'hématoxyline, et
d'un colorant cytoplasmique, l'éosine. L'hématoxyline est un colorant cationique, qui a une
affinité pour les éléments cellulaires chargés négativement dits basophiles. Il colore
notamment les noyaux en bleu/violet, en se fixant sur les acides nucléiques. Au contraire,
l'éosine est un colorant anionique , qui a une affinité pour les éléments cellulaires chargés
positivement dits éosinophiles. Il colore le cytoplasme en rose et les autres éléments
cellulaires basiques en rose/rouge plus ou moins vifs selon leur acidophilie.

Technique automatisé

Dako CoverStainer automatise chaque étape du processus H&E, depuis la cuisson, le déparaffinage et

la coloration jusqu'à la lame déshydratée, recouverte d'une lamelle et séchée, prête à être examinée par

le pathologiste. Le système de gestion des réactifs Dako,

qui fait partie intégrante de Dako CoverStainer,

automatise le processus de manipulation des réactifs et

garantit une qualité de coloration élevée et constante ainsi

qu'une meilleure sécurité pour le personnel de laboratoire

lors de la manipulation des réactifs.


Technique manuelle

Protocole

• Rincer la lame dans le toluène 5min 3 fois pour le déparaffinage


• Emerger la lame dans 100 / 90 /80/70 % d’alcool pour la réhydratation chaque étape
nécessite une durée de 5 min
• Rinçage par l’eau de robinet
• Coloration du noyau par hématéine pendant 5 min
• Rinçage par l’eau de robinet
• Ajouter l’eau acidifié pendant 30 sec pour l’élimination de l’excès d’hématéine
• Rinçage par l’eau de robinet
• Emersion dans l’eau lithinée pour la différenciation et le bleuissement.
• Rinçage par l’eau de robinet
• La coloration du cytoplasme par l’éosine pendant 5 min.
• Pour la déshydratation on émerge la lame dans 4 bains d’alcool 70 / 80 / 90 / 100 %

Résultats
• Bleu Alcian

Principe
La coloration au bleu alcian permet de colorer les mucosités acides et les mucines acétiques.
Des quantités excessives de mucosités acides non sulfatées sont observées dans les
mésothéliomes. Ces mucosités sont présentent en quantités normales dans les parois des
vaisseaux sanguins mais augmentent dans les lésions précoces d'athérosclérose.
Cette coloration repose sur un groupe de colorants basiques polyvalents qui sont solubles dans
l'eau. (La couleur bleue est due à la présente de cuivre).
Le pH de la solution de coloration au bleu Alcian (peut être compris entre 0.4 et 2.5) est très
important et a un effet direct sur la catégorie de mucines révélées par cette méthode.
La solution de coloration au bleu Alcian au pH=2.5, permet de colorer les mucines
carboxylées présents dans les tissus conjonctifs et le cartilage.

Procédure de coloration
 Déparaffinage et hydratation par l'eau
 Recouvrir la lame par l'alcian bleu pH 2,5 selon Mowry, pendant 45min
 Égoutter la lame sans rinçage
 Recouvrir les coupes de tétraborate de sodium saturé, pendant 10min
 Laver à l'eau distillée (5min)
 Ajouter kernechtrot (nuclear fast red) , pendant 5min
 Laver à l'eau distillée, pendant 2min
 Déshydrater rapidement, clarification et montage

Résultats
 Mucines acides …… Bleu turquoise
 Noyaux ....…………..Rouge
 Fond………………... Bleu clair
• Orcéine acide :

Principe

L’orcéine est un colorant acide faible qui se fixe avec une grande électivité sur les fibres et
lames élastiques, Réactifs pour diagnostic in vitro Il est également utilisé pour identifier
l'antigène Australia (HBSAg) spécifique du virus de l'hépatite B : dans ce cas, le résultat doit
toujours être étayé par une analyse immunohistochimique. Les fibres élastiques sont mises en
évidence par de nombreuses colorations spéciales; la méthode à l'orcéine constitue une
solution particulièrement simple. Sur une Coupe d’ épaisseur 4-5 um en paraffine fixée dans
le formol dans une Température de stockage de +15°C/+30°C (Tissu témoin : Foie, peau )

Méthode :

 Déparaffiner les coupes et les amener jusqu'à l'eau distillée


 Recouvrir les coupes de 5 gouttes de Permanganate de potassium à 0,15% + 5 gouttes
d'Acide sulfurique à 0,5% selon Mallory pendant 4min
 Laver à l'eau distillée
 Recouvrir les coupes d'Acide oxalique à 1,5% pendant 1min
 Laver à l'eau distillée
 Recouvrir les coupes d'Orcéine acide selon shikata pendant 20min
(pour mettre en évidence l'antigène HBsAg, incuber pendant 3h)
 Laver à l'eau distillée

 Recouvrir les coupes de Réactif de Jenkins pendant 1min


 Laver à l'eau courante pendant 1min
 Déshydrater, clarifier et monte

Résultats :

 Fibres élastiques et HBsAg :……Violet foncé-Pourpre


 Fond :……………………………Violet clair

Commentaire
Ces colorations sont applicables à des coupes en paraffine d'une épaisseur d'environ 4-5µm
fixées par le formol.
Pour éviter un séchage excessif de la coupe, il est conseillé d'utiliser une chambre humide.
• Réticuline :

Principe :

Cette coloration marque les fibres réticuliniques du stroma et permet de préciser l'architecture
des tumeurs (exemple : architecture folliculaire). Elle est très utile dans les cas où la tumeur
est nécrosée. C'est une coloration clé dans l’étude des lésions qui touchent les organes dont la
trame est riche en réticuline comme le foie (fibrose, montre le collagène plus jeune), la rate et
les ganglions lymphatiques (trame réticulinique constituant le squelette), la moelle osseuse
(myélofibrose).
Mode opératoire

1- après
déparaffinage et
réhydratation 10-laver à l'eau
oxyder avec de robinet
permanganate de
k 1% pdt 1min.

11-rinçage à
2-laver à l'ER l'eau distillée.

3-métabisulfate 12-chlorure
de k 3% d'or
pendant 1min pendant 5min.

13-rincer à
4-laver à l'eau de l'eau
robinet. distillée.
5-sensibiliser 14-réduire
dans l'alun de fer l'argent dans le
à 2% pendant 2 méta bisulfate
min. de K pendant 5
min

6-laver à l'eau de 15-rincer à


robinet pendant l'eau
3 min. distillée.

7-rincer plusieurs 16-fixer à


fois dans l'eau l'aide
distillée pendant de thiosulfate
15 secs de
Na pendant
1min.

17-rincer à
8-imprégner l'eau-
dans le Gomori. distillée.
Pendant 5min

9-réduire les sels


d'argent dans le 18-déshydrater
formol 10% et monter.
pendant 1min.
Résultat

Noyau :………………………… gris

Collagène :……………………… rouge brique

B. CYTOLOGIE

La cytologie est une spécialité issue de la biologie qui consiste à étudier les cellules
vivantes. Un examen cytologique est l’étude au microscope de prélèvements cellulaires
mais aussi de liquides biologiques. Complément de l’histologie, la cytologie connaît une
progression constante.

En anatomopathologie, la cytologie pathologique ou cytopathologie permet d’analyser la


qualité des cellules, parfois cancéreuses ou pré-cancéreuses.

Les cellules peuvent être recueillies par :

• Ponction d’un organe comme un ganglion, le sein, la thyroïde ou encore le foie,

• Ponction d’un épanchement, par exemple le liquide pleural ou le liquide d’ascite,

• Recueil d’une miction dans le cadre d’une cytologie urinaire,

• Grattage d’un organe (exemple : frottis du col de l’utérus).

Avantages :

• Techniques standards simples, peu coûteuses, mises en œuvre rapidement


• Complications exceptionnelles
• Prélèvements le plus souvent sans anesthésie, en ambulatoire
• Examens peu traumatisants
• Délai court entre le prélèvement et le diagnostic
• Techniques complémentaires possibles pour étayer le diagnostic (immunomarquages,
biologie moléculaire, microscopie électronique, etc.).
Méthode d’ultracentrifugation :

C’est une méthode qui sert à collecter les cellules au centre de la lame par centrifugation.
Principe :
o Le cytocpin projette les cellules en suspension dans le liquide, sur une lame,
perpendiculaire à l’axe de centrifugation.
o La carte filtrante entre l’échantillon dans la cytochambre et la lame en verre permet
l’adhésion de la cellule à la lame.
o Les cellules sont étalées sur un disque de 0,5cm de diamètre Fig.1 : automate novacute
nps 50 filtre lame
o Le dispositif comporte des godets contenant le liquide, auxquels on fixe la lame,
l’ensemble tournant dans une enceinte selon une vitesse pré-affichée.
Préparation des lames :

o L’enregistrement du prélèvement dans le registre des cytologies.


o Préparer l’ensemble dans lequel on va disposer l’échantillon (si ce dernier est reçu
dans un flacon)
o Disposer le liquide à l’aide d’une pipette pasteur dans la cytochambre.

Installer l’ensemble dans la cytospin tout en équilibrant

Figure 1 : cytospin

NB : Si l’échantillon est reçu sous forme de lame contenant le prélèvement déjà étalé,
cette étape de préparation est ignorée.

La fixation :

La fixation est une étape très importante, elle sert à maintenir les
cellules proches à l’état vivant. Elle assurée par l’alcool-éther.
La coloration standard :

Coloration Papanicolaou est une technique de coloration qui associe l'Hématoxyline de Harris
(un colorant du noyau cellulaire) aux deux colorants de Papanicolaou OG6 et EA50 (qui
colorent le cytoplasme).
• Principe de la coloration :
- L’hématoxyline de Harris : colore les noyaux des cellules grâce à son affinité
avec l’ADN.
- L’orange G (OG 6) : réagit avec les cellules squameuses matures de par son
affinité avec la kératine.
- L’éosine-azur (EA 50) : réagit avec le cytoplasme des cellules squameuses non
matures (cellules basales et intermédiaires) ainsi qu’avec les cellules
glandulaires et les hématies.

• Etapes de la coloration :
Ensuite, on peut faire des coloration spéciales si nécessaire.

• Résultats :

- Les noyaux des cellules sont colorés en bleu/noir.


- Les cytoplasmes des cellules kératinisées sont en rose/orange transparent.
- Les cytoplasmes des cellules non kératinisées sont en bleu/vert transparent.
- Les hématies sont en rouge
-

C. Immunohistochimie

Dako Omnis est un système IHC et HIS entièrement


automatisé composé d’éléments matériels, d'éléments
logiciels, de réactifs et d'une offre d'entretien. Ce
système présente une capacité de 60 lames et comporte
60 positions de réactifs à température contrôlée, ce
qui en fait la solution idéale pour les cycles de nuit.
Dako Omnis utilise un écran tactile interactif assisté
par un logiciel de pointe et par des options de
connectivité qui améliorent notablement la gestion de
la charge de travail et la production de rapports tout en
assurant des résultats de coloration optimaux.

Principe

L'immunohistochimie (IHC) est un ensemble de techniques différentes conçues pour


identifier des anomalies tissulaires, établir des pronostics et indiquer des options
thérapeutiques. Le principe de base de l'IHC est une réaction de liaison antigène-anticorps
dans laquelle un anticorps marqué avec une enzyme (une réaction colorimétrique
enzymatique) ou un colorant fluorescent est utilisé pour visualiser la localisation et la
répartition d'un antigène spécifique dans des tissus ou des coupes de tissus. Il est utilisé pour
identifier des modifications cellulaires morphologiques ou développementales subtiles et
précoces, tels que la prolifération ou l'apoptose. Des anticorps cliniques peuvent identifier des
lignées cellulaires individuelles en se liant à des marqueurs protéiques spécifiques. Cette
spécificité de l'anticorps peut également se traduire par des faux négatifs / faux positifs, parce
que l'immunomarquage est sensible à la manipulation et à la préservation des tissus, ainsi qu'à
la qualité des réactifs.
Les facteurs interviennent lors des demandes d’immunohistochimie

• La quantité de matériel disponible : il est nécessaire de hiérarchiser les demandes


surtout dans le cadre d’un prélèvement exigu (petites biopsies ou microbiopsies) afin de
ne pas épuiser le matériel qui fera alors défaut pour des techniques complémentaire de
biologie moléculaire.
• La nécessité d’avoir un panel d’anticorps suffisamment étendu pour vérifier la
cohérence du profil immunohistochimique et assurer la précision diagnostique.
• La nécessité a contrario de ne pas demander des anticorps inutiles pour le diagnostic
afin de ne pas gaspiller un matériel précieux et pour des raisons de coût.
Protocole
1- Incubation des lames dans une solution de déparaffinage et de démasquage pendant
30 min sans un bain marie a 98 -99C.
2- Refroidissement des lames pendant 20 min à température ambiante.
3- Rinçage des lames a l’eau distille puis au tampon.
4- Incuber pendant 10 min dans une solution de peroxyde d’hydrogène (H2O2 ) a 3
bloquer l’activité des peroxydases endogènes.
5- Rinçage a l’eau distille puis au tampon.
6- Incubation pendant 30 min dans une solution (200 μL) contenant lAc primaire.
7- Rinçage a l’eau distille puis au tampon.
8- Incubation pendant 30 min dans une solution (200 μL) contenant du polymère
marque à la peroxydase conjugue aux immunoglobines anti lapin de chèvre.
9- Rinçage a l’eau distille puis au tampon.
10- Incubation pendant 30 min dans une solution (200 μL) contenant 3-3
diamminobenzidine (DAB) solution chromogène dilue dans du tampon.
11- Rinçage a l’eau distille puis au tampon.
12- Contre coloration a hématéine.
13- Rinçage a l’eau distille puis au tampon.
14- Déshydratation.
15- Eclaircissement.
16- Montage.
Certains anticorps utilisés pour le diagnostic de certaines tumeurs.

→ Tumeurs à cellules rondes indifférenciées

• Panel

• Marqueurs lymphoïdes : CD45, CD3/CD20 pour éliminer un lymphome. Elargir aux


autres marqueurs lymphoïdes (CD30), voire myéloïdes et plasmocytaires.
• Desmine , myogénine CKAE1/AE3, EMA et S100
→ Tumeurs à cellules fusiformes
Panel initial: CKAE1/AE3, EMA, actine musculaire lisse, desmine, caldesmone, S100,
CD34, Kit /DOG1 en intra-abdominal.

En deuxième ligne : myogénine si desmine+, CD31/ERG, MDM2

→ Tumeurs à cellules pléomorphes

• Panel

• CKAE1/AE3, EMA, desmine, caldesmone, PS100, CD34, MDM2 surtout en cas de


topographie rétropéritonéale. Compléter par myogénine si desmine positive de façon
isolée
• Compléter par CK5/6 et P63 surtout en cas de topographie cutanée et ORL
• En deuxième intention, fonction de la morphologie et en cas de doute seulement, CD30,
+/- CD45 (Hodgkin, LNH anaplasique)
→ Tumeurs myxoïdes hypocellulaires, faiblement ou peu atypiques

• Panel

• EMA, actine musculaire lisse, S100, CD34, Ki67, MUC4 (marqueur du sarcome
fibromyxoïde de bas grade)
→ Tumeurs épithélioïdes

• Panel

• En première ligne : CKAE1/AE3, EMA, S100, CD34 En deuxième ligne : CK5/6, P63,
chromogranine / synaptophysine, INI1, CD31 / ERG. En intra-abdominal KIT, DOG1
(GIST épithélioïde)
E. Examen extemporané

Examen rapide d’un fragment tissulaire prélevé durant une intervention chirurgicale,
macroscopique et microscopique cytologique après apposition et/ou histologique après
congélation, conclut par une réponse immédiate, transmise directement au chirurgien et écrite,
justifié s’il est susceptible de modifier le déroulement de l’acte chirurgical : il est destiné à
guider le geste chirurgical en cours d’intervention .

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