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Cours Transfert Thermique - Chapitre II

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Chapitre 2

Pr. Adil EDDIAI

CONCEPTS FONDAMENTAUX
DE LA CONDUCTION
THERMIQUE Joseph Fourier
Introduction
Définition
▪ La conduction thermique, est un mode d’échange de chaleur qui tend à une distribution
homogène, au sein d’un milieu matériel, ce mode de transfert s’opère au sein des milieux
solides opaques.

Caractéristiques
❑ Seul mode de transfert de chaleur en solide.
❑ Transfert sans transport de matière.
❑ Transfert dû à une différence de température.
❑ Propagation de la chaleur des zones chaudes vers les zones moins chaudes.
Pr. Adil EDDIAI
Conduction à l’échelle atomique
Structure des matériaux solides
Définition
▪ Dans les matériaux solides les ions s’organisent sous la forme de réseaux de configurations
géométriques très diverses.
▪ Lorsque cette organisation est ordonnée sur plusieurs centaines ou milliers de distances
interatomiques le réseau est dit cristallin.

▪ Lorsque, au contraire, cet ordre n’apparait que sur de très petites distances alors le
matériau est qualifié d’amorphe.
Pr. Adil EDDIAI

Réseau cristallin Réseau amorphe


Équilibre thermique et température dans les solides
▪ À l’échelle microscopique les physiciens de la thermodynamique statistique ont montré que la
notion de température est liée à des grandeurs caractéristiques telles que le libre parcours
moyen ou bien encore le temps de relaxation que ce soit pour un gaz d’électrons libres ou bien
pour un réseau cristallin.
▪ Pour un électron libre présent dans le matériau, le libre parcours moyen est la distance qu’il
va parcourir avant de rentrer en contact avec un ion du réseau cristallin ou bien avec un autre
électron.
▪ Le temps de relaxation est alors le temps que met l’électron pour parcourir le libre parcours
moyen.
▪ Le libre parcours moyen associé à la vibration générée est définit par la mobilité des ions
correspondent à une où plusieurs ondes de vibrations qui vont se combiner pour en former de
nouvelles. Ceci conduit à définir le phonon comme le quantum d’énergie correspondant à
l’onde de vibration.
Pr. Adil EDDIAI
Remarques :
• La mobilité de l’ion reste limitée à la distance avec ses voisins immédiats, du moins tant que
le matériau reste solide.
• Ce quantum a exactement la même signification que le photon pour les ondes
électromagnétiques.
• Les particules constituant le solide (électrons, ions, molécules) sont en mouvement autour d’une
position d’équilibre (T=𝟎 𝑲), les ions du réseau seraient immobiles à l’emplacement exact des nœuds
du réseau cristallin.
• Cette température n’est pas accessible et représente un comportement asymptotique
L’évolution de la température dans les solides : Explication physique
▪ Quand le matériau baigne dans un fluide dont la
température est supérieure à 𝟎 𝑲 alors les particules
solides commenceront à avoir un mouvement
d’oscillation autour de leurs positions d’équilibre.
▪ Lorsque cette température reste très faible
< 𝟏𝟎 𝑲 , on constate que les vibrations
engendrées par la mobilité des particules se
propagent dans tout le réseau cristallin sans jamais
interférer entre elles. Pr. Adil EDDIAI
▪ Lorsque la température augmente, on commence à
observer des phénomènes de « collisions » entre
particules.
▪ Les collisions entre ions du réseau cristallin contribuent
à « diffuser » la chaleur au sein du matériau. Température Collisions
Remarques :
• Si des électrons libres sont présents dans le matériau, les collisions peuvent avoir lieu entre :
2 électrons « e-e » (la probabilité d’avoir plus de deux électrons
mis en jeu dans une même collision étant quasi nulle).
Électrons et ions du réseau cristallin « e-i ».
Électrons et les défauts du réseau cristallin « e-d »
Électrons avec les frontières du système (interfaces) « e-s ».

Diffusion de la chaleur dans les structures solides


Description schématique du phénomène de diffusion en 2D

▪ On considère un réseau cristallin solide à l’équilibre à


une température uniforme. Pr. Adil EDDIAI
▪ Les atomes oscillent autour des positions des nœuds
du réseau correspondant à la température 𝟎𝑲 . A
l’équilibre, il n’existe pas de phénomène de diffusion.
▪ Lorsque l’on chauffe ce matériau solide, les ions les plus proches de la source de chaleur se
mettent à vibrer de façon intense et communiquent ces vibrations aux ions voisins par le
biais du réseau, que celui-ci soit cristallin ou amorphe.
▪ Ces vibrations ont pour conséquence la production de chaleur et sa diffusion dans le matériau
et qui dépend de l’état d’excitation de l’intensité de la source de chaleur.
▪ Le phénomène de propagation des ondes à l’échelle microscopique est observable sous la
forme d’un phénomène de diffusion de chaleur à l’échelle macroscopique.
Pr. Adil EDDIAI
Ce phénomène de diffusion de la chaleur
est appelé Conduction de la chaleur
Ce phénomène de diffusion est associé
un flux de chaleur 𝝓 qui représente la
quantité d’énergie thermique transportée
par unité de temps
Cette représentation met bien en
évidence le lien entre le phénomène de
diffusion à l’échelle macroscopique et le
phénomène de vibration des atomes à
l’échelle microscopique.
La notion de conduction thermique est obligatoirement associée à
l’existence d’un gradient de température.
Remarques :
Afin de respecter les principes fondamentaux de la thermodynamique et plus particulièrement
du second (Entropie), la chaleur diffuse dans la direction de la température la plus haute vers la
température la plus basse. Pr. Adil EDDIAI
Description schématique du phénomène de diffusion en 1D
▪ La propagation des ondes de vibrations des particules dans le matériau est souvent présenté
par des raideurs, Cette représentation permet d’imager le transfert d’énergie cinétique, et
donc de chaleur, d’une particule à une autre à l’échelle microscopique.
Cette représentation exclut la participation des électrons
libres dans les métaux.
Elle est surtout utile pour calculer la chaleur spécifique
des solides ayant un réseau cristallin (Isolants, semi-
conducteurs ou bien les métaux).
Les électrons libres dans les métaux
n’ont pas d’influence significative sur
la valeur de la chaleur spécifique.
Par contre, la conductivité thermique des métaux est essentiellement liée à la présence
de ces électrons libres.

La loi de Fourier
Historique Pr. Adil EDDIAI
▪ Le transfert de chaleur par diffusion a été pour la première fois abordée par J.
Fourier, dans son Traité analytique de la chaleur où il introduit aussi ses fameuses
décompositions en série. 1768 1830
▪ La relation de Fourier est phénoménologique, c’est-à-dire issue de résultats expérimentaux.
En effet, le lien entre les phénomènes microscopiques et macroscopiques, que nous avons vu
précédemment, n’a pu être modélisé que grâce aux outils de la mécanique statistique et
quantique.
▪ A l’époque de Fourier, il est bien évident que le phénomène de diffusion à l’échelle
macroscopique était observable et que comme il était alors possible de mesurer une
température, rien n’empêchait de proposer une relation issue de ces mesures.

Joseph Fourier a établie expérimentalement ce phénomène en 1822.


Reliant le flux de chaleur par conduction à travers une surface à
l’écart de température.
Formulation du problème
▪ On considère un matériau homogène et isotrope sous la forme d’un tube supposé
parfaitement isolé à sa périphérie.
On note : 𝑺 la section du tube, 𝒍 sa longueur et 𝒛 le vecteur tangent aux lignes de flux.
Hypothèses: Pr. Adil EDDIAI
• Les températures aux deux extrémités du tube, notées 𝑻𝟏 et 𝑻𝟐 (𝑻𝟏 > 𝑻𝟐 ), sont imposées et
constantes au cours du temps.
• Un flux de chaleur apparaît dans la direction des hautes températures vers les basses
températures.
• Les lignes de flux sont définies comme les lignes perpendiculaires aux isothermes dans le
tube.
• Le tube est parfaitement isolé sur sa périphérie, aucune ligne de flux ne sort du tube et
donc le flux est constant tout le long du tube.
J. Fourier obtient expérimentalement que lorsque les températures sont stabilisées dans le temps
(régime stationnaire), il existe une relation liant le flux à l’écart de température entre l’entrée et
la sortie sous la forme :
𝑻𝟏 − 𝑻𝟐
𝝓 = 𝝀𝑺 𝒙
𝒍
Lorsque l’on fait tendre la longueur 𝒍 vers 𝟎 , on trouve
l’expression du flux de conduction sous la forme différentielle :
𝒅𝑻
Pr. Adil EDDIAI 𝝓 = −𝝀𝑺 𝒙
𝒅𝒙
En généralisant la relation à une configuration tridimensionnelle, on obtient :

𝝓 = −𝝀𝑺𝛁𝑻
L’opérateur 𝛁 = (𝝏/𝝏𝒙,𝝏/𝝏𝒚, 𝝏/𝝏𝒛) désigne le vecteur gradient.
On définit la densité de flux comme le rapport du flux à la section de passage :
𝝓
𝝋 = = −𝝀𝜵𝑻
𝑺
Cette relation montre bien que les lignes de flux sont perpendiculaires aux isothermes.
Loi de Fourier (1822)
Enoncé :
En tout point d’un milieu isotrope, la densité de flux thermique instantané
est proportionnelle à la conductivité thermique λ du milieu et au gradient
de température :
𝝋 = −𝝀𝒈𝒓𝒂𝒅𝑻 = −𝝀𝜵𝑻
Où Pr. Adil EDDIAI

𝜵𝑻 est le gradient local de température défini par :


𝝏𝑻 𝝏𝑻 𝝏𝑻
𝜵𝑻 = 𝒊Ԧ + 𝒋Ԧ + 𝒌 en coordonnées cartésiennes
𝝏𝒙 𝝏𝒚 𝝏𝒛
𝝏𝑻 𝟏 𝝏𝑻 𝝏𝑻
𝜵𝑻 = 𝒆 + 𝒆 + 𝒌 en coordonnées cylindriques
𝝏𝒓 𝒓 𝒓 𝝏𝜽 𝜽 𝝏𝒛
𝝏𝑻 𝟏 𝝏𝑻 𝟏 𝝏𝑻
𝜵𝑻 = 𝒆 + 𝒆 + 𝒆 en coordonnées sphériques
𝝏𝒓 𝒓 𝒓 𝝏𝜽 𝜽 𝒓𝒔𝒊𝒏𝜽 𝝏𝝍 𝝍

Le coefficient de proportionnalité 𝝀 (en 𝑾/𝒎. 𝑲 ou 𝑾/𝒎. 𝑪) est appelé conductivité thermique


du milieu. Il dépend, en général, de la composition chimique, de l’état physique, de la
température et de la pression du point considéré.
Le signe ( − ) s’explique par :

• Le gradient de température 𝜵𝑻 est orienté des températures faibles vers les températures
élevées.
• Le transfert thermique s’effectue du corps chaud vers le corps froid (second principe de la
thermodynamique).

Orientation du gradient de température.

𝝏𝑻
𝜵𝑻 = 𝒏
𝝏𝒏

Pr. Adil EDDIAI


Conductivité thermique
Phénoménologie
▪ A l’échelle macroscopique 𝝀 est le paramètre intrinsèque au matériau qui lie le gradient de
température au flux de chaleur. Il caractérise la propension d’un matériau à conduire la
chaleur il s’exprime en 𝑾 𝒎−𝟏 𝑲−𝟏 .
▪ Lorsqu’un matériau laisse facilement diffuser la chaleur on dit qu’il est
conducteur. C’est le cas notamment des métaux dont la conductivité
thermique est élevée.

▪ À l’inverse, un matériau tel que l’air au repos s’oppose au transfert de


chaleur et est donc appelé isolant. Dans ce cas la conductivité thermique
est faible. Pr. Adil EDDIAI
Conductivité thermique de quelques matériaux
▪ Afin de fixer un ordre d’idée, nous avons reporté dans le tableau quelques valeurs
de la conductivité thermique de matériaux à température ambiante (𝟐𝟎 ◦ 𝑪).
Matière 𝜆 (𝑊𝑚−𝟏 𝐾 −𝟏 ) Matière 𝜆 (𝑊𝑚−𝟏 𝐾 −𝟏 )
Air 0, 025104 Arsenic 4, 184
Aluminium 225, 94 Beryllium 184, 1
Aluminium (liquide) 92, 048 Carbone, diamand 543, 92
Antimoine 18, 41 Cuivre 397, 48
Argon (gaz) 0, 017991 Nickel 87, 864
Fer 71, 965 Verre 1, 046
Glace ( H2O ) (solide) 2, 092 Or 317, 98
Dépendance à la température
▪ La conductivité thermique des matériaux peut varier très significativement en fonction de la
température.

A très basses températures (de 𝟏 à 𝟏𝟎 𝑲) la


conductivité est très grande, elle varie sur
3 ordres de grandeurs.
La conductivité diminue lorsque la
température augmente (de 𝟏𝟎 à 𝟏𝟎𝟎 𝑲) et
devient à peu près constante pour les
hautes températures (> 𝟏𝟎𝟎 𝑲).

ce comportement est propre aux structures


cristallines; pour les matériaux amorphes
la conductivité reste faible mais à très
basse température.
Remarques : Pr. Adil EDDIAI
La conductivité thermique suit globalement la conductivité électrique. Pour simplifier, un
matériau qui est isolant du point de vue électrique l’est aussi généralement du point de vue
thermique et inversement.
Equations générales de la conduction

Problématique
▪ Il est maintenant possible d’établir l’équation de la chaleur, c’est-à-dire l’équation traduisant
mathématiquement l’évolution de la température en tout point du système étudié et à chaque
instant.
▪ La conduction thermique dans des géométries tels que le mur d'une maison, le verre d'une
fenêtre à simple vitrage,…etc, et dans bien d’autres peut être approchée comme étant
unidimensionnelle.
▪ Puisque la conduction thermique à travers ces géométries sera dominante dans une direction
et négligeable dans les autres directions. nous développerons l'équation de conduction
thermique unidimensionnelle dans coordonnées rectangulaires, cylindriques et sphériques.

Pr. Adil EDDIAI


Equation de chaleur par conduction 1D
Considérons un élément mince d'épaisseur 𝑥 dans un grand mur plan isotrope, opaque et
indéformable.
Supposons que la densité du mur est 𝜌, la chaleur spécifique est 𝐶 et la surface du mur normale
à la direction du transfert de chaleur est 𝐴.
Un bilan énergétique sur cet élément mince pendant un petit intervalle de temps peut être
exprimé par :
𝑻𝒂𝒖𝒙 𝒅𝒆 𝒈é𝒏é𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝑻𝒂𝒖𝒙 𝒅𝒆 𝒄𝒉𝒂𝒏𝒈𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕
Taux de conduction Taux de conduction
+ + 𝒅𝒆 𝒄𝒉𝒂𝒍𝒆𝒖𝒓 à 𝒍′𝒊𝒏𝒕é𝒓𝒊𝒆𝒖𝒓 = 𝒅𝒖 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒆𝒏𝒖 é𝒏𝒆𝒓𝒈é𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆
thermique à x thermique à x + ∆𝒙
𝒅𝒆 𝒍′é𝒍é𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒍′é𝒍é𝒎𝒆𝒏𝒕
Or ∆𝑬𝒆𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕
𝑸ሖ 𝒙 − 𝑸ሖ 𝒙+∆𝒙 + 𝑮ሖ 𝒆𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 =
∆𝒕
Mais le changement dans le contenu énergétique de l’élément et le
taux de génération de chaleur à l’intérieur de l’élément peuvent être
exprimés comme suit : Pr. Adil EDDIAI

∆𝑬𝒆𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 = 𝑬𝒕+∆𝒕 − 𝑬𝒕 = 𝒎𝑪 𝑻𝒕+∆𝒕 − 𝑻𝒕 = 𝝆𝑪𝑨∆𝒙 𝑻𝒕+∆𝒕 − 𝑻𝒕

𝑮ሖ 𝒆𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 = 𝒈𝑽
ሶ 𝒆𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 = 𝒈𝑨∆𝒙

En substituant dans l'équation précédente, nous obtenons :

𝝆𝑪𝑨∆𝒙 𝑻𝒕+∆𝒕 − 𝑻𝒕
𝑸ሖ 𝒙 − 𝑸ሖ 𝒙+∆𝒙 + 𝒈𝑨∆𝒙
ሶ =
∆𝒕
Diviser par 𝑨∆𝒙, donne:
𝟏 𝑸ሖ 𝒙+∆𝒙 − 𝑸ሖ 𝒙 𝝆𝑪 𝑻𝒕+∆𝒕 − 𝑻𝒕
− + 𝒈ሶ =
𝑨 ∆𝒙 ∆𝒕
Prendre la limite comme ∆𝒙 → 𝟎 et ∆𝒕 → 𝟎: 𝟏 𝝏 𝝏𝑻 𝝏𝑻
𝝀𝑨 + 𝒈ሶ = 𝝆𝑪
𝑨 𝝏𝒙 𝝏𝒙 𝝏𝒕
Pr. Adil EDDIAI
puisque, d’après la définition de la dérivée et la loi de conduction thermique de Fourier,

𝑸ሖ 𝒙+∆𝒙 − 𝑸ሖ 𝒙 𝝏𝑸ሶ 𝝏 𝝏𝑻
lim = = −𝝀𝑨
∆𝒙→𝟎 ∆𝒙 𝝏𝒙 𝝏𝒙 𝝏𝒙
En notant que l’aire A est constante pour un mur plan, l’équation de conduction thermique
transitoire unidimensionnelle dans un mur plan devient

𝝏 𝝏𝑻 𝝏𝑻 𝝏𝑻
𝝀 + 𝒈ሶ = 𝝆𝑪 ou bien 𝛁 𝝀𝛁𝑻 + 𝒈ሶ = 𝝆𝑪
𝝏𝒙 𝝏𝒙 𝝏𝒕 𝝏𝒕
L’équation de la chaleur du milieu
▪ La conductivité thermique 𝝀 d’un matériau dépend en général de la température 𝑻 (et donc de
𝒙), et ne peut donc pas être déduite de la dérivée.
▪ Cependant, la conductivité thermique dans la plupart des applications pratiques peut être
supposée rester constante à une certaine valeur moyenne.

L'équation ci-dessus dans celle le cas se réduit à : 𝝏𝑻𝟐 𝒈ሶ 𝟏 𝝏𝑻


𝟐
+ =
𝝏𝒙 𝝀 𝜶 𝝏𝒕
où la propriété 𝜶 = 𝝀/𝝆𝑪 est la diffusivité thermique du matériau et qui représente la vitesse à
laquelle la chaleur se propage à travers un matériau.

Cas particuliers : Pr. Adil EDDIAI

L’équation de la chaleur se réduit aux formes suivantes dans des conditions précisées
𝝏 𝝏𝑻𝟐 𝒈ሶ
En régime permanent ( = 𝟎), l’équation de la chaleur devient : + =𝟎
𝝏𝒕
𝝏𝒙𝟐 𝝀

En absence de source de chaleur (𝒈ሶ = 𝟎) , cette équation traduit l’équilibre entre l’apport de
chaleur par conduction dans le solide et son échauffement :
𝝏𝑻𝟐 𝟏 𝝏𝑻
𝟐
=
𝝏𝒙 𝜶 𝝏𝒕
𝝏
En absence de source de chaleur (𝒈ሶ = 𝟎) et en régime permanent ( = 𝟎), cette équation
𝝏𝒕
s’écrit comme suit : 𝟐
𝝏𝑻
𝟐
=𝟎
Remarques : 𝝏𝒙
Notez que nous avons remplacé les dérivées partielles par des dérivées ordinaires dans le cas
de conduction thermique permanent unidimensionnelle puisque les dérivées partielles et
ordinaires d'une fonction sont identiques lorsque la fonction dépend d'une seule variable
uniquement (𝑻 = 𝑻(𝒙) dans ce cas).
Pr. Adil EDDIAI
Equation de chaleur par conduction dans un long cylindre 1D
Considérons maintenant un élément de coque cylindrique mince d'épaisseur
∆𝑟 dans un cylindre long.
La surface du cylindre normale à la direction du transfert de chaleur en tout
endroit est 𝑨 = 𝟐𝝅𝒓𝑳 où 𝒓 est la valeur du rayon à cet endroit.
Notez que la zone de transfert de chaleur 𝑨 dépend de 𝒓 dans ce cas
et varie donc selon l'emplacement.
Un bilan énergétique sur cet élément mince pendant un petit intervalle
de temps peut être exprimé par :
∆𝑬𝒆𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕
𝑸ሖ 𝒓 − 𝑸ሖ 𝒓+∆𝒓 + 𝑮ሖ 𝒆𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 =
∆𝒕
Le changement dans le contenu énergétique de l’élément et le taux de génération de chaleur à
l’intérieur de l’élément peuvent être exprimés comme suit :

∆𝑬𝒆𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 = 𝑬𝒕+∆𝒕 − 𝑬𝒕 = 𝒎𝑪 𝑻𝒕+∆𝒕 − 𝑻𝒕 = 𝝆𝑪𝑨∆𝒓 𝑻𝒕+∆𝒕 − 𝑻𝒕

𝑮ሖ 𝒆𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 = 𝒈𝑽
ሶ 𝒆𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 = 𝒈𝑨∆𝒓

En substituant dans l'équation précédente, nous obtenons :
𝝆𝑪𝑨∆𝒓 𝑻𝒕+∆𝒕 − 𝑻𝒕
𝑸ሖ 𝒓 − 𝑸ሖ 𝒓+∆𝒓 + 𝒈𝑨∆𝒓
ሶ =
∆𝒕
où 𝑨 = 𝟐𝝅𝒓𝑳. Pr. Adil EDDIAI
Vous pourriez être tenté d'exprimer l'aire au milieu de l'élément en utilisant le rayon moyen comme
∆𝒓
𝑨 = 𝟐𝝅(𝒓 + )𝑳.
𝟐
𝟏 𝝏 𝝏𝑻 𝝏𝑻
Prendre la limite comme ∆𝒓 → 𝟎 et ∆𝒕 → 𝟎: 𝝀𝑨 + 𝒈ሶ = 𝝆𝑪
𝑨 𝝏𝒓 𝝏𝒓 𝝏𝒕
puisque, d’après la définition de la dérivée et la loi de conduction thermique de Fourier,

𝑸ሖ 𝒓+∆𝒓 − 𝑸ሖ 𝒓 𝝏𝑸ሶ 𝝏 𝝏𝑻
lim = = −𝝀𝑨
∆𝒓→𝟎 ∆𝒓 𝝏𝒓 𝝏𝒓 𝝏𝒓
En notant que la zone de transfert de chaleur dans ce cas est 𝑨 = 𝟐𝝅𝒓𝑳 , l'équation
unidimensionnelle de conduction thermique transitoire dans un cylindre devient

𝟏 𝝏 𝝏𝑻 𝝏𝑻
𝒓𝝀 + 𝒈ሶ = 𝝆𝑪
𝒓 𝝏𝒓 𝝏𝒓 𝝏𝒕
Dans le cas d'une conductivité thermique constante, l'équation ci-dessus se réduit à :

𝟏 𝝏 𝝏𝑻 𝒈ሶ 𝟏 𝝏𝑻
𝒓 + =
𝒓 𝝏𝒓 𝝏𝒓 𝝀 𝜶 𝝏𝒕
Cas particuliers : Pr. Adil EDDIAI
L’équation de la chaleur se réduit aux formes suivantes dans des conditions précisées
𝝏 𝟏 𝒅 𝒅𝑻 𝒈ሶ
En régime permanent ( = 𝟎), l’équation de la chaleur devient : 𝒓 + =𝟎
𝝏𝒕
𝒓 𝒅𝒓 𝒅𝒓 𝝀

En absence de source de chaleur (𝒈ሶ = 𝟎) , cette équation traduit l’équilibre entre l’apport de
chaleur par conduction dans le solide et son échauffement :
𝟏 𝝏 𝝏𝑻 𝟏 𝝏𝑻
𝒓 =
𝒓 𝝏𝒓 𝝏𝒓 𝜶 𝝏𝒕
𝝏
En absence de source de chaleur (𝒈ሶ = 𝟎) et en régime permanent ( = 𝟎), cette équation
𝝏𝒕
s’écrit comme suit :
𝟏 𝒅 𝒅𝑻
𝒓 =𝟎
𝒓 𝒅𝒓 𝒅𝒓

Puisque les dérivées partielles et ordinaires d'une fonction sont identiques lorsque la fonction
dépend d'une seule variable uniquement (𝑻 = 𝑻(𝒓) dans ce cas).
Pr. Adil EDDIAI
Equation de chaleur par conduction dans une sphère 1D
Considérons maintenant une sphère avec une densité 𝝆, une chaleur spécifique 𝑪 et un rayon
extérieur 𝑹. La surface de la sphère normale à la direction du transfert de chaleur en tout
endroit est 𝑨 = 𝟒𝝅𝒓𝟐 où 𝒓 est la valeur du rayon à cet endroit.
Notez que la zone de transfert de chaleur 𝑨 dépend également de 𝒓
dans ce cas et varie donc selon l'emplacement.
En considérant un élément de coque sphérique mince d'épaisseur 𝒓 et
d’ une surface de 𝑨 = 𝟒𝝅𝒓𝟐 , l'équation de conduction thermique
transitoire unidimensionnelle pour une sphère est déterminée comme
étant : 𝟏 𝝏 𝝏𝑻 𝝏𝑻
𝒓𝟐 𝝀 + 𝒈ሶ = 𝝆𝑪
𝒓𝟐 𝝏𝒓 𝝏𝒓 𝝏𝒕
Dans le cas d'une conductivité thermique constante, l'équation ci-dessus se réduit à :

𝟏 𝝏 𝟐
𝝏𝑻 𝒈ሶ 𝟏 𝝏𝑻
𝟐
𝒓 + =
𝒓 𝝏𝒓 𝝏𝒓 𝝀 𝜶 𝝏𝒕
Cas particuliers :
L’équation de la chaleur se réduit aux formes suivantes dans des conditions précisées

En régime permanent (
𝝏
= 𝟎), l’équation de la chaleur devient : 𝟏 𝒅 𝟐
𝒅𝑻 𝒈ሶ
𝝏𝒕
𝟐
𝒓 + =𝟎
𝒓 𝒅𝒓 𝒅𝒓 𝝀
Pr. Adil EDDIAI
En absence de source de chaleur (𝒈ሶ = 𝟎) , cette équation traduit l’équilibre entre l’apport de
chaleur par conduction dans le solide et son échauffement :
𝟏 𝝏 𝟐
𝝏𝑻 𝟏 𝝏𝑻
𝟐
𝒓 =
𝒓 𝝏𝒓 𝝏𝒓 𝜶 𝝏𝒕
𝝏
En absence de source de chaleur (𝒈ሶ = 𝟎) et en régime permanent ( = 𝟎), cette équation
𝝏𝒕
s’écrit comme suit :
𝒅 𝟐
𝒅𝑻 𝒅𝟐 𝑻 𝒅𝑻
𝒓 𝝀 =𝟎 ou 𝒓 𝟐 +𝟐 =𝟎
𝒅𝒓 𝒅𝒓 𝒅𝒓 𝒅𝒓
Conditions initiales et conditions aux limites
▪ L’équation générale de la chaleur traduit ,par une relation entre les variables 𝒙, 𝒚, 𝒛, 𝒕 et la
température, le mécanisme du phénomène conductif, en tout point de coordonnées 𝒙, 𝒚, 𝒛 à
tout instant 𝒕.
▪ Cette équation aux dérivées partielles, linéaire, du deuxième ordre, admet en principe une
infinité de solutions, faisant intervenir des constantes ou des fonctions arbitraires. Mais cette
équation phénoménologique n’a de sens physique que pour de conditions définies. Ces
conditions sont les causes qui déterminent l’évolution du phénomène.
▪ En effet, l’équation de la chaleur décrivant un phénomène irréversible, ceci implique que le
milieu considéré a été soumis à un instant initial à une rupture de son équilibre thermique.

▪ Il est alors nécessaire de connaitre la répartition initiale des températures en tout point du
milieu et aussi la loi de variation de la fonction 𝑻 ou/et, de sa dérivée normale 𝝏𝑻/𝝏𝒏 sur
la surface frontière
Pr. Adil EDDIAI
Conditions initiales :
La distribution des températures à l’intérieur du solide et sur sa surface est supposée connue
à l’instant 𝒕 = 𝟎 c-à-d :
𝑻(𝒙, 𝒚, 𝒛, 𝒕 = 𝟎) = 𝑻𝟎 (𝒙, 𝒚, 𝒛)
Conditions aux limites (Conditions aux surfaces) :
Les conditions que l’on impose sur la surface frontière c-à-d à la paroi du solide pour 𝒕 > 𝟎,
seront affectées de l’indice 𝒔 . Elles sont la traduction mathématique des conditions
physiques réelles.

Elles peuvent être de trois types :

• Conditions aux limites à température imposée : (Condition de DIRICHLET)


• Conditions aux limites à densité de flux imposée : (Condition de NEUMANN)
• Transfert linéaire à la surface et condition mixte : (Condition de FOURIER)
• Conditions à l’interface entre deux milieux
Pr. Adil EDDIAI
Conditions aux limites à température imposée : (Condition de DIRICHLET)
On impose une température aux frontières :
𝑻 𝟎, 𝒕 = 𝑻𝒔
Dans ce cas, le flux de chaleur traversant la frontière est inconnu (résulte
des échanges). On pourra le calculer par la loi de Fourier appliquée à la
frontière.
Remarques :
l’hypothèse des températures imposées est intéressante par sa simplicité mais
présente trois inconvénients :

❑ elle est expérimentalement difficile à réaliser


❑ elle est assez mal adaptée à de nombreux cas pratiques
❑ elle nécessite la connaissance des températures de surface dont la mesure
est souvent entachée de grosses erreurs.
Pr. Adil EDDIAI
Conditions aux limites à densité de flux imposée : (Condition de NEUMANN)
Dans ce cas, on impose un flux de chaleur, c'est-à-dire le gradient de température, aux
frontières (par chauffage électrique par exemple). Dans ce cas, la température de la
frontière est inconnue (résulte des échanges). De manière générale :

𝝏𝑻
𝝋𝒔 = −𝝀 ቤ 𝜑𝑠
𝝏𝒙 𝒙=𝟎

⇒ on impose un gradient de température

⇒ on impose la pente du profil de température à la frontière.


Cas particulier de la frontière adiabatique :
Dans ce cas, le flux de chaleur traversant la frontière est nul.
𝝏𝑻
ቤ =𝟎
𝝏𝒙 𝒙=𝟎

⇒ on impose une pente nulle au profil de température à la frontière.


Pr. Adil EDDIAI
Transfert linéaire à la surface et condition mixte : (Condition de FOURIER)
Ce sont les conditions les plus fréquentes. La situation la plus rencontrée est celle d’un
milieu baigné par l’air ambiant ou autre fluide.
Dans ce cas, l’échange de chaleur de la surface avec l’extérieur est par convection ; il est décrit
par : 𝝏𝑻
−𝝀 ቤ = 𝒉[𝑻∞ − 𝑻(𝟎, 𝒕)]
𝝏𝒙 𝒙=𝟎
𝑻∞ et 𝑻 𝟎, 𝒕 sont respectivement les températures du et sur la surface
au point considéré. milieu fluide extérieur
𝒉 est le coefficient d’échange par convection qui tient compte des propriétés physiques
et cinématiques du fluide léchant la surface.
Conditions à l’interface entre deux milieux
Certains corps sont constitués de couches de matériaux différents, et la solution d'un
problème de transfert de chaleur dans un tel milieu nécessite la solution du problème de
transfert de chaleur dans chaque couche. Cela nécessite à son tour de spécifier les conditions
aux limites à chaque interface. Pr. Adil EDDIAI
Les conditions aux limites à une interface sont basées sur :
▪ Les deux corps en contact doivent avoir la même
température dans la zone de contact
▪ L’interface (qui est une surface) ne peut stocker aucune
énergie, et donc le flux thermique des deux côtés d’une
interface doit être le même.
Les conditions aux limites à l'interface de deux corps A et B en
parfait contact en 𝑥 = 𝑥0 peuvent être exprimées par :
𝑻𝑨 𝒙𝟎 , 𝒕 = 𝑻𝑩 (𝒙𝟎 , 𝒕)
et 𝜆𝐴 𝜆𝐵
𝝏𝑻𝑨 𝒙𝟎 , 𝒕 𝝏𝑻𝑩 𝒙𝟎 , 𝒕
−𝝀𝑨 = −𝝀𝑩
𝝏𝒙 𝝏𝒙
où 𝝀𝑨 et 𝝀𝑩 sont les conductivités thermiques des couches 𝐴 et 𝐵 respectivement.
Applications 1 :

La distribution de la température à travers un mur de 1 𝑚 d'épaisseur à un certain instant


est donné comme
𝑻 𝒙 = 𝒂 + 𝒃𝒙 + 𝒄𝒙𝟐
où 𝑇 est en degrés Celsius et 𝑥 en mètres, tandis que 𝑎 = 900 °𝐶, 𝑏 = −300 °𝐶/𝑚 et
𝑐 = −50 °𝐶/𝑚2 .
Une génération de chaleur uniforme, 𝑞ሶ = 1 000 𝑊/𝑚3 , est présente dans le mur d'une
superficie de10 𝑚2 ayant les propriétés 𝜌 = 1600 𝑘𝑔/𝑚3 , 𝜆 = 40 𝑊/𝑚 ⋅ 𝐾 et. 𝑐𝑝 = 4 𝑘𝐽/𝑘𝑔 ⋅ 𝐾.

1- Déterminez le taux de transfert de chaleur entrant dans le mur (𝑥 = 0) et sortant du


mur (𝑥 = 1 𝑚). Pr. Adil EDDIAI

2- Déterminez le taux de changement du stockage d’énergie dans le mur.


3- Déterminez le taux temporel de changement de température à 𝑥 = 0, 0,25 et 0,5 𝑚.
Applications 2 :

Une longue barre de cuivre de section rectangulaire, dont la largeur 𝑤 est très supérieure à
son épaisseur 𝐿, est maintenue en contact avec un dissipateur thermique à sa surface
inférieure, et la température dans l'ensemble de la barre est approximativement égale à celle
du dissipateur.
Puis un courant électrique traverse la barre et un courant d'air de température 𝑇∞ passe sur la
surface supérieure, tandis que la surface inférieure continue d'être maintenue à 𝑇𝑜 .
Pr. Adil EDDIAI
Obtenir l'équation différentielle ainsi que les conditions aux limites et initiales qui pourraient
être résolues pour déterminer la température en fonction de la position et du temps dans la barre?

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