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EPIGRAPHE
Les petites unités économiques sont comme des jeunes plantes
dans la pépinière, une fois les soignées et les entretenir, elles finissent par
grandir et produire des fruits.
BABAKA Elisabeth
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DEDICACE
A Dieu tout puissant, source de toute vie et de l’intelligence.
A mon père MVUBU BUNDU Jean-Marie, pour tous les sacrifices
consentis pour notre formation depuis le bas de l’échelle jusqu’à
l’université car vous avez y à serer ceinture pour façonner notre
psychique de façon psychologique liée à l’intelligence, pour que nous
soyons classés au rang des distinguos des têtes savantes du pays. Nous
en sommes fier de votre gratitude et vous êtes digne d’être appeler :
« papa »
A ma mère BATAKANA SITA Christine, pour son amour très
affable, tant d’affection, encouragement, peines qu’elle a consentie
pour notre éducation moyennant son sagesse distinctive liée à
l’éthique ; un simple merci ne saurait pas exprimer ma profonde
reconnaissance à son égard ;
A vous mes frères Justinho MVUBU, Gloire MVUBU, Ronard
MVUBU, Florida MVUBU. Tant de fois privés même de strict
minimum à mon propre profit, réjouissez-vous qu’au bord de tant de
peine, il n’y ait pas que vanité et néant.
A toutes personnes qui nous sont chères, en particulier DILUZOLELE
Dieudonné, nous vous disons merci pour votre marque d’attachement
à notre modeste personne.
Je dédie ce travail
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AVANT –PROPOS
Le parcours étant long et difficile, nous voici aujourd’hui arrivée à la
fin de notre cycle de licence au sein de la Faculté d’Administration et
Sciences Economiques, FASE en sigle, de l’Université Protestante au
Congo.
Ainsi, qu’il nous soit permis de nous acquitter de multiples et
profondes dettes des reconnaissances que nous avons contracté
envers tous nos professeurs de la faculté qui nous ont communiqué
leur expérience, leurs réflexions et leurs commentaires sans lesquels
nous n’aurions jamais écrit ce mémoire.
Nous voudrions d’abord avouer combien nous sommes directement
redevables envers les professeurs ILASHI UNSHENGWO Adolphe. En
dépit des nombreuses occupations, il a accepté volontiers de diriger la
rédaction de cette étude. Qu’il veille bien trouver ici l’expression de
notre profonde gratitude.
Nos remerciements s’adressent également aux chefs des travaux(CT)
et assistants MULAMBA Franck, rapporteur de ce travail et à mes
encadreurs assistant BOSONKO Jacques et le Doctorant Papy
KIMUANGA. Qu’ils veillent bien accepter le témoignage de notre
profonde gratitude.
Nous remercions plus particulièrement nos oncles, tantes et cousins
qui ont aussi contribués à notre formation, nous faisons plus allusion
à KIUSI TIONGO Didier, TUSAMBA MVUBU Thomas, Pamphile et
leurs épouses ; A mes tantes les SITA, les MVUBU et MASUNDA
GRISAY Jeanne, pour leurs sens de responsabilité et leurs affection
équilibrant notre parcours.
Mes remerciements vont également a tous ceux qui d’une manière ou
d’une autre nous ont aidés dans cette lutte ardue pour obtenir ce
prix ; alors nous sommes très reconnaissant a l’égard de tous les
serviteurs de Dieu de mon église, particulièrement au Revend
pasteur BANOTA NKUMBU Samuel pour ses exhortations très
efficace.
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A tous nos compagnons de lutte à l’UPC ; LOMBOTO Marguerite,
KUBAYA Jémima, TOMANDJI Rostel, SUDIANA Mélanie,
MANGOYO Prisca, NGOMBO Alethiae. qu’ils trouvent ici
l’expression de leurs efforts conjugués.
A nos amis et connaissances nous vous exprimons notre amitié et
notre sympathie. A ce titre nous citons : KAMALANDUA Carthy,
LONGO Hugues, BOMPANU Alain.
Nombreux sont ceux qui voudront voir leurs noms repris sur cette
page et pourtant, s’il nous était arrivé à les citer, ce travail se
réduirait à un répertoire de nos noms, que ces derniers trouvent en
ces lignes, l’expression de notre profonde reconnaissance.
BABAKA MVUBU Elisabeth
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LA LISTE DES ABREVIATIONS
AC : Actif Circulant
AF : Actif Fixe
BFR : Besoin en Fonds de Roulement
CAF : Capacité d’Autofinancement
CAR : Chiffre d’Affaire Réalisé
CE : Capitaux Economique
CF : Charges Fixes
CMP : Coût Moyen Pondéré
CP : Capitaux Permanent
CP : Capitaux Permanents
CT : Charges Totales
CV : Charges Variables
DAS : Domaine d’Activité Stratégique
EDCT : Emprunt et Dette à court Terme
EDLT : Emprunt Dette à Long Terme
EDMT : Emprunt Dette à Moyen Terme
EM : Encaisse Minimum
FIFO : First, first out
FR : Fonds de Roulement
FRNG : Fonds de Roulement Net Global
LIFO : Last in First out
MCU : Marge sur Cout Variable
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MCVU : Marge sur les Coûts Variables Unitaires
PME : Petite et Moyenne Entreprise
PVHT : Prise de Vente Hors Taxe
RE : Rentabilité Economique
RF : Rentabilité Financière
RNE : Résultat Net d’exploitation
ROE : Return on Equity
SARL : Société à Responsabilité Limitée
SR : Seuil de Rentabilité
SRQ : Seuil de rentabilité en quantité
TIR : Taux Interne de Rentabilité
TMCU : Taux de Marge sur le Cout Variable
TRE : Taux de Rentabilité Economique
TRF : Taux de Rentabilité Financière
TTC : Tout Taxe Comprise
VAN : Valeur Actualisation Nette
VD : Valeurs Disponibles
VE : Valeurs d’Exploitation
VI : Valeurs Immobilières
VR : Valeurs Réalisables
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PLAN DU TRAVAIL
INTRODUCTION
1. PROBLEMATIQUE
2. HYPOTHESES
3. ETAT DE LA QUESTION
4. INTERET ET CHOIX DU SUJET
5. OBJECTIFS
5.1. OBJECTIF GENERAL
5.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES
6. METHODOLOGIE DU TRAVAIL
7. DELIMITATION DU SUJET
CHAPITRE I. GENERALITES SUR LES CONCEPTS DE BASE
SECTION I. NOTIONS SUR L’ANALYSE FINANCIERE
I.1. Cadre opérationnel de l’analyse financière
I.2.1. Définition et objectifs de l’analyse financière
A. Le diagnostic économique
B. Le diagnostic financier
I.2. Etapes de l’analyse financière
I.2.3. Stratégies financières d’une entreprise
I.2.4. Méthodes d’appréciations des entreprises
1.1.1. Définition de la rentabilité économique
1.1.2. Mode de calcul du taux de rentabilité économique
1.2. Notions sur la rentabilité financière
1.3.1. Rentabilité financière comme résultat d’une bonne gestion des fonds propres
1.3. Les relations entre les trois types de rentabilités
I.4.1. Analyse par la méthode des ratios
I.5. La Structure financière d’une entreprise
1. DEFINITION DE LA STRUCTURE FINANCIERE
2. OBJECTIF DE LA STRUCTURE FINANCIERE
3. IMPORTANCE DE LA STRUCTURE FINANCIERE
4. LES GRANDES MASSES BILANTAIRES
4.1. Valeurs immobilisées (V. I) en actifs fixes (A.F)
4.2. Actifs circulants (A.C) OU Valeurs Circulantes (V.C)
4.3. Capitaux permanents (C.P)
4.4. Dettes à Court terme (DCT)
4.5 Règles d'orthodoxie financière
SECTION II. NOTIONS SUR L’EFFET DE LEVIER FINANCIER
1. BUT DU FINANCEMENT
2.1. Les différentes sources de financement
2.1.1. Sources de financement externe
2.1.2. Source de financement interne
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2.2. Caractéristiques des sources de financement
2.2.1. Définition
2.2.2. Objectif et intérêt
2.3. Le seuil de rentabilité
2.3.2. Rôles du seuil de rentabilité
2.3.3. Calcul du seuil de rentabilité
2.3.4. Rentabilité financière d’une entreprise liée à l’effet de levier
2.3.5. Rentabilité économique
2.4. Mécanisme
2.4.1. Une technique d’autofinancement
2.4.2. Les Risques de l’effet de levier
2.4.3. Valorisation de l’effet de levier à travers le ratio d’endettement
2.4.4. Exemple pratique
2.5. Types d’emprunt
2.6. ENDETTEMENT
2.6.1. Calcul de l’effet de
CHAPITRE II. SYSTEME BANCAIRE ET PRESENTATION DE LA RAWBANK
2.1. SYSTEME BANCAIRE CONGOLAIS
2.1.1. Présentation du système bancaire
2.1.2. Les normes PRESENTATION DE LA RAWBANK
2.2.1. STATUT JURIDIQUE
2.2.2 SITUATION GEOGRAPHIQUE
2.2.3. HISTORIQUE DE LA RAWBANK
2.2.4 OBJECTIFS
2.2.5. PRODUITS DE LA BANQUE
2.2.5.1 Produits/services de l’entreprise
I.5.2 Produits/services du particulier
2.2.6 POLITIQUE GENERALE DE LA BANQUE
2.2.7. ORGANISATION ET STRUCTURE
2.2.7.1 Le conseil d’Administration
2.2.7.1. Le comité de Direction
2.2.7.3 Le comité Spécifique
2.2.8 FONCTIONNEMENT
2.2.8.1 Les Ressources Humaines
2.2.8.2 Les Moyens Matériels et Financiers
2.2.8.3 Les systèmes Informatiques
2.2.9 IMPACT SOCIO-ECONOMIQUE
2.2.9.1 ORGANIGRAMME DE LA RAWBANK
Chapitre III. Analyse de l’impact de l’endettement sur la rentabilité financière de la
Rawbank.
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3.1. PRESENTATION DES MATERIAUX D’ANALYSE
3.2. Concept de capital économique
3.2.1. Taux de Rentabilité Economique
3.2.1.1. Définition
3.2.2. Calcul du taux de rentabilité économique
3.3. Analyse du levier financier de la RAWBANK de 2009 à 2014
3.3.1. Notions sur la rentabilité financière
3.3.1.1. Rentabilité financière comme résultat d’une bonne gestion des fonds propres
3.3.1.2. Rentabilité financière comme résultat d’une bonne structure financière
3.3.2. Notion de levier financier
3.3.2. Mode de calcul
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
TABLE DES MATIERES
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INTRODUCTION
1. PROBLEMATIQUE
La finance est l’une des fonctions les plus importantes dans le
fonctionnement et dans l’organisation d’une entreprise, notamment celle d’une
institution bancaire.
Dans l’analyse économique, l’entreprise est considérée comme la
cellule de base de la production. La théorie classique de la firme lui assigne un
objectif de maximisation du profit en fonction de ses recettes et de ses coûts, et
présuppose l’existence d’un centre de décision unique.
Une bonne gestion de l’entreprise suppose une mobilisation des
ressources financières adaptées aux besoins de ses activités. Ces ressources doivent
être utilisées à bon escient afin de générer des bénéfices qui permettront à l’entreprise
de rembourser ses dettes éventuelles, de réaliser des investissements afin de se
développer. Ainsi, la bonne gestion des finances conditionne la survie de l’entreprise
car celles-ci laissent un trait dans toutes les activités de l’entreprise.
Pour financer son activité, l’entreprise dispose deux possibilités :
recourir aux fonds propres ou à l’emprunt. Les entreprises recourent à la dette pour
financer leurs opérations. Dans une optique de gestion financière, on distingue
fréquemment les dettes selon leur degré d’exigibilité, allant des dettes de court terme
aux dettes de moyen et long terme. Les dettes de moyen et long termes sont les plus
couramment contractées pour financer le cycle d’investissement alors que les dettes
de court terme financent le cycle opérationnel.
On peut distinguer:
les dettes à court terme d’exploitation : principalement les crédits
fournisseurs ;
les dettes à court terme hors exploitation : impôt sur les sociétés à payer au
fisc, charges sociales à verser, avances et acomptes reçus sur commandes,...
les dettes à court terme bancaires, consenties par des partenaires financiers.
Si une entreprise n’est pas bien gérée, elle peut facilement se retrouver en
situation d’insolvabilité. Ce qui peut aboutir à une cessation de son activité voire à
une mise en liquidation. Par insolvabilité, on entend l’incapacité qu’éprouve une
entreprise à s’acquitter d’une dette par manque de liquidité à un moment donné. Cette
situation peut arriver à toute entreprise qui ne prend pas suffisamment conscience de
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l’importance d’une bonne et d’une gestion saine de ses finances, et ce, même dans le
cas où l’entreprise connait une bonne activité économique1.
Le degré d’endettement d’une entreprise a une incidence sur sa sécurité
et son indépendance financière d’une part, et sur son développement et sa rentabilité
d’autre part.
L’entreprise est généralement devant un dilemme : la recherche de la
sécurité et de l’indépendance financière exige la réduction de l’endettement, tandis
que son développement et sa rentabilité sont facilités par un recours à l’endettement2.
Sur ce, l’analyse financière demeure un instrument de suivi,
d’évaluation et de contrôle de gestion. Cette analyse financière permet d’apprécier les
conditions d’équilibre financier (au travers de l’endettement) et de la rentabilité
d’une entreprise, de mener une étude de sa solvabilité et de préconiser les mesures
appropriées que doivent prendre ses dirigeants.
Il est donc indispensable que les dirigeants disposent des indicateurs de
gestion qui les renseignent sur la situation financière de l’institution bancaire et qui
leur permettent de prendre des décisions adéquates à des moments opportuns pour
assurer la croissance de l’entreprise.
De ce qui précède, nous nous posons les questions suivantes:
la Rawbank finance-t-elle ses activités sur base des emprunts ? Et comment se
présentent-ils?
Quel est l’effet du levier financier sur la rentabilité de l’entreprise?
2. HYPOTHESES
Nos hypothèses sont formulées de la manière suivante:
la RAWBANK finance ses activités sur base des emprunts ;
le levier financier des emprunts de la RAW BANK a une incidence
significative sur sa rentabilité financière.
1
www.etudier.com/dissertations/Besoins-et-sources-de-Financement-De/396182.html
2
ILASHI UNSHENGWO, Notes de cours d’Analyse financière, 3eme Graduat/B, UNIKIN,
2013-2014.
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3. ETAT DE LA QUESTION
Le sujet choisi n’est pas une première apparition encore moins une
nouvelle analyse dans cette institution qui constitue l’espace de notre étude. Plusieurs
travaux, rapport et réflexions ont certainement déjà abordé cette question. Nous
avons lu les recherches ci-après :
- l’étudiante NEBULA Mirabel de l’université de Kinshasa, qui a porté sur
l’analyse des déterminants d’endettement des petites et moyennes entreprises
en République Démocratique du Congo, cas de la BOULANGERIE KIENKO.
En menant son étude, son objectif était d’analyser d’une part la relation
qui existe entre les variables spécifiques des PME et de leurs dirigeants qui influent
sur l’obtention des crédits et de l’autre part, leur niveau d’endettement par rapport à
l’environnement de la RDC.
Elle a aboutit aux résultats selon lesquels : les variables pris en compte
par les bailleurs de fonds pour l’octroi de crédit sont: la rentabilité et l’expérience
c’est- à- dire la durée de vie.
Par rapport à notre étude, notre préoccupation est de vérifier l’impact de
l’endettement sur la rentabilité financière dans une banque.
l’étudiant TSHILOMBO TUMBA de l’Université de Lubumbashi dont
le sujet a porté sur : « Analyser le niveau d’endettement et leur différent mode dans
une entreprise privée. Cas de la DHL International.
Arrivé au bout des résultats selon lesquels les principales variables qui
entrent en ligne de compte dans la structure d’endettement à DHL sont : la
rentabilité, la durée de l’entreprise et la taille.
Ces critères influencent positivement sur son niveau d’endettement.
4. INTERET ET CHOIX DU SUJET
L’intérêt que peut susciter un pareil sujet provient inévitablement du
schéma de nos aspirations d’approfondir nos connaissances théoriques acquises dans
le domaine de l’analyse financière et tenter de les confronter avec la pratique dans les
entreprises ou institutions financières et les responsables de notre entreprise
pourraient tirer profit des résultats de notre étude pour parfaire leur gestion.
5. OBJECTIFS
Notre étude porte sur un objectif général autour duquel sont fixés les
objectifs spécifiques.
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5.1. OBJECTIF GENERAL
L’objectif général est d’apprécier l’effet du levier financier dû à
l’endettement de l’entreprise.
5.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES
Spécifiquement, notre étude vise à:
Apprécier l’équilibre financier ;
Examiner le levier financier afin de vérifier l’intensité de la dette sur le
résultat ;
Analyser la rentabilité de l’entreprise.
6. METHODOLOGIE DU TRAVAIL
Pour réaliser cette étude, il nous a paru indispensable de recourir à un
certain nombre de méthodes et de techniques.
S’agissant de méthodes, nous avons fait recourt à la méthode
comparative et à la méthode structuro-fonctionnaliste ainsi qu’à la méthode
systémique.
- La méthode comparative a consisté à établi des comparaisons au fil de temps
de comportement des agrégats de gestion de la RAWBANK, tout en mettant
en relief le comportement des indicateurs en cause ;
- La méthode systémique.
Ces méthodes ont été appuyées par des techniques documentaires et d’interview.
- Les techniques documentaires ont consisté à compulser la documentation
pertinente à l’étude pour en tracer le cadre théorique et conceptuel. La
documentation écrite, à travers la lecture des ouvrages tant généraux que
spécifiques a été de mise ;
- L’interview nous a aidés d’échanger avec certains cadres de la RAWBANK
sur certaines questions ne se retrouvant pas dans des documents.
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7. DELIMITATION DU SUJET
Notre sujet sur « l’impact de l’endettement sur la rentabilité financière
d’une institution financière bancaire » est délimité dans le temps et dans l’espace
comme tout travail scientifique.
Dans le temps, le présent travail s’étend sur une période de cinq ans
allant de 2009 à 2014.
Le choix cette période se justifie par la disponibilité des données. Les
autres données n’étant pas disponibles
Dans l’espace, nous avons choisi la Rawbank comme champ
d’investigation pour illustrer nos propos en matière de la gestion financière.
8. CANEVAS DU TRAVAIL
A l’instar d’un arbre divisé en plusieurs branches, notre travail est
subdivisé en trois chapitres, hormis l’introduction et la conclusion.
Le premier chapitre traite les généralités sur les concepts de base , le
deuxième chapitre porte sur la présentation de la Rawbank et en fin le troisième
chapitre parle d’analyse de l’impact de l’endettement sur la rentabilité financière de
la Rawbank.
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CHAPITRE I. GENERALITES SUR LES CONCEPTS DE BASE
Ce chapitre porte sur les notions d’analyse financières que nous allons
aborder à la première section ainsi que sur le levier financier que nous allons aborder
dans la deuxième section.
SECTION I. NOTIONS SUR L’ANALYSE FINANCIERE
I.1. Cadre opérationnel de l’analyse financière
I.2.1. Définition et objectifs de l’analyse financière3
L’analyse financière peut être définie comme une démarche, qui
s’appuie sur l’examen critique de l’information comptable et financière fournie par
une entreprise à destination des tiers (donc de tout le monde…), ayant pour but
d’apprécier le plus objectivement possible sa performance financière et économique
(rentabilité, pertinence des choix de gestion…), sa solvabilité (risque potentiel qu’elle
présente pour les tiers, capacité à faire face à ses engagements…), et enfin son
patrimoine. On voit bien l’intérêt :
› Pour le dirigeant : l’analyse permet de mesurer la performance de sa propre
gestion, de la comparer à celle de ses concurrents directs, et éventuellement de mettre
en œuvre des actions correctrices. Elle permet aussi, et surtout, d’apprécier la
solvabilité de ses clients (intérêt financier direct) et de ses fournisseurs (intérêt
stratégique) en analysant leurs propres bilans. Un dirigeant se pose des questions très
simples : « Mes clients seront-ils capables d’honorer leurs engagements », ou, plus
prosaïquement, « de payer mes factures ? ». « Puis-je compter durablement sur mes
fournisseurs ? En cas de difficulté, ne seront-ils pas tentés de “rogner” un peu sur la
qualité des marchandises ou des matières qu’ils me livrent ? Pourront-ils tenir leurs
délais de livraison ? Dans le doute, ne dois-je pas de mon côté commencer à
diversifier mes sources d’approvisionnement ? »
› Pour les co-contractants (les tiers qui se trouvent en position d’exécuter des
contrats avec l’entreprise, essentiellement les clients et les fournisseurs) : au-delà de
la solvabilité immédiate du partenaire, comme on vient de le voir, l’analyse
financière va aussi permettre de mesurer le poids relatif de chacun dans la relation
commerciale. Il ne faut jamais oublier que, dans la vie des affaires, il y a un enjeu
permanent de rapport de forces : en tant que client, je « pèse » combien chez tel
fournisseur ? En tant que fournisseur, quel est mon taux de pénétration chez tel client
3
Florent DEISTING et Jean-Pierre LAHILLE, Aide-mémoire Analyse Financière, Dunod, 4ieme Edition, 2013,
p.2-3
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On comprend aisément qu’une entreprise qui réaliserait 30 ou 40 % de son activité
(en finance on dira « ... de son chiffre d’affaires ») avec un seul client, serait soumise
à toutes ses exigences, parfois à tous ses caprices (demandes de remises,
d’échelonnement de paiements, etc.). Les bilans des clients et des fournisseurs
constituent à cet égard une mine de renseignements (certaines entreprises ne publient
pas leurs comptes au Greffe du Tribunal de Commerce dont elles dépendent – et
payent l’amende prévue dans ce cas par le législateur – pour éviter précisément d’en
apprendre trop à leurs clients ou fournisseurs. Ce n’est pas toujours un bon calcul :
tout finit toujours par se savoir, même si c’est avec retard… et, surtout, les affaires ne
peuvent vivre qu’à travers une certaine transparence.
L’opacité est toujours suspecte.
› Pour les prêteurs (qui sont une catégorie à part de co-contractants) : il s’agira de
mesurer la capacité de l’entreprise à rembourser les capitaux prêtés ou qu’ils se
proposent de lui prêter. Par « prêteurs », il faut entendre bien sûr les banques, mais
aussi, par extension, tous les partenaires qui interviennent plus ou moins directement
dans la « chaîne financière » : les assureurs-crédit (sociétés auprès desquelles une
entreprise peut s’assurer contre le risque de non-paiement de la part de ses clients), la
Banque de France (qui attribue une cote de crédit à chaque entreprise), les sociétés
privées qui collectent les renseignements commerciaux et financiers (pour les
revendre ensuite à leurs abonnés)…
› Pour les salariés : intérêt de comparer la politique sociale de leur employeur avec
celle des concurrents : rémunération, primes… (il informations que l’on obtient
souvent par lecture directe des documents comptables), mais aussi sa politique
financière : parmi les richesses créées par l’entreprise, quelle est la part reversée au
personnel ? On parlera plus loin de « répartition de la valeur ajoutée ». De plus en
plus aujourd’hui les candidats à l’embauche, au moins cadres ou futurs cadres,
s’intéressent de près à la situation financière et à la politique sociale de leur futur
employeur. Un rapide coup d’œil sur ses comptes sera donc très instructif.
Généralement, toute prise de décisions en finance passe par un diagnostic financier4.
-Les parties de l’analyse financière :
Il y a donc deux grosses parties dans l’analyse financière : le diagnostic économique
et le diagnostic financier. Un peu comme pour le business plan où on retrouve ces
deux parties, on commence par l’étude économique avant de passer au financier.
4
Florent DEISTING et Jean-Pierre LAHILLE Op.cit p. 5-8
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A. Le diagnostic économique
Le diagnostic économique doit permettre de prendre connaissance du
marché de l’entreprise, de sa stratégie et de son positionnement.
Les principaux éléments du diagnostic économique sont donc :
l’étude du marché sur lequel évolue l’entreprise : renseignements sur le
secteur, les concurrents, les risques et le potentiel du marché ;
l’analyse de la production de l’entreprise : comment se crée la valeur ?
comment l’entreprise s’est organisée ?
l’analyse de la distribution : comment l’entreprise distribue ses produits ou ses
services ?
Il est également important d’observer l’actionnariat de l’entreprise, le
comportement de la direction, les valeurs véhiculées…
B. Le diagnostic financier
Il conviendra tout d’abord de prendre connaissance des règles et des
méthodes comptables de l’entreprise et des rapports éventuels des commissaires aux
comptes qui peuvent contenir des informations importantes.
Ensuite, le diagnostic financier peut commencer avec pour objectif :
d’étudier la formation du résultat : analyse de la marge, création et évolution
du chiffre d’affaires, calcul du seuil de rentabilité…
d’analyser la structure financière et les actifs : détail des immobilisations,
BFR, méthodes de financement utilisées, capacité d’autofinancement…
et de mesurer la rentabilité de l’entreprise.
I.2. Etapes de l’analyse financière
Une analyse financière ne se limite pas à l’étude des comptes de
l’entreprise, c’est un travail beaucoup plus large.
La première étape : Consiste à analyser le secteur économique de l’entreprise, son
positionnement par rapport à ses concurrents, ses points forts et ses points faibles…
et la stratégie adoptée par l’entreprise pour évoluer sur son marché : comment est
organisée la production ? Comment l’entreprise distribue ses produits ou services ?
La seconde étape : après avoir étudié le secteur et la stratégie de l’entreprise,
l’analyse des chiffres peut débuter.
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I.2.3. Stratégies financières d’une entreprise
Le succès d'une stratégie d'entreprise relatif et non absolu : il doit se
mesurer par rapport au succès de la stratégie des concurrents. L'objectif consiste donc
à obtenir un avantage concurrentiel, c'est-à-dire à dégager un profit durablement
supérieur à celui des concurrents.
La stratégie doit faire correspondre les ressources et compétences de
l'organisation (prépondérantes selon l'approche par les ressources) aux menaces et
opportunités de son environnement (prépondérantes selon la théorie de l'écologie des
populations). Le risque principal est que tous les concurrents apportent des réponses
équivalentes, ce qui provoque une institutionnalisation de l'industrie (selon la théorie
institutionnaliste).
Le dirigeant est nécessairement soumis à une rationalité limitée lors de
ses prises de décision. Il risque donc de se contenter de s'approprier les stratégies
émergentes développées par l'entreprise ou d’interpréter les succès passés.
Selon Michael Porter, il est possible de distinguer les stratégies
génériques suivantes au niveau de chacun des Domaines d'Activité Stratégique
(DAS) :
les stratégies de domination par les coûts, qui consistent pour un DAS à
proposer la même offre que les concurrents, mais à un prix inférieur : c'est
l'approche revendiquée par Hyundai dans l'automobile ou Leclerc dans la
grande distribution. Pour cela, on s'appuie souvent sur l'effet d'expérience, qui
permet de réduire le coût marginal par une augmentation du volume cumulé.
Une stratégie de prix qui repose sur ce principe est appelée stratégie de
volume5 ;
les stratégies de différenciation, que l'on distingue entre différenciation vers le
haut ou sophistication (proposer une offre plus élaborée et plus coûteuse que
les concurrents, mais vendue encore plus cher : BMW, Apple, Starbucks,
Häagen-Dazs, etc.) et différenciation vers le bas ou épuration (proposer une
offre moins élaborée et bien moins coûteuse que les concurrents, mais vendue
moins cher : easy Jet, Ryanair, Lidl, Dacia, Bic, H&M, etc6.). Dans les deux
cas, il s'agit de créer un différentiel positif entre l'écart de coût et l'écart de
prix par rapport à l'offre de référence : soit on accroît le prix plus que le coût
(différenciation vers le haut), soit on réduit le coût plus que le prix
(différenciation vers le bas) ;
la stratégie de focalisation : on se focalise sur une niche de marché. Pour cela,
il faut que le marché soit suffisamment petit pour ne pas attirer de gros
concurrents et qu'il nécessite des investissements suffisamment spécifiques
5
Michael Porter la stratégie de nouvelle gestion, édition canon 2009. P.75
6
RYANAIR, Lidl la différenciation de prix
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pour rebuter d'autres petits concurrents. Le principal piège d'une niche est de
la faire grossir.
I.2.4. Méthodes d’appréciations des entreprises
A. Notions du bilan et de l’équilibre financier
Le bilan est donc composé d'un actif regroupant tout ce que l'entreprise
possède, et d'un passif représentant tout ce qu'elle doit.
La présentation de ces deux parties est faite de manière ordonnée en fonction du
degré de liquidité de chaque poste d’une part et d’exigibilité d’autre part. Plus celui-
ci est liquide c'est-à-dire aisément transformable en trésorerie plus il se situe en bas
du bilan.
Important : pour apprécier la qualité du bilan d'une entreprise, c'est-à-
dire analyser sa situation financière, il convient d'examiner si l'équilibre des grandes
masses de ce bilan est respecté. Pour cela, il convient de se pencher sur le respect de
certains principes.
L'équilibre à long terme, ou le fonds de roulement
Comparer le montant des actifs à long terme au passif à long terme
permet d'analyser comment sont financés les outils d'exploitation de l'entreprise. En
effet, ceux-ci étant destinés à être utilisés sur une période relativement longue, leur
financement doit également être étalé dans le temps. À l'inverse, s'ils sont financés
avec le passif à court terme, l'entreprise se trouvera rapidement asphyxiée.
Un bilan structurellement bien équilibré implique donc que les actifs à
long terme (les immobilisations) soient inférieurs au passif à long terme (capitaux
propres et emprunts à long terme).
Si ce n'est pas le cas, cela signifie que l'entreprise n'a pas mis en place
les financements nécessaires pour investir dans ses outils d'exploitation, soit par des
apports des actionnaires ou de l'entrepreneur, soit par des concours d'organismes
financiers.
Elle risque même parfois de se retrouver asphyxiée par un
autofinancement trop important de ses immobilisations.
L'analyse du besoin en fonds de roulement
Après avoir examiné l'équilibre financier à long terme, il convient de se
pencher sur les éléments à court terme du bilan.
Ainsi conviendra-t-il d'analyser le poids des stocks et des créances à court terme
(c'est-à- dire les actifs à court terme hors trésorerie) par rapport aux dettes à court
terme.
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- Soit les stocks et créances sont inférieurs aux dettes à court terme. Cela signifie que
l'entreprise encaisse plus vite ses créances qu'elle ne règle ses dettes. Elle dégage
ainsi un besoin en fonds de roulement négatif qui lui est favorable (c'est par exemple
le cas d'une entreprise appartenant au secteur de la grande distribution qui réalise des
ventes au comptant et règle ses fournisseurs à terme).
Soit la proportion est inversée. L'entreprise règle plus vite ses
fournisseurs que ses clients ne la payent. Elle aura alors un besoin en fonds de
roulement positif, besoin qu'elle devra financer.
En pratique : le besoin en fonds de roulement dépend directement du
volume d'activité de votre entreprise (ainsi par exemple, si le chiffre d'affaires
double, les créances clients doubleront également).
En phase de croissance, vous devez donc toujours prévoir le financement de ce
besoin en fonds de roulement, afin que croissance ne rime pas avec difficultés de
trésorerie.
Le niveau de la trésorerie de l'entreprise
Le niveau de la trésorerie dépend directement des deux ratios
précédents : de l'équilibre financier à long terme et de l'importance du besoin en
fonds de roulement de l'entreprise. En effet, la trésorerie résulte de la différence entre
le fonds de roulement et le besoin en fonds de roulement de l'entreprise.
Ainsi par exemple, une entreprise qui autofinance de manière importante ses
investissements, et qui a des délais de règlements clients bien supérieurs à ceux de
ses fournisseurs, a des besoins importants en trésorerie, et donc une trésorerie
négative.
Inversement, une entreprise qui finance par emprunt ses
investissements, et qui encaisse rapidement ses clients, a en principe une trésorerie
positive, dès lors que son résultat est en rapport avec ses besoins de financements.
P a g e | 12
Tableau n°1 : Formules de calcul des ratios financiers
Fonds de roulement = Capitaux propres - Immobilisations
Emprunts à + 1 an
Besoin en fonds de roulement = Stocks - Emprunts de moins de 1 an
Créances Dettes fournisseurs
Dettes fiscales et sociales
Trésorerie(1) = Valeurs mobilières - Découverts
Disponibilités
Source : cours d’analyse financière du prof Ilashi
(1) Trésorerie = FR-BFR
L'analyse de certains ratios financiers
L'analyse du bilan peut être complétée par l'analyse de certains ratios financiers,
notamment par la détermination des ratios de rotation des stocks ou de délais de
règlements :
1) Ratio de rotation des stocks =
(stock début exercice + stock fin exercice) x 365
Achats consommés de l'exercice
Le résultat obtenu correspond à la durée moyenne de stockage d'un produit avant sa
vente.
2) Ratio de délai de règlements
• Délai clients
(solde clients début exercice + solde clients fin exercice) x 365
Chiffre d'affaires TTC
Le nombre de jours obtenu correspond à la durée moyenne de règlements des clients.
P a g e | 13
Délai fournisseur
(solde fournisseurs début exercice + solde fournisseurs fin exercice)/2 x 365
Chiffre d'affaires TTC
Le calcul de ces différents ratios et l'analyse de leur évolution dans le temps permet
de détecter des dérapages qui peuvent avoir des incidences importantes sur l'équilibre
financier de l'entreprise.
B. NOTIONS DE RENTABILITE
1. Définition du mot Rentabilité
La rentabilité représente le rapport entre les revenus d'une société et les
sommes qu'elle a mobilisées pour les obtenir. Elle constitue un élément privilégié
pour évaluer la performance des entreprises.
Les analystes économiques distinguent trois types de rentabilité :
Commerciale
Financière
Economique Et.
1.1. Analyse de la rentabilité commerciale ou d’exploitation
Cette rentabilité rapporte le résultat net d’exploitation au chiffre
d’affaires réalisé dans une entreprise commerciale, à la production réalisée dans
une entreprise industrielle ou aux deux à la fois dans une entreprise industrielle et
commerciale7.
1.3.1. Mode de calcul :
RNEx
𝑅𝑅𝐶 =
CAR
Ou encore :
RNEx
𝑅𝑅𝐶 =
P
7
ILASHI, cours d’analyse financière troisième graduat FASE, 2015, p 96
P a g e | 14
Remarque : Dans une entreprise mixte (commerciale et industrielle) la formule
devient :
RNEx
𝑅𝑅𝐶 =
CAR + P
1.4. Analyse de la rentabilité économique (RE) ou « return on investment »
(ROI)8
La structure du capital économique varie selon le courant conceptuel
dans lequel s’inscrit l’analyste. Il y a, à ce sujet, quatre courants.
Un premier courant conceptuel appelle capital économique le total
des actifs du bilan d’ouverture de l’exercice comptable.
Un deuxième courant pense qu’il faut plutôt considérer le capital
économique du bilan de clôture. Il justifie ce choix par le fait que les investissements
de l’exercice comptable d’ouverture n’ont pas contribué à la production du résultat
de l’exercice comptable clos qui fait l’objet de l’analyse financière.
Un troisième courant départage les deux précédents en recommandant
de faire la moyenne des actifs économiques des bilans d’ouverture et de clôture des
deux exercices comptables successifs.
Un quatrième courant enfin appelle « capital économique » le capital
d’exploitation (immobilisations d’exploitation excluant les participations)
augmenté du besoin en fonds de roulement.
En fait, tous ces concepts se valent. Il serait hasardeux d’affirmer de
façon péremptoire que tel ou tel autre est meilleur. L’essentiel c’est de ne pas passer
d’un concept de capital économique à un autre au cours des exercices comptables
successifs ou d’une étude à une autre pour ne pas affecter la comparabilité des
indicateurs dans le temps et dans l’espace.
1.4.1. Définition de la rentabilité économique
La rentabilité économique est le rapport entre le résultat net
d’exploitation et le capital économique, entendu comme étant l’ensemble des
capitaux investis, quelle que soit la qualité de leurs apporteurs (associés ou
créanciers).
8
ILASHI op. Cit p.100
P a g e | 15
1.4.2. Mode de calcul du taux de rentabilité économique
RNEx
𝑇𝑅𝐸 =
CE
Le TRE est donc fonction du TRC (marge d’exploitation) et du TRC
(taux de rotation du capital). Le TRE est un indicateur nécessaire, mais non suffisant
pour apprécier la bonne rentabilité économique d’une entreprise. Il faut qu’il soit
complété par un TRC suffisamment élevé. Le TRC est l’inverse de l’intensité
capitalistique. Sa hauteur, comme on l’a vu, varie selon le secteur d’activité de
l’entreprise : il est, par exemple, faible dans l'industrie lourde (100%), mais très
élevé dans la grande distribution (600 à 700 %)9.
Pour garantir la rentabilité économique d’une entreprise, il faut
donc bien gérer la rentabilité d’exploitation et veiller au taux de rotation du
capital. En assurant une bonne adéquation entre le volume d’activité et le TRC, on
garantit la rentabilité financière de l’entreprise.
RNEx + PF
𝑅𝑅𝐶 =
CE + VMP
1.5. Notions sur la rentabilité financière
La rentabilité financière, généralement traduite par l’expression anglo-
saxonne « return on equity » (ROE » en sigle), C’est l’aptitude d’une entreprise à
dégager un résultat (excédent) par rapport aux capitaux investis par ses propriétaires.
Le taux de rentabilité financière se mesure par le rapport entre le résultat net
d’exploitation et les fonds propres d’une entreprise. Cet indicateur permet aux
propriétaires de savoir :
si le résultat obtenu est suffisant ou non par rapport aux fonds propres
(FP) qu’ils ont investis dans la firme;
si la structure de financement de l’entreprise qui gère ces fonds est bonne ou
mauvaise.
1.3.1. Rentabilité financière comme résultat d’une bonne gestion des fonds
propres
L’apport des associés s’apprécie par le taux de rentabilité financière
appelé aussi taux de rentabilité interne. Le TRF est le rapport entre le résultat net de
9
ILASHI op. Cit. p.105
P a g e | 16
l'exercice et les fonds propres. L’utilisation du RNEx se justifie par le fait qu’il est
la seule composante du compte de résultat qui revient aux propriétaires, soit
directement comme dividendes (partie distribuée), soit indirectement sous forme de
plus-value potentielle dans les réserves (partie conservée) et report à nouveau (partie
reportée).
Les normes généralement admises par les analystes en matière de
rentabilité financière sont les suivantes :
TRF = 10 % et plus : la situation financière est excellente ;
TRF compris entre 4 % et 10% : la situation financière est acceptable ;
TRF compris entre 2 % et 4% : la situation financière est faible ;
TRF inférieur à 2 % : la situation financière est médiocre.
1.6. Les relations entre les trois types de rentabilités10
La rentabilité d’exploitation, la rentabilité économique et la rentabilité
financière sont inter reliées par couples. Mais cette relation par couple n’est pas
symétrique.
La rentabilité commerciale est une condition nécessaire, mais non
suffisante de la rentabilité économique, parce qu’il faut encore que le TRC soit
suffisamment élevé.
La rentabilité économique est une condition nécessaire, mais non
suffisante de la rentabilité financière, parce qu’il faut encore que le taux de
rentabilité économique soit supérieur au taux d’intérêt des emprunts, sinon l’effet de
levier devient négatif et diminue le TRF à concurrence de la différence entre les
deux.
En d’autres termes, il ne peut y avoir aucune rentabilité financière sans
une rentabilité économique ou commerciale.
I.4.1. Analyse par la méthode des ratios
La méthode des ratios est l’un des outils de l’analyse financière soit de
l’analyse bilantaire. Elle sert à la confection du tableau de bord de l’entreprise sur la
base actuelle, ou du positionnement sectoriel de l’entreprise. En ce cas, trois ou cinq
années seront analysées par rapport à l’ensemble du secteur ou de quelques
entreprises concurrentes. Chaque agent économique choisira des ratios en fonction
de son intérêt.
Il va de soi que les comptes analysés doivent exprimer la situation
exacte et sincère de l’entreprise. C'est-à-dire en valeur réelle et correcte.
Il existe une multitude de choix de ratios.
10
ILASHI Op. Cit. 110
P a g e | 17
Dans tous les cas, il y aura l’interprétation des résultats. Laquelle
aboutira aux actions nécessaires aux performances recherchées par chaque agent
économique.
1) Financement des immobilisations =Actifs immobilisés/ Capitaux propres+ Dettes
à plus d’un an.
Interprétation: Ce ratio indique la couverture des actifs immobilisés par des
ressources à long terme. Doit être inférieur à 1.
2) Degré d’autonomie financière =Capitaux propres / Endettement: Dettes à plus
d’un an + Dettes à moins d’un an+ Provisions et impôts différés
Interprétation: Ce ratio mesure la capacité d’endettement de l’entreprise et ne peut
pas être inférieur à 1.
3) Capacité de remboursement =Dettes financières / CAF (capacité
d’autofinancement)
Interprétation: L’endettement ne doit pas excéder 4 fois la capacité
d’autofinancement afin d’éviter le surendettement.
4) Couverture de l’actif circulant par le Fonds de Roulement Net Global (FRNG)
=FRNG / actif circulant.
Interprétation : Ce ratio indique la part du fonds de roulement (FRNG) qui finance
l’actif circulant.
5) Evolution du FRNG =FRNG / Chiffre d’affaires HT x 360.
Interprétation: Mesure la marge de sécurité financière en nombre de jours du chiffre
d’affaires.11
I.5. La Structure financière d’une entreprise
1. définition de la structure financière
Jean BARREAU et Jacqueline DELAHAYE, abordent dans le même le
sens en affirmant que l'analyse de la structure financière est de porter un jugement sur
les équilibres financiers fondamentaux.
Dans son sens étroit, la structure financière est l'ensemble des
proportions qui existent à un moment donné entre les différentes ressources de
l'entreprise, propres ou empruntées, permanentes ou provisions.
Il s'agit comme on peut le constater de la structure financière de
l'entreprise telle qu'on peut faire apparaître à travers le passif du bilan en fin
d'exercice.
11
Gilbert MASURE, comptabilité, Paris, 2013, p.18
P a g e | 18
Le terme structure financière est un ensemble de concepts qui revêt
plusieurs sens. Dans son sens large, lorsqu'on parle de la structure financière de
l'entreprise, on fait allusion à l'ensemble des ressources qui finance l'entreprise, qu'il
s'agisse des capitaux propres, dettes à long terme, des dettes à court terme ou des
ressources d'exploitation.
Dans cette acception, il ressort que l'étude de la structure financière
d'une entreprise consiste à comprendre les emplois d'une entreprise et leur mode de
financement. Ceci implique une notion d'équilibre entre l'origine des fonds et leur
utilisation, une question d'adaptation des emplois aux ressources qui les ont
financées.
C'est ainsi que, selon Elie COHEN, la référence au concept de
« structure financière » procède essentiellement de l'idée selon laquelle le bilan d'une
entreprise ne constitue pas une simple juxtaposition d'encours, la superposition
contingente d'éléments disparates. Elle constitue bien des relations significatives et
des ajustements favorables entre les composantes du patrimoine.
2. objectif de la structure financière
La structure financière permet de mettre en lumière les quatre masses
bilantaire et s'apprécie à partir de l'équation financière minimum et des éléments qui
influent sur lui.
L'analyse de la structure financière d'une entreprise a pour objectif de
porter un diagnostic sur la santé financière de cette dernière en examinant son
équilibre financier, son aptitude à faire face à ses engagements à court et à long terme
et partant, sur l'autonomie des décisions de l'entreprise.
3. Importance de la structure financière
Partant de ce qui vient d'être étayé ci haut, la structure financière
constitue une source d'informations aussi bien pour les opérations économiques que
pour toutes personnes intéressées par la vie de l'entreprise.
- Pour les responsables de l'entreprise, la structure financière leur permet d’évaluer la
santé financière de celle-ci afin d'orienter leurs décisions dans l'utilisation rationnelle
des ressources limitées dont dispose l'entreprise.
- Pour les bailleurs des fonds, elle constitue un indicateur fiable avant d'accorder un
crédit ou prêter l'argent à une entreprise.
- Pour l'Etat, dans la mesure où l'impôt est fonction du bénéfice et ce dernier à son
tour est tributaire de la bonne marche de l'entreprise.
Pour cerner concrètement la portée de la structure financière, l'analyse dégage du
bilan des masses économiques dont dispose l'entreprise d'une part et les ressources
P a g e | 19
financières qui ont servi à les acquérir ou à les produire d’autre part. Tel est l'objet du
point suivant.
4. Les grandes masses bilantaires
Le bilan ou le patrimoine est la traduction comptable de l'ensemble des
ressources d'une entreprise et leur emploi. Etabli à un moment donné, il se présente
techniquement sous la forme d'un tableau diptyque dont la partie de droite est appelée
« Passif ou Ressources » et la partie de gauche « Actif ou emplois ».
Pour qu'un bilan se prête à l'analyse financière, il est impérieux de
procéder à sa restructuration. Cette dernière consiste du point de vue financière à
présenter une meilleure évaluation des emplois des fonds mis à la disposition de
l'entreprise et à présenter les postes selon leur permanence. On distingue dès lors
deux grandes masses (Actifs fixes ou valeurs immobilisées et actifs circulants ou
valeurs circulantes) pour l'Actif et deux autres (capitaux permanents et les dettes à
court terme) pour le Passif.
4.1. Valeurs immobilisées (V. I) en actifs fixes (A.F)
Par définition, les actifs fixes sont des investissements économiques
mis à la disposition de l'entreprise pour une longue durée en vue de la production
d'autres biens lesquels sont destinés à la vente. Les postes contenus dans cette masse
peuvent faire l'objet d'un amortissement ou d'une diminution des valeurs selon le cas.
On enregistre donc dans cette rubrique tout poste d'actif dont la période
de rotation est supérieure à un an. Les principaux postes sont :
Frais d'établissement
Ce poste rassemble tous les frais qui se rattachent à la constitution, à la
croissance ou à la restructuration de l'entreprise. Compte tenu de leur nature, ces frais
ne peuvent être supportés par un seul exercice. C'est ainsi que lors de leurs
engagements, ces frais sont comptabilisés comme des charges. Etant donné qu'ils ne
concernent pas le seul exercice au cours duquel ils ont lieu et afin de ne pas fausser le
résultat de cet exercice, ces frais sont appelés à être répartis sur un ou plusieurs
exercices .C'est ainsi qu'ils sont activés au bilan sur la rubrique « frais
d'établissement ». Ces frais doivent faire l'objet d'amortissement appropriés compte
tenu de leur caractère permanent, ils sont enregistrés à l'actif fixe du bilan.
Immobilisations incorporelles
Ce poste enregistre les actifs qui n'ont pas de consistance corporelle ;
parmi eux on peut citer les brevets, les licences, les concessions, le good will, le
savoir-faire, la marque déposée, les frais de recherche et développement, etc. Ces
postes sont amortissables et d'autres connaissent une diminution en valeur.
P a g e | 20
Immobilisations corporelles
C'est dans ce poste qu'on enregistre des investissements physiques
acquis ou créés par l'entreprise et qui sont mis de manière durable à sa disposition
pour servir l'exploitation normale de l'activité. Les principaux comptes des
immobilisations corporelles sont les terrains et les constructions, les machines et les
outillages, le mobilier et le matériel roulant, les immobilisations détenues en leasing,
les acomptes versés sur les immobilisations corporelles ainsi que les immobilisations
corporelles en cours. Notons que les biens sont enregistrés au bilan à leur coût
historique et sont amortissables. Seul le terrain n'est pas amortissable, il subit une
diminution de valeur.
Immobilisations financières
Sont comptabilisés dans ce poste tous les titres de participation d'une
entreprise c'est-à-dire la possession durable par une entreprise d'une partie du capital
social d'une autre entreprise. A titre illustratif, lorsque la participation que l'entreprise
a détient dans l'entreprise B est égale ou supérieure à 50 % du capital social de B,
cette dernière est appelée filiale de A. Ces immobilisations peuvent faire l'objet d'une
dépréciation de valeur.
Créances et prêts consentis à long terme
Ce poste enregistre les prêts et créances que l'Entreprise octroie à des
tiers et dont la durée de remboursement est supérieure à un an. On y enregistre
également les avances en compte courant que l'Entreprise consent à des entreprises
dans lesquelles elle détient des titres de participation.
4.2. Actifs circulants (A.C) OU Valeurs Circulantes (V.C)
Tout poste d'actif intervenant dans le cycle d'exploitation est considéré
comme actif cyclique. Certains postes enregistrés dans cette rubrique peuvent faire
l'objet d'une diminution de valeur. Les principaux postes sont :
Valeurs d'exploitation (V.E)
Ce poste enregistre les stocks et les commandes en cours d'exécution.
La nature de stock est fonction de la forme économique de l'entreprise. Ainsi, dans
l'entreprise commerciale, il s'agira des stocks de marchandises dans une entreprise
industrielle, on aura des stocks de matières premières, des produits finis etc.
L'enregistrement comptable des stocks peut se faire en utilisant la
méthode d'inventaire permanent ou la méthode d'inventaire intermittent.
Par ailleurs, il existe différentes méthodes de valorisation des stocks.
Les plus importantes sont : La méthode de FIFO (First in, first out = premières
entrées, premières sorties), la méthode LIFO (Last in, first out = dernière entrée,
P a g e | 21
première sortie) et la méthode du Coût Moyen Pondéré (CMP). Mais avec le système
comptable OHADA ; ce dernier à retenu que deux méthodes.
Il convient de signaler enfin que les stocks ne sont pas amortissables ne
peuvent pas faire l'objet d'une réévaluation, ils peuvent cependant subir une
diminution de valeur.
Valeurs réalisables (V.R)
Ce poste enregistre les créances commerciales à moins d'un an.
(Clients, effets à recevoir, etc.) Et les autres créances à moins d'un an de l'Entreprise
(créance vis-à-vis des associés des sociétés apparentées etc.)
Par définition la créance commerciale est un droit que l'entreprise
détient sur un client à qui elle a vendu des marchandises à crédit, l'échéance de
paiement étant fixée à une date ultérieure à celle de la livraison des produits au client.
L'effet à recevoir représente la mobilisation de la créance par un effet
de commerce.
Lorsqu'une créance devient douteuse, une provision doit être constatée
à l'actif avec un signe soustractif pour constater la diminution de la valeur subie par
la créance.
Valeurs disponibles (V.D)
Dans ce poste, on enregistre le placement de trésorerie et la trésorerie
de l'entreprise. Le placement de trésorerie comptabilise les actions propres de la
société rachetées par elle-même en vue d'une rétrocession à son personnel, les valeurs
mobilisées acquises au titre de placement de fonds ne revêtant pas le caractère
d'immobilisations financières et les créances en compte à terme essentiellement sur
des établissements de crédits
La trésorerie quant à elle, se présente sous la forme de fonds que
l'Entreprise détient dans ses comptes en banques ou dans ses caisses.
Notons enfin que les postes de l'actif sont classés par ordre croissant de liquidité, les
comptes les plus liquides figurent en bas d'actif et les moins liquides au haut de l'actif
suivant leur degré de transformation en flux de trésorerie.
4.3. Capitaux permanents (C.P)
Sont rassemblés dans cette masse, les capitaux (en espèces, en nature
ou en industrie) apportés par les actionnaires, propriétaires juridiques de l'entreprise
(capital social, primes d'émission) ainsi que les revenus générés par l'activité de
l'entreprise et mis à sa disposition (plus-values de réévaluation, réserves, bénéfices
reportés ou pertes reportées, subside en capital ou subventions d'équipements).
P a g e | 22
Dans cette masse, figurent également les dettes à moyen et à long terme
que l'entreprise a contractées vis-à-vis des tiers créanciers
4.4. Dettes à Court terme (DCT)
Il s'agit des dettes que l'entreprise a contactées vis-à-vis des tiers dont le
remboursement est inférieur à une année.
Il s'agit également des dettes financières à Court terme, les dettes
commerciales et les dettes fiscales et sociales et les autres dettes à court terme.
Les capitaux permanents et les dettes à court terme constituent le passif
du Bilan et représentent ainsi les ressources financières dont l'entreprise dispose et
renseigne sur leur origine. Ces comptes du Passif sont classés par ordre croissant
d'exigibilité c'est-à-dire que les comptes sont classés selon leur degré d'exigibilité.
Ainsi, les passifs rapidement exigibles sont enregistrés au bas du bilan
et ceux qui le sont moins en haut du bilan.
Il sied de noter qu'au-delà du bilan comptable, on peut dresser un bilan
fonctionnel ou un bilan financier.
Dans le bilan fonctionnel, les comptes sont classés selon la fonction à
laquelle ils se rapportent et le bilan financier ou le bilan comptable restructuré permet
d'effectuer un diagnostic financier car ce dernier bilan constitue le socle de notre
étude dont la structure est visualisée comme sui
Tableau n°2 Bilan restructuré condensé
ACTIF PASSIF
Valeurs immobilisées Capitaux permanents
Valeurs circulantes Dettes à court terme
TOTAL ACTIF = TOTAL PASSIF
Le schéma ci-dessus fait apparaître une règle, celle de l'équilibre des
masses du bilan qui partant du principe que c'est le passif qui finance l'actif peut
s'énoncer comme suit : chaque poste de l'actif devra être financé par le capitaux du
passif de même durée.
4.5 Règles d'orthodoxie financière
Plusieurs règles définissent l'orthodoxie financière de l'entreprise dont les deux
principales sont celle de l'équilibre financier minimum et celle de la sécurité
financière.
P a g e | 23
4.5.1. Règle d'équilibre financier minimum
Cette règle s'énonce comme suit :
Les capitaux utilisés par une Entreprise pour financer une
immobilisation, un stock ou une valeur de l'actif doivent rester à la disposition de
celle-ci pendant une durée qui correspond au moins à celle de l'immobilisation du
stock ou de la valeur d'actif acquis avec leurs capitaux.
Cette règle précise qu'il doit exister dans toute entreprise un équilibre
entre la durée d'un moyen de financement et la durée de l'opération à financer.
4.5.2. Règle de sécurité financière
La règle de l'équilibre financier minimum ne suffit pas à elle-même
pour mesurer un équilibre surtout lorsque l'on sait que certains postes d'actif ont une
rotation lente à se transformer en liquidité c'est pourquoi il faut la compléter par la
règle de sécurité qui veut que l'entreprise puisse disposer d'un excédent des capitaux
permanents sur les valeurs immobilisées nettes c'est-à-dire que l'entreprise doit avoir
un Fonds de Roulement qui fait partie des indicateurs financiers. 12
SECTION II. NOTIONS SUR L’EFFET DE LEVIER FINANCIER
Nous allons aborder de prime abord les notions sur le financement
avant de nous atteler sur le levier financier.
L’entreprise doit rechercher à satisfaire d’une part ses besoins
prévisionnels, tels que l’acquisition des moyens de production, investissement en
valeurs immobilisées, le remboursement des emprunts et d’autre part à satisfaire les
besoins financiers nés du cycle d’exploitation. C’est ainsi que l’entreprise est tenue
de payer les intérêts fixés et de procéder au remboursement des dettes aux échéances
convenues.
En effet, le financement est le moyen que procure à l’entreprise les
éléments nécessaires pour définir sa politique d’investissement ainsi que les
ressources nécessaires à son fonctionnement. C’est la raison pour laquelle le
financement est appréhendé comme une action qui consiste à fournir les capitaux
nécessaires au fonctionnement de l’entreprise, à son exploitation, à sa viabilité, à sa
survie et à sa croissance.
On peut alors dire que le financement est lié à la vie de l’entreprise.
12
www.memoireonline.com, Analyse de la structure financière d’une entreprise du secteur de transport
maritime (cas de l’Amicongo de 2007 à 2009), ULK, 2010
P a g e | 24
3. BUT DU FINANCEMENT
Le financement répond à la question de savoir comment satisfaire aux
besoins en capitaux ?
Le problème de financement consiste à déterminer les proportions dans
lesquelles l’entreprise peut recourir soit : -à l’augmentation du capital
-à l’acquisition des équipements modernes
-à financer les études pour être à la pointe du progrès
-à faire face aux risques financiers
2. SOURCES DE FINANCEMENT
Il existe des sources très diverses concernant l’origine des moyens
servant à financer l’entreprise. Mais toutes comportent un cout dont le calcul permet
de guider le choix des dirigeants.
D’autre part, le choix d’une politique de financement a une incidence
sur la structure du capital de l’entreprise. Ainsi, si l’on tient compte de la rentabilité
requise par les apporteurs de fonds propres et du cout de la dette, une structure de
financement optimale serait celle qui permet aux actionnaires de maximiser la valeur
de leurs fonds propres compte tenu du risque financier lié à l’endettement.13
2.1. Les différentes sources de financement
Au cœur du problème de financement des moyens de production, c’est-
à-dire des investissements d’une part et des besoins financiers nés du cycle
d’exploitation d’autre part, nous pouvons donc énumérer deux sources de
financement des entreprises :
-Les sources de financement interne ;
-Les sources de financement externe.
Avant d’aborder les sources de financement, Il sied de noter que ces
deux sources de financement comportent un coût. Cette notion de coût du capital est
très importante. Elle fait l’objet de beaucoup de contre verses dans la théorie
financière. Le coût du capital sert particulier dans trois domaines :
(i)Dans le calcul de la rentabilité par la méthode de la valeur actuelle nette (VAN)
dans ce cas le coût du capital est utilisé comme taux d’actualisation,
13
Nathalie GARDES, Maitre de conférences en gestion, Finance d’entreprise, Paris, 2006
P a g e | 25
(ii)Sert des normes des références pour la comparaison des investissements en
calculant les taux internes de rentabilité (TIR),
(iii)Intervient dans les choix entre plusieurs sources de financement, dans ce cas on
choisira la source de financement qui minimise le coût.
Les sources de financement externe proviennent des sources
empruntées par l’entreprise auprès des tiers et autres acteurs économiques tandis que
les sources de financement interne proviennent des moyens financiers que
l’entreprise dégage de ses fonds.
2.1.1. Sources de financement externe
Tout au long de sa vie, l’entreprise est appelée à emprunter les fonds
auprès du système financier. Ce dernier comprend :
(i) Les marchés des capitaux à long et moyen terme : ils financent environs un tiers
des besoins en financement externe des entreprises ;
(ii) Les institutions financières (les banques et organismes des crédits spécialisés) :
elles fournissent le complément, soit les deux tiers des besoins de financements
externes des entreprises. Elles accordent à l’entreprise des emprunts à long et
moyen terme pour financer son cycle d’exploitation, ces emprunts représentent
une part très importante des ressources de l’entreprise. Quel que soient les
résultats obtenus, l’entreprise sera tenue de payer les frais financiers qui sont
fiscalement déductibles.
2.1.2. Source de financement interne
Les mécanismes d’investissement par fonds propres appelés
financement interne ou autofinancement.
Le financement interne découle d’une part de source plus économique à
savoir l’aptitude de l’entreprise à l’autofinancer. Celui-ci est considéré comme une
sorte de marché des capitaux interne à l’entreprise. En ceci l’entreprise n’est plus
soumise à certaines sanctions des marchés externes.
L’autofinancement fait partie des fonds propres d’origine interne qui
comprennent le capital social versé, l’ensemble des primes (d’émission, de fusion et
d’apport), les écarts de réévaluation, les réserves (légales, statutaires, réglementées
ou autres), le report à nouveau et le résultat de l’exercice : c’est la situation nette.
P a g e | 26
A cette dernière, on ajoute les provisions réglementées ainsi que les
provisions pour risques et charges. L’entreprise mènera une politique
d’autofinancement par les trois éléments ci-après qui forment celle-ci : la réserve ou
le résultat non distribué (y compris le report à nouveau) pour financer la croissance,
les dépréciations et provisions pour contrer les risques probables, l’amortissement
pour renouveler les investissements14.
Les provisions et dépréciations répondent moins à des considérations
économiques et plus à des exigences fiscales imposées par la législation. Ce dernier
impacte également la politique des amortissements de l’entreprise qui peut recourir
au financement par appel des fonds auprès des actionnaires : par exemple
l’augmentation du capital15
2.2. Caractéristiques des sources de financement
-L’apporteur de fonds est un prêteur
-L’entreprise lui vend un titre de dette : une créance bancaire, une obligation, etc
-L’entreprise s’engage à verser des revenus convenus à l’avance : le
remboursement de la dette augmenté des intérêts
-La dette doit être remboursée et les intérêts doivent être payés en priorité : juste
après les fournisseurs et le personnel et avant l’impôt sur les sociétés et les
actionnaires
-L’intérêt est soit fixe soit indexé sur un indice de taux sans risque plus une
« prime ». Le niveau de la prime dépend du « risque de crédit » que représente
l’entreprise, c’est-à-dire du risque que l’entreprise fasse faillite et ne puisse pas
rembourser sa dette.
Les risques et donc les coûts des types de financement externes
dépendent aussi de la structure du passif de l’entreprise : le rapport dettes/fonds
propres, en raison de l’effet de levier de la dette sur le rendement des fonds propres.
Ainsi, nous parlerons de l’effet de levier financier dans la section
suivante, ce qui constitue le vif de notre sujet de travail.
14
Nathali op. cit
15
Felix LUMONANSONI M., Pratique de la théorie financière dans l’entreprise, 1iere Edition, Kinshasa, 2012,
p.71-72
P a g e | 27
Section 2. L’effet de levier financier
L’effet de levier financier permet de comprendre comment la rentabilité
financière est liée à la rentabilité économique.
2.2.1. Définition
L’effet de levier financier est l’effet sur la rentabilité financière d’un
recours plus ou moins important à l’endettement, à partir d’une rentabilité
économique donnée.
En d’autres termes, l’effet de levier financier désigne, pour les
entreprises, une technique de recours à l’endettement pour augmenter sa capacité
d’investissement16.
2.2.2. Objectif et intérêt
L’objectif du levier financier est que la rentabilité de l’investissement
soit supérieure au cout du financement.
L’effet de levier a pour intérêt de montrer le mécanisme par lequel il occasionne des
conséquences d’accroitre ou de diminuer la rentabilité des capitaux propres17.
2.3. Le seuil de rentabilité18
2.3.1. Notions
Le seuil de rentabilité se fonde sur l’analyse des charges en distinguant
les charges fixes ou de structure des charges variables ou opérationnelles.
Les charges fixes sont liées à la structure de l’entreprise. Elles sont
indépendantes du niveau d’activité de celle-ci et varient par paliers. Par exemple, le
loyer, les salaires, les amortissements, les assurances.
Les charges variables sont généralement proportionnelles au niveau de
l’activité. Par exemple, les consommations intermédiaires (matières et fournitures
consommées, autres services consommés).
On appelle seuil de rentabilité le chiffre d’affaires réalisé (CAR) ou le
niveau d’activité qui permet à l’entreprise de couvrir totalement ses charges fixes
(CF) et variables (CV) et pour lequel elle ne réalise ni bénéfice ni perte (R)
16
www. Petite-entreprise.net/Fiches pratiques/Financement-Trésorerie-Prévisionnel
17
Gilles FRACHONS et Yves ROMANET, Finance d’entreprise, Paris, 1985, p.43
18
ILASHI UNSHENGWO, op.cit. , p. 117-121
P a g e | 28
CAR=CF+CV+R
En comparant le CAR avec le seuil de rentabilité (SR), l’entreprise peut
facilement découvrir qu’elle a réalisé, au cours d’un exercice comptable, un bénéfice
ou une perte, selon que le premier est inférieur ou supérieur au second.
Bénéfice : R=CAR – SR > 0
Perte : R=CAR – SR < 0
Ni bénéfice ni perte : R= CAR – SR = 0
2.3.2. Rôles du seuil de rentabilité
Pour une entreprise donnée, le seuil de rentabilité joue essentiellement quatre
rôles :
-Montrer le montant du chiffre d’affaires à partir duquel son activité devient
rentable ;
-Déterminer la date à laquelle son activité devient rentable ;
-Evaluer son risque d’exploitation ;
-Estimer rapidement ses résultats prévisionnels.
2.3.3. Calcul du seuil de rentabilité
Dans cette partie, nous analyserons le seuil de rentabilité ainsi que le
point mort et la marge de sécurité qui sont des indicateurs dérivés.
a. Seuil de rentabilité
Le seuil de rentabilité est calculé à partir de la marge sur coût variable
le coût variable concerne seulement les charges opérationnelles. Par définition,
celles-ci varient avec le volume d’activité. L’entreprise les répartit entre les produits
ou entre les activités afin de calculer le coût variable de chaque produit ou de chaque
activité.
En faisant la différence entre les charges totales (CT) et les charges
variables (CV), on dégage les charges fixes (CF) de l’entreprise, quel que soit le
volume des ventes réalisées.
CF= CT – CV
Les charges fixes sont globalement calculées pour la détermination du
résultat de l’entreprise, sans les répartir entre produit et activité.
P a g e | 29
Mais les entreprises calculent généralement la marge sur coût variable par produit
(MCV) par la différence entre le prix de vente d’un produit (PV) et son coût variable
(CV).
MCV= PV – CV
La marge sur coût variable est un indicateur de gestion qui permet à une
entreprise d’évaluer la performance de chaque produit ou de chaque activité. Il a pour
rôle :
-de déterminer la contribution du produit ou de l’activité à la formation des charges
fixes ;
-de déterminer la rentabilité de chaque produit ou de chaque activité ;
-de développer ou de supprimer la production ou la commercialisation d’un produit
ou d’une activité, pourvu qu’on soit rassuré que continuer à fabriquer le produit ou à
exercer l’activité accroitrait le résultat et que l’abandon diminuerait ce dernier.
De l’équation précédente, on peut écrire :
PV= MCV+CV
De même, on exprime souvent la marge du coût variable en termes de
pourcentage du chiffre d’affaires. C’est le taux de marge sur coût variable (TMCV)
obtenu par le rapport entre la marge sur coût variable (MCV) et le chiffre d’affaires
réalisé (CAR).
TMCV= MCV/CAR
Le résultat de l’entreprise est déterminé par la somme des marges sur
coûts variables (MCV) par produit diminuée des coûts fixes globaux (CF).
R=MCV – CF
Etant donné que de l’équation R= CAR-SR=0, R=0 pour CAR = SR et pour MCV =
CF,
Etant donné que de l’équation TMCV= MCV/CAR, MCV = TMC x CAR,
On peut écrire : MCV = TMC x SR et que (TMC x SR) – CF = 0
Donc on déduit la formule du seuil de rentabilité en valeur comme suit :
SR = CF/TMCV
P a g e | 30
En divisant ce seuil de rentabilité en valeur (SR) par le prix de vente hors taxe d’un
produit (PVHT), on obtient le seuil de rentabilité en quantité.
SRQ= SR/PVHT
On peut aussi calculer ce SRQ par le rapport entre les coûts fixes et la marge sur coût
variable unitaire (MCVU).
SRQ = CF/MCVU
b. Calcul du point mort
Le point mort est la date à laquelle l’entreprise atteint le seuil de
rentabilité. Il permet donc à l’entreprise de connaitre le temps nécessaire pour
atteindre le seuil de rentabilité. Il se mesure donc en termes de jours ou de mois. Plus
ce temps est court, plus la période d’activité rentable est longue.
On calcule le point mort (PM) par la formule suivante :
En mois :
PM = SR /CAR x 12
En jours :
PM = SR/CAR x 360 jours
c. Analyse de la marge de sécurité
On appelle marge de sécurité (MS) ou activité rentable d’une
entreprise, la différence entre le chiffre d’affaires (CAR), lorsque celui-ci est positif,
et le seuil de rentabilité (SR).
MS = CAR – SR
Exprimée en termes de pourcentage du chiffre d’affaires, la marge de
sécurité devient indice ou ratio de sécurité (RS).
RS = MS/CAR x 100
2.3.4. Rentabilité financière d’une entreprise liée à l’effet de levier
La rentabilité financière est l’aptitude d’une entreprise à dégager un
résultat (excédent) par rapport aux capitaux investis par ses propriétaires. Pour le
calcul de la rentabilité financière, il faut d’abord déterminer la valeur du profit après
avoir retranché celle des impôts et des intérêts liés aux capitaux propres investis par
P a g e | 31
les actionnaires et les associés. Le résultat est ensuite divisé par la valeur réelle des
capitaux propres.
2.3.5. Rentabilité économique
Sa valeur correspond à celle du résultat d’exploitation. Elle reflète ainsi
l’efficacité économique de l’entreprise, quel que soit le mode de financement de son
activité. Elle est calculée en déterminant la valeur des profits après avoir retranché la
valeur des impôts réglés. Le résultat est ensuite divisé par le montant des capitaux
investis (fonds propres investis par les actionnaires, dettes et BFR).
2.4. Mécanisme
2.4.1. Une technique d’autofinancement
L’effet de levier est une technique d’autofinancement qui consiste à
augmenter la rentabilité des capitaux propres de l’entreprise en ayant recours à
l’endettement. L’effet de levier est représenté par la différence entre l’efficience des
capitaux propres et la rentabilité économique. Dans le cas où cette différence est
supérieure au coût des créances contractées, alors l’effet de levier est dit positif,
sinon il est négatif. Les dirigeants ont opté pour une utilisation importante de l’effet
de levier afin de répondre aux exigences de la valeur actionnariale (valorisation de la
société vis-à-vis des actionnaires).
2.4.2. Les Risques de l’effet de levier
L’opération à effet de levier présente toutefois des risques qui sont
souvent palliés par l’utilisation d’un financement sans recours. Ce dernier peut être
issu d’arrangements conventionnels ou d’un endettement d’une société ad hoc. Il faut
préciser que l’effet de levier augmente de façon considérable les bénéfices retirés
grâce à la rentabilité d’un actif (plus-value). En effet, pendant la période de
croissance de valeur des actifs, il offre une efficience intéressante. Cependant il est
impératif de savoir que toute institution qui a un effet de levier variant entre 30 et 1
voit ses capitaux propres supprimés, et la valeur de ses actifs diminuée de 3.3%.
2.4.3. Valorisation de l’effet de levier à travers le ratio d’endettement
Le ratio d’endettement correspond au rapport entre la valeur de
l’endettement et celle des capitaux investis. Ainsi, plus la valeur des intérêts est
faible, plus l’effet de levier est important. Ce dernier est positif lorsque la rentabilité
économique est supérieure à la valeur de l’endettement et des intérêts. Lorsqu’il est
négatif, on parle d’effet de massue ou d’effet boomerang. Le levier utilisé (valeur de
P a g e | 32
l’endettement par rapport à celle des capitaux propres) ne doit donc pas être élevé,
afin d’éviter d’importantes pertes éventuelles.
2.4.4. Exemple pratique
Pour l’achat d’un bien immobilier qui sera loué, avec un apport
personnel de 20% et un crédit de 80% de la valeur du bien, le levier est calculé en
divisant la valeur de l’endettement par celle des capitaux propres. Elle est donc de 4.
Afin que l’effet de levier soit positif, la valeur du loyer doit être supérieure aux
mensualités de remboursement de l’emprunt pour la même période. Le prix du bien
immobilier doit également augmenter avec le temps afin de créer une plus-value lors
d’une revente.
2.5. Types d’emprunt
Il est généralement admis de concevoir qu’un financement par emprunt
est une charge pour l’entreprise. En effet, celle-ci aura à subir les annuités ainsi que
les charges d’intérêt.
Pour une entreprise, deux types d’emprunts sont à envisager:
Des emprunts indivis : C’est un emprunt réalisé auprès d’un préteur, qui est le plus
généralement un établissement de crédit. Il s’agit d’un crédit à moyen terme.
Des emprunts obligataires : c’est un crédit à long terme et souscrit par une multitude
de préteurs qui reçoivent en échange, de la part de l’entreprise qui a besoin de
financement, des titres de créance appelés « obligations ».
Pour ces deux types d’emprunt, l’effet de levier est un moyen efficace
pour l’entreprise, d'évaluer la rentabilité économique du taux d’intérêt des capitaux
empruntés.
L’effet de levier est favorable lorsque le taux d’emprunt est inférieur au
taux de rentabilité. Dans ce cas, l’entreprise a intérêt à opérer un financement mixte,
autrement dit un financement basé à la fois sur les capitaux propres et sur les
emprunts, plutôt qu’un financement intégral par les capitaux propres.
2.6. ENDETTEMENT
Dans le dictionnaire français l’endettement est défini comme l’action de
s’endetter. On aussi le définir comme l’action d’emprunter de l’argent dans le but de
réaliser ou de financer un projet.
Aussi par endettement, il comprendre aussi l’endettement net, ou dette
financière d’une entreprise qui est le solde de ses dettes financières d’une part, du
P a g e | 33
disponible et des placements financiers d’autre part. Elle représente la position
créditrice ou débitrice de l’entreprise vis-à-vis des tiers et hors cycle d’exploitation.
C’est solde qui est utilisé dans le calcul de l’effet de levier (l'effet de
levier est une mesure comptable de l'impact de l'utilisation d'apports de capitaux de la
part de tiers de l'entreprise par rapport aux capitaux propres à l'entreprise. Cela
permet aux actionnaires et associés de l'entreprise de mesurer à quel point ils peuvent
accepter l'endettement, c'est-à-dire la dégradation du ratio de solvabilité.
Si la rentabilité économique est plus faible que le taux d'actualisation
attendu par les actionnaires et les associés, c'est-à-dire si le levier est trop faible,
l'entreprise assiste à un effet de massue.
L'effet de levier permet, grâce à l'emprunt, d'acquérir des actifs avec un
minimum de fonds propres, ce qui correspond à se constituer un capital grâce à
l'endettement. En revanche, si le taux de crédit est supérieur au taux de rentabilité du
projet, on parle d'effet de massue ou d'effet boomerang : la rentabilité des fonds
propres s'effondre).
2.6.1. Calcul de l’effet de levier
Un effet de levier lie la rentabilité économique (RE) et la rentabilité
financière (RF).
Rappelons que le résultat courant (Rc) s'obtient en ôtant les charges
d’intérêt (soit dettes D × intérêts i) du résultat économique (Re). Rappelons aussi que
l’actif économique est la somme des dettes et des capitaux propres (CP) après
versement des dividendes.
Donc, Rc = Re – iD = RE (CP + D) – iD.
Si l’on fait abstraction de l’impôt sur les bénéfices (qui ne change rien à
l’affaire), la rentabilité financière peut donc s’écrire :
𝑅𝐸 (𝐶𝑃 + 𝐷) − 𝑖𝐷 (𝑅𝐸 × 𝐶𝑃) + (𝑅𝐸 + 𝐷) − 𝑖𝐷 𝐷
= = 𝑅𝐸 + (𝑅𝐸 − 𝑖 )
𝐶𝑃 𝐶𝑃 𝐶𝑃
La différence entre la rentabilité économique et le taux d'intérêt i
correspond aux écarts de pourcentages évoqués dans l’exemple ci-dessus. Elle est
multipliée par le fameux levier, D / CP.
Si i < RE, l’endettement accroît la rentabilité des capitaux propres, qui bénéficient
donc d’un effet de levier. Si i > RE, on parle plutôt d’effet de massue.
P a g e | 34
CHAPITRE II. SYSTEME BANCAIRE ET PRESENTATION DE LA
RAWBANK
Notre deuxième chapitre présente, d’une manière générale, l’évolution
du système bancaire congolais, les normes prudentielles et la présentation de la
Rawbank.
2.1. SYSTEME BANCAIRE CONGOLAIS
2.1.1. Présentation du système bancaire19
Le système bancaire congolais peut être présenté en trois catégories à
savoir :
les institutions bancaires et créatrices de monnaie,
les institutions financières accessoirement monétaires et
les autres institutions financières non bancaires.
Le système bancaire comme nous l’avons dit au chapitre premier,
renvoi à l’esprit de totalité ou de l’ensemble des institutions financières d’un pays. En
RDC, il est composé de cinq catégories d’institutions sous le contrôle de la Banque
centrale du Congo.
2.1.2. Les normes prudentielles de gestion des institutions bancaires en RDC
Dans la plupart des pays au monde, le comité de la réglementation
bancaire a le pouvoir de fixer les règles prudentielles de gestion. En République
Démocratique du Congo, l’instruction n°14 de la Banque Centrale du Congo reprend
les points suivants :
Le capital minimum ;
Le fonds propre prudentiel ;
Le ratio de solvabilité ;
Le ratio de division des risques ;
La surveillance de la position de change ;
Le ratio de liquidité ;
Le ratio de trésorerie ;
Le ratio de rentabilité.
19
MABI MULUMBA, cours de théories monétaires, L1 économie, FASEG, UNIKIN, 2010-2011. P. 45.
P a g e | 35
a) Le Capital Minimum20
L’ensemble des établissements assujettis sont tenus d’avoir un capital
minimum. Au Congo, les banques sont tenues, au moment de leur inscription sur la
liste des banques agréées, de disposer d’un capital libéré à concurrence d’un montant
d’USD 5 million. Ce montant constitue un plancher et l’Institut d’Emission, au
moment de l’agrément d’une banque, se réserve le droit d’exiger plus en fonction des
prévisions d’activités lui soumises.
𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑐𝑎𝑖𝑠𝑠𝑒
𝐸𝑀 = 𝑥100 (non réglementé) Encaisse minimum : EM
𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙𝑑é𝑝𝑜𝑡
En fait, toute banque doit justifier si son actif excède effectivement un
montant au moins égal au capital minimum, le passif dont il est tenu envers les tiers.
b) Les Fonds Propres Prudentiels21
Les fonds propres constituent un élément important de la solvabilité
d’un établissement de crédit. Ils sont les derniers recours en cas des difficultés dues a
des pertes qui ne pourraient être absorbées par les bénéfices courants ou les
provisions. A ce titre, ils sont donc le gage ultime des créanciers.
Au sens de l’instruction n°14, ils sont constitués par la somme
- Des fonds propres de base (noyau dur)
- Des fonds propres complémentaires (limités 100% du montant des fonds propres de
base).
𝐹.𝑃
Qfp= ≥ 60% Qfp: ratio des fonds propres
𝐸.𝑃
Ce ratio vise à limiter la transformation des dépôts a court terme en prêt
à long terme.
c) Le Ratio de Solvabilité22
En liant ce ratio à l’étude de notre travail, le ratio de solvabilité a pour
objectif d’assurer la solvabilité des établissements de crédit répandu au monde. Via le
ratio de Cooke, en réalisant une adéquation des fonds propres par rapport aux risques.
Ce ratio indique le rapport entre les fonds propres et le total des engagements ou
risques comptabilisés au bilan et hors bilan.
20
Rapport annuel de la Banque centrale du Congo, 2012 P.4.
21
Idem P. 5.
22
Ibidem, p.6
P a g e | 36
𝐹.𝑃
Q s= ≥ 10% Qs: ratio de solvabilité
𝐸𝑁𝐺
En République Démocratique du Congo, les banques sont tenues, dans
la gestion de leurs ressources, de respecter un rapport de 10% minimum entre les
fonds propres prudentiels et le total des risques bancaires repris. Ces risques
contiennent quatre taux de pondération (0%, 20%, 50% et 100%) dont l’importance
dépend du risque de la contrepartie et des garanties; attachés aux opérations.
d) Le Ratio de division des risques23
La règle de division des risques vise à éviter une trop forte
concentration de risques sur un seul bénéficiaire, où sur un seul groupe des
bénéficiaires, qui en cas de défaillance, risquerait d’entraîner la chute d’établissement
de crédit. La règle est basée sur :
L’ensemble des risques (clientèle interbancaire) sur un même bénéficiaire ou
sur une même signature n’excède pas 25% des fonds propres prudentiels ;
L’ensemble des risques (montant total) encourus sur les bénéficiaires
dépassant industriellement 15% des fonds propres prudentiels desdites
banques n’excède pas 800% de ces même fonds propres.
e) La Surveillance de la position de change24
Les banques sont tenues dans la gestion de leurs ressources et emplois
de respecter de façon permanente :
1. Le rapport maximum de 5% entre montant de leur position longue ou courte
dans chaque devise étrangère et le montant de leurs fonds propres prudentiels.
𝑀𝑜𝑛𝑡𝑎𝑛𝑡𝑃𝑙𝑜𝑢𝑃𝐶𝑑 ′ 𝑢𝑛𝑒𝑑𝑒𝑣𝑖𝑠𝑒
PC1= ≤ 5% PC : position de change
𝐹.𝑃
2. Le rapport maximum de 15% entre montant de leur position longue ou courte
des devises et le montant de leurs fonds propres.
𝑀𝑜𝑛𝑡𝑎𝑛𝑡𝑃𝑙𝑜𝑢𝑃𝐶𝑑 ′ 𝑢𝑛𝑒𝑑𝑒𝑣𝑖𝑠𝑒
PC2= ≤ 15%
𝐹.𝑃
En général, la position nette de change est composée:
avoirs en monnaie étrangère (A)
engagement en Monnaie Etrangère (E) PNC A – E
23
Rapport Annuel de la Banque centrale du Congo, édition 2012 P .4.
24
Idem P, 14.
P a g e | 37
f) Le Ratio de Liquidité
Ce ratio a pour but d’obliger les banques à conserver suffisamment
d’actifs liquides ou immédiatement disponibles en vue de faire face à d’éventuels
retraits de fonds de déposants c’est-à-dire que les établissements de crédit pourront
faire face aux demandes de remboursement des déposants.
Cette norme est satisfaite lorsque le ratio de liquidité est supérieur ou
égal (respectant le rapport de trésorerie minimum) à 80% entre le total de
disponibilités et le total des ressources à vue. Ce ratio peut être de liquidité
immédiate ou de liquidité réduite.
g) Le Ratio de Trésorerie
Il indique le rapport entre les encaisses des banques et les dépôts a vue.
2.2. PRESENTATION DE LA RAWBANK
Dans ce chapitre, il est question de présenter notre champ
d’investigation, la RAWBANK SARL. Partant de son historique jusqu’à sa structure
organisation afin de permettre aux lecteurs d’avoir une idée plus détaillée de cette
institution.
2.2.1. STATUT JURIDIQUE
La RAWBANK est une banque commerciale indépendante congolaise
créée en mai 2001 avec autorisation de la banque centrale du Congo, dirigée par
Monsieur Thierry Taeymans. La banque offre plusieurs services financiers. Elle fut
la première banque congolaise à offrir des services MasterCard. La banque est basée
à Kinshasa et possède d’autres succursales. RAWBANK S.A.R.L est autorisée à
exercer l’activité de banque commerciale par décret présidentiel N*040/2001.
2.2.2 SITUATION GEOGRAPHIQUE
Le siège social de la RAWBANK se situe dans la ville de Kinshasa sur
le boulevard du 30 juin au n*3487, immeuble concorde dans la commune de la
Gombe. Suivant les dispositions statutaires régissant ses activités. La banque peut sur
décision du conseil d’administration, transférer son siège social a tout autre endroit
de la République Démocratique du Congo, établir les sièges, succursales, agences,
bureaux, tant en RDC qu’à l’étranger sans réserves de l’autorisation de la banque
centrale.
2.2.3. HISTORIQUE DE LA RAWBANK
La RAWBANK située en République Démocratique du Congo, est une
banque indépendante de droit congolais. C’est une société par action à responsabilité
limitée(SARL) créée en mai 2001 par un acte notarié. Cette banque est régie par un
statut des lois et des règles en vigueur sur toute l’étendue de la RDC. Elle est
constituée pour une période de 30ans à partir de la date de promulgation du décret
P a g e | 38
présidentiel autorisant sa création. Elle offre des conseils financiers les cours des
transactions financières.
Depuis son entrée sur le marché bancaire congolais, la RAWBANK n’a
cessée de croitre grâce à sa ligne novatrice des produits et services, couplées de ses
techniques modernes de management.
La RAWBANK est progressivement devenue un acteur financier de
premier plan en République Démocratique du Congo. Ce développement s’inscrit
dans le cadre d’une organisation précise et contrôle conformément aux prescrits
légaux et réglementaires en vigueur et aux normes d’éthique de déontologie et de
complainte les plus strictes.
En effet, RAWBANK offre un paquet complet de divers produits
complets et de service financiers pour les entreprises et les particuliers. Première
banque congolaise à avoir intégré le réseau international SWIFT, société privée dont
l’objet est d’assurer le fonctionnement d’un réseau international de communication
électrique, pionnière dans la distribution des cartes de crédit MasterCard en RDC.
Grace à sa disposition d’expansion, la RAWBANK a déjà ouvert des
succursales à Matadi, à Lubumbashi, Goma, Kisangani, Bukavu, Kolwezi, Likasi et
sera très prochainement représentée dans presque toute l’étendue du pays, toutes les
grandes villes du pays. Elle met ainsi tout en œuvre pour faciliter les activités
financières de sa clientèle.
2.2.4 OBJECTIFS
RAWBANK a pour objectifs :
D’effectuer toute les opérations de banque de bourses,
de finance, de trésorerie, de commission, toute
opération sur l’or et les métaux précieux.
Le placement, l’achat, la gestion, la garde et les
ventes des valeurs immobiliers et tout actif financier :
la participation par voie de création de société
nouvelle, de souscription ou d’achat de titres ou droits
sociaux, de fusion, de prise de location gérance ou
autrement.
Le conseil et assistance en matière de gestion
financière que tous les services destinés à faciliter la
création et le développement des entreprises.
La représentation à titre de commissionnaire de
mandataire ou d’argent, de toutes personnes
physiques ou morales.
P a g e | 39
Effectuer tout acte ou toute opération pour des tiers.
Acquisition, construction ou location de tout
immeuble a son fonctionnement à la réalisation de son
objet social.
2.2.5. PRODUITS DE LA BANQUE
2.2.5.1 Produits/services de l’entreprise
La RAWBANK déploie une offre de produits et service s’adaptés aux
nécessités et aux contraintes du marché local. La banque accompagne ainsi le
développement industriel et commercial des opérateurs économiques en RDC :
Financement des importations et des exportations
Ouvertures de crédits documentaires
Négociations de remises documentaires
Avances sur produits et aval d’effets
Emissions de cautionnements de marché et lettre de garantie bancaire
Opération de change et d’arbitrage au comptant et à terme
Transferts nationaux et internationaux
Dépôts à vue et à terme
RAWBANKING (la banque via internet
Mise à disposition de liquidités en USD et CDF
Outres cette gamme de services, la RAWBANK offre également du conseil financier
aux dirigeants d’entreprises, en ce qui concerne :
La création
Les fusions et acquisitions
Les recherches de financement à moyen terme, et
L’analyse de projets d’investissements
I.5.2 Produits/services du particulier
La RAWBANK offre à ses clients une gamme complète de services et
produits adaptés aux nécessités quotidiennes, à ses souhaits d’épargne et ses besoins
de financement. Il s’agit de :
Compte courant : qui est un compte classique permettant a tout client
d’effectuer toutes les opérations courantes (versements, retraits,
domiciliations, salaires, transferts, rapatriements) ;
Compte d’Epargne Fidélité : pour ce genre de compte la RAWBANK
propose a ses clients l’ouverture de « compte fidélité »pour leur permettre
d’épargner en toute sécurité ;
Compte Academia : c’est un compte d’épargne mis a la disposition des
jeunes compris dans la tranche de 16 a 28 ans ; leur permettant d’épargner et
d’effectuer des retraits en toute sécurité.
Cartes bancaires.
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A la pointe du progrès en RDC, la RAWBANK propose une offre
monétique dont la gamme des produits permettant d’apporter une réponse a toute
personne qui ne souhaite pas s’encombrer des liquidités pour ses paiements courants
ou lors des déplacements.
Différents types de cartes sont ainsi mise en circulation. Il s’agit de :
La carte de crédit internationale « MASTERCARDS »
La carte prépayée internationale « MAESTRO »
La carte prépayée internationale « WEBSURFER »
La carte de débit « RAPIDOS PRIVATE CLASSIC, GOLD OU
PLATINUM »
La carte de débit « ACADEMIA »
RAWBANKING
La RAWBANK propose à sa clientèle, des particuliers ou des
entreprises, un service d’internet banking sous l’appellation « RAWBANKING ».
Cet outil permet aux clients, à partir d’une simple connexion internet et toute
sécurité, de consulter leurs comptes à la RAWBANK, d’imprimer les extraits, de
commander les chéquiers et d’envoyer des messages.
SMS Banking :
La RAWBANK a mis au point une formule de « SMS Banking » pour
permettre aux clients qui le souhaitent de connaitre la situation de leur compte à tout
moment.
2.2.6 POLITIQUE GENERALE DE LA BANQUE
La vocation de la RAWBANK est de participer dans la perspective de
la mondialisation et au financement du commerce extérieur de la RDC. La
RAWBANK focalise son activité sur les gros importateurs ainsi que les
exportateurs »soft ou hard commodités », elle est également résolue à soutenir
activement les entreprises publiques dans leurs transactions avec l’étranger et a
favoriser des opérations financières des organismes internationaux, des organisations
non gouvernementales. De même, elle se distingue des autres banques par
l’introduction auprès du public, des produits de monétique comme la carte de débit
ou la carte proton.
Les métiers dans lesquels elle s’engage à exercer sont : les transferts, la
négociation, l’ouverture des crédits documentaires, les encaissements documentaires,
les opérations de change, ainsi que la mise à disposition de lignes monétaires
permettant aux exportateurs, aux entreprises publiques et organisations non
gouvernementales de faire face au paiement des salaires ou prestations locales.
La RAWBANK se veut de devenir la référence sur le marché congolais
en matière de soutien des opérations d’exportation et importation pour atteindre ses
objectifs, elle se développe des avantages concurrentiels bases sur très fortes
compétences et de la communication. Cette banque veut être reconnue pour la
P a g e | 41
solvabilité, et la qualité de ses services. Elle met en œuvre des moyens financiers et
humains en adéquation avec les ambitions.
La RAWBANK projette de développer les métiers de « Merchant
Banking » elle propose son expertise dans le domaine des conseils stratégiques, des
conseils en matière de privatisation, des arrangements des financements structurées
de fusion ou d’acquisition. Parallèlement à cette activité de « Merchant Banking » la
RAWBANK compte jouer le rôle décisif dans la création d’une bourse de valeurs en
RDC.
2.2.7. ORGANISATION ET STRUCTURE
La RAWBANK est dotée d’une structure composée :
D’un conseil d’Administration
D’un comité de Direction
D’un comité Spécifique
Pour une meilleure compréhension, nous expliquons brièvement la
structure de la RAWBANK service par service.
2.2.7.1 Le conseil d’Administration
C’est l’organe au sein duquel siègent tous les actionnaires. Il est dirigé
par un président et constitue l’organe le plus important de la banque.
Il dispose des pouvoirs les plus étendus pour la gestion de la banque,
l’élaboration de sa stratégie financière, organisationnelle et commerciale et donc la
réalisation de son objectif social.
Il a pour rôle de veiller a la pérennité de l’organisation en favorisant
l’essor d’un leadership entrepreneurial tout en s’assurant de la qualité de la gestion
journalière, de la mesure et du contrôle des risques liés aux métiers de la banque,
ainsi que du respect des principes de bonne gouvernance opérationnelle tels qu’ils ont
été communiqués aux membres du personnel et aux cadres de direction des 2003.
2.2.7.1. Le comité de Direction
Le comité de direction est l’organe exécutif placé sous la responsabilité de
l’administrateur délégué entouré de cinq directeurs. Le rôle de comité de direction
porte essentiellement sur leurs tâches suivantes.
Proposer au conseil d’administration les grandes lignes de la stratégie de la
banque
Exécuter cette stratégie conformément aux options prises par le conseil
d’administration
Assurer l’organisation de toutes les taches de la gestion journalière,
commerciale et administrative tout en mettant en place les processus qui
permettent d’identifier, de mesurer, de suivre, et de contrôler les risques
encourus
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En faire rapport régulier au conseil d’administration.
Le comité de direction est composé :
D’un président ;
D’un vice-président ; D’un risque manager ;
D’un directeur administratif ;
D’un directeur commercial ; et
D’un directeur Financier
2.2.7.3 Le comité Spécifique
Les comités spécifiques sont rattachés au comité de direction qui, en
accord avec le conseil d’administration, en définit l’organisation, les objectifs et les
modalités de fonctionnement. Ces comités sont au nombre de vingt. Ils ont pour
objectif d’assurer un fonctionnement optimal de tous les services et départements de
la banque, dans une démarche de qualité et sécurité au profit de toutes les parties
prenantes.
Ces comités se réunissent régulièrement, chacun selon le rythme préétabli :
Le comité commercial présidé par le directeur commercial et compte 5
membres
Le comité de pilotage du développement réseau présidé par le direction des
moyens et compte 9 membres
Le comité des marchés présidé par le directeur commercial, est sous divisé en
trois comités : grand corporate, corporate PME et Retail
Le comité de trésorerie présidé par l’administrateur délégué et compte 5
membres
Le comité de crédits présidé par le secrétaire général adjoint et compte 6
membres
Le petit comité de compliance présidé par le conseiller juridique et compte 6
membres
Le comité informatique présidé par le directeur informatique et comptes 8
membres
Le comité d’audit, sous la présidence de l’administrateur délégué porte une
fois le trimestre une appréciation sur la qualité du contrôle interne et la
pertinence des méthodes comptables sur la cohérence des systèmes de mesure
de surveillance et de maitrise des risques et préconise, si besoin est, des
actions préventives. Il en fait rapport au conseil d’administration.
Les comités budgétaires présidé par l’administrateur délégué et compte 5
membres
Le comité de sécurité des biens et des personnes présidé par le directeur des
moyens et compte 5 membres
Des réunions de services sont également organisées selon les
procédures et un rythme bien définis afin d’optimiser le fonctionnement de tous les
rouages de la banque. Ces réunions touchent l’organisation, la monétique, les petits
P a g e | 43
crédits, les comptabilités, les services généraux, le juridique, les contentieux ainsi
que les opérations.
Des comités sont également mis en place au sein des principales
agences de la banque.
2.2.8 FONCTIONNEMENT
La banque dispose des moyens humains, financiers, et matériels qui lui
permettent de réaliser son objectif social.
2.2.8.1 Les Ressources Humaines
La banque dispose une politique de recrutement locale, la majorité du
personnel est constituée des nationaux. On dénombre plus d’une vingtaine
d’expatriée travaillant dans différentes agences.
2.2.8.2 Les Moyens Matériels et Financiers
La banque dispose d’un parc automobile affecte au convoyage des
fonds. La banque utilise des fonds générés par les activités pour financer ses
dépenses courantes,
Les actionnaires et les propriétaires de la banque. Les véhicules de la
banque sont principalement des jeeps et des camionnettes blindées pour le transport
des fonds.
2.2.8.3 Les systèmes Informatiques
Toutes les opérations de la banque sont générées par un logiciel de
gestion bancaire « Delta Bank » en plus de ce logiciel, la banque utilise également
« Excel ».
Le système Delta Bank permet la synchronisation, la sécurisation et la
centralisation de toutes les opérations de la banque (siège et succursale).
Le système Intranet « Net Look » assure la connexion interne en
permettant aux agents d’échanger différents messages a caractère professionnel.
Le système VSAT permet aux agences d’effectuer les opérations, de
passer des écritures de transfert sur toute autre agence sans échanger des messages et
de comptabiliser les écritures de toutes les agences au siège de Kinshasa.
Les opérations internationales avec les correspondants étrangers tels
que l’ING Bank a Bruxelles, HABIBI a New York sont effectuées par des SWIFT
(Society World Wide Inter Bank Financial Tele communication).
P a g e | 44
2.2.9 IMPACT SOCIO-ECONOMIQUE
RAWBANK étant un commerçant d’argent, son rôle est de gérer les
flux monétaires. Ces flux sont de deux ordres : entrants c’est-à-dire versements à la
caisse, chèques, ordres de virement et les transferts venant de l’extérieur (SWIFT) et
les flux sortants c’est-à-dire les paiements effectués aux guichets (décaissement),
virement vers les autres banque et transferts vers l’extérieur.
Sur le plan social, RAWBANK a la recherche des compétences les
meilleures sur le marché de l’emploi, la banque a poursuivi une politique de
recrutement active. Le nombre d’emplois est ainsi passé au cours des deux dernières
années de 300 a 515, soit une croissance moyenne annuelle de 31% pour
accompagner le rapide développement commercial de la banque.
Sur le plan économique, les impôts payés par RAWBANK contribuent
a l’enrichissement des caisses de l’Etat pour que ce dernier parvienne a jouer son rôle
d’interventionniste.
Par le crédit qu’elle octroie aux particuliers et aux entreprises, elle
permet la relance économique et par conséquent d’un démarrage de l’économie
nationale. RAWBANK par des comptes et par l’offre des cartes de crédits évite aux
particuliers la thésaurisation et combat l’inflation.
P a g e | 45
2.2.9.1 ORGANIGRAMME DE LA RAWBANK
Conseil
d’administration
Comité de direction
Comité d’audit
Audit Administrateur
Secrétariat général
Ressources Humaines
Contrôlede gestion Secrétariat de direction
Marketing- communication -
qualité
Sécurité informatique
Juridique- Relations
extérieures et compliance
Direction Direction des Direction Direction du Direction des
Commerciale Moyens Financière Crédit Opérations
* Marché corporate * Organisation * Correspondent * Crédits * Back office
* Marché Retail * Risk Management monnaies
* Informatique Banking
* Marché Private
* Service * Comptabilité *Back office
* Réseau d’agences
I.8 FONCTI
* Réseau Moneygram généraux * Trésorerie monnaie locale
* Réseau Monétique *Back office
monétique
Source : RAWBANK
P a g e | 46
Le deuxième chapitre nous permet de bien connaitre et situer la
RAWBANK, qui est le champ de notre investigation, ce qui nous permet d’aborder
notre troisième chapitre qui est le poumon de notre étude.
P a g e | 47
Chapitre III. Analyse de l’impact de l’endettement sur la Rentabilité
Financière de la RAWBANK.
Ce chapitre tend à apprécier les indicateurs de levier financier et les
activités de la RAWBANK pour faire un pronostic quant à l’avenir de cette institution
entreprise.
3.1. PRESENTATION DES MATERIAUX D’ANALYSE
Les matériels qui ont été utilisés pour mener cette étude sont les états
financiers, notamment le bilan et le tableau de formation de résultat pour une période
allant de 2009 à 2014.
Avant d’aborder l’analyse proprement dite des états financiers, nous
avons effectué certains travaux préalables. Il s’agit particulièrement, nous avons
procédé au retraitement et reclassement des états financiers en éliminant les non-
valeurs actives et passives, en reclassant les postes selon leur durée de liquidité (en
actif) et exigibilité (au passif). Puis nous avons regroupé les postes en masses
significatifs tels que présentés dans le tableau ci-dessous :
P a g e | 48
Tableau n°3 : Bilan cristallisé pluriannuel de la RAWBANK de 2009 à 2014 en Franc Congolais
ANNEE 2009 2010 2011 2012 2013 2014
RUBRIQUE
ACTIF
Trésorerie et opérations
interbancaires
Caisses et Banque Centrale du Congo 53 200 886 75 091 727 83 368 934 110 925 579 136 442 032 198 431 724
Correspondants bancaires à vue 107 320 651 117 591 132 171 700 873 206 305 494 153 183 931 277 458 406
Prêts sur le marché monétaire 780 000 - 33 813 545 11 606 331 38 056 00 15 465 000
Portefeuille de placement 889 627 36 405 035
Opération avec la clientèle
Portefeuille effets commerciaux 2 738 501 3 594 098 3 011 159 7 309 324 27 550 947 20 458 816
Crédits à la clientèle 85 637 746 84 856 567 138 132 632 200 600 084 238 590 988 289 774 128
Comptes des tiers et de
régularisation
Comptes de régularisation de l’actif 7 454 691 8 548 934 20 321 368 28 748 991 20 747 519 21 782 786
Divers actifs 2 065 936 3 084 272 3 489 715 4 051 362 7 506 713 3 345 934
Valeurs immobilisées
Immobilisations corporelles nettes 14 216 547 20 106 350 26 788 678 38 969 075 44 399 847 44 489 656
Garanties et cautions - - - - 849 195 786 597
TOTAL ACTIF 274 304 595 349 278 115 480 626 904 605 516 240 667 327 172 871 993 047
PASSIF
Trésorerie et opérations
interbancaires
Banque Centrale du Congo 162 122 2 341 378 1 791 564 - 1 799 873 12 966 039
Comptes à vue des Correspondants 129 961 741 607 10 180 298 5 018 222 2 184 488 688 277
P a g e | 49
Opération avec la clientèle
Dépôts et comptes courants à vue 204 274 426 259 540 954 347 638 151 421 925 374 464 266 800 556 527
Dépôts à terme 7 801 903 12 595 519 19 604 688 26 646 453 47 287 934 78 109 960
Comptes des tiers et de
régularisation
Comptes de régularisation du passif 14 119 782 10 841 768 18 194 870 31 260 363 23 227 391 77 157 006
Divers passifs 13 072 484 17 782 423 23 977 706 29 268 533 28 906 433 22 539 420
CAPITAUX PERMANENTS
Fonds propres
Capital 10 066 009 14 536 093 19 111 917 46 515 068 53 167 598 70 143 495
Réserves légales 511 381 801 680 1 304 729 1 929 472 2 700 622 3 217 060
Report à nouveau - 2 535 983 7 087 484 - - -
Bénéfice de l’exercice 2 793 123 5 182 810 6 253 394 7 391 700 5 164 384 5 381 916
Plus-value de réévaluation 4 271 139 5 174 087 7 849 053 8 108 679 8 251 501 8 251 501
Provisions générales 1 968 724 1 818 056 2 954 941 4 917 876 8 750 148 7 481 810
Autres ressources permanentes
Emprunts subordonnés 8 902 077 9 050 445 9 004 975 9 050 000 9 200 000 9 200 000
Emprunt Proparco - - - 9 050 000 9 200 000 9 200 000
Emprunt SFI 6 231 454 6 335 312 5 673 134 4 434 500 3 220 000 11 132 000
TOTAL PASSIF 274 743 585 349 278 115 480 239 627 605 516 240 667 327 172 871 993 047
Sources : Elaboré à partir des états financiers de la RAWBANK de 2009 à 2014.
P a g e | 50
Commentaires :
De la lecture de ce tableau, il sied de mentionner ce qui suit :
- le patrimoine mobilier de la RAWBANK a connu une évolution en positif. Ceci
dénote dans une certaine mesure, l’absence des objectifs clairs et précis en
termes de croissance de l’entreprise. Aussi, l’accroissement de ce patrimoine
immobilier nécessite un financement important que la banque se mobiliser.
- les créances de la Rawbank représentent environ 40% en moyenne de la
structure de ces actifs et les disponibles occupent une place résiduelle. On note
que l’Etat demeure le client ayant consommé beaucoup de services fournis par
la RAWBANK sans retour ni lui rendre l’ascenseur.
- L’examen du tableau de cristallisation nous montre que pour toute la période
sous étude, les valeurs immobilisées sont supérieures au fonds propres. Cela
signifie que, les valeurs immobilisées ne sont pas financées par les ressources
propres de l’entreprise. Quant aux valeurs circulaires, elles sont aussi
inférieures aux dettes à cours à court terme pour toute la période, dans ce cas
l’entreprise accuse un besoin de financement.
TABLEAU N°4 : ETAT DES VARIATIONS DES CAPITAUX PROPRES DE
LA RAWBANK DE 2009 à 2014
2009 2010 2011 2012 2013 2014
Années
Rubriques
Capital 10 066 0 14 1 911 46 515 0 53 167 70 143 493
09 536 093 1917 68 598
Réserves légales 3 217 060
511 381 801 680 1 1 2 700
Résultats non 304 729 929 472 622 -
distribués - 2
535 983 7 - - 5 381 916
Résultat de 2 087 484
l’exercice 793 123 5 739 170 5 164 -
182 810 6 384 8 251 501
Provisions 1 253 394 -
générales 968 724 1 -
818 056 - 8 108
Plus-value de 4 679 8 251
5 174 7 849 05
P a g e | 51
réévaluation 271 139 087 3 501
TOTAL 19 610 3 30 048 41 606 63 944 69 284 86 993 972
76 709 577 919 105
Sources : Elaborer à partir des états financiers de la RAWBANK de 2009 à 2014.
3.2. Concept de capital économique
La structure du capital économique varie selon le courant conceptuel dans
lequel s’inscrit l’analyste. Il y a, à ce sujet, quatre courants.
Un premier courant conceptuel appelle capital économique le total des actifs du
bilan d’ouverture de l’exercice comptable25.
Un deuxième courant pense qu’il faut plutôt considérer le capital économique du
bilan de clôture. Il justifie ce choix par le fait que les investissements de l’exercice
comptable d’ouverture n’ont pas contribué à la production du résultat de l’exercice
comptable clos qui fait l’objet de l’analyse financière.
Un troisième courant départage les deux précédents en recommandant de faire la
moyenne des actifs économiques des bilans d’ouverture et de clôture des deux
exercices comptables successifs.
Dans le cadre de notre étude nous avons opte pour un quatrième courant qui
appelle « capital économique » le capital d’exploitation (immobilisations
d’exploitation excluant les participations) augmenté du besoin en fonds de
roulement.
En fait, tous ces concepts se valent. Il serait hasardeux d’affirmer de façon
péremptoire que tel ou tel autre est meilleur. L’essentiel c’est de ne pas passer d’un
concept de capital économique à un autre au cours des exercices comptables successifs
ou d’une étude à une autre pour ne pas affecter la comparabilité des indicateurs dans
le temps et dans l’espace.
3.2.1. Taux de Rentabilité Economique
25
ILASHI UNSHENGWO, cours d’analyse financière G3 UNIKIN, pg 120
P a g e | 52
3.2.1.1. Définition
La rentabilité économique est le rapport entre le résultat net
d’exploitation (RNEx) et le capital économique (CE), entendu comme étant
l’ensemble des capitaux investis, quelle que soit la qualité de leurs apporteurs
(associés ou créanciers).
3.2.2. Calcul du taux de rentabilité économique
RNEX
Le taux de rentabilité se calcule par la formule suivante : 𝑇𝑅𝐸 =
CE
TABLEAU N°5 : DE TAUX DE RENTABILITE ECONOMIQUE DE 2009 à 2014
Année 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Indicateur
Résultat(1) 2 793 5 182 810 6 253 7 391 5 164 5 381 916
123 394 700 384
VIN (2) 14 216 20 106 26 788 38 969 45 249 45 276
547 350 678 075 042 252
TRE=(1)/(2) 0.196 0.258 0.233 0.19 0.114 0.119
Sources : Elaborer à partir des états financiers de la RAWBANK de 2009 à 2014.
Tableau n°6 : Evolution de taux d’intérêt de 2009-2014
Années
Taux 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Taux d’i 14,17 19,84 17,04 15,36 15,42 16,75
Sources : Banque centrale du Congo
3.3. Analyse du levier financier de la RAWBANK de 2009 à 2014
3.3.1. Notions sur la rentabilité financière
La rentabilité financière, généralement traduite par l’expression anglo-
saxonne « return on equity » (ROE » en sigle), c’est l’aptitude d’une entreprise à
dégager un résultat (excédent) par rapport aux capitaux investis par ses propriétaires.
Le taux de rentabilité financière se mesure par le rapport entre le résultat net
d’exploitation et les fonds propres d’une entreprise. Cet indicateur permet aux
propriétaires de savoir :
3.3.1.1. Rentabilité financière comme résultat d’une bonne gestion des fonds
propres
P a g e | 53
L’apport des associés s’apprécie par le taux de rentabilité financière
appelé aussi taux de rentabilité interne. Le TRF est le rapport entre le résultat net de
l'exercice et les fonds propres. L’utilisation du RNEx se justifie par le fait qu’il est la
seule composante du compte de résultat qui revient aux propriétaires, soit directement
comme dividendes (partie distribuée), soit indirectement sous forme de plus-value
potentielle dans les réserves (partie conservée) et report à nouveau (partie reportée).
Les normes généralement admises par les analystes en matière de
rentabilité financière sont les suivantes :
TRF = 10 % et plus : la situation financière est excellente ;
TRF compris entre 4 % et 10% : la situation financière est acceptable ;
TRF compris entre 2 % et 4% : la situation financière est faible ;
TRF inférieur à 2 % : la situation financière est médiocre.
3.3.1.2. Rentabilité financière comme résultat d’une bonne structure financière
La rentabilité financière comme résultat d’une bonne structure
financière s’analyse comme effet de levier, qui est un indicateur très important en
analyse financière que nous avons jugé bon d’isoler pour un meilleur dans le point
7.5. Ci-dessous.
3.3.2. Notion de levier financier
Le degré d’endettement d’une entreprise a une incidence sur sa
sécurité et son indépendance financière d’une part, et sur son développement et sa
rentabilité financière de l’autre. Ce qui nous intéresse ici c’est l’incidence du degré
d’endettement sur la rentabilité des capitaux investis par les propriétaires.
Pour apprécier la rentabilité financière comme résultat d’une bonne structure
financière, il faut ajouter au taux de rentabilité économique le levier financier.
3.3.2. Mode de calcul
P a g e | 54
Dettes
𝑻𝑹𝑭 = TRE + (TRE − i)
FP
TABLEAU N° 7 : Evaluation de levier financier de la RAWBANK en dollars de
2009 à 2014
2009 2010 2011 2012 2013 2014
Années
Indicateurs
TRE (1) 0.196 0.258 0.233 0.190 0.114 0.119
I (2) 16.98 18.90 19.92 15.93 14.84 14.86
Dettes (3) 15 133 15 14 678 22 534 21 620 29 532
531 385757 109 500 000 000
F.P. (4) 19 610 30 048 44 561 68 862 78 034 94 475
376 709 518 795 253 782
(𝟑) -12.91 -0.42 -6.32 -5.022 -3.99 -4.53
(1)-(2)(𝟒) (5)
TRF = (1) + -12.880 -0.162 -6.087 -4.832 -3.876 -4.411
(5)
Commentaires
L’examen de ce tableau permet de constater que le levier financier est
négatif pour toute la période sous étude. Cela s’explique par le fait que le taux
d’intérêt est supérieur au taux de rentabilité économique pour toute la période. Dans
ce cas plus la société va s’endetter plus elle va perdre car le levier financier va
réduire la rentabilité financière de cette société. Cette situation doit être préoccupante
pour les dirigeants de cette société car elle travaille pour ne rien gagner alors qu’elle
fait face aux remboursements des montants empruntés en y ajoutant les frais
financiers.
P a g e | 55
CONCLUSION
Nous voici arrivé au terme de notre étude portant sur l’impact de
l’endettement sur la rentabilité financière d’une institution financière bancaire, cas de
la RAWBANK de 2009 à 2014. Il sied de souligner que comme toute autre entreprise,
elle a évolué dans un environnement mouvant et agressif dans lequel ses actions
rencontrent de multiples obstacles.
Ainsi, il a été question, dans cette étude, de faire une analyse de
l’endettement au sein de la RAWBANK pour pouvoir apprécier sa rentabilité
financière au cours de la période sous-étude. Pour bien mener cette étude, nous avons
utilisé la méthode descriptive et la méthode analytique qui, quant à elles, nous ont
permis d’apprécier les états financiers de la RAWBANK, des 2009 à 2014 et sur base
desquels nous avons examiné les différents indicateurs évoqués tout au long de
l’étude.
Pour y arriver, nous avons pu organiser notre travail en 3 chapitres dont le
premier s’est intéressé à appréhender les différentes notions théoriques sur le levier
financier, le deuxième qui a porté sur la présentation de la RAWBANK et le troisième
chapitre s’est appesanti enfin sur l’analyse proprement dite de l’endettement de la
RAWBANK au regard de sa rentabilité financière.
Cependant, l’espace temporel sous lequel notre étude a été amenée révèle
d’une manière ou d’une autre l’évolution séquentielle de l’endettement de la
RAWBANK durant la période sous étude comme suit : Le levier financier est négatif
de 2009 à 2014. Cela s’explique par le fait que le taux d’intérêt est supérieur au taux
de rentabilité économique sur toute la période. Cette situation n’a pas permis à la
RAWBANK de rentabiliser ses capitaux propres après avoir contracté des dettes suites
aux difficultés financières qu’a couru l’entreprise.
Néanmoins, pour bien assurer sa survie et sa performance, encore lui
faudrait-il de bien piloter c’est-à-dire de mettre en œuvre des méthodes qui puis lui
permettre d’agir de façon plus performante. Pour ce faire, il faut également de bons
contrôleurs de gestion pour la bonne définition et mise en place des procédures et
termes d’informations fiables : et de bons auditeurs internes pour une appréciation
permanente du contrôle des opérations réalisées de façon indépendante et pour compte
de différentes directions.
Ainsi, nous n’avons la prétention d’avoir contourné tout le travail, compte
tenu du fait que le travail scientifique demeure toujours perceptible. C’est ainsi que
nous sollicitons l’indulgence de toute lecteur avertie.
P a g e | 56
BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES
-Florent DEISTING et Jean-Pierre LAHILLE, Aide-mémoire Analyse Financière,
Dunod, 4ieme Edition, 2013
-Philippe WAECHTER, Une conjoncture mondiale moins soutenue, 2009
-Gilbert MASURE, Comptabilité, Paris, 2013
-Felix LUMONANSONI M., Pratique de la théorie financière dans l’entreprise, 1ère
Edition, Kinshasa, 2012
-Gilles FRACHONS et Yves ROMANET, Finance d’entreprise, Paris, 1985
II. ARTICLE
-Nathalie GARDES, Maitre de conférences en gestion, Finance d’entreprise, Paris,
2006
III. NOTES DE COURS
-ILASHI UNSHENGWO, Notes de cours d’Analyse financière, 3ieme Graduat/B,
UNIKIN, 2011-2012
-KIBUEY MULAMBU P., La Fiscalité et la Gestion de l’Entreprise, 3ieme Edition,
Février 2014
IV. SITES INTERNET
-www.etudier.com/dissertations/Besoins-et-sources-de-Financement-De/396182.html
-www.memoireonline.com, Analyse de la structure financière d’une entreprise du
secteur de transport maritime (Cas de l’Amicongo de 2007 à 2009), ULK, 2010
-www.petite-entreprise.net/Fiches pratiques/Financement-Trésorerie-Prévisionnel
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Table des matières
EPIGRAPHE ........................................................................................................................................... i
DEDICACE .................................................................................................................................................ii
AVANT –PROPOS .....................................................................................................................................iii
LA LISTE DES ABREVIATIONS ....................................................................................................................v
PLAN DU TRAVAIL ................................................................................................................................... vii
INTRODUCTION .................................................................................................................................. vii
1. PROBLEMATIQUE ...................................................................................................................... vii
2. HYPOTHESES .................................................................................................................................. vii
3. ETAT DE LA QUESTION ................................................................................................................ vii
4. INTERET ET CHOIX DU SUJET .................................................................................................... vii
5. OBJECTIFS ....................................................................................................................................... vii
6. METHODOLOGIE DU TRAVAIL ................................................................................................... vii
7. DELIMITATION DU SUJET ............................................................................................................ vii
CHAPITRE I. GENERALITES SUR LES CONCEPTS DE BASE ..................................................... vii
SECTION I. NOTIONS SUR L’ANALYSE FINANCIERE ............................................................................. vii
I.1. Cadre opérationnel de l’analyse financière.............................................................................. vii
I.2. Etapes de l’analyse financière .................................................................................................. vii
1.2. Notions sur la rentabilité financière ................................................................................... vii
1.3. Les relations entre les trois types de rentabilités .............................................................. vii
I.5. La Structure financière d’une entreprise ................................................................................. vii
SECTION II. NOTIONS SUR L’EFFET DE LEVIER FINANCIER .................................................................. vii
2.1. Les différentes sources de financement ................................................................................. vii
2.1.1. Sources de financement externe ......................................................................................... vii
2.1.2. Source de financement interne ............................................................................................ vii
2.2. Caractéristiques des sources de financement........................................................................ viii
2.2.1. Définition ............................................................................................................................. viii
2.2.2. Objectif et intérêt ................................................................................................................ viii
2.3. Le seuil de rentabilité ............................................................................................................. viii
2.3.2. Rôles du seuil de rentabilité ................................................................................................ viii
2.3.3. Calcul du seuil de rentabilité ............................................................................................... viii
2.3.4. Rentabilité financière d’une entreprise liée à l’effet de levier ........................................... viii
2.3.5. Rentabilité économique ...................................................................................................... viii
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2.4. Mécanisme ............................................................................................................................. viii
2.4.1. Une technique d’autofinancement ..................................................................................... viii
2.4.2. Les Risques de l’effet de levier ............................................................................................ viii
2.4.3. Valorisation de l’effet de levier à travers le ratio d’endettement ...................................... viii
2.4.4. Exemple pratique ................................................................................................................ viii
2.5. Types d’emprunt .................................................................................................................... viii
2.6. ENDETTEMENT ....................................................................................................................... viii
2.6.1. Calcul de l’effet de ............................................................................................................... viii
2.1.1. Présentation du système bancaire ................................................................................................ viii
2.2.1. STATUT JURIDIQUE ............................................................................................................ viii
2.2.2 SITUATION GEOGRAPHIQUE ............................................................................................ viii
2.2.3. HISTORIQUE DE LA RAWBANK ....................................................................................... viii
2.2.4 OBJECTIFS ............................................................................................................................. viii
2.2.5. PRODUITS DE LA BANQUE ............................................................................................... viii
2.2.5.1 Produits/services de l’entreprise ............................................................................................ viii
I.5.2 Produits/services du particulier ................................................................................................. viii
2.2.6 POLITIQUE GENERALE DE LA BANQUE ......................................................................... viii
2.2.7. ORGANISATION ET STRUCTURE ..................................................................................... viii
2.2.7.1 Le conseil d’Administration .................................................................................................. viii
2.2.7.1. Le comité de Direction ......................................................................................................... viii
2.2.7.3 Le comité Spécifique ............................................................................................................. viii
2.2.8 FONCTIONNEMENT ............................................................................................................. viii
2.2.8.1 Les Ressources Humaines ..................................................................................................... viii
2.2.8.2 Les Moyens Matériels et Financiers ...................................................................................... viii
2.2.8.3 Les systèmes Informatiques .................................................................................................. viii
2.2.9 IMPACT SOCIO-ECONOMIQUE .......................................................................................... viii
2.2.9.1 ORGANIGRAMME DE LA RAWBANK ........................................................................... viii
Chapitre III. Analyse de l’impact de l’endettement sur la rentabilité financière de la rawbank. .......... viii
3.1. PRESENTATION DES MATERIAUX D’ANALYSE .......................................................................... ix
3.2. Concept de capital économique ............................................................................................... ix
3.2.1. Taux de Rentabilité Economique........................................................................................... ix
3.2.1.1. Définition ............................................................................................................................ ix
3.2.2. Calcul du taux de rentabilité économique ............................................................................ ix
3.3. Analyse du levier financier de la RAWBANK de 2009 à 2014 ................................................... ix
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3.3.1. Notions sur la rentabilité financière ...................................................................................... ix
3.3.1.1. Rentabilité financière comme résultat d’une bonne gestion des fonds propres.............. ix
3.3.1.2. Rentabilité financière comme résultat d’une bonne structure financière ....................... ix
3.3.2. Notion de levier financier ...................................................................................................... ix
3.3.2. Mode de calcul ...................................................................................................................... ix
CONCLUSION ................................................................................................................................... ix
INTRODUCTION ................................................................................................................................... 1
1. PROBLEMATIQUE ....................................................................................................................... 1
2. HYPOTHESES ............................................................................................................................... 2
3. ETAT DE LA QUESTION ................................................................................................................. 3
4. INTERET ET CHOIX DU SUJET ..................................................................................................... 3
5. OBJECTIFS ........................................................................................................................................ 3
6. METHODOLOGIE DU TRAVAIL .................................................................................................... 4
7. DELIMITATION DU SUJET ............................................................................................................. 5
8. CANEVAS DU TRAVAIL ................................................................................................................. 5
CHAPITRE I. GENERALITES SUR LES CONCEPTS DE BASE ...................................................... 6
SECTION I. NOTIONS SUR L’ANALYSE FINANCIERE .............................................................................. 6
I.1. Cadre opérationnel de l’analyse financière............................................................................... 6
I.2. Etapes de l’analyse financière ................................................................................................... 8
L'équilibre à long terme, ou le fonds de roulement .............................................................. 10
L'analyse du besoin en fonds de roulement.......................................................................... 10
Le niveau de la trésorerie de l'entreprise.............................................................................. 11
1.5. Notions sur la rentabilité financière .................................................................................. 15
1.6. Les relations entre les trois types de rentabilités ............................................................. 16
I.5. La Structure financière d’une entreprise ................................................................................ 17
SECTION II. NOTIONS SUR L’EFFET DE LEVIER FINANCIER ................................................................. 23
2.1. Les différentes sources de financement ................................................................................ 24
2.1.1. Sources de financement externe ........................................................................................ 25
2.1.2. Source de financement interne ........................................................................................... 25
2.2. Caractéristiques des sources de financement........................................................................ 26
2.2.1. Définition ............................................................................................................................. 27
2.2.2. Objectif et intérêt ................................................................................................................ 27
2.3. Le seuil de rentabilité ............................................................................................................. 27
2.3.1. Notions ................................................................................................................................ 27
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2.3.2. Rôles du seuil de rentabilité ................................................................................................ 28
2.3.3. Calcul du seuil de rentabilité ............................................................................................... 28
2.3.4. Rentabilité financière d’une entreprise liée à l’effet de levier ........................................... 30
2.3.5. Rentabilité économique ...................................................................................................... 31
2.4. Mécanisme ............................................................................................................................. 31
2.4.1. Une technique d’autofinancement ..................................................................................... 31
2.4.2. Les Risques de l’effet de levier ............................................................................................ 31
2.4.3. Valorisation de l’effet de levier à travers le ratio d’endettement ...................................... 31
2.4.4. Exemple pratique ................................................................................................................ 32
2.5. Types d’emprunt .................................................................................................................... 32
2.6. ENDETTEMENT ....................................................................................................................... 32
2.6.1. Calcul de l’effet de levier ..................................................................................................... 33
2.1.1. Présentation du système bancaire ................................................................................................ 34
2.2.1. STATUT JURIDIQUE.......................................................................................................... 37
2.2.2 SITUATION GEOGRAPHIQUE ......................................................................................... 37
2.2.3. HISTORIQUE DE LA RAWBANK .................................................................................... 37
2.2.4 OBJECTIFS ............................................................................................................................ 38
2.2.5. PRODUITS DE LA BANQUE ............................................................................................. 39
2.2.5.1 Produits/services de l’entreprise ........................................................................................ 39
I.5.2 Produits/services du particulier ............................................................................................. 39
2.2.6 POLITIQUE GENERALE DE LA BANQUE ..................................................................... 40
2.2.7. ORGANISATION ET STRUCTURE ................................................................................. 41
2.2.7.1 Le conseil d’Administration ............................................................................................... 41
2.2.7.1. Le comité de Direction ....................................................................................................... 41
2.2.7.3 Le comité Spécifique ........................................................................................................... 42
2.2.8 FONCTIONNEMENT ........................................................................................................... 43
2.2.8.1 Les Ressources Humaines ................................................................................................... 43
2.2.8.2 Les Moyens Matériels et Financiers .................................................................................. 43
2.2.8.3 Les systèmes Informatiques ................................................................................................ 43
2.2.9 IMPACT SOCIO-ECONOMIQUE ...................................................................................... 44
2.2.9.1 ORGANIGRAMME DE LA RAWBANK ........................................................................ 45
Chapitre III. Analyse de l’impact de l’endettement sur la Rentabilité Financière de la RAWBANK. . 47
3.1. PRESENTATION DES MATERIAUX D’ANALYSE ........................................................................ 47
3.2. Concept de capital économique ............................................................................................. 51
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3.2.1. Taux de Rentabilité Economique......................................................................................... 51
3.2.1.1. Définition .......................................................................................................................... 52
3.2.2. Calcul du taux de rentabilité économique .......................................................................... 52
3.3. Analyse du levier financier de la RAWBANK de 2009 à 2014 ................................................. 52
3.3.1. Notions sur la rentabilité financière .................................................................................... 52
3.3.1.1. Rentabilité financière comme résultat d’une bonne gestion des fonds propres............ 52
3.3.1.2. Rentabilité financière comme résultat d’une bonne structure financière ..................... 53
3.3.2. Notion de levier financier .................................................................................................... 53
3.3.2. Mode de calcul .................................................................................................................... 53
CONCLUSION ................................................................................................................................. 55
BIBLIOGRAPHIE .......................................................................................................................... 56
Table des matières ............................................................................................................................. 57